Affichage des articles dont le libellé est Ernest Renan. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Ernest Renan. Afficher tous les articles

dimanche 12 novembre 2017

12 novembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Un portrait au vitriol d'Ernest par Léon !

-
Rions à gorge déployée avec Léon BLOY !
-
Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
-
1. LA CITATION DU JOUR.
-
Un portrait au vitriol d’Ernest RENAN, l’homme qui ne voulait point s’abaisser à faire connaître la science au vulgaire. Vous allez vous tenir les côtes !

"[…]
J’eus, un jour, la fantaisie d’entendre le cours de M. Renan, titulaire de la chaire d’hébreu au collège de France. Je ne l’avais jamais aperçu dans l’espace et je voulais que mes yeux me donnassent une idée de plus sur ce sophiste mellifluent qui déconcerte et surmène l’imagination en sens inverse de la splendeur morale et de toute vraie grandeur.
Je vis un homme de taille médiocre, à l’embonpoint élastique, agile et fermement planté sur de petites jambes de montagne, évidemment calculées pour porter leur homme aussi bien sur les rocs de l’explorateur phénicien que sur les tréteaux basculants du conférencier. L’impression première et immédiate est celle d’un vieux frère de la doctrine chrétienne, frère Potamien ou Junipère, qui aurait distribué les fruits de l’arbre de la science à trois ou quatre générations. Face glabre, au nez vitellien, légèrement empourpré et picoté de petites engrêlures qui tiennent le milieu entre le bourgeon de la fleur de pêcher et les bubelettes vermillonnes d’un pleurnichage chronique, assez noblement posé, d’ailleurs, au-dessus d’une fine bouche d’aruspice narquois et dubitatif, ― comme un simulacre romain de la Victoire ailée, au bord d’une route tumultueuse de la haute Asie, encombrée du trafic suspect de Babel et de Chanaan.
Le double menton gras et savoureux est d’un ecclésiastique, depuis longtemps accommodé aux délicatesses de ce monde charnel et généralement facile aux convenances et aux absolutions. Ce menton s’étale sans recherche ni vergogne, par le repli habituel d’une méditation antique, sur un cou raisonnablement court, et pas plus apoplectique que le teint, assez semblable à celui d’une citrouille entrevue à travers une vitre de corne.
[…]."
In
Propos d’un entrepreneur de démolitions.
Chapitre : Configuration du savantasse. À propos des souvenirs d’enfance et de jeunesse de monsieur Renan. (Pages 47 et 48.)
Tresse, éditeur, Paris, 1884.
Reproduction en fac simile sur papier, Hachette livre/BNF, Paris, sans date.
On peut se procurer cette reproduction à la Librairie Téqui, 8 rue de Mézières, Paris.
-
2. COMMENTAIRES.
-
Ce passage est du plus pur style, flamboyant, inimitable tant par la syntaxe que par le vocabulaire, de notre cher Léon BLOY.
Les ans, les mois et les jours ont passé sur la tombe de RENAN. Et il n’est pas inconvenant, maintenant, de rappeler qu’il tenta par ses écrits de décrédibiliser les Évangiles et le Christ. Cela n’enlève rien à son érudition en matière de langues sémitiques anciennes. Mais il est bon de rappeler que tout ce tintamarre antichrétien, aujourd’hui parfaitement déconsidéré par l’archéologie, la philologie, la paléographie, bref par la science dont notre RENAN se voulait le champion, aboutit à la conversion de son petit-fils (Ernest PSICHARI ; la mère de PSICHARI, Noémie, était la fille de RENAN) qui connut PEGUY, Maurice RECLUS, Henri MASSIS, Jacques MARITAIN (BLOY était le parrain de Raïssa MARITAIN). PSICHARI était devenu tertiaire franciscain et se destinait à la prêtrise, après sa conversion, mais il fut tué le 22 août 1914 après un combat héroïque contre les allemands, ce qui nous conduit à admirer encore davantage ces poilus pour qui la France n’était pas un mot, mais une personne.
Comme je le disais à un ami, BLOY fut stigmatisé car il avait eu le tort de prendre au sérieux la Parole de Jésus. Pas bon ça, pas bon du tout.
Me voici rendu au soir de ma vie. Je rencontre dans les catéchèses dont on m’a demandé d’être responsable, des jeunes admirables, qui me tirent vers le haut, et qui m’obligent si je ne veux pas leur mentir à tenter d’être saint. Je vous jure que ce n’est pas facile. Mais ces efforts, pas toujours couronnés de succès, me procurent une indicible joie. BLOY avait pour vocation d’être prophète. Je comprends aujourd’hui que la mienne était d’enseigner Jésus.
-
3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
-
Encore un effort Marlène, et peut-être serez-vous présentable.

-
Que fait le Conseil d’État, mon bon monsieur ? RIEN DU TOUT.



Et les médias accusent les élus !

-
Tout le monde s’en fout ! Ce sont des chrétiens.

-
Bien entendu les imbéciles de Golias traitent cet évêque de « dangereux ».

Que voulez-vous en effet ! Son séminaire et plein, il accueille tous ceux qui veulent annoncer Jésus messie et sauveur. C’est IMPARDONNABLE !

-
A lire les scénarii possibles sur les conséquences de la disparition prévisibles de l’UE.

-
Allez les jeunes, cet appel vous est adressé.

-
Et comme toujours un très beau commentaire d’Elvire DEBORD.

Le livre qui est commenté porte sur l’institution des béguinages.



samedi 4 novembre 2017

04 novembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Ils nous la baillent belle les scientistes !

Nous continuons avec la lecture du livre d’André VALENTA sur le scientisme

-
Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer !
-
1. LA CITATION DU JOUR.
-
André VALENTA cite RENAN, à la page 98 de son ouvrage
Le scientisme ou l'incroyable séduction d'une doctrine erronée. Préface du cardinal POUPARD.
Mélodie, Cercle de réflexion sur la science, sans mention de lieu, 1995.

Bien entendu, on reste sans voix devant ces opinions !

"-Je ne voyais pas assez nettement à cette époque les arrachements que l'homme a laissé dans le règne animal, je ne me faisais pas une idée suffisamment claire de l'inégalité des races.

-Le processus de la civilisation est reconnu dans ses lois générales. L'inégalité des races est constatée. Les titres de chaque famille humaine à des mentions plus ou moins honorables dans l'histoire du progrès sont à peu près déterminés.

-La colonisation en grand est une nécessité politique tout à fait de premier ordre… La conquête d'un pays de race inférieure par une race supérieure qui s'y établit n'a rien de choquant… Autant les conquêtes entre races égales doivent être blâmées, autant les régénérations des races inférieures ou abâtardies par les races supérieures est dans l'ordre providentiel de l'Humanité."
-
2. COMMENTAIRES.
-
Je me rends bien compte que je vais peiner les grands admirateurs d’un homme qui fut, sans aucun doute un grand savant, un spécialiste des langues sémitiques anciennes, mais qui fit de l’agnosticisme la pierre de touche de ses recherches philologiques. Oh ! Il n’était pas le seul. Un Jules FERRY utilisait les mêmes mots, avait les mêmes opinions que RENAN et que bien d’autres scientistes de l’époque. Une telle opinion ne paraissait pas être une offense à l’humanité dans l’esprit de ces hommes de science ou de politique. Ils vivaient tout entiers dans l’idée que l’homme, absolument autonome, s’autoconstruisait. Il leur suffisait de croire à ce mythe pour arriver logiquement à la conclusion : l’inégalité des races. Nos scientistes formaient le généreux projet d’élever les « races inférieures » au niveau des « races supérieures » ce qui, à leurs yeux, justifiait la colonisation. Ils ont beau jeu, les censeurs de GOBINEAU et de son essai sur l’inégalité des races. GOBINEAU ne leur plaît pas parce qu’il ne partage pas leurs opinions politiques. Mais jamais GOBINEAU n’a proféré de telles horreurs.
En cela, les RENAN, les Jules FERRY et autres ne faisaient que suivre les opinions de VOLTAIRE, de DIDEROT, de d’HOLBACH ou de l’ignoble VIREY qui, hélas pour la corporation à laquelle j’appartiens fut pharmacien et qui n’hésitait pas à diviser l’humanité en deux races parfaitement inégale : la banche et la noire.
Alors, de grâce, ne mélangeons pas tout : admirons dans l’œuvre de ces hommes le style, l’écriture (VOLTAIRE, DIDEROT), la science (RENAN), la fortune politique (FERRY), mais ne leur tressons pas les couronnes que la bien-pensance politique ne cesse de fabriquer pour orner le front de ces racistes patentés.
Non au racisme ! 
-
3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
-
Veuillez, je vous en prie, je vous en conjure, lire un maximum de articles dont je donne ici le lien.
-
Le maire de Ploërmel pourrait bien vendre la statue à une association.

Raison de plus pour lui écrire.


lire aussi :

-
Si seulement ça pouvait être vrai !

-
Il y a des hommes politiques courageux, même au Pays-Bas.

-
Les écoles hors contrat : l’avenir de nos enfants (vidéo).

-
Voilà la vraie raison pour laquelle on déteste POUTINE dans le camp des bobos !

Il pleure les victimes du communisme. C’est impardonnable non ?

-

La France profonde prie pour la France.





samedi 30 janvier 2016

30 janvier 2016. Nouvelles de la Résistance. Comment fonctionne un cerveau socialiste ?

-
Plus que jamais, courage et vérité !
-
1. La citation du jour.
-
"Le moyen d’avoir raison dans l’avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé."
In
Ernest RENAN.
Qu’est-ce qu’une nation ?

Cité par Claude LÉVI-STRAUSS, le 27 juin 1974, lors de son discours de réception à l’Académie française.
Je dédie cette citation à un imbécile notoire qui s’appelle Pascal CHERKI et se trouve être (momentanément je l’espère) député socialiste de PARIS. Les commentaires vous éclaireront sur les raisons de pointer d’un doigt excédé les idéologues dont les poisons, fort heureusement, sont en train d’achever l’idéologie destructrice qu’est le socialisme contemporain (j’insiste sur l’adjectif).
-
2. Commentaires.
-
Je ne sais pas si Alain FINKIELKRAUT a pensé à ce qu’avait dit avant lui RENAN, et cité avant lui Claude LEVI-STRAUSS, lorsqu’il a, à son tour, prononcé il y a peu son discours de réception parmi les Immortels. Mais il aurait pu se prévaloir de ses glorieux prédécesseurs et nous n’en aurions certes pas voulu à ce philosophe aussi talentueux que modeste qu’il rappelle cette vérité : le réel se venge toujours de l’utopie.

Figurez-vous que monsieur Pascal CHERKI, député socialiste au talent assez menu quoique tapageur a osé dire ceci (en gras ci-dessous), que l’on retrouve cité dans un Flash Actu du Figaro, publié le 29 janvier à 16 h 41, sous la plume de Jules PECNARD :

"Il semble que la nomination d'Alain FINKIELKRAUT à l'Académie française n'ait pas fini de faire des vagues. L'événement a le mérite de ne laisser personne indifférent, y compris les politiques. Interrogé sur LCP au sujet de l'écrivain conservateur, le député PS de Paris Pascal CHERKI a déclaré que s'il n'était pas juif, «il serait un des porte-paroles du Front national». «Je ne suis pas adepte de sa philosophie réactionnaire», a ajouté l'élu frondeur.
Le député proche de Martine AUBRY reconnaît tout de même avoir lu dans sa jeunesse un des ouvrages du philosophe, L'avenir d'une négation, «qui est un très beau livre sur ce qu'est le sentiment d'être juif. Depuis, je trouve que M. Finkielkraut a dérivé», juge-t-il. S'agissant de l'identité nationale, Pascal CHERKI estime ne pas y mettre «les mêmes mots que M. FINKIELKRAUT». «Je suis moi-même juif et je ne me reconnais pas dans cette philosophie réactionnaire. Je suis plutôt un héritier des Lumières, et pour moi les Lumières ça émancipe, ça ne divise pas les gens», poursuit le député."

On croit rêver quand on entend cet homme affirmer que les Lumières à la sauce socialiste, dont il est une petite et très tremblotante flamme, ne clivent pas ! On croit rêver quand on entend ça : des centaines de milliers de personne dans la rue pour combattre les lois sociétales iniques du mariage pour tous, de la GPAet de la PMA, des policiers par centaines qui contestent la politique pénale de l’ex-Garde des Sceaux, sous les fenêtres même dudit Garde, Place Vendôme, des enseignants qui se dressent vent debout contre la réforme du Collège, des éleveurs au bord de la ruine qui crient au secours sans que les pouvoirs publics réagissent pour mettre fin aux abus des grandes surfaces, des maires qui protestent contre la réduction drastique des dotations de l’Etat sans que celui-ci procède à la moindre diminution des dépenses publiques (au contraire !), des habitants (à CALAIS mais ailleurs aussi) excédés par la chienlit, les agressions, les insultes et les comportements de nombre de « migrants », tout cela ne serait pas clivant ?
Mais il y a une cerise sur le gâteau : c’est la référence à l’origine juive d’Alain FINKIELKRAUT et à la propre origine juive de monsieur CHERKI qui achève de démontrer la schizophrénie qui, comme son nom l’indique, clive le cerveau socialiste. On ne peut faire référence à l’origine ethnique quand il s’agit de concitoyens d’origine arabe ou africaine, on ignore les profanations quotidiennes des églises, des cimetières, des calvaires chrétiens, mais par un miracle sémantique extraordinaire, il est possible de faire allusion à des origines juives sans que ladite allusion soulève de protestations ? Qui est le raciste dans l’histoire ? Monsieur CHERKI ou monsieur FINKIELKRAUT ?

Le socialisme de monsieur HOLLANDE n’est en rien le socialisme de JAURES, sans parler de celui de BARBUSSE. Le socialisme de monsieur HOLLANDE et de ses affidés consiste à faire passer dans la société française, de force, et sans égard pour son histoire, ses sentiments, ses attachements, les idées mondialisantes, marchandes, abstraites, propres à rassurer le petit nombre des puissants qui, aux Etats-Unis et sans doute ailleurs, ont formé le projet de réduire le monde à un marché unique, égalitaire, dépourvu de toute substance charnelle.

Un jour viendra, et plus proche qu’on ne le pense sans doute, où les Pascal CHERKI et les Martine AUBRY et les TAUBIRA, les HOLLANDE et les autres seront les honnis de notre histoire. Un jour viendra où les démodés que nous sommes verront fleurir les vérités qu’ils ont défendues, au prix souvent de leur réputation, quand ce n’était pas de leur honneur. Pascal CHERKI est un nul, un archinul qui se prend pour une pythie. Qu’il se taise, lui, et non point Alain FINKIELKRAUT qui respire sur des cimes inconnues des nains.

En somme, le cerveau d’un socialiste est fait de telle manière que toute contestation des idées, des projets, des propos qui en émane est perçu comme réactionnaire, conservateur, ultra, intégriste. Je dis, moi, que ce sont ces cerveaux-là qui ont besoin d’un électrochoc.


Portraits de messieurs FINKIELKRAUT et CHERKI (site du Figaro).




-
3. Informations diverses.
-
Une vidéo censurée sur France 2 ?

Il semblerait que l'interview du Pr CHOUARD ait été censurée sur France 2. Essayez de chercher cette interview. J'ai un lien que je vous donne sous réserve :





mercredi 4 novembre 2015

04 novembre 2015. Nouvelles de la Résistance. Nadine est un enfant de choeur à côté d'Ernest



-
-
1. Les citations du jour.
-

Envoyée à Arthur de GOBINEAU, à propos de son Essais sur l’inégalité des races humaines, cette lettre de RENAN datée du 26 juin 1856 :

"Vous avez fait là un livre des plus remarquables, plein de vigueur et d'originalité d'esprit, seulement bien peu fait pour être compris en France ou plutôt fait pour y être mal compris. L'esprit français se prête peu aux considérations ethnographiques : la France croit très peu à la race, [...].
Le fait de la race est immense à l'origine; mais il va toujours perdant de son importance, et quelquefois comme en France, il arrive à s'effacer complètement. Est-ce là absolument parler de décadence? Oui, certes au point de vue de la stabilité des institutions, de l'originalité des caractères, d'une certaine noblesse dont je tiens pour ma part le plus grand compte dans l'ensemble des choses humaines. Mais aussi que de compensations! Sans doute si les éléments nobles mêlés au sang d'un peuple arrivaient à s'effacer complètement, alors ce serait une avilissante égalité, analogue à celle de certains États de l'Orient et, à quelques égards de la Chine. Mais c'est qu'en réalité une très petite quantité de sang noble mise dans la circulation d'un peuple suffit pour l'ennoblir, au moins quant aux effets historiques; c'est ainsi que la France, nation si complètement tombée en roture, joue en réalité dans le monde le rôle d'un gentilhomme. En mettant à part les races tout à fait inférieures dont l'immixtion aux grandes races ne ferait qu'empoisonner l'espèce humaine, je conçois pour l'avenir une humanité homogène."
In
Ernest RENAN.
Qu'est-ce qu'une nation? et autres textes politiques, choisis et présentés par Joël ROMAN, Presses Pocket, 1992, p 221.

Mais RENAN dit aussi, ce qui relativise le propos tenu sur l’esprit français, peu fait pour les considérations ethnoghraphiques :

"Je ne voyais pas assez nettement à cette époque les attachements que l'homme a laissé dans le règne animal, je ne me faisais pas une idée suffisamment claire de l'inégalité des races.
"Le processus de la civilisation est reconnu dans ses lois générales. L'inégalité des races est constatée. Les titres de chaque famille humaine à des mentions plus ou moins honorables dans l'histoire du progrès sont à peu près déterminés.
"La colonisation en grand est une nécessité politique tout à fait de premier ordre… La conquête d'un pays de race inférieure par une race supérieure qui s'y établit n'a rien de choquant… Autant les conquêtes entre races égales doivent être blâmées, autant les régénérations des races inférieures ou abâtardies par les races supérieures est dans l'ordre providentiel de l'Humanité."
Ernest RENAN.
Cité par
André VALENTA.
Le scientisme ou l'incroyable séduction d'une doctrine erronée. Préface du cardinal POUPARD.
Mélodie, Cercle de réflexion sur la science, sans mention de lieu, 1995.

Ou encore

"La race sémitique et la race indo-européenne, examinées au point de vue de la physiologie, ne montrent aucune différence essentielle; elles possèdent en commun et à elles seules le souverain caractère de la beauté. [...] Il n'y a donc aucune raison pour établir, au point de vue de la physiologie, entre les Sémites et les Indo-Européens une distinction de l'ordre de celles qu'on établit entre les Caucasiens, les Mongols et les Nègres. [...] Tour à tour les Juifs, les Syriens, les Arabes sont entrés dans l'œuvre de la civilisation générale, et y ont joué leur rôle comme parties intégrantes de la grande race perfectible; ce qu'on ne peut dire ni de la race nègre, ni de la race tartare, ni même de la race chinoise, qui s'est créé une civilisation à part. Envisagés par le côté physique, les Sémites et les Ariens ne font qu'une seule race, la race blanche; envisagés par le côté intellectuel, ils ne font qu'une seule famille, la famille civilisée."
In
Ernest RENAN.
Histoire générale et système comparée des langues sémitiques.
Imprimerie impériale, Paris, 1858, pp 479-480.
-
2. Commentaires.
-
RENAN est connu à la fois par ses travaux sur les langues sémitiques et par sa critique historique du christianisme et du Christ. Bien entendu, dans notre République, c’est surtout au nom de son agnosticisme et de son doux combat contre la personne de JESUS, qu’il est connu, chéri, encensé… On a oublié qu’il fut un grand savant et un fin connaisseur des langues sémitiques. Il est juste de le rappeler
Pauvre madame MORANO qui a eu le malheur de dire, maladroitement, que la France était un pays fait d’hommes de race blanche et judéo-chrétien. Elle n’arrive pas à la cheville d’Ernest qui lui ne fait pas dans le détail, et attribue le qualificatif de civilisés au seuls Aryens et Sémites !
Elle se défend mal Nadine. Elle ne voit pas que le racisme arrogant de ces grands esprits ou de ces hommes politiques, tous portés par le progressisme, est à l’origine de ce mal dont on l’accable (et qui chez elle est imaginaire) et que ses propos sont à une tasse de tilleul ceux que les affirmations de RENAN ou de Jules FERRY sont à la vodka !
-
3. Informations diverses.

-
A voir ABSOLUMENT, du site TV Liberté cette interview du Général Didier TAUZIN (merci à Dominique qui m'a transmis le lien).


https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=FsZP1ySTs3s
-
Du site Aleteia, la reproduction de cette icône dédiée aux martyrs coptes de Lybie.


hl-mc3a4rtyrer-von-libyen-750x1063

samedi 14 mars 2015

14 mars 2015. Nouvelles de la Résistance. Les vrais racistes...

-

Cessons d'être lâches si nous voulons devenir vrais !
-
1. Les citations du jour.
-
Elles sont empruntées à de prétendues et soi-disant grandes figures de la liberté, de la tolérance et du progrès (je les ai trouvées dans l'ouvrage d'André VALENTA. Le scientisme ou l'incroyable séduction d'une doctrine erronée. Préface du cardinal POUPARD. Mélodie, Cercle de réflexion sur la science, sans mention de lieu, 1995 ; l'ouvrage est difficilement trouvable.) 

"Il semble évident que les Américains et les peuples de l'ancien monde, les nègres et les lapons, ne sont pas descendus du premier homme. La constitution intérieure des organes des nègres en est une démonstration palpable." (VOLTAIRE.)

Toutes les autres sont d'Ernest RENAN.

"Je ne voyais pas assez nettement à cette époque les arrachements que l'homme a laissé dans le règne animal, je ne me faisais pas une idée suffisamment claire de l'inégalité des races."

"Le processus de la civilisation est reconnu dans ses lois générales. L'inégalité des races est constatée. Les titres de chaque famille humaine à des mentions plus ou moins honorables dans l'histoire du progrès sont à peu près déterminés."

"La colonisation en grand est une nécessité politique tout à fait de premier ordre… La conquête d'un pays de race inférieure par une race supérieure qui s'y établit n'a rien de choquant… Autant les conquêtes entre races égales doivent être blâmées, autant les régénérations des races inférieures ou abâtardies par les races supérieures est dans l'ordre providentiel de l'Humanité." 

Malheureusement, je n'ai pas eu la présence d'esprit de noter les références des ouvrages où ces paroles ont été dites. En revanche j'en ai trouvé ailleurs une autre que voici :

"Nous aspirons, non pas à l’égalité, mais à la domination. Le pays de race étrangère devra redevenir un pays de serfs, de journaliers agricoles ou de travailleurs industriels. Il ne s’agit pas de supprimer les inégalités parmi les hommes, mais de les amplifier et d’en faire une loi. » (Ernest Renan, La Réforme intellectuelle et morale, 1871
-
2. Commentaires.
-
Bon Prince, le régime qui se dit républicain a pudiquement passé sous silence ce racisme éhonté. Les bonnes âmes critiquent le comte de GOBINEAU et son Traité sur l'inégalité des races. Mais les mêmes n'osent dénoncer le champion de la tolérance qu'était VOLTAIRE, l'auteur de telles horreurs.
Quant à RENAN dont les laïcards ont fait un champion (voir l'affaire de TREGUIER), c'est un scientiste affirmé, une sorte d'agnostique qui aime bien Jésus dans son humanité mais lui dénie toute divinité. C'est un chaud partisan du darwinisme. Et c'est sans doute l'adhésion à une théorie qui aujourd'hui a du plomb dans l'aile (pas l'évolution, bien sûr, mais son mécanisme par mutation, sélection) qui lui fait affirmer l'inégalité des races et la revendication de la race blanche à la domination universelle.
Cela n'empêche pas que la République encense VOLTAIRE comme un dieu ; il est l'éponyme de nombreux lycées, boulevards et avenues, et l'on ne cesse ici et là de célébrer ses lumineux écrits. En fait la tolérance selon VOLTAIRE consiste à tolérer les opinions des "vrais hommes" que sont les européens et les blancs. Il est, de ce point de vue, assez loin de MONTAIGNE.
Quant à RENAN, s'il vivait de nos jours, il serait poursuivi devant les tribunaux pour son racisme dépourvu de tout état d'âme, un  racisme scientiste nourri de préjugés et de préventions, un  racisme insupportable.
Et ce sont nos gouvernants qui se réclament de cet esprit des Lumières, ou de ce penseur libérés des chaînes de la religion chrétienne qui vont critiquer le FN, ou ignorer les problèmes que des ghettos nationaux ou religieux font naître dans nos banlieues. Qu'ils balaient d'abord devant leur porte et qu'ils nous fichent la paix.
-
3. Menues informations.
-
Pas grand chose à signaler, si ce n'est la propagande effrénée des médias en faveur de ce régime corrompu dans ses idées et ses initiatives. BFMTV vient en tête suivi de FR3... Ils nous prennent pour des c... Toute la stratégie de François HOLLANDE consiste à faire monter le FN pour arriver en deuxième position aux élections présidentielles derrière Marine LE PEN et être sûr de l'emporter au deuxième tour. L'idée est donc de faire siphonner les voies des électeurs de l'UMP par le FN afin d'arriver à ce brillant résultat. Pour l'instant, l'offensive fait un bide. Méfions-nous cependant. Celui qui a fait un hold-up sur les électeurs en 2012 a plus d'un tour dans son sac.
Il se fout de sa patrie. Il s'appuie sur l'immigration incontrôlée, sur le libéralisme franc-maçon de la French-American Association, sur des réseaux de clientèles qui ne vivent que de subventions des colelctivités publiques. Voilà qui suffit à assurer son pouvoir. Je comprends les députés frondeurs. Si j'étais socialiste, ce qu'à Dieu ne plaise, je m'efforcerai de faire démissionner le monarque impotent en votant contre ses lois et même en votant la censure. Les frondeurs n'iront pas jusque-là. C'est que la place est bonne, qu'il risque de perdre en cas d'élection législative anticipée.
-
Je m'absente jusqu'à mardi soir. Reprise mercredi prochain.


mercredi 25 septembre 2013

Nouvelles de la Résistance : Renan à notre secours, premier billet du 25 septembre 2013

-
Mes lecteurs réguliers auront compris que sous le titre de Nouvelles de la Résistance, je m'efforce de donner des opinions et des éclairages personnels (je reconnais bien entendu qu'ils sont limités, discutables, critiquables, mais pas plus que ceux dont nous abreuvent les médias officiels, et je dirai même, mieux argumentés) qui ne vont pas dans le sens du politiquement correct. Je m'efforce aussi de puiser des jugements dans les bons auteurs, et je pense qu'on ne disputera pas à Ernest RENAN ce qualificatif. Je vais aujourd'hui citer quelques extraits de sa leçon inaugurale au Collège de France (vénérable institution qu'il dût quitter deux ans après son élection parce qu'il avait osé écrire une Vie de Jésus  et qu'il fut en butte pour cette raison à l'ostracisme des bien-pensants laïcards et maçonniques !). Je dédie ce passage aux Princes qui nous gouvernent (à monsieur HOLLANDE en particulier) et veulent nous déposséder de notre identité. Ils vont avoir du fil à retordre si j'en juge par les réflexions que je glane par-ci par-là, dans le métro, les supermarchés ou la rue. Je vous supplie d'être patient et de lire jusqu'au bout ce très beau texte !
-
"Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n'en font qu'une constituent cette âme. L'une est la possession en commun d'un riche legs de souvenirs ; l'autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l'héritage qu'on a reçu indivis. L'homme, messieurs, ne s'improvise pas. La nation, comme l'individu, est l'aboutissant (sic) d'un long passé d'efforts, de sacrifices et de dévouements. Le culte des ancêtres est de tous le plus légitime : les ancêtres nous ont fait ce que nous sommes. Un passé héroïque, des grands hommes, de la gloire (j'entends de la véritable), voilà le capital social sur lequel on édifie une idée nationale. Avoir des gloires communes dans le passé, une volonté commune dans le présent : avoir fait de grandes choses ensemble, vouloir en faire encore, voilà la condition essentielle pour être un peuple. On aime en proportion des sacrifices qu'on a consentis, des maux qu'on a soufferts. On aime la maison qu'on a bâtie et qu'on transmet. Le chant spartiate : "nous sommes ce que vous fûtes ; nous serons ce que vous êtes" est dans sa simplicité l'hymne abrégé de toute patrie.
[...].
Je me mesure messieurs. L'homme n'est esclave ni de sa race, ni de sa langue, ni de sa religion, ni du cours des fleuves, ni de la direction des chaînes de montagnes. Une grande agrégation d'hommes, saine d'esprit et chaude de cœur, crée une conscience morale qui s'appelle une nation. Tandis que cette conscience morale prouve sa force par les sacrifices qu'exige l'abdication de l'individu au profit d'une communauté, elle est légitime, elle a le droit d'exister. Si des doutes s'élèvent sur ses frontières, consultez les populations disputées. Elles ont bien le droit d'avoir un avis dans (sic) la question. Voilà qui fera sourire les transcendants de la politique, ces infaillibles qui passent leur vie à se tromper et qui, du haut de leurs principes supérieurs, prennent en pitié notre terre-à-terre : 'Consulter les populations, fin donc ! quelle naïveté. Voilà bien ces chétives idées françaises qui prétendent remplacer la diplomatie et la guerre par des moyen d'une simplicité enfantine.' Attendons, messieurs ; laissons passer le règne des transcendants ; sachons subir le dédain des forts. Peut-être, après bien des tâtonnements infructueux, reviendra-t-on à nos modestes solutions empiriques. Le moyen d'avoir raison dans l'avenir, est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé."
-
Il n'y a pas une virgule ou un mot à changer à ce texte. Il suffit de transposer à la situation actuelle, en changeant ce qui doit être changé. Souvenons-nous simplement que nous avons reçu et devons transmettre, que nous ne pouvons en aucune manière nous laisser déposséder de notre légitime héritage, que ce n'est pas une affaire de race, de langue ou de religion, ni de fleuves ou de montagnes. Je me souviendrai toujours de Jean RENO et de Charles AZNAVOUR, tous deux d'origine étrangère, parler à la télévision avec amour de la patrie française ; ils l'ont adoptée et elle le leur rend bien. Qui de nous songerait à leur disputer le beau titre de Français ?