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dimanche 23 février 2014

Nouvelles de la Résistance : l'échec de Menton Pointu, et un coup d'oeil artistique en bonus

Chère, très chère devise, comme tu nous tiens à coeur !

Non, ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.

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1. Les citations du jour.

De Blaise PASCAL, ces pensées :

"Rien n'est plus étrange, dans la nature de l'homme, que les contrariétés qu'on y découvre à l'égard de toutes choses. Il est fait pour connaître la vérité ; il la désire ardemment, il la cherche ; et cependant quand il tâche de la saisir, il s'éblouit et se confond de telle sorte, qu'il donne sujet de lui en disputer la possession (notez bien ce que dit ici PASCAL ; si je comprends la construction de cette phrase c'est à la vérité elle-même qu'il dispute la possession de la vérité !). C'est ce qui a fait naître les deux sectes de Pyrrhoniens (les Sceptiques) et de Dogmatistes, dont les uns ont voulu ravir à l'homme toute connaissance de la vérité, et les autres tâchent de la lui assurer ; mais chacun avec des raisons si peu vraisemblables, qu'elles augmentent la confusion et l'embarras de l'homme, lorsqu'il n'a point d'autres lumières que celle qu'il trouve dans la nature.
[...]."

"Un homme qui découvre des preuves de la religion chrétienne, est comme un héritier qui trouve les titres de sa maison. Dira-t-il qu'ils sont faux, et négligera-t-il de les examiner ?"
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2. Commentaires.
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Pour autant que je réfléchisse en m'essayant à l'objectivité, je constate que nos gouvernants sont violemment hostiles aux catholiques, et que cette hostilité est consubstantielle à une certaine forme de pensée prétendue républicaine, une forme de pensée qui n'est autre chose qu'un croyance. 
En vertu d'un principe philosophique incontestable qui veut que tout être humain agit en vue d'un bien, il nous faut admettre que les PEILLON, HOLLANDE, VALLS, TAUBIRA et autres, en agissant ainsi, cherchent un bien. Qu'ils cherchent d'abord le leur propre est une évidence : prestige social, honneurs, richesses, considération, pouvoir, tout cela ils le désirent et ils le veulent à tout prix. Mais ils ne sont pas les seuls et, en cette matière, les gouvernants dits "de droite" n'ont pas de leçons à donner aux gouvernants dits "de gauche". Ce serait toutefois avoir une courte vue que de résumer le bien qu'ils cherchent à leur seul intérêt personnel. Il doit y avoir une raison plus profonde qui leur fait juger que l'Eglise catholique et ses fidèles doivent être combattus, en vertu d'un PRINCIPE. Cette raison ne peut être fondée sur l'expérience, ou sur l'observation de la réalité, mais sur une représentation subjective (mais partagée) et purement idéologique du catholicisme. C'est bien en cela qu'elle ne reflète qu'un croyance. Dire que tous les prêtres sont des pédophiles, comme nous le serinent à longueur de temps les médias à la botte, est aussi idiot que de prétendre que tous les ministres socialistes organisent dans leur garçonnière des parties à la DSK ou agressent les femmes de chambre dans les SOFITEL ! La marque de l'idéologie, sa tare indélébile et absolue, gît dans la généralisation de ses jugements et dans l'absence de discernement.
La haine du catholicisme (mais aussi, pour certains autres, du christianisme en général), très clairement exprimée par monsieur PEILLON, tient me semble-t-il au fait qu'il est impossible de supporter la Lumière quand on marche dans les ténèbres. Le disciple ne cherche ni puissance, ni gloire, ni honneur. Il les réserve à l'Agneau. Il s'efforce d'aimer ses frères (et en ce sens, si j'oublie que monsieur PEILLON ou ses amis sont socialistes, ministres, francs-maçons, alors il me devient possible de prier Dieu qu'il les éclaire), de partager ses biens, et de rendre au Créateur l'hommage qui lui est dû pour sa bonté et sa miséricorde.
On peut donc souhaiter que, revenant sur l'incroyable interdit jeté jadis sur les origines chrétiennes de l'Europe par monsieur CHIRAC et par monsieur JOSPIN (le premier par opportunisme, le second par sectarisme), nos gouvernant redécouvrent les titres de propriétés de la maison France dont ils sont pour l'instant les héritiers.
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3. Infos sur la Résistance.
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Hollande démission ! à NANTES (via le salon beige).


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Affrontements à NANTES : combien de gardes à vue, cher Menton Pointu ? (Via le site du Figaro.)






"C'est sûr que c'est pas la Manif Pour Tous ! Ni jour de Colère". Un seul interpellé à NANTES (250 pour Jour de Colère), 6 policiers blessés, des vitrines brisés, du mobilier urbain incendié : ; eh oui, un seul interpellé. Menton Pointu a une drôle d'idée de l'équité en matière de police. Combien de temps encore les policiers obéiront-ils à ces imbéciles (bernanosiens, bien sur, mais "pas que", comme aurait dît Francis BLANCHE !) 
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Le 600 à ARRAS (via le Salon beige).


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Nantes (suite, via le Salon beige).

Ce qu'il reste d'une agence de voyage.


Une rue dépavée.

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Il y a eu non pas une, comme je l'avais écrit à tort hier soir en rédigeant ce billet, mais dix interpellations. Tout de même peu par rapport à La Manif Pour Tous, Jour de Colère, ou les soirées des Veilleurs... Menton Pointu aimerait-il bien les gauchos ? Faudrait-il qu'il composât avec EELV lequel approuve cette manifestation ?

4. Art et Culture.
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Voici l'une des peintures de mon ami Georges. Je vous invite à visiter son site "peinture de gym". Vous apprécierez comme moi sa palette, d'une rare justesse d'accords de tons. Au milieu des désastres qui accablent notre patrie, voici une moment de respiration joyeuse et de transparence !







jeudi 26 mai 2011

La partie et le tout

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Je me demande si l'une des raisons principales des irritations qui nous saisissent, quand nous avons le sentiment d'un malentendu avec autrui ou d'une méconnaissance de la réalité par lui, ne réside pas dans l'appréhension différente que l'un et l'autre nous pouvons avoir de la réalité. J'écarte ici l'intervention de l'idéologie, pour ne considérer que la connaissance des faits. Il me semble que PASCAL, avec ce génie intuitif et profond qui caractérise sa pensée, avait en son temps exactement rendu compte de cette question.
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Il a dans ses Pensées, cette analyse lumineuse :

"Toute chose étant causée et causante, aidée et aidante, médiatement et immédiatement, et toutes (choses) s'entretenant par un lien naturel et insensible qui lie les plus éloignées et les plus différentes, je tiens pour impossible de connaître les parties sans connaître le tout, non plus que de connaître le tout sans connaître les parties."
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C'est l'ignorance totale ou partielle du tout qui rend si difficile le travail du témoin ou du journaliste. Les uns savent qu'ils ne la connaissent pas et taisent sciemment leur ignorance. Ce ne sont pas forcément des menteurs ou des manipulateurs. Mais ils ne nuancent pas leur propos de ce coefficient d'incertitude nécessaire à la compréhension de leur témoignage ou de leurs récits. Les autres ne connaissent pas leur ignorance et présentent leur témoignage ou leurs récits comme des certitudes, alors que l'un ou l'autre ne sont que le reflet partielle de la réalité. Il est donc nécessaire d'avoir de l'esprit critique pour les lire. Et puis il y a ceux qui ont une connaissance plus importante des faits qu'ils ne veulent bien le dire et qui les taisent : ceux-là sont des menteurs et des manipulateurs. Ils présentent la partie comme le tout. Ils l'isolent de son contexte ; ils en ignorent volontairement l'origine ; et ils en analysent rarement les conséquences. Il nous faut alors envisager ce cas.
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L'affaire DSK est l'illustration la plus éclatante du propos de ce jour. Isoler la personnalité de DSK de sa responsabilité passée à la tête du FMI, de son passé d'homme politique, et de son implication possible dans l'élection présidentielle de 2012, ne voir que les faits allégués contre lui à New York, c'est une erreur de perspective. Et c'est ce que font les médias américains. Les médias français, eux, rentrent dans la catégorie des témoins qui savaient et qui pour des raisons idéologiques (pudiquement appelées "respect de la vie privée") n'ont jamais fait état des possibles écarts de conduite de leur champion. Ils se lamentent sur les conséquences qu'ont les incriminations américaines sur l'avenir politique de la France (socialiste). Il y a les médias des pays émergents qui voient, légitimement, la possibilité de placer un  représentant de leur pays à la tête du FMI, et ignorent, ou feignent d'ignorer l'histoire de cette institution et la tradition non écrite qui veut que l'on élise un européen. La question n'est pas de savoir si c'est juste. La question est que c'est le point de vue partial des pays européens ; ils ne veulent pas voir le désir légitime des pays émergents de participer à la direction des affaires du monde. En d'autres termes la question de fond n'est jamais posée : le bien fondé de la tradition, la nécessité de la changer, le moyen de le faire. On n'en finirait pas d'interroger la manière dont les faits nous sont narrés.
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Bien entendu, jamais on ne pourra envisager la totalité de la réalité, mais on peut faire un effort pour l'envisager sous des angles divers et très nombreux, sans jamais en privilégier aucun ; on peut discuter, reconnaître ses limites : c'est ainsi que l'on peut construire la paix et chercher la concorde des peuples.
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Mais présenter ainsi les choses ne fait pas vendre. Comme le dit si bien Marcel De CORTE dans son ouvrage L'intelligence en péril de mort  : "Les spécialistes de l'information reconnaissent que l'informateur recourt le plus souvent pour capter l'attention du lecteur à une présentation sensationnelle de l'actualité qui en dénature la portée". Les dépêches d'agence, ajoute-t-il "attachent un prix excessif aux nouvelles brûlantes (spot news), à leur valeur de choc psychologique, aux détails croustillants ou extraordinaires, à la présentation des faits non point selon leur ordre chronologique ou dans leur ordre logique de signification, mais à tout ce qui accroche la curiosité, à ce qui provoque un ébranlement, un saisissement, un coup et qui, paralysant l'intelligence, inonde d'émotions la conscience".
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Et il dit encore, mieux que je n'ai tenté de le faire ici : "Il est rare que l'information soit replacée dans son contexte qui lui donnerait son vrai sens. Détachée de son environnement historique et sociologique, elle est démembrée et ses éléments sont regroupés en vue d'influencer le lecteur ou l'auditeur. Cette manipulation de la nouvelle est renforcée par sa présentation matérielle : le caractère employé s'il s'agit d'un journal, le ton à la radio, l'angle de prise de vues ou l'insistance de l'image dans la T.V. L'information est assujettie pour une grande part aux nécessités commerciales, à la propagande, selon le possesseur des Mass Media. Sa valeur objective passe au second plan".
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Tout ceci pour vous dire que nous devons accueillir avec le plus extrême exprit critique les articles, commentaires, informations qui nous sont distillées, "répétées, déformées et amplifiées auprès de qui de droit" sur cette ténébreuse affaire. Equité, justice, respect de la victime présumée comme de son agresseur possible, rappel des contextes, recadrage dans le temps et l'espace, et ... patience. Je concède que ce n'est pas vendeur. Mais les Français, peuple virevoltant et léger, auront tout oublié dans trois mois.
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vendredi 25 janvier 2008

Trois pensées de Pascal

Dans l'article IX (Pensées morales détachées) de la première partie, la pensée XXXVII (édition de 1803, publiée à Paris chez Antoine Augustin RENOUARD) : "Plaindre les malheureux n'est pas contre la concupiscence ; au contraire, on est bien aise de pouvoir rendre ce témoignage d'humanité et de s'attirer la réputation de tendresse, sans qu'il en coûte rien : ainsi ce n'est pas grand chose".
Et la pensée XLIV : "La science des choses extérieures ne nous consolera pas de l'ignorance de la morale, AU TEMPS DE L'AFFLICTION (majuscules du transcripteur) ; mais la science des moeurs nous consolera toujours de l'ignorance des choses extérieures".
Enfin la pensée LIII : "Ce chien est à moi, disaient ces pauvres enfants ; c'est là ma place au soleil ; voilà le commencement et l'image de l'usurpation de toute la terre".
Leçons à tirer :
Pensée XXVII : plutôt que de s'afficher avec les mal logés de la Rue de Banque, en héberger quelques uns chez soi.
Pensée XLIV : plutôt que de moquer la morale au temps de la technique, de l'abondance et de la consommation, se forger une âme forte pour ne pas sombrer dans la bassesse quand des temps difficiles et très prévisibles viendront.
Pensée LIII : plutôt que de prendre, d'accaparer, d'accumuler, de s'étourdir de l'ivresse du propriétaire, comprendre que la terre est à tous et partager équitablement les biens qu'elle produit.
Plus moderne que PASCAL ? Impossible. Plus génial que lui ? Difficile. Autant témoin de la lumière que lui ? Très souhaitable, car ce siècle a besoin de saints. PASCAL devrait être un maître pour les hommes politiques qui cherchent d'abord le bien de la Cité. On peut les inviter à lire et relire l'un des plus grands génies que notre Patrie ait jamais vu naître.