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lundi 13 octobre 2014

13 octobre 2014. Nouvelles de la Résistance. Que la Résistance aux nazis est une modèle pour nous...

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Nous n'y pouvons rien, et c'est pourquoi j'insiste :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.

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1. La citation du jour.
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La citation du jour est empruntée à la préface qu'Hannah ARENDT écrivit pour ce livre remarquable qu'est La crise de la Culture (un ensemble de ses articles regroupés en un ordre logique) (Folio Essais N°113), Gallimard, Paris, 1972 (date de la première édition en français).

Hannah ARENDT commente la phrase mélancolique que René CHAR écrivait en envisageant la fin de cette période où il vivait la Résistance à l'oppression nazie : "Si j'en réchappe, je sais que je devrai rompre avec l'arôme de ces années essentielles, rejeter (non refouler) silencieusement loin de moi mon trésor."

"Quel était ce trésor, dit-elle ? Tel qu'eux-mêmes [i.e. les résistants, note du transcripteur] le comprenaient, il semble qu'il ait consisté, pour ainsi dire, en deux parts étroitement liées : ils s'étaient aperçus que celui qui a épousé la Résistance a découvert sa vérité, qu'il cessait de se chercher sans jamais accéder à la prouesse, dans une insatisfaction nue, qu'il ne se soupçonnait plus lui-même d'insincérité, d'être un acteur de sa vie frondeur et soupçonneux, qu'il pouvait se permettre d'aller nu. Dans cette nudité, dépouillés de tous les masques - de ceux que la société fait porter à ses membres aussi bien que ceux que l'individu fabrique pour lui-même dans ses réactions psychologiques contre la société - ils [les résistants] avaient été visités pour la, première fois dans leurs vies par une apparition de la liberté, non certes, parce qu'ils agissaient contre la tyrannie et contre des choses pires que la tyrannie - cela était vrai pour chaque soldat des armées alliées - mais parce qu'ils étaient devenus des challengers, qu'ils avaient pris l'initiative en main et par conséquent sans le savoir ni même le remarquer, AVAIENT COMMENCE A CREER CET ESPACE PUBLIC ENTRE EUX OU LA LIBERTE POUVAIT APPARAITRE [majuscules de votre serviteur]. A tous les repas pris en commun, nous invitons la liberté à s'asseoir. La place demeure vide mais le couvert reste mis. 
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2. Commentaires.
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Je crois que ce texte est fondamental pour comprendre la montée en puissance d'un mouvement comme La Manif Pour Tous, ou comme celui des Veilleurs.
Il ne manque pas d'imbéciles patentés pour parler du premier en tentant de le ringardiser, de le renvoyer dans les cordes d'une prétendue extrême-droite, d'une bourgeoisie catho et réactionnaire. Tous ces mots sont des jugements, en aucun cas une analyse en profondeur d'un ébranlement qui étonne même les sociologues. Bien entendu, les TAUBIRA,les BELKACEM, les CAZENEUVE et les grands dignitaires des Loges, abondent dans le sens de ces misérables contempteurs. Mais contre la liberté recouvrée, vécue, savourée, contre la résistance à l'oppression exercée par minorité déconnectée du réel, ils ne peuvent rien, ils sont impuissants et de ce fait incapables d'engendrer quoi que ce soit d'utile à la société.
Il ne manque pas d'imbéciles pour railler le second mouvement, celui des Veilleurs. Du reste, en Italie, des excités (voir ci-dessous) agressent périodiquement les Sentinelles/Veilleurs debout. Mais leur violence n'aura jamais raison de la LIBERTE QUI APPARAÎT DANS L'ESPACE PUBLIC. Depuis deux siècles, la prétendue démocratie s'arroge le droit d'organiser cet espace à sa convenance, en renvoyant à l'espace privé l'expression de la liberté. Enfin, les Français se réveillent et comprennent que l'espace public leur appartient et qu'il n'est pas le monopole de la Police, des Forces du désordre et des fonctionnaires couchés aux pieds de monsieur CAZENEUVE, de madame TAUBIRA ou de monsieur VALLS dit MENTON POINTU.
Cet espace public, nous entendons bien l'investir car il est le bien commun de tous les Français, nous entendons l'investir dans le calme, la non-violence, le respect des biens et des personnes, ainsi que celui des lois non liberticides.
Ils sont beaucoup de souci à se faire ; nous avons seulement à craindre leurs représailles et leurs zélés serviteurs, j'ai nommé les juges du Syndicat de la Magistrature.
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3. Informations diverses.
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Discours du cardinal archevêque de MADRID, Mgr VARELA, lors de son départ pour raison d'âge (Blog de Jeanne SMITS).

« Il n’est pas nécessaire d’avoir un quelconque don de prophétie pour entrevoir que dans l’avenir proche – l’avenir de notre Patrie, de notre Communauté autonome et de notre Ville – seront mises à l’épreuve la fermeté et la clarté de notre foi au Christ, l’unique Sauveur de l’homme, la force de notre espérance et la volonté de suivre et d’accomplir fidèlement le commandement évangélique de l’amour. Nous ne devons pas nous effrayer, ni reculer dans notre mission qui est d’être des témoins vaillants de Jésus-Christ (…). Et évidemment, en cette heure de l’histoire difficile et complexe, il va falloir prier, prier beaucoup, pour l’Eglise et ses pasteurs, pour les religieux et les religieuses, pour les familles, pour les jeunes et pour les enfants… afin que nous sachions continuer d’être “la lumière” et “le sel” de la terre nouvelle, c’est-à-dire témoins de l’espérance véritable pour tous ceux qui souffrent dans leur âme et dans leur corps : pour toute notre société si vacillante, sceptique et déprimée. »

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Des Sentinelles/Veilleurs debout agressés par des membres du mouvement LGBT en Italie (Site de la Repubblica).






Voir la vidéo

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La Manif pour tous en Slovaquie (via le site du Salon beige) : une vidéo.

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mercredi 12 juin 2013

De la réelle beauté du monde, deuxième billet du 12 juin 2013

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Voici quelques extraits d'auteurs qui me sont très chers et qui tirent les lecteurs vers le haut.
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D'Albert CAMUS, dans le Discours d'Upsal :
Le beauté ne sert, à longue ou brève échéance, que la douleur ou la LIBERTE des hommes.
 
Du poète René CHAR, dans Fureur et mystère :
Dans nos ténèbres, il y a une place pour la Beauté. Toute la place est pour le Beauté.
 
De Simone WEIL, dans La condition ouvrière :
Dans la peinture vraie du malheur, ce qui suscite la beauté, c'est LA LUMIERE DE LA JUSTICE dans l'attention de celui qui a tracé le tableau [Simone WEIL parle ici de l'artiste, peintre ou écrivain, qui peint ou décrit le malheur], attention rendue contagieuse par la beauté.
 
De Léon BLOY, dans Méditation d'un solitaire :
On est toujours du bon côté quand on est avec ceux qui souffrent la persécution et l'injustice.
 
De Simone WEIL, dans La source grecque :
L'homme doit subir ce qu'il ne veut pas, il doit se trouver soumis à la nécessité.
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Et maintenant, mes commentaires. Il m'est évident que les Veilleurs font le pari de la Beauté, de l'Espérance et de la LIBERTE. CAMUS a bien vu à quoi sert la BEAUTE. J'ajouterai ceci qu'il se peut que la douleur ET la liberté soient simultanément servies par elle. C'est bien, ce me semble encore, l'expérience que nous faisons en face d'un pouvoir qui paraît aveugle, sourd, arrogant, et en fin de compte malfaisant pour l'esprit public.
 
Comme René CHAR a raison. Il faut avoir entendu chanter l'hymne des Veilleurs dans la nuit pour sentir le poids symbolique de la beauté dans les ténèbres de la pensée ; il faut avoir vu ces centaines de lumignon lentement se consumer pour comprendre que rien ni personne ne parviendra à éteindre les fragiles lumières de ceux qui croient que la non violence, l'argumentation forte, le respect de ceux qui ne pensent pas comme eux et la résolution inébranlable de lutter contre le mensonge sont au cœur d'une résistance citoyenne et pacifique.
 
Avec Léon BLOY, j'étendrai mon empathie à tous ceux qui chez nous comme ailleurs dans le monde sont persécutés et souffrent pour la justice. La justice n'est pas écrite dans le Capital, ni dans les discours de JAURES, ni du reste dans ceux de Louis VEUILLOT ou de Maurice BARRES. La justice est bien au-dessus des mots. Et on peut en trouver les racines lumineuses dans la Parole de Celui qui a dit : JE SUIS.
 
Avec ma très chère Simone, je dis que nos petites lumières dans la nuit témoignent de notre lutte contre l'iniquité, qu'elles disent en effet que nous subissons ce qui peut paraître une nécessité (la loi inique est votée et promulguée) mais que nous pouvons subsumer cette nécessité en étant présent à nous-même, en modifiant notre regard sur les autres, en nous décentrant. Voilà ce qui fait la BEAUTE du monde : c'est l'homme debout, relié à ses semblables. La meilleure preuve que la BEAUTE est une source de salut, est l'insistance  avec laquelle les médias ne cessent de raconter les horreurs, les crimes, les guerres, comme si, pour en souligner l'effroyable existence, ils s'appuyaient en arrière plan sur un socle, supposé partagé par l'humanité entière qui serait celui du Bien dont ils seraient les définisseurs. Perspective moralisante et de ce fait vouée à l'échec (j'ai compris cela il y a peu).
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Enfin, de façon qu'on ne m'attribue pas un savoir encyclopédique que je suis très, très, très loin d'avoir, je signale que j'ai glané ces citations dans le livre merveilleux de Jean-François THOMAS : Simone Weil et Edith Stein. Malheur et Souffrance. (Préface de Gustave THIBON), Editions Culture et Vérité, Série Présence N°8, Namur, 1992.