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jeudi 9 août 2018

Jeudi 09 août 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Sur la beauté et sa source


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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L’ART, LA BEAUTÉ ET L’AMOUR.
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"À quoi l’art servirait-il, s’il ne nous rendait mieux capable d’aimer."
In
Jean BASTAIRE.
Court traité d’innocence. Suivi de Péguy et l’enfance et de Lettre à une comédienne sur l’adolescence et l’amour. Collection Le Sycomore.
Éditions Lethielleux, Paris/Culture et vérité, Namur, 1977. (Page 81.)
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CONTREPOINT D’ANDRÉ FROSSARD.
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"Il faut que Dieu existe pour que nous puissions dire qu’une chose est belle, même quand nous fermons les yeux. Car la beauté des choses tient au souvenir qu’elles conservent de lui, et elles sont laides dans la mesure où elles l’ont oublié."
In
André FROSSARD.
Dieu en question. Chapitre : « Peut-on dire d’une chose qu’elle est belle ? » (Page 60.)
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COMMENTAIRES EN PASSANT.
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Philippe MURAY, sur les réflexions duquel nous reviendrons bien vite, a très bien identifié la nature et l’origine du vide esthétique qui remplit – si l’on peut dire – le festival in d’Avignon, ordonnancé par un génie du néant théâtral qu’est monsieur Olivier PY.
Le parieur bénédictin sait que la beauté prend sa source dans le sein de Dieu et s’y réfugie aux moments sombres ou sombre la culture. Et tandis qu’une foule hallucinée regarde sans comprendre des transgenres raconter leur histoire dans la cour du palais des papes, il n’y qu’un ou deux visiteurs pour contempler, muets d’admiration, la vierge de Boticelli et tous les autres trésors que recèle le Musée du petit Palais.
Ils disent qu’ils défendent la culture populaire ! Oui, ils disent cela, alors qu’ils barrent au peuple la route qui mène au sublime, à coup de subventions aveugles et de juteux blasphèmes. Les pauvres ! Les misérables ! Il faut les plaindre, et, si l’on en a la patience et le désir, prier pour la conversion de leur regard sur le monde.
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LIENS UTILES.
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Le réel est ce qui résiste. Supprimez le mot, vous ne supprimerez pas le réel.


Ira-t-il jusqu’au bout ?


Cette page sur l’affaire Benalla a été SUPPRIMÉE ! Pourquoi ?, par qui ?


Mais celle-là existe toujours.


Et celle-là aussi (avec un peu d’humour).


Une nouvelle affaire ?


Je me pose tout de même la question. Pourquoi sortir tout ça maintenant, alors que les faits sont connus depuis longtemps ?

Chronique des cinglés (suite et hélas pas fin !)


Et pour se rafraîchir la mémoire.




lundi 3 juillet 2017

03 juillet 2017. Nouvelles de la Dissidence. Plus que jamais, soyons dissidents !

Nous poursuivons notre chemin avec François CHENG, dans un de ses plus récents livres, intitulé : Œil ouvert et cœur battant. Comment envisager et dévisager la beauté (Collège des Bernardins/Desclée de Brouwer, Paris et Perpignan, 2016). L’ouvrage reprend une conférence prononcée par l’Académicien au Collège des Bernardins le 5 novembre 2010. Il s’ouvre sur un très bel avant-propos rédigé par Antoine GUGGENHEIM.
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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"À mes yeux, c’est avec ce fait de l’unicité des êtres que commence la possibilité de la beauté. Chaque être n’est plus un robot parmi les robots, ni une simple figure au milieu d’autres figures. L’unicité transforme chaque être en présence, laquelle, à l’instar d’une fleur ou d’un arbre, n’a de cesse de tendre, dans le temps, vars la plénitude de son éclat singulier, qui est la définition même de la beauté. En tant que présence, chaque être est virtuellement habité par la capacité à la beauté, et surtout par le « désir de beauté ». Répétons-le : à première vue, l’univers n’est peuplé que d’un ensemble de figures ; en réalité, il est peuplé d’un ensemble de présences. C’est à cause de cela d’ailleurs que naît chez les humains la possibilité du langage qui nomme toutes choses et qui désigne « je » et « tu ». À partir du langage, l’homme, quand il ne sombre pas dans le mal, entre dans un processus qui l’élève jusqu’à le transfigurer, en affinant l’amour, en enrichissant ses créations." (Page 21)
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2. COMMENTAIRES.
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Tout est dit, et de manière presque définitive, dans ce court paragraphe. Considérer les êtres humains comme membres de la masse ou comme une masse, c’est condamner à mort la beauté ; ça nous a valu l’architecture stalinienne et les grands ensembles de nos banlieues, la naissance de toutes les idéologies, de tous les totalitarismes, la négation de la personne ou du bien commun (qui consiste, on l’a déjà dit, à créer les conditions sociales permettant à chaque être humain d’atteindre la fin qui lui est due) remplacée par la notion d’individu et d’intérêt général lequel est défini anonymement par des « spécialistes » ou des « experts », au-dessus des conditions qu’ils imposent à leur semblable par leur inattaquable arrogance et leurs savoirs inoxydables.
Il est grand temps de revenir à une anthropologie un peu plus saine. François CHENG nous y aide. Je vous invite à cet égard à lire un remarquable billet sur le site 
http://alarecherchedutempspresent.fr/.../de-lame-de.../. Son auteur y parle du travail de François CHENG sur l’âme. Il s'agit d'une contribution essentielles à la compréhension de cet auteur.
Par ses réflexions, l'Académicien nous invite, à sa manière, à être plus que jamais dissidents de ce monde en folie.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Jupiter, Hermès ! et maintenant Simone Veil avec eux au Panthéon ?

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Dehors le foutriquet ATTALI !


Je n'arrive pas à comprendre comment un tel imbécile (au sens de BERNANOS) peut hypnotiser à ce point les gogos.
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Nous résisterons ! Lisez Causeur, un des derniers journaux libres.


A propos du système Macron !


Si par malheur, le Président MACRON ouvrait les querelles sociétales, il soulèverait des résistances et des manifestations d'une ampleur inégalée.
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J’ignorais ce que signifiait le « manspreading » ! Me voilà averti


Pauvre pays où l’on check ses mails, on cherche des sponsors, ou des followers sur Twitter, avant de liker un post !
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La régression égoïste !

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Qu'elle n'attrape pas froid surtout !

Ségo, nommée ambassadrice des Pôles !

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Et si on en faisait autant des mosquées chez nous ?

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Pas de Droits de l’homme sans nature humaine.

Voir cette vidéo de Rémi BRAGUE.

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Et enfin, à lire absolument cet avis :


dimanche 2 juillet 2017

02 juillet 2017. Nouvelles de la Dissidence. Voyage à travers le mal et la beauté !

Nous commençons un cycle consacré à un très grand écrivain, François CHENG, et plus particulièrement à un de ses plus récents livres, intitulé : Œil ouvert et cœur battant.Comment envisager et dévisager la beauté (Collège des Bernardins/Desclée de Brouwer, Paris et Perpignan, 2016). L’ouvrage reprend une conférence prononcée par l’Académicien au Collège des Bernardins le 5 novembre 2010. Il s’ouvre sur un très bel avant-propos rédigé par Antoine GUGGENHEIM.
Parmi les fidèles lecteurs de mes billets, il en est qui sont des artistes accomplis. Ils rentreront sans difficulté dans la profonde pensée de François CHENG. Les autres goûteront la langue superbe d’un homme arrivé en France en 1949 sans connaître un mot de notre langue. Ils apprécieront le génie littéraire d’un très grand spécialiste de la littérature, de la poésie, de la peinture et de la calligraphie chinoises.
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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Notre présence au monde peut nous paraître banale ou miraculeuse, selon la sensibilité de chacun. Mais tous, nous admettons qu’il y a un mystère. Nous n’étions pas là, et un beau jour, nous nous découvrons là, pour un laps de temps. Une fois plongés dans ce monde tel qu’il s’offre à nous, deux phénomènes, entre autres, nous frappent particulièrement, deux phénomènes extrêmes qui constituent pour ainsi dire des mystères dans le mystère, celui du mal et celui de la beauté." (Page 15.)
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2. COMMENTAIRES.
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Voyez comme en peu de mot le décor des mystères qui habitent la vie humaine est planté. Oui, il y a un mystère du mal comme il y a un mystère de la beauté qui en est en quelque sorte son contraire.
Dans de nombreux billets, j’avais déjà dénoncé l’imposture de l’art contemporain, depuis les monochromes d’Yves KLEIN, jusqu’aux abominations du Piss Christ ou de Cloaca. Et voilà qu’avec des mots simples, et justes, François CHENG nous plonge dans la réflexion la plus essentielle sur le mystère de la beauté. Au cours de cette semaine nous aurons l’occasion de voir comment il l’aborde. Mais pour illustrer son propos, je joins à ce billet deux reproductions d’œuvre d’art, et je vous laisse juge de ce qu’il convient d’appeler beau.


White on White (Malevich, 1918).png

Carré blanc sur fond blanc (MALEVICH, 1918)


Résultat de recherche d'images pour "peintures monochromes de l'époque song"

Une peinture monochrome de l’époque Song (GUO Xi)

Et voyez comment les informations diverses nous donnent à réfléchir sur le mystère du mal.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Sutor ne ultra crepidam.


Les hommages rendus à Simonne VEIL le sont au titre de sa loi autorisant l’avortement. Ils s’agit là de la plus mauvaise raison de rendre hommage à une femme courageuse, rescapée des camps de la mort, et dont la bouche n’a jamais proféré la moindre parole de haine pour ses bourreaux. En fait – et le dicton latin l’explique – cet hommage est le fait de gens incapables de voir plus haut que la hauteur de leurs chaussures. Certes, il y a plusieurs moyens de comprendre la phrase : Soit au sens impératif : cordonnier, pas au-delà de la chaussure ! Soit au sens constatif : le cordonnier ne voit pas au-delà de la chaussure. C’est en ce sens que je l’applique aux zélateurs, aux idolâtres, aux admirateurs d’une femme qui valait beaucoup plus et beaucoup mieux que sa loi, laquelle a permis la suppression de millions de vie depuis sa promulgation.
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Traduction de Jeanne SMITS

A propos de Charlie GARD que la CEDH autorise à tuer, contre l'avis des parents qui ont les moyens de le prendre en charge autrement qu'en acceptant sa mort inéluctable.


Traduit par Jeanne SMITS.

 "Nous sommes arrivés au terminus de la culture de mort. Ce sont les institutions publiques, les tribunaux qui décident si un bébé a ou non le droit de vivre. Y compris en allant contre la volonté des parents. Nous avons touché le fond de la barbarie. Sommes-nous les enfants des institutions, et leur devons-nous la vie ? Pauvre Occident : il a rejeté Dieu et sa paternité est aujourd’hui baillée à la bureaucrate ! L’ange de Charlie voit la Face du Père. Arrêtez, au nom de Dieu. Sans quoi je vous dirai avec Jésus : « il vaudrait mieux que l’on vous attache une meule autour du cou et qu’on vous jette au plus profond de la mer. »"

Mystère absolu du mal ! Alors on pense au prophète Isaïe (Is 5, 20-30) :

20 Malheur à ceux qui appellent le mal bien et le bien mal; qui font des ténèbres la lumière, et de la lumière les ténèbres; qui font l'amer doux, et le doux amer! 
21 Malheur à ceux qui sont sages à leurs yeux et intelligents à leur propre jugement! 
22 Malheur à ceux qui sont forts pour boire le vin, et vaillants pour mêler la boisson forte!
23 Qui justifient le coupable pour un présent, et ravissent aux justes leur droit! 
24 Aussi, comme le feu dévore le chaume, et comme la flamme consume l'herbe sèche, leur racine tombera en pourriture et leur fleur s'en ira en poussière; car ils ont rejeté la loi de l'Éternel des armées, ils ont méprisé la parole du Saint d'Israël. 
25 Aussi la colère de l'Éternel s'embrase contre son peuple. Il étend la main sur lui, il le frappe, et les montagnes en tremblent; leurs cadavres sont comme le fumier au milieu des rues. Malgré tout cela, sa colère ne s'arrête pas, et sa main est toujours étendue. 
26 Il élève une bannière vers les peuples éloignés; il siffle pour en appeler un du bout de la terre; et voici, rapide et prompt, il arrive. 
27 Nul n'est fatigué, nul ne chancelle; nul ne sommeille ni ne dort; nul n'a la ceinture de ses reins déliée, ni la courroie de ses souliers rompue. 
28 Ses flèches sont aiguës; tous ses arcs sont tendus; le sabot de ses chevaux ressemble au caillou, et ses roues à l'ouragan. 
29 Il a le rugissement de la lionne; il rugit comme les lionceaux; il gronde, et saisit la proie; il l'emporte, et nul ne la sauve. 
30 En ce jour-là, il grondera contre Juda, comme gronde la mer. Qu'on regarde vers la terre: voici les ténèbres et l'angoisse; la lumière est obscurcie par les nuées.



mardi 11 octobre 2016

11 octobre 2016. Nouvelles de la Résistance. Amour et beauté sont les deux visages de la maternité. Tous à Paris le 16 octobre

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Non, non, non et non ! Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"La beauté des mères dépasse infiniment la gloire de la nature. Une beauté inimaginable, la seule que vous puissiez imaginer pour cette femme attentive aux remuements de l’enfant. La beauté, le Christ n’en parle jamais. Il ne fréquente qu’elle, dans son vrai nom : l’amour. La beauté vient de l’amour comme le jour vient du soleil, comme le soleil vient de Dieu, comme Dieu vient d’une femme épuisée par ses couches. Les pères vont à la guerre, vont au bureau, signent des contrats. Les pères ont la société en charge. C’est leur affaire, leur grande affaire. Un père c’est quelqu’un qui représente autre chose que lui-même en face de son enfant, et qui croit à ce qu’il représente : la loi, la raison, l’expérience. La société. Une mère ne représente rien en face de son enfant. Elle n’est pas en face de lui mais autour, dedans, dehors, partout. Elle tient l’enfant levé au bout des bras et elle le présente à la vie éternelle. Les mères ont Dieu en charge. C’est leur passion, leur unique occupation, leur perte et leur sacre à la fois. Être père c’est jouer son rôle de père. Être mère c’est un mystère absolu, un mystère qui ne compose avec rien, un absolu relatif à rien, une tâche impossible et pourtant remplie, même par les mauvaises mères. Même les mauvaises mères sont dans cette proximité de l’absolu, dans cette familiarité de Dieu que les pères ne connaîtront jamais, égarés qu’ils sont dans le désir de bien remplir leur place, de bien tenir leur rang. Les mères n’ont pas de rang, pas de place. Elles naissent en même temps que leurs enfants. Elles n’ont pas, comme les pères, une avance sur l’enfant ― l’avance d’une expérience, d’une comédie mainte fois jouée dans la société. Les mères grandissent dans la vie en même temps que leur enfant, et comme l’enfant est dès sa naissance l’égal de Dieu, les mères sont d’emblée au saint des saints, comblées de tout, ignorantes de tout ce qui les comble."
In
Christian BOBIN.
Le Très-Bas. (Collection Folio, no 2681.)
Gallimard, Paris, 2005 (date d’impression du présent tirage).
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2. COMMENTAIRES.
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A-t-on, de nos jours, jamais mieux parlé d’une mère que ne le fait Christian BOBIN ? Je ne le crois pas. Il serait bon que tous les promoteurs de la GPA, de la PMA, tous les transgresseurs de l’amour lisent ces lignes pour qu’enfin leurs yeux s’ouvrent.
S’ils savaient ce qu’est une mère, il ne s’aviserait pas de confier un petit bébé à un couple d’homme, ou de l’arracher du sein de celle qui l’a porté, au motif qu’ils l’on payée pour ça. Il y a une laideur intrinsèque, la laideur satanique pour bien la nommer, attachée à ces pratiques.
C’est pourquoi j’irai manifester le 16 octobre, pour défendre à la fois l’amour et la beauté. Ce ne sont pas les pitoyables tentatives de madame Petra de SUTTER au parlement européen, ou les grossières invectives de monsieur Pierre BERGÉ qui me feront changer d’avis.
J’invite tous mes lecteurs, parisiens ou non, à faire le déplacement à PARIS, le 16 octobre (rendez-vous Porte Dauphine à 13 h 30), pour manifester leur opposition formelle à toutes les initiatives qui permettraient ou légaliseraient cette honte. Ce n’est du reste qu’un début. S’il le faut, les citoyens inaugureront une autre forme de résistance, plus incisive envers ces apprentis sorciers. Et comme le dit si bien TOCQUEVILLE, « pour moi, quand je sens la main du pouvoir qui s’appesantit sur mon front, il m’importe peu de savoir qui m’opprime, et je ne suis pas mieux disposé à passer ma tête dans le joug, parce qu’un million de bras me le présentent ». Cela s’appelle l’objection de conscience, elle me donne, elle vous donne le droit imprescriptible de désobéir.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Du collectif On ne Lâche Rien, (Liberté Politique)
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Appel des enfants syriens à la paix : du site Riposte catholique.

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Demain, à Maisons-Laffitte, Gare du RER, 20 h 40, les Veilleurs ! Qu'on se le dise.
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lundi 13 avril 2015

13 avril 2015. Une plongée dans la beauté pure !


De YUN Shouping (恽 寿 平), ce texte superbe sur la peinture. Il a été relevé et traduit par François CHENG dans son livre Souffle-Esprit. Textes théoriques chinois sur l'art pictural. (Collection "Points", série Essais, Editions du Seuil, Paris, 1989) :

"Chant des pins qui palpitent, chant de l'eau qui s'écoule, nuage blanc survolant la cime sans se disperser, haut pic rejoignant le ciel sans s'arrêter... Tout cela forme un univers autre - autre aussi le soleil et la lune. J'y fais des randonnées sans limites ; je m'y perds sans regret."

La peinture monochrome à l'encre de Chine est probablement une des plus belle forme picturale que l'on puisse concevoir et réaliser en matière de paysage. Elle exprime l'inexprimable, avec un sens de la nature profondément émouvant. L'esprit de l'homme est sublimé par cet effort de pureté, de simplicité. En Occident, je ne vois guère, comme équivalent en matière de souffle et d'esprit que les peintures des primitifs italiens, hollandais et flamands. Certes, MONET ou SISLEY ont peint des chefs-d'oeuvre et je les admire et les aime, mais aucun des tableaux de ces grands peintres, ne suscite en moi cette aspiration à l'infini, ne me soulève l'âme et l'esprit comme l'une de ces peintures.

Voici quelques exemples de ces tableaux, choisis parfaitement a hasard. Tous sont des merveilles d'équilibre. Curieux paradoxe qui, en nous montrant souvent les cimes des majestueuses montagnes, nous plonge dans les plus intimes profondeurs de l'art et de la beauté pure. Que voulez-vous, je préfère les monochromes des peintres chinois au tableau tout bleus ou tout vers de KLEIN, appelés eux aussi monochromes, sans compter les Piss Christ, Cloaca et autre plug anal des imposteurs occidentaux contemporains.

Paysage monochrome de GUO Xi




Arbre  desséché et rocher bizarre de SU Dongbo


Rochers élégants et arbres bizarres de ZHAO Mengfu


Paysage par SHI Tao

Shitao05.jpg


Paysage par un anonyme.


Et dans un petit article annexe de son ouvrage, François CHENG dit ceci à propos de la peinture chinoise : "[...]. La création artistique, plus qu'un agrément ou un exutoire, est une forme d'accomplissement pour l'homme. Dans cette optique, l'idée du beau dans l'art est inévitablement liée à celle du vrai. Etant entendu cependant que ni le beau ni le vrai ne sont une donnée figée dans un état statique, l'un comme l'autre ayant une source commune qui est, comment ne pas l'affirmer une fois de plus, le Souffle."

Il est tout de même intéressant de constater que, dans la Bible en général, et dans l'Evangile en particulier, l'Esprit de Dieu, l'Esprit Saint est également appelé Souffle. Ne nous laissons par berner comme des gogos par ces bateleurs de foire commandités par les galeries en quête de bonne fortune (dans tous les sens du terme). Examinons avec honnêteté les émotions suscitées en notre psuché par les oeuvres qui nous sont présentées comme oeuvre d'art. Notre intuition est en cette matière très supérieure à celle des commissaires priseurs !

mercredi 20 novembre 2013

La beauté sauve le monde ; une référence et pas de commentaire, un saut dans le mystère, troisième billet du 20 novembre 2013

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Chers tous, écoutez cette enfant de 9 ans, religieusement, faites silence en vous, et laissez vous saisir par la beauté, la puissance et la justesse de cette voix. Je ne dirai rien de plus.

http://www.youtube.com/watch?v=cWWqp-IVfb8&feature=player_embedded

jeudi 11 juillet 2013

Nouvelles de la Résistance ; ma nuit du 10 au 11 juillet 2013, deuxième billet du 11 juillet 2013

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Nous sommes arrivés hier soir, Antoine et moi-même, par la Rue du Renard, juste derrière le Centre Pompidou. Petit virage à gauche, et débouché sur l'esplanade de BEAUBOURG devant l'entrée du Musée. Plus de 500 personnes étaient assises déjà. Il était 21 h 40. Un très léger cordon de policiers nous séparait d'un groupe d'"antifas", d'une cinquantaine de personnes ; elles étaient solidement encadrées par un cordon de policier plus épais. Voilà qui ne les empêchaient pas de vociférer, de lancer des injures, de chanter des chansons obscènes ou l'Internationale. alors il y a eu cette intervention extraordinaire d'une des animatrices de la soirée : une invitation lancée aux Veilleurs présents pour aller dialoguer avec ceux qui pendant une heure au moins n'auront de cesse de perturber par le bruit notre silence. Le profil de ces médiateurs potentiels est défini : bienveillance, ouverture d'esprit, écoute, sens du dialogue. Personnellement, je me serais bien proposé, mais je portais le sweat de la Manif pour Tous, et ce seul signe distinctif suffisait à me disqualifier, car il eût été pris pour une provocation. La contraste en ces vociférations, ces agitations, et le calme absolu des Veilleurs ne pouvait pas ne pas soulever la question de la puissance de la non violence.
 
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Le thème de la soirée était l'Art, la beauté. Un peu derrière nous à droite du rassemblement, un contestataire criait "on s'en  fout" ou encore "ta gueule" (ou quelque chose d'approchant) tandis que tel ou tel lisait un texte (PERREC, ARAGON) ou exposait les deux conceptions opposées de l'art : l'art au service de la politique, qui ne cherche pas à plaire mais à blesser (selon la théorie de CASTELLUCCI dont on nous lut l'interview) ; l'art comme esthétique. Philippe ARINO nous démontrera que l'art contemporain à la mode, tombe dans le kitsch ou dans le camp (?), se veut effectivement provocation politique, et est coupé totalement du réel. Tout l'art contemporain n'est pas de la même encre, heureusement, mais il est nécessaire de discerner. L'art à la mode n'est qu'imaginaire, et non point création de l'imagination. Il nous fut parlé de la nécessaire discrimination qu'il convient de faire entre l'art comme esthétique qui peut rendre aussi bien les réalités visibles que les réalités invisibles, et l'art comme provocation politique qui semble être le genre d'art contemporain privilégié par les médias, les galeristes et les spéculateurs.
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Nous avons pu entendre la chanson du déserteur, une magnifique chanson d'Yves DUTEIL sur l'affaire DREYFUS (sa maman était de la famille du capitaine honteusement accusé par des hommes sans foi ni loi, un homme amoureux de sa patrie et qui jamais ne la renia, et puis il y eut ce magnifique chant marane du fiancé s'adressant à sa fiancée, tandis que la foule des Veilleurs tenait un faux bourdon sur une note unique. Je ne puis pas rendre la totalité de ce que nous avons vécu hier soir. Moment de partage, de fraternité exceptionnel. Grégoire, l'un des animateurs, faisait circuler des reproduction de diverses œuvres artistiques. Et nous avons parlé aussi de l'art et de la politique, de VERDI et du chœur des esclaves de son NABUCCO, de l'exceptionnel moment vécu à l'Opéra de Milan qui dirigeait cet opéra, et, chose exceptionnel, accepta de le faire rechanter, la foule debout ainsi que les chœurs, comme hommage à la patrie italienne.
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Nous ne mesurons pas l'ampleur de la Révolution silencieuse qui est en train de s'opérer sous nos yeux. Il vient de se créer un mouvement appelé les Veilleurs de la République qui invite chaque citoyen, indépendamment de ses opinions politiques ou religieuses, à assister à toutes les séances publiques des différents Conseils, et, tout en se gardant d'intervenir, à  mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour défendre la justice, la vérité et le plus faible.
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Et puis, en cette dernière veillée de l'été, Axel nous a parlé de la marche des Veilleurs sur laquelle je vous donnerai tous les détails utiles. Si vous vous sentez aptes à donne un coup de main écrivez à veilleurs.benevoles@gmail.com
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Curieusement, le dispositif policier était des plus légers. Certes nous avons été encerclés à un moment donné, mais c'était plus pour nous protéger des antifas que pour d'autres raisons. Nous avons pu nous disperser, le cœur rempli d'espérance, sans problème, sur le coup d'1 h du matin. Figurez-vous que je suis rentré à pied, en compagnie d'Antoine, de BEAUBOURG à BOULOGNE. Discussion passionnante, animée, argumentée, entre deux amis ! Quelle soirée ! Quelle soirée !

mercredi 12 juin 2013

De la réelle beauté du monde, deuxième billet du 12 juin 2013

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Voici quelques extraits d'auteurs qui me sont très chers et qui tirent les lecteurs vers le haut.
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D'Albert CAMUS, dans le Discours d'Upsal :
Le beauté ne sert, à longue ou brève échéance, que la douleur ou la LIBERTE des hommes.
 
Du poète René CHAR, dans Fureur et mystère :
Dans nos ténèbres, il y a une place pour la Beauté. Toute la place est pour le Beauté.
 
De Simone WEIL, dans La condition ouvrière :
Dans la peinture vraie du malheur, ce qui suscite la beauté, c'est LA LUMIERE DE LA JUSTICE dans l'attention de celui qui a tracé le tableau [Simone WEIL parle ici de l'artiste, peintre ou écrivain, qui peint ou décrit le malheur], attention rendue contagieuse par la beauté.
 
De Léon BLOY, dans Méditation d'un solitaire :
On est toujours du bon côté quand on est avec ceux qui souffrent la persécution et l'injustice.
 
De Simone WEIL, dans La source grecque :
L'homme doit subir ce qu'il ne veut pas, il doit se trouver soumis à la nécessité.
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Et maintenant, mes commentaires. Il m'est évident que les Veilleurs font le pari de la Beauté, de l'Espérance et de la LIBERTE. CAMUS a bien vu à quoi sert la BEAUTE. J'ajouterai ceci qu'il se peut que la douleur ET la liberté soient simultanément servies par elle. C'est bien, ce me semble encore, l'expérience que nous faisons en face d'un pouvoir qui paraît aveugle, sourd, arrogant, et en fin de compte malfaisant pour l'esprit public.
 
Comme René CHAR a raison. Il faut avoir entendu chanter l'hymne des Veilleurs dans la nuit pour sentir le poids symbolique de la beauté dans les ténèbres de la pensée ; il faut avoir vu ces centaines de lumignon lentement se consumer pour comprendre que rien ni personne ne parviendra à éteindre les fragiles lumières de ceux qui croient que la non violence, l'argumentation forte, le respect de ceux qui ne pensent pas comme eux et la résolution inébranlable de lutter contre le mensonge sont au cœur d'une résistance citoyenne et pacifique.
 
Avec Léon BLOY, j'étendrai mon empathie à tous ceux qui chez nous comme ailleurs dans le monde sont persécutés et souffrent pour la justice. La justice n'est pas écrite dans le Capital, ni dans les discours de JAURES, ni du reste dans ceux de Louis VEUILLOT ou de Maurice BARRES. La justice est bien au-dessus des mots. Et on peut en trouver les racines lumineuses dans la Parole de Celui qui a dit : JE SUIS.
 
Avec ma très chère Simone, je dis que nos petites lumières dans la nuit témoignent de notre lutte contre l'iniquité, qu'elles disent en effet que nous subissons ce qui peut paraître une nécessité (la loi inique est votée et promulguée) mais que nous pouvons subsumer cette nécessité en étant présent à nous-même, en modifiant notre regard sur les autres, en nous décentrant. Voilà ce qui fait la BEAUTE du monde : c'est l'homme debout, relié à ses semblables. La meilleure preuve que la BEAUTE est une source de salut, est l'insistance  avec laquelle les médias ne cessent de raconter les horreurs, les crimes, les guerres, comme si, pour en souligner l'effroyable existence, ils s'appuyaient en arrière plan sur un socle, supposé partagé par l'humanité entière qui serait celui du Bien dont ils seraient les définisseurs. Perspective moralisante et de ce fait vouée à l'échec (j'ai compris cela il y a peu).
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Enfin, de façon qu'on ne m'attribue pas un savoir encyclopédique que je suis très, très, très loin d'avoir, je signale que j'ai glané ces citations dans le livre merveilleux de Jean-François THOMAS : Simone Weil et Edith Stein. Malheur et Souffrance. (Préface de Gustave THIBON), Editions Culture et Vérité, Série Présence N°8, Namur, 1992.
 
 

mercredi 26 octobre 2011

Tite-Live toujours actuel

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TITE-LIVE disait de ses compatriotes nec mala nec remedia pati possent ; ils ne peuvent souffrir ni les maux [sous-entendu "qui les accablent"], ni les remèdes [sous-entendu "qui les en délivreraient"]. J'ai trouvé cette citation, que j'ignorais, dans l'introduction d'un ouvrage tout à fait remarquable de René GILLOUIN,  L'homme moderne, bourreau de lui-même, paru aux éditions du Portulan, Paris, 1951.
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Peu avant le petit extrait que je désire vous communiquer, GILLOUIN parle de ces "minorités dynamiques qui se sont arrogées le droit d'écrire, de parler, d'agir [au nom des peuples], et soit de les conduire (c'est le principe de la führung) soit, en apparence du moins, de les suivre ('il faut bien que je les suive puisque je suis leur chef', selon l'immortelle formule attribuée à LEDRU-ROLLIN)".

Et de poursuivre (c'est l'extrait que je désire commenter) :

"Il est clair que de  ces minoritrés dynamiques, qu'on pourrait aussi bien qualifier de médiocrités agissantes, il n'y a pas grand'chose à attendre, pour la bonne raison que le premier effet d'une 'vraie politique' serait de mettre un terme, du moins des bornes assez strictes à leur curieuse industrie, la plus florissante des temps modernes, la seule qui ne connaisse pas de crises, celle qui consiste, de mèche avec le capitalisme ou en concurrence avec lui, dans l'exploitation des peuples par leurs élus, des masses par leurs chefs : car tel est le secret ressort des régimes représentatifs, qu'ils soient libéraux ou dictatoriaux, limités ou totalitaire."
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Et  c'est ainsi qu'en pleine crise de la dette souveraine, il paraîtrait que les responsables politiques (socialistes ; mais libéraux eut donné le même résultat) grecs ont commandé 400 (quatre cents) chars ABRAMS aux États-Unis (et oui !), et qu'ils vont pouvoir se payer ce petit luxe avec l'argent que nous nous apprétons à mettre à leur disposition, l'argent des contribuables (aide des états) et des épargnants (aide des banques). Le correspondant alsacien et un ami cher, lui aussi alsacien qui m'ont fait parvenir cette information donnent le lien suivant :


Je n'ai pas encore été vérifier la véracité de cette information. Mais j'ai vu le site, et il est formel. La commande se monte à 1,28 milliards d'euros. Si l'information est confirmée, nous exigeons des gouvernements européens qu'ils fassent annuler cette commande, honteuse à un double titre : acheter des armes quand on est dans une telle panade est une provocation pour le peuple grec et les peuples européens ; les acheter à un pays dont les grossiums conspirent depuis des mois pour détruire la crédibilité de l'euro est un scandale qui risque de nous précipiter dans un rejet massif et définitif de cette grande pétaudière, ingouvernable qu'est devenue l'Europe à 27 ! Comme le père UBU, je dis et redis : Merdre !
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En tout cas, je trouve que GILLOUIN, en prophète, décrit fort bien les tares du système soi-disant démocratique dans lequel nous sommes censés vivre heureux et respirer le bon air de la liberté. Et l'auteur de paye même le luxe de citer BOILEAU rectifié par BAINVILLE :

"Rien n'est beau que le vrai. Le vrai n'est pas aimable !" J'aime ici à vous redire ici ce que disait TITE-LIVE et que je citais dans l'introduction de ce billet : nec mala nec remedia pati possent.
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Mes lecteurs habituels excuseront le retard que j'ai mis à publier ce billet.
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vendredi 30 septembre 2011

La voie de la beauté

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Des porteurs de valise de billets de banque, un très haut responsable de la police judiciaire de LYON soupçonné de trafic de drogue, de corruption et de connivence avec des trafiquants sud-américains, un Magistrat susceptible d'être mis en examen pour avoir demandé, illégalement dit-on, qu'on lui communique des factures de téléphonie mobile (les fameuses fadettes), un Président de Conseil Général mis en examen - "pour la première fois dans l'histoire de la République" clame Arnaud MONTEBOURG dans les rues de MARSEILLE - sous le chef "d'association de malfaiteurs", un Député-maire, celui de SARCELLES, que l'on suppose être en lien avec des malfrats corses, un ex-Président du FMI formellement accusé de tentative de viol - j'ai entendu Tristane BANON hier soir sur TF1 et je l'ai trouvée assez convaincante - et qui, après la confrontation avec sa victime supposée, sort des locaux de la justice d'un air goguenard, voilà le triste spectacle qu'offrent aux Français des personnages investis des hautes responsabilités qu'ils leur ont délégués, directement ou non, par leur vote. Il y aurait de quoi désespérer de l'humanité en général, et des élites françaises en particulier. Le pouvoir et l'argent rendent fous ; les vertus supposées de la démocratie sont mises en doute par un nombre croissant de nos concitoyens ; le système semble bien être à bout de souffle.
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Mais il y a la beauté, cette seconde voie qui peut aider l'homme à rencontrer Dieu. J'en ai fait l'expérience hier encore lors de la visite du Musée des Beaux-Arts de LYON : exceptionnel ensemble architectural ; collections de peintures (le seul département que j'ai pu voir, en raison du peu de temps que m'avaient imparti les nécessités du voyage) de premier plan. Une vierge à l'enfant de Quentin METSYS, presque à l'entrée de la salle consacrée au XVIe siècle, laisse sans voix. Quelle douceur dans le regard ; de longs cheveux blonds descendent le long du buste de la jeune femme ; elle porte des habits à la fois simples et superbes. La disposition de la peinture fait émerger la saisissante splendeur de l'oeuvre : le portrait est enserré dans les étroites limites d'un cadre arrondi vers le haut et de part et d'autre, deux sortes de petits vantaux sombres, et dépourvus de peinture font briller par contraste l'exceptionnelle clarté qui rayonne de ce portrait. Que dire du très célèbre portrait de François d'ASSISE par ZURBARAN ? Il est le reflet de toute la rudesse de l'ESPAGNE ; il rend bien les conditions très particulières qui ont inspiré le peintre (je n'en dis pas plus ; aller le voir). De superbes Philippe de CHAMPAIGNE dont une Cène extraordinaire. Au premier plan à gauche, Judas, chaussé de ces sandales qui ressemblent à des tongs, le regard dur et déjà perdu, avance la jambe droite comme pour barrer la route de la vie au spectateur ; il tient une bourse à la ceinture. Est-celle de la petite communauté des Apôtres ? Est-ce le prix de sa trahison ? Sur la nappe, à la blancheur est éclatante et dont les plis réguliers témoignent qu'elle vient d'être comme repassée, un pain et une sorte de calice. Le très jeune Jean incline sa tête vers Jésus, et Pierre, de l'autre côté regarde son Maître d'un air protecteur, comme s'il ignorait qu'il le renierait dans quelques heures ! Et puis il y a cette salle entièrement consacrée au "Poème de l'âme" : dix-huit toiles de même grandeur par un peintre que je ne connaissais pas, Louis JANMOT, un peintre qui se rattache selon moi à l'école de PUVIS de CHAVANNES ou de Maurice DENIS, en aussi bien sinon en mieux : impossible de décrire ces tableaux à fort contenu symbolique : le printemps, le mauvais sentier notamment. Ce ne sont pas des scènes religieuses, mais ils expriment toute la richesse de la vie intérieure de ce très grand peintre, lyonnais si je ne m'abuse. Ne parlons pas des MONNET (ah ! ce tableau de l'époque londonienne !), de la "jeune fille au ruban bleu" de RENOIR, des FANTIN-LATOUR, des MANNET, des DEGAS, des Berthe MORIZOT, dont beaucoup ont été légués au Musée par Jacqueline DELUBAC une des (nombreuses) épouses de Sacha GUITRY.
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Ci-dessous, la Vierge à l'enfant de Quentin METSYS.

Vierge à l’Enfant entourée d’anges - Quentin Metsys
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Une visite qui permet de respirer dans l'azur. Dans le jardin du Palais Saint-Pierre, avant que nous ne rentrions dans le Musée, nous avons vu des classes d'enfants, documents en mains, s'affairant dans les allées du cloître ou dans les bosquets du jardin, à la recherche d'une statue de bronze dont ils doivent trouver l'auteur (en l'occurrence BOURDELLE), d'un médaillon, du détail d'une sculpture. Deux jeunes gamins, aux yeux pétillants de malice, pleins d'entrain et d'ardeur au jeu passent devant nous. Nous les aidons ; ils sont fascinés et veulent gagner à ce jeu qu'ont organisé pour eux leurs instituteurs (ils sont en CM2) avec des parents. Ces deux jeunes garçons sont d'origine maghrébine ; ils sont délicieux de spontanéité et pleins de vie. Décidément, l'école est bien un lieu d'intégration et de lien social quand elle ne se mêle pas de politique ou d'idéologie, mais ne cherche que le biens des enfants. Honneur et gratitude à ces enseignants de SAINT-FONS !
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Ci-dessous, Le Printemps de Louis JANMOT. Je n'ai pas pu insérer une image plus grande !