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jeudi 15 novembre 2018

Jeudi 15 novembre 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Dérision médiatique, chemin direct vers la servitude !


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A lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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ALBERT CAMUS PARLE DE LA PRESSE.
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"À une ou deux exceptions près, le ricanement, la gouaille et le scandale forment le fond de notre presse. À la place de nos directeurs de journaux, je ne m’en féliciterais pas. Tout ce qui dégrade la culture raccourcit les chemins qui mènent à la servitude. Une société qui supporte d’être distraite par une presse déshonorée et par un millier d’amuseurs cyniques, décorés du nom d’artiste, court à l’esclavage malgré les protestations de ceux-là mêmes qui contribuent à sa dégradation."
(Entretien donné à la revue Caliban, 1951 ; il est assez piquant de voir que Le Monde a consacré un article à cette contribution de CAMUS.
Cf. https://www.lemonde.fr/afrique/article/2012/03/18/les-devoirs-du-journaliste-selon-albert-camus_1669779_3212.html).
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CONTREPOINT DE JEAN-CLAUDE GUILLEBAUD.
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"Lui non plus [il s’agit de PÉGUY] n’a jamais raté une occasion de récuser la dérision et ceux qu’ils appellent les blagueurs. Dans son livre le plus connu, Notre jeunesse, il assure qu’on « ne fonde aucune culture sur la dérision », et que « le sarcasme et l’injure sont des barbaries. À mes yeux, aujourd’hui comme jadis, les blagueurs dénigrent d’abord ceux qui croient à quelque chose ou à quelqu’un. Ils jugent plus avisé ― ou plus prudent ― de ne pas croire. Est-ce un réflexe défensif ? Une façon de camoufler ce que Régis DEBRAY appelle le « cynisme de l’acquiescement » ? Je ne sais pas.
"Reste que lesdits railleurs ont pris le pouvoir médiatique. Un parti pris de rigolade colonise la plupart des radios et des télévisions. La directrice d’une radio publique en avait même fait, en 2016, une « stratégie d’audience ». Soyez punks ! avait-elle demandé à ses troupes [Il s’agit de Laurence BLOCH.
Cf. https://www.lemonde.fr/culture/article/2014/06/13/laurence-bloch-soyez-un-peu-punk_4433739_3246.html ; note personnelle ]. On entendit, et l’on entend toujours, des humoristes intervenir du matin au soir sur les ondes, mêlés aux commentateurs et aux journalistes. La plupart paraissent soucieux jusqu’à l’obsession de ridiculiser la croyance en général et la foi en particulier. C’est la cible du moment."
In
Jean-Claude GUILLEBAUD.
La foi qui reste. (Page 44.)
L’iconoclaste, Paris, 2017.
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COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Dans mon billet du 12 novembre, j’évoquais les Yann MOIX, Yann BARTHÈS, Laurent RUQUIER et consorts. Je devrais y ajouter Stéphane GUILLON. Il ne s’agit pas de tomber dans la vengeance et de désigner du doigt ces faux humoristes qui se croient drôles et ne sont que vulgaires. Toute cible leur est bonne pour tenter de nous faire rire, surtout, du reste, les chrétiens en général et les catholiques en particulier, sans compter Donald TRUMP (à qui monsieur BARTHÈS déclare, dans un anglais très approximatif, qu’il peut aller se faire foutre) ou les policiers dont une représentante a été publiquement humiliée par monsieur MOIX lequel, avec l’élégance propre aux grands esprits de ce siècle lui faisait le procès de « ch… dans son froc » à l’idée d’aller se coltiner les banlieues difficiles. Elle n’est plus là pour lui répondre puisque, quelques jours après cette humiliation, elle se donnait la mort. MOIX a présenté ses excuses, et nous ne pouvons pas affirmer qu’il y a une relation directe entre cette humiliation et ce suicide. Mais tout de même ! Est-ce ainsi que les médias doivent agir ?
CAMUS l’a bien vu qui nous dit que la dérision des amuseurs publics nous conduit tout droit à la servitude. Le parieur bénédictin ne tourne pas ses adversaires en dérision. Il peut faire preuve d'humour, sans doute, mais il les respecte, car comme le commente GUILLEBAUD, avec René GIRARD, il sait qu'ils sont dans la méconnaissance de l'innocence de leurs victimes. 




jeudi 13 septembre 2018

Lundi 10 septembre 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Mondialisation et nihilisme sont les deux mamelles de la modernité


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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LA LUMIÈRE OÙ EST NÉE ALBERT CAMUS.
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"Au plus noir de notre nihilisme, j’ai cherché seulement les raisons de dépasser ce nihilisme. Et non point d’ailleurs par vertu, ni par une rare élévation de l’âme, mais par fidélité instinctive à une lumière où je suis né et où, depuis des millénaires, les hommes ont appris à saluer la vie jusque dans la souffrance."
In
Albert CAMUS. L’été. Cité par Jean-Claude GUILLEBAUD en exergue du Chapitre 6 de son livre La foi qui reste. L’iconoclaste, Paris, 2017. (Page 131.)
Il est évident que CAMUS, athée d’une scrupuleuse honnêteté ne fait pas allusion à la lumière du Christ, mais à la lumière de la Grèce, comme le dit si bien l’article dont je donne ci-dessus le lien.
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CONTREPOINT DE LÉO STRAUSS : INCOMPATIBILITÉ TOTALE DE LA VIE MORALE ET D’UNE SOCIÉTÉ COMPLÈTEMENT OUVERTE.
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"Quel est le mobile qui sous-tend la mise en cause de la civilisation moderne, de l’esprit de l’Occident et en particulier de l’Occident anglo-saxon ?
"La réponse doit être la suivante : il s’agit là d’une protestation morale. Cette protestation vient de la conviction que l’internationalisme inhérent à la civilisation moderne, ou plus précisément, que l’établissement d’une société parfaitement ouverte qui est, pour ainsi dire, le but de la société moderne et par conséquent toutes les aspirations liées à ce but sont inconciliables avec les exigences fondamentales de la vie morale. Cette protestation vient de la conviction que la racine de toute vie morale est essentiellement, et par conséquent éternellement, la société close ; de la conviction que la société ouverte est vouée, sinon à être immorale, du moins à être a-morale : le lieu où se retrouvent ceux qui recherchent le plaisir, le profit, un pouvoir irresponsable, où se retrouvent en fait toutes les irresponsabilités et l’absence de sérieux
In
Léo STRAUSS.
Nihilisme et politique. Traduit de l’anglais et présenté par Olivier SEDEYN. ("Rivage poche/Petite bibliothèque". N°460. Collection dirigée par Lidia BREDA.)
Payot et Rivages, Paris, 2004.(Page 36.)
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COMMENTAIRES.
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Ces deux citations sont en cohérence parfaite. CAMUS est un écrivain fondamentalement moral, et il n’hésite pas à se situer dans la grande et belle lumière de la Grèce antique, de qui nous sommes tellement redevables. Et STRAUSS nous dit, avec une forcer admirable, qu’un internationalisme total est fondamentalement a-moral. La véritable raison de la contestation du mondialisme, de l’ouverture inconsidérée des frontières à toutes les misères du monde, conduit nécessairement à une civilisation nihiliste. La véritable et profonde raison de mon opposition fondamentale à ce monde macronisé, junckerisée, mondialisé est une protestation morale.
Ce constat mériterait un long développement, par exemple sur le nécessaire discernement dans l’accueil des migrants, une plus grande fermeté vis-à-vis des quelques profiteurs du système social français, la volonté absolue de ne pas confier à des mains privées, nécessairement intéressées par le profit, ce qui relève de l’intérêt national (par exemple la vente éhontée d’Alstom à des intérêts américains ou la concession de l’aéroport de Toulouse à des intérêts chinois, ou la vente de l’hôtel de la marine au Qatar).
Il est normal d’aimer sa patrie, et il n’y a de patrie que si elle a des limites, et donc demeure dans une certaine mesure une société close, qui défend sa culture, sa langue, ses traditions et son capital social.
C’est cela qui est en jeu dans les prochaines élections européennes. Personnellement, je ne donnerai JAMAIS ma voix à un parti qui veut plus d’Europe, si l’Europe reste un grand machin, sans limites, sans âme, sans culture assumée, sans histoire partagée. Qu’on se le dise et qu’on fasse de même. Et zut pour ceux qui veulent tuer la langue française en vulgarisant la langue des marchands, l'anglais.
Les moines bénédictins ont parfaitement compris qu'ils ne pouvaient transiger avec le monde, avec le Prince de ce monde, avec cette confusion des idées, des valeurs, et des projets : c'est la raison de l'existence des cloîtres, c'est-à-dire de limites, autant physiques que symboliques. Elles ne les ont pas empêchés de diffuser dans le Peuple les plus hauts enseignements du Maître, la culture reçue et à transmettre, passée au filtre de la prière et du goût.


mercredi 5 septembre 2018

Mercredi 05 septembre 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Plutôt le portail sud de Chartres que l'usine d'air comprimé

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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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ALBERT CAMUS JUGE LA PRESSE DE SON PAYS.
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"À une ou deux exceptions près, le ricanement, la gouaille et le scandale forment le fond de notre presse. À la place de nos directeurs de journaux, je ne m’en féliciterai pas. Tout ce qui dégrade la culture raccourcit les chemins qui mènent à la servitude. Une société qui supporte d’être distraite par une presse déshonorée et par un millier d’amuseurs cyniques, décorés du nom d’artistes, court à l’esclavage malgré les protestations de ceux-là même qui contribuent à sa dégradation."
Albert CAMUS.
Entretien donné en 1951 à la revue Caliban (cité par J.-C. GUILLEBAUD dans un livre dont je reparlerai.)
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ET PHILIPPE MURAY ENFONCE LE CLOU !
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Il parle ici des Nuits blanches parisiennes!

"Vers une heure matin, au fond du XIIIe, le long d’une ancienne usine d’air comprimé, on se bousculait pour humer un parfum spécial présenté comme l’interprétation sous forme olfactive de l’usine en question. Près de moi, un jeune couple hésitait. Mais la fille l’a emporté. « On reste l’ai-je entendu dire à son compagnon, parce que sinon. » Sinon quoi ? Ce sinon en suspens définitif s’accordait parfaitement à cette nuit conçue par ses organisateurs comme « un parcours initiatique ». Initiatique de quoi ? La question ne se pose pas. Certes, dans les temps reculés, quand on s’initiait c’était à quelque chose, aux mystères d’Eleusis, aux mathématiques, au plaisir sexuel ou à la grammaire. Il n’en va plus de même lorsque les charlatans infatigables de l’événementiel sont au pouvoir et qu’ils n’ont d’autres projets que de vous initier à l’événementiel, qui lui-même n’est qu’un rien démentiel, c’est-à-dire de tester votre obéissance. La nouvelle dénomination est intransitive. Elle se moque des compléments d’objets d’autrefois. Elle nous initie. Elle n’a pas besoin de dire à quoi. On le saura bien assez tôt."
In
Philippe MURAY.
Moderne contre moderne. Exorcismes spirituels IV. Essais. Chapitre Nuit blnche gravement à la santé.
Les Belles Lettres, Paris, 2010 [quatrième tirage]. (Page 108.)
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COMMENTAIRES.
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CAMUS parle de la presse et des « artistes », MURAY du dévoiement et de l’intransitivité de l’art. Je n’aurai qu’un seul commentaire. Il tient dans une photo, celle de statues colonnes de la cathédrale de CHARTRES, que l’on veut avantageusement remplacer par une heure de contemplation nocturne du portail sud. Voilà qui vaut bien les nuits blanches et se moquent des approbations enthousiastes du journal L’aliénation (Libération !
du Nouvel observateur
lequel doit observer, comme jadis Néron l’incendie de Rome à travers son émeraude, l’incendie de Paris par les pyromanes de l’anti-culture. Des centaines, des milliers de personnes ont fait la queue pour sentir l’odeur d’une ancienne usine d’air comprimé ! Si ce n’est pas la servitude, ç y ressemble fort.

Le parieur préfère l’ombre des saules qui bordent les fontaines de nos campagnes, le grand silence de midi qui s’abat sur les moissons tremblantes et la déchirante douceur d’un soir qui voit naître peu à peu les étoiles. Là, le parieur s’initie aux beautés de la création. Est-ce trop demander à nos contemporains de faire ces expériences inoubliables ?

Statues colonnes du portail Sud. Cathédrale de Chartres.



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mercredi 12 juin 2013

De la réelle beauté du monde, deuxième billet du 12 juin 2013

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Voici quelques extraits d'auteurs qui me sont très chers et qui tirent les lecteurs vers le haut.
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D'Albert CAMUS, dans le Discours d'Upsal :
Le beauté ne sert, à longue ou brève échéance, que la douleur ou la LIBERTE des hommes.
 
Du poète René CHAR, dans Fureur et mystère :
Dans nos ténèbres, il y a une place pour la Beauté. Toute la place est pour le Beauté.
 
De Simone WEIL, dans La condition ouvrière :
Dans la peinture vraie du malheur, ce qui suscite la beauté, c'est LA LUMIERE DE LA JUSTICE dans l'attention de celui qui a tracé le tableau [Simone WEIL parle ici de l'artiste, peintre ou écrivain, qui peint ou décrit le malheur], attention rendue contagieuse par la beauté.
 
De Léon BLOY, dans Méditation d'un solitaire :
On est toujours du bon côté quand on est avec ceux qui souffrent la persécution et l'injustice.
 
De Simone WEIL, dans La source grecque :
L'homme doit subir ce qu'il ne veut pas, il doit se trouver soumis à la nécessité.
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Et maintenant, mes commentaires. Il m'est évident que les Veilleurs font le pari de la Beauté, de l'Espérance et de la LIBERTE. CAMUS a bien vu à quoi sert la BEAUTE. J'ajouterai ceci qu'il se peut que la douleur ET la liberté soient simultanément servies par elle. C'est bien, ce me semble encore, l'expérience que nous faisons en face d'un pouvoir qui paraît aveugle, sourd, arrogant, et en fin de compte malfaisant pour l'esprit public.
 
Comme René CHAR a raison. Il faut avoir entendu chanter l'hymne des Veilleurs dans la nuit pour sentir le poids symbolique de la beauté dans les ténèbres de la pensée ; il faut avoir vu ces centaines de lumignon lentement se consumer pour comprendre que rien ni personne ne parviendra à éteindre les fragiles lumières de ceux qui croient que la non violence, l'argumentation forte, le respect de ceux qui ne pensent pas comme eux et la résolution inébranlable de lutter contre le mensonge sont au cœur d'une résistance citoyenne et pacifique.
 
Avec Léon BLOY, j'étendrai mon empathie à tous ceux qui chez nous comme ailleurs dans le monde sont persécutés et souffrent pour la justice. La justice n'est pas écrite dans le Capital, ni dans les discours de JAURES, ni du reste dans ceux de Louis VEUILLOT ou de Maurice BARRES. La justice est bien au-dessus des mots. Et on peut en trouver les racines lumineuses dans la Parole de Celui qui a dit : JE SUIS.
 
Avec ma très chère Simone, je dis que nos petites lumières dans la nuit témoignent de notre lutte contre l'iniquité, qu'elles disent en effet que nous subissons ce qui peut paraître une nécessité (la loi inique est votée et promulguée) mais que nous pouvons subsumer cette nécessité en étant présent à nous-même, en modifiant notre regard sur les autres, en nous décentrant. Voilà ce qui fait la BEAUTE du monde : c'est l'homme debout, relié à ses semblables. La meilleure preuve que la BEAUTE est une source de salut, est l'insistance  avec laquelle les médias ne cessent de raconter les horreurs, les crimes, les guerres, comme si, pour en souligner l'effroyable existence, ils s'appuyaient en arrière plan sur un socle, supposé partagé par l'humanité entière qui serait celui du Bien dont ils seraient les définisseurs. Perspective moralisante et de ce fait vouée à l'échec (j'ai compris cela il y a peu).
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Enfin, de façon qu'on ne m'attribue pas un savoir encyclopédique que je suis très, très, très loin d'avoir, je signale que j'ai glané ces citations dans le livre merveilleux de Jean-François THOMAS : Simone Weil et Edith Stein. Malheur et Souffrance. (Préface de Gustave THIBON), Editions Culture et Vérité, Série Présence N°8, Namur, 1992.