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jeudi 8 septembre 2022

BILLET DU 09 SEPTEMBRE 2022. EST-IL ENCORE POSSIBLE DE PENSER AUJOURD'HUI ?

 Il me semble que le malaise qui s'étend insidieusement dans toutes les sociétés développées, qu'elles soient démocratiques, autoritaires, ou tyranniques, a pour origine un sentiment d'impuissance qui empêche le citoyen de peser sur la destinée de son pays, et sur sa destinée propre, par l'exercice de l'analyse et de la pensée. Simone WEIL a sur ce point des vues fulgurantes : 

"Jamais l'individu n'a été aussi complètement livré à une collectivité aveugle, et jamais les hommes n'ont été plus incapables de soumettre leur action à leurs pensées, mais même de penser. Les termes d'oppresseurs et d'opprimés, les notions de classe, tout cela est bien près de perdre toute signification, tant sont évidentes l'impuissance et l'angoisse de tous les hommes devant la machine sociale, devenue une machine à briser les coeurs, à écraser les esprits, une machine à fabriquer de l'inconscience, de la sottise, de la corruption, de le veulerie et surtout du vertige; il y a une disproportion monstrueuse entre le corps de l'homme, l'esprit de l'homme et les choses qui constituent actuellement les éléments de la vie humaine; tout est déséquilibre. Il n'existe pas de catégorie, de groupe ou de classe d'hommes qui échappent tout-à-fait à ce déséquilibre dévorant, à l'exception peut-être de quelques îlots de vie primitive; et les jeunes qui y ont grandi, qui y grandissent, reflètent plus que les autres à l'intérieur d'eux-mêmes le chaos qui les entoure."

(Réflexions sur les causes de la liberté et de l'oppression sociale. Folio/Série Essai N°316, édition de 2004.)

Il est évident que le développement des sociétés dites démocratiques livre tout entier l'individu à la machine étatique, laquelle est le bras actif d'une collectivité aveugle (une collectivité ne pense pas). Il est donc extrêmement difficile de penser. Penser suppose premièrement une bonne maîtrise de la langue, de façon que de langue elle puisse devenir parole. Penser suppose ensuite la liberté de diffuser le produit de sa pensée à un large public. Cela n'est pas le cas. Il suffit de voir comment madame ROYAL a été traitée pour avoir osé dire sur la guerre en Ukraine des choses qui ne sont pas en accord avec la doxa officielle, tripatouillée, malaxée, bidouillée par un ensemble de forces parfois obscures, souvent contradictoires, pour fournir ce que les imbéciles (selon la définition de BERNANOS) qualifie de "narratif". Penser suppose aussi que l'on pratique une éthique de la communication qui exclut tout jugement moral de son interlocuteur. Je veux avoir le droit de dire que dans le déclenchement de la guerre russo-ukrainienne, les responsables ukrainiens portent une importante responsabilité ; ce constat n'exonère en aucune façon la responsabilité des responsables russes. Mais il permet de prendre du recul et de ne pas sombrer dans une caricature terrible qui prive les parties de toutes possibilités de conciliation. Je suis désolé de devoir dire que je n'ai pas envie de voir ma patrie démolie par un suivisme suicidaire des Etats-Unis. Il faut donc s'informer, analyser, réfléchir, peser la crédibilité des informations, éviter de diaboliser tel ou tel homme. C'est difficile, à l'heure où sur les réseaux sociaux on peut insulter n'importe qui, parfois grossièrement, sans crainte de devoir être attaqué ou démenti, sauf par les censeurs officiels. Bref, penser, à l'heure de ce jour, est une activité difficile, et qui peut être dangereuse. Que Simone Weil insiste sur les troubles et les angoisses de la jeunesse, leur chaos intérieur (fréquent mais pas forcément universel), est d'une grande actualité. Efforçons-nous de retrouver l'exercice de la pensée.

Voici ce que dit un défenseur du Dr Louis FOUCHE sur le site  dédié à la défense du fondateur de Réinfo Covid. Il illustre bien le dilemme de la pensée critique. Ce site informe de manière libre sur la Covid 19.

Voilà où en est notre groupe vis à vis de la censure Facebook, qui louvoie entre la loi et ses prérogatives en matière de censure.

Plus que de restreindre notre groupe, FB minimise le nombre de membres qui devrait être supérieur à ce qui est mentionné. Nombre qui serait bien plus important si sa diffusion n'était pas restreinte.
Ce n'est pas encore la Chine, Zukerberg perdrait encore plus de dividendes s'il appliquait une même censure, mais ça y ressemble. Comparaison n'est pas raison, et donc à l'échelle de nos démocraties, il y a vraiment de quoi s'inquiéter!...
Contenue sous étiquette complotiste, considéré comme quasi terroriste, car nos diffusions feraient courir un risque pour la santé publique, celui de réfléchir, de critiquer, d'avoir une information contradictoire; nous représentons ce qu'une démocratie normale doit pouvoir accepter sans restrictions de publications.

En fait le vrai risque que nous faisons courir, est uniquement la recherche de la vérité face aux mensonges de l'état et à sa corruption endémique.
Raison pour laquelle nous devons rester concentrer sur notre domaine de la santé, tel qu'édité du serment d"Hippocrate pour tous les médecins "libres" que nous soutenons, pour les droits que nous défendons, celui du libre choix éclairé, celui des médecines pluralistes et non d'une médecine officielle indépassable et dogmatique, qui nous entraine dans ses dérives mortifères et dangereuses pour l'humanité.

Restons vigilants, pour nous, pour les autres, pour la vie avec ses risques, pour la défense de nos droits imprescriptibles."


jeudi 7 mai 2009

Au hasard de mes lectures

J'ai déjà eu l'occasion de dire combien les excuses présentées par madame ROYAL aux Africains pour les propos du Président SARKOZY tenus à DAKAR (Les Africains ne sont PRESQUE [un "presque" omis par madame ROYAL] pas encore rentrés dans l'histoire) étaient intellectuellement infondés. Ils n'impliquaient pas en effet, que les Africains n'eussent point de passé, mais simplement qu'en l'absence d'écriture, avec laquelle naît l'histoire, ce passé ne pouvait être saisi, à moins que des explorateurs européens ne fixent par écrit les récits de ce qu'ils avaient vu et entendu pendant leur voyage en Afrique.
Je ne pensais pas que mes lectures viendraient si rapidement conforter mes propos. J'achève l'étude d'un livre que nous devons à Charles-F. JEAN, La littérature des Babyloniens et des Assyriens, Librairie Orientaliste Paul Geuthner, Paris, 1924. Le premier paragraphe du Chapitre I commence ainsi : Au moment où commence l'histoire, depuis les bords du Nil jusqu'au lointain Elam, nous nous trouvons en présence d'une civilisation vieille de longs siècles, civilisation très brillante, vers le milieu du troisième millénaire av. J.-C., en Basse Mésopotamie, dans le bassin de la mer Égée et en Égypte, toute primitive au contraire en Canaan. L'auteur veut dire par là que nous ne pouvons connaître l'histoire de ces civilisations brillantes qu'au moment où elles inventent l'écriture : hiéroglyphe en Égypte, cunéiformes en Mésopotamie, signes syllabiques avec les linéaires A et B dont le déchiffrement est tout récent (on ne doit à VENTRIS). Charles-F. JEAN indique bien par là qu'une civilisation peut être brillante sans pour autant être encore rentrée dans l'histoire, faute d'avoir une écriture pour fixer par écrit les événements qui la concernent. Il en va exactement ainsi pour l'Afrique. Elle a pu connaître, et elle a connu, de brillantes civilisations dont nous pouvons saisir un peu l'éclat par les rares témoignages archéologiques qu'elles ont laissés, mais dont nous ne connaîtront jamais l'histoire, à moins qu'elle n'ait été fixé par écrit grâce à la curiosité de visiteurs européens. C'est ainsi que les Béninois ne connaîtraient rien de leur histoire, ou très peu, si elle n'avait été écrite par Archibald DALZEL, un explorateur anglais qui en avait recueilli les récits lors de sa visite au Roi du Dahomey, et les avait écrit dans son ouvrage The history of Dahomey, Biblioth. Brit., Mai 1796, Volume II, n°1, page 87.
Madame ROYAL, née à DAKAR en raison des hasards de la colonisation (et qui se sert indécemment de cette coïncidence pour présenter des excuses indignes à des peuples qui sont plus offensés par cette initiative que par les fidèles récits de visiteurs honnêtes et scrupuleux) aurait mieux fait d'inciter les chercheurs sénégalais à recueillir les traditions orales, mythiques, légendaires, ou historiques du pays, lesquelles sont en train de se perdre faute de trouver une oreille attentive et des mains diligentes à écrire ces monuments de mémoire orale. Madame ROYAL est arrogante, car elle plaque sur des civilisations très anciennes, très sages, des schémas de pensée européens. Ne pas être rentré dans l'histoire n'est pas un signe d'arriération, mais l'expression d'un mode de vie différent, comme l'a si bien dit Charles-F. JEAN à propos des Assyriens et des Babyloniens.
Je l'ai déjà dit, je ne connais pas les civilisations africaines. Le peu qui est venu à ma connaissance m'indique combien les peuples africains ont un sens de la relation, un sens de l'humain, un respect de la famille et de la nature que nous n'avons jamais connus. Et surtout, avant qu'ils ne nous rencontrent, ils n'étaient ni avides de cueillir un fruit dont ils ne sentaient pas l'utilité, ni cupides. Hommage leur soit rendu pour cette leçon de sagesse antique.

lundi 14 juillet 2008

Quand une baudruche se dégonfle...

Quand une baudruche se dégonfle, elle s'empresse d'en faire enfler une autre. A ce jeu là, je crains que les poumons de Ségolène ne prennent un vilain coup. Déjà, pour ce qui concerne les cambriolages de son appartement, elle a dû en rabattre. On a de sérieuses raisons de penser que le premier a été commis par une jeune yougoslave âgée de 23 ans, fichée bien après ce délit, pour de multiples vols. Quant au second, on s'achemine vers un dénouement qui remplira l'ex-candidate de confusion, et la poussera à présenter ses excuses pour calomnies, diffamation et insinuations sans preuves. On a retrouvé les empreintes exploitables de deux individus qui sont en cours d'identification et qu'on retrouvera bientôt.
La baudruche des cambriolages ayant rendu l'âme, il faut en gonfler une autre, attiser la haine d'une partie des Français contre l'autre, par tous les moyens ; elle enfile des mots creux comme on enfile des perles. Souffrez que je vous cite quelques propos de Ségolène, tenus après le défilé du 14 juillet.
Je dénonce l’intolérable épreuve infligée à tous les Français et à nos forces armées républicaines contraintes de défiler devant la présence inadmissible de Bachar al-Assad, présent à la tribune officielle du 14 juillet, jour de fête pour les libertés républicaines.
Quelle envolée ! Quel style ! Ainsi, il est possible en France de défiler devant une présence ? Voilà un curieux emploi de ce verbe d'action. Poursuivons
Après la visite de Kadhafi, un autre dictateur retrouve ainsi une crédibilité internationale sans aucune contrepartie : ni regret pour les soldats français massacrés au Drakkar, ni Tribunal international pour l’assassinat de Rafic Hariri, ni reconnaissance de la souveraineté du Liban.
Napoléon, qui s'y connaissait en la matière, disait qu'on peut tout faire avec des baïonnettes (ce dont nous avons eu ce matin une éblouissante démonstration avec le quadrille qui portaient ce nom) sauf s'asseoir dessus. Il s'agit là d'une conclusion qui accorde les données de la physique du solide à celle de l'histoire diplomatique.
Madame ROYAL doit avoir des trous de mémoire. Monsieur MITTERRAND qui fut son idole (ce qui agaçait prodigieusement Claude ALLEGRE) avait quand même bien dit, au début de la guerre d'Algérie que la seule négociation c'est la guerre - il était alors Ministre de l'Intérieur -avant de se raviser et de ne point s'opposer aux accords d'Evian signés par le Général de GAULLE, en dépit des atrocités commises par le FLN chez les pieds-noirs. Voilà donc réglé les cas de monsieur MITTERRAND et du Général. Sans parler de l'interdiction de survol aux avions américains qui allaient bombarder la LYBIE du colonel KHADAFI, décidée par le premier, qui montrait par là une fâcheuse indulgence pour le dictateur par elle vilipendé.
Et pourtant madame ROYAL persiste :
Je suis convaincue que ni le Général de Gaulle, ni François Mitterrand, ni Jacques Chirac n’auraient laissé la France payer ce prix d’une mise en scène humiliante.
J'ignorais que le défilé du 14 juillet fût une mise en scène. Ce que je sais c'est que la décision du LIBAN et de la SYRIE d'échanger des ambassadeurs est une reconnaissance de la souveraineté du LIBAN par la SYRIE. Madame ROYAL, ou bien feint de ne pas comprendre, ou bien ment, ou bien ne comprend rien à la psychologie collective qui reconnaît l'importance symbolique d'un tel échange, car on ne peut entretenir des relations diplomatiques avec soi-même. Dans tous les cas, madame ROYAL est nulle. Et elle affaiblit encore son pays en déniant à son Président un succès qui grandit la France tout entière. Monsieur DELANOE lui, n'a pas eu ces mouvements stupides du menton. Il est venu, car invité ; il a considéré que c'était normal d'être présent. Le Ministre des Affaires Étrangères, du reste, lui a donné l'accolade. Et monsieur DELANOE n'a pas été obligé d'aller serrer la main à monsieur BACHAR EL ASSAD.
Il est tout à fait vraisemblable que la Syrie a été impliquée dans l'attentat du DRAKKAR, mais on n'a jamais pu le prouver. Les services syriens ont été plus habiles que les nôtres dont deux agents se sont fait prendre la main dans le sac après avoir coulé le Rainbow Warrior et provoqué la mort d'un homme. Ce qui, à une moindre échelle certes, n'est guère plus recommandable. Mais le commanditaire s'appelait François MITTERRAND ; et Dieu est saint. Et il a même eu le droit de pratiquer 3.000 écoutes téléphoniques illégales pour protéger sa vie privée, sans que Ségolène s'en émeuve. C'est une forme subtile de cambriolage, un cambriolage prouvé, et qui a été (mollement) poursuivi ; il fut conduit à des fins personnelles ET politiques.
Nous déplorons la mort de nos soldats dans l'attentat du DRAKKAR. Nous condamnons les dirigeants de la SYRIE d'alors pour ce crime odieux dont ils furent les très probables instigateurs. Nous n'oublions pas, surtout pas, et nous n'avons sans doute pas épuisé toutes nos ressources pour venger ces disparus. Peut-être même est-ce fait. Nous pouvons espérer maintenant que le timide dégel entre le LIBAN et la SYRIE se poursuive par des négociations et des accords plus substantiels entre toutes les parties du conflit qui ensanglante le Proche-Orient. Ainsi, la mort de nos soldats n'aura pas été inutile.
Madame ROYAL aurait mieux fait de se taire. L'enflure ridicule de ses propos n'a d'égale que l'enflure de son ego. Pourvu qu'elle ne soit pas désignée comme premier secrétaire du PS. Pourvu ! Mais quand une de ses baudruches se dégonfle, elle se dépêche d'en faire enfler une autre, et l'on aura du mal à débarrasser la scène politique de cette encombrante virago.

mercredi 9 juillet 2008

Ségolène et la paranoïa

Madame ROYAL fait un lien entre les visites de son appartement et ses attaques contre monsieur SARKOZY. Je n'irais pas jusqu'à dire, comme monsieur ESTROSI (je crois) que madame ROYAL a le cerveau d'un bigorneau. C'est désobligeant pour ce coquillage succulent et sympathique. Mais de deux choses l'une : ou bien madame ROYAL a des indices, des éléments de preuve, et elle porte plainte ; nous la soutiendrions fortement, si cette hypothèse était avérée ; ou bien tout se passe dans son cerveau (voir plus haut), et elle est à la fois ridicule, paranoïaque, et sotte. On pourrait tout aussi bien imaginer que des rivaux, au sein de son parti, cherchent à connaître ses soutiens, et ses réseaux, pour mieux évaluer leurs chances au Congrès de Reims. Je n'ai pas entendu le moindre bruit de ce genre, ni dans la majorité, ni dans l'opposition. Madame ROYAL est une mauvaise perdante.
Quant à la supposée mainmise de "monsieur SARKOZY et de son clan" sur la France, il faut avoir de sacrés trous de mémoire : c'est bien, me semble-t-il, un député de l'opposition qui préside la très importante commission des finances à l'assemblée nationale, sur la recommandation du Président ; c'est bien dans la réforme constitutionnelle, rejetée en bloc et à l'unanimité par le PS, que figure une très importante mesure celle qui consiste à faire adopter ou refuser par les députés les nominations aux plus hautes instances de la République à l'exception du Directeur de France Télévision (je suis de ceux qui n'approuvent pas cette proposition).
Mais tous ces politiciens, qui n'ont aucune idée, aucune proposition, sont soudés par la hantise du pouvoir et la haine recuite et infondée qu'ils éprouvent envers monsieur SARKOZY, haine qu'ils propagent, répandent, et diffusent avec succès, à l'aide de mots, de formules basses, d'incitation à la jalousie, d'insinuation. NIETZSCHE jubilerait de les voir argumenter si pauvement. On a critiqué la montre du Président, bon ! Mais qui songerait à demander dans quelle friperie de bon chic madame ROYAL trouve ses tailleurs qui ne sont pas tous de mauvaise qualité ?
Reprenons le discours de madame ROYAL, et le cours de sa démonstration.
J'observe que la semaine dernière, le lendemain où j'ai dit qu'il fallait mettre fin à la mainmise du clan Sarkozy sur la France, mon domicile a été mis à sac (...) Je fais un rapport entre les deux. Je considère qu'aujourd'hui il y a une mainmise du pouvoir sur les médias (...).
A la question : S'agit-il d'une accusation contre le pouvoir en place ? la présidente de la région Poitou-Charentes répond : C'est une drôle de coïncidence. Et c'est la seconde fois (que cet appartement est fouillé, ndlr), la première a eu lieu pendant la campagne présidentielle (...)".
Comme disait je-ne-sais-plus-qui à propos des Egyptiens : ils avaient la possibilité d'aller en Chine ; s'ils le pouvaient, c'est qu'ils y sont allés, la démonstration de madame ROYAL est d'une imbécilité absolument lumineuse. D'une coïncidence, elle fait une preuve, ou plus exactement une insinuation qui sert de preuve. Mais la suite est encore plus belle.

Je suis la seule responsable politique à dénoncer très clairement ce qui se passe contre le service public de l'audiovisuel. (Ce n'est pas très gentil pour ses amis du PS). Mais suivez-mon regard, et votez pour moi au Congrès de Reims. Moi seule suis crédible, moi seule m'oppose au Président.
Et puis la hargne se déchaîne.
Il y a un rapt, il y a un vol sur la publicité de France 2 et de France 3 pour enrichir les amis de M. Sarkozy, MM. Bouygues, Lagardère, Bolloré, qui s'apprêtent en plus à se positionner pour la privatisation d'EDF et d'Areva (...) à un moment où il y a une crise énergétique.
Et enfin, la martyre parle : je ne subirais aucune intimidation pour empêcher ce mauvais coup contre la France.
Quand la publicité a été introduite à la télévision publique, ce fut un tollé de la gôôôôche : on livrait ce bijou aux mains du grand capital. On supprime la publicité, et c'est une honte ; comment la télévision publique va-t-elle vivre ?
Assimiler la France à PPDA, c'est certainement un très grand hommage rendu à un journaliste de talent que nous regretterons, mais qui trouvera à s'employer sans nul doute sur d'autres chaînes. On se demande ce que viennent faire les Bouygues, Lagardère, Bolloré (lesquels, en raison de leur fortune NE DEVRAIENT PAS AVOIR D'AMIS ! Na !) dans la question de la crise énergétique, dans celle de la télévision publique ou encore dans le cambriolage ou la "visite et le saccage" de l'appartement de l'ex-candidate : elle perd ses nerfs, et avec eux perdra les élections au Congrès de Reims en dépit de ses pauvres interventions pour attirer sur elle l'attention des médias et de ses troupes.
Non, décidément non ! Nous ne voulons pas d'une institutrice en escarpin à la tête de ce qui aurait pu être un grand parti moderne, si ses dirigeants avaient eu l'intelligence de faire taire leurs rivalités et de contrôler leurs egos. Il faut en démocratie une véritable opposition.
Sortant de mon tonneau comme DIOGENE, je la cherche en vain avec ma lanterne. Quelqu'un pourrait-il l'éclairer ?

vendredi 4 juillet 2008

Ingrid et Ségolène ; lettre ouverte à madame Royale

Madame,

Vous avez commis une mauvaise action contre votre pays, en prétendant que la France n'était pour rien dans la libération d'Ingrid BETANCOURT. Même vos amis politiques, Jack LANG en tête, dénonce votre inélégance et votre mesquinerie. Non seulement vous êtes politiquement incompétente, quand bien même vous êtes fort intelligente, mais vous êtes tellement imbue de votre personne, tellement certaine que vous êtes la meilleure, que je vous soupçonne de projeter, bien à tort, l'image que vous avez de vous-même dans celle que vous tentez de donner du Président de la République. Il n'a rien revendiqué pour lui dans cette affaire. Ses proches ont rappelé les efforts considérables qu'il a appliqués à la délivrance de notre compatriote. Et cela vous ne pouvez le contester. Ce n'est pas sur la Grande Muraille de Chine où vous déambulâtes naguère avec bravitude que ce genre de situation se dénoue, ni dans les bureaux de la rue de Solférino. Il y faut de la ténacité, de l'audace, de la discrétion et une certaine humilité. Votre rival, monsieur DELANOE, a fait preuve non seulement de plus d'intelligence politique que vous, mais d'un jugement plus juste et plus nuancé. Je souhaite ardemment qu'il soit désigné.
En effet, vous ne méritez pas, madame, d'être choisie par les militants socialistes comme Premier Secrétaire de votre parti. On peut espérer qu'au soir de votre échec au Congrès de Reims, il se trouvera quelques militants pour vous accompagner à votre hôtel et vous épargner les agressions potentielles de toutes sortes, comme vous l'aviez suggéré, si sottement, qu'on le fasse pour les policiers féminins, lors de votre débat avec monsieur SARKOZY. Fasse le ciel que jamais vous ne soyez en posture de responsabilité. Vos perspectives sont trop partisanes, trop étroit votre jugement. Martine AUBRY a plus de coffre et de courage que vous, quand bien même elle serait trop idéologue.
Vous avez commis une mauvaise action contre votre patrie. C'est assez grave pour mériter une sanction de vos pairs et de vos soutiens. Et en plus, vous avez le culot de reprocher à l'UMP je ne sais quelle personnalisation du débat. Pour les egos surdimensionnés comme l'est le vôtre, la chose est piquante. Reportez-vous aux déclarations de madame BETANCOURT qui dit avoir dû son salut à LA FRANCE. Et tenez-en vous là. On en vous en demande pas davantage.
Veuillez agréer, madame, l'expression de mes hommages.
Philippe POINDRON