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mardi 11 mars 2014

Nouvelles de la Résistance : liberté et conscience ne font pas bon ménage avec le socialisme

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Plus que jamais : la devise !

Non, ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !
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1. La citation du jour.
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Sans doute vous ai-je déjà cité cette phrase que DOSTOÏEVSKY met dans la bouche du Grand Inquisiteur de ses Frères Karamazov. Elle vaut la peine d'être méditée :

"Il n'y a jamais rien eu de plus insupportable pour l'homme et pour la société humaine que la liberté ! […] L'inertie et même la mort sont pour l'homme meilleures que le libre arbitre dans la connaissance du bien et du mal."
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2. Commentaires.

La liberté ! C'est bien ce que ne supportent pas les MENTON POINTU, TAUBIRA, PEILLON et consorts. Ils mettent la Loi que leur majorité de rencontre vote par idéologie et non par souci du bien commun, ils mettent la Loi, dis-je, au-dessus des consciences. Tout, dans leurs actions, est violence faite à la liberté, sans parler ce celle qu'ils infligent à la morale. Le problème, c'est qu'il y a des consciences qui résistent, et en nombre qui va croissant. Jamais, on ne remerciera assez les socialistes d'avoir réveiller les consciences en voulant les bousculer. Je vois autour de moi se lever une jeunesse magnifique, engagée, donnée aux pauvres, soucieuses de la misère des autres. Je les vois ces jeunes filles qui visitent des personnes âgés, ces jeunes gens qui s'occupent de l'éducation de rue (Les Gavroches, par exemple) ou font de l'accueil à la Banque alimentaire. Oh, ça ne fait pas de bruit, mais ça fait du bien, ça répand de l'amour, ça crée du lien social, de la compréhension réciproque, de la bienveillance. Merveilleux ! Et ces actions échappent au contrôle de l'Etat dont monsieur PEILLON veut faire le deus ex machina de l'éducation de nos enfants.

A propos de liberté, je voudrais aussi dire un petit mot sur la prestation de madame TAUBIRA, interrogée hier soir par Gilles BOULEAU le complaisant et timide présentateur du Journal Télévisé du soir sur TF1. Soyons clairs sur ce point. Madame TAUBIRA a été brillante, elle a donné l'impression de connaître ses dossiers sur le bout du doigt. Elle n'a ni hésité, ni bafouillé et elle a rappelé avec justesse et clarté les principes qui devraient régir une justice indépendante. Mais elle ment comme elle respire, et monsieur BOULEAU a perdu une occasion de la déstabiliser lorsqu'elle a affirmé qu'elle ignorait les écoutes téléphoniques infligées au Président SARKOZY par des juges en charge d'une supposée affaire de trafic d'influence, en rappelant que la justice est indépendante du pouvoir exécutif. Indépendance de la justice ? Mon oeil ! Madame TAUBIRA n'a-t-elle pas demandé à monsieur FALETTI, Procureur Général, de démissionner de son poste de haut magistrat pour mettre à sa place une personnalité, je cite "plus proche de sa sensibilité politique, à elle". Ainsi, deux juges obscurs - dont nous ignorons du reste les affiliations syndicales - peuvent écouter pendant un an un ancien Président de la République, autrement plus talentueux que François le minuscule, sans que le Garde des sceaux et le successeur de l'écouté n'aient pas été tenus au courant de cette démarche insolite ? Mais ils nous prennent pour des pommes, ma parole ! Monsieur BOULEAU, pourquoi n'avez-vous pas rappelé à madame TAUBIRA l'affaire FALETTI ? Complaisance et timidité ? Ignorance ? Amnésie transitoire ? Accord préalable sur les questions posées à la talentueuse et menteuse Garde des Sceaux ? 
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3. Diverses informations.
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Un article intéressant sur l'UKRAINE.

http://www.realpolitik.tv/2014/03/republique-bananiere-dukraine-episode-5/
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Titre d'un article du Nouvel Observateur (Rubrique politique) sur l'affairer FALETTI :

Affaire Falletti : Taubira la main dans le sac

La garde des Sceaux avait fait de l'indépendance de la justice l'axe central de sa politique. Mais la tentative de mutation du procureur général ressemble fort à une volonté de reprise en main politique des affaires.


Même le Nouvel Observateur le dit ! Saluons Sylvain Courage qui porte bien son nom !

mercredi 6 octobre 2010

Nouvelles des médias

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Affolement d'une mère de famille ce matin. Elle me confie que sa fille a reçu un SMS (d'origine indéterminée) invitant cette dernière à manifester contre la réforme des retraites en boycottant son établissement. Pauvres moyens, pauvres méthodes, et pauvres jeunes qui auront à payer de leurs cotisations, lors de leur rentrée dans le monde du travail, l'égoïsme des actuels salariés. Le déluge et les catastrophes qui s'annoncent, ils s'en f..., pourvu qu'ils puissent JOUIR, CONSOMMER et FAIRE LA FÊTE...
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Lu dans le numéro 745 de Direct Matin le billet de Jean-Marc MORANDINI condamnant, à juste titre, la manière dont l'émission de France 2 Rire contre le racisme, consacrée à la lutte contre ce fléau moral, a viré à une manifestation grossière et outrancière contre le Président SARKOZY. Il y avait là, paraît-il, la crème des humoristes français. On a même laissé la parole à un intrus qui, pendant de longues minutes et sans aucune réaction des services de sécurité, a vilipendé tel ministre qui aurait été condamné pour des propos racistes. La même chaîne qui se drape dans l'étendard de l'impartialité a même laissé la chroniqueuse LIO, dans une autre émission, souhaiter publiquement "voir crever Nicolas SARKOZY". Entendites-vous des protestations contre cette péronnelle ? Elle ne mérite pas qu'on l'entende, qu'on l'applaudisse, ou qu'on en parle.
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Le mêmeJean-Marc MORANDINI, dans le numéro 746, commente la réaction indignée de la sociétés des journalistes de TF1 contre les propos tenus par notre gentil Jean-Pierre PERNAUT qui, parlant du phénomène de immigration des Rroms roumains et bulgares et de leur expulsion a dit :"Une immigration, vous le savez, liée à une délinquance qui s'est beaucoup développée ces dernières années". Cette prise de position "heurte l'objectivité des journalistes de TF1. Il y a certes des choses à dire sur le sujet. Et il mérite d'être traité avec des faits, par avec des indignations.
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Plusieurs remarques. (a) Spécialistes des méthodes d'agitation-propagande, développées par les régimes totalitaires, l'opposition, pour prendre le pouvoir, attaque le messager faute de pouvoir le faire du message. Ainsi, on démolit une personne et l'on réussit indirectement à salir sa politique. Il est particulièrement grave que des campagnes de SMS invitent les jeunes à participer à la lutte contre la réforme des retraites. C'est grave et c'est indigne, car on leur fait croire qu'ils payent pour assurer leur retraite, alors qu'ils ne font qu'assurer celle, prochaine, des protestataires, et que persister dans l'actuel système conduira inéluctablement à leur appauvrissement. (b) Curieux, cette réaction du genre réflexe conditionné qu'ont les journalistes. On laisse une émission dériver dans un antisarkozysme primaire mais on réagit contre des propos, sans doute maladroits mais dont il faudrait vérifier le bien-fondé. Où est l'objectivité ? Où est l'impartialité ? Tout cela est parfaitement insupportable à qui veut bien se donner la peine de réfléchir et de respecter ceux qui ne pensent pas correctement.
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lundi 4 janvier 2010

La mesure et la chaussure : apologue chinois

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Je n'ai jamais caché l'admiration que je porte à la littérature chinoise. Je trouve aujourd'hui un petit conte tout à fait démonstratif, un conte que l'on doit à HAN FEI (écrivain du IIIe siècle av. J.-C.) et que l'on trouve dans l'ouvrage intitulé les Accumulations, [ouvrage réédité], Hanfeizi. Zhonghua shuju, PEKIN, 1986 (chapitre XI, 32). Il illustre la différence qu'il y a entre le souci du réel, et l'emprise de l'idéologie.
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"Un homme de ZHENG veut acheter des chaussures. Il se mesure donc le pied, en range la mesure quelque part. Au moment d'aller au marché, il l'oublie. Arrivé chez le savetier, il s'exclame : 'Zut, j'ai oublié ma mesure !' Il court chez lui la chercher. Le temps de faire l'aller-retour, le marché est fermé. A un ami qui s'étonne qu'il n'ait pas cherché à essayer les chaussures avec son propre pied, il répond : 'Je n'ai pas confiance dans mon pied ; je n'ai confiance que dans sa mesure."
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Il me semble que ce merveilleux petit apologue montre bien la différence qui existe entre un esprit pragmatique, près du réel, et un esprit systématique, plein de son idéologie : il n'a pas confiance dans les faits ; il ne croit qu'aux idées, aux doctrines, et il lui faut toujours voir si un fait ou une mesure politique rentre dans le cadre du système. Cette analyse vaut tout aussi bien pour l'idéologie socialiste que pour l'idéologie libérale. Il me semble que ce que l'on a reproché, injustement, au Président SARKOZY, lors de la crise financière, c'est justement d'avoir fait intervenir l'Etat pour sauver les banques, les uns, les socialistes, ironisant sur ce qu'ils appelaient une retournement de veste, les autres, grinçant des dents pour cette entorse à la sacro-sainte règle du libéralisme qui veut voir dans "la main invisible du marché" le seul facteur de régulation de l'économie. Je trouve, moi, que monsieur SARKOZY n'a pas perdu de temps à chercher la mesure de son pied. Il a préféré faire confiance à son pied lui-même. Bel exemple de pragmatisme. Et il a pu avoir ses chaussures : les banques vont mieux. Il doit maintenant voir si ces savetiers de la finance n'abusent pas quelque peu de la bonne foi des chalands.
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mercredi 28 octobre 2009

Et ça recommence

Monsieur de VLLEPIN dont le flair politique est extrême -n'est-ce pas lui qui a conseillé au Président CHIRAC la dissolution de la Chambre qui nous a valu d'avoir monsieur JOSPIN comme Premier Ministre et la désastreuse madame AUBRY qui nous a asphyxiés avec les 35 heures - (Il serait, du reste, assez intéressant de faire des recherches sur l'impact que cette mesure a pu avoir sur la gestion des ressources humaines ; on peut assez bien imaginer que pour compenser la diminution du temps de travail, les directions des entreprises aient augmenté par tous moyens la productivité, y compris par une pression intolérable sur les cadences et les mutations, et au prix de douloureuses restructurations) - monsieur de VILLEPIN, donc, a rassemblé ses partisans à la maison de l'Amérique Latine et s'y est livré à une attaque en règle contre le Président SARKOZY
Il a parlé “d'un projet fondateur” (j'en attends toujours le contenu), “d'un retour à l’esprit de la Nation, d’une France républicaine, solidaire et indépendante”. Il a ajouté : “Notre pays ne peut vivre avec une concentration, une personnalisation du pouvoir qui nuit à son efficacité” et encore : “Ce sont les polémiques qui font l’actualité. Nous n’obtenons pas les réponses aux problèmes, nous ne répondons pas aux problèmes des Français”. Et enfin il a fustigé les déséquilibres institutionnels et critiqué l’idée d’un débat sur l’identité nationale, défendu par le chef de l’État.
Je vois dans ce discours, un recours aux vieux clichés. On croirait y entendre un ROBESPIERRE aux petits pieds.
Le mot "Nation" a fait fortune au XVIIIe siècle et il a été mis à toutes les sauces par la Convention, y compris celles que l'on accommodait avec le sang des innocents. La dernière fois que l'on a utilisé en cette période révolutionnaire le mot de Patrie (la Terre des Pères), c'est un peu avant la bataille de VALMY, à laquelle participa - on ne nous le dit pas - le futur Louis-Philippe, Roi des Français. Ce fut sans doute la dernière manifestation du sentiment patriotique de cette période, celui qui pousse les habitants d'un pays à se lever pour défendre leur sol, les tombes de leurs aïeux, leurs familles, leurs biens, leurs coutumes, leurs modes de vie, leur langue, bref tout ce qui les enracine dans une histoire.
Je vois difficilement comment on peut parler de Nation - faisons à monsieur de VILLEPIN le crédit d'un emploi synonymique du mot Nation pour Patrie - d'indépendance, et en même critiquer le débat sur l'identité nationale.
Ce débat, moi, il me paraît absolument fondamental ; je suis gêné quand je vois qu'à FREJUS, des dizaines de femmes, portant le foulard islamique, manifestent contre la prétendue responsabilité de la police dans la mort d'un jeune qui voulait échapper à son contrôle (et qui semblait avoir de bonnes raisons de le vouloir, car - mais je donne cette information sous réserve de confirmation - il circulait sur une moto dépourvue d'immatriculation) et qui a percuté un arbre. Il y a perdu la vie, et c'est absolument épouvantable, mais il était responsable de ses actes, et l'on ne voit pas pourquoi l'origine maghrébine de ce jeune devait le mettre à l'abri des contrôles, RENDUS, HÉLAS, NÉCESSAIRES, en raison du politiquement correct et de la démagogie des "Touche pas à mon pote".
Quant à la personnalisation du pouvoir contre quoi fulminait l'orateur, je rigole doucement, car ce sont bien SES partisans que l'ancien premier ministre a réuni, sur son nom et non pas sur un projet dont nous ignorons tout, hormis de pieuses considérations radicalo-républicaines.
Bref, monsieur de VILLEPIN reprenant à son compte des formules qui ont fait la fortune des hommes politiques se réclamant de la République originelle (celle de 1792), et qui ont abouti au résultat que l'on sait, ne fait pas mieux que monsieur QUEUILLE, monsieur MOLLET, et autres sommités du passé qui s'étaient fait un devoir d'amollir quelque peu ces mâles principes.
Il dit vouloir refonder. Moi je veux bien. Mais si les fondations consistent à nous seriner les vieux refrains, je ne marche pas. Car ça recommence...

jeudi 7 mai 2009

Au hasard de mes lectures

J'ai déjà eu l'occasion de dire combien les excuses présentées par madame ROYAL aux Africains pour les propos du Président SARKOZY tenus à DAKAR (Les Africains ne sont PRESQUE [un "presque" omis par madame ROYAL] pas encore rentrés dans l'histoire) étaient intellectuellement infondés. Ils n'impliquaient pas en effet, que les Africains n'eussent point de passé, mais simplement qu'en l'absence d'écriture, avec laquelle naît l'histoire, ce passé ne pouvait être saisi, à moins que des explorateurs européens ne fixent par écrit les récits de ce qu'ils avaient vu et entendu pendant leur voyage en Afrique.
Je ne pensais pas que mes lectures viendraient si rapidement conforter mes propos. J'achève l'étude d'un livre que nous devons à Charles-F. JEAN, La littérature des Babyloniens et des Assyriens, Librairie Orientaliste Paul Geuthner, Paris, 1924. Le premier paragraphe du Chapitre I commence ainsi : Au moment où commence l'histoire, depuis les bords du Nil jusqu'au lointain Elam, nous nous trouvons en présence d'une civilisation vieille de longs siècles, civilisation très brillante, vers le milieu du troisième millénaire av. J.-C., en Basse Mésopotamie, dans le bassin de la mer Égée et en Égypte, toute primitive au contraire en Canaan. L'auteur veut dire par là que nous ne pouvons connaître l'histoire de ces civilisations brillantes qu'au moment où elles inventent l'écriture : hiéroglyphe en Égypte, cunéiformes en Mésopotamie, signes syllabiques avec les linéaires A et B dont le déchiffrement est tout récent (on ne doit à VENTRIS). Charles-F. JEAN indique bien par là qu'une civilisation peut être brillante sans pour autant être encore rentrée dans l'histoire, faute d'avoir une écriture pour fixer par écrit les événements qui la concernent. Il en va exactement ainsi pour l'Afrique. Elle a pu connaître, et elle a connu, de brillantes civilisations dont nous pouvons saisir un peu l'éclat par les rares témoignages archéologiques qu'elles ont laissés, mais dont nous ne connaîtront jamais l'histoire, à moins qu'elle n'ait été fixé par écrit grâce à la curiosité de visiteurs européens. C'est ainsi que les Béninois ne connaîtraient rien de leur histoire, ou très peu, si elle n'avait été écrite par Archibald DALZEL, un explorateur anglais qui en avait recueilli les récits lors de sa visite au Roi du Dahomey, et les avait écrit dans son ouvrage The history of Dahomey, Biblioth. Brit., Mai 1796, Volume II, n°1, page 87.
Madame ROYAL, née à DAKAR en raison des hasards de la colonisation (et qui se sert indécemment de cette coïncidence pour présenter des excuses indignes à des peuples qui sont plus offensés par cette initiative que par les fidèles récits de visiteurs honnêtes et scrupuleux) aurait mieux fait d'inciter les chercheurs sénégalais à recueillir les traditions orales, mythiques, légendaires, ou historiques du pays, lesquelles sont en train de se perdre faute de trouver une oreille attentive et des mains diligentes à écrire ces monuments de mémoire orale. Madame ROYAL est arrogante, car elle plaque sur des civilisations très anciennes, très sages, des schémas de pensée européens. Ne pas être rentré dans l'histoire n'est pas un signe d'arriération, mais l'expression d'un mode de vie différent, comme l'a si bien dit Charles-F. JEAN à propos des Assyriens et des Babyloniens.
Je l'ai déjà dit, je ne connais pas les civilisations africaines. Le peu qui est venu à ma connaissance m'indique combien les peuples africains ont un sens de la relation, un sens de l'humain, un respect de la famille et de la nature que nous n'avons jamais connus. Et surtout, avant qu'ils ne nous rencontrent, ils n'étaient ni avides de cueillir un fruit dont ils ne sentaient pas l'utilité, ni cupides. Hommage leur soit rendu pour cette leçon de sagesse antique.

mardi 7 avril 2009

Madame Royal dit n'importe quoi

Une fois encore, madame ROYAL a frappé. Où qu'elle aille, elle gaffe, elle dit des contre-vérités, elle humilie injustement sa patrie. Elle reprend, en le tronquant, le discours du Président SARKOZY qu'elle appelle "quelqu'un". Je cite ses paroles :
Quelqu’un est venu ici vous dire que "l’Homme africain n’est pas entré dans l’Histoire". Pardon, pardon pour ces paroles humiliantes et qui n’auraient jamais dû être prononcées et -je vous le dis en confidence- qui n’engagent ni la France, ni les Français.
N'en déplaise à madame ROYAL, monsieur SARKOZY a raison ; dans son discours, il incitait les Africains à jouer pleinement, aujourd'hui, leur partition dans le concert des nations. Si madame ROYAl avait un peu de culture - et comme elle sort de l'ENA, on aurait pu penser qu'elle en avait - elle aurait su que l'histoire des hommes et des sociétés commence avec l'écriture. La seule transmission orale ne suffit pas, et s'il est possible de décrire avec assez de détails l'histoire de MARI, d'UGARIT, d'ASSUR, de BABYLONE, de MEMPHIS ou de THEBES grâce aux tablettes inscrites en caractères cunéiformes ou aux papyrus écrits en hiéroglyphes, il n'est pas possible d'écrire une histoire du SÉNÉGAL avant l'introduction de l'écriture dans ce pays. Cette introduction est tardive. C'est bien évidemment regrettable, mais c'est ainsi, et je mets au défi madame ROYAL d'écrire quoi que ce soit d'historique sur un pays de l'Afrique dite noire qui ait été élaboré par des Africains avant l'introduction de l'écriture. Les Portugais ont décrit, autant qu'il m'en souvienne, la cour d'un Roi du CONGO au XVIe siècle, et sans doute d'autres voyageurs pour d'autres royaumes africains. Nombre de récits historiques sont écrits par des Européens. Bien entendu, il ne s'ensuit pas que les peuples africains n'ont pas de passé et qu'ils ne deviennent dignes d'intérêt que lorsque ils commencent à écrire. Simplement ce passé nous est difficilement connaissable.
Quant à demander pardon pour le passé esclavagiste, je dirai que nous l'avons déjà fait, et c'est tout à fait normal, quoique je ne me sente pas solidaire des décisions napoléoniennes, destinées à rétablir une habitude affreuse qui avait été abolie. Il serait à ce propos judicieux de rappeler que si des esclaves ont été honteusement vendus à des Européens, ils l'ont été par des marchands arabo-musulmans ou par des chefs tribaux africains.
Nous ne pouvons pas passer notre temps à prendre à notre compte des actes dans lesquels nous n'avons aucune responsabilité. Nous devons reconnaître les exactions que notre pays a pu commettre, évaluer à une juste valeur les effets bénéfiques et maléfiques de la colonisation, et nous demander où en serait l'Afrique si elle n'avait pas rencontré l'Europe. Je n'ai pas d'insinuations à faire ni de réponses à apporter. Simplement une question.
Madame ROYAL a commis une erreur scientifique, une offense à la vérité, a inutilement humilié son pays, au seul bénéfice de sa personne, de sa camarilla et de ses ambitions politiques. Idéologie, quand tu nous tiens..