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jeudi 8 septembre 2022

BILLET DU 09 SEPTEMBRE 2022. EST-IL ENCORE POSSIBLE DE PENSER AUJOURD'HUI ?

 Il me semble que le malaise qui s'étend insidieusement dans toutes les sociétés développées, qu'elles soient démocratiques, autoritaires, ou tyranniques, a pour origine un sentiment d'impuissance qui empêche le citoyen de peser sur la destinée de son pays, et sur sa destinée propre, par l'exercice de l'analyse et de la pensée. Simone WEIL a sur ce point des vues fulgurantes : 

"Jamais l'individu n'a été aussi complètement livré à une collectivité aveugle, et jamais les hommes n'ont été plus incapables de soumettre leur action à leurs pensées, mais même de penser. Les termes d'oppresseurs et d'opprimés, les notions de classe, tout cela est bien près de perdre toute signification, tant sont évidentes l'impuissance et l'angoisse de tous les hommes devant la machine sociale, devenue une machine à briser les coeurs, à écraser les esprits, une machine à fabriquer de l'inconscience, de la sottise, de la corruption, de le veulerie et surtout du vertige; il y a une disproportion monstrueuse entre le corps de l'homme, l'esprit de l'homme et les choses qui constituent actuellement les éléments de la vie humaine; tout est déséquilibre. Il n'existe pas de catégorie, de groupe ou de classe d'hommes qui échappent tout-à-fait à ce déséquilibre dévorant, à l'exception peut-être de quelques îlots de vie primitive; et les jeunes qui y ont grandi, qui y grandissent, reflètent plus que les autres à l'intérieur d'eux-mêmes le chaos qui les entoure."

(Réflexions sur les causes de la liberté et de l'oppression sociale. Folio/Série Essai N°316, édition de 2004.)

Il est évident que le développement des sociétés dites démocratiques livre tout entier l'individu à la machine étatique, laquelle est le bras actif d'une collectivité aveugle (une collectivité ne pense pas). Il est donc extrêmement difficile de penser. Penser suppose premièrement une bonne maîtrise de la langue, de façon que de langue elle puisse devenir parole. Penser suppose ensuite la liberté de diffuser le produit de sa pensée à un large public. Cela n'est pas le cas. Il suffit de voir comment madame ROYAL a été traitée pour avoir osé dire sur la guerre en Ukraine des choses qui ne sont pas en accord avec la doxa officielle, tripatouillée, malaxée, bidouillée par un ensemble de forces parfois obscures, souvent contradictoires, pour fournir ce que les imbéciles (selon la définition de BERNANOS) qualifie de "narratif". Penser suppose aussi que l'on pratique une éthique de la communication qui exclut tout jugement moral de son interlocuteur. Je veux avoir le droit de dire que dans le déclenchement de la guerre russo-ukrainienne, les responsables ukrainiens portent une importante responsabilité ; ce constat n'exonère en aucune façon la responsabilité des responsables russes. Mais il permet de prendre du recul et de ne pas sombrer dans une caricature terrible qui prive les parties de toutes possibilités de conciliation. Je suis désolé de devoir dire que je n'ai pas envie de voir ma patrie démolie par un suivisme suicidaire des Etats-Unis. Il faut donc s'informer, analyser, réfléchir, peser la crédibilité des informations, éviter de diaboliser tel ou tel homme. C'est difficile, à l'heure où sur les réseaux sociaux on peut insulter n'importe qui, parfois grossièrement, sans crainte de devoir être attaqué ou démenti, sauf par les censeurs officiels. Bref, penser, à l'heure de ce jour, est une activité difficile, et qui peut être dangereuse. Que Simone Weil insiste sur les troubles et les angoisses de la jeunesse, leur chaos intérieur (fréquent mais pas forcément universel), est d'une grande actualité. Efforçons-nous de retrouver l'exercice de la pensée.

Voici ce que dit un défenseur du Dr Louis FOUCHE sur le site  dédié à la défense du fondateur de Réinfo Covid. Il illustre bien le dilemme de la pensée critique. Ce site informe de manière libre sur la Covid 19.

Voilà où en est notre groupe vis à vis de la censure Facebook, qui louvoie entre la loi et ses prérogatives en matière de censure.

Plus que de restreindre notre groupe, FB minimise le nombre de membres qui devrait être supérieur à ce qui est mentionné. Nombre qui serait bien plus important si sa diffusion n'était pas restreinte.
Ce n'est pas encore la Chine, Zukerberg perdrait encore plus de dividendes s'il appliquait une même censure, mais ça y ressemble. Comparaison n'est pas raison, et donc à l'échelle de nos démocraties, il y a vraiment de quoi s'inquiéter!...
Contenue sous étiquette complotiste, considéré comme quasi terroriste, car nos diffusions feraient courir un risque pour la santé publique, celui de réfléchir, de critiquer, d'avoir une information contradictoire; nous représentons ce qu'une démocratie normale doit pouvoir accepter sans restrictions de publications.

En fait le vrai risque que nous faisons courir, est uniquement la recherche de la vérité face aux mensonges de l'état et à sa corruption endémique.
Raison pour laquelle nous devons rester concentrer sur notre domaine de la santé, tel qu'édité du serment d"Hippocrate pour tous les médecins "libres" que nous soutenons, pour les droits que nous défendons, celui du libre choix éclairé, celui des médecines pluralistes et non d'une médecine officielle indépassable et dogmatique, qui nous entraine dans ses dérives mortifères et dangereuses pour l'humanité.

Restons vigilants, pour nous, pour les autres, pour la vie avec ses risques, pour la défense de nos droits imprescriptibles."


samedi 24 mars 2018

Vendredi 23 mars 2018. Nouvelles du pari bénédictin : qui donne son sens aux êtres et aux choses ?


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C’est le moment de sortir du sommeil !
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1. LE MAL DU SIECLE : BELLE ANALYSE DE DREHER.
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"[…], le réalisme considère que c’est l’existence en Dieu d’une chose qui tisse son essence, et qu’elle tire son sens des liens qu’elle entretient avec l’ordre transcendant. Il en découle que la Création est compréhensible : elle est ordonnée par un Dieu raisonnable dont elle est la révélation.
"« Les cieux racontent la gloire de Dieu, et l’étendue manifeste l’œuvre de ses mains », chante le psalmiste. Cette idée que le monde observable révèle les œuvres d’un ordre transcendant était présente dans la philosophie antique, et dans nombre de religions ― même non théiste, comme le taoïsme. Le réalisme métaphysique nous confirme que l’admiration que nous ressentons en présence de la nature, du beau, du bien, ce sentiment qu’il doit y avoir quelque chose d’autre au-delà de l’expérience sensorielle, est une intuition raisonnable. Il ne nous dit pas qui est Dieu, mais il nous rassure : nous ne nous faisons pas des idées. Quelque chose, ou Quelqu’un, est bien là.
"Thomas d’AQUIN prend cet exemple : « Connaître que quelqu’un vient n’est pas connaître que c’est Pierre qui vient, même si c’est Pierre qui vient. » Prière et contemplation peuvent nous aider à confirmer cette intuition que nous avons, jusqu’à connaître l’identité de Celui dont nous sentons la présence. David Bentley HART explique ainsi que le désir de sens et de vérité, partagé par tous les hommes, « est une simple manifestation de la structure métaphysique de toute réalité »."
"Mais le Dieu infini qui Se révèle à travers la matière finie est-il donc limité ? C’est l’opinion de Guillaume d’OCKHAM. Soucieux de préserver la souveraineté de Dieu, il rejeta le réalisme métaphysique, qui d’après lui restreignait Dieu dans sa liberté d’action. Selon d’OCKHAM, une chose est bonne dans la mesure où Dieu l’a décidé ainsi. Le sens et le but de toute chose viennent de la volonté souveraine de Dieu : non de Sa nature, non de Sa participation à leur être, mais de Ses commandements. Il pourrait très bien aujourd’hui décréter mauvaise telle chose qu’il a décrétée bonne hier.
"Les objets, par conséquent, n’ont pas de sens intrinsèque, uniquement un sens qui leur a été assigné. Ils n’ont aucune existence significative en dehors de l’esprit. Une table n’est qu’un arrangement particulier de bois et de clous, auquel nous donnons du sens en le nommant « table ». D’où le terme de nominalisme, qui vient du latin nomen, « nom ».
"Pour d’OCKHAM, Dieu est une entité toute puissante entièrement séparée de la Création. Cette séparation est nécessaire, sans quoi Sa liberté d’agir serait soumise aux lois qu’il a édictées. Or, un Dieu omnipotent ne saurait souffrir aucune restriction. Une chose est donc bonne parce que Dieu en a décidé ainsi. Il en découle que la volonté de Dieu est supérieure à Son intelligence.
Page 54
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2. COMMENTAIRE PERSONNEL.
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Qui donne le sens des êtres et des choses ? Les réponses à cette question sont diverses et souvent très nuancées ou très floues. Essayons d’y voir clair.
Pour les uns, ceux qui font ou vont faire le pari bénédictin, et qui se fondent sur la foi et la raison, c’est Dieu qui donne aux hommes le sens des êtres et des choses.
Pour d’autres, qui n’ont recours qu’à la seule raison, il y a dans l’homme une instance de vérédiction qui dépasse infiniment la valeur des sondages et de la loi positive,  et qui met la conscience au-dessus des lois, quand les lois relèvent du seul marché, de l’agent ou de la pression sociale (C’est le cas de madame Sylviane AGACINSKY ; Cf. http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2018/03/21/31003-20180321ARTFIG00370-sylviane-agacinski-les-lois-bioethiques-ne-relevent-pas-des-sondages.php).
Pour d’autres, l’homme étant la mesure et la fin de toute chose, c’est lui qui donne le sens qui lui convient aux êtres et aux choses. Ce qui est juste un jour peut devenir faux demain, et réciproquement. C’est la position de la franc-maçonnerie, des soi-disant libres penseurs, et de l’opinion médiatique courante qui surfe sur le relativisme pour se trouver un lectorat, de la publicité et de l’argent afin de satisfaire les actionnaires.
Selon le mot de Philip RIEF, cité par DREHER, on peut résumer l’état des lieux en un aphorisme lapidaire :
             "L’homme religieux naissait pour le salut. L’homme psychologique naît pour la satisfaction."
             Nous disons, avec ceux qui ont fait le pari bénédictin, et donc celui de la civilisation vraiment humaine, que nous sommes faits pour le salut.
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3. UNE PAROLE QUI ÉCLAIRE.
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De Robert BELLARMIN, publié aujourd’hui sur le site de l’Évangile au quotidien ce passage :

Seigneur, nous voulons te rendre amour pour amour ; et si le désir de te suivre ne procède pas encore de notre amour pour toi, car il est bien faible, qu'il vienne du moins de notre amour de ton amour. Si tu nous attires après toi, « nous courrons à l'odeur de tes parfums » (Ct 1,4 LXX) : nous ne désirons pas seulement t'aimer, te suivre, mais nous sommes résolus à mépriser ce monde... lorsque nous voyons que toi, notre chef, tu n'as pas accaparé les joies de cette vie. Nous te voyons affronter la mort, non dans un lit, mais sur le bois qui rend la justice ; bien que roi, tu ne veux pas avoir d'autre trône que ce gibet... Entraînés par ton exemple de roi plein de sagesse, nous repoussons l'appel de ce monde et de son luxe, et prenant ta croix sur nos épaules, nous nous proposons de te suivre, toi seul... Accorde-nous seulement l'aide nécessaire ; rends-nous assez forts pour te suivre.
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4. LIENS ET INFORMATIONS UTILES.
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Ainsi va le monde et Le Monde.


Ils ont fait le pari bénédictin et ils ne le savent peut-être pas :

Messe des entreprises à l’Église sainte-Claire de la Porte de Pantin.

Evangélisation de rue lors du festival d’Avignon.

François, chasseur de tête ; Jean-Baptiste chef d’entreprise au service des jeunes ; Guillaume, ingénieur.

Si vous désirez des renseignements sur ces trois exemples, contactez-moi par messenger Facebook.


mardi 20 mars 2018

Mardi 20 mars 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Ni la foi, ni la raison, mais le règne de l'émotivité !


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C’est le moment du sortir du sommeil.

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Voici la référence du livre qui va servir de point de départ à ces Nouvelles du pari bénédictin. Il peut être lu par tous ceux qu'inquiète ce monde en délire.

Rod DREHER.
Comment être chrétien dans un monde qui ne l’est plus ? Le pari bénédictin. Traduit de l’anglais (États-Unis) par Hubert DARBON.
Artège, Paris/Perpignan, 2017.

Je vous invite à vous procurer ce livre essentiel. Vous le trouverez, par exemple, à La Procure, rue de Mézières, à PARIS.
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1. ANALYSE.
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"Dans Après la vertu, le philosophe Alasdair MacINTYRE fait un parallèle entre l’état actuel de notre culture et la chute de l’Empire romain d’Occident. Il affirme que l’Occident a abandonné la raison et la tradition des vertus pour se tourner vers le relativisme qui a complètement subverti ce monde. Nous ne sommes gouvernés ni par la foi, ni par la raison, ni par une combinaison des deux. Nous sommes gouvernés par ce qu’il appelle l’émotivisme, soit l’idée que les choix moraux ne sont autre chose que l’expression de ce qu’un individu ressent comme juste lorsqu’il a à choisir.

"Selon MacINTYRE, une société entièrement gouvernée par les principes émotivistes ressemblerait à l’Occident moderne, dans lequel la libération de la volonté individuelle est considérée comme le bien le plus précieux. Une société vertueuse, au contraire, croit dans des pratiques et principes moraux objectifs, qui permettent aux hommes d’incarner le bien dans leur communauté.
Vivre « après la vertu », c’est être dans une société qui non seulement se trouve incapable de s’accorder sur ce qui constitue une croyance vertueuse, mais encore doute de l’existence même de la vertu. Dans une civilisation post-vertueuse, les individus détiennent une liberté presque absolue de pensée et d’action, et la société n’est plus qu’un « assemblage d’étrangers, dont chacun poursuit ses propres intérêts sans presque aucune contrainte. ».
"Pour parvenir à une telle société, il faut :
― abandonner les standards moraux objectifs ;
― refuser tout discours contraignant, moralement ou culturellement, autre que celui librement choisi par l’individu ou établi par lui ; 
― rejeter la mémoire du passé, considéré comme hors de propos ;
― prendre ses distances avec la communauté et les obligations sociales non choisies.

Cet état d’esprit se rapproche de ce qu’on appelle le barbarisme. Quand on parle des Barbares, on imagine des tribus d’hommes sauvages et violents rasant des cités, détruisant les structures et les institutions de la civilisation sans se soucier des conséquences, simplement parce qu’ils le peuvent. Les Barbares sont gouvernés par leur seule volonté de puissance, ils ne savent pas ce qu’ils annihilent et ils en s’en soucient pas."
Pages 41 et 42.
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2. UN CONSTAT.
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Du Président du Comité Consultatif National d’Ethique, le Pr Jean-François DELFRAISSY, ces considérations qui illustrent les propos de Rod DREHER et de MacINTYRE

"Je ne sais pas ce que sont le bien et le mal, et vous avez de la chance si vous le savez vous-même ! En tout cas, le CCNE n’est pas là pour indiquer où se trouvent le bien et le mal. Nous avons tous des doutes. J’ai un regard plutôt positif, je l’ai dit, sur les avancées de la science et la notion de progrès, même si je ne pense pas que toutes ces avancées sont à prendre en compte. En effet, il y a certaines grandes innovations technologiques que l’on ne peut pas négliger : imaginez si nous avions refusé les greffes d’organes il y a quarante ans ! Certes, il y a un certain nombre de grandes valeurs qui sont intangibles, sur le respect de la personne, de l’enfant, quelles que soient les innovations technologiques. Inversement, il y a des innovations technologiques qui sont si importantes qu’elles s’imposent à nous."
Pr Jean-François DELFRAISSY.

Pour l’organisateur des États généraux de la Bioéthique, "il n’y a pas de ligne rouge absolue".
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3. UNE PAROLE.
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"Car Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour condamner le monde mais pour que le monde soit sauvé par lui. Qui croit en lui n’est pas condamné ; qui ne croit pas est déjà condamné parce qu’il n’a pas cru au Nom du Fils unique de Dieu.
Et le jugement le voici : la lumière est venue dans le monde et les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. En effet, quiconque fait le mal hait la lumière et ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dévoilées ; mais celui qui agit dans la vérité vient à la lumière, pour qu’il apparaisse au grand jour que ses œuvres sont faites en Dieu." (Jean 3, 17-21).
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4. LIENS UTILES.
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À lire absolument ce billet d’Elvire DEBORD sur Etty HILLESUM.


dimanche 11 février 2018

11 février 2018. Nouvelles de la Dissidence. Histoire mouvementée et politique du Coran

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Nous achevons aujourd’hui la lecture des passages les plus significatifs du livre de Jean-Jacques WALTER.
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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Il n’existe aucune attestation de l’existence du Coran, sous quelque forme que ce soit, avant la fin du septième siècle, soixante-dix ans après la mort de MAHOMET, et l’ensemble de traditions très divergentes décrivant la collecte et l’histoire des Corans n’est attesté que vers 750, 120 années après la mort de MAHOMET.
Les traditions islamiques ne permettent pas de savoir lequel des quatre califes a ordonné la collecte de textes constituant le Coran : plusieurs traditions désignent chacun des quatre comme étant l’auteur de la première collecte, et d’autres traditions nient la participation des deux premiers :

         "Abū Bakr (le premier calife) est mort alors qu’il n’avait pas encore collecté le Coran ; ‘Umar (le second calife) fut assassiné alors qu’il n’avait pas collecté le Coran." (Al-SUYŪT̩Ī. Dans son ouvrage intitulé Al-Itqān fi ‘ulūm al-Qu’rān, réédité à Beyrouth, par les éditions Dar al-Kutub al-‘Ilmiyya, Volume I, p. 156, sans date. Ce théologien soufi est né en Égypte en 1445 à Assiout et mort au Caire en 1505)

Chacun des quatre califes fait de plus l’objet, quant à la collecte aurait faite, de traditions nombreuses et divergentes ; le calife l’a collecté lui-même, ou a donné l’ordre de le collecter, soit à untel soit à tel autre, en telle circonstance ou en telle autre, etc.
L’analyse critique de l’ensemble des documents traditionnels conduit la majeure partie des islamologues à penser que ‘UT̩MĀN, le troisième calife, fit la première collecte, et la première destruction des feuillets qui ne lui convenaient pas. En effet, en 645 ou 646, une dizaine d’années après la mort de MAHOMET, H̩UḎAYFA, le général musulman qui conquit l’Arménie, effrayé des conflits entre les soldats récitant, de mémoire, des textes divergents, demanda à ‘UT̩MĀN :

         "Ô prince des croyants, arrête les musulmans avant qu’ils ne soient, sur leur livre, dans un désaccord pareil à celui des juifs et des chrétiens" (Rapporté par Al-BUH̱ĀRĪ, référence donnée par WALTER dans la note 3 de la page 54. Ce célèbre théologien musulman est né à BOUKHARA en 810 et il est mort à KHARTANK, près de SAMARCANDE, en 870. Il est considéré comme un musulman perse, car à l’époque le KHORASSAN où il est né était une province perse. Son recueil de Hadiths est considéré comme l’un des plus sûrs)

[…]. La lettre de H̩UḎAYFA et les collectes de ‘UT̩MĀN que cette lettre a déclenchées montrent ainsi trois caractéristiques du Coran initial.
La première, il existait des textes si divergents qu’une guerre civile menaçait.
La seconde, aucune collecte n’avait encore eu lieu, puisque H̩UḎAYFA ne peut se référer à aucune version issue d’une collecte califale antérieure pour tenter de calmer les affrontements. […].
La troisième, ces Corans divergents, de provenant pas d’une collecte califale antérieure, avaient pourtant une autorité suffisante pour engendrer un risque de guerre civile."
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2. COMMENTAIRES.
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Il m’est impossible de développer davantage cette très importante question ; je risquerais de vous lasser, si ce n’est déjà le cas. Il suffit de souligner un point. Ce que les sources musulmanes rapportent c’est que des documents anciens ont disparu, ont été détruits, qu’il y eu plusieurs versions très différentes du Coran (au moins quatre ou cinq), y compris des versions chiites, et que ce sont les califes abbassides qui, après le dixième siècle ont réussi à imposer leur version et à faire disparaître toutes les versions dont ils ne voulaient pas.
On me rétorquera qu’au sein de la chrétienté, il a été nécessaire de définir les textes canoniques des évangiles, pour que prendre qu’eux. Cela est vrai. Mais ce tri ne s’est jamais accompagné de la destruction des textes apocryphes qui ont continué de circuler et d’être lus. L’un d’entre, L’évangile des Hébreux est du reste assez souvent cité dans le Coran.
Les perspectives des deux sortes de tris étaient donc très différentes ; les unes étaient de nature purement politique ; les autres de nature purement religieuse.
Encore une fois, tant que les théologiens musulmans refuseront d’examiner le Coran à la lumière de la raison humaine, il restera difficile de dialoguer avec eux. Et ceux qui l’ont fait l’ont payé de leur vie. Ainsi en fut-il de Mahmoud Mohamed TAHA qui fut pendu au Soudan, à l’âge de 76 ans, pour crime d’apostasie. Il contestait la prépondérance de la période médinoise du Coran et prétendait que seule la version de La Mecque était authentique. Il était soufi.
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3. REVUE DE PRESSE INATTENDUE, BIZARRE, INTÉRESSANTE ET TOUT.
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Dans le cadre des relations inter-religieuses, une magnifique initiative.

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Combien de temps encore allons-nous tolérer une situation qui fait se suicider nos agriculteurs ?

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On croit rêver : tout est bon pour faire du fric !

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On peut ne pas aimer MAURRAS, on n’a pas le droit de dire qu’il était collaborateur et ami des allemands nazis : il les détestait.

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Pauvre VIKTOROVITCH !

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Une guerre civile programmée ?


dimanche 30 juillet 2017

30 juillet. Nouvelles de la Dissidence. Décidément, Chesterton est à la mode !


CHESTERTON revient de force dans un livre intitulé Pourquoi je suis catholique qui vient juste d’être publié. En fait, la citation de ce livre, faite par le Salon Beige en ce 30 juillet reprend partiellement un article publié dans Le Puits et les bas-fonds. Ce qui me paraît intéressant, c’est le retour en force, et parfaitement inattendu, de cet écrivain génial sur la scène intellectuelle contemporaine. CHESTERTON est à lire toute affaire cessante.
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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Notre religion est actuellement la plus rationnelle de toutes les religions. Elle est même, dans un sens, la plus rationaliste de toutes les religions. Ceux qui en parlent comme d’une religion purement ou principalement sentimentale ne savent simplement pas de quoi ils parlent. Ce sont toutes les autres religions, toutes les religions modernes, qui sont purement émotionnelles. C’est aussi vrai du salut émotionnel chez les premiers protestants que de l’intuition émotionnelle chez les derniers modernistes. Nous sommes les seuls à accepter l’action de la raison e de la volonté, sans aucune assistance nécessaire des émotions. Dans le monde d’aujourd’hui, un catholique convaincu sera sans peine la personne la plus logique et la plus réaliste. Mais cette vieille calomnie nous accusant du sentimentalisme mielleux dans tout ce que nous disons et faisons, est terriblement perpétuée par cette simple confusion au sujet des mots. On suppose encore que nous avons un type de dévotion loufoque, alors qu’il est vraiment des plus sensés, simplement parce que nous avons pris une expression étrangère et l’avons mal traduite, au lieu de la laisser en latin pour ceux qui comprennent le latin, ou de la confier en anglais à des gens qui savent écrire en anglais."

Voir l’ensemble de l’article dont le lien est donné par le site du Salon beige sur :

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2. COMMENTAIRES.
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Il y aurait beaucoup à dire et à développer à propos de cette citation de CHESTERTON. Il se trouve que par intérêt personnel j’ai lu (et, en son temps, traduit avec l’aide d’un chercher de l’EPHE, une dizaine de condisciples, et notre professeur, Céline R…, certains passages de cet ouvrage, écrit dans une langue effroyablement compliquée : l'avestique), la totalité de l’Avesta, le livre de prière des Zoroastriens, parcouru quelques hymnes védiques, lu les Entretiens, le Dashue, en totalité, un peu le Zhong Yong attribués à Confucius, et lu aussi de très nombreux commentaires du Coran ainsi que quelques sourates de ce livre sacré, pour les musulmans.

En premier lieu, (mais ceci avait été souligné par Benoît XVI dans son remarquable discours de RATISBONE, dézingué par les médias et la sublime classe des imbéciles), pour un musulman, Dieu étant Dieu n’est pas tenu à la vérité avec l’homme. Il en résulte que la raison, en aucune manière, ne peut accéder à la connaissance de ce Dieu lointain et tout autre, et que l’homme n’a pas d’autres ressources que de se soumettre à la parole incréée révélée dans le Livre. C’est ce que signifie le mot islam : soumission.
En second lieu, il est loisible de lire à plusieurs reprises dans les Entretiens que CONFUCIUS, s’il ne nie pas l’existence du Dieu du Ciel, tient à sagesse de le tenir éloigné des affaires des hommes. Il faudra attendre MOZI (MICIUS) pour qu’il soit dit et publié que l’homme doit obéir à la volonté du Ciel. MOZI ne dit pas d’où elle vient, et quelle elle est. La ratification d’u choix bon, c’est sa sanction pratique : belles récoltes et paix sociale, ou famines, inondations, sécheresse et maladies, désordre. Mais clairement, l'ouvrage consonne avec le sens commun de l'homme.
J’ai vite abandonné la lecture des hymnes védiques. Ils ont incompréhensibles pour un non initié. Quant au bouddhisme, entièrement tourné vers la réalisation d’un destin personnel qui est celui de l’extinction de tout désir pour parvenir au nirvana et échapper aux cycles des renaissances, il fait sans doute appel à l’expérience mystique subjective, mais il délaisse l’expérience pratique, les personnes et les choses qui n’ont aucune existence réelle à ses yeux.
Je ne prétends pas que je connais à fond toutes ces religions. Elles m’intéressent et, au risque de choquer, j'affirme qu'elles hébergent en leur demeure des beautés et des pensées sublimes. Mais elles ne sont ni rationnelles, ni volontaires.
Bref, une personne sensée s’efforcera de comprendre comment, dans un petit canton de l’Empire romain, à peine aussi grand que la Bretagne, douze pauvres pêcheurs ont pu diffuser dans le monde entier connu d’alors, l’enseignement de leur Maître. Des personnes sensées essayeront de comprendre comment une parole de Jésus peut bouleverser une vie entière, aussi bien chez un musulman, que chez un Indien, que chez un Chinois sans compter les Africains. Les personnes sensées se renseigneront et trouveront les informations relatives aux conversions massives de Saoudiens, d’Iraniens, de Kabyles algériens, de Marocains, de Chinois à la personne de Jésus, à sa parole, et demandent le baptême.
Tout le reste est de la littérature. Satan est le père du mensonge et de la confusion. Il peut s’enorgueillir d’avoir poussé des chrétiens à l’apostasie publique ou pratique. Mais dans la caverne ténébreuse d’où il essaye de détourner l’humanité de sa vocation, la vie éternelle en Dieu, il enrage de voir la lumière du Logos traverser les ombres épaisses du monde et rejoindre le cœur, le corps, l’âme et l’esprit d’un nombre croissant d’être humains.
Laus tibi, Domine.
Non nobis Domine, non nobis, sed nomini tui da Gloriam !
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3. REVUE DE PRESSE.
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De la nécessité du discernement dans l’accueil des migrants et des réfugiés.


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Une belle tribune de Lucien !

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Pas d’importance, ce sont des curés et des évêques qui trinquent !

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Le football mène à tout ; il suffit parfois d’en sortir.

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Une excellente initiative : notre futur est en Eurasie, pas en Amérique.


C'est pourquoi, sur le long terme, la Sainte Russie régénérera l'Europe.
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Tout le monde s’en fout : ce jeune égyptien était chrétien.

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Peut-être vais-je aller en prison pour vous avoir donné ce lien ?

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Couverture de l’ouvrage de CHESTERTON.


Pourquoi-suis-catholique