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jeudi 4 avril 2013

Les sénateurs de la majorité auraient-ils la pétoche ?

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Je suis allé en fin de soirée manifester contre le projet de loi dont l'examen par le Sénat commençait aujourd'hui. Je dois dire que je suis stupéfié de voir que le Sénat a été transformé en forteresse assiégée. Rue de Seine barrée, rue de Vaugirard, rue racine, rue de Tournon, les rues longeant le théâtre de l'Odéon (à hauteur du parvis), idem avec des engins munis de grille. Bref, le grand jeu. Les sénateurs de gauche ont la pétoche. Ils craignent le Peuple.
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J'ai entendu toutes sortes d'instruments qui permettaient de faire du bruit : sifflets, corne de chasse, casserole, trompettes, harmonica (sic), vuvuzuela, trompes diverses, etc. C'était d'un drôle, d'un fraternel, incroyable. Monsieur BOULEAU, sur TF1, a dit qu'il y avait 500 personnes ! On se demande d'où il tire ce chiffre. Personnellement, je pense qu'il y avait entre 2000 et 3000 personnes, ce qui, compte-tenu du temps glacial, de l'heure, et du climat politique nauséabond dans lequel nous sommes plongés, est assez performant. Ce qui est sûr, c'est qu'il y avait un nombre considérable de jeunes gens et jeunes filles qui ne venaient pas tous des beaux quartiers comme ce sinistre et imbécile bernanosien de sénateur Jean-Pierre MICHEL se plaît à l'imaginer. Mais on sait bien qu'un idéologue est quelqu'un qui regarde dans son cerveau avant de regarder le réel.  En fait, je réalise que la rupture est consommée entre monsieur HOLLANDE et une grande partie des Français. Il venait rassembler disait-il ! Il a coupé la France en deux parties irréconciliables en voulant forcer les consciences. Il est encore temps de reculer. Mais Jupiter aveugle ceux qu'il veut perdre. Et monsieur HOLLANDE, faute de pouvoir créer la dynamique nécessaire à la création d'emplois et de richesse, en est réduit à se draper dans les promesses les plus inconsidérées et les moins coûteuses en argent (ce qui indique assez bien le cas qu'il fait des coûts sociétaux, moraux et nationaux de ses initiatives) pour montrer qu'il se tient à son programme. Avec une ingénuité (feinte), il prétend qu'il n'avait pas pris la mesure de l'ampleur de la crise ce qui l'exonère de ses responsabilités, pense-t-il. Pour un énarque qui sait tout mais ne sait que ça, ça fait désordre.
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Demain, je vous parlerai de l'affaire CAHUZAC. Il y a bien des choses à dire sur la manière dont elle a été traitée, et nos gouvernants auront bien du mal à prouver qu'ils ignoraient la vérité sur le ministre du budget. J'ai ma petite idée sur les véritables raisons qui ont poussé monsieur CAHUZAC à des aveux à ce moment préfcis. Nous en parlerons demain.
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Bonne soirée. Et souvenez-vous ! Nous ne lâcherons rien. Nous manifesterons autant que nécessaire jusqu'à ce que le coût politique de cette malheureuse et folle initiative devienne prohibitif pour ceux qui prétendent nous gouverner et veulent nous imposer les conclusions de leurs esprits tordus.
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mercredi 12 décembre 2012

Les sénateurs ont un train de retard

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On connaît l'expression : "aller d'un train de sénateur". Elle n'a jamais été plus actuelle, et c'est la raison pour laquelle un quidam qui se drape dans la toge mitée de cette magistrature (elle avait meilleure allure quand elle n'était point aux mains de la gauche) a fait voter une proposition de loi "tendant à autoriser sous certaines conditions la recherche sur l'embryon et les cellules souches embryonnaires". Ainsi, non content de bouleverser l'ordre naturel en voulant instaurer le "mariage pour tous", le bouleversement proposé n'ayant point d'autre but que de subvertir ou changer la morale (ou art de la vie bonne, je le rappelle), ce pouvoir veut autoriser la recherche sur l'embryon et les cellules souches embryonnaires. Il se trouve que par profession, c'est un sujet auquel je m'intéresse particulièrement. J'ai du reste fait dans un très ancien billet un petit compte-rendu de ma propre expérience.
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Il n'est nul besoin de travailler sur des cellules souches embryonnaires humaines si l'on désire les faire se différencier dans tel ou tel type de tissu à des fins thérapeutiques. Comme ces miteux (je parle des sénateurs en toge mitée) semblent ignorer les travaux qui cette année ont valu à YAMANAKA le prix Nobel de médecine, peut-être faut-il leur rappeler qu'il est parfaitement possible de transformer une cellule adulte (par exemple une cellule de la peau appelée fibroblaste - mais il y a des fibroblastes dans tous les tissus conjonctifs) en cellules ayant pratiquement toutes les propriétés des cellules souches embryonnaires ; elles sont pluripotentes et peuvent donner naissance à tous les types cellulaires qui composent un organisme entier. Ces cellules ont reçu  le nom de cellules souches pluripotentes induites (iPS pour induced pluripotent stem cell). Comment s'y prendre ? En forçant la cellule adulte à exprimer de manière dite ectopique des facteurs de transcription qui ne sont produits normalement que dans les cellules embryonnaires. Ces facteurs de transcription (Klf4, Sox2, c-Myc et Oct4) agissent sur des séquences génomiques, actives seulement pendant les premiers stades de la vie embryonnaire. Une telle méthode offre l'avantage de faire du receveur potentiel de cellules différenciées son propre donneur, ce qui n'est pas rien en matière de greffe. Exit la justification thérapeutique !
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Pour ce qui est de l'étude de l'embryogenèse, là encore, nul besoin de ces cellules. Il existe, chez l'homme ou l'animal, des tumeurs très particulières que l'on appelle tératocarcinomes. Il s'agit de tumeurs qui frappent des cellules embryonnaires lesquelles peuvent se différencier dans l'organisme comme en culture en toutes sortes de types cellulaires ou garder leur pluripotentialité en formant justement ce que l'on appelle des corps embryoïdes. Il est possible d'étudier les phénomènes génomiques et biochimiques qui accompagnent la différenciation. Il me souvient que François JACOB avait fait de très beaux travaux sur le tératocarcinome de la Souris.
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Bien mieux, une équipe chinoise vient de publier dans le périodique PlusOne une étude dans laquelle elle montre qu'il existe dans l'urine des cellules susceptibles d'engendrer des cellules du lignage nerveux après conditionnement approprié. Il faut encore citer les cellules souches mésenchymateuses du tissu adipeux, du sang de cordon ombilical, de la gelée de WHARTON du cordon ombilical, et de bien d'autres sources encore. Ces cellules sont à la limite de pluripotentialité et de la multipotentialité ; elles n'engendrent pas toujours tous les types cellulaires d'un organisme entier, mais un grand nombre d'entre eux.
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Bref, messieurs les sénateurs ont cru faire moderne en ignorant les plus récents développements de la recherche sur les cellules souches. Ils ont raté le coche. Pour des partisans du progrès, il y avait mieux à faire ! Non seulement cette loi, si elle passait, serait immorale, mais en outre elle serait parfaitement inutile, complètement rétrograde, et elle fait déjà rire tous ceux qui connaissent un peu la question. Je mets de côté - j'en connais hélas- les chercheurs qui se sont faits un nom en utilisant des cellules nerveuses prélevés sur des embryons obtenus par des méthodes non délabrantes, et qu'on a disséqués pour prélever certaines cellules cérébrales. Les résultats obtenus dans certaines maladies neurodégénératives par greffe de ces cellules ont été spectaculaires - il faut en convenir - mais parfaitement transitoires. Et après une amélioration immédiate de leur état, les patients sont retournés à leur état initial en quelques mois.
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Pour moi, c'est clair ; il s'agit bien d'une tentative de changer ce que ces imbéciles (au sens de BERNANOS, mais avec des bémols très minoratifs) appellent "l'ordre moral", celui qu'ils accusent l'Eglise catholique ou le "judéo-christianisme" d'avoir imposé pendant des siècles aux hommes. Quand on voit le résultat de ces bouleversements sur l'état de la société, on peut se demander avec raison, si ces changements représentent un progrès. De vous à moi, j'ai des doutes !
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dimanche 4 décembre 2011

La cagnotte...

Maintenant que le Sénat est à gôôôôche, la pureté républicaine est enfin de retour dans notre République. On peut donc penser que les Sénateurs qui incarnent le retour de la morale publique vont changer le cours des choses tel qu'il apparaît dans l'article que m'a transmis un correspondant, un lecteur fidèle de mes billets.
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"Sénat : Une cagnotte de 1,3 milliard d’euros…

Le Sénat a accumulé une cagnotte de 1,3 milliard d’euros, en ne rendant jamais à l’Etat ses excédents budgétaires. En temps de crise, il serait urgent de rembourser cet argent du contribuable.

Le Sénat est assis sur un véritable trésor de guerre.
1,310 milliard d’euros comme trésor de guerre, 1.310 millions d’euros qui dorment tranquillement dans la cagnotte du Sénat, alors que le gouvernement racle les fonds de tiroirs, à la recherche du moindre petit million pour réduire la dette colossale de la France. Cela ressemble à un scandale d’Etat, dont personne ne semble s’émouvoir. Pourtant, en un demi-siècle, les trois cents et quelque sénateurs et les mille deux cents fonctionnaires environ de cette Assemblée, censée être exemplaire, ont « confisqué » dans les faits l’argent du contribuable pour se constituer un très égoïste trésor de guerre.

Comment est-ce possible ? L’origine de cette incroyable et très contestable cagnotte remonte à la Libération. En effet, pendant la guerre de 1939-1945, le régime de Vichy avait supprimé les dotations financières accordées chaque année à l’Assemblée nationale et au Sénat. Les deux Assemblées ont donc connu d’énormes difficultés de fonctionnement jusqu’à la Libération. En 1945, pour se mettre à l’abri de tels désagréments, les deux Assemblées ont décidé de se constituer, dorénavant, un trésor de guerre… totalement injustifié en temps de paix, dans une démocratie apaisée.

Qu’importe : sénateurs de droite, du centre et de gauche ont décidé de ne plus reverser au Trésor public l’argent non dépensé de la dotation gouvernementale qu’ils reçoivent tous les ans. Sous la IIIe République, ces excédents étaient intégralement reversés à l’Etat. C’était la moindre des choses. Mais, après 1945, les parlementaires se sont accordé sans complexes le droit de garder et de gérer les excédents financiers de l’Assemblée nationale et du Sénat, sans avoir à subir le moindre contrôle d’une quelconque autorité administrative.

Une cagnotte qui grossit.

D’année en année, le Sénat a veillé à faire grossir sa « caisse noire », dans l’opacité la plus totale. En effet, le premier rapport public sur l’utilisation du budget du Sénat n’a été publié qu’en 2003. Depuis, tous les ans, ce rapport est vendu pour la modique somme de 3,5 €. Mais, c’est un labyrinthe de tableaux et de chiffres difficiles à décrypter, compréhensible aux seuls spécialistes, si bien que les médias s’y sont peu intéressés.

Pas de Cour des comptes au Sénat.

Même la Cour des comptes n’a pas pu fourrer son nez dans la comptabilité du Sénat. Cette institution est pourtant chargée de vérifier la bonne gestion de tous les budgets des ministères, des collectivités locales, du Parlement et même de l’Elysée. Tous se plient sans rechigner à cette règle constitutionnelle… tous sauf le Sénat, qui s’exempte lui-même de cette obligation sans être sanctionné ! Avec l’aide d’un expert-comptable, M. Claude Jaillet, France-Soir a donc décidé d’éplucher les 88 pages du rapport d’information du 18 mai 2011 de la « Commission spéciale chargée du contrôle des comptes et de l’évaluation interne sur les comptes du Sénat de l’exercice 2010 ». Et là, nous sommes tombés sur la discrète cagnotte du Sénat, à la page 75.

Bien cachée.

C’est dans la rubrique comptable « immobilisations financières » que se cache cette cagnotte, valorisée au total à 1,310 milliard d’euros. Trois grands postes principaux y figurent. Primo, le portefeuille de titres du Sénat proprement dit. Il totalise la bagatelle de 119,8 millions d’euros en actions et obligations de toutes sortes. En clair, depuis des années, le Sénat joue (habilement) en Bourse. Secundo : les 152,8 millions d’euros de prêts (immobiliers pour la plupart) accordés à taux zéro aux sénateurs et au personnel de cette Assemblée par les deux très riches caisses de retraite du Sénat. Troisième poste : les placements financiers et leurs intérêts venant en couverture des engagements de retraite pour 1,026 milliard d’euros. Ces derniers se répartissent entre 499,5 millions d’euros pour la caisse de retraite des anciens sénateurs et 527 millions d’euros pour la caisse de retraite des ex-employés du Sénat.

Deux caisses de retraites en or.

Dans les pages 27 et suivantes du rapport parlementaire, l’examen des comptes de ces deux caisses de retraite (qui fonctionnent par répartition et capitalisation) montre qu’elles n’ont nul besoin de se refinancer chaque année auprès de l’Etat. Démonstration avec l’année 2010 : le Sénat a versé à ses retraités 26,7 millions d’euros de pensions, tout en dégageant un excédent de 28,8 millions d’euros. Pour certains ancien dignitaires de la Haute Assemblée, ces pensions s’élèvent à près de 10.000 € mensuels…

On peut se féliciter que cette caisse de retraite des sénateurs soit bien gérée, au point d’être assise sur un tas d’or, contrairement à beaucoup d’autres. Mais que cette même caisse continue, chaque année, à solliciter l’aide de l’Etat, comme si elle était en déficit, frôle l’indécence. Même constat pour la caisse de retraite du personnel du Sénat.

Remboursez !

Un seul chiffre résume la florissante comptabilité du Sénat : en 2010, tous budgets confondus, cette Assemblée a dégagé un résultat en excédent de 3,275 millions d’euros sur le dos du contribuable, 3,275 millions inutiles, un trop-perçu qu’il serait juste de rembourser à l’Etat… qui se dit en situation de préfaillite, qui multiplie les plans d’austérité, imposés à tous les Français, qui fait la chasse aux niches fiscales et augmente la TVA.

Rendre ce trésor de guerre aux Français semblerait logique. Dans son discours d’investiture, le 1er octobre dernier, le nouveau président du Sénat, le socialiste Jean-Pierre Bel, n’a pas écarté cette éventualité. Au-delà de la justice sociale, cela améliorerait l’image d’une institution pléthorique (348 sénateurs français, contre 100 aux Etats-Unis, 66 en Allemagne et 264 en Espagne), aux émoluments ou avantages élevés (les sénateurs touchent près de 15.000 € brut par mois, dont 6.000 en indemnité mensuelle forfaitaire pour frais).

Jean-Pierre Bel a donc admis : « Nous devons changer l’image de notre Assemblée, souvent caricaturée certes, mais qui se doit aujourd’hui à plus de transparence, plus de modestie. Elle se doit d’aller vers une vraie rénovation démocratique, vers une autre façon de travailler […]. Nous devons en débattre ensemble, dans un cadre collectif. »

Monsieur le président, pour « plus de transparence, plus de modestie » rendez à l’Etat la cagnotte de 1,310 milliard d’euros, puisque tous les ans vous touchez plus d’argent que vous n’en avez besoin. En 1992, le gouvernement de Pierre Bérégovoy avait déjà demandé à l’Assemblée nationale et au Sénat de restituer leurs deux cagnottes… afin – déjà ! – de diminuer le déficit budgétaire.

L’Assemblée nationale avait accepté de rendre, en deux fois, 4 milliards de francs (environ 610 millions d’euros). Les divers présidents du Sénat, eux, se sont opposés à tout remboursement, permettant à leur cagnotte de grossir encore. La raison officielle de ce refus était toujours la même : gonflé d’intérêts, ce reliquat des sommes versées par l’Etat constituait une provision en prévision des retraites futures des sénateurs et du personnel de cette Assemblée. On l’a vu, faux argument. Alors, Messieurs les Sénateurs, remboursez ! Un milliard trois cent dix millions d’euros pour diminuer, tout de suite, notre dette sans douleur, qui dit mieux ?

Les plus hauts salaires de la fonction publique.

Cette caisse noire ne sert pour l’instant presque à rien, sinon à immobiliser des excédents financiers dans un Sénat qui accorde déjà les plus hauts salaires mensuels brut de la fonction publique à son personnel. Un salaire minimum fixé à 3.000 € pour, notamment, les gardiens du Luxembourg, lingères et agents de nettoyage, 6.000 € pour les chauffeurs en début de carrière et jusqu’à près de 20.000 € pour les grands directeurs. Un même Sénat qui fait bénéficier les anciens sénateurs de retraites mensuelles brut canon : 4.400 € en moyenne, 6.600 € pour vingt-deux ans de cotisations et jusqu’à 10.000 € pour une quarantaine de sénateurs « dignitaires ». Cerise sur le gâteau : une indemnité mensuelle (« allocation de retour à l’emploi » payée par le Sénat) pouvant aller jusqu’à 5.542 € est versée à chaque sénateur battu aux élections et sans emploi… pendant trois ans.

Par Yvan Stefanovitch

(France Soir !)

jeudi 4 novembre 2010

Non à l'euthanasie

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Des sénateurs de droite comme de gauche sont en train de déposer une proposition de loi tendant à autoriser "l'aide active à mourir". Il est vraisemblable que cette initiative relève d'un courant de pensée spécifique dans lequel se retrouvent les auteurs de cette proposition.
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Il s'agit là d'un projet inadmissible dont l'hypothétique adoption autoriserait le citoyen à désobéir aux pouvoirs publics légitimes, par tous les moyens pacifiques. Car il vaut mieux obéir à Dieu, Maître de la Vie et de la Mort qu'aux hommes.
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Je vais essayer d'argumenter à partir de données rationnelles et je m'efforcerai de les séparer des raisons spirituelles et morales. (a) Ce projet est inadmissible car nul ne peut savoir vraiment si celui qui demande une aide active à mourir est libre de ce choix, s'il n'y a pas été poussé par des proches (pour des motifs de fausse compassion : on ne supporte pas de voir souffrir quelqu'un que l'on aime ; pour des motifs d'intérêts : héritage en vue, suppression d'un fardeau qui pèse dans le confort de vie, par exemple). Le bon La Fontaine a fort bien décrit dans sa fable du bûcheron et de la mort, l'instinct profond de tout être humain : "Plutôt souffrir que mourir, c'est la devise des hommes". (b) Ce projet viderait de tout sens les efforts des médecins et des chercheurs pour soigner les grands malades et trouver de nouveaux traitements. J'ai, pendant toute ma vie professionnelle, fréquenté de très nombreux collègues médecins. Je n'en connais pas un qui aurait souscrit à un tel projet. Ce qui ne veut pas dire du reste que pour alléger les souffrances de très grands malades proches de leur fin, ils ne leur aient pas administré un traitement qui tout en allégeant ou supprimant la douleur avait des effets secondaires susceptibles d'abréger la vie. Je pense notamment aux dérivés de la morphine qui dépriment profondément le centre respiratoire. (c) Rien n'indique non plus que ce projet n'appelle pas, par extension, la possibilité que se donnerait la société de supprimer les "inutiles", les "déficients mentaux", les "improductifs". HITLER l'a fait. Et il a eu de dignes successeurs, même si les victimes étaient différentes : MAO et les massacres de la Révolution Culturelle, POL POT et les khmers rouges, les HUTUS contre les TUTSIS. Même si dans les formes extérieures, les victimes étaient différentes, la logique était identique : éliminer les "différents" (de classe, de races, de statuts politiques, d'état physique ou psychique). Certes, la proposition de Loi ne dit pas cela, mais elle est une porte ouverte.
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L'impératif biblique du "Tu ne tueras point" est un impératif absolu, intangible, intouchable. Mais la morale naturelle condamne aussi cette pratique qui nous fait remonter aux temps sacrificiels pendant lesquels, pour cacher le meurtre initial de l'innocent, on inventait des mythes pour le diviniser.
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Je vous invite donc à aller signer la pétition demandant aux sénateurs de retirer ce texte. Allez sur le site www.fautpaspousser.com , à la rubrique Stop à l'euthanasie, et signez la pétition, avant qu'il ne soit trop tard. Pour ma part, je refuse de reconnaître la moindre légitimité à un texte qui heurte profondément ma conscience.
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