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vendredi 12 décembre 2014

12 décembre 2014. Nouvelles de la Résistance. Au trône des imbéciles, un nouveau candidat !

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Mille fois non, et d'autant plus en ce moment, il convient de rappeler que

ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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1. La citation du jour.
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"Le pouvoir des fables

Dans l’Athènes autrefois, peuple vain et léger,
Un orateur, voyant sa patrie en danger,
Courut à la tribune ; et, d’un air tyrannique,
Voulant forcer les cœurs dans une république,
Il parla fortement sur le commun salut.
On ne l’écoutait pas. L’orateur recourut
À ces figures violentes
Qui savent exciter les âmes les plus lentes :
Il fit parler les morts, tonna, dit ce qu’il put ;
Le vent emporta tout, personne ne s’émut.
L’animal aux têtes frivoles,
Étant fait à ces traits, ne daignait l’écouter;
Tous regardaient ailleurs : il en vit s’arrêter
À des combats d’enfants, et point à ses paroles.
Que fit le harangueur? Il prit un autre tour.
Cérès, commença-t-il, faisait voyage un jour
Avec l’anguille et l’hirondelle :
Un fleuve les arrête; et l’anguille en nageant,
Comme l’hirondelle en volant,
Le traversa bientôt. L’assemblée à l’instant
Cria tout d’une voix : Et Cérès, que fit-elle ?
Ce qu’elle fit ? un prompt courroux
L’anima d’abord contre vous.
Quoi ! de contes d’enfants son peuple s’embarrasse :
Et du péril qui le menace
Lui seul entre les Grecs il néglige l’effet !
Que ne demandez-vous ce que Philippe fait ?
À ce reproche l’assemblée,
Par l’apologue réveillée
Se donne entière à l’orateur.
Un trait de fable en eut l’honneur.
Nous sommes tous d’Athènes en ce point ; et moi-même,
Au moment que je fais cette moralité,
Si Peau-d’Ane m’était conté,
J’y prendrais un plaisir extrême.
Le monde est vieux, dit-on : je le crois ; cependant
Il le faut amuser encor comme un enfant."

Jean de La FONTAINE.
Fable lue à la Veillé du 10 décembre, Place Vauban, à Paris (Merci à AXEL).
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2. Commentaires.
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L'anguille et l'hirondelle ? N'y voit-on pas l'Allemagne ou le Danemark  qui, par de justes mesures économiques et juridiques, assurent à leur patrie une certaine prospérité et la paix civile. Et Cérès me semble être illustré par la Figure de monsieur HOLLANDE à qui le peuple français s'est donné par défaut, après que par de beaux discours, dans lequel il accablait ceux (fort nombreux) qui ne pensaient pas comme lui, après de fallacieuses promesses, il avait entraîné l'adhésion d'une petite majorité de ses concitoyens. Il continue de nous reprocher le diesel, les cheminées à feu ouvert, les résidences secondaires, notre volonté de reconnaître les différences de sexe, que sais-je encore, et par-dessus tout, lui qui va toucher 36 000 euros par mois de retraite, il en veut aux riches ! Mais les vrais riches, ils ne sont plus chez nous. (Consultez le catalogue des Trois suisses où l'on voit en couverture les photos de Yannick NOAH et de deux autres exilés fiscaux fort amis de monsieur HOLLANDE). La FONTAINE était prophète. On comprend pourquoi l'Education dite Nationale n'entend plus enseigner les bons auteurs mais y préfèrent un galimatias d'auteurs contemporains, sans talent, sans aucun souffle, sans aucun style, mais BIEN PENSANTS.


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3. Informations édifiantes.
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L'urgence du moment : des funérailles laïques gratuites (et bientôt obligatoires ?).

Je dois justifier le titre du présent billet. Voici un article publié sur le site du Figaro :

"Le groupe socialiste à l'Assemblée veut repenser les funérailles. Bruno Le Roux  et le groupe SRC ont déposé une proposition de loi en ce sens. Les socialistes souhaitent mettre en place et encadrer un rituel de funérailles républicaines, inexistant aujourd'hui. «Les familles confrontées au deuil sollicitent de plus en plus les mairies pour l'organisation de cérémonies civiles», constatent les socialistes dans l'exposé de leur motif . «Les citoyens qui ne se réclament d'aucune religion se trouvent démunis et attendent de notre République qu'elle leur offre des perspectives pour accompagner leurs morts», poursuivent-ils.
De fait, les familles ne souhaitant pas intégrer d'aspects religieux lors des obsèques doivent aujourd'hui se tourner vers des entreprises privées. Résultat, Bruno Le Roux et ses députés considèrent que «la République française se doit de prendre en charge, comme elle le fait pour les naissances, les mariages, voire même les parrainages civils, un rite propre pour commémorer la mort de ses citoyens».
Pour cela, le groupe socialiste a déposé ce mercredi une proposition de loi, repérée par @PJanuel sur Twitter , qui doit désormais passer par la commission des Lois pour être examinée par les parlementaires. Dans ce texte, les socialistes suggèrent que «chaque municipalité soit en capacité d'intervenir pour assurer un moment de recueillement auprès du défunt, même en l'absence de cérémonie religieuse.» Un acte qui devra être gratuit pour les riverains, d'après le texte de loi."

Ainsi, au moment où le chômage explose, où la violence hideuse étale ses horreurs dans des pays qui voient nos soldats engagés, où des pans entiers de quartiers prétendument "sensibles", en vérité abandonnés aux mafias de la drogue ou de la propagande islamiste, échappent au contrôle de l'Etat, les socialistes, de grands amis du genre humain, déposent une proposition de loi qui permettrait aux mairies, avec l'argent des contribuables, d'organiser des funérailles laïques et gratuites, pour les morts de celles des familles qui ne souhaitent pas intégrer d'aspect religieux à cette cérémonie. Il faut avoir bien du culot pour imaginer que celles-ci n'intègrent pas un aspect infiniment spirituel de la vie humaine qui est le sens de la mort. Je propose de nominer monsieur LE ROUX comme candidat au trône des imbéciles. Voilà qui fait du monde. Je crois avoir inclus dans cette catégorie monsieur URVOAS et le maire de BREST. Voici que le troupeau prend du volume. Faudrait-il aussi y ajouter le Président du Tribunal administratif de NANTES, le Préfet de l'HERAULT monsieur de BOUSQUET de FLORIAN, et les préfets de la région parisienne qui veulent interdire l'usage de cheminées ouvertes ? Voilà les préoccupations de nos élites : les crèches qui pollueraient l'espace public, les cheminées qui offenseraient les nez et les poumons de madame Emmanuelle COSSE (un très bel exemplaire d'imbécile bernanosien), et la substitution de cérémonies religieuses (monsieur MITTERRAND lui-même avait indiqué dans ses dernières volontés : "Une cérémonie religieuse est possible" quand il évoquait ses funérailles) par des cérémonies laïques. Sans-abris qui cherchez vainement une chambre pour la nuit auprès d'un 115 surchargé, chômeurs qui ne savez comment vous ferez vivre votre famille dans trois mois, chefs d'entreprise dont le carnet de commande fond à vue d'oeil tandis que les contraintes administratives s'accumulent sur vos têtes, soyez rassurés. Si vous n'avez pas mis de côté d'argent pour vos funérailles, mourrez tranquilles, les mairies s'en occuperont.
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Des crèches partout.

A NEUILLY dans une boulangerie.
A MIRAMAS dans les Bouches-du-Rhône.
A LA-TOUR-DE-SALVAGNY dans le Rhône.
A PERPIGNAN (espace privé).
A SENANVILLE dans l'Eure.
A SAINT-DIDIER dans le Vaucluse.
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mardi 25 janvier 2011

Esprit critique et paranoïa

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Il y a bien longtemps que je vous ai parlé d'Henri HUDE. Il est très certainement un spécialiste éminent de philosophie politique. Mais il ne fait pas partie du cercle des médiatisés, des show-bizzés, et des agitateurs culturels. Il enseigne à Saint-Cyr Coëtquidan, pensez-donc. Il est tout juste bon pour les militaires, lesquels sont tout juste bons à se faire tuer pour la patrie ; il ne vaut pas tripette pour les Journaux télévisés. Je recommande toutefois, et absolument, la lecture de son ouvrage "Ethique et politique", publié aux Editions Universitaires. J'en extrais fort à propos ce qui suit, pour renvoyer les auteurs de la proposition de loi sur l'euthanasie, dans les cordes très élastiques de leur conscience.
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"Ceux qui mettent tous leurs soins à ne jamais être trompés sont ceux qui se trompent le plus ordinairement. Une conception paranoïaque de l'esprit critique est un préjugé d'autant plus grave qu'il a l'apparence de n'en être pas un. C'est lui qui explique notre tendance au scepticisme moral.
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Face aux soupçons et au cynisme, il faut tout d'abord rappeler que l'existence morale est un fait ; que l'existence religieuse est un autre fait ; que ces faits son irréductibles ; et que cela se constate.
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Chacun admettra que l'homme est un être capable de connaître. Il désire savoir. Or connaître, c'est connaître vraiment ; connaître vraiment c'est connaître une vérité. Il s'ensuit que la vérité fait l'objet d'un désir spécifique, inséparable de l'être le plus essentiel de l'animal raisonnable que nous sommes.
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[...] Il n'y a de vie morale stable et durable que dans la mouvance d'une existence religieuse, ou sous le contrôle d'une raison qui cherche la vérité, ou tout au moins dans la liaison au simple bon sens pragmatique d'un homme qui veut vivre et non pas mourir... [...] Le bon sens pragmatique adhère implicitement qu'il vaut mieux être que ne pas être, c'est à dire que l'être est bon, et s'il voulait justifier à fond ce principe, il serait conduit à admettre qu'il suppose en fait que l'Absolu est bon. Lui aussi est donc religieux à sa façon."
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ATTENDEZ LA SUITE CHERS LECTEURS :
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"C'est pourquoi, en définitive, la morale laïque n'existe guère, si elle a jamais existé : elle n'a duré que le temps nécessaire à la dilapidation d'un capital moral accumulé par des siècles de vie religieuse. Ce qui seul peut exister, c'est une morale qui descend de la relation à l'Absolu, ou à défaut [NOTEZ LA PRUDENCE QUI OUVRE LA PORTE A DES PENSEURS COMME COMTE-SPONVILLE et sa Morale sans fondements] une morale qui accompagne et exprime la recherche sincère de la vérité, ou enfin une morale pragmatique où s'exprime la sagesse des nations qui ne veulent pas mourir." [CE QUI LAISSE, NOTEZ-LE ENCORE, UNE PLACE A DES PENSEURS CHINOIS COMME FENG YOULAN OU HU SHI, SANS PARLER DE CONFUCIUS.]
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J'ai vu hier une courte séquence au Journal télévisé, prise dans un service de soins palliatifs. On y voyait un homme, atteint d'un cancer, qui ne pouvait parler que dans un souffle à peine audible, et qui disait être un combattant et vouloir lutter jusqu'au bout, tout comme un autre patient, paralysé par une sclérose en plaque gravissime, pouvant à peine parler lui aussi et qui exprimait dans sa détresse physique un amour puissant de la vie. Et puis j'ai entendu le pathos embrouillé de monsieur Jean-Luc ROMERO, ventant les mérites de cette proposition de loi scélérate sur l'aide active à la mort ; et je voyais se profiler dans la porte entrebâillée des chambres de mourants l'ombre d'avides héritiers susurrant à leur aïeul : "Hein, papy, que ça te dirait d'aller voir le Bon Dieu ?".
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Conscience élastique, esprit hypercritique ? Esprits faux, esprits dangereux ! Se méfier d'eux si l'on tient à sa peau.

jeudi 4 novembre 2010

Non à l'euthanasie

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Des sénateurs de droite comme de gauche sont en train de déposer une proposition de loi tendant à autoriser "l'aide active à mourir". Il est vraisemblable que cette initiative relève d'un courant de pensée spécifique dans lequel se retrouvent les auteurs de cette proposition.
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Il s'agit là d'un projet inadmissible dont l'hypothétique adoption autoriserait le citoyen à désobéir aux pouvoirs publics légitimes, par tous les moyens pacifiques. Car il vaut mieux obéir à Dieu, Maître de la Vie et de la Mort qu'aux hommes.
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Je vais essayer d'argumenter à partir de données rationnelles et je m'efforcerai de les séparer des raisons spirituelles et morales. (a) Ce projet est inadmissible car nul ne peut savoir vraiment si celui qui demande une aide active à mourir est libre de ce choix, s'il n'y a pas été poussé par des proches (pour des motifs de fausse compassion : on ne supporte pas de voir souffrir quelqu'un que l'on aime ; pour des motifs d'intérêts : héritage en vue, suppression d'un fardeau qui pèse dans le confort de vie, par exemple). Le bon La Fontaine a fort bien décrit dans sa fable du bûcheron et de la mort, l'instinct profond de tout être humain : "Plutôt souffrir que mourir, c'est la devise des hommes". (b) Ce projet viderait de tout sens les efforts des médecins et des chercheurs pour soigner les grands malades et trouver de nouveaux traitements. J'ai, pendant toute ma vie professionnelle, fréquenté de très nombreux collègues médecins. Je n'en connais pas un qui aurait souscrit à un tel projet. Ce qui ne veut pas dire du reste que pour alléger les souffrances de très grands malades proches de leur fin, ils ne leur aient pas administré un traitement qui tout en allégeant ou supprimant la douleur avait des effets secondaires susceptibles d'abréger la vie. Je pense notamment aux dérivés de la morphine qui dépriment profondément le centre respiratoire. (c) Rien n'indique non plus que ce projet n'appelle pas, par extension, la possibilité que se donnerait la société de supprimer les "inutiles", les "déficients mentaux", les "improductifs". HITLER l'a fait. Et il a eu de dignes successeurs, même si les victimes étaient différentes : MAO et les massacres de la Révolution Culturelle, POL POT et les khmers rouges, les HUTUS contre les TUTSIS. Même si dans les formes extérieures, les victimes étaient différentes, la logique était identique : éliminer les "différents" (de classe, de races, de statuts politiques, d'état physique ou psychique). Certes, la proposition de Loi ne dit pas cela, mais elle est une porte ouverte.
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L'impératif biblique du "Tu ne tueras point" est un impératif absolu, intangible, intouchable. Mais la morale naturelle condamne aussi cette pratique qui nous fait remonter aux temps sacrificiels pendant lesquels, pour cacher le meurtre initial de l'innocent, on inventait des mythes pour le diviniser.
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Je vous invite donc à aller signer la pétition demandant aux sénateurs de retirer ce texte. Allez sur le site www.fautpaspousser.com , à la rubrique Stop à l'euthanasie, et signez la pétition, avant qu'il ne soit trop tard. Pour ma part, je refuse de reconnaître la moindre légitimité à un texte qui heurte profondément ma conscience.
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mercredi 4 mars 2009

Le triomphe du penser faux

Madame MORANO soutient donc l'initiative qui consiste à donner des droits au "beaux-parents" d'enfants élevés dans une famille homoparentale. On aurait pu attendre qu'elle argumente son soutien par des éléments de réflexion : le bien de l'enfant par exemple. Pas du tout. L'opposition de madame BOUTIN à ces mesures est, d'après notre Secrétaire d'Etat, passéiste et idéologique, rien moins que cela. Il me semble moi que c'est tout le contraire. Que dit en effet madame MORANO ? Qu'il "faut être de son temps" (ou une formule approchée ; je la prie d'avance de m'excuser si ma citation n'est pas exacte). C'est précisément cette position qui est idéologique. Je ne vois pas en quoi une revendication de privilèges, qui n'est fondée que sur le désir de se voir reconnaître un statut équivalent à celui des familles recomposées, ou des familles ordinaires (je n'ose plus utiliser le mot normal, tant je crains de me faire agresser par les esprits politiquement corrects), et non pas sur le bien de l'enfant, doit être prise en compte par les pouvoirs publics. Il n'est pas nécessaire de légiférer. Il suffit que les "parents" se mettent d'accord entre eux pour partager l'autorité. Quel serait le bien de l'enfant, déjà privé de la figure de son père ou de sa mère ? Comment pourra-t-il développer une affectivité et une sexualité épanouissantes dans une situation de confusion des rôles et des sexes ? Aucune étude sérieuse n'a été conduite, à ma connaissance, sur l'interaction de l'homoparentalité et du développement psychique d'un enfant. Avant de penser à de possibles électeurs, il me paraît convenable de penser à ceux que visent la mesure, les enfants, qui eux ne peuvent parler (et c'est même ce qui leur vaut le nom d'enfant : infari, ne pas pouvoir parler en latin). Madame MORANO pense faux. Il faut prendre garde à ne pas trop éloigner la loi humaine de la loi de la nature. On m'objectera qu'il n'y a pas de nature qui tienne dans le cas de l'homme qui n'est que produit de la culture. C'est d'une imbécillité rare. Un jour viendra et il n'est pas loin, où coupé de tout désir du beau, du bien et du vrai, l'homme sera VRAIMENT réduit à ce que certains philosophes modernes présentent comme une certitude : un animal à peine supérieur. Ce jour, on pourra tuer les vieillards qui nous gênent et coûtent chers, éliminer les handicapés, laisser crever les pauvres. Car je ne vois pas pourquoi il faudrait s'en préoccuper si nous ne sommes que de paquet de pulsions, d'instincts et de désirs primaires.
Mais quand même une question : d'où nous viennent les interdits du meurtre, de l'inceste, du vol ? Ce sont là de vraies questions, et ce n'est pas une loi idiote qui les balaiera par un vote mou, démagogique, et dépourvu de vision anthropologique saine.