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lundi 14 septembre 2020

Lundi 14 septembre 2020. Mes chroniques : la peur et le mensonge

 

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CHRONIQUE DE LA LUTTE CONTRE LA SERVITUDE.

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Sommes-nous mûrs pour la servitude par la peur ?

Quelques trente-cinq personnalités du monde scientifique appellent à la dissolution du « Conseil Scientifique » (hum !!!! ;Je confirme la qualité de Conseil, mais je conteste formellement celle de Scientifique).

https://www.leparisien.fr/societe/covid-19-nous-ne-voulons-plus-etre-gouvernes-par-la-peur-la-tribune-de-chercheurs-et-de-medecins-10-09-2020-8382387.php

Ecoutez jusqu’au bout cette interview.

https://www.youtube.com/watch?v=6aGDragrtI0&feature=youtu.be&fbclid=IwAR1zcwqWoEXE4f3PlvBaXxOVW1mMyjwRvR509Qp0xR8VPgylShtyCnZgw-Q&ab_channel=ThanaTV

Le Dr TROTTA a raison de bout en bout. Il évoque le cas du Dr Michel GEFFARD que j’ai très bien connu. J’ai siégé à Bordeaux dans le jury de thèse de l’une de ses élèves. Une thèse de haute volée, sur l’image interne (le récepteur musculaire de l’acétylcholine) de l’antigène dans le cas de la myasthénie (anticorps anti-idiotypiques). GEFFARD a été radié de l’ordre des médecins par une bande de nuls, mais des nuls tout-puissants. Tout cela est lamentable. Il a guéri des gens de la sclérose en plaque, mais il ne l’a pas fait dans les règles. En France, pour la Covid-19 comme pour la sclérose en plaques il est nécessaire de mourir dans les règles plutôt que de guérir par des méthodes qui n’ont pas l’aval des Diafoirus et des banques.

Le masque fut utile et j’en ai défendu l’usage au moment fort de l’épidémie. Il est inutile aujourd’hui, et personne ne semble s’étonner de voir que malgré son port devenu obligatoire un peu partout, le nombre de personnes infectées (mais pas malades) augmente. Cherchez l’erreur.

La maladie n’est pas grave. La preuve pour ce qui est nombreux porteurs asymptomatiques dont on ignorerait qu’ils sont peut-être contagieux s’ils n’avaient pas fait de test PCR. Tout cela est devenu lamentable.

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CHRONIQUE DE LA HONTE.

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Cet athlète a été pendu pour avoir défendu la liberté.

 

https://iranhumanrights.org/2020/09/execution-of-navid-afkari-irans-judiciary-is-a-tool-of-political-repression-and-violence-and-a-threat-to-the-people/

Mais on préfère défendre madame OBONO, député de la nation, qui déteste la patrie à qui elle doit tout, jusqu’au traitement d’élu qui lui permet de cracher dans la soupe sans crainte de poursuites. Ne lui en déplaise, il y a eu des peuples africains suffisamment cupides pour vendre leurs frères à des trafiquants d’esclaves français (nantais ou bordelais, tous francs-maçons), qui sont la honte de notre histoire. Et ça continue en Afrique orientale où l’on vend des esclaves africains à des pays du golfe, depuis le Yémen jusqu’à Oman et Mascate. Mais, chut !!!, il ne faut pas blesser ces pays détenteurs d’un précieux pétrole.

jeudi 15 novembre 2018

Jeudi 15 novembre 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Dérision médiatique, chemin direct vers la servitude !


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A lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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ALBERT CAMUS PARLE DE LA PRESSE.
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"À une ou deux exceptions près, le ricanement, la gouaille et le scandale forment le fond de notre presse. À la place de nos directeurs de journaux, je ne m’en féliciterais pas. Tout ce qui dégrade la culture raccourcit les chemins qui mènent à la servitude. Une société qui supporte d’être distraite par une presse déshonorée et par un millier d’amuseurs cyniques, décorés du nom d’artiste, court à l’esclavage malgré les protestations de ceux-là mêmes qui contribuent à sa dégradation."
(Entretien donné à la revue Caliban, 1951 ; il est assez piquant de voir que Le Monde a consacré un article à cette contribution de CAMUS.
Cf. https://www.lemonde.fr/afrique/article/2012/03/18/les-devoirs-du-journaliste-selon-albert-camus_1669779_3212.html).
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CONTREPOINT DE JEAN-CLAUDE GUILLEBAUD.
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"Lui non plus [il s’agit de PÉGUY] n’a jamais raté une occasion de récuser la dérision et ceux qu’ils appellent les blagueurs. Dans son livre le plus connu, Notre jeunesse, il assure qu’on « ne fonde aucune culture sur la dérision », et que « le sarcasme et l’injure sont des barbaries. À mes yeux, aujourd’hui comme jadis, les blagueurs dénigrent d’abord ceux qui croient à quelque chose ou à quelqu’un. Ils jugent plus avisé ― ou plus prudent ― de ne pas croire. Est-ce un réflexe défensif ? Une façon de camoufler ce que Régis DEBRAY appelle le « cynisme de l’acquiescement » ? Je ne sais pas.
"Reste que lesdits railleurs ont pris le pouvoir médiatique. Un parti pris de rigolade colonise la plupart des radios et des télévisions. La directrice d’une radio publique en avait même fait, en 2016, une « stratégie d’audience ». Soyez punks ! avait-elle demandé à ses troupes [Il s’agit de Laurence BLOCH.
Cf. https://www.lemonde.fr/culture/article/2014/06/13/laurence-bloch-soyez-un-peu-punk_4433739_3246.html ; note personnelle ]. On entendit, et l’on entend toujours, des humoristes intervenir du matin au soir sur les ondes, mêlés aux commentateurs et aux journalistes. La plupart paraissent soucieux jusqu’à l’obsession de ridiculiser la croyance en général et la foi en particulier. C’est la cible du moment."
In
Jean-Claude GUILLEBAUD.
La foi qui reste. (Page 44.)
L’iconoclaste, Paris, 2017.
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COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Dans mon billet du 12 novembre, j’évoquais les Yann MOIX, Yann BARTHÈS, Laurent RUQUIER et consorts. Je devrais y ajouter Stéphane GUILLON. Il ne s’agit pas de tomber dans la vengeance et de désigner du doigt ces faux humoristes qui se croient drôles et ne sont que vulgaires. Toute cible leur est bonne pour tenter de nous faire rire, surtout, du reste, les chrétiens en général et les catholiques en particulier, sans compter Donald TRUMP (à qui monsieur BARTHÈS déclare, dans un anglais très approximatif, qu’il peut aller se faire foutre) ou les policiers dont une représentante a été publiquement humiliée par monsieur MOIX lequel, avec l’élégance propre aux grands esprits de ce siècle lui faisait le procès de « ch… dans son froc » à l’idée d’aller se coltiner les banlieues difficiles. Elle n’est plus là pour lui répondre puisque, quelques jours après cette humiliation, elle se donnait la mort. MOIX a présenté ses excuses, et nous ne pouvons pas affirmer qu’il y a une relation directe entre cette humiliation et ce suicide. Mais tout de même ! Est-ce ainsi que les médias doivent agir ?
CAMUS l’a bien vu qui nous dit que la dérision des amuseurs publics nous conduit tout droit à la servitude. Le parieur bénédictin ne tourne pas ses adversaires en dérision. Il peut faire preuve d'humour, sans doute, mais il les respecte, car comme le commente GUILLEBAUD, avec René GIRARD, il sait qu'ils sont dans la méconnaissance de l'innocence de leurs victimes. 




vendredi 29 septembre 2017

28 septembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. La transparence, antichambre de la servitude

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Toujours René GUÉNON. Billet du 27 publié le 28.
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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"La mentalité moderne est donc ainsi faite qu’elle ne peut souffrir aucun secret ni même aucune réserve ; de telles choses, puisqu’elle en ignore les raisons, ne lui apparaissent d’ailleurs que comme des « privilèges » établis au profit de quelques-uns, et elle ne peut non plus souffrir aucune supériorité ; si on voulait entreprendre de lui expliquer que ces soi-disant « privilèges » ont en réalité leur fondement dans la nature même des êtres, ce serait peine perdue, car c’est précisément ce que nie obstinément son « égalitarisme ». Non seulement elle se vante, bien à tort d’ailleurs, de supprimer tout « mystère » par sa science et sa philosophie exclusivement « rationnelles » et mises « à la portée de tout le monde » ; mais encore cette horreur du « mystère » va si loin, dans tous les domaines, qu’elle s’étend même jusqu’à ce qu’on est convenu d’appeler la « vie ordinaire ». Pourtant, un monde où tout serait devenu « public » aurait un caractère profondément monstrueux ; nous disons « serait », car, en fait nous n’en sommes pas encore tout à fait là malgré tout, et peut-être même cela ne sera-t-il jamais réalisable, car il s’agit encore ici d’une « limite » ; mais il est incontestable que, de tous les côtés, on vise à obtenir actuellement un tel résultat, et, à cet égard, on peut remarquer que nombre d’adversaires apparents de la « démocratie » ne font en somme qu’en pousser encore plus loin les conséquences, s’il est possible, parce qu’ils sont, au fond, tout aussi pénétrés de l’esprit moderne que ceux-là mêmes à qui ils veulent s’opposer. Pour amener les hommes à vivre entièrement « en public », on ne se contente pas de les rassembler en « masse » à toute occasion et sous n’importe quel prétexte ; on veut encore les loger, non pas seulement dans des « ruches » comme nous le disions précédemment, mais littéralement dans des « ruches de verre », disposées d’ailleurs de telle façon qu’il ne leur sera possible de prendre leur repas qu’« en commun » ; les hommes qui sont capables de se soumettre à une telle existence sont vraiment tombés à un niveau « infra-humain », au niveau, si l’on veut, d’insectes tels que les abeilles et les fourmis ; et on peut s’efforcer, du reste, par tous les moyens, de les « dresser » à n’être pas plus différents entre eux que ne le sont les individus de ces espèces animales, si ce n’est même moins encore."
In
René GUÉNON.
Le règne de la quantité et les signes des temps. (Collection "Tradition".) Édition définitive établie sous l’égide de la Fondation René Guénon.
Gallimard, Paris, 2015. (Page 96.)
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2. COMMENTAIRES.
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J’aurai l’occasion de revenir sur une petit livre de Byung-Chul HAN qui dénonce la société de transparence et ne fait que mettre en musique ce que René GUÉNON dénonce dans cet extrait typique de sa pensée.
Il est évident que toutes les initiatives de la puissance publique, que ce soit dans les régimes qui se prétendent démocratiques, ou dans les régimes dictatoriaux, visent à rendre l’homme transparent non seulement à lui-même (l’abrutissement médiatique a rempli son rôle ; il est devenu difficile de penser et l’on est devenu à soi-même aussi transparent qu’une vitre peut l’être à la lumière, sauf que dans le cas qui nous préoccupe, la lumière est la bonne parole distillée par les médias de toutes obédiences et de tous poils) mais de le rendre transparent pour l’État de façon à lui faciliter le contrôle totale de nos vies : numéro de sécurité sociale, obligation de déclarer en ligne ses revenus, surveillance vidéo dans l’espace publique, inquisition fiscale, obligation de payer par chèque des sommes dépassant un certain plafond, cartes d’identité biométrique, enregistrement des empreintes digitales, et bientôt généralisation des empreintes génétiques, justification de son identité à la demande d’agents publiques, possibilité donnée aux citoyens de consulter la déclaration de revenus de toutes autres personnes. Bien entendu, on parle aussi de la transparence des élus qui doivent déclarer le montant de leur patrimoine. Qui ne voit que ces exigences de transparences ne sont en fait que des moyens de contrôler les personnes pour mieux les enrôler, les enchaîner à la machine infernale de l’État. Où avez-vous jamais vu qu’une loi, un règlement, un arrêté ait jamais été capable d’entraîner l’homme à la vertu. En vérité l’exigence de transparence ressemble fortement à ces manifestations de contritions publiques qu’exigeaient ou qu’exigent les régimes dictatoriaux de ceux qu’ils veulent abattre. La différence, ici, c’est nous nous soumettons comme des moutons à des obligations de en plus absurdes, sans voir jusqu’où notre obéissance peut nous conduire en matière de servitude, tandis que les contrition des accusés, dans les régimes communistes, étaient arrachées par la force et contre le gré des victimes.
Le monde moderne ne connaît qu'un secret, le secret bancaire. Et il fait en sorte que la célébration de la transparence nous prépare à la servitude ! Oui, la transparence est l'antichambre de la servitude.
Je ne parle même pas de la réserve ! Puisque notre-drame de Paris, alias madame HIDALGO, a ouvert un centre où se promènent, nus comme des vers, des citoyens qui invoquent la nature pour violenter la pudeur. Pour être transparents, ils sont transparents !
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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Choupinet, Président du monde.

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Les chrétiens, malmenés au pays du Christ.

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Courir pour la vie.

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Valérie TRAÎTRESSE a quelquefois des lueurs de bon sens !

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Il était temps que le Machin s’occupe des chrétiens persécutés.

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Une excellente nouvelle.

Elle va faire réfléchir les adeptes de l’euthanasie des prétendus sujets en état de coma dépassé.


La nouvelle m’intéresse d’autant plus que je continue de travailler sur ces questions de maladies neurodégénératives et de réfléchir sur l’origine et la nature de la conscience.


samedi 13 mai 2017

13 mais. Nouvelles de la Résistance. Choc phobique et servitude.

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Nous poursuivons le cycle consacré au livre de Marc WEINSTEIN, sans aucun doute un livre essentiel pour comprendre la nature d’un État démocratique post-moderne. Je rappelle la référence du livre :
Marc WEINSTEIN.
L’évolution totalitaire de l’Occident. Sacralité politique I.
Hermann, Le Bel Aujourd’hui, Paris, 2015.
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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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                Thèse 2. Au degré minimal, le totalitarisme, y compris néolibéral, a parmi ses traits d’essence la loi du mouvement absolu qui se réalise d’abord non dans la terreur, mais dans les chocs phobiques, c’est-à-dire dans la peur « normale », artificielle et stratégique. Dans les totalitarismes (y compris le néolibéral), la peur n’est plus seulement un sentiment objectif : c’est d’abord une institution objective. (Page 71.)

"On nommera ici phobique toute institution sociale chargée de diffuser la peur artificielle, intellectuelle, le risque savant ou scientifique. On nommera choc phobique tout choc stratégique ayant pour fonction ou effet de causer la peur sociale aux fins de destruction du passé (table rase à des degrés divers). Dans le choc phobique, le choc n’a pas pour but de tuer ― il peut causer la mort sans intention de la donner. Toute forme totalitaire se caractérise par la mise en œuvre d’une stratégie de choc phobique (par action fusionnelle des trois institutions phobiques : science, État, économie). Ce qui veut dire que tout choc phobique n’est pas forcément totalitaire : par exemple, avant la fusion des trois institutions, la révolution industrielle anglaise et française a été un choc phobique socialement dévastateur, mais non totalitaire. De façon générale, l’époque du libéralisme classique est celle non plus des peurs et des dangers inhérents à toute vie humaine, mais des peurs et des dangers artificiellement suscités et développés qui redoublent les premiers. […]." (Page 74.)

"Bref, sous le modernisme totalitaire, la peur, le danger, le risque ne sont pas seulement des sentiments ou des affects, mais aussi des institutions. De même et inversement, la terreur n’est pas seulement une institution (le camp, le stade, etc.), mais aussi un sentiment ou un affect. Peur et terreur sont à la fois des affects et des institutions. C’est pourquoi les deux phénomènes sont parents, peuvent passer de l’un à l’autre, même si certaines situations historiques « hybrides » montrent qu’il est difficile de distinguer définitivement entre les deux. La distinction peut être utile ; mais elle n’a pas besoin d’être fétichisée."
Les institutions totalitaires du choc phobique et du choc terroriste sont : la technoscience (qui inquiète au minimum par ses effets négatifs sur l’environnement ou la santé et qui est au maximum utilisée pour l’extermination, l’État (qui inquiète au minimum par son armée, sa police, ses caméras, ses fichiers, son omniprésence et qui au maximum passe à l’acte assassin), l’économie (qui inquiète au minimum par ses crises, par l’industrie sécuritaire qui prospère avec la peur, et qui au maximum sert à l’extermination). À ces trois institutions s’en ajoute une quatrième : les médias qui font de l’audience avec la peur et le risque. Nous avons là affaire aux quatre institutions phobiques principales du modernisme totalitaire. On peut les réduire aux trois premières si l’on considère que les médias ont toujours à voir, d’une manière ou d’une autre, avec la technoscience, l’État et l’économie." (Page 75)
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2. COMMENTAIRES.
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La sortie de l’euro fait peur, les découvertes scientifiques, par leur étrangeté, font peur (souvent avec raison), le passé fait peur (d’où la nécessité d’abolir l’histoire), la police, la télésurveillance, le développement du numérique sont des institutions phobiques, le terrorisme potentiel, l’état d’urgence font peur, les catastrophes écologiques réelles, putatives ou prévisibles, dues au progrès technique font peur. L’État dit démocratique a besoin de faire peur pour subsister. La multiplication des assurances obligatoires ou facultatives, (que ce soient les assurances sociales, les assurances obsèques, les mutuelles et j’en passe) sont des instruments qui entretiennent la peur de l’inconnu, le refus du risque, la certitude ouatée de n’avoir jamais aucun problème puisque l’on est « couvert » comme le disent les documents publicitaires. Bref, l’analyse de Marc WEINSTEIN explique fort bien le développement des moyens de servitude qui nous font ployer sous le joug de l’administration, de la police et des administrations de contrôle.
C’est que, d’horizontale qu’elle était, la société est devenue verticale et se décompose en ceux qui savent, peuvent et veulent, et ceux qui, à leur yeux, ne savent ni ne peuvent et par conséquent ne veulent (qu’ils disent !).
Voilà l’essence du totalitarisme démocratique post-moderne. L’élection de monsieur MACRON vient couronner un édifice qui s’édifie, pierre à pierre, depuis plus de trois siècles, pour le malheur de la patrie et de la société. Si nous voulons être libres, il faut retrouver des liens horizontaux qui nous font échapper aux griffes des puissants. On y reviendra.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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La défaite de la démocratie.

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Toujours la phobie, ou la preuve par neuf.

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Sans doute faudrait-il lui faire un dessin ?

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Pour la vie, rien que pour la vie.

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A lire, à méditer, et à ne pas redouter : n’oubliez pas que le choc phobique est nécessaire au maintien de la servitude.


mardi 28 mars 2017

28 mars 2017. Nouvelles de la Résistance. Ils n'ont pas d'amis, seulement des complices et des valets

Nous achevons avec ce billet le cycle consacré au Discours de la servitude volontaire. Je m’absente pendant quatre jours et reprendrai mes billets le 2 avril.
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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LES CITATIONS DU JOUR.
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(a) "[…]. Et en vérité quelle amitié attendre de celui qui a le cœur assez dur pour haïr tout un royaume qui ne fait que lui obéir, et d’un être qui ne sachant aimer, s’appauvrit lui-même et détruit son propre empire."
In
Étienne de La BOÉTIE.
Le discours de la servitude volontaire. Texte établi par Pierre LÉONARD. Et
La Boétie et la question du politique. Textes de Félicité de LAMENNAIS, Pierre LEROUX, Auguste VERMOREL, Gustav LANDAUER, Simone WEIL et de Miguel ABENSOUR, Marcel GAUCHET, Pierre CLASTRES et Claude LEFORT. (Petite Bibliothèque Payot, N° 134.)
Payot et Rivages, Paris, 2002, p. 237 (C’est le texte du Discours, transcrit en français moderne par Charles TESTE.)

(b) "[…]. Le principe de la domination exclut l’amitié. Quel que soit le caractère du prince ou son intelligence à satisfaire les aspirations de ses sujets pour garantir sa sécurité, ce n’est pas de lui que dépend la nature du rapport social ; car il se définit d’un seul trait de structure, à ce seul signe que le pouvoir est décroché du peuple. […]. "[Texte intégral.]
In
Étienne de La BOÉTIE.
Le discours de la servitude volontaire. Texte établi par Pierre LÉONARD. Et
La Boétie et la question du politique. Textes de Félicité de LAMENNAIS, Pierre LEROUX, Auguste VERMOREL, Gustav LANDAUER, Simone WEIL et de Miguel ABENSOUR, Marcel GAUCHET, Pierre CLASTRES et Claude LEFORT. (Petite Bibliothèque Payot, N° 134.)
Payot et Rivages, Paris, 2002, p. 333. (Commentaire du Discours par Claude LEFORT.)
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2. COMMENTAIRES.
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(a) Nous apprenons dans le livre de RECASENS, LABBE et HASSOUS que monsieur HOLLANDE a vraisemblablement essayé de déstabiliser son premier ministre, (en qui il voyait, avec justesse, un rival potentiel), en s’attaquant sournoisement à sa femme, la musicienne Anne GRAVOIN. J’avoue que monsieur VALLS, que je n’avais guère ménagé dans mes billets, me paraît aujourd’hui plus sympathique qu’il ne l’était et qu’il a une autre stature que le minable Normal Ier. En pratiquant ces attaques obliques, monsieur HOLLANDE a détruit le PS à qui il devait son ascension. En vérité, il n’a jamais eu d’amis. Il n’a eu que des complices ou des valets. La relative grandeur de monsieur VALLS tient à ce qu’il a tenté d’échapper au mortel étau de la servitude imposée par le Prince à ses ministres.

(b) Le pouvoir, en effet, est détaché du peuple. Et ce que les actuels dominants (les artistes, les journalistes, les hommes politiques en place, les grands capitaines d’industrie) soient détachés du peuple se révèle chaque jour avec un éclat de plus en plus insoutenable. La Guyane, paraît-il, est une île. Monsieur FILLON ne sait pas combien il y a de régions en France (à vrai dire, la chose a été tellement bidouillée, trifouillée, remaniée qu’on peut comprendre cette amnésie). Monsieur MACRON peut gagner 3 millions d’euros en trois ans, et ne déclarer que 200 000 euros de patrimoine (voir l’information ci-dessous), tout est clair, au regard de la loi (qui manifestement est faite pour les puissants) ; il me paraît assez évident qu’il ne sait pas ce que c’est que de vivre avec un SMIC, voire deux, quand on deux ou trois enfants. Il ne sait pas ce que c’est que d’être obligé d’aller à la Banque Alimentaire pour nourrir sa famille. Quand j’y étais bénévole, j’ai vu des détresses incroyables. Qui s’occupe de cette France périphérique ?
Je préfère encore un homme qui aime l’argent et qui ne s’en cache pas, à un homme riche et qui, honteux de l’être, se fait passer pour un Français dit « moyen ».
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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On nous dira après que la justice est impartiale.

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MACRON, l’homme des États-Unis (ou, plus exactement, de la finance américaine).

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Nous demandons, que dis-je, nous exigeons des réponses concrètes de la part des candidats pour faire cesser ce scandale.

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La polka des faux-culs centristes !


Ils n'auront plus jamais ma voix. En cas de duel d'un homme de gauche (PS exclu) et d'un UDI, c'est pour l'homme de gauche que je voterai. 


dimanche 26 mars 2017

26 mars 2017. Nouvelles de la Résistance. Liberté ou servitude ?

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"[…]. Quelques-uns s’entreconnaissent dans la haine du tyran et sont susceptibles de comprendre qu’il ne règne ni par la force, ni par l’effet de la coutume, ni par son art à empoisonner les peuples, mais que le désir de servitude se nourrit bien de son image. Sans doute, n’est-il pas au pouvoir de quelques-uns de changer le désir du peuple. Aussi bien leur entreprise peut-elle échouer. Il arrive en effet, prend soin de préciser notre auteur, que les hommes pleurent leur tyran et se retournent contre leur libérateur. […]."
In
Étienne de La BOÉTIE.
Le discours de la servitude volontaire. Texte établi par Pierre LÉONARD. Et
La Boétie et la question du politique. Textes de Félicité de LAMENNAIS, Pierre LEROUX, Auguste VERMOREL, Gustav LANDAUER, Simone WEIL et de Miguel ABENSOUR, Marcel GAUCHET, Pierre CLASTRES et Claude LEFORT. (Petite Bibliothèque Payot, N° 134.) [Il s’agit du commentaire que Claude LEFORT fait du texte de La BOÉTIE.]
Payot et Rivages, Paris, 2002, p. 315.
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2. COMMENTAIRES.
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Il s’agit là d’un commentaire très éclairant. Faute de pouvoir être l’Un ou Tyran, les rats fuient vers celui que tous les sondages désignent comme le vainqueur des prochaines élections présidentielles. Ils s'y identifient. En vérité, ils y vont parce que c’est leur intérêt, et non pas celui du pays. Il se trouve que les candidats susceptibles de le sortir de l’ornière sont précisément ceux que les médias aux ordres dézinguent à tout va. Et il n'y a que quelques hommes à vouloir être libres. Opprimés par HOLLANDE, les Français vont le pleurer et se retourner contre ceux qui veulent pour eux d'autres perspectives que le consumérisme. Ils ne veulent ni de la liberté, ni de la grandeur. Ils veulent la prétendue tranquillité, celle des banques, de la grande industrie et des mégalomanes.
Monsieur MACRON continue sa campagne sans que les médias s’inquiètent de ses curieuses déclarations de patrimoine (le pauvre ne possède aucun bien immobilier !), ses extravagantes dépenses à Las Vegas, ses déclarations scandaleuses sur le crime contre l’humanité commis en Algérie par la patrie qu’il aspire à diriger, les non moins fuligineuses déclarations sur l’absence de culture française, sur l’illettrisme des employées d’une usine bretonne, ou l’alcoolisme supposé de nombreux habitants du Nord. Il est le prototype du bourgeois satisfait de lui-même, ignorant des réalités sociales de son pays, méprisant la France périphérique. Mais il veut que chaque jeune puisse rêver de devenir milliardaire : bref, un homme inculte, un homme qui ne voit que l’Homo oeconomicus (les migrants, une opportunité économique, selon lui), l’homme de la quantité, du fric, des banques, du commerce, l’homme qui n’a pas la moindre idée de ce à quoi aspire tout être humain. Bien entendu, ces appréciations se fondent sur ce que monsieur MACRON a dit et fait et en aucun cas sur ce qu’il est peut être au fond de lui-même. Mais nous en sommes tous là dans nos jugements. Et c’est bien toute la difficulté de la démocratie : elle suppose la vertu, et c’est, en apparence, la moins partagée des qualités requises des politiques qui aspirent à être à la tête de la République.
Monsieur FILLON, hélas, a démontré qu’il aimait l’argent. Mais qu’on me démontre que les autres candidats ne l’aiment pas. Qu’on me prouve qu’ils n’ont pas, eux aussi, reçu des cadeaux à l’odeur de soufre (comme monsieur MOSCOVICI qui, lui, n'est pas gêné), qu’ils n’ont pas favorisé leurs proches (monsieur LE ROUX, victime expiatoire d'un système pourri jusqu'à l'os). Le procès fait à monsieur FILLON est un mauvais procès qui deviendrait juste s’il s’étendait en vérité à tous les candidats. 
Je crois donc que, pour le bien de la France, et quoique je trouve bien des travers à monsieur FILLON, il est nécessaire de voter pour lui. C'est un moindre mal (mais, comme le dit Hannah ARENDT, à force de choisir le moindre mal, on finirait par oublier que c'est un mal ; monsieur FILLON, s'il est élu, devra honorer les promesses faites au peuple français). Si par malheur, monsieur MACRON arrivait en seconde position derrière madame LE PEN, il faut bien savoir que nombre de Français iraient à la pêche ou voteraient pour la compétitrice annoncée. C’est donc cela la manœuvre des grands banquiers internationaux, des financiers américains, des chevaliers de la grande industrie (voir article de l'Imprécateur : lien ci-dessous): faire élire un champion de leur cause.
Ils se trompent complètement. Il y a un niveau de contrainte et de totalitarisme auquel il est nécessaire de s’opposer ou par la force ou par la désobéissance civique.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Oui, il y a bien un cabinet noir.


Voir aussi :

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Intéressant, non ?

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Une déclaration de feu le Pr LEJEUNE.

"Si l’on veut vraiment attaquer le Fils de l’Homme, Jésus-Christ, il n’y a qu’un moyen, c’est d’attaquer les fils des hommes. Le christianisme est la seule religion qui dit : votre modèle est un enfant, l’enfant de Bethléem. Quand on vous aura appris à mépriser l’enfant, il n’y aura plus de christianisme dans ce pays."

Ce constat a été rappelé par le Cardinal SARAH lors de son intervention récente à Saint-Augustin.
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A consulter absolument.

Le Décodex du Monde est ridiculisé.

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Bien vu ! L'Imprécateur de Minurne voit clairement les choses)

Tout lire. C'est en effet très clair. Maintenant, vous avez le droit de préférer la servitude à la liberté. Mais ne venez pas vous plaindre quand vous l'aurez perdue.

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In memoriam. Quatre-vingt dix Français désarmés, tués par des soldats français, rue d'Isly à Alger.

C'était le 26 mars 1962. Une tache sur l'action politique du général de Gaulle qui cependant eut raison de donner à l'Algérie son indépendance. On aurait pu imaginer que cela se passe mieux. Qu'en dit l'ectoplasme ?

samedi 25 mars 2017

25 mars 2017. Nouvelles de la Résistance. Non à la tyrannie de l'Etat, oui à la vie !

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !

Nous continuons de prendre connaissance de quelques bonnes feuilles d'Etienne de LA BOETIE.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Pauvres gens et misérables, peuples insensés, nations opiniâtres en votre mal et aveugles en votre bien, vous vous laissez enlever, sous vos propres yeux, le plus beau, le plus clair de votre revenu, piller vos champs, dévaster vos maisons et les dépouiller des vieux meubles de vos ancêtres ! vous vivez de telle sorte que rien n’est plus à vous. Il semble que vous regarderiez désormais comme un grand bonheur qu’on vous laissât seulement la moitié de vos biens, de votre famille, de vos vies. Et tout ce dégât, ces malheurs, cette ruine enfin, vous viennent non pas des ennemis, mais bien certes de l’ennemi et de celui-là même que vous avez fait ce qu’il est, pour qui vous allez si courageusement à la guerre et pour la vanité duquel vos personnes y bravent à chaque instant la mort. Ce maître n’a pourtant que deux yeux, deux mains, un corps et rien de plus que le dernier des habitants du nombre infini de nos villes. Ce qu’il a de plus que vous, ce sont les moyens que vous lui fournissez pour vous détruire. D’où tire-t-il les innombrables argus qui vous épient, si ce n’est de vos rangs ? Comment a-t-il tant de mains pour vous frapper, s’il ne les emprunte de vous ? Les pieds dont il foule vos cités ne sont-ils pas aussi les vôtres ? A-t-il pouvoir sur vous que par vous-même ? Comment oserait-il vous courir sus, s’il n’était d’intelligence avec vous ? Quel mal pourrait-il vous faire, si vous n’étiez receleur du larron qui vous pille, complices du meurtrier qui vous tue, et traîtres de vous-mêmes ? Vous semez vos champs, pour qu’il les dévaste ; vous meublez et remplissez vos maisons, pour fournir à ses voleries ; vous élevez vos filles afin qu’il puisse assouvir sa luxure ; vous nourrissez vos enfants, pour qu’il en fasse des soldats (trop heureux sont-ils encore !) pour qu’il les mène à la boucherie, qu’il les rende les ministres de ses convoitises, les exécuteurs de ses vengeances. Vous vous usez à la peine, afin qu’il puisse se mignarder en ses délices et se vautrer dans ses sales plaisirs. Vous vous affaiblissez afin qu’il soit plus fort, plus dur et qu’il vous tienne la bride plus courte : et de tant d’indignité, que les bêtes elles-mêmes ne sentiraient point ou n’endureraient point, vous pourriez vous en délivrer, sans même tenter de le faire, mais seulement en essayant de le vouloir. Soyez donc résolus à ne plus servir et vous serez libres. Je ne veux pas que vous le heurtiez, ni que vous l’ébranliez, mais seulement ne le soutenez plus, et vous le verrez, comme un grand colosse dont on dérobe la base, tomber de son propre poids et se briser."
In
Étienne de La BOÉTIE.
Le discours de la servitude volontaire. Texte établi par Pierre LÉONARD. Et
La Boétie et la question du politique. Textes de Félicité de LAMENNAIS, Pierre LEROUX, Auguste VERMOREL, Gustav LANDAUER, Simone WEIL et de Miguel ABENSOUR, Marcel GAUCHET, Pierre CLASTRES et Claude LEFORT. (Petite Bibliothèque Payot, N° 134.)
Payot et Rivages, Paris, 2002, p. 201.
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2. COMMENTAIRES.
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Oui, nous nous faisons piller par un État et surtout un Gouvernement qui engraisse ses relais de communication et de pouvoir, et appauvrit ceux des citoyens qui lui sont opposés. Oui, nous acceptons que des citoyens, issus de notre patrie, acceptent de nous épier, de nous surveiller, de nous contrôler, de nous accuser, de nous soupçonner, de nous mettre en examen, de perquisitionner nos demeures, sans réagir.
Oui, il y a bien un cabinet noir. Bien sûr, il ne constitue pas une structure officielle ; il est tout simplement constitué de quelques concitoyens qui acceptent de jouer le rôle d’Argus et de ses yeux pour le prince, parce qu’ils y ont intérêt. Et les dénégations de monsieur HASSOUX ne pourraient démentir ce qu’il a coécrit avec deux autres journalistes. Certes, il y en a eu avant celui de monsieur HOLLANDE et sans doute y en aura-t-il encore, si (et par exemple), nous acceptons qu’au nom d’une idéologie mortifère, on nous empêche de dire la vérité sur l’avortement dans un pays où la liberté d’expression est supposée être constitutionnellement garantie, si on nous oblige à respecter des normes idiotes, si on nous impose des dépenses qui vont à l’encontre de notre liberté, si on nous taxe indirectement en nous obligeant (et par exemple) à porter un casque HOMOLOGUÉ quand on a une moto, si on oblige un bailleur à mettre le gaz de ville (il est interdit, en effet, de louer un appartement où la fourniture de gaz est assurée par des bouteilles : merci qui ?), si on oblige les propriétaires de véhicules d’un certain âge à des contrôles périodiques (merci qui ?). Bien entendu, les bonnes âmes, je veux dire les dominants, jurent que c’est pour notre bien alors qu’il s’agit, en nous imposant des dépenses diverses, de faire vivre des structures parasitaires, faute de savoir donner du travail à tous. Il n’y a pas un secteur de notre vie dont l’État ne veuille prendre le contrôle. Nous voulons être libres, c’est-à-dire accepter d’endosser les conséquences de nos choix, après avoir été dûment et objectivement informés. La vie est un risque permanent, et ils sont en train de tuer la vie, en tuant le risque.
Nous disons non, pour cette raison, aux hommes politiques actuels, à presque tous les hommes politiques. Aucun ne remet en cause le fonctionnement d’un État parasite. Tous ou presque se contentent d’être contre le système, sans voir les causes profondes du rejet que le monstre étatique suscite dans la société de la France périphérique. Non, entre autre, à l'ectoplasme. S'il est élu, il se prépare des jours difficiles. Il a le soutien des bobos. Il sera balayé par ceux qui ont tout à perdre de la mondialisation, de l'immigration incontrôlée, de l'économisme à tout crin et du matérialisme le plus vulgaire.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Oui, il y a bien un cabinet noir à l’Elysée, et monsieur Didier HASSOUX l’a bien dit, écrit, et redit.

Il ment quand il prétend ne rien avoir suggéré de semblable. En voici la preuve. Vous y verrez des photos des passages qui en parlent dans le livre dont ce monsieur est cosignataire. Décidément, je préfère le courage de monsieur FILLON (qui aime l'argent, sans doute, mais ne s'en cache pas, à la différence de l'ectoplasme) à la dérobade de ces pantins.

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Tôt ou tard, la France périphérique gagnera ! Car la France d’en-haut l’a abandonnée !

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Soyons clair : François FILLON a certes commis des erreurs.

Mais qu’un homme qui se balade à scooter, coiffé d’un casque, pour aller nuitamment rejoindre sa maîtresse, ose parler de dignité quand monsieur FILLON dénonce ses manigances, témoigne de l'indécence profonde de celui qui porte un tel jugement. Monsieur HOLLANDE est disqualifié, dans tous les domaines. Qu'il se taise, qu'il s'en aille en se taisant, et qu'il ferme à jamais sa bouche.