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mercredi 30 janvier 2013

Quelques autres slogans élégants et réponse à Aerelon

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Une très chère (et très jolie) cousine parisienne m'envoie, photos des pancartes à l'appui, un certain nombre de slogans et d'inscriptions pancartaires entendus ou vues lors de la manifestation de dimanche dernier en faveur du mariage pour tous. Je commence donc par les slogans et les pancartes, avant de répondre très rapidement aujourd'hui et plus longuement demain au commentaire d'Aerelon.
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Un certain nombre d'entre elles vous ont déjà été données dans le précédent billet. Je les reprend quand même : il vous revient de situer à quel niveau se situe et le désir dec mariage et la hargne assez ciblée des manifestants.
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"Si Hollande recule, on l'encule"


"Homophobe on t'encule"

"Vivement l'inceste et la zoophilie"

"Oui à l'amour, non au goupillon"

"Jésus a 2 papas et 1 mère porteuse"

"Et le célibat c'est contre nature?"

"Frigide, suce ma frite!"

"Promis si on se marie, on s'habillera pas en drag queen"

"Je mets mes doigts partout pourquoi pas dans une bague"

"Nous au moins on respecte le gazon"

"Je suis gouine et je suis un excellent papa"

"Une sodomie c'est bon pour le moral"

"Lâchez-nous le CULte"

"Y a pas d'ovule dans les testicules, y a pas de cerveau dans Frigide Barjot"

"Sarko a eu 3 femmes, laissez-moi en avoir une"

"Moi aussi je veux rouler en Scénic"

"Il vaut mieux une paire de pères qu'une mère de merde"

"Priez pour nous, on baise pour vous"

"Les bébés grandissent dans l'amour, pas dans le sexe"

"Jésus a 2 papas et 1 mère porteuse"

"On est pédés mais pas curé! pas de danger pour les mouflets"

"Chère Boutin, tu as épousé ton cousin germain, alors garde tes leçons!! Comme quoi la consanguinité rend con."

"Benedict XVI - Queen of homophobia"

"Le cléricalisme voila l’ennemi"

"Marre de subventionner l'hostie des autres"

"Benoit tu te trompes de Fallope"

"Marie premier mère porteuse"

"Une vierge + un saint esprit + une opération = la première PMA"

"Célibat des prêtres: pédophilie dans l'église"

"Immaculée conception: C'est contre nature"

"20 ans qu'on discute: maintenant on s’exécute"

"Manifestement l'interdiction de capote rend con"

"vous nous faites des homos, nous vous ferons aussi des hétéros"
"Solidaires des nuits blanches: des bébés pour des pédés"

"Jésus est né d'une Procréation Miraculeuse Assistée: 1 vierge & 2 papas..."

"Moi aussi je veux épouser une chieuse, appeler mes gosses Kevin et Tyson et avoir un chien qui pue"

"Egalité PMA (Pour Moi Aussi)"

"François ne recule pas, les homos sont derrière toi"

"Touche a ton CULte, pas à mes droits"

"Moi, ma femme, elle n'aura jamais besoin de simuler, et la tienne??"

"Nous on n'abîme pas les pelouses, on les broute"

"Pas de messe pour nos fesses"

"Bite dans le cul ou pas, on veut l'égalité des droits"

"Laissons la zoophilie à Brigitte Bardot et l'homophobie à Frigide Barjot"

"Pour se faire chier comme les hétéros"

"Non a la messe en latin, Oui au mariage en latex"

"Moi aussi je veux épouser un con"

"André 23, occupe toi de ton culte"

"Un hétéro: une balle, une famille: une rafale"

"Les bébés dans les congélos c'est pas le privilèges des hétéros"

"La sodomie ça ouvre l'esprit"

"Promis Christine on touchera pas a nos cousines"

"Homophobes suicidez vous"
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Ce que vous ne voulez pas voir, cher Aerelon, c'est que les maux que vous dénoncez : insécurité, chômage, perte d'influence de notre Patrie dans le monde résultent d'une certaine manière de faire de la politique, laquelle consiste à prendre le pouvoir par tous les moyens, à s'y maintenir de même, en en profitant au maximum et en en faisant profiter au maximum les copains. Le résultat de cette conception qui prive notre patrie d'une ambition collective, c'est la complaisance envers tout ce qui n'est pas "normal" (sauf le monsieur HOLLANDE, le "Président" (!) qui, lui, revendique une normalité inoxydable, le pauvre !). Le mariage pour tous est l'aboutissement logique d'un processus de déliquescence entamé depuis plus de deux siècles, et qui s'est incrusté dans l'inconscient collectif de telle manière qu'il faudrait une autre révolution ou un cataclysme national pour qu'il cesse. En somme, ce projet de loi est le symptôme d'un mal très profond, son aboutissement. Et pendant ce temps, des milliers de gens perdent leur emploi, tandis que notre pays envoie des soldats au MALI pour défendre nos prétendus intérêts nationaux, lesquels ne sont autre chose que les intérêts de quelques grands groupes du CAC 40 : TOTAL ou AREVA par exemple. Le divorce entre le pays réel et la représentation politique est total, le divorce entre le peuple et les soi-disant élites est définitif. Et ça finira mal.
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Quelques formules élégantes...

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Vous pourrez juger de la hauteur de vue de certains manifestants favorables au mariage homosexuel en lisant les inscriptions de leurs pancartes. Libération qui fait le relevé de quelques slogans s'est bien gardé d'en faire état !
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« Si Hollande recule, on l'encule »,

« Frigide ton cul doit être jaloux de la merde qui sort de ta bouche »

« Jésus avait deux papas et une mère porteuse »

« On est pédés mais pas curés »...
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Voilà le niveau ! Et François-Normal Ier ne rougit pas d'avoir de tels supports !



vendredi 14 août 2009

Les mots sont des pièges

Le slogan "travailler plus pour gagner plus", cher au Président de la République, a suscité railleries et critiques. Jamais elles n'ont été justifiées ; on s'est borné à le moquer.
Or, je n'aime pas ce slogan, moi non plus, et je vais expliquer pourquoi : il fait de l'argent un but pour la vie. Il s'appuie sur l'avidité ou la cupidité humaines. Pour montrer combien sont les mots sont des pièges - car je me plais douter que ce n'était pas l'intention du concepteur du mot d'ordre - on peut trouver une autre formule plus appropriée, et qui fait tout simplement appel à la justice : "Gagner plus en travaillant plus". Il est normal que le travail soit rétribué, et qui travaille plus voit son travail honoré par un salaire plus important. Le but n'est plus l'argent ; l'expression met en corrélation deux notions intimement mêlées : le travail et la rétribution du travail. Aucun des critiques, à ma connaissance, n'a insisté sur la signification implicite du slogan présidentiel. De sorte qu'ils sont passés à côté de l'essentiel, qui est une vision matérialiste des aspirations humaines. Or l'homme ne vit pas que de pain. Nous ne le savons que trop et les chanteurs qui célèbrent l'amour humain ou déplorent sa dégradation, ne font qu'illustrer cette aspiration à un autre chose.
De même est piégé le slogan "protégeons la planète". Notre civilisation se plaît à considérer que l'homme est le maître de toute chose, que la nature n'a rien à nous apprendre ou à nous dire, que tout est le produit de la culture, au point même qu'il y a des chercheurs en sciences humaines qui prétendent nier la réalité de la sexuation, pour parler de celle du genre ! Il est impossible de comprendre en profondeur ce que signifie protéger la planète, si l'on considère que l'homme peut tout, s'auto-construit, et ne reçoit rien que l'homme n'ait lui-même fabriqué ou élaboré. Car on peut toujours rester dans l'illusion que la science remédiera aux effets destructeurs de l'activité humaine. C'est dans l'intime relation avec la nature, considérée comme le bon fruit à nous donné par le Créateur, que l'on peut s'engager dans une démarche personnelle de respect de l'environnement.
On n'en finirait pas de donner des exemples où les mots trahissent ou travestissent ce qu'ils prétendent vouloir dire, et révèlent la pensée profonde de qui les a proférés.

mercredi 27 mai 2009

Analyse d'un slogan

Les panneaux électoraux commencent à se couvrir de professions de foi, rédigées par les candidats à la députation européenne. Dans notre région, plus de vingt listes se disputent nos suffrages. L'une d'elle a attiré mon regard : celle que présente le Parti Socialiste sous la direction d'Harlem DESIR. Le slogan qui figure au-dessus des noms des candidats est "Changeons l'Europe". Fort bien. Je prends le slogan au pied de la lettre.
Essayons donc ensemble de voir ce que cela veut dire.
Changer l'Europe ? C'est qu'elle ne va pas bien. En quoi ? Rien n'est dit là-dessus, en tout cas je n'ai rien vu de concret sur les changements souhaitables.
Comment la changer ? Quand on voit la difficulté qu'il y a à mettre d'accord 27 pays sur des mesures concrètes, et les difficultés non moins grandes à faire accoucher l'Europe du Traité de Lisbonne, on peut conclure que changer l'Europe ne sera pas une mince affaire. Mais supposons que l'entreprise soit tentée. Comment faire ?
Première modalité possible : le Parti Socialiste Français se met d'accord avec les autres Partis Socialistes européens pour présenter un programme commun de changement aux électeurs. Il espère obtenir la majorité au Parlement, et par ses propositions infléchir les mesures soumises au vote des députés dans un sens favorable à leur thèse. (a) Il n'y a pas de programme commun ; les leaders socialistes européens ne se sont pas rencontrés ; et on peut douter que le socialisme de monsieur ZAPATERO ou de monsieur G. BROWN soit soluble dans celui des responsables socialistes français tiraillés entre social-démocratie et socialisme marxisant. (b) Les traités donnent au Parlement Européen des pouvoirs de contrôle, mais assez peu de pouvoir de proposition. Le voeux est donc pieux.
Deuxième modalité possible : le Parti Socialiste Français estime qu'il a les forces suffisantes pour imposer à lui tout seul son point de vue à tous les partenaires européens, surtout et y compris les chefs d'Etat et de Gouvernement qui ont et eux seuls le pouvoir de proposition. La chose est fort peu probable, si - ce qui est le cas - le PS joue le jeu de la démocratie et accepte la règle de la majorité.
Troisième modalité possible le Parti Socialiste Français joue l'opinion publique, la rue, les désordres, sur cette question des changements à apporter à l'Europe, et pense entraîner dans son sillage les militants socialistes des autres pays. Le pari est risqué, dangereux, et peu démocratique. Il est en outre fort difficile à mettre en oeuvre tant les intérêts nationaux des responsables politiques socialistes varient d'un état à l'autre.
Quel que soit le sens dans lequel on l'examine, ce slogan est parfaitement vide de contenu et de sens. Il repose sur du vent, ou du rêve, ou de l'utopie. Il est donc mauvais, et impropre à susciter l'adhésion des électeurs.
Ceci étant dit, et contrairement aux voix qui s'élèvent pour condamner la proposition de madame AUBRY, il ne me paraitraît pas inintéressant d'harmoniser les systèmes de protection sociale européens, en une période aussi difficile pour nombre de salariés. Pour cela, point n'est besoin d'un impôt nouveau, mais de négociations intergouvernementales, du type gagnant-gagnant. Il faudrait donc que les pouvoirs publics français, les responsables politiques français, et l'opinion publique française acceptassent de faire des concessions sur certains points pour obtenir des avantages sur d'autres points. Le système de flexisécurité danois, par exemple, protégerait certainement les plus menacés dans leur emploi, mais exigerait en retour un investissement personnel plus important de la part des chômeurs, notamment sur le plan de la mobilité. Le suivi personnalisé des chômeurs qui est en place en Grande-Bretagne est également transposable avec bonheur chez nous, moyennant, là-encore, l'engagement des chômeurs à ne pas tout attendre de l'Etat.
Par-dessus tout, il faudrait que les pouvoirs publics, les médias, les enseignants surtout, insufflassent aux citoyens et aux jeunes d'autres valeurs que celles de la jouissance individuelle, de la facilité, et leur donnassent le goût du risque, car vivre c'est accepter de risquer, ce n'est pas mettre les pieds dans des charentaises en attendant de prendre sa retraite.

lundi 2 juillet 2007

Le mot chien n'a jamais mordu personne

Une déclaration qui ne manque pas de souflle par une responsable politique qui ne manque pas d'air, telles sont les caractéristiques de l'interview que madame Martine AUBRY vient d'accorder à l'Express (N° 2921, semaine du 28 juin au 4 juillet).
Avant d'expliquer pourquoi j'ai ce sentiment, il me faut faire preuve de probité intellectuelle. La mère des 35 heures a certainement précipité le marché du travail dans un cercle infernal en en alourdissant le coût, dans le contexte de la mondialisation. Mais nous devons d'abord admettre que, depuis le début du XXe siècle, la durée du travail a diminué constamment, en raison de l'amélioration de la productivité. L'idée de raccourcir la durée légale du travail n'est donc pas absurde en elle-même. En second lieu, il faut aussi accepter le fait que dégager quelques heures de libres pour les consacrer à sa famille, à ses loisirs, ou à son repos est un bien en lui-même, et un bien désirable. En d'autres termes, on se condamnerait à ne rien comprendre à l'homme en condamnant une mesure qui représente une possible amélioration de la vie.
Ainsi, ma réaction n'est pas fondée sur mon ressentiment pour un ministre qui par pure idéologie, et avec une brutalité sans nom, a voulu imposer une mesure qui est bonne pour les personnes, mais désastreuse pour la société en l'état actuel de l'économie mondiale. Il fallait concilier les deux aspects du problème et non les dissocier l'un de l'autre.
Venons-en à l'interview lui-même. Madame AUBRY y prône, tenez-vous bien, "une sécurité sociale professionnelle qui accompagne les salariés depuis la sortie de l'école jusqu'à la retraite". Et pourquoi pas jusqu'au cimetière ? Comment peut-on dépouiller à ce point les personnes de la responsabilité de leur vie, comment accepter qu'avec de telles mesures, elles finissent par ne plus habiter leur vie ? Comment concilier cette mesure avec "la majesté principielle du moi" (Jean-Claude GUILLEBAUD) ?
"La droite a préempté les questions d'emploi et de salaires : c'est un comble !". Pourquoi, chère madame, faudrait-il que ces questions soient confisquées par la gauche ? Et si les mesures prises par le gouvernement font tomber le chômage à moins de 5 %, objectif affiché par le Président, que direz-vous ? Madame AUBRY parle d'une répartition plus juste des richesses. Soit. Mais qu'est-ce qu'une répartition plus juste ? De nos compatriotes qui ne payent pas d'impôts sur le revenu, qui accepterait gaiement de se voir amputer de 60 % de ceux-ci, s'il était dans le cas de payer cet impôt ? Madame AUBRY est une experte en redistribution des richesses, mais elle a des vues assez courtes en ce qui concerne leur production. Je le redis, on ne peut pas distribuer des richesses qui n'ont pas été produites.
"Face au modèle libéral et financier qu'il [monsieur SARKOZY] propose, nous devons élaborer un autre modèle que je résume par "la justice, la justice, la justice". Quelle belle formule ! Quelle belle incantation ! Qui ne souscrirait à cela ? Mais c'est un slogan, ce n'est pas un programme, et encore moins l'énoncé des moyens qui permettraient d'atteindre cette fin, à laquelle je souscris du reste entièrement.
Qu'est-ce que la justice ? Pourquoi faudrait-il que les "riches" appelés dédaigneusement "les privilégiés" soient moralement condamnables ? En quoi, un inventeur de talent ou de génie (prenons l'exemple de PASTEUR qui a fait fortune avec ses brevets sur la bière, sur le vin, sur le vinaigre, etc.) serait-il un privilégié ? Peut-on nier que par ses travaux PASTEUR ait fait faire à l'humanité un grand pas dans la maîtrise des maladies infectieuses ? Ce service là ne mérite-t-il pas d'être reconnu ? Avant de condamner globalement "les riches", il serait juste de voir d'où viennent leurs richesses. Madame AUBRY ne dit rien de la mesure que les députés de la législature précédente ont adopté à l'unanimité et qui concerne les indemnités versées aux députés battus : ceux-ci percevront pendant cinq ans (et non plus un an) un salaire plein. Voilà un abus de privilégiés, sans compter les très belles indemnités que ce sont octroyés les Présidents des Sociétés Nationalisées du temps que la gauche était au pouvoir. Madame AUBRY n'a de la justice que l'idée d'une justice EGALITAIRE ; elle devrait se faire à l'idée qu'il existe aussi une justice DISTRIBUTIVE (et non pas redistributive !) qui consiste à rendre à chacun selon son mérite.
Madame AUBRY redistribue à tour de bras. Elle n'a aucune autre idée que cette idée fixe de faire payer "les riches", "les privilégiés". Mais il en est de l'économie, comme du courant électrique. C'est l'intensité des échanges qui fait le dynamisme d'une économie, et pour qu'il y ait échange, il faut qu'il y ait d'une part des biens ou des services offerts, et de l'autre des gens capables de les acheter. Nous sommes tous des offreurs et des acheteurs. Je ne vois nulle part que nous ne devons être que des acheteurs (les riches), ou que des offreurs (les travailleurs). C'est la différence de potentiel offreurs-acheteurs qui crée le courant d'échange pour une catégorie donnée de biens.
J'ai envie d'appliquer à madame AUBRY cette boutade de Mark TWAIN (citée par Jean-Claude GUILLEBAUD) : "Quand on ne dispose comme outil que d'un marteau, tous les problèmes ressemblent à des clous". Ou encore ce proverbe anglais : "Le mot chien n'a jamais mordu personne".
Politis-Philippe
PS : je rassure ceux qui me prendraient pour un ractionnaire en leur rappelant que je fais mienne cette parole de Jésus : "Il est plus difficile à un riche de rentrer dans le Royaume des cieux, qu'à un chameau de passer par le trou d'une aiguille". Mais ce n'est pas cela que dit madame AUBRY, qui n'est pas Jésus (ça se saurait !). Pour moi, c'est le seul aspect désespérant et dangereux de la richesse, celle qui se crispe sur elle-même, dans un splendide et dramatique isolement, une autosuffisance suicidaire. Mais j'ai connu des humainement riches, qui étaient d'authentiques pauvres spirituels, dont la main gauche ignorait ce que la droite avait donné.