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mardi 23 décembre 2014

23 décembre 2014. Nouvelles de la Résistance : à propos du langage, instrument du mensonge pour des gens qui ne pensent pas !

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Vous auriez pu croire, à tort, que vous n'auriez pas de billet aujourd'hui ! Le voici, coiffé de sa devise inaugurale :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !

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1. La citation du jour.
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Je l'emprunte à un livre que tout honnête homme se doit d'avoir lu, relu et médité, je veux parler de La parole et l'écriture de Louis LAVELLE (L'artisan du livre, Paris, 1948).

"Ce langage même par lequel l'esprit affirme sa liberté et sa puissance crée à l'esprit d'immenses devoirs. Car il est inévitable que l'esprit puisse en abuser par le triple effet de l'abstraction, de l'imagination et du mensonge. Ainsi le voit-on se complaire tantôt dans ses pures opérations, tantôt dans ses rêveries et tantôt DANS CE POUVOIR QU'IL A DE DONNER LE CHANGE A AUTRUI en l'introduisant dans un monde qui diffère du monde réel".
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2. Commentaires.
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Il me paraît évident que les dérisoires efforts de quelques journalistes dont ceux d'iTélé destinés à dézinguer Eric ZEMMOUR, procèdent de ces abus dont se grisent nombre de responsables de médias. Ils affirment, disent-ils, leur liberté, alors qu'ils sont asservis à la mode, aux pouvoirs publics, aux publicitaires, aux donneurs d'ordre, et aux codes de leur caste. Ils sont effectivement dans l'abstraction la plus totale, laquelle consiste à angéliser dans leur totalité les ressortissants venus du Maghreb et devenus français par le hasard de la géographie. J'ai toujours combattu les généralisations hâtives et les approximations dans lesquelles il est si facile de tomber quand on est un communicant connu du grand public (ils appellent ça "simplifier", comme si le réel était simple !). Ils sont dans l'imagination la plus débridée quand ils dénoncent la "déportation" qu'Eric ZEMMOUR voudrait imposer à ceux de ces ressortissants qui ne veulent pas s'intégrer. ZEMMOUR n'a jamais utilisé ce mot, et il a pris bien soin de dire que si cette solution devait être mise en oeuvre, ce serait pas le biais d'une négociation. Ne parlons pas du mensonge qui consiste à dire que tous les tueurs qui crient "Allah akbar" sont des déséquilibrés. Non, tous ne le sont pas, et c'est de cette réalité là que nous devons parler. Bref, le réel est complexe et il échappe à toutes les idéologies.
Je vous invite à signer la pétition en faveur d'un homme qui PENSE. Et même si je suis loin d'approuver ses analyses dans tous leurs détails, il me semble que nombre d'entre elles ont leur intérêt.
Je ne parle pas ici de François HOLLANDE qui me semble être le prototype de l'homme qui parle d'idées abstraites (ah ! l'immigration !) et d'utopies (ah ! l'inversion de la courbe du chômage) et s'est trouvé bien souvent dans la position du menteur (pas assez de place pour exposer la liste des calembredaines hollandaises, une de plus remarquables étant la rétractation de son opinion favorable à l'objection de conscience des maires refusant le mariage de personnes de même sexe)..
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3. Informations diverses.
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Pétition en faveur d'Eric ZEMMOUR.

Le blog « Le Bréviaire des patriotes » a lancé samedi une pétition de soutien à Eric Zemmour. Quelques heures et plus de 12 000 signatures plus tard, l’hébergeur Avaaz.org a décidé de censurer l’initiative. Il est désormais possible de signer la pétition sur Change.org.





dimanche 14 décembre 2014

14 décembre 2014. Nouvelles de la Résistance (retard à l'allumage) ! La Novlangue au secours des imbéciles

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Vous avez été patients (enfin je parle de mes lecteurs habituels) et vous attendiez sans aucun doute qu'apparaisse notre devise quotidienne que je vous livre très tardivement pour cause de surcharge de travail.

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !

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1. La citation du jour.
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De mon cher, très cher Gustave THIBON :

"Ce besoin d’évasion, on cherche à le satisfaire d’abord dans la multiplication des objets de consommation, puis dans leur destruction, et enfin dans la révolte contre le réseau de conventions qui fait une civilisation. Le malheur, c’est qu’on englobe dans le même refus les conventions oppressives et artificielles et les conventions grâce auxquelles les hommes peuvent se communiquer les uns autres les valeurs qui les dépassent et qui les nourrit. Par exemple dans le domaine de l’art : l’unique loi de l’art dit « moderne » – VALÉRY l’a déjà dit –, c’est la surprise. Le choc. Il faut traumatiser, dépayser, à n’importe quel prix, même et surtout aux dépens de l’intelligibilité et de la beauté. Quand on vous dit, par exemple que « l’art authentique, c’est le cri », je veux bien, mais tout de même, il ne suffit pas tout à fait de hurler ! Il faut bien moduler un peu le hurlement de façon à communiquer aux autres l’émotion particulière qui l’a suscitée… Les conventions bien entendues et bien employées sont comme les canaux où passe l’eau, qui a sa source au-delà… Elles s’effacent dans ce qu’elles transmettent. Enfin ! Pensez-vous à la phonétique et à la grammaire, quand votre bien-aimée vous dit qu’elle vous aime ? Et quand vous écoutez un beau poème, vérifiez-vous en même temps si les règles de la prosodie sont bien respectées ? Quoi de plus conventionnel que le langage ? Si l’on veut supprimer les conventions, c’est par le langage qu’il faut commencer." 
In
Les hommes de l’éternel. Conférences au grand public (1940 – 1985) établies et présentées par Françoise CHAUVIN.
Mame, Paris, 2012.
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2. Commentaires.
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Je les ferai sous la forme d'un petit dictionnaire langage véridique : novlangue en y rajoutant cette parole de VALERY : "honneur des hommes, saint langage"

Sectarisme appelé laïcité.
Intérêt de sa clientèle appelé Bien commun.
Vandalisme déguisé en incivilités.
Bandes ethniques pudiquement désignées comme jeunes des banlieues.
Paralysés caractérisés comme personnes à mobilité réduite.
Aveugles appelé malvoyants.
Amour de la patrie stigmatisé comme nationalisme ou fascisme.
Amour de Dieu et de son Fils appelé ringardise des culs coincés.
Avortement pudiquement caché sous le terme d'interruption volontaire de grossesse.
Euthanasie dissimulée sous le voile épais de sédation en fin de vie.
Califat islamique appelé Daesh.
Tyrannie d'une minorité appelée égalité des droits.
Oppression par le règlement appelé transparence.
Art contemporain pour obscénité ou nullité artistique.

Ce ne sont là que de rares exemples parmi des dizaines d'autres que je vous laisse le soin de trouver vous-même. Pour chacune de ces équivalences, vous pouvez trouver des illustrations dans les événements des 15 premiers jours de ce mois.

Ces gens, journalistes en tête, qui tripatouillent les mots pour arriver à leur fin, la prise du pouvoir, le maintien au pouvoir, nous prennent pour des imbéciles. La résistance des citoyens qui s'efforcent de penser et non d'avaler toutes crues les opinions dominantes rabâchées par les médias aux ordres doit commencer par l'utilisation d'un langage véridique, et par le choix de mots qui désignent ce pour quoi ils ont été créés. Monsieur HOLLANDE a menti quand il a fait ses promesses électorales. Il le savait. C'est pourquoi, il n'a pas pris les moyens de ses fins, car ils n'eussent point été tolérés par ses compatriotes. Admirez le subtil passage linguistique de "socialiste" à "social-démocrate" ; c'est-y pas beau comme l'antique, ce glissement sémantique qui fait se hérisser les poils de monsieur MELANCHON ou grincer des dents Martine AUBRY ?
Comment croire que le FN abolira les lois sociétales iniques, quand on apprend que ce parti compte un nombre important de la communauté militante LGBT ?
Comment croire l'UMP quand on voit avec quel art de la cuisine politique le nouveau Président marie la carpe Laurent WAUQUIEZ avec le lapin Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET ?
Nous voulons un langage vrai proposant des solutions à des problèmes vrais : on n'interdit pas les feux cheminées quand on n'est pas capable d'éteindre l'incendie qui ravage notre patrie ; on ne marie pas des personnes de même sexe, quand on n'est pas capable d'unir les Français autour d'objectifs enthousiasmants, réclameraient-ils un vigoureux effort ; on n'interdit pas les crèches quand on va plancher chez les francs-maçons du Grand Orient ; on ne parle pas d'égalité des droits quand, abusant d'une loi qui date de plus de 100 ans, on interdit d'exposer une crèche dans un bâtiment public ; et on ne va pas dans le midi, comme l'a fait récemment monsieur HOLLANDE pour susciter le mécénat industriel en faveur de jeunes athlètes prometteurs quand il y a des millions de chômeurs et de sans-abris.
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3. Informations.
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Il pleut des crèches partout !

A SAINT-BRIEUX dans les Côtes d'Armor.
A CAUDROT en Gironde (dans un EPHAD).
A SANARY dans le Var.
A PONT-A-MOUSSON en Meurthe et Moselle.
A BINIC dans les Côtes d'Armor.
A COUGOUSSE dans l'Aveyron.
A RENNES en Ille-et-Vilaine.
A la mairie de ROGNONAs (bourg que je connais bien pour y aller souvent et où résident de très chers amis ; ROGNONAS a ceci de particulier qu'il a vue naître et vivre un malade guéri lors d'un pélérinage à LOURDES, guérison reconnue officiellement comme miracle? Ce qui lui vaut d'avoir une école maternelle, une école primaire et un collège privés catholiques.)
Chez un commerçant de la Rue du Faubourg Saint-Honoré.
(Vous aurez demain une liste encore plus longue ; les imbéciles de la Libre-Pensée n'ont fait que susciter une saine réaction d'un peuple sain et qui n'oublie pas d'où il vient ! La fois prochaine, ils seront sans doute plus prudents, encore que l'aveuglement et l'imbécillité vont souvent de pair en ces matières.)

Le salon beige publie cette photo qu'il m'est infiniment agréable de diffuser.


Et les musulmans d'ABU-DHABI sont plus tolérants, eux !


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Marche pour la vie, le 24 janvier.

Des informations vous seront données en temps utile.
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Je me permets de faire de la publicité pour le salon Beige.



mardi 29 avril 2014

Nouvelles de la Résistance : la corruption de la parole, marque de toutes les autres corruptions...

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Je n'y peux rien ! Tous les jours je suis ramené à l'essentiel qu'exprime cette devise. Je ne me lasserai donc point de vous la rappeler :
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Non, ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche d'être vrai, c'est la lâcheté.
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1. La citation du jour.
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Nous l'emprunterons à un très grand philosophe, malheureusement trop ignoré des  "philosophes" qui occupent les chaires universitaires et qui n'ont à la bouche que DELEUZE, FOUCAULT ou DERRIDA. Il s'agit de Louis LAVELLE.
En rangeant ma bibliothèque qui est encore passablement en désordre, je suis tombé il y a peu de temps sur un de ses ouvrages, intitulé : La parole et l'écriture (19e édition). L'Artisan du Livre, Paris, 1954. La première parution de cette réflexion a eu lieu en 1942. Voici un tout petit paragraphe de ce livre exceptionnel.

"La corruption de la parole et de l'écriture est la marque de toutes les autres corruptions : elle en est à la fois l'effet et la cause. Et l'on ne peut songer à purifier l'une ou l'autre sans purifier son âme elle-même. La période où nous vivons [rappel : 1942 !] est à cet égard plein de péril : il faut veiller [vous avez bien lu : VEILLER ; c'est ce que font les VEILLEURS] pour les conjurer."
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2. Commentaires.
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Vous avez remarqué que depuis plusieurs billets, je m'intéresse énormément aux questions de langage et de parole. J'ai en effet la conviction que nous vivons une tentative (vouée à l'échec) de subversion de la langue, conduite par ces fameux "intellectuels" qui, faute de produire une oeuvre issue de leur pensée, leur penser et leurs pensées, compensent leur impuissance avec la petite satisfaction de se voir convoqués par les médias afin de débiter leurs sornettes. Vous me direz que je ne suis guère gentil. Mais plus qu'à leur personne, c'est au système dans lequel ils se sont laisser engluer que je m'en prends. Où a-t-on jamais vu qu'il suffit d'écrire une chronique hebdomadaire ou quotidienne dans un journal, faire semblant d'y proférer de prophétiques paroles, de profondes remarques, pour faire une oeuvre ? Il y a bien quelques cas qui échappent à cette critique, comme celui de MAURIAC et de son fameux Bloc-note. Mais ils sont rares. De plus MAURIAC n'a pas fait que ça.
Nous vivons dans un monde bizarre, un monde dans lequel les systèmes d'idées toutes faites remplacent la réflexion, le recul, la concertation, l'accueil de ce que la parole de l'autre peut avoir de positif. Ni monsieur MELENCHON, ni Marine LE PEN, ni monsieur VALLS, ni monsieur COPE n'ont entièrement tort dans ce qu'ils disent, car parler c'est toujours énoncer une certaine vérité (quand on ne ment pas sciemment), mais d'un certain point de vue. Qui ne connaît la fameuse définition de mots croisés  "Point de vue" ? Elle désigne la cécité !
Pour que vérité de la parole de l'autre soit admise ils faut s'accorder sur le sens des mots que l'on emploie : non, aimer sa patrie, ce n'est pas être  fasciste ; non, vouloir le bien-être des moins bien lotis, ce n'est pas être communiste ; non, donner de la liberté aux acteurs économiques, ce n'est pas être un honteux capitaliste ; non, vouloir répartir avec justice les richesses, ce n'est pas relever d'un ignoble socialisme. Tous ces buts sont bons. Pourquoi faut-il qu'ils s'excluent les uns des autres ? Pour des raisons de parole, comme je viens de tenter de vous le montrer. Il suffirait de remplacer tous ces mots en "isme" par les fins qu'ils sont censés poursuivre pour qu'on y voit plus clair. Le problème est qu'alors il n'est plus possible, à quelque clan que ce soit, de prendre le pouvoir et de s'en servir à son seul profit. L'idéologie prend le pas sur la réalité, les idées sur la pensée, et la guerre civile sèche sur la recherche du bien commun.
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3. Quelques informations.
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La Menace Sentinelles/Veilleurs debout (photo et commentaire via le Salon beige).

Pour l'anniversaire de la loi Taubira, les Sentinelles étaient comme à leur habitude place Vendôme pour rappeler que déterminés, ils ne lâcherons jamais rien ! Face à cette pacifique assemblée un ministère tourmenté, à nouveau retranché, barricadé derrière véhicules, policiers et barrières. Un no man's land en plein Paris, une aberration étalée aux yeux de tous les touristes et passants qui prouve encore une fois que la plus oppressante des subversions n'est pas forcément la plus violente ou la plus bruyante.

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Une autre photo des Sentinelles/Veilleurs debout de la Place Vendôme (Site de Liberté Politique).


Extrait de l'article de Diego de la VEGA accompagnant cette photo et analysant le pauvre article publié dans Libération par Bernadette SAUVAGET :

"La jeunesse dans son immense majorité est en train de rejeter catégoriquement les mœurs perverses et scatologiques en usage dans ces maisons de vieux qui tournent mal. Les clubs échangistes ou les black room attirent des ministres, leurs compagnes ou leurs compagnons, ils dégoûtent au plus profond de leur être une enfance qui aspire à l’air pur. Que DSK soit un compulsif, qu’Hollande change de maîtresse comme de kleenex, que NVB présente le droit à l’avortement comme le point suprême de la libération, que NKM dégage de ses listes une jeune chef de file convaincue de l’altérité homme-femme et la jeunesse de les sanctionner très vite, très fortement sans méchanceté mais sans concession !
Jeunesse qui a opté massivement pour l’extrême dignité d’un pape humble et prodigieusement intelligent et pour un autre qui parle ouvertement d’héroïsme et de la perversité du diable. Rome n’a jamais vu une telle croissance lors des audiences publiques. Ces pontifes, souverains, révèlent par la cohérence de leur vie et le don de leur existence combien leur parole exprime ce qu’ils sont.
Les hommes politiques qui ne l’ont pas compris sont condamnés. Une véritable révolution se déroule sous nos yeux.
Pour tenter de faire exister leurs âmes mortes, les tenants des pouvoirs de ce monde condamné accusent la jeunesse saine de refuser l’univers sordide et désespéré où ils s’enfoncent. Leur désespoir les rend acariâtres contre les enfants que leur égoïsme leur a refusés. D’où leur violence.

… ou l’anathème des pharisiens

L’article de Libération est intéressant sur un plan anthropologique. Il confronte une génération qui a tout échoué au sévère jugement de leurs enfants. La jeunesse n’est plus sensible aux discours et aux anathèmes des pharisiens dont l’intégrisme laïque devient caricatural. En appeler à la brutalité de la police contre des innocents accusés de blasphème quand ils réclament le débat est complètement nouveau dans la patrie des droits de l’homme ! Les « jeunes cathos » jugent sans violence mais catégoriquement cette génération de l’invective et des tribunaux dont le mode de vie révulse les esprits naturellement sains.
On le sait, le regard des innocents exaspère ces vieillards qui usent des forces de l’ordre ou d’une justice partisane pour perdurer. Leur survie est liée à une police religieuse aussi efficace que celle des mollahs iraniens. Comme leur presse, ils se savent sous perfusion.
Malgré sa tentative pathétique de politiser la lecture d’une jeunesse qui lui échappe complètement, l’aveu de cette journaliste de Libé est flagrant : son journal en réanimation ne rend que plus pathétique le cri désespéré d’une génération euthanasiée.
Si elle veut être heureuse — car elle est appelée comme nous tous, à la résurrection — qu’elle vienne chanter un soir avec les Veilleurs le chant de l’Espérance. 

lundi 14 avril 2014

Nouvelles de la Résistance : le supplice des générations à venir

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Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !
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1. La citation du jour.

Je l'ai trouvée, la citation du jour, dans un livre de Fabrice HADJADJ (Comment parler de Dieu aujourd'hui. Salvator, Paris, 2012). Il s'agit d'une remarque que Louis MASSIGNON, fait à Paul CLAUDEL dans une de ses lettres.

"Je me demande si le supplice des génération qui viennent ne sera pas d'être torturées par des mots qui mentent à leur sens originel, des idées retournées contre Dieu."

Louis Massignon est un des plus grands islamologues du XXe siècle. Il a donné son nom au Lycée français d'Abu Dhabi, ce qui n'est pas le moindre paradoxe, car il fut un catholique fervent tout en admirant et aimant l'islam qu'il a si bien étudié.
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2. Commentaires.
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Oui, les mots  nous torturent et cette torture nous est infligée par des dirigeants qui veulent, disent-ils, notre bien : mariage, père, mère, grossesse, bonheur, vie, mort, progrès, liberté, égalité, solidarité, fraternité, amitié, tous ces mots sont piégés et l'usage qui en est fait, notamment par les médias, accroît notre malaise au fur et à mesure qu'on les fait s'éloigner de leur sens originel.
Je n'ai pas le temps de développer cette idée, mais me promets de le faire. Je dois en effet partir pour deux jours et reprendrai mes billets mercredi prochain.
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3. Infos sur la Résistance.
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Et toujours des photos de la répression sur la Place Vendôme :



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Les Gavroches continuent : même pancarte, mais en un autre endroit !

vendredi 14 mars 2014

Nouvelles de la Résistance : récit de ma soirée avec les Veilleurs de Paris ! Premier billet de ce vendredi 14 mars

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Non, ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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Les Veilleurs parisiens se rassemblaient donc hier soir pour la trente-deuxième fois. Antoine était en retard, et il a rejoint la veillée, en compagnie de sa femme, une vingtaine de minutes après qu'elle avait commencé.
Je suis arrivé devant l'Institut de France à 20 h 30 pile. J'étais un peu inquiet en voyant que les marches des escaliers donnant sur la coupole étaient peu densément occupés, une centaine de personnes tout au plus, et qu'aucun animateur de la soirée n'était encore là. Et puis les porteurs de baffles ont, vers 20 h 40, installé la sono, peu à peu la foule a grossi et, sans crier gare, Xavier a commencé la veillée. Entre temps, j'avais eu l'occasion de discuter avec un veilleur qui me disait avoir vu sur le Pont-Neuf une vingtaine de voitures de police. D'où nous étions, nous ne les voyions pas, pas plus d'ailleurs que sur le Quai de Conti (illusion, comme je le constaterai en partant). Un autre veilleur me montre un tweet où il est possible de voir la photo des Sentinelles/Veilleurs debout devant le ministère de la Justice (voir ci-dessous).
Vers 21 heures, les marches étaient toutes occupées, ainsi que les bas-côté. Il y avait environ 300 personnes (au bas-mot). J'ai vu arriver, venant de l'Est l'inénarrable commissaire Eric VITTEAU, celui qui a en charge la surveillance des veillées, et qui, en décembre, n'a pas hésité à dire qu'il assumait les ordres illégaux (il voulait dire sans doute : l'exécution des ordres illégaux). Quelques voitures stationnaient le long du trottoir, côté Institut, dont une, blanche, à l'angle Ouest de l'esplanade. Quatre hommes y étaient adossés, dont l'un, manifestement, portait une oreillette qui luisait dans la lumière renvoyée par la façade illuminé de l'Institut et dans celle que projetait quelques lampadaires. Policiers en civil ? Officiers des Renseignement généraux ? Je ne saurais le dire, mais ils avaient l'air plutôt malcommode, et avaient probablement reçu des ordres pour se faire quelques paisibles Veilleurs, au cas où. En même temps, j'ai constaté que la passerelle des arts était occupée par une dizaine de policiers. Il était possible aux promeneurs de l'emprunter, il eût été impossible aux veilleurs de le faire.
Lecture de textes de Céline, de Saint-Exupéry (ah ! la scène du renard qu'apprivoise le Petit Prince !) ; lecture d'une interview de Claude HAGEGE sur l'insupportable prépotence de l'anglais dans les échanges, cette insupportable prépotence qui nous fait penser en termes de commerces, d'échanges marchands, de banques et de fric. Lecture aussi d'un texte de MAURRAS. Tous son consacrés au langage, à la parole et à la langue (ces expressions ne recouvrent pas les mêmes réalités).
Et puis nous avons eu quatre splendides interventions : l'une de Marie-Gabrielle, une des animatrices des Mères Veilleuses, sur le langage de l'amour (le service rendu, le cadeau, la parole valorisante, le temps partagé, le toucher ou geste tendre), l'autre de Guillaume, sur la subversion du langage par le politique et sur sa relation avec le totalitarisme : manipulation grossière (ainsi par un glissement sémantique organisé, on commencera par qualifier de "nauséabond" une odeur désagréable, d'origine inconnue), et puis l'on en viendra, par l'usage répété du mot, à qualifier de ce terme peu usité (on en conviendra), les manifestants de La Manif Pour Tous, les Veilleurs, et d'une manière générale, tous ceux qui s'opposent à ces menteurs qui nous gouvernent [ce ne sont pas les termes de Guillaume que j'utilise dans ce dernier membre de phrase, mais les miens], imprécisions [l'une des plus fréquente, selon moi, est la confusion délibérée que les journalistes entretiennent entre l'articles défini et l'article indéfini ; on titrera Les Français contre tel ou tel, alors que 60 % d'entre eux partagent cette opinion, alors que la probité voudrait que l'on titrât : De nombreux Français (60 %) contre tel ou tel], inversion du sens des mots [pour qualifier l'euthanasie, on utilisera, par exemple, l'expression "crime d'amour"], novlangue (tellement bien décrite par ORWELL : on parlera de "parentalité" au lieu de "filiation", on transforme la Procréation Médicalement Assistée, en Assistance Médicale à la Procréation [ces exemples sont empruntés à une intervention ultérieure de Xavier et d'une autre animatrice consacrée à cette novlangue particulièrement bien développée, et intentionnellement créée par l'actuel pouvoir ; "Ne dites-pas, mais dites", tel était le titre de cette intervention. Il est vrai qu'une circulaire déjà datée parlait de "référentiel bondissant" pour désigner la balle ou le ballon utilisés dans un cours d'éducation physique et sportive !). Il est impossible de résumer les sept point de l'intervention de Tugdual, tant elle était riche, bienveillante, ouverte. Je signalerai seulement qu'il nous a fait faire un exercice de regard ; il nous a demandé de contempler notre voisin, de préférence une personne inconnue de nous, avec un regard bienveillant, pendant une minute. La dernière intervention était celle d'un professeur d'histoire, Vincent, je crois (je ne suis pas sûr du prénom), résumant l'ouvrage de Vladimir BOUKOVSKY sur les échanges surréalistes entretenus par les membres du Comité Central du Parti Communiste, peu après l'expulsion d'Alexandre SOLJENITSYNE. (Les faits du Goulag étaient reconnus comme vrais ; mais l'Archipel du goulag était un livre anti-soviétique !)
J'ai quitté la veillée à 23 heures. Monsieur VITTEAU toujours dans son coin d'esplanade donnait l'impression d'attendre le couac ou le déplacement qui accompagne d'habitude la fin des veillées. Je ne sais pas si ce déplacement a eu lieu. Donc, disais-je, j'ai quitté la veillée à 23 heures. Je voulais emprunté le petit passage voûté qui donne accès à la Rue de Seine. Il était bloqué par deux policiers qui m'ont fait signe de faire le tour ; je n'avais guère le choix, et c'est alors que j'ai vu, garé côté Seine, quai de Conti, une vingtaine de véhicules de police qui, curieusement et pour autant que je me souvienne semblaient avoir le capot tourné vers l'Est et avait donc pris le quai en sens interdit. On peut supposer que c'était pour éviter de se faire remarquer en arrivant de l'Est.
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Je crois avoir relaté avec probité, mais aussi avec toutes les imprécisions d'une mémoire que j'eus jadis assez bonne, les faits qui ont marqué magnifiquement cette veillée.
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Par ailleurs, et je termine, j'y ai appris de source sûre que nous devons nous tenir mobilisés pour le 18 mai. Nous en saurons sans doute plus.
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De Paul VALERY, ce célèbre poème consacré au langage.

Honneur des Hommes, Saint LANGAGE,
Discours prophétique et paré,
Belles chaînes en qui s’engage
Le dieu dans la chair égaré,
Illumination, largesse!
Voici parler une Sagesse
Et sonner cette auguste Voix
Qui se connaît quand elle sonne
N’être plus la voix de personne
Tant que des ondes et des bois!
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Les Sentinelles rappellent à Taubira qu'elle vit dans le mensonge permanent

Les Sentinelles dénoncent les mensonges du garde des Sceaux, place Vendôme. Mensonge sur le mariage, contracté entre une homme et une femme, mensonge sur l'enfant, né d'un père et d'une mère, mensonges politiques...

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Christiane Taubira : "nous ne ferons aucun quartier"

L'hystérique de la place Vendôme a publié un ouvrage totalement délirant, que relate Valeurs Actuelles, dans lequel elle voue une haine violente à tous ceux qui ne pensent pas comme elle.
Et bien nous non plus nous ne lui en ferons aucun, mais nous ne l'accablerons pas de haine, simplement nous lui signifierons notre refus définitif de ses manières de faire.
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Enfin une bonne nouvelle.
Madame Françoise MARTRES, à qui madame TAUBIRA n'avait rien à reprocher, madame Françoise MARTRES disais-je, l'ignoble (sans noblesse), a été mise en examen le 17 février après la plainte pour injures publiques déposées par diverses personnalités mises en cause sur le "Murs des cons". Bizarrement, personne dans la presse, n'a parlé de cette mise en examen.

lundi 24 juin 2013

Nouvelles de la Résistance ; ma nuit avec les Veilleurs (suite), troisième billet du

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Comme promis ce matin, voici une très (enfin une assez) courte description de la veillée d'hier soir.
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Je suis arrivé à 21 heures 50 avec Antoine. La station de métro Latour-Maubourg était ouverte et il n'y avait aucune force de police sur l'esplanade des Invalides quand nous sommes arrivés près du groupe de Veilleurs. Les participants commençaient à arriver et à se rassembler à l'endroit prévu. Il faisait assez froid, et nous craignions que la pluie ne vienne perturber une soirée tant attendue et ne fasse fuir certains des présents. De fait, quand Madeleine ouvre la veillée, nous sortons nos parapluie car il pleut. L'animatrice nous rassure, la météo affirme qu'il ne pleuvra pas. De fait, la pluie cesse et ne reviendra plus.
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La soirée est consacrée au langage, célébré sous toutes ses formes, romanesque, musicale, poétique, philosophique. Mais d'abord, le responsable des Veilleurs de LILLE vient témoigner. A leur première veillée, ils étaient 40, un bien petit nombre pour une si grande ville. Ils sont conspués par quelques dizaines de jeunes "antifa", ces groupes dont faisaient partie Clément MERIC et qui se sont donné comme vocation de "casser du fasciste", c'est-à-dire de dézinguer tout ce qui ne pense pas comme eux et qu'ils qualifient de ce vocable pour justifier leur violence. De fait, jet de pétards, de préservatifs, de lubrifiants (je n'ose imaginer de quel lubrifiant il s'agit...), des moqueries, des injures, des insultes. Nos veilleurs stoïques ne bougent pas un cil. Le responsable reste imperturbable. A la dernière veillée, il y avait 500 lillois. Ô bienheureuse non violence qui attire à elle les amoureux de la paix civile.
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Un philosophe vient nous parler du langage, de la manière dont les idéologies le détournent, et du statut qui lui est donné par ceux qui pensent que le langage désigne le réel, et par ceux (les nominalistes) qui pensent qu'il n'est que convention et par conséquent incapable de dire quoi que ce soit de ce qui est.  Poème de HUGO, lecture diverses (je reviendrai dans un billet spécifique sur la lecture de quelques pages de monsieur PEILLON ; elle fait froid dans le dos, elle est terrifiante et je me demande si on ne devrait pas appeler ce "ministre" François-Vincent FOUQUIER-PEILLON-SAINT JUST : littéralement effrayant). Témoignage d'un jeune interne en psychiatrie qui vient nous indique le sens exact et légitime du mot "gender", forgé par les spécialistes des troubles psychiques pour désigner un symptôme qui fait que l'on ne paraît, ni ne sent conforme à son sexe biologique. La théorie du gender consiste donc à légitimer auprès de gens à peu-près équilibrés, qu'en vérité il s'agit d'un équilibre métastable maintenu par la pression sociale, familiale, etc. A cet égard, Madeleine nous lira quelques extraits du vocabulaires du gender : je ne saurais vous dire les nouvelles classifications que leurs théoriciens assignent au paraître et au ressenti de l'identité sexuelle, laquelle se donne le droit d'être versatile et de changer au cours de l'existence. C'est risible, tellement c'est pédant, abscons, déconnecté. Elle a eu un entretien avec une responsable des promoteurs de l'enseignement de cette théorie à l'école ; il paraît que les enfants de 6 ans, à qui ils veulent donner des explications non culpabilisantes sur les pratiques sexuelles diverses auxquelles s'adonne l'humanité depuis la nuit des temps, savent parfaitement de ce qu'elles sont. Bref, il n'est pas immoral d'en parler à des enfants de 6-7 ans puisque dit cette responsable, ils sont déjà au courant ! Les parents n'ont qu'à bien se tenir. Non seulement l'état veut tout savoir des citoyens, mais encore il veut s'occuper de l'éducation sexuelle et de l'intimité du sexe de nos enfants. De quoi je me mêle. Je préférerais qu'il trouve du travail à leurs parents.
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Très belle intervention de Philippe ARINHO, dont j'ai déjà parlé ici même, un homosexuel converti à la personne de JESUS, dont les travaux ont soulevé l'ire de l'une de mes anciennes lectrices, Elisseievna, laquelle, depuis que la loi qui lui tenait tant à coeur est promulguée, ne semble plus guère s'intéresser à ce que je dis... Elle a tort, Elliseievna, elle a tort ! Philippe nous indique que les opposants à la loi TAUBIRA ont été pris pour des hétérosexuels et des homophobes, et que cette accusation idiote a passé sous silence la radicale différence des sexes. Il n'y a pas d'homo ou d'hétéro : il y a des hommes, et des femme. Je dois dire que personnellement je bémoliserais l'accusation "hétérosexuels" et je m'en suis expliqué dans un billet assez récent. Lecture d'un long passage d'ORWELL sur la novlangue, plusieurs airs de biniou joués par un jeune breton (enfin je le suppose breton) ; le dernier est celui de l'hymne des Veilleurs repris par la petite foule. Pour ne pas sombrer dans le pathos, je ne dirai rien de plus de ces moments où nous l'avons chanté. Intervention de la responsable des Veilleurs de MARSEILLE, émue d'avoir à parler devant tant de personnes. Soutenons son action. Suscitons des vocations de Veilleurs chez nos amis marseillais, si nous en avons. Chant de la paix en hébreu moderne : quelle beauté, quelle tension vers ce bien suprême auquel, nous le savons, aspirent les habitants de l'antique terre qui a vu passer tant de peuples, de conquérants, des habitants recrus d'appréhension, des deux côtés du mur de haine édifié par des décennies d'incompréhension, de guerres, d'attentats, de spoliation, de colonisation injuste. Superbe intervention de KAMEL, un porte-parole de la Manif pour tous qui, en tant que musulman, vient célébrer une France qu'il sent, perçoit et veut catholique, un KAMEL qui célèbre sa patrie, la France, avec une ferveur que nous devrions lui envier et qui nous appelle avec humour les Gaulois de l'Europe !
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Les CRS ont pris position peu avant minuit, et forment le cordon dont j'ai parlé dans mon premier billet de ce matin. Deux très bons acteurs jouent devant nous une scène de l'Alouette d'ANOUIHL, celle dans laquelle, devant Lord WARWICK, elle revient sur son abjuration et demande qu'on lui restitue ses habits d'homme, car elle a été appelée par "monseigneur saint Michel et mesdames sainte Catherine et sainte Marguerite" à chevaucher pour sauver sa patrie. Cette scène n'a pas été choisi au hasard. Jeanne y montre sa féminité, une féminité virginale à laquelle elle tient par fidélité à ce qu'elle désigne sa mission (bien que le mot ne figure pas dans la scène en question). Et puis vient cet incroyable surgissement de notre petite foule, cette marche résolue et calme vers les CRS. Jamais je n'oublierai ce moment, l'un des plus forts témoignages qu'il m'ait été donné de vivre au cours de mon existence. J'ai sans doute oublié des détails, oublié de citer des intervenants. Qu'ils me pardonnent s'ils me lisent, mais une attention, fût-elle soutenue, peut être perturbée par l'émotion toute nue qui étreint le cœur, fait lever l'espérance, et commence à transformer la société (avec un petit nombre de personnes, mais de personnes décidées, des jeunes gens et des jeunes filles bien dans leurs baskets, pleins de vie, d'humour, de résolution , modernes au bon sens du terme, maître d'eux-mêmes). Ainsi est en train de naître en Europe, conformément au génie de notre patrie, lequel imprègne aussi bien AXEL que KAMEL, MADELEINE qu'AQUILA, une force inédite. Je prie le Seigneur auquel je crois de m'accorder encore suffisamment d'années pour voir mûrir un fruit dont nous ne connaissons encore ni la couleur, ni la taille ni le goût ; nous ne sommes pas dans l'immédiateté, mais dans un mouvement de transformation intérieure personnelle, dépourvu de tout souci d'efficacité immédiate et visible.

mardi 24 août 2010

Rectification des noms

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Le premier devoir d'un État est d'assurer aux citoyens la sécurité de leur personne et de leurs biens. A cette fin, il dispose de plusieurs moyens, et notamment : (a) la loi (qu'il ne faut pas confondre avec la réglementation, laquelle est souvent tatillonne et tyrannique) ; (b) la police ; (c) la justice. Comme la si bien dit René GIRARD, le rôle de la loi est d'empêcher le déferlement de la violence dans les communautés humaines.
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Nous sommes en train de nous faire piéger par les mots, et l'un des plus mensongers est celui de "sécuritaire". Il fait se dresser les cheveux sur la tête de nombre des bien pensants et des politiquement corrects. Et pourtant, ainsi que je viens de le dire, nous vivons dans un univers encadré par des dispositifs qui n'ont d'autres buts que d'assurer cette sécurité : les feux rouges, les barrière de sécurité, les mesures destinés à lutter contre l'alcoolisme ou le tabagisme, les réglementations (voir mon premier paragraphe) qui hélas s'appuient trop souvent sur le principe dit de précaution, la vidéosurveillance.
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Il apparaît à "l'opinion publique" (pour dire vrai, aux médias) que les mesures de sécurité, rangées dans la catégorie de la politique "sécuritaire", sont liberticides. Toutes ces belles âmes, bien entendu, n'ont jamais mis les pieds à La Courneuve, vers 21 heures. Il se trouve que je compte dans les personnes pour qui je nourris une grande affection un homme qui est né et a vécu à La Courneuve, a braqué une banque, a trafiqué de la drogue, a fait de la prison, et, prenant la mesure de ses erreurs, a fait retour sur lui-même. Il m'a donné son témoignage. Ce que racontent les journaux écrits, radiodiffusés ou télévisées sont bien en deçà de la vérité, me dit-il : violences, viols, vols, défonces, dégradations dus à quelques bandes, sont le lot quotidien des habitants de ces quartiers qui n'en peuvent plus. Les pouvoirs publics le savent. Ils sont impuissants, faute de prendre les moyens qui ne pourraient être que musclés.
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Cela, c'est la réalité. Je maintiens que le devoir de l'État est d'assurer aux citoyens paisibles la sécurité. C'est là un de leurs biens naturels inaliénables. Et plutôt que de pérorer en tailleur Chanel à la Fête de la Rose, ou de tracer des plans sur la comète en dînant chez Edgar et en pleurant sur les idéaux trahis de la République, monsieur de VILLEPIN, madame ROYAL, madame AUBRY, feraient bien de se renseigner sur le tas. J'y ajoute monsieur HORTEFEUX qui pourrait prendre une mesure plus juste de la détresse de ces quartiers abandonnés, en s'y rendant plus souvent et sans grand apparat.
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Il y a un abîme d'abîme entre ce que disent les journaux et ce que pense le peuple. Et il y aura des retours de bâtons que nous ne pouvons même pas envisager, tant le décalage est grand entre les grandes envolées lyriques des ténors politiques et la réalité quotidienne de tant de Français. Que la politique s'inspire de nobles idéaux, je trouve que c'est juste ; qu'elle les transforme en idéologie, c'est dramatique. Elle doit aussi s'intéresser au réel. La vérité pratique, celle qui doit inspirer les décisions des responsables est sans aucun tendue entre le souhaitable sur le plan des principes et le possible sur le plan de l'action.
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Disqualifier toutes les mesures de sécurité, qu'elles soient préventives ou répressives, en les assimilant à "une politique sécuritaire" est une imposture. Mais notre siècle a l'habitude de trahir les mots : un pauvre est appelé un "économiquement faible", un sourd, un "malendant", un aveugle "un malvoyant", un paralysé ou un handicapé physique, "une personne à mobilité réduite", et j'en passe.
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Alors je vais, pour terminer, vous citer CONFUCIUS, mon cher CONFUCIUS : "Si les mots ne sont pas corrects, les discours ne sont pas conformes à la réalité. Si les discours ne sont pas conformes à la réalité, les affaires ne peuvent pas être menées à bien. Si les affaires ne peuvent être menées à bien, les rites et la musique [note du transcripteur : comprenons ici : les formes de politesse et les sains loisirs] ne se peuvent épanouir. Si les rites et la musique ne se peuvent épanouir, [et, selon moi, voilà la pointe de la citation], les peines et les châtiments ne connaissent pas le milieu juste. Alors le peuple ne sait plus quoi faire. L'homme de qualité doit pouvoir énoncer clairement ce qu'il conçoit, et agir en accord avec ses paroles." (Entretiens [Lunyu en chinois], XIII, 3]. C'est ce qu'il appelle la "rectification des noms".
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A bon entendeur, salut !

vendredi 14 août 2009

Les mots sont des pièges

Le slogan "travailler plus pour gagner plus", cher au Président de la République, a suscité railleries et critiques. Jamais elles n'ont été justifiées ; on s'est borné à le moquer.
Or, je n'aime pas ce slogan, moi non plus, et je vais expliquer pourquoi : il fait de l'argent un but pour la vie. Il s'appuie sur l'avidité ou la cupidité humaines. Pour montrer combien sont les mots sont des pièges - car je me plais douter que ce n'était pas l'intention du concepteur du mot d'ordre - on peut trouver une autre formule plus appropriée, et qui fait tout simplement appel à la justice : "Gagner plus en travaillant plus". Il est normal que le travail soit rétribué, et qui travaille plus voit son travail honoré par un salaire plus important. Le but n'est plus l'argent ; l'expression met en corrélation deux notions intimement mêlées : le travail et la rétribution du travail. Aucun des critiques, à ma connaissance, n'a insisté sur la signification implicite du slogan présidentiel. De sorte qu'ils sont passés à côté de l'essentiel, qui est une vision matérialiste des aspirations humaines. Or l'homme ne vit pas que de pain. Nous ne le savons que trop et les chanteurs qui célèbrent l'amour humain ou déplorent sa dégradation, ne font qu'illustrer cette aspiration à un autre chose.
De même est piégé le slogan "protégeons la planète". Notre civilisation se plaît à considérer que l'homme est le maître de toute chose, que la nature n'a rien à nous apprendre ou à nous dire, que tout est le produit de la culture, au point même qu'il y a des chercheurs en sciences humaines qui prétendent nier la réalité de la sexuation, pour parler de celle du genre ! Il est impossible de comprendre en profondeur ce que signifie protéger la planète, si l'on considère que l'homme peut tout, s'auto-construit, et ne reçoit rien que l'homme n'ait lui-même fabriqué ou élaboré. Car on peut toujours rester dans l'illusion que la science remédiera aux effets destructeurs de l'activité humaine. C'est dans l'intime relation avec la nature, considérée comme le bon fruit à nous donné par le Créateur, que l'on peut s'engager dans une démarche personnelle de respect de l'environnement.
On n'en finirait pas de donner des exemples où les mots trahissent ou travestissent ce qu'ils prétendent vouloir dire, et révèlent la pensée profonde de qui les a proférés.