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mercredi 30 janvier 2019

Mercredi 30 janvier 2019. Note pas brève à l'intention des lycéens.


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Ce billet s’adresse tout spécialement aux lycéens qui préparent le bac de français. Bien entendu, dans l’esprit de conformisme ambiant, je leur déconseille de s’inspirer entièrement de l’ouvrage dont je vais parler, bien qu’il soit d’une rare puissance.
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En effet, je n’ai jamais lu un ouvrage de critique littéraire comme celui-là. À côté de lui, les écrits de Sainte-Beuve, d’Émile FAGUET ou de Gustave LANSON font bien pâle figure. Dans son Rejet de Greffe. Exorcismes spirituels I. (Les Belles Lettres, Paris, 2010) Philippe MURAY analyse avec une érudition époustouflante, en s’aidant du reste des apports de FREUD (mais pas que), les œuvres de quelques grands écrivains français (qu'il aime et admire) ou d’écrivains célébrés par la bien-pensance bourgeoise, tout droit issue de la bourgeoisie libertine du XIXe siècle. RABELAIS, CHATEAUBRIAND, FLAUBERT, HUGO, ZOLA, BAUDELAIRE, Léon BLOY sont passés au crible de son esprit acéré, de sa plume flamboyante, et de son humour. Mais c’est à ZOLA et à HUGO qu’il décoche ses flèches enflammées. Elles atteignent leur cible, en plein cœur. Les autres, notre critique les aime.
Voici un petit extrait que MURAY tire d’un texte publié par Antonin ARTAUD en 1934 à propos de Victor HUGO :
"Toutes les commémorations me paraissent vaines. Et une époque comme la nôtre qui vit sans mémoire comme sans aspirations, pour qui le passé ne compte pas plus que l’avenir, qui vide le cerveau, qui se donne un présent purement alimentaire, parfois sportif, mais par-dessus tout lâche et terrorisé, qui ne pense plus qu’à son estomac et à sa bourse, preuve qu’elle n’a plus d’ailleurs ni l’un ni l’autre, et qui n’a d’autre préoccupation pour tout dire que le trottoir et le bordel, ne peut guère se laisser émouvoir par le souvenir d’un vieillard conformiste [il s’agit de Victor HUGO que l’on commémore], révolutionnaire contre l’Empire, niaisement humanitaire, patriote sur ses vieux jours, et en fait exclusivement bourgeois qui a laissé en tout et pour tout une petite dizaine de poèmes à apprendre dans les lycées."
Et MURAY de nous apprendre que lors de la panthéonisation du vieillard conformiste, de son inhumation dans le temple blasphématoire par excellence qu’est le Panthéon, on a scié la croix qui figurait sur le fronton de ce qui fut jadis une église.
Voyez-vous, ce n’est pas pour rien que cet écrivain polygraphe et anticatholique viscéral, a donné son nom à une des plus belles avenues parisiennes, habités par des bourgeois aussi conformistes que l’éponyme de leur avenue de résidence. Je déteste Victor HUGO, je le trouve ronflant, gonflant, insupportable de dégoulinante compassion, et d’une remarquable mauvaise foi. Toutefois je reconnais bien volontiers qu’il a commis quelques vers qui méritent d’être mémorisés.
Demain, nous dézinguons ZOLA, avec MURAY et Léon BLOY. Je vous dis que ça va décoiffer !





dimanche 9 décembre 2018

Dimanche 09 décembre 2018. Bonnes et mauvaises barricades ou les méfaits des mythes littéraires


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Il y a de bonnes barricades, et il en a de mauvaises. Voici une bonne barricade décrite par Victor Hugo, dans le livre V des Misérables.
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"Au moment où Gavroche débarrassait de ses cartouches un sergent gisant près d’une borne, une balle frappa le cadavre.
— Fichtre ! fit Gavroche. Voilà qu’on me tue mes morts.
Une deuxième balle fit étinceler le pavé à côté de lui. Une troisième renversa son panier.
Gavroche regarda, et vit que cela venait de la banlieue.
Il se dressa tout droit, debout, les cheveux au vent, les mains sur les hanches, l’œil fixé sur les gardes nationaux qui tiraient, et il chanta :

On est laid à Nanterre,
C’est la faute à Voltaire ;
Et bête à Palaiseau,
C’est la faute à Rousseau.

Puis il ramassa son panier, y remit, sans en perdre une seule, les cartouches qui en étaient tombées, et, avançant vers la fusillade, alla dépouiller une autre giberne. Là une quatrième balle le manqua encore. Gavroche chanta :

Je ne suis pas notaire,
C’est la faute à Voltaire ;
Je suis petit oiseau,
C’est la faute à Rousseau.

Une cinquième balle ne réussit qu’à tirer de lui un troisième couplet :

Joie est mon caractère,
C’est la faute à Voltaire ;
Misère est mon trousseau,
C’est la faute à Rousseau.

Cela continua ainsi quelque temps. Le spectacle était épouvantable et charmant. Gavroche, fusillé, taquinait la fusillade. Il avait l’air de s’amuser beaucoup. C’était le moineau becquetant les chasseurs. Il répondait à chaque décharge par un couplet. On le visait sans cesse, on le manquait toujours. Les gardes nationaux et les soldats riaient en l’ajustant. Il se couchait, puis se redressait, s’effaçait dans un coin de porte, puis bondissait, disparaissait, reparaissait, se sauvait, revenait, ripostait à la mitraille par des pieds de nez, et cependant pillait les cartouches, vidait les gibernes et remplissait son panier. Les insurgés, haletants d’anxiété, le suivaient des yeux. La barricade tremblait ; lui, il chantait. Ce n’était pas un enfant, ce n’était pas un homme ; c’était un étrange gamin fée. On eût dit le nain invulnérable de la mêlée. Les balles couraient après lui, il était plus leste qu’elles. Il jouait on ne sait quel effrayant jeu de cache-cache avec la mort ; chaque fois que la face camarde du spectre s’approchait, le gamin lui donnait une pichenette.
Une balle pourtant, mieux ajustée ou plus traître que les autres, finit par atteindre l’enfant feu follet. On vit Gavroche chanceler, puis il s’affaissa. Toute la barricade poussa un cri ; mais il y avait de l’Antée dans ce pygmée ; pour le gamin toucher le pavé, c’est comme pour le géant toucher la terre ; Gavroche n’était tombé que pour se redresser ; il resta assis sur son séant , un long filet de sang rayait son visage, il éleva ses deux bras en l’air, regarda du côté d’où était venu le coup, et se mit à chanter.

Je suis tombé par terre,
C’est la faute à Voltaire,
Le nez dans le ruisseau,
C’est la faute à…

Il n’acheva point. Une seconde balle du même tireur l’arrêta court. Cette fois il s’abattit la face contre le pavé, et ne remua plus. Cette petite grande âme venait de s’envoler."
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Remplacer, maintenant le mot « insurgés » par « Gilets jaunes », « Gavroche » par « Kevin » ou tout autre prénom, « Garde du Roi » par « Garde mobile », « mort » par « évanouis », et « munitions » par « matraque », « bouclier » ou « casque », et vous avez une transposition de la bonne barricade républicaine à la mauvaise barricade des factieux de monsieur CASTANER.

Voyez-vous, quand depuis des générations, dans les lycées, on fait étudier ce texte fameux de la mort de Gavroche, admirablement composé, il faut en convenir, il n’y a pas lieu de s’étonner que le mythe des bonnes barricades prennent racine dans le cœur des réprouvés du système. Mais pour ceux qui sont du bon côté du manche, il s’agit de mauvaises barricades, pas de ces barricades de juin 1832, célébrées à grand coup de trompe dans les devoirs de français imposés aux lycéens et élevées à la hauteur de mythes fondateurs de la République. Il ne faut pas s’étonner de voir resurgir concrètement ces vieux mythes, heureusement détruits par les blindés, les lances à eau, les grenades lacrymogènes, et les grenades de désencerclement. Au crédit de la présente et moribonde république, il faut tout de même souligner qu’il n’y a pas eu de morts (ce que monsieur MACRON avait publiquement craint).

Je dénonce ici l’ignominie qui consiste à appeler « radicalisés » des hommes et des femmes qui luttent pour leur survie, en les affublant d’un qualificatif que l’on attribue aux terroristes islamistes. Il s’agit là d’un de ces tristes « éléments de langage » élaborés par les communicants des ministères et du pouvoir et que l’on diffuse régulièrement aux journalistes, lesquels les reprennent à leur compte, sans trop s'interroger sur leur pertinence ou au contraire en acceptant de se faire complice du mensonge.

Je dénonce l’usage disproportionné de la force contre des manifestants d’abord relativement paisibles, puis infiltrés peu à peu par des éléments qualifiés d’ultradroite pour faire symétrie avec les éléments de l’ultragauche, parfaitement majoritaires dans les violents. Je n’ose même pas évoquer la pudeur de rosière des journalistes qui n’ont pas été capables de dire que les pilleurs et les casseurs de la dernière heure était les « jeunes » de banlieue formant des bandes ethniques parfaitement organisées. En s’efforçant d’assimiler les gilets jaunes à des factieux ou des violents, le pouvoir montre son aveuglement, sa trouille, et son incapacité à comprendre la détresse des laissés pour compte.

vendredi 27 avril 2018

Vendredi 27 avril. Nouvelles du pari bénédictin. La conscience est au-dessus des lois injustes !

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 Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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1. LA CONSCIENCE, GUIDE SUPRÊME DE LA CONDUITE HUMAINE.
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"La conscience est le noyau le plus intime et secret de l’homme. C’est là qu’il se réfugie avec ses facultés spirituelles dans une solitude absolue : seul avec soi-même, ou plutôt seul avec Dieu, dont la voix se fait entendre à la conscience. C’est là qu’il se détermine pour le bien ou pour le mal ; c’est là qu’il choisit le chemin de la victoire ou celui de la défaite. Même s’il le voulait, l’homme ne réussirait pas à s’en débarrasser ; avec elle, soit qu’elle l’approuve soit qu’elle le condamne, elle parcourra tout le chemin de la vie, et avec elle encore, témoin véridique et incorruptible, il se présentera au jugement de Dieu."
Pie XII.
Message radiodiffusé du 23 mars 1952 (Documentation catholique N°1119 du 20 avril 1952.)
Publié en commentaire de l’Évangile de ce jour, par le site de L’Évangile au quotidien.
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2. CONTREPOINT DE VICTOR HUGO.
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Lorsque avec ses enfants vêtus de peaux de bêtes,
Echevelé, livide au milieu des tempêtes,
Caïn se fut enfui de devant Jéhovah,
Comme le soir tombait, l'homme sombre arriva
Au bas d'une montagne en une grande plaine ;
Sa femme fatiguée et ses fils hors d'haleine
Lui dirent : « Couchons-nous sur la terre, et dormons. »
Caïn, ne dormant pas, songeait au pied des monts.
Ayant levé la tête, au fond des cieux funèbres,
Il vit un oeil, tout grand ouvert dans les ténèbres,
Et qui le regardait dans l'ombre fixement.
« Je suis trop près », dit-il avec un tremblement.
Il réveilla ses fils dormant, sa femme lasse,
Et se remit à fuir sinistre dans l'espace.
Il marcha trente jours, il marcha trente nuits.
Il allait, muet, pâle et frémissant aux bruits,
Furtif, sans regarder derrière lui, sans trêve,
Sans repos, sans sommeil; il atteignit la grève
Des mers dans le pays qui fut depuis Assur.
« Arrêtons-nous, dit-il, car cet asile est sûr.
Restons-y. Nous avons du monde atteint les bornes. »
Et, comme il s'asseyait, il vit dans les cieux mornes
L'oeil à la même place au fond de l'horizon.
Alors il tressaillit en proie au noir frisson.
« Cachez-moi ! » cria-t-il; et, le doigt sur la bouche,
Tous ses fils regardaient trembler l'aïeul farouche.
Caïn dit à Jabel, père de ceux qui vont
Sous des tentes de poil dans le désert profond :
« Etends de ce côté la toile de la tente. »
Et l'on développa la muraille flottante ;
Et, quand on l'eut fixée avec des poids de plomb :
« Vous ne voyez plus rien ? » dit Tsilla, l'enfant blond,
La fille de ses Fils, douce comme l'aurore ;
Et Caïn répondit : « je vois cet oeil encore ! »
Jubal, père de ceux qui passent dans les bourgs
Soufflant dans des clairons et frappant des tambours,
Cria : « je saurai bien construire une barrière. »
Il fit un mur de bronze et mit Caïn derrière.
Et Caïn dit « Cet oeil me regarde toujours! »
Hénoch dit : « Il faut faire une enceinte de tours
Si terrible, que rien ne puisse approcher d'elle.
Bâtissons une ville avec sa citadelle,
Bâtissons une ville, et nous la fermerons. »
Alors Tubalcaïn, père des forgerons,
Construisit une ville énorme et surhumaine.
Pendant qu'il travaillait, ses frères, dans la plaine,
Chassaient les fils d'Enos et les enfants de Seth ;
Et l'on crevait les yeux à quiconque passait ;
Et, le soir, on lançait des flèches aux étoiles.
Le granit remplaça la tente aux murs de toiles,
On lia chaque bloc avec des noeuds de fer,
Et la ville semblait une ville d'enfer ;
L'ombre des tours faisait la nuit dans les campagnes ;
Ils donnèrent aux murs l'épaisseur des montagnes ;
Sur la porte on grava : « Défense à Dieu d'entrer. »
Quand ils eurent fini de clore et de murer,
On mit l'aïeul au centre en une tour de pierre ;
Et lui restait lugubre et hagard. « Ô mon père !
L'oeil a-t-il disparu ? » dit en tremblant Tsilla.
Et Caïn répondit : " Non, il est toujours là. »
Alors il dit: « je veux habiter sous la terre
Comme dans son sépulcre un homme solitaire ;
Rien ne me verra plus, je ne verrai plus rien. »
On fit donc une fosse, et Caïn dit « C'est bien ! »
Puis il descendit seul sous cette voûte sombre.
Quand il se fut assis sur sa chaise dans l'ombre
Et qu'on eut sur son front fermé le souterrain,
L'oeil était dans la tombe et regardait Caïn.

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3. COMMENTAIRES.
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Il se trouve donc des médecins, en France ou en Angleterre pour soustraire des enfants, qu’ils soient âgés ou encore petit bébé, à l’amour et à l’autorité de leurs parents. Des juges injustes, des médecins qui disent agir collégialement (comme à Reims), sans doute pour éviter d’avoir à rentrer dans l’intime de leur conscience, décident de tuer froidement des semblables en humanité. Je ne désire pas juger ces personnes, mais je condamne fermement leurs décisions ; ils auront à en rendre compte devant leur Créateur, comme le dit si bien Pie XII, dans ce message qui, de bout en bout, est à la fois d’une simplicité remarquable et d’une non moins remarquable profondeur.
Il n’est pas permis à l’homme de tuer son frère. Ni par la guillotine, ni par la pendaison, ni par la chaise électrique ou le poison, ni par l’avortement, ni par l’interruption volontaire de soins (il ne s’agit pas d’acharnement thérapeutique qui relève d’une autre problématique). C’est aussi simple que cela. Et la seule grande œuvre de feu le Président François MITTERRAND est certainement l’abolition de la peine de mort. Il serait injuste de ne pas lui attribuer le bénéfice de cette admirable (digne d’être admirée) décision.
C’est pourquoi, loi ou pas loi, la conscience est le seule guide qui vaille. Et l’objection de conscience est un droit inaliénable. La conscience est au-dessus des lois injustes.
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4. LIENS UTILES.
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Initiative à soutenir absolument dans la perspective du pari bénédictin.


Un endroit où l’on vit le pari bénédictin.

https://www.france-catholique.fr/La-Culpa-de-Felix-ou-un-gars-interessant.html?utm_campaign=Emailing+du+jeu.+26%2f04%2f2018+%C3%A0+15%3a02%3a30&utm_content=Soci%C3%A9t%C3%A9+de+Presse+France+Catholique&utm_medium=Emailing+via+Message+Business&utm_source=Message+Business&utm_term=Soci%C3%A9t%C3%A9+de+Presse+France+Catholique

Réflexion de J.-F. POISSON sur la condamnation à mort du petit Alfie.


Voilà ce que monsieur Alban KETELBUTERS ne peut pas comprendre.

Sa comparaison de l’antisémitisme avec La Manif Pour Tous témoigne d’une intolérance et d’un jugement a priori qui n’est pas digne d’un journaliste ou d’un penseur. Accumulation d’accusations, aucune justification de ses propres choix. Monsieur KETELBUTERS est un imbécile du type le plus pur, si bien décrit par BERNANOS. Il ne lui vient pas à l'idée que ceux qui ne pensent pas comme lui agissent selon leur conscience. Incidemment, puisqu'il attaque les catholiques, et rarement les protestants, je lui conseille de lire quelques pages antisémites de LUTHER... Il sera édifié. J'ajoute qu'il s'agit de LUTHER et non de nos frères luthériens. Il pourrait aussi se délecter de quelques bonne feuilles de VOLTAIRE. Inculte, intolérant, idéologue, aveugle, le prototype des "journalistes" insupportables.


Et une initiative qui ne l’est pas moins. (A lire absolument).





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samedi 11 novembre 2017

11 novembre 2017. En mémoire des morts de la Grande Guerre !

En mémoire des morts de la Grande Guerre.

Il y a 99 ans prenait fin la guerre la plus absurde, la plus suicidaire que l’Europe ait jamais connue.

Je pense à cette petite fille, née un 25 décembre et qui perdit son père, des suites de ses blessures reçues à Verdun. Elle le perdit très exactement le jour de ses 8 ans. Je ne puis y penser sans avoir les larmes aux yeux.
Je n’ai jamais vu joyeuse ma maman le jour de son anniversaire. Entourée de ses cinq enfants, de son mari, de sa propre mère qu’elle avait encore ; elle pensait à ce père trop tôt disparu et qu’elle aimait encore de tout son amour d’enfant.

Permettez-moi de vous faire connaître quelques strophes d’un merveilleux poème de Gérard de BLOIS, tiré d’un recueil qui m’a été donné par des amis, ô combien proche de lui et pour cause. Il traduit les sentiments qui m’habitent en ce jour de nécessaire recueillement, et s’intitule Doutes.

"Dis-moi, mon Dieu, dis-moi pourquoi
La tristesse envahit mon âme.
Dans mon cœur baisse la flamme.
Pourquoi je ne pense qu’à moi ?

Tu m’avais pourtant tout donné.
La foi, l’amour et l’espérance,
La naïveté de l’enfance,
Et la grâce de pardonner.

[…].

Je ne vois plus dans l’avenir
Que chagrins, peines, souffrances
Car le bonheur de mon enfance
N’est plus pour moi qu’un souvenir.

Je ne crains pas pour moi, Seigneur
Car au milieu de ma détresse,
Tu m’as comblé de tes largesses.
J’ai reçu ma part de bonheur.

Je viens au nom de mes enfants
Te demander force et courage.
Qu’ils les transmettent d’âge en âge
En souvenir de leurs parents.

[…]."

Ce que j’ai reçu de mes parents bienaimés, j’aurais aimé le transmettre à mes enfants. Je ne sais pas si mon projet a été couronné de succès. Qu’importe. Ce poème exprime à la fois mes propres doutes et mon espérance, l’espérance que le sacrifice de ces centaines de milliers de jeunes gens ne soient jamais noyés dans l’idéologie mondialiste, matérialiste, progressiste ou financière. « Heureux les épis mûrs et les blés moissonnés » ? Probablement. Mais ils l’ont été au prix de souffrances terribles inscrites dans la chair et le cœur des enfants. Rien que cela mérite respect et recueillement.

Et pour terminer les deux premières strophes de ce poème de Victor HUGO.

"Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie,
Ont droit qu’à leur cercueil la foule vienne et prie.
Entre les plus beaux noms, leur nom est le plus beau.
Toute la gloire près d’eux passe et tombe éphémère
Et comme ferait une mère,
La voix d’un peuple entier les berce en leur tombeau.

Gloire à notre France éternelle !
Gloire à ceux qui sont morts pour elle !
Aux martyrs ! aux vaillants ! aux forts !
À ceux qu’enflamme leur exemple,
Qui veulent place dans le temple,
Et qui mourront comme ils sont morts.

[…]."



jeudi 21 mai 2015

21 mai 2015. Nouvelles de la Résistance. Jean Zay avec Victor Hugo au Panthéon !

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Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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1. La citation du jour.
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Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie
Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie.
Entre les plus beaux noms leur nom est le plus beau.
Toute gloire près d'eux passe et tombe éphémère ;
Et, comme ferait une mère,
La voix d'un peuple entier les berce en leur tombeau !

Gloire à notre France éternelle !
Gloire à ceux qui sont morts pour elle !
Aux martyrs ! aux vaillants ! aux forts !
À ceux qu'enflamme leur exemple,
Qui veulent place dans le temple,
Et qui mourront comme ils sont morts !

C'est pour ces morts, dont l'ombre est ici bienvenue,
Que le haut Panthéon élève dans la nue,
Au-dessus de Paris, la ville aux mille tours,
La reine de nos Tyrs et de nos Babylones,
Cette couronne de colonnes
Que le soleil levant redore tous les jours !

Gloire à notre France éternelle !
Gloire à ceux qui sont morts pour elle !
Aux martyrs ! aux vaillants ! aux forts !
À ceux qu'enflamme leur exemple,
Qui veulent place dans le temple,
Et qui mourront comme ils sont morts !

[...]

Victor HUGO.
Les Chants du crépuscule
1835.
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2. Commentaires.
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Victor HUGO ne pouvait pas prévoir l'horreur que fut la guerre de 14, et la décimation de la jeunesse qu'elle entraîna. Il n'empêche que ce poème célébrait par avance la mémoire de nos soldats de la grande guerre, et qu'il figure à juste titre sur de nombreux monuments aux morts érigés dans chacune des 36 000 communes françaises.
Il me semble donc juste de le mettre en regard de celui qu'écrivit Jean ZAY en 1924 et dont la teneur est toute différente comme je le montre ici.
Ainsi mes lecteurs pourront se faire une opinion sur l'opportunité de transférer au Panthéon les cendres de cet homme politique, une décision qu'a prise monsieur HOLLANDE. Je n'ajouterai rien. Les récits que me faisait ma grand-mère sur les exploits de nos soldats ont bercé mon enfance et je garde au fond de mon coeur une immense gratitude pour tous ces jeunes gens qui ont donné leur vie pour notre patrie, et pour l'honneur de notre drapeau. Ce ne sont pas les maréchaux qu'il faut faut célébrer, ce sont eux. Leurs âmes subtiles planeront sur le Panthéon lorsque la dépouille de Jean ZAY sera solennellement introduite dans ce temple glacé.
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 3. Informations diverses.
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Jean ZAY au panthéon. Réaction de l'ASAF. (Merci à mon ami Philippe.)


LETTRE D'INFORMATION - MAI 2015



Madame, monsieur,
Veuillez trouver ci-joint la lettre du mois de mai de l’ASAF qui éclaire la réalité des décisions prises le 29 avril en Conseil de Défense.
A propos de l’entrée de Jean Zay au Panthéon
Malgré le silence total des médias sur le sujet notre pétition a recueilli plus de 5000 signatures.
En dépit des propositions adressées par le Comité national d’entente de plus de 50 associations nationales et par l’ASAF dans une lettre ouverte et oralement, au président de la République, celui-ci semble maintenir sa décision de faire rentrer au Panthéon, avec trois héros de la Résistance, monsieur Jean Zay, ancien ministre mais aussi auteur d’un odieux poème sur le drapeau français.
A ce sujet, 2 questions demeurent :
·         Pour quelles véritables raisons le président de la République a retenu le nom de Jean Zay qui, à 20 ans, traita le drapeau français de «  saloperie tricolore », plutôt que celui d’un jeune Français qui au même âge, voire plus jeune, comme Henri Fertet à 16 ans, combattit les nazis et fut fusillé ? L’ASAF souhaite que les élus de la Nation, relayés par les médias, se prononcent clairement sur ce choix du président de la République.
·         Comment les porte-drapeaux pourraient-ils être présents à la cérémonie et honorer ainsi un homme qui a pensé et écrit que le drapeau, qu’ils portent lors des cérémonies avec fierté et dévouement, était une « immonde petite guenille » ?
L’ASAF ne sera pas présente au Panthéon le 27 mai, journée nationale de la Résistance, afin de ne pas cautionner ce qu’elle estime être une forfaiture, une insulte inacceptable faite à l’ensemble des Françaises et des Français, en particulier à ceux qui souffrirent et sacrifièrent leur vie pour le drapeau.
Elle sera à l’Arc de Triomphe et contemplera avec fierté, l’immense drapeau qui flotte au dessus de la tombe du Soldat inconnu.
Henri Pinard Legry
Président de l’ASAF




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Poème de Jean ZAY sur le drapeau français, écrit en 1924.

(Jean ZAY prétendait qu'il avait voulu faire un pastiche littéraire, je me dois de le souligner). 
Jean ZAY a été traitreusement assassiné par des miliciens français, il convient également de le rappeler. Mais ceci justifie-t-il cela ? 

"Ils sont quinze cent mille qui sont morts pour cette saloperie-là.
Quinze cent mille dans mon pays, Quinze millions dans tous les pays.
Quinze cent mille morts, mon Dieu !
Quinze cent mille hommes morts pour cette saloperie tricolore…
Quinze cent mille dont chacun avait une mère, une maîtresse,
Des enfants, une maison, une vie un espoir, un cœur…
Qu’est ce que c’est que cette loque pour laquelle ils sont morts ?
Quinze cent mille morts, mon Dieu !
Quinze cent mille morts pour cette saloperie.
Quinze cent mille éventrés, déchiquetés,
Anéantis dans le fumier d’un champ de bataille,
Quinze cent mille qui n’entendront plus JAMAIS,
Que leurs amours ne reverront plus JAMAIS.
Quinze cent mille pourris dans quelques cimetières
Sans planches et sans prières…
Est-ce que vous ne voyez pas comme ils étaient beaux, résolus, heureux
De vivre, comme leurs regards brillaient, comme leurs femmes les aimaient ?
Ils ne sont plus que des pourritures…
Pour cette immonde petite guenille !
Terrible morceau de drap coulé à ta hampe, je te hais férocement,
Oui, je te hais dans l’âme, je te hais pour toutes les misères que tu représentes
Pour le sang frais, le sang humain aux odeurs âpres qui gicle sous tes plis
Je te hais au nom des squelettes… Ils étaient Quinze cent mille
Je te hais pour tous ceux qui te saluent,
Je te hais à cause des peigne-culs, des couillons, des putains,
Qui traînent dans la boue leur chapeau devant ton ombre,
Je hais en toi toute la vieille oppression séculaire, le dieu bestial,
Le défi aux hommes que nous ne savons pas être.
Je hais tes sales couleurs, le rouge de leur sang, le sang bleu que tu voles au ciel,
Le blanc livide de tes remords.
Laisse-moi, ignoble symbole, pleurer tout seul, pleurer à grand coup
Les quinze cent mille jeunes hommes qui sont morts.
Et n’oublie pas, malgré tes généraux, ton fer doré et tes victoires,
Que tu es pour moi de la race vile des torche-culs."
Je laisse mes lecteurs juges ! Ce qui a été écrit a été écrit. Et la mort injuste de Jean ZAY ne l'exonère pas de la faute que constitue ce torchon poétique.


lundi 24 février 2014

Nouvelles de la Résistance : la trahisons des élites, l'esclavage des loisirs voulu par les Maîtres, second billet du 23 février 2014

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Non, vous dis-je, ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.

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1. Les citations du jour.

A méditer !

"[…]. De là ce paradoxe : tandis que les classes laborieuses aspirent de plus en plus au temps libre, les hautes sphères se tuent à la tâche et brandissent le surmenage comme signe de puissance. En ce début du XXIe siècle, les masses adopteraient peu à peu le mépris aristocratique du travail alors que les élites embrasseraient avec délectation l’esclavage laborieux jadis réservé à la plèbe. Avec ce risque évident : en se réappropriant le travail, les maîtres se réapproprient aussi les destinées de la nation et finiront par entretenir tous les autres, réduits à l’état de serfs divertis." 

et

"Il est trop de notables des lettres, du journalisme, de l’université qui jouent au renégat et le politiquement correct en France, c’est de se dire incorrect. Manière de gagner sur tous les tableaux, d’avoir un pied dedans, un pied dehors, de se croire en situation d’extériorité absolue alors qu’on jouit par ailleurs d’une position établie et de tous les avantages de la notoriété. […]"[Avis à monsieur Laurent JOFFRIN dont j'ai parlé dans le premier billet de ce jour.]

In Pascal BRUCKNER.
Misère de la prospérité. La religion marchande et ses ennemis.
[Bernard] Grasset, Paris, 2002.
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2. Commentaires.

Pascal BRUCKNER a bien vu les choses, me semble-t-il. Mais je vois d'ici les belles âmes s'écrier en coeur autour d'un homard grillé ou d'une louche de caviar dégusté religieusement (cf. le titre du livre) dans un grand restaurant de la capitale : mais cet homme fait du populisme, et celui qui le cite en fait autant ; tous les deux sont des démagos de la première grandeur.
Je vais remettre très sérieusement les pendules à l'heure. Premièrement, il faut, dans une société saine, qu'il y ait effectivement des personnes, qui par leurs talents, leur sens du bien commun, leurs vertus, soient appelées à gouverner le peuple. C'est l'évidence même. Il en existe et il se trouve souvent qu'elles travaillent dans l'ombre et dans l'humilité. Oui, il existe de très grands serviteurs de la Patrie (je ne dirai pas "de l'Etat" qui ne mérite pas d'être servi, du moins dans sa forme actuelle) et il serait injuste de condamner en bloc (comme cette imbécile de JOFFRIN le fait des participants à La Manif Pour Tous) la totalité des hauts fonctionnaires, des universitaires, des journalistes ou des hommes politiques, sans compter les grands patrons.
La question centrale est la suivante : est-ce la fonction qui honore l'homme ou l'homme qui honore la fonction ? Répondre à cette question, c'est trouver le critère de jugement qui nous permet de dire que tel ou tel journaliste, notamment des médias télévisés, est intellectuellement corrompu (bonjour Audrey PULVAR, bonjour Jean-François KAHN !) et tel autre, un homme ou une femme qui remplit sa tâche avec probité intellectuelle et sait reconnaître ses erreurs, qui nous fait dire que tel ministre est rempli de lui-même, que son ego est boursouflé et qu'il se targue de titre ou de travaux usurpés (bonjour monsieur PEILLON !) et que tel autre est un honnête homme, que tel ou tel homme (femme) politique est plus soucieux de publicité que d'efficacité (entrez monsieur MONTEBOURG !), de rentabilité politique que  de justice (Salut Menton Pointu ! voir la photo ci-dessous, si elle résiste à la censure ; je vous ai reconnue Christiane !), que tel ex-ministre a cru pouvoir s'abriter derrière sa fonction et son entregent (Julie ! Julie !) pour échapper au fisc (qui se souvient encore de monsieur CAHUZAC ?).
Tous ces comportements sont humains, et nous ne savons pas comment nous nous comporterions si nous étions à la place de ces puissants. Mais la question vaut la peine d'être posée : pourquoi les "élites" en vue sont-elles détestées du Peuple ? Qu'est-ce qui pousse un véritable représentant de l'élite à accomplir sa tâche et assumer ses responsabilités avec ardeur, avec conscience, avec désintéressement et avec la seule satisfaction du devoir accompli ? 
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3. Infos sur la Résistance.


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Bilan de la Journée du Retrait de l'Ecole.

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4. La page culturelle (merci au Salon beige qui cite ce passage de Victor HUGO).

Lequel Victor eût été sans doute embastillé par Najat VALLAUD-BELKACEM pour avoir ainsi stéréotypé les petites filles... en fait, Najat pourrait être la dame d'honneur de Madame CAPDEVIELLE, élue par votre serviteur Reine des Imbéciles dans un récent billet. Voici ce délicieux passage.

"La poupée est un des plus impérieux besoins et en même temps un des plus charmants instincts de l'enfance féminine. Soigner, vêtir, parer, habiller, déshabiller, rhabiller, enseigner, un peu gronder, bercer, dorloter, endormir, se figurer que quelque chose est quelqu'un, tout l'avenir de la femme est là. Tout en rêvant et tout en jasant, tout en faisant de petits trousseaux et de petites layettes, tout en cousant de petites robes, de petits corsages et de petites brassières, l'enfant devient jeune fille, la jeune fille devient grande fille, la grande fille devient femme. Le premier enfant continue la dernière poupée."