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jeudi 3 mai 2018

Jeudi 03 mai 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Choix de la profession, choix de disciple, choix du parieur.


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel !
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1. L’ACTIVITÉ PROFESSIONNELLE DU PARIEUR BÉNÉDICTION.
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"Il est temps désormais pour les chrétiens dont l’activité professionnelle pourrait être mise en danger, de commencer à s’engager avec créativité dans les domaines qui ne présentent pas de risque de compromission. Notre objectif doit être de créer des secteurs d’activité qui puissent offrir de réelles perspectives professionnelles aux chrétiens qui ont été chassé de leur domaine et de leur profession. « L’Église a besoin de plus d’entrepreneurs et nous devons apprendre à nos enfants à penser à leur avenir de façon plus entrepreneuriale, estime Calee LEE, une orthodoxe qui vit à Irvine, en Californie. Le travail selon le pari bénédictin obéit aux mêmes règles que celui que nous connaissons aujourd’hui : identifier un besoin dans sa communauté, développer le meilleur produit ou le meilleur service qui puisse y répondre et “le faire de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour des hommes”, ajoute-t-elle en citant la lettre de saint Paul aux Colossiens. Nous avons besoin de cultiver un bon sens des affaires et nous ne devons pas être effrayés par le profit : quelle que soit l’activité rentable que nous développons, qu’il s’agisse de joints en caoutchouc ou d’un service de gardiennage, nous apportons quelque chose de bien au monde. »"
In
Rod DREHER. Ouvrage déjà cité. (Pages 269-270.)
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2. CONTREPOINT DE GUSTAVE THIBON.
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"Les hommes encore affligés d’une âme (organe archaïque qui, dans la Cité moderne, tourne de plus en plus au luxe encombrant ou à l’infirmité), sont souvent tentés de fuir le monde et de réfugier dans la vie intérieure et la solitude. À quoi ils ne doivent se résoudre que dans des cas exceptionnels, car si ces héritiers de l’ancienne tradition sociale – à laquelle ils doivent en partie leur capacité de vie intérieure et de solitude – meurent dans leur isolement sans se soucier de le transmettre, le monde et l’histoire appartiendront sans partage à la bête du troupeau et à ses féroces bergers. – Il y a là une relation indissoluble : la vie sociale vaut ce que la vie intérieure de l’ensemble de ses membres, et celle-ci vaut à son tour ce que vaut la société qui la nourrit… C’est pourquoi, en face de la Cité technologique et administrative qui se construit sous nos yeux, nous devons réagir, non en nous réfugiant dans notre coquille, mais en employant toute notre énergie à bâtir une Cité fraternelle où la vie intérieure et la vie de relation se répondent." (Cahier XXIV, 28.12.1955.)
 In
Gustave THIBON.
Parodies et mirages ou la décadence d’un monde chrétien. Notes inédites (1935 – 1978). Introduction de Françoise CHAUVIN.
Éditions du Rocher, Monaco, 2011. (Page 41.)
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3. COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Je suis tout de même très frappé de voir que deux auteurs de culture très différentes, et ayant vécu ou vivant dans des périodes très différentes, disent, chacun dans son registre, la même chose. Les chrétiens n’ont pas à fuir le monde, ni à faire comme lui. Dans le monde, ils doivent vivre comme des disciples.
DREHER invite les chrétiens à quitter des professions où leur liberté de conscience serait mise à mal, ou en tout cas à rester ferme sur leurs décisions de disciples. Le cas est particulièrement épineux pour ce qui est des médecins et des infirmières, confrontés à l’IVG ou à l’euthanasie, ou des maires obligés, malgré leur conscience, de « marier » des personnes de même sexe. Il se pose aussi aux pharmaciens contraints de vendre des pilules abortives du lendemain (l’un d’eux a été condamné il y quelques années pour avoir refusé d’en dispenser).
Il en va de même des chercheurs en biologie dont certains sont poussés à tenter des expériences qui non seulement sont inutiles, mais encore épouvantables (comme des chimères homme-animal).
De tout cela, les disciples ne veulent pas.
Gustave, notre très cher Gustave THIBON nous offre une perspective fraternelle en matière de profession : agir toujours de manière fraternelle, au sens où l’entend la Parole. Non, il n’est pas fraternel de tuer un petit enfant très malade, non il n’est pas fraternel d’aider (!!!) à mourir. Ce qui est fraternel c’est de permettre de vivre, et d’accompagner les mourants vers le terme naturel de leur vie.
Pour terminer, je voudrais faire une remarque scientifique. Une science très complexe et passionnante, l’épigénétique, est en train de se créer ; elle consiste à étudier comment, par des modifications non pas du génome, mais des protéines qui lui sont associées (on les appelle le plus souvent des histones), l’expression de ce génome est modifiable lors du développement de l’œuf en embryon, puis en fœtus. N’importe quelle personne dotée de réflexion et de probité intellectuelle reconnaîtra que cette science repose sur un présupposé épistémologique : celui que tout l’être est contenu dans l’œuf. C’est grâce à cette science que YAMANAKA a pu faire réverser des cellules adultes vers l’état embryonnaire quasiment totipotent.
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4. LIENS UTILES.
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De mon ami Dominique, ce lien qui permet d’accéder aux plus belles œuvres artistiques.

Maintenir vivante notre culture.


Un bel article de Tugdual DERVILLE.


Jean-Luc devrait changer de lunettes !


Une réponse argumentée à Libération.


Excellente analyse de l’arrogance des experts dans l’affaire Alfie.


Problèmes liés à la PMA.



Soutenons une école qui a fait le pari bénédictin.


Portes ouvertes

vendredi 27 avril 2018

Vendredi 27 avril. Nouvelles du pari bénédictin. La conscience est au-dessus des lois injustes !

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 Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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1. LA CONSCIENCE, GUIDE SUPRÊME DE LA CONDUITE HUMAINE.
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"La conscience est le noyau le plus intime et secret de l’homme. C’est là qu’il se réfugie avec ses facultés spirituelles dans une solitude absolue : seul avec soi-même, ou plutôt seul avec Dieu, dont la voix se fait entendre à la conscience. C’est là qu’il se détermine pour le bien ou pour le mal ; c’est là qu’il choisit le chemin de la victoire ou celui de la défaite. Même s’il le voulait, l’homme ne réussirait pas à s’en débarrasser ; avec elle, soit qu’elle l’approuve soit qu’elle le condamne, elle parcourra tout le chemin de la vie, et avec elle encore, témoin véridique et incorruptible, il se présentera au jugement de Dieu."
Pie XII.
Message radiodiffusé du 23 mars 1952 (Documentation catholique N°1119 du 20 avril 1952.)
Publié en commentaire de l’Évangile de ce jour, par le site de L’Évangile au quotidien.
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2. CONTREPOINT DE VICTOR HUGO.
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Lorsque avec ses enfants vêtus de peaux de bêtes,
Echevelé, livide au milieu des tempêtes,
Caïn se fut enfui de devant Jéhovah,
Comme le soir tombait, l'homme sombre arriva
Au bas d'une montagne en une grande plaine ;
Sa femme fatiguée et ses fils hors d'haleine
Lui dirent : « Couchons-nous sur la terre, et dormons. »
Caïn, ne dormant pas, songeait au pied des monts.
Ayant levé la tête, au fond des cieux funèbres,
Il vit un oeil, tout grand ouvert dans les ténèbres,
Et qui le regardait dans l'ombre fixement.
« Je suis trop près », dit-il avec un tremblement.
Il réveilla ses fils dormant, sa femme lasse,
Et se remit à fuir sinistre dans l'espace.
Il marcha trente jours, il marcha trente nuits.
Il allait, muet, pâle et frémissant aux bruits,
Furtif, sans regarder derrière lui, sans trêve,
Sans repos, sans sommeil; il atteignit la grève
Des mers dans le pays qui fut depuis Assur.
« Arrêtons-nous, dit-il, car cet asile est sûr.
Restons-y. Nous avons du monde atteint les bornes. »
Et, comme il s'asseyait, il vit dans les cieux mornes
L'oeil à la même place au fond de l'horizon.
Alors il tressaillit en proie au noir frisson.
« Cachez-moi ! » cria-t-il; et, le doigt sur la bouche,
Tous ses fils regardaient trembler l'aïeul farouche.
Caïn dit à Jabel, père de ceux qui vont
Sous des tentes de poil dans le désert profond :
« Etends de ce côté la toile de la tente. »
Et l'on développa la muraille flottante ;
Et, quand on l'eut fixée avec des poids de plomb :
« Vous ne voyez plus rien ? » dit Tsilla, l'enfant blond,
La fille de ses Fils, douce comme l'aurore ;
Et Caïn répondit : « je vois cet oeil encore ! »
Jubal, père de ceux qui passent dans les bourgs
Soufflant dans des clairons et frappant des tambours,
Cria : « je saurai bien construire une barrière. »
Il fit un mur de bronze et mit Caïn derrière.
Et Caïn dit « Cet oeil me regarde toujours! »
Hénoch dit : « Il faut faire une enceinte de tours
Si terrible, que rien ne puisse approcher d'elle.
Bâtissons une ville avec sa citadelle,
Bâtissons une ville, et nous la fermerons. »
Alors Tubalcaïn, père des forgerons,
Construisit une ville énorme et surhumaine.
Pendant qu'il travaillait, ses frères, dans la plaine,
Chassaient les fils d'Enos et les enfants de Seth ;
Et l'on crevait les yeux à quiconque passait ;
Et, le soir, on lançait des flèches aux étoiles.
Le granit remplaça la tente aux murs de toiles,
On lia chaque bloc avec des noeuds de fer,
Et la ville semblait une ville d'enfer ;
L'ombre des tours faisait la nuit dans les campagnes ;
Ils donnèrent aux murs l'épaisseur des montagnes ;
Sur la porte on grava : « Défense à Dieu d'entrer. »
Quand ils eurent fini de clore et de murer,
On mit l'aïeul au centre en une tour de pierre ;
Et lui restait lugubre et hagard. « Ô mon père !
L'oeil a-t-il disparu ? » dit en tremblant Tsilla.
Et Caïn répondit : " Non, il est toujours là. »
Alors il dit: « je veux habiter sous la terre
Comme dans son sépulcre un homme solitaire ;
Rien ne me verra plus, je ne verrai plus rien. »
On fit donc une fosse, et Caïn dit « C'est bien ! »
Puis il descendit seul sous cette voûte sombre.
Quand il se fut assis sur sa chaise dans l'ombre
Et qu'on eut sur son front fermé le souterrain,
L'oeil était dans la tombe et regardait Caïn.

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3. COMMENTAIRES.
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Il se trouve donc des médecins, en France ou en Angleterre pour soustraire des enfants, qu’ils soient âgés ou encore petit bébé, à l’amour et à l’autorité de leurs parents. Des juges injustes, des médecins qui disent agir collégialement (comme à Reims), sans doute pour éviter d’avoir à rentrer dans l’intime de leur conscience, décident de tuer froidement des semblables en humanité. Je ne désire pas juger ces personnes, mais je condamne fermement leurs décisions ; ils auront à en rendre compte devant leur Créateur, comme le dit si bien Pie XII, dans ce message qui, de bout en bout, est à la fois d’une simplicité remarquable et d’une non moins remarquable profondeur.
Il n’est pas permis à l’homme de tuer son frère. Ni par la guillotine, ni par la pendaison, ni par la chaise électrique ou le poison, ni par l’avortement, ni par l’interruption volontaire de soins (il ne s’agit pas d’acharnement thérapeutique qui relève d’une autre problématique). C’est aussi simple que cela. Et la seule grande œuvre de feu le Président François MITTERRAND est certainement l’abolition de la peine de mort. Il serait injuste de ne pas lui attribuer le bénéfice de cette admirable (digne d’être admirée) décision.
C’est pourquoi, loi ou pas loi, la conscience est le seule guide qui vaille. Et l’objection de conscience est un droit inaliénable. La conscience est au-dessus des lois injustes.
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4. LIENS UTILES.
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Initiative à soutenir absolument dans la perspective du pari bénédictin.


Un endroit où l’on vit le pari bénédictin.

https://www.france-catholique.fr/La-Culpa-de-Felix-ou-un-gars-interessant.html?utm_campaign=Emailing+du+jeu.+26%2f04%2f2018+%C3%A0+15%3a02%3a30&utm_content=Soci%C3%A9t%C3%A9+de+Presse+France+Catholique&utm_medium=Emailing+via+Message+Business&utm_source=Message+Business&utm_term=Soci%C3%A9t%C3%A9+de+Presse+France+Catholique

Réflexion de J.-F. POISSON sur la condamnation à mort du petit Alfie.


Voilà ce que monsieur Alban KETELBUTERS ne peut pas comprendre.

Sa comparaison de l’antisémitisme avec La Manif Pour Tous témoigne d’une intolérance et d’un jugement a priori qui n’est pas digne d’un journaliste ou d’un penseur. Accumulation d’accusations, aucune justification de ses propres choix. Monsieur KETELBUTERS est un imbécile du type le plus pur, si bien décrit par BERNANOS. Il ne lui vient pas à l'idée que ceux qui ne pensent pas comme lui agissent selon leur conscience. Incidemment, puisqu'il attaque les catholiques, et rarement les protestants, je lui conseille de lire quelques pages antisémites de LUTHER... Il sera édifié. J'ajoute qu'il s'agit de LUTHER et non de nos frères luthériens. Il pourrait aussi se délecter de quelques bonne feuilles de VOLTAIRE. Inculte, intolérant, idéologue, aveugle, le prototype des "journalistes" insupportables.


Et une initiative qui ne l’est pas moins. (A lire absolument).





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jeudi 26 janvier 2017

26 janvier 2017. Nouvelles de la Résistance. Force morale et résistance

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LES CITATIONS DU JOUR.
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(a) "[…]. « En Chine, pratiquement tout le monde a le courage de défier sans vergogne la morale. Tandis qu’on ne trouve presque personne qui ait le courage moral de défier la réalité sans vergogne. »"

(b) "[…]. Je peux en effet dénoncer l’atrophie de la vie individuelle causée par la suprématie de la raison, de la science et de l’argent dans la culture occidentale, ou l’ordre hiérarchique économique mondial et l’affaiblissement des résistances sociales généré par l’uniformisation technologique et la marchandisation, ou l’absence de réflexes critiques, la peur de la liberté engendrées par la richesse et un mode de vie de surconsommation…"
In
LIU Xiaobo. (LIÚ Xiǎobō ; caractères simplifiés : 刘 晓 波 ; caractères traditionnels :劉 曉 波)
La philosophie du porc et autres essais. Traduit du chinois. Textes choisis et présentés par Jean-Philippe BÉJA. ("Bleu de Chine", collection dirigée par Geneviève IMBOT-BICHET. Préface de Vaclav HÁVEL.
Gallimard, Paris, 2011, p. 33 et p 101.
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2. COMMENTAIRES.
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Il n’y a pas qu’en Chine, hélas, que cette propension à défier la morale envahit la vie sociale et la vie politique. Il en va de même en Occident en général et en France en particulier. Que ce soit le refus d’accorder le droit à l’objection de conscience aux maires qui refusent de marier deux personnes de même sexe, des homosexuel(le)s par conséquent, à ceux de nos concitoyens qui proposent aux femmes enceintes qui ne veulent pas de l’enfant qu’elles portent en leur sein une alternative à l’avortement, le monde politique défie le réel que nous impose la nature en matière de propagation de l’espèce humaine, comme il nie la réalité terrible que représente pour toute femme le recours à l’interruption volontaire de grossesse. Les socialistes, communistes et autres gens de gauche (pas tous d'ailleurs), les esprits forts de la droite qui ont accordé leurs suffrages à des lois sociétales insanes ou à des lois liberticides défient la morale, comme ils défient la réalité… Décidément, il n’y a pas qu’en Chine ! Nous paieront cher les choix que nous avons faits (ou plutôt que l’on nous a imposés).
LIU Xiaobo souligne avec une force incroyable les conséquences des prétendus progrès, ceux de la raison, ceux de la science, ceux des modes de production. Il rejoint nombre de penseurs occidentaux, français notamment (Pierre RABHI, Christophe GUILLUY, Jean-Claude MICHÉA, Marc WEINSTEIN pour ne citer que ces quatre auteurs que je viens d’étudier) dans ses analyses. Il l’a payé de sa liberté.
Combien de temps encore allons-nous refuser d’accepter les leçons que nous livrent les anciens, nos grands-parents, nos aïeux, combien de temps encore refuserons-nous de prendre en compte les leçons de l’histoire ? Combien de temps encore refuserons-nous d’écouter des penseurs libres d’entraves idéologiques ou politiques ?
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Quand l’infirmerie se moque de l’hôpital : une liste.

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Le FN a dû lire Christophe GUILLUY ! Non à la métropolisation de notre patrie et à la bobocratie.


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Une innovation révolutionnaire.

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Le PS convaincu de dopage.


Parfum de triche sur la primaire

mardi 23 août 2016

23 août 2016. Nouvelles de la Résistance. Pépère devrait lire Arthur !

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"[…]. Nulle part plus qu’en morale, la nécessité d’une explication métaphysique n’est pressante : car il est un seul point sur lequel s’accordent tous les systèmes philosophiques ou religieux : c’est que la signification morale des actions enveloppe une signification métaphysique, une signification qui dépasse la région du pur phénomène, qui va plus haut que toute expérience possible, et qui touche de plus près à la question de l’existence de l’univers, à celle de la destinée humaine ; car de degré en degré, quand l’esprit cherche la raison de toute existence, il s’élève à ce sommet suprême : le bien moral. […]."
In
Arthur SCHOPENHAUER.
Le fondement de la morale. Traduction d’Auguste BURDEAU. Introduction et notes d’Alain ROGER. ("Les Classiques de la Philosophie ")
Le livre de poche, N°4612,
Librairie Générale Française, Paris, Édition 08, 2014 (date du dépôt légal de la présente édition),  p. 222.
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2. COMMENTAIRES
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C’est à dessein que j’ai choisi la citation d’un philosophe qui ne passe pas pour être un fervent adepte du christianisme. Il admirait le bouddhisme, lui trouvait des analogies avec la théologie des mystiques rhénans, et, en quelque sorte, surplombait ces doctrines en les considérant du seul point de vue philosophique, sans jamais prendre en compte l’émergence historique des religions qui les portent et qui pourtant sont des éléments indispensables pour en estimer la valeur. (pour autant que je le sache, car je n’ai lu de cet auteur que l’ouvrage cité en référence et un autre petit livre gorgé de pessimisme : L’art de se connaître soi-même eis heautón. Traduction de l’allemand de Laurent FEREC. Préface et notes de Franco VOLPI. Rivages poche/Petite Bibliothèque. No 830. [Éditions] Payot et Rivages, Paris, 2015).
Ce qui me paraît important dans cette opinion, c’est que la raison permet d’accéder à une vérité qui est accessible à tous : la morale dépasse la région du pur phénomène, elle touche au plus près la question de l’existence de l’univers. Ce dernier point est pour moi capital. Il ne s'agit pas du salut du socialisme agonisant, de la République corrompue, d'une France exsangue à force d'être saignée, mais du salut de l'UNIVERS.
On ne saurait reprocher à pépère son manque de culture, ou son absence de réflexion philosophique. Mais il y a, dans son entourage, des gens qui pensent. Je me demande, notamment, comment les hauts responsables des Loges maçonniques reçoivent ou ont reçu le travail de SCHOPENHAUER sur les fondements OBJECTIFS de la morale.
En réalité, dans le relativisme total et gluant de la pensée contemporaine, la question de la morale est complètement évacuée. Elle est remplacée par celle de l’auto-construction des individus (je ne parle pas des personnes, mais bien des individus), par la légitimité absolue de toutes les opinions en matière de mœurs et de morale, tant qu’elles demeurent émises dans la sphère privée, mais par la contrainte la plus tyrannique du droit positif, quand un comportement a reçu la sanction de l’approbation d’une majorité : c’est ainsi que l’on marie des gens de même sexe, que l’on légitime la GPA ou d’autres pratiques technologiques, et que l’on interdit l’objection de conscience aux maires qui refuseraient de « marier » deux hommes ou deux femmes.
Mais pépère cherche des voix en vue d’une très improbable réélection. Il dit oui à toutes les opinions, ne tranche pas (en apparence), et, en catimini, s’arrange pour donner satisfaction à diverses minorités susceptibles de lui apporter leurs suffrages : appellerait-il cette quête, "recherche du bien commun " ?
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Voir cette vidéo publiée sur le site du Boulevard Voltaire :





samedi 2 janvier 2016

02 janvier 2016. Nouvelles de la Résistance. Droit absolu à l'objection de conscience.

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Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté

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1. La citation du jour.
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"Il est bon de rappeler que les lois civiles n’obligent pas en conscience lorsqu’elles sont en contradiction avec la loi naturelle et qu’il existe même un devoir de désobéissance au nom de l’obéissance à une loi plus haute. La reconnaissance du droit à l’objection de conscience constitue même la garantie légale qu’aucun système socio-politique ne peut s’ériger en Absolu. Mais par un curieux paradoxe, l’idéologie de la tolérance, dans la mesure où elle s’appuie sur le relativisme et refuse toute référence à un au-delà de la loi humaine, conduit à la plus extrême intolérance." 

INTRODUCTION À LA RECHERCHE D’UNE ÉTHIQUE UNIVERSELLE.
Père Serge Thomas BONINO, op.
In
[À LA RECHERCHE D’UNE ÉTHIQUE UNIVERSELLE.]
Académie d’éducation et d’études sociales. (Collection "Histoire essentielle" de l’Éditeur.)
François-Xavier de Guibert, Paris, 2012.
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2. Commentaires.
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Je voudrais prendre un détour pour vous vous indiquer comment ce gouvernement de rencontre traite ceux des Français qui refusent de se soumettre au diktat de la pensée unique, politiquement correcte, ténébreusement maçonnique et faussement tolérante.

La veille du réveillon de la saint Sylvestre, j'entends au journal télévisé de France 3 que l'on attend 600 000 personnes sur les Champs-Elysées pour cette nuit-là. Les Champs-Elysées seront fermés à la circulation automobile et la foule pourra envahir tout l'espace situé entre la Place de la Concorde et la Place Charles de Gaulle-Etoile ; 600 000 personnes sont donc censées remplir un espace deux à trois fois plus court que celui qui sépare la susdite Place de l'Arche de la Défense. Or cet espace, le 24 mars 2013 était rempli d'une foule immense et dense. Les photos l'attestent et je l'atteste aussi comme témoin, puisque arrivé très tôt en début d'après-midi, j'étais à cent mètres à peine du podium et je pouvais embrasser du regard l'Avenue de la Grande Armée et son prolongement vers NEUILLY et PUTEAUX, noirs de monde.
Dans la nuit de la saint Sylvestre, de façon à pouvoir fêter dignement, en compagnie d'un couple ami, le passage à l'année nouvelle, nous allumons la télévision et un journaliste de TF1 qui faisait le reportage (nous avons zappé de BFMTV à TF1 et de TF1 à BMFTV) nous apprend qu'il y a sur les Champs-Elysées des "centaines de milliers de personnes".

Le 25 mars 2013 au matin, le sinistre (du latin sinister situé à gauche) Bernard BOUCAULT et ses services stipendiés tentent de nous faire croire qu'il n'y avait que 350 000 manifestants le 24 mars, alors qu'il y en a au moins 1 200 000. Il refuse de communiquer les films enregistrés au-dessus de la manifestation par un avion de la protection civile (semble-t-il), des films qui auraient démontré son mensonge. Bien plus, Le Monde, journal sous la coupe de monsieur BERGE, publie des photos prise au-dessus de la place de la Porte Maillot (où, effectivement la foule est clairsemée), pour nous faire avaler la couleuvre des 350 000. Problème : sur la chaussée de cette place, il y a des lignes blanches qui délimitent des couloirs de circulation pour les voitures et qui sont curieusement devenues invisibles sur les photos dudit journal. Il est probable, sinon évident, que ces photos ont été truquées ; il existe en effet des logiciels de traitement d'images qui permettent d'effacer certaines parties d'un cliché. Je ne me permettrai pas de dire que le responsable du truquage est le rédacteur en chef du Monde ; je ne sais pas qui les a truquées. Il se peut même que ces images l'aient été à la source par le sinistre sus-mentionné. Mais une chose est claire pour ce qui me concerne (et en tant que témoin et participant à la manifestation du 24 mars 2013) : ces photos sont TRUQUEES.

Je dis simplement que dans leur naïveté et leur amnésie, les journalistes et les porte-coton du régime évaluent parfois correctement la foule, mais oublient qu'ils l'avaient sous-estimée quand l'évaluation desservait leur dessein. A moins qu'ils ne considèrent les manifestants comme des moitiés d'hommes ! Dans ce cas le compte est bon.

L'objection de conscience est un droit. Nul ne peut obliger un être humain à aller contre les exigences de sa conscience. La loi ne peut obliger un médecin qui s'y refuse à pratiquer des avortements ; ni un maire à "marier" des personnes de même sexe ; ni un magistrat à enregistrer des enfants nés par GPA. Ces droits sont imprescriptibles. Et dans tous les pays du monde, il s'est trouvé et il se trouve des hommes qui se dressent contre la tyrannie de la "loi" positive. Cela fut vrai en ex-URSS, en ex Tchécoslovaquie, cela est vrai en Chine, cela fut vrai en Amérique du Sud sous les dictatures militaires et sans doute ailleurs. Cela a été, cela est et cela sera, n'en déplaise aux puissants des médias, de la politique et de la finance.

Je dis, prétends et maintiens que les lois sociétales socialistes ne trouvent aucun support rationnel, historique, humain ou philosophique pour s'imposer à nous comme des évidences. Que les maires, médecins et magistrats qui les approuvent les exécutent si cela leur convient ; que le Prince n'y oblige pas les autres.
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3. Informations diverses.
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Lever des couleurs de France au cours Antoine de Saint-Exupéry d'ASNIERES (photo du site du Figaro).

Voilà ce qu'il est possible de faire pour faire aimer la France et intégrer ces jeunes des banlieues dites sensibles. Ils sont Français et doivent être considérés ainsi. Ni la haine, ni le racisme primaire ne viendront à bout des fanatismes qui ont ensanglanté notre patrie : mais le respect, l'exigence du respect des devoirs et l'exigence du respect que l'on doit à tout être humain, quelle que soit la couleur de sa peau.


Le cours Antoine de Saint-Exupéry est implanté (pour cette année) au 21 rue de Prony à ASNIERES. Vous pouvez envoyez des dons défiscalisables à l'ordre de l'Association Espérance Banlieues. Et féliciter l'équipe du directeur, monsieur BERGOT, pour le remarquable travail qu'elle accomplit. Ainsi se trouvent harmonieusement combinées la mêmeté et l'ipséité si chères au Pr Paul RICOEUR.
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Attaque de VALENCE.

J'ai entendu deux narrations différentes de l'attaque à la voiture commise à VALENCE contre des soldats qui protégeaient une mosquée. Sur BFMTV, on parle d'un  individu originaire de LYON, sans plus. Il faut aller sur TF1 pour apprendre que l'individu en question est originaire d'Afrique du Nord et que des témoins l'ont entendu crier "Allah Akbar". Bien entendu, divers médias ont fait allusion au possible déséquilibre psychique de l'homme responsable de cette attaque. Il y a fort à parier qu'on n'en parlera plus, qu'on ne connaîtra jamais ses mobiles ni son nom, et qu'un silence sépulcral recouvrira "l'incident". On invoquera la présomption d'innocence, que sais-je encore, mais cette affaire sera enterrée, jusqu'à ce que d'autres victimes d'attentats décorées de la Légion d'Honneur à titre posthume, viennent mettre au jour le ressentiment qu'éprouvent à l'égard de la France dont ils sont les citoyens, une (petite) partie de la population de confessions musulmane. Vous comprendrez pourquoi je pense que la bonne méthode est celle du cours Antoine de Saint-Exupéry.

samedi 9 mai 2015

09 mai 2015. Nouvelles de la Résistance. Barrès, Ferdinand Buisson et l'école !

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Je ne cesse de vous rappeler - et je sais que je vous lasse, mais tant pis - ceci :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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1. La citation du jour.
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Dans une conférence contradictoire avec Ferdinand BUISSON, le pape et l'apôtre de la laïcité le plus sectaire, (une conférence datée de mai 1910, mais dont les minutes ont été rédigées quelques semaines plus tard), Maurice BARRES disait ceci, qui n'a pas pris une ride :

"Vous êtes les contemporains des générations les plus assurées, des certitudes les mieux assurées. Au nom de la vérité, de la justice, du droit de la science, au nom de la liberté de pensée, au nom de l'esprit critique, vous avez saccagé brutalement croyances, traditions, fondements de l'autorité dans l'état, fierté de son histoire dans la Nation. Au nom de l'affranchissement, vous avez voulu détruire l'obéissance ; parce que la vénération vous faisait horreur, vous avez voulu discréditer tout ce que le passé revêt de prestige ; au nom de l'indépendance de l'esprit et des libres initiatives de la conduite, vous avez poursuivi d'un sarcasme impitoyable toute sujétion à un dogme, à une discipline, à une règle de vie.
Oui, il est permis de contester les croyances, les traditions, les fondements de toute autorité dans l'Etat, et les fondements de toute gloire dans l'histoire de la Nation. Mais il n'est pas permis de contester vos manuels.
C'est idiot, mais c'est inévitable. Vous êtes absurdes mais vous avez raison.
Vous avez raison. On ne peut vivre sans respect. Vous adorez deux oreilles d'âne.
Vous sentez si bien cette faiblesse (cette anarchie) qu'aujourd'hui vous rêvez d'imposer par des moyens matériels le respect de votre enseignement. Le discours de M. BUISSON [...] était bien significatif : vous disiez qu'on dédaignait, méprisait, fuyait votre école, que vous obligeriez à y rester jusqu'à quatorze ans et par des amendes. Vous dites encore que vous obligerez à se servir de vos manuels, d'une médiocrité encore plus écoeurante que leur fanatisme."
In
Maurice BARRES.
Mes cahiers. Tome huitième. 1909-1911.
La Palatine. La librairie Plon, Paris, 1924.
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2. Commentaires.
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Ce que je trouve de remarquable dans ce discours, c'est sa clairvoyance. Nous voyons bien que depuis plus d'un siècle, l'Instruction publique devenue l'Education nationale est aux mains de courants et de sociétés de pensée qui méthodiquement s'appliquent à détruire traditions, histoire de la patrie, grandeur nationale mais sont incapables de construire quoi que ce soit qui puisse remplacer cette nourriture spirituelle, sauf à imposer un modèle unique de citoyens transformés en sujets de leur tyrannique Royaume.
Oui, ils nous imposent leurs manuels : les "ABCD de l'Egalité" en sont une triste illustration. Et nous n'aurions pas le droit de les critiquer ?
Oui, ils sanctionnent ceux qui ne pensent pas comme eux en matière d'instruction publique. Madame Farida BELGHOUL en sait quelque chose qui a été sanctionnée pour avoir promu la journée de retrait.
Oui, ils veulent tout contrôler ; les mesures que désire prendre la belle mais carnassière Najat pour contrôler l'enseignement qui se dispense dans les établissements privés hors contrat sont la preuve que le rouleau compresseur (ou qui se croit tel) de la pensée maçonnique entend bien écraser tout ce qui ne veut pas ployer sous sa masse.
Oui, ils veulent nous faire oublier le glorieux passé de notre patrie. Ils suppriment de l'enseignement de l'histoire des pans entiers de l'édifice dans lequel, tel des coucous parasites, ils ont fait leur nid. Mais ils ne sont pas la France. La France est faite par les Français, par leur diversité y compris leurs conflits, par les mentalités régionales (d'où l'idée de les subvertir par la création de régions qui n'ont aucun fondement géographique ou historique) ; elle n'est pas faite par le Grand Orient, elle n'est pas née dans le cerveau de monsieur HOLLANDE, ou dans celui de monsieur CAMBADELIS. Je défends ici une idée chère à Hannah ARENDT : celle que la politique doit incarner la pluralité des hommes qui composent un pays.
Ils ne veulent voir qu'une seule tête ; ils s'aperçoivent, trop tard, que cela est impossible et versent des larmes crocodilesques parce que des jeunes gens, de nationalité française, vont faire le djihad en Syrie. Se sont-il seulement interrogés sur les raisons de cette radicalisation ? 
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3. Informations diverses.
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Objection de conscience : une conférence à Paris.


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Le choeur des esclaves en diverses versions (Merci à Henri).





Nous pouvons nous inspirer de ces versions pour dire à ces messieurs et dames  que nous ne voulons pas être leurs esclaves.





mercredi 13 août 2014

13 août 2014. Nouvelles de la Résistance. De quoi faut-il nous libérer pour agir ?

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Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.


Plus que jamais, il faut nous approprier cette devise. L'état de notre patrie, celui du monde, l'aveuglement dans lequel nous tiennent des habitudes de consommation, de jouissance, de nombrilisme doivent nous inciter à réagir et à nous engager, chacun selon nos possibilités et nos dons.
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1. Les citations du jour.
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"Tout en ayant évidemment une dimension psychique, le conflit éthique s’en différencie en ce qu’il oppose des forces incitant le sujet à respecter ses règles morales à d’autres forces qui l’incitent à les transgresser. Ou, pour dire les choses autrement, il est déchiré entre la nécessité d’obéir et son envie de s’opposer à des ordres que sa conscience condamne." 

"Ainsi n’est-ce pas de la peur physique qu’il nous faut nous déprendre si nous voulons rompre avec toutes les attaches intérieures qui nous entravent et nous empêchent de protester, mais de ce qui emprisonne notre pensée dans des cadres contraignants, d’autant plus oppressants qu’ils sont invisibles et ne sont pas perçus comme tels."

Citation de TERESTCHENKO à propos de la présence à soi : "Ces traits de caractères [i.e : « force d’âme, réserve intérieure, noblesse d’âme »] définissent ce que j’appelle, faute de mieux la « présence à soi, par opposition à cette absence à soi de la « poupée de chiffon », ou de l’« homme dans un étui » dont parle TCHÉKHOV. Et cette distinction me paraît en dire bien davantage que l’opposition entre l’égoïsme et l’altruisme. C’est le propre, en effet, d’un moi fortement structuré par une vigoureuse « ossature » morale intérieure, animé de puissante convictions personnelles, de pouvoir opposer la résistance de sa liberté inaliénable, malgré la peur, les privations, les angoisses, les risques, et aussi la considération de l’intérêt bien compris, à l’oppression qui transforme le plus grand nombre en une masse asservie ." 

In
Pierre BAYARD.
Aurais-je été résistant ou bourreau ? ("Paradoxe.")
Éditions de Minuit, Paris, 2013.
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2. Commentaires.
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Ces trois citations en disent plus long sur l'état de notre pays que ne le font les imbécillités médiatiques distillées par des journalistes incompétents et surtout aveugles. Or ils sont les forces invisibles dont parle Pierre BAYARD. Il faut déjà les rendre visibles et dénoncer leurs mensonges et leurs manipulations permanentes.
Figurez-vous que j'ai discuté hier avant-hier avec une employé de la poste à qui je venais de remettre un paquet à expédier en Chronopost. Je pensais, très naïvement, que les employés de la Poste étaient acquis à un régime socialiste. J'ai été stupéfié d'entendre ce que me disait cette personne, au demeurant fort aimable et très compétente. Sa condamnation des guignols et des imbéciles bernanosiens qui ont le front de vouloir nous gouverner est sans appel et je doute qu'à l'avenir elle apporte son suffrage aux soi-disant héritiers de JAURES (mon oeil !).
Ce régime défend les privilèges de quelques hauts fonctionnaires, méprise le Peuple français, son histoire et sa culture ; il est grand temps de dépasser nos peurs en effet, et de réagir en le privant du peu d'assise dont il bénéficie encore dans l'opinion. Il se peut que pour provoquer sa chute il faille aller jusqu'à désobéir à des lois iniques et immorales, et à s'opposer à l'injustice qui consiste à mépriser les victimes et à victimiser les délinquants et les criminels [environ 250 gardes à vue lors de la manifestation de Jour de colère ; 33 interpellations seulement lors des émeutes pro-palestiniennes (la cause du peuple palestinien n'étant qu'un prétexte à l'explosion d'une haine viscérale et inexpiable contre un pays qui pourtant accueille, éduque et nourrit ceux qui lui crachent à la figure)].
Le jour où un homme politique intègre, assez haut placé pour être entendu, exemplaire dans sa vie comme dans ses moeurs, osera dire tout haut ce que l'immense majorité du peuple français pense, je puis prédire qu'il sera suivi et qu'il a un avenir politique assuré. Pour l'instant, les ténors de "l'opposition" sont muets et jouent plutôt les soprani, une tessiture dont chacun sait qu'elle est très peu dépendante de la testostérone. Je ne peux pas être plus précis ; je risquerai d'être grossier.

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3. Informations.
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Du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, cet appel aux responsables musulmans.


"La situation dramatique des chrétiens, des yézidis et d’autres communautés religieuses et ethniques numériquement minoritaires en Irak exige une prise de position claire et courageuse de la part des responsables religieux, surtout musulmans, des personnes engagées dans le dialogue interreligieux et de toutes les personnes de bonne volonté. Tous doivent être unanimes dans la condamnation sans aucune ambiguïté de ces crimes et dénoncer l’invocation de la religion pour les justifier. Autrement quelle crédibilité auront les religions,leurs adeptes et leurs chefs ? Quelle crédibilité pourrait avoir encore le dialogue interreligieux patiemment poursuivi ces dernières années?
Les responsables religieux sont aussi appelés à exercer leur influence auprès des gouvernants pour la cessation de ces crimes, la punition de ceux qui les commettent et le rétablissement d’un état de droit sur tout le territoire, tout en assurant le retour des expulsés chez eux. En rappelant la nécessité d’une éthique dans la gestion des sociétés humaines, ces mêmes chefs religieux ne manqueront pas de souligner que le soutien, le financement et l’armement du terrorisme est moralement condamnable.
Ceci dit, le Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux est reconnaissant envers tous ceux et celles qui ont déjà élevé leurs voix pour dénoncer le terrorisme, surtout celui qui utilise la religion pour le justifier."
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Un procès en sorcellerie contre Marcel GAUCHET (voir le site 
du Figaro).

Voici un extrait de l'article très remarquable que chacun pourra consulter en détail sur le site du Figaro.

"Le néo-progressisme, dominant dans les sciences sociales, s'accompagne d'une nouvelle stratégie rhétorique, en réclamant le monopole de la scientificité. Il discrédite les approches théoriques qui ne partagent pas sa vision de la sociologie et cherche d'ailleurs à les bloquer dans le monde académique. On retrouve ici un des pires travers de la gauche radicale qui prétend conjuguer la vérité scientifique et la justice sociale et qui relève, à bien des égards, d'une forme nouvelle mais trop souvent d'intégrisme idéologique qui fait la loi dans les milieux intellectuels."

Les imbéciles de gôôôôche veulent assassiner médiatiquement Marcel GAUCHET, l'un des très grands penseurs français contemporains. La base de lancement de l'attaque contre le philosophe sociologue est le journal Libération qui a publié une tribune incendiaire signée par deux illustres inconnus, Édouard Louis et Geoffroy de Lagasnerie. En raison de la confidentialité scientifique de ces deux messieurs, il n'y a pas grand chose à craindre de leurs piques. Mais tout de même, ils essayent de démolir l'oeuvre d'un chercheur exceptionnel. Les ringards, les prototypes de la nullité intellectuelle prétentieuse sont ces hommes qui, faute de pouvoir argumenter, ne savent qu'injurier ou accabler. Le mieux est de les ignorer.