dimanche 6 mai 2018

Dimanche 06 mai 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Il n'y a pas d'éternel retour et le temps nous est compté !


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel !
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1. ROD DREHER DRESSE UN CONSTAT.
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"[…]. Si nous devons être au monde comme le Christ l’a voulu pour nous, il va nous falloir apprendre, nous former spirituellement, prier, passer plus de temps hors du monde, comme Jésus se retirant pour prier au désert avant d’exercer son ministère. Nous ne pouvons donner au monde ce que nous n’avons pas. Si Israël avait été assimilé par le monde de l’Orient antique, il aurait cessé d’être une lumière pour le monde. C’est la même chose pour l’Église."
In
Rod DREHER. Ouvrage déjà cité. (Page 45.)
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2. CONTREPOINT HARMONIQUE DE CLAUDE TRESMONTANT.
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"Nous abordons maintenant l’une des doctrines caractéristiques de l’enseignement évangélique, et l’une des plus terribles : le risque de perdition enseigné formellement par le rabbi Ieschoua, et le fait d’une sélection.
"Nous n’avons pas à nous occuper ici de la question de savoir si cet enseignement est populaire ou non, agréable ou non à la mentalité contemporaine. Nous nous sommes proposé la tâche d’exposer le contenu de l’enseignement du rabbi Ieschoua de Nazareth. Or, le fait est qu’il enseigne, à plusieurs reprises, la possibilité d’une perdition, et la possibilité d’une sélection étroite et rigoureuse.

"Ici, avec la vision hébraïque du monde et avec cet enseignement du rabbi Ieschoua, la vie est unique. Il n’y a pas de réincarnation. Il n’y a pas d’éternel retour. L’histoire est un processus unique et irréversible qui tend et se hâte vers son terme. Il n’y aura pas de recommencement. Si l’histoire humaine est la durée accordée pour que l’humanité fasse son apprentissage, pour que l’homme fasse son apprentissage de dieu, pour chacun de nous, au terme de cet apprentissage, il y a un résultat acquis, positif ou négatif, un bilan. Nous sommes aptes à rentrer dans l’économie de la vie divine, ou bien nous n’y sommes pas aptes. Il ne s’agit pas d’une sanction extrinsèque. Il ne s’agit pas d’une punition. Nous ne sommes pas au jardin d’enfants. Il s’agit d’un problème d’ontologie. N’importe qui, n’importe comment, n’est pas apte à prendre part à la vie divine, à supporter ce feu dévorant qu’est la vie divine, car pour y prendre part, il faut y consentir activement et d’une manière créatrice. Si l’on est un arbre stérile ou une branche sèche, on est coupé et jeté au feu, car on ne sert à rien. On est inutilisable. C’est un problème d’être, encore une fois, et non pas de morale. Personne ne peut éluder les conditions de l’être. Ieschoua est venu enseigner quelles sont les conditions définitives de l’être et de la vie. Nul n’est obligé, contraint, d’écouter cet enseignement ni de l’accepter ni de s’y conformer. Les conséquences, les sanctions sont ontologiques et non juridiques. Il n’est pas nécessaire de rassembler un tribunal ni un juge pour constater qu’une branche sèche, dans laquelle la sève ne circule plus, est morte. C’est une question de fait et non de droit."
Claude TRESMONTANT.
L’enseignement de Ieschoua de Nazareth.
Éditions du Seuil, Paris, 1970. (Pages 189 et 191.)
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3. COMMENTAIRES.
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Comme le dit si bien TRESMONTANT, il ne s’agit pas de savoir si ce que dit Jésus-Ieschoua plaît ou non au monde. Il s’agit de savoir si son enseignement est juste ou non et s’il conduit l’homme à sa fin qui est la vie éternelle. Si Israël avait voulu plaire au monde en se soustrayant aux exigences du Créateur, proclamées par les prophètes au risque de leur vie, il aurait disparu. Si nous ne restons point greffé sur le cep qui est Jésus, nous devenons des sarments secs, incapables de vivre, nous devenons du bois mort et nous passons définitivement à côté de la vie éternelle : question de fait, et non de droit ; question d’ontologie et non pas de morale (ce qui explique du reste pourquoi les publicains et les prostituées précéderont les « pieux », les « vertueux », les « moralistes moraux » dans le royaume de Dieu).
Les disciples ont le devoir absolu d’annoncer aux hommes le salut, qui a un nom, est une personne : Jésus. Ils ne peuvent pas le faire seulement à coup de démonstrations publiques, de bonnes œuvres (car en ce domaine, bien des hommes qui ne sont pas chrétiens en font de très belles et qui sont bénies) ; ils peuvent, ils doivent le faire comme Jésus l’indique, en se nourrissant de son enseignement, en portant du fruit (exigence absolue), en aimant au risque de leur vie, comme les prophètes. C’est ce que nous dit DREHER. C'est ce qu'a fait Arnaud BELTRAME.
On va me dire que je parle comme les curés. Je m’en moque. Que dis-je ? Je m'en fous ! Je dis ce que je crois juste. Il n’y a pas d’éternel retour (quel que soit les sens nietzschéen ou grecs que l'on donne à ce concept ) ; l’histoire n’est pas cyclique ; la flèche du temps est bien irréversible et le temps de l'humanité est bien compté.
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4. LIENS UTILES.
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Superbe méditation qui illustre le billet de ce jour.


Jugement qui interpelle et scandalise.


Les choses qui vont sans dire vont encore mieux en les disant.




Inqualifiable lâcheté !







samedi 5 mai 2018

Samedi 05 mai 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Le prix à payer : des persécutions.

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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel !
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1. LA PERSÉCUTION, SIGNE DE VÉRITÉ.
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"Le rabbi Ieschoua enseigne que ceux qui sont ainsi persécutés parce qu’ils communiquent l’enseignement qui vient de Dieu, ― c’est cela la fonction prophétique, ― sont heureux. Ils sont heureux non parce qu’ils sont persécutés, mais parce que c’est la persécution qu’ils subissent, la résistance violente qu’ils rencontrent, atteste qu’ils enseignent, à contre-courant, l’enseignement de Dieu." [...]
"Nous avons vu dans notre précédent travail, que la résistance rencontrée constitue un signe, un test, un critère. Les faux prophètes ne rencontrent pas de résistance lorsqu’ils enseignent, car ils enseignent dans le sens où va la volonté commune. Ils épousent la volonté dominante. Ils la flattent. Tandis qu’au contraire le prophète authentique, celui qui ne parle pas “de son propre cœur”, mais qui a reçu une information, une instruction venant de Dieu, celui-là enseigne à contre-courant. Ce qu’il enseigne n’est pas attendu ni espéré. Ce qu’il enseigne est détesté."
In
Claude TRESMONTANT.
L’enseignement de Ieschoua de Nazareth.
Éditions du Seuil, Paris, 1970. (Page 104.)
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2. DES QUESTIONS DE ROD DREHER.
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"Au bout du compte, la question fondamentale est de savoir jusqu’à quel point les chrétiens seront prêts à souffrir pour leur foi. Sommes-nous disposés à voir notre capital social se dévaluer, à être déclassés, à perdre la possibilité de nous enrichir ? Sommes-nous prêts à renoncer aux honneurs et aux richesses, privilèges des grandes cités de l’Empire, et à nous installer dans les périphéries pour nous affranchir et vivre ainsi notre foi plus intégralement ? Cette question va se poser de plus en plus."
In
Rod DREHER. Ouvrage cité. (Page 278.)
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3. CONTREPOINT ÉVANGÉLIQUE.
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"En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu’il en a eu d’abord contre moi. 
Si vous apparteniez au monde, le monde aimerait ce qui est à lui. Mais vous n’appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde ; voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous. 
Rappelez-vous la parole que je vous ai dite : un serviteur n’est pas plus grand que son maître. Si l’on m’a persécuté, on vous persécutera, vous aussi. Si l’on a gardé ma parole, on gardera aussi la vôtre. 
Les gens vous traiteront ainsi à cause de mon nom, parce qu’ils ne connaissent pas Celui qui m’a envoyé."
Jn 15, 18-21.
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4. LIENS UTILES.
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Dialogue inattendu et fort entre Marin et son agresseur Y…

Lequel, pour des raisons que je ne comprends pas, est appelé Lilian par certains médias. Sans doute veulent-ils nous cacher quelque chose.


C’est sans doute ce que l’on appelle la liberté !

Lisez ce texte, et voyez combien, en France, il est difficile d’échapper aux mains griffus de l’éducation dite nationale, qui n’est que l’éducation à la sauce gaucho-maçonnique. Vive le Réseau Espérances-banlieues et le mot de Cambrone pour l’imbécile qui se demande si les écoles qui en relèvent sont bien républicaines !


Lire absolument cet article d’une infirmière en soins palliatifs.


Hélas ! Hélas ! C’est bien vrai !


Ce n’est pas un « progrès » mais un retour à des pratiques antiques et barbares !


Juste mise au point du Pr SICARD.


Le prix à payer pour ceux qui font le pari bénédictin.



vendredi 4 mai 2018

Vendredi 04 mai 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Être vivant, c'est remonter le courant !

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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel !
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1. AVANCER VERS L’AVENIR NOUS DIT ROD DREHER.
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"Les chrétiens vivent aujourd’hui les premières douleurs de la naissance de cette future Église. Ce peut être effrayant. Même si les anciennes certitudes s’effondrent, de nouvelles pistes se présentent à nous. Ceux qui s’accrochent à des pédagogies ― publiques, privées ou religieuses ― incapables de façonner les cœurs et les esprits des prochaines générations d’une manière authentiquement chrétienne risquent de faire du mal à leurs enfants, en les laissant moralement et spirituellement vulnérables.
"L’éducation chrétienne classique est la nouvelle contre-culture. En un peu plus d’un siècle, les chrétiens sont passés du centre de la culture occidentale à ses marges. Acceptons notre statut et soyons en fier. « Une chose morte va avec le courant ; seule une chose vivante le remonte » disait CHESTERTON »."
In
Rod DREHER. Ouvrage cité. (Page 251.)
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2. CONTREPOINT DE CHESTERTON.
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"Prenons comme autre exemple ce qu’il est convenu d’appeler la question du progrès. Un agnostique des plus connus me demandait naguère si je pensais que l’humanité progressait, régressait ou ne changeait pas. Tranquillement certain que son énoncé couvrait toutes les possibilités, il ne voyait pas qu’il parlait en termes abstraits, en homme de système insoucieux de l’histoire. Je lui demandais à mon tour, s’il pensait que monsieur SMITH progresserait, régresserait ou ne changerait pas entre sa trentième et sa quarantième année. Il parut alors frappé par cette idée lumineuse que cela dépendait principalement de monsieur SMITH et de ce qu’il décidait. Jusqu’à ce moment précis, mon interlocuteur ne s’était pas avisé que l’humanité avait un pouvoir de décision, que sa course n’était pas une trajectoire rectiligne, ascendante ou descendante, mais ressemblait plutôt à celle d’un homme qui se promène dans une vallée, s’arrête, repart, entre dans une église ou tombe ivre mort dans un fossé. La vie de l’homme est une histoire et une histoire pleine d’aventures. Et la même chose est vraie, dit notre vision, de l’histoire de Dieu."

"[…]. N’importe quel objet inerte peut descendre la rivière, seul un être vivant peut la remonter. Un chien crevé peut bondir dans les remous d’un torrent avec la légèreté d’un lévrier mais seul un chien vivant peut ramer à contre-courant. Un bateau de papier peut suivre la houle avec toute l’élégante arrogance d’un navire féérique, mais s’il navigue contre le vent, il est sûrement aux ordres des fées. […]."
In
G[ilbert] K[eith] CHESTERTON.
L’homme éternel. 2e édition, 2e tirage (nouvelle traduction).
Dominique Martin, Bouère, 2012. (Pages 263 et 276.)
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3. COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Ne pas craindre ! Ne pas gémir ! Avancer comme des êtres vivants en remontant vigoureusement le mauvais courant du monde qui mène à la mort. Et à cette fin rester greffé comme les bons sarments au cep vigoureux qu’est le Maître. Les disciples ne parlent pas, ne vivent pas pour faire plaisir au monde, pour lui plaire, pour l’idolâtrer. Les journalistes du Monde ou de Libération peuvent gloser sur les réactionnaires, ils sont en vérité comme des chiens crevés qui voguent sur le courant du soi-disant progrès lequel conduit à tuer des enfants que la justice (!) juge incapables de vivre dignement, et pour ce faire les soustrait à l’autorité de leurs parents, à envoyer des missiles à 150 km de leur pas de tir pour détruire tel bâtiment, ou tel rassemblement humain sans se soucier s'il y a des enfants, des femmes, des civils, ou à améliorer les techniques d’exécution par l’usage de cocktails létaux plutôt que par la chaise électrique. (Ce ne sont là que quelques exemples ; j’ajoute qu’il ne faut pas confondre les innovations qui diminuent la peine des hommes, allègent leurs souffrances ou facilitent leur vie. Comme toujours, c’est une question de discernement qui nous permet de conclure qu’une innovation est un réel PROGRÈS, ce n’est pas l’idéologie de la nouveauté.)
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4. LIENS UTILES.
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Un exemple du « progrès ».



Ce n’était qu’un pasteur. Tout le monde s’en fout !


Ce n’était qu’un prêtre ; ils n’étaient que des chrétiens supposés incultes. Tout le monde s’en fout.


Ce n’était que des manifestants de La Manif Pour Tous : passés par profits et pertes. Le préfet s’en fout !


Une illustration de mon (pauvre) commentaire.

Du site
http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2018/05/moi-je-suis-la-vraie-vigne-et-mon-p%C3%A8re-est-le-vigneron-.html

jeudi 3 mai 2018

Jeudi 03 mai 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Choix de la profession, choix de disciple, choix du parieur.


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel !
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1. L’ACTIVITÉ PROFESSIONNELLE DU PARIEUR BÉNÉDICTION.
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"Il est temps désormais pour les chrétiens dont l’activité professionnelle pourrait être mise en danger, de commencer à s’engager avec créativité dans les domaines qui ne présentent pas de risque de compromission. Notre objectif doit être de créer des secteurs d’activité qui puissent offrir de réelles perspectives professionnelles aux chrétiens qui ont été chassé de leur domaine et de leur profession. « L’Église a besoin de plus d’entrepreneurs et nous devons apprendre à nos enfants à penser à leur avenir de façon plus entrepreneuriale, estime Calee LEE, une orthodoxe qui vit à Irvine, en Californie. Le travail selon le pari bénédictin obéit aux mêmes règles que celui que nous connaissons aujourd’hui : identifier un besoin dans sa communauté, développer le meilleur produit ou le meilleur service qui puisse y répondre et “le faire de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour des hommes”, ajoute-t-elle en citant la lettre de saint Paul aux Colossiens. Nous avons besoin de cultiver un bon sens des affaires et nous ne devons pas être effrayés par le profit : quelle que soit l’activité rentable que nous développons, qu’il s’agisse de joints en caoutchouc ou d’un service de gardiennage, nous apportons quelque chose de bien au monde. »"
In
Rod DREHER. Ouvrage déjà cité. (Pages 269-270.)
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2. CONTREPOINT DE GUSTAVE THIBON.
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"Les hommes encore affligés d’une âme (organe archaïque qui, dans la Cité moderne, tourne de plus en plus au luxe encombrant ou à l’infirmité), sont souvent tentés de fuir le monde et de réfugier dans la vie intérieure et la solitude. À quoi ils ne doivent se résoudre que dans des cas exceptionnels, car si ces héritiers de l’ancienne tradition sociale – à laquelle ils doivent en partie leur capacité de vie intérieure et de solitude – meurent dans leur isolement sans se soucier de le transmettre, le monde et l’histoire appartiendront sans partage à la bête du troupeau et à ses féroces bergers. – Il y a là une relation indissoluble : la vie sociale vaut ce que la vie intérieure de l’ensemble de ses membres, et celle-ci vaut à son tour ce que vaut la société qui la nourrit… C’est pourquoi, en face de la Cité technologique et administrative qui se construit sous nos yeux, nous devons réagir, non en nous réfugiant dans notre coquille, mais en employant toute notre énergie à bâtir une Cité fraternelle où la vie intérieure et la vie de relation se répondent." (Cahier XXIV, 28.12.1955.)
 In
Gustave THIBON.
Parodies et mirages ou la décadence d’un monde chrétien. Notes inédites (1935 – 1978). Introduction de Françoise CHAUVIN.
Éditions du Rocher, Monaco, 2011. (Page 41.)
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3. COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Je suis tout de même très frappé de voir que deux auteurs de culture très différentes, et ayant vécu ou vivant dans des périodes très différentes, disent, chacun dans son registre, la même chose. Les chrétiens n’ont pas à fuir le monde, ni à faire comme lui. Dans le monde, ils doivent vivre comme des disciples.
DREHER invite les chrétiens à quitter des professions où leur liberté de conscience serait mise à mal, ou en tout cas à rester ferme sur leurs décisions de disciples. Le cas est particulièrement épineux pour ce qui est des médecins et des infirmières, confrontés à l’IVG ou à l’euthanasie, ou des maires obligés, malgré leur conscience, de « marier » des personnes de même sexe. Il se pose aussi aux pharmaciens contraints de vendre des pilules abortives du lendemain (l’un d’eux a été condamné il y quelques années pour avoir refusé d’en dispenser).
Il en va de même des chercheurs en biologie dont certains sont poussés à tenter des expériences qui non seulement sont inutiles, mais encore épouvantables (comme des chimères homme-animal).
De tout cela, les disciples ne veulent pas.
Gustave, notre très cher Gustave THIBON nous offre une perspective fraternelle en matière de profession : agir toujours de manière fraternelle, au sens où l’entend la Parole. Non, il n’est pas fraternel de tuer un petit enfant très malade, non il n’est pas fraternel d’aider (!!!) à mourir. Ce qui est fraternel c’est de permettre de vivre, et d’accompagner les mourants vers le terme naturel de leur vie.
Pour terminer, je voudrais faire une remarque scientifique. Une science très complexe et passionnante, l’épigénétique, est en train de se créer ; elle consiste à étudier comment, par des modifications non pas du génome, mais des protéines qui lui sont associées (on les appelle le plus souvent des histones), l’expression de ce génome est modifiable lors du développement de l’œuf en embryon, puis en fœtus. N’importe quelle personne dotée de réflexion et de probité intellectuelle reconnaîtra que cette science repose sur un présupposé épistémologique : celui que tout l’être est contenu dans l’œuf. C’est grâce à cette science que YAMANAKA a pu faire réverser des cellules adultes vers l’état embryonnaire quasiment totipotent.
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4. LIENS UTILES.
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De mon ami Dominique, ce lien qui permet d’accéder aux plus belles œuvres artistiques.

Maintenir vivante notre culture.


Un bel article de Tugdual DERVILLE.


Jean-Luc devrait changer de lunettes !


Une réponse argumentée à Libération.


Excellente analyse de l’arrogance des experts dans l’affaire Alfie.


Problèmes liés à la PMA.



Soutenons une école qui a fait le pari bénédictin.


Portes ouvertes

mercredi 2 mai 2018

Mercredi 02 mai 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Non au règne de la machine et des robots !


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel !
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1. MÉFIANCE ! MÉFIANCE NOUS DIT DREHER.
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"Certaines personnes soutiennent que la technologie n’est que l’application de la science et que sa portée morale dépend de l’usage que l’on en fait. Ce point de vue est naïf. « Avant d’être un instrument, la technologie est d’abord une façon de voir le monde, qui porte en elle-même une conception particulière de l’être, de la nature et de la vérité », déclarait le philosophe des sciences Michael HANBY en 2015, lors d’un rassemblement catholique.
"Qu’a-t-il voulu dire par là ? Pendant des millénaires, les hommes ont utilisé des outils pour modifier leur environnement. Mais ce qui a donné naissance à la technologie comme vision globale du monde a été, d’abord avec le nominalisme, puis avec l’émergence de la modernité, l’idée selon laquelle la nature n’a pas de signification en elle-même. Qu’elle n’est que de la matière. Ce que l’Homme technologique appelle « vérité », c’est ce qui lui sert à étendre son empire sur la nature et ce qui lui permet de façonner avec la matière des choses utiles ou plaisantes, en droite ligne avec sa conception de l’existence. Regarder le monde selon un point de vue technologique revient à le considérer comme un matériau modifiable à volonté, dans les seules limites de l’imagination.
"Au contraire, pour la tradition chrétienne, la liberté véritable de l’homme, telle que sa nature l’y prédispose, réside dans une soumission pleine d’amour à Son Créateur. Tout ce qui ne vient pas de Dieu est un esclavage. En 1993, Neil POSTMAN publiait Technopoly, un essai dans lequel il expliquait que les croyances théologiques et métaphysiques des cultures prémodernes déterminaient la façon dont elles utilisaient les outils. Ce n’est que dans les temps modernes, avec la montée en puissance de la technologie, que nos outils se sont retournés contre nous et qu’ils ont gagné le pouvoir de rediriger nos conceptions métaphysiques et théologiques."
In
Rod DREHER. (Ouvrage déjà cité ; page 318.)
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2. CONTREPOINT DE GEORGES BERNANOS.
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"Le mot de civilisation est un mot qui depuis des millénaires est toujours apparu comme un mot rassurant. On imagine volontiers une civilisation comme un asile, un foyer. Pourquoi ? Parce que les civilisations ont été jusqu’ici traditionnelles. Elles étaient donc une œuvre commune. Celle-ci n’est pas une œuvre commune. Oh ! sans doute, chaque civilisation a eu ses injustices. Mais l’injustice elle-même y était comme faite de main d’homme, comme faite à la main, et ce que des mains avaient fait, d’autres mains pouvaient le défaire. Au lieu que ce que nous appelons la civilisation moderne est une civilisation technique. L’injustice n’y est pas faite à la main, mais à la machine, en sorte que la moindre des erreurs peut y avoir des conséquences incalculables. La technique au service de l’injustice ou de la violence donne à ces dernières un caractère de gravité particulière. L’injustice y risque d’être rapidement totale comme la guerre elle-même. Si la technique a une morale, cette morale technique ne pourrait nullement, elle non plus, ressembler à la morale traditionnelle, à la morale faite à la main. Certes, par exemple, il y a une technique d’assistance aux faibles, aux tarés, aux dégénérés de toute espèce. Mais du point de vue de la technique générale leur suppression pure et simple coûterait moins cher. Ils seront donc supprimés tôt ou tard par la technique."
Georges BERNANOS.rie Essais N°274.) Édition établie et préfacée par Pierre GILLE.
Gallimard, Paris, 2017 (date du dépôt légal de cette édition.)
Page 30.
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3. COMMENTAIRES.
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J’ai suivi, comme nombre d’entre vous, les événements qui ont marqué l’assassinat (car il faut bien appeler les choses par leur nom) du petit Alfie EVANS. Lisez bien BERNANOS. Son ouvrage a été publié initialement peu après la fin de la deuxième guerre mondiale. Lisez les dernières lignes de ce texte. Elles sont prophétiques. Il paraît qu’Alfie ne méritait pas de vivre. J’ai honte d’appartenir à une civilisation qui trouve normal de tuer des petits enfants sans défense au motif qu’il n’y a rien à faire pour eux. Les juges et les médecins qui ont tué Alfie devront rendre des comptes et si ce n’est devant les hommes, dont la plupart en Occident ont perdu et l’empathie et l’amour d’agapè, ce sera devant le Créateur.
Oui, le développement du prétendu progrès a conduit à ce que les machines conditionnent nos conceptions métaphysiques. Oui les médecins et les juges ont considéré le petit Alfie comme un matériau à peine digne d’être qualifié d’humain.
Je dois dire que j’ai le cœur qui saigne, et que je partage la douleur des parents et des proches de ce petit bonhomme à qui, alors qu’il respirait encore avec une saturation en oxygène de 95 % un cocktail de quatre médicaments qui a fait baisser à 15 % cette saturation et l’a asphyxié. Voilà où nous mènent les progrès des machines et de la technique : à perfectionner les méthodes de mort.
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4. LIENS UTILES.
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Alfie n’est pas mort de sa mort naturelle.


Pensée du général SCHMITT pour les parents d’Angélique


Tout le monde s’en fout, la presse bien-pensante en tête ! 
Ce n’était qu’un curé après tout, pas un immigré, pas un clandestin, pas un cheminot !


De l’Olympe où il trône souverain, Jupiter entendra-t-il la voix du peuple.


Victoire au Seigneur de la vie.


Nous n’avons pas à rougir de nos racines, et surtout pas devant les journaleux du Monde ou du Nouvel Obs ou de Libération.

Nous préservons un héritage antique et nous le ferons fructifier, n’en déplaise à ces pisse-vinaigre !


Si les membres de La Manif Pour Tous ont participé majoritairement aux États-Généraux de la Bioéthique, c’est par ce qu’une majorité de citoyen ou bien se désintéresse du problème, ou bien n’a pas d’avis.
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Le libéralisme est une erreur anthropologique.



(Petit aperçu d’un titre de Libération. Personnellement, je ne vois pas en quoi combattre la GPA et la PMA est nécessairement « réactionnaire ». Si c'est le cas, j'en suis un des représentants les plus emblématiques !


Quand on a dit ce mot on a tout dit. Il faut encore en justifier l’usage.


mardi 1 mai 2018

Mardi 01er mai 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Relativisme n'est ni justice ni vérité.


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel !
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1. DU RELATIVISME COMME SAGESSE DU MONDE.
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"Le relativisme est l'essence même de la sagesse de monde. Le monde exalte la tolérance, y voit une vertu cardinale, et veut bien tout tolérer, sauf les valeurs absolues et la vérité absolue. Rien n'est plus abominable pour la sagesse et les lumières de ce monde, rien n'est plus ridicule à ses yeux que ce qu'il appelle le « dogmatisme». Derrière le souci qu'affiche ce monde pour les situations complexes, derrière cette vérité qui veut que pour toute situation il y ait un contexte particulier qu'il faut toujours prendre en compte, il y a un rejet de l'absolu sous toutes ses formes. Dans son zèle pour condamner le «dogmatisme», le monde place la tolérance au-dessus de la justice et dénigre la vérité."
In
Arthur KATZ et Paul VOLK.
L'esprit de vérité. Un message prophétique (2e édition).
Éditions Emmaüs, Saint-Légier (Suisse), 2008.
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2. CONTREPOINT ÉVANGÉLIQUE.
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"En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Celui qui reçoit mes commandements et les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aimera sera aimé de mon Père ; moi aussi, je l’aimerai et je me manifesterai à lui."
Jean 14, 21.
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3. COMMENTAIRES.
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Les deux citations se répondent, et la première est en dépendance absolue de la seconde. Oui, les hommes et les femmes du pari bénédictin croient fermement qu’aimer Jésus, c’est recevoir ses commandements et en vivre. Nous devons absolument tenir fermes sur ce roc. Tant pis si le monde n’en veut pas ! Tant pis si le monde dit que nous sommes des dogmatiques ! En vérité c’est le monde qui l’est. Car la foi (nous y reviendrons) n’est pas d’ordre conceptuel, mais expérimental, tandis que l’idéologie de la tolérance et du relativisme relève de la pétition de principe, comme si tous les choix se valaient (ce que d'ailleurs ni les médias ni les hommes politiques croient !).
En vérité, c’est parce que nous témoignerons par nos paroles, nos vies et nos actions que Jésus habite en nos cœurs que nos proches se poseront des questions, les bonnes.
Nous devons admettre que les chrétiens, surtout ceux des deux siècles précédents, ont fait beaucoup d’erreurs, soit parce qu’ils ont cru possible de pactiser avec l’esprit du monde, soit parce qu’ils se sont retranchés dans un rigorisme repoussant et desséchant.
Nous devons affirmer que la sexualité est bonne et épanouissante quand elle est vécue ainsi que Jésus nous le prescrit : fidélité, chasteté, amour réciproque, exultation légitime de la chair. Nous devons affirmer que les corps sont dignes d’être soignés et respectés. Nous devons affirmer, même au prix d’être condamnés, que la vie doit être respectées depuis son origine jusqu’à sa fin. Car nous sommes des êtres incarnés.
Si vous croyez au pari bénédictin, faites-le savoir, vivez-le (tout en sachant que ce n’est pas facile !) et bénissez sans cesse, y compris ceux qui vous maudissent, vous raillent, vous persécutent ou vous marginalisent. J'ai fait mon choix et je m'y tiendrai !
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4. LIENS UTILES.
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Commencez par lire cet extraordinaire billet d’Elvire DEBORD !

Amour ! Miséricorde ! Vie !


Des écoles du pari bénédictin.




Un entretien avec Rod DREHER


À la mémoire d’un ange.

(On peut écouter l’œuvre d’Alban BERG, laquelle porte ce titre).
Elle fut composée à la mémoire de la fille d’Alma MAHLER, Manon GROPIUS, morte à 18 ans.





Non aux idéologues !

Je ne partage pas la violence de certains propos de ce billet mais je pense en effet qu’un jour viendra où le réel et les gens sains d’esprit se rebelleront contre ces monstres froids.


En soutien aux parents de Vincent LAMBERT.


Oui, nous avons le droit à la continuité historique.

J’ajoute, opinion personnelle, que ceci n’implique aucunement le rejet de l’autre, le repli sur soi ou la xénophobie. Il s’agit de proposer à ceux qui choisissent de venir le meilleur de la culture européenne.