mercredi 10 avril 2019

Mercredi 10 avril 2019. Note brève : le doigt dans le pot de miel !


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Comment peut-on accorder la moindre confiance à un système qui, en l’espace de quinze jours nous a révélé au moins cinq dysfonctionnements, mensonges et pressions, de la part de hauts personnages censés tout de même incarner une certaine moralité publique. En vérité, ces gens se tiennent les uns les autres par la barbichette ; ils font partie des insiders, de ces gens qui s’appellent par leurs prénoms, fréquentent les mêmes cercles, font souvent semblant de s’opposer politiquement, mais se nourrissent au même râtelier. Et il n'y aura aucune suite juridique à l'encontre de ces indélicats grossiums.
Je vous invite donc, très chers lecteurs, à prendre connaissance des ces articles que j’ai choisis, pour des raisons de probité, dans des sources diverses, afin de vous faire une idée par vous-mêmes.

Oui, ils ont trempé leurs doigts dans le pot de miel !

Oui, ces hauts personnages sont entendus par la justice. Apparemment, ils ne sont pas encore mis en examen, mais seulement interrogé sur une question de faux témoignage.

Oui, il a transmis des vidéo-documents faux pour prouver que BENALLA avait eu quelque raison de tabasser les deux jeunes de la Place de la Contrescarpe.

Oui, elle a essayé de faire dire à madame Geneviève LEGAY que c’était un journaliste qui l’avait poussée., et que le policier responsable du maintien de l’ordre à Nice, policier qui par ailleurs est le compagnon de l'enquêtrice, n'avait rien à voir dans l'incident, ni de près ni de loin et pas en raison de ses ordres.

Oui, il l’a dit.

Oui, elle l’a dit.

Et je vous invite à revoir cette vidéo de l’interview de Juan BRANCO.

https://www.lyonenfrance.com/2019/04/le-pamphlet-politique-de-juan-branco.html?fbclid=IwAR0PVJVe3nRDXMwUuIwAQHVJ3iC0pfcx_ZCexsPwmowPH9eH-WmANU3jJ4g#.XKkP8NjAPIU



mardi 9 avril 2019

Mardi 09 avril 2019. Note brève : quelques vues prophétiques.


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LES RECOLTES AMERES D’UN MONDE SANS DIEU !
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"[…]. L’aide au développement doit bien évidemment continuer, mais le combat contre le terrorisme est moins un combat contre la pauvreté qu’un combat pour la vérité, et c’est donc un combat d’idées. Si la modernité a affaibli la religion sur le sol européen, les progrès technologiques qu’elle a engendrés, alliés à l’espace indéfiniment ouvert de la mondialisation, ont fourni des pouvoirs démesurés de propagande, d’endoctrinement et de décervelage à ses figures les plus archaïques. L’école est aujourd’hui désemparée devant ce défi."
In
André PERRIN.
Scènes de la vie intellectuelle en France. L’intimidation contre le débat. Préface de Jean-Claude MICHÉA. (Collection "Intervention".)
L’artilleur/Toucan éditeur indépendant, Paris, 2016. (Page 189.)
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CONTREPOINT DE GEORGES BERNANOS.
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"Oh ! sans doute, lorsque je mets en cause la civilisation moderne, les esprits timorés se demandent avec stupeur si le moment est bien choisi. La guerre de destruction qui vient de finir, et la paix qui ne finit pas de commencer ont porté un grave coup au prestige de l’Europe, et mettre en cause la civilisation moderne, n’est-ce pas aussi mettre en cause l’Europe ? Mais que nous le voulions ou non, des milliers d’hommes en Europe et hors de l’Europe commencent à mettre en cause cette civilisation. Je crois, je crois de toutes mes forces, que mon pays n’a pas à lier sa cause, ni à asservir sa tradition et sa pensée à une civilisation qui apparaît plutôt, en réalité, comme une liquidation de toutes les valeurs de l’esprit. Je crois que la mission de la France est de la dénoncer la première. Je crois qu’en la dénonçant, elle reprendra de nouveau la place de maître et de guide qu’elle n’a d’ailleurs jamais perdue, car elle n’y a jamais été remplacée.
In
Georges BERNANOS.
La liberté, pour quoi faire ? (Collection Folio, série Essais N°274.) Édition établie et préfacée par Pierre GILLE.
Gallimard, Paris, 2017 (date du dépôt légal de cette édition.) (Page 30.)
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COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Bien évidemment, PERRIN et BERNANOS ont raison. Le premier est un homme qui se réclame d’une pensée plutôt dite (et bêtement) de gauche, alors qu’il est tout simplement un homme qui pense, un auteur que les médias ont sciemment passé sous silence, POUR CETTE SEULE RAISON qu’il est dans le réel. Le second est inclassable. Les deux, tout simplement, ont le courage de dire ce qu’ils voient. Et ce qu’ils voient n’est pas forcément rose.
Je ne supporte plus de voir qu’ici, un imbécile demande que l’on supprime une croix plantée au milieu des allées d’un cimetière, qu’un autre imbécile, là, exige que l’on supprime les fêtes à caractère chrétien, traditionnellement célébrées dans l’armée (la saint Michel, par exemple), qu’un laïcisme complètement ridicule veuille écrabouiller toutes manifestations à caractère chrétien. Ce que ne voient pas les triomphateurs à court terme qui célèbrent dans les Loges leur victoire à court terme, c’est qu’ils ont déjà perdu la combat de l’esprit et de la vérité, qu’ils ne font que marcher dans des ténèbres de plus en plus épaisses, et qu’ils auront à rendre des comptes aux Français, quand les yeux s’ouvriront.
Nous marchons à grand pas vers une tyrannie de plus en plus insupportable, et les soubresauts continués qui agitent notre peuple devraient faire réfléchir les élites autoproclamées qui n’ont qu’une idée en tête, conserver à tout prix leurs privilèges de caste, leur droit à tout diriger, à tout planifier, à tout décider, en se cachant derrière le paravent de la représentation (tu parles !) dite nationale, une sorte d’amas de godillots tous plus aveugles les uns que les autres.


lundi 8 avril 2019

Lundi 08 avril 2019. Mes chroniques : en jaune et aussi en noir


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CHRONIQUE EN JAUNE.
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Une victoire à la Pyrrhus !


Ecouter comment la caste a réussi à propulser un inconnu à la présidence de la République.

Regardez ce témoignage. Il explique tout.

Voir aussi, à ce propos :


et


Des prêtres avec les Gilets jaunes.


Les marcheurs refoulent le peuple !

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CHRONIQUE DE LA LIBERTE.
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Une disposition macronique censurée par le Conseil Constitutionnel.



GOLDNAGEL clashe APATHIE !

Le vente tourne en défaveur des cireurs de pompes !

Il ne sait que réprimer.

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CHRONIQUE DU MENSONGE.
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Et il voulait tout changer...


Monsieur CASTANER, changez de lunettes !


Elle a une double nationalité, elle est porte-parole du gouvernement !

C'est une petite cachotière 

Le mensonge comme manière de gouverner.


La fin du mensonge ?

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CHRONIQUE DE LA CHRISTIANOPHOBIE.
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Des médias libres en parlent.


dimanche 7 avril 2019

Dimanche 07 avril 2019. Nouvelles du pari bénédictin : trois jours dans un monastère.


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt
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Ils sont plus de quarante. Les uns sont prêtres, les autres frères convers. Tous partagent leur temps entre la prière, le travail manuel et la lecture de la Parole. Des jeunes de plus de 20 ans, des hommes faits, et d’autres qui frisent les 70-80 ans. Le prieur a trente-deux ans ; il avait 20 ans quand il est rentré dans l’ordre.
Il faut, comme je viens de le faire pendant trois jours, goûter le silence plein et profond qui baigne ce monastère, admirer la liturgie des offices et de la messe, à la fois dépouillée et solennelle, se laisser subjuguer par la beauté des chants grégoriens venus à nous de la profondeur des siècles ; il faut se laisser porter par la douceur de l’accueil réservé aux hôtes, être bouleversé par l’humilité du père Abbé qui vient laver les mains des hôtes fraîchement arrivés, aux portes du réfectoire.
Tout pour Dieu, rien que pour lui ! Voilà la source de la charité de ces moines pour nous. Ils partagent leur temps entre la prière (sept offices par jour, dont le premier commence à 5 heures du matin, et le dernier à 20 h 35), le travail manuel (travaux de la ferme, menuiserie, ferronnerie, poterie, boulangerie, ruches, confiserie, etc.) et la lectio divina.
Le cœur et l’esprit qui ne sont pas préparés à comprendre cette vie apparemment si monotone, si bien réglée, ne peuvent davantage comprendre les raisons de la joie qui illumine les visages de ces hommes. Leur vie paraît inintéressante à ces insensés (l’insipiens du psaume 13) qui passent leur temps connectés à tous et à tout, à l’exception de leur cœur profond. Ils sont dépossédés d’eux-mêmes par ce monde qui, si nous n’avions, chevillée au corps, l’espérance de la victoire définitive de l’Agneau, nous paraîtrait s’enfoncer dans la perdition, le non-sens et la nuit.
Comme je ne veux pas que les algorithmes, l’intelligence artificielle, et les filets de l’oppression politico-médiatique, me classent et m’assignent dans leurs projets insanes de conquête, une place propice à leur manipulation ciblée, je n’en dirai pas plus, ni sur le lieu, ni sur les circonstances de ce séjour. Mais je peux vous dire qu’on en sort différent de ce que l’on était quand on y est entré.

mercredi 3 avril 2019

Mercredi 03 avril. Pensée complexe, vraiment ?


Il paraît que j’ai une pensée complexe. C’est du moins ce qu’un ami très cher me disait hier au téléphone. Alors peut-être faut-il, pour la simplifier, que je vous indique comment je m’efforce d’emboîter quelques opinions sur des faits et des personnes, et sur des événements d’importance très diverse.
En tout premier lieu, je mets la loi de Dieu et les Paroles de son Fils au-dessus de la loi des hommes. (« Mes paroles ne passeront pas », dit Jésus.)
En second lieu, j’obéis aux lois humaines pour autant qu’elles ne vont point à l’encontre de la nature de l’homme. À tout ce qui a trait à l’impôt, aux diverses normes (souvent pesantes, toujours ridicules), je me soumets (c’est ce que saint Paul demande aux fidèles). Mais il est bien évident que ces questions sont d’une moindre importance que celles qui touchent à l’anthropologie et que sanctionnent des millénaires d’existence humaine : famille, mariage, sexualité. Ce serait bien entendu d’une rare sottise que de ne pas reconnaître les accrocs que les êtres humains taillent dans ces exigences de leur propre nature, au nom du plaisir, mais jamais du bonheur. Et ce serait tout aussi sot de ne pas reconnaître à l’autorité politique le droit de régenter les comportements qui vont à l’encontre du bien de l’homme concret.
Les idéologues sont très érudits quand il s’agit de parler du bien de l’humanité, ils sont d’un rare aveuglement quand il s’agit de parler du sort de l’homme concret. Nous en avons une merveilleuse illustration avec la taxe dite carbone, imaginée au nom d’un très contestable réchauffement climatique d’origine prétendument anthropique, mais établie dans l’ignorance absolue des contraintes qui pèsent sur des millions de Français obligés de prendre leur voiture pour aller au travail. Et quand on apprend que plus de la moitié des offres d’emploi sont concentrés dans 13 métropoles, que l’on ferme des voies de chemin de fer, qu’il n’y a aucun moyen de transport collectif public de substitution, on comprend la révolte des Gilets jaunes.
Je voulais donc vous faire remarquer que la complexité apparente de mes propos tient au fait qu’ils s’appliquent à des niveaux différents de réalité. En somme, à la hiérarchie des normes analysée par KELSEN, et dépendant uniquement de la norme dite suprême et purement humaine, la constitution, je substitue une autre pyramide de normes, et je ne reconnais aucunement à l’état le droit de violer la conscience des citoyens en établissant des lois inhumaines. Suis-je clair ? Ou suis-je complexe ? C’est pour avoir oublié ces exigences que les totalitarismes se sont installés, et vont s’installer, n’en doutez pas. Il nous revient d’opposer une résistance farouche à ces prétendus progrès, qui n’ont qu’un but, détruire la barrière qui sépare l’humanité de l’animalité, qui sépare Pierre, Paul ou Marie, de Médor, ou des lapins crétins.

mardi 2 avril 2019

Mardi 02 avril 2019. Note brève sur le nihilisme et les voyous publics !



Il est à noter – dit Philippe MURAY dans un renvoie en bas de page de ses Exorcismes spirituels. I – que ce sont les pires nihilistes, ceux de la Bonne Cause (en général des médiateurs ou des médiatisés) qui ne cessent de dénoncer le nihilisme chez ceux qui menacent leur imposture. HEIDEGGER appelait voyous publics ces individus : 
"Les voyous publics ont aboli la pensée et mis à sa place le bavardage, ce bavardage qui flaire le nihilisme partout où il sent son bavardage en danger."

J’ose mettre dans le même sac tous ces Enfoirés, ces Apôtres de la lutte contre le Changement Climatique, ces ONG qui disent vouloir sauver des naufragés, dans l’unique but de faire triompher leur idéologie de no borders. Ce sont des voyous publics, incapables de justifier par une pensée solide leur choix et leurs actions. Pour les uns, il s’agit de chanter ou de se produire un soir dans un concert-spectacle où l’on ne sait plus ce que l’on célèbre : les vedettes, Coluche (qui eut une très belle idée, ça je le souligne), la foule anonyme qui rentre en transe aux bruits furieux de sonos terrifiantes ; pour les autres, il s’agit de se mettre en valeur par des actions qui ne font pas baisser d’un dixième de degré la température moyenne annuelle, tout en évitant de réfléchir sur les cycles solaires, sur les réserves de dioxyde de carbone (la mer essentiellement), et sur les variations des températures à l’échelle des millénaires. Enfin pour les derniers, il s’agit braver les lois, (et un peu les éléments, mais pas trop tout de même) et d’attirer dans les filets mortifères de Neptune les milliers de candidats à l’exil dont il est assuré, hélas, que des dizaines périront en mer, malgré les susdites ONG. Tout cela tombe dans les griffes de l’Empire du Bien, en aucun cas dans celui de la charité, de la vérité, et du service de l’homme. Ces voyous publics ont des idées creuses, se targuent d'actions ponctuelles, prennent des manières de se donner une bonne conscience, sans avoir à mettre en cause le SYSTEME de production et de répartition des richesses, sans avoir le courage de fermer le bec aux pétromonarchies musulmanes qui veulent bien payer la construction de mosquées en Europe, mais se gardent d’accueillir chez elles leurs coreligionnaires, sans prendre la décision de faire payer leur dû à ces multinationales qui exploitent de manière éhontée les richesses naturelles des pays pauvres mais ne combattent point la corruption de leurs dirigeants, bien au contraire sans doute.
C'est tout pour aujourd'hui. Reprise des billets dimanche prochain !

lundi 1 avril 2019

Lundi 01er avril. Note très longue sur l'Europe dont nous ne voulons pas.


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UN CRI DE DOULEUR DE BERNANOS.
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(a) "Le drame de l’Europe, le voilà. Ce n’est pas l’esprit européen qui s’affaiblit ou s’obscurcit depuis cinquante ans et plus, c’est l’homme européen qui se dégrade, c’est l’humanité européenne qui dégénère. Elle dégénère en s’endurcissant. Elle risque de s’endurcir au point d’être capable de résister à n’importe quelle expérience des techniques d’asservissement, c’est-à-dire non pas seulement de les subir, mais de s’y conformer sans dommages. Car cette décomposition dont je parlais tout à l’heure aura évidemment une fin. Ce qui se décompose actuellement sous nos yeux, ce sont les éléments les plus précieux et par conséquent les plus fragiles de la civilisation. Il n’est malheureusement pas défendu d’imaginer une civilisation privée de ces éléments au cours d’une évolution régressive, et finalement stabilisée au point le plus bas. Cette stabilisation au point le plus bas eût été jadis impossible pour cette raison que l’humanité moyenne n’aurait pas accepté de vivre dans une civilisation de cette espèce ; elle s’y serait débattue comme un animal pris au piège. Elle n’eût probablement pas réussi à l’améliorer, elle l’eût précipité dans le chaos. La question qui se pose aujourd’hui est de savoir si les techniques modernes sont capables d’agir sur l’opinion d’une manière assez puissante, assez continue, pour détruire à la longue, un par un, les réflexes moraux qui eussent rendu jadis intolérable à l’homme moyen une société déspiritualisée à l’extrême."

(b) "L’humanité est-elle menacée de mort, oui ou non ? Ce qu’on veut nous faire prendre pour la crise du régime capitaliste n’est-elle pas une crise de la civilisation tout entière ? Non pas que nous ayons jamais pensé à identifier capitalisme et civilisation. Nous pensons, bien au contraire, que le régime capitaliste glisse de lui-même, par la pente chaque jour plus rapide du dirigisme économique, au régime totalitaire, mais il n’y tombera qu’en se dépouillant de tout ce qui lui restait encore d’humain. Nous croyons volontiers que la civilisation capitaliste est une civilisation manquée ou ― pour rappeler le mot heureux de CHESTERTON ― une civilisation chrétienne devenue folle, et nous comprenons mieux chaque jour que cette folie est la folie furieuse, le delirium tremens. Ce que le totalitarisme nous propose n’est pas de guérir cette humanité enragée, mais de l’enchaîner, de l’enchaîner tout enragée à sa besogne totalitaire, à ses plans quinquennaux, de l’enchaîner à son travail par le milieu du corps, après lui avoir crevé les yeux, comme jadis un esclave au pressoir à huile, un galérien au banc de la galère. Non, il ne s’agit pas de détruire les machines, il s’agit de comprendre que la civilisation des machines favorise à l’extrême le lent et sûr écrasement des hommes libres par les masses, c’est-à-dire par l’État irresponsable… l’État irresponsable fait pour trancher tout ce qui dépasse et broyer tout ce qui résiste, l’État-dieu, le dieu d’un univers sans dieu, qui sera bientôt un univers sans hommes, rendant ainsi éclatante la mystérieuse solidarité de Dieu et de l’homme, qui est le plus auguste des mystères chrétiens. Il ne s’agit pas de former des hommes libres aux dépens des masses, car les masses ont beau mettre leur confiance dans leur volume et leur poids, elles ne survivront pas aux hommes libres ; dans une humanité sans hommes libres, les masses ne tarderont pas à périr comme tombent les feuilles d’un arbre privé de sève. Il ne s’agit pas non plus de détruire les machines, il s’agirait bien plutôt de sauver aussi les machines. La bombe atomique n’est-elle pas précisément une machine à détruire les machines ? Elle est une machine à détruire les machines. Elle est aussi, elle est essentiellement une machine à détruire les masses, à les écraser dans le pressoir. Ainsi nous est-il permis de discerner la vraie nature et les mobiles secrets de cette sollicitude que le monde affecte en toute occasion pour les masses : c’est une sollicitude carnassière."
In
Georges BERNANOS.
La liberté, pour quoi faire ? (Collection Folio, série Essais N°274.) Édition établie et préfacée par Pierre GILLE.
Gallimard, Paris, 2017 (date du dépôt légal de cette édition.)
Citation (a), page 164.
Citation (b), page 207.
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UN IMMENSE ET RAGEUR CONTREPOINT DE PHILIPPE MURAY.
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"[…]. Chacun sait de quoi se sont nourris les enthousiasmes de la modernité : haine proclamée du passé, lutte contre le vieux monde, théories de la coupure, etc. Écriture automatique, décomposition de la langue, chapeau plein de mots découpés de TZARA, etc. La revendication de hic et nunc, l’horreur du passé sous toutes ses formes de mémoire, la lutte contre le présent comme ordre établi, ont conduit à l’anticipation permanente d’une promesse de révolution comme retour à l’époque précosmogonique d’une cosmogonie imaginée. Cette tradition de nouveau ― et là il faut appuyer sur le mot tradition, tant le nouveau est passé dans les mœurs comme train-train quotidien, compulsion à innover, radotage ― s’est constitué rapidement en académisme de l’oubli. Je dis académisme de l’oubli parce que très vite, il me semble, l’idée qu’on était en train d’oublier quelque chose a été oubliée. Il y a loin, par exemple, de la conscience très aiguë qu’avait RIMBAUD d’un dialogue dramatique, en lui, entre l’immémorial et la perte de mémoire, au ronron satisfait des avant-gardes dans la perte de mémoire vécue comme anticipation lumineuse. […]."
In
Philippe MURAY.
Rejet de greffe. Exorcismes spirituels I. Essais. Quatrième tirage.
Les Belles Lettres, Paris, 2010. (Page 209.)
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COMMENTAIRES.
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Il y a une étroite corrélation entre ces trois textes. Au moment où peut se jouer le sort de l’Europe, il est bon de se rappeler ce que dit BERNANOS, avec cette puissance qui lui est si personnelle.
Oui, l’homme européen se dégrade, oui, les responsables politiques participent à cette dégradation, oui ils veulent nous faire oublier, à nous les peuples, nos traditions, nos histoires, nos luttes et nos haines, nos alliances et nos victoires. La suppression de l’enseignement et des leçons de la bataille de VERDUN n’est qu’une petite illustration de ce phénomène de dépossession de nous-mêmes, et il est conduit avec une persévérance, une perversité et une ignorance abyssales. La perte de mémoire n’est pas une anticipation lumineuse des lendemains. L’abolition des différences entre les peuples, entre les sexes, entre les générations, l’élaboration d’un modèle d’homo economicus forcément connecté pour une meilleure surveillance, le règne de la technique, des robots, de l’intelligence ( !) artificielle, le bruit incessant, tout cela, effectivement, conduit à une déspiritualisation de l’être humain et à la disparition de l'homme..
Le modèle d’Europe qui nous est présenté est ignoble, au sens étymologique ; il se résumé à organiser le marché et l’économie, il n’a aucune ambition culturelle, spirituelle, artistique. Il lui suffit d’imaginer comment pondre des normes pour « harmoniser », ce qui n’a nul besoin de l’être, puisque l’Europe tire son harmonie d’une histoire dont on veut la déposséder.
Non au modèle de monsieur MACRON, de madame MERKEL, de monsieur JUNCKER, de monsieur DRAGHI et de tous ces crânes d’œuf qui savent tout mais ne savent que ça ! Votez pour qui vous voulez, mais pas pour un parti dont l'ambition est d'effacer notre patrie de la scène de l'histoire, sans nous assurer pour autant qu'il remplira nos estomacs !