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mardi 9 avril 2019

Mardi 09 avril 2019. Note brève : quelques vues prophétiques.


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LES RECOLTES AMERES D’UN MONDE SANS DIEU !
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"[…]. L’aide au développement doit bien évidemment continuer, mais le combat contre le terrorisme est moins un combat contre la pauvreté qu’un combat pour la vérité, et c’est donc un combat d’idées. Si la modernité a affaibli la religion sur le sol européen, les progrès technologiques qu’elle a engendrés, alliés à l’espace indéfiniment ouvert de la mondialisation, ont fourni des pouvoirs démesurés de propagande, d’endoctrinement et de décervelage à ses figures les plus archaïques. L’école est aujourd’hui désemparée devant ce défi."
In
André PERRIN.
Scènes de la vie intellectuelle en France. L’intimidation contre le débat. Préface de Jean-Claude MICHÉA. (Collection "Intervention".)
L’artilleur/Toucan éditeur indépendant, Paris, 2016. (Page 189.)
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CONTREPOINT DE GEORGES BERNANOS.
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"Oh ! sans doute, lorsque je mets en cause la civilisation moderne, les esprits timorés se demandent avec stupeur si le moment est bien choisi. La guerre de destruction qui vient de finir, et la paix qui ne finit pas de commencer ont porté un grave coup au prestige de l’Europe, et mettre en cause la civilisation moderne, n’est-ce pas aussi mettre en cause l’Europe ? Mais que nous le voulions ou non, des milliers d’hommes en Europe et hors de l’Europe commencent à mettre en cause cette civilisation. Je crois, je crois de toutes mes forces, que mon pays n’a pas à lier sa cause, ni à asservir sa tradition et sa pensée à une civilisation qui apparaît plutôt, en réalité, comme une liquidation de toutes les valeurs de l’esprit. Je crois que la mission de la France est de la dénoncer la première. Je crois qu’en la dénonçant, elle reprendra de nouveau la place de maître et de guide qu’elle n’a d’ailleurs jamais perdue, car elle n’y a jamais été remplacée.
In
Georges BERNANOS.
La liberté, pour quoi faire ? (Collection Folio, série Essais N°274.) Édition établie et préfacée par Pierre GILLE.
Gallimard, Paris, 2017 (date du dépôt légal de cette édition.) (Page 30.)
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COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Bien évidemment, PERRIN et BERNANOS ont raison. Le premier est un homme qui se réclame d’une pensée plutôt dite (et bêtement) de gauche, alors qu’il est tout simplement un homme qui pense, un auteur que les médias ont sciemment passé sous silence, POUR CETTE SEULE RAISON qu’il est dans le réel. Le second est inclassable. Les deux, tout simplement, ont le courage de dire ce qu’ils voient. Et ce qu’ils voient n’est pas forcément rose.
Je ne supporte plus de voir qu’ici, un imbécile demande que l’on supprime une croix plantée au milieu des allées d’un cimetière, qu’un autre imbécile, là, exige que l’on supprime les fêtes à caractère chrétien, traditionnellement célébrées dans l’armée (la saint Michel, par exemple), qu’un laïcisme complètement ridicule veuille écrabouiller toutes manifestations à caractère chrétien. Ce que ne voient pas les triomphateurs à court terme qui célèbrent dans les Loges leur victoire à court terme, c’est qu’ils ont déjà perdu la combat de l’esprit et de la vérité, qu’ils ne font que marcher dans des ténèbres de plus en plus épaisses, et qu’ils auront à rendre des comptes aux Français, quand les yeux s’ouvriront.
Nous marchons à grand pas vers une tyrannie de plus en plus insupportable, et les soubresauts continués qui agitent notre peuple devraient faire réfléchir les élites autoproclamées qui n’ont qu’une idée en tête, conserver à tout prix leurs privilèges de caste, leur droit à tout diriger, à tout planifier, à tout décider, en se cachant derrière le paravent de la représentation (tu parles !) dite nationale, une sorte d’amas de godillots tous plus aveugles les uns que les autres.


mardi 31 octobre 2017

31 octobre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Tous les chemins du "progrès" conduisent à Ploermel !

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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"La Révolution française est l'aboutissement de phénomènes centrifuges qui ont dissocié les lois et les mœurs, les mœurs et les croyances, les croyances et les idées. Toutes les institutions temporelles se sont émancipées de la tutelle spirituelle qu'incarnait le catholicisme médiéval."
René VERNENAL,
cité par André VALENTA.
In
Le scientisme ou l'incroyable séduction d'une doctrine erronée. Préface du cardinal POUPARD.
Mélodie, Cercle de réflexion sur la science, sans mention de lieu, 1995. (Page 2.)
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2. COMMENTAIRES.
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Tous les chemins du progressisme, de l’idolâtrie du progrès, de l’encensement des technosciences conduisent à Ploermel.
Dans l’immense chaos qui s’est peu à peu installé, une fois que Dieu a été chassé de l’espace public, il a été nécessaire de trouver une régulation des comportements dans cet espace, par le moyen de la loi, de la réglementation, des amendes, des contraventions et des procès-verbaux. Autrement dit, les pouvoirs publics ont bien gardé par devers eux le pouvoir, c’est-à-dire la possibilité d’infliger aux citoyens, par la force, l’obéissance à des lois, issues de normes purement humaines. Mais ces mêmes pouvoirs publics n’ont aucune légitimité pour édicter des normes qu’ils voudraient imposer à des consciences rebelles.
Soyons clairs. Il est enjoint aux chrétiens d’obéir aux autorités politiques tant qu’elles respectent la loi naturelle et les droits de la conscience, mais il leur est demandé aussi d’obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes.
La citation de VERDENAL reprise par VALENTA illustre le chemin parcouru depuis la Révolution vers la chimérique auto-construction de l’homme par lui-même. Marcel GAUCHET situe vers les années 1970 le décrochage définitif du monde humain de l’emprise du divin sur l’organisation de la société politique.
C’est bien au nom d’une loi inique que deux crétins patentés de la Libre Pensée ont réussi à obtenir du Conseil d’État la destruction de la croix de Ploermel.
Je puis comprendre qu’il faille respecter toutes les croyances en évitant de les heurter par des manifestations politiques publiques. Mais enfin il y a des limites à la bêtise et la saisine de la haute juridiction administrative par ces deux imbéciles, au terme d’un combat qui dure depuis plus de dix ans, est une illustration de ce que dit VERDENAL, une dissociation parfaite de la loi et des mœurs, des mœurs et des croyances (qui sont tout à fait différentes de la foi), des croyances et des idées : c’est-à-dire un inextricable chaos social qui laisse à l’état le droit totalitaire de tout réglementer au gré des idées et des systèmes philosophiques de nos gouvernants : nous savons que les principes de la République sont ceux de l’anticléricalisme, de la franc-maçonnerie et de la liberté totale des mœurs.
C’est pourquoi, dans une note brève, je reviendrai sur le « pari bénédictin », la seule audace qui permettra au monde de sortir du trou ténébreux dans lequel il a plongé. Je puis vous dire que ce pari bénédictin est en train de réussir, et qu’un jour, comme au temps de saint Benoît de Nursie, on sera heureux de se tourner vers ces îlots d’humanité pour y trouver la tremblotante mais éclatante lumière du Maître.
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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TOUT LIRE SUR LA CROIX DE PLOERMEL !

Affaire de la Croix de Ploermel, suite !

Chers amis, j’ai envoyé ce jour même à monsieur le maire de Ploermel une proposition d’achat du terrain sur lequel est placée la statue de Jean-Paul II. Je compte créer une association à cette fin. Si vous êtes d’accord pour participer à cet achat (1 euro, 50 centimes d’euro suffiraient si nous sommes des milliers) faites le moi savoir. Mais il se peut que des initiatives de ce type aient déjà été prises.

Nom possible de l’Association

Association pour la défense de la statue de Jean-Paul II.







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Comme quoi il est possible de vendre des immeubles publics à des particuliers.

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Trois figures emblématiques raillées par la boboterie.


Mais ces gens, eux, ont du courage.
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Renouveau du catholicisme en France.



C'est l'émergence du pari bénédictin !

vendredi 16 décembre 2016

15 décembre 2016. Nouvelles de la Résistance. Bon sang ne saurait mentir où le socialisme dans ses racines

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Eh oui ! Je me répète !
Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Un véritable étudiant catholique est d’abord un patriote et, en second lieu, un chrétien."

Et, pour enfoncer le clou, la liberté religieuse, c’est

"la liberté d’appartenir à un groupement religieux en tant que cela ne déplaît pas aux dirigeants de le l’État communiste."
Déclaration de
QIAN Nanxiang [un haut dirigeant de la Chine communiste] au Quotidien du Peuple, en date du 19 septembre 1951.] (Cité par le Colonel RÉMY. Voir référence de son ouvrage dans mon billet d’hier.)
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2. COMMENTAIRES.
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Bon sang ne saurait mentir. Nos dirigeants socialistes, quasiment tous francs-maçons, défendent une idéologie athée, totalitaire et, disons le mot, grosse de violences. Ils se conforment exactement à cette idéologie marxiste qui fit des milliers et des centaines de milliers de victimes chez les catholiques chinois ne voulant point renier leur foi. Ces gens n’ont-ils pas imaginé de créer un délit, punissable de prison et d’une amende de 35 000 euros pour toute personne ou association défendant des solutions alternatives à l’avortement ? Ainsi, des associations catholiques qui ont ouvert des sites expliquant ce qu’est l’avortement, ce qu’en sont les conséquences, et offrant des solutions alternatives sont mises hors la loi, celle-ci exigeant des Français qu’ils soient des citoyens qui ne déplaisent pas aux dirigeants socialistes, avant d’être des hommes libres soucieux d’obéir à leur conscience.
N’en déplaise à ces tyrans, il y aura toujours des hommes dont la conscience répugne à obéir aux hommes plutôt qu’à Dieu. Et ces hommes continueront de témoigner.
Que les Français, prétendument épris de liberté, dont la liberté d’opinion, acceptent cette loi liberticide est tout simplement ahurissant. Bientôt, il se peut qu’on nous interdise de critiquer le socialisme, ou le marxisme ou toute autre opinion qui ne plaise pas aux vénérables de la Rue Cadet.
Soyons clair et disons leur très fort le mot qui rendit CAMBRONNE immortel !
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Une opinion divergente sur monsieur MACRON.


Ou la baboïtude adulée !
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Quand on vous dit que ces gens sont des enragés !

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Et quand on vous répète que ce sont des enragés !


samedi 6 décembre 2014

06 décembre 2014. Nouvelles de la Résistance. Les faux-prophètes !

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On peut le dire :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !


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1. La citation du jour.
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"Prêcheurs de la modération, vous trouverez des ouailles peu dociles. Rendu proprement fou d’orgueil par ses récentes conquêtes, l’Homme professe aujourd’hui pour sa propre puissance un culte qu’on n’a jamais vu, et n’a d’audience que pour ceux qui viennent sanctifier sa volonté illimitée d’accroissement matériel. Il s’applique même à interpréter dans ce sens les enseignements les plus nettement hostiles à cette passion, les plus nettement épris de biens tout spirituels. Ne voit-on pas aujourd’hui des docteurs enseigner que l’essence du christianisme est de glorifier l’esprit de production, de surexciter l’instinct acquisitif ? Selon une certaine école américaine, ce que Jésus serait venu apporter aux pauvres pêcheurs du lac de Tibériade, c’est une « organisation du travail » dont Jean-Baptiste avait essayé en vain de les doter. Telle est l’humanité qu’il vous faut inviter à la modération de ses volontés de puissance. L’apôtre devra s’armer de courage…" 
In
Julien BENDA.
Discours à la nation européenne. Avant-propos d’André LWOFF. (Collection Folio, série Essais, no 209).
Gallimard, Paris, 1992 (date du dépôt légal.)
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2. Commentaires.
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Julien BENDA souligne avec justesse le contresens que certains exégètes aussi bien allemands qu'américains, membres des églises protestantes, ont donné à l'enseignement de JESUS. BENDA appartenait à une famille d'origine juive. Il a perçu admirablement le message que la pauvre naissance du Fils, dans une étable, vient souligner. C'est qu'il était "spirituel", au sens que l'on accorde au penser des hommes qui prient et étudient.
Un monceau d'imbéciles ont choisi Noël pour s'attaquer au symbole le plus fort, le plus populaire de l'humilité divine ; ils ont obtenu, à NANTES, par un jugement du Tribunal Administratif, de faire supprimer la crèche que le Conseil Général de Vendée avait fait installer dans ses locaux.  Et le plus navrant, c'est que monsieur RETAILLEAU, le Président dudit Conseil, se réclamant de l'obéissance aux lois de la République a obtempéré.
Robert MENARD le maire de BEZIERS n'a pas eu de ces scrupules timorés. Malgré les injonctions du Préfet de l'HERAULT, monsieur de BOUSQUET, il maintient sa crèche dans les locaux de la mairie ; les rares imbéciles du Front de Gauche, membres du Conseil Municipal, avaient en effet protesté pour qu'on ôte de leur vue cette scène insultante.
Il se trouve que d'autres mairies ont fait comme Robert MENARD, en s'asseyant sur des règles obsolètes qui briment le sentiment du peuple et son histoire. Nous devons les soutenir. Signez la pétition de soutien à Robert MENARD.  A cet effet, visitez le site de l'Observatoire de la christianophobie où vous trouverez tous les éléments nécessaires à l'expression de votre protestation.
Nous ne voulons pas qu'une poignée d'imbéciles, de haineux, d'aveugles imposent par la violence de la loi une manière de faire et de penser qui satisfait leur ego mais oppriment les citoyens.
Eh bien nous ne nous tairons pas. Et nous invitons les maires, les conseillers généraux, les hommes politiques à ignorer des jugements rétrogrades et iniques. Maintenez les crèches, mettez-en sur le parvis des Eglises, dans les vitrines des commerçants, dans le hall des mairies dont les édiles ne sont ni aveugles ni imbéciles ni haineux. L'étable de la nativité vaut bien la résidence secondaire de monsieur HOLLANDE à MOUGINS. Pas de modération dans notre révolte, dans notre haut-le-coeur contre cette oppression d'une clique. Non ! Du courage, de l'espérance, et - si nous sommes bienveillants, ce que, en dépit que j'en aie, je vous invite à être - un dialogue ouvert avec les plus ouverts (il y en a) des laïcards.
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3. Infos diverses.
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Une crèche qui, pas plus que le sein de madame TARTUFFE, ne se peut regarder sans qu'on ait envie d'y toucher !

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Ce qu'il advient aux chrétiens du Moyen et du Proche-Orient.


mardi 20 août 2013

Nouvelles de la Résistance : cultivons la culture et lisons les auteurs oubliés, premier billet du 20 août 2013

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J'ai l'intime sentiment que ce que j'intitule "Les Nouvelles de la Résistance" est une petite goutte d'eau dans le fleuve immense et pour l'instant silencieux de l'opposition de nos compatriotes à la conception de l'homme que veulent nous imposer des penseurs parfaitement minoritaires, déconnectés du réel, éloignés du peuple auquel ils prétendent apporter leurs prétendues lumières. Voilà des lumières me rappellent les tremblotantes bougies que je vis un jour en Allemagne allumées par des mains inconnues dans le cimetière d'un village qui dominait le Rhin. Elles veillaient les morts ; ils ne font pas mieux, ces éclaireurs des abîmes humaines, ces explorateurs sulfureux des ténèbres porteuses de malheur. Ils errent dans les cimetières de la pensée.
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Contre ces "philosophes" dont le raisonnement doit être pris en considération avec sérieux pour être démonté, (car parler est toujours énoncer une certaine vérité), il faut cultiver la culture et  se plonger dans des lectures réjouissantes par leur fraîcheur. Ce matin, tandis que je cousais le volume V des Cahiers de Maurice BARRES (je suis un fanatique de la reliure), je suis tombé sur cette citation que le fougueux député a emprunté à Henry-Thomas BUCKLE. [Cet historien anglais (doctus cum libro  pour ce qui me concerne ; j'ai trouvé ces renseignements en cherchant sur internet et sur Abebook), amateur éclairé d'échec, mort à DAMAS en 1862 à l'âge de 40 ans, a écrit notamment un ouvrage en deux volume intitulé History of civilisation in England. (J.W. Parker and Son, London, 1857-1861). Il a été traduit en français et il en existe une édition en 5 volumes, publiée en 1881 aux éditions Marpon et Flammarion.] Revenons à la citation de BUCKLE, emprunté certainement à cet ouvrage. Je la dédie à monsieur PEILLON et à tous ceux qui veulent, contre nos propres sentiments, faire de nous, de nos enfants et de notre patrie, des hommes et un pays qui n'existe que dans leur imagination ! (Ah ! Le séminaire sur la France de 2025 ! Est-il une initiative plus ridicule ? Parlons de la France de 2013 !)
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"La simple idée de la formation d'un nouveau système de gouvernement suffit à nous remplir de dégoût. Nous souhaitons n'avoir droit à tout ce que nous possédons que comme un héritage de nos ancêtres. Nous avons eu soin de ne greffer sur cette société aucun rejeton qui ne fut de la nature de la plante originaire. Toutes les réformes que nous avons faites jusqu'à ce jour sont provenues des rapports qu'elles avaient avec ce qui existait autrefois... Nous ne fondons pas la réclamation de nos franchises sur des principes ABSTRAITS comme les DROITS DE L'HOMME   (majuscules de votre serviteur), mais sur les droits des Anglais et un patrimoine provenant de leurs ancêtres. Pour des raisons dignes de cette sagesse pratique qui l'emportait sur leurs théories, ils ont préféré ce titre positif, authentique, héréditaire, au droit VAGUE et SPECULATIF (Id) qui aurait exposé leur héritage certain AU GASPILLAGE et à LA DEPRESSION DE TOUS LES ESPRITS EXTRAVAGANTS ET LITIGIEUX.(Id)"
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J'ignorais jusqu'à ce matin l'existence d'Henry-Thomas BUCKLE. Mais j'ai trouvé un libraire qui possède l'édition française en 5 volumes de cette Histoire de la civilisation en Angleterre. Il la cède à un prix avantageux. Je vais me plonger dans la lecture que je pressens délectable de l'historien champion d'échecs. Son discours roboratif, plein de bon sens, digne de l'esprit anglais, est de ceux qui ont permis à ce peuple de tenir bon contre HITLER lors de la bataille d'Angleterre, alors qu'il était seul, sans aucun allié et que les bombes pleuvaient sur LONDRES et d'autres grandes villes. C'est qu'il défendait son héritage, le peuple anglais, et qu'il n'entendait pas céder aux spéculations extravagantes du nazisme. Eh bien, nous n'entendons pas davantage céder aux spéculations délirantes des philosophes de la déconstruction qui, curieusement, ont donné naissance aux philosophies du CONSTRUCTIVISME. Pas besoin de mettre de grands mots là-dessus. Nous défendons nos villages, nos bourgs, nos accents, nos particularités régionales, nos différences contre leur grande tentative d'uniformisation sociale, et d'individualisme civique et moral. 
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Je conclus. Il est intéressant d'observer que BARRES fait état du passage de BUCKLE dans une période troublée de la République. On y discute de la loi de séparation, et les propos tenus à la chambre sur les chrétiens, sur la foi, sur l'Eglise, sont proprement hallucinants. Bien des propos contemporains leur ressemblent, que ce soient ceux de Vincent PEILLON ou de ses frères maçons. Allons, monsieur PEILLON, vous êtes agrégé de philosophie. Vous n'êtes point borgne je suppose  ? Cessez de regarder toujours du même côté et soumettez vos théories au feu de la critique. A vos marques ! Prêts ! Partons.
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samedi 26 juillet 2008

Habiter sa vie

Il me semble que l'homme contemporain n'habite plus sa vie. Je vois à cela deux raisons : (a) une sécularisation totale de la société ; (b) une évolution irrépressible de la démocratie qui lui est corrélative.
La société est totalement sécularisée. Le mouvement est amorcé depuis la Renaissance ; il s'est précipité sous les Lumières, et il a atteint aujourd'hui un point de non retour. Le laïcisme à la française, et tous les laïcismes du reste, est tout aussi englobant que les systèmes religieux dont il entend contenir l'empire et empêcher la tyrannie. En prétendant confiner la religion à la sphère privée, oubliant que l'homme est un sujet social, il a réussi à en détruire d'influence dans cette sphère même. Ainsi, l'espace public est non seulement laïcisé, mais aussi les esprits et les communautés, qu'elles soient familiales, associatives, ou territoriales. Le laïcisme a simplement négligé un fait qu'aucun philosophe ne remet en cause : tout agent agit en vue d'un bien. En refusant de réfléchir sur la nature de ce bien, en réduisant par conséquent les questions posées à l'intelligence au comment des choses, et jamais à leur pourquoi, il a fait du progrès et de la science (en réalité, aujourd'hui, la technique) des idoles qui ont pour nom Progressisme et Scientisme. Mais l'homme est têtu. Et s'il ne sait pas quelle est la nature du bien qu'il poursuit, il a la vague intuition qu'il en existe un. Il y a donc une sorte de schizophrénie de la pensée ; on agit en vue d'un bien dont on ne connaît pas vraiment la nature, sauf à imaginer qu'il n'est que matériel. Mais en satisfaisant, légitimement, ses exigences matérielles, l'homme en comprend vite les limites. De là l'impression de dégoût et de tristesse qui envahit celui que la Fortune a comblé. Rien qu'en une matière si importante, la sexualité, l'adage le dit bien : Post coïtum omnia animalia trista.
L'évolution de la démocratie, sous les coups conjugués du Progressisme et du Scientisme, et de la sortie de la religion, a porté un coup fatal à la délibération intérieure. En contraignant par l'impôt et la réglementation les comportements individuels, elle arrache l'homme à la liberté du don ; voudriez-vous être charitable ? Vous ne le pourriez pas ! Vous créez, par exemple, une association d'entr'aide. Quinze jours après la réception du récépissé d'enregistrement, vous recevez une liasse de papiers de l'administration fiscale, qui à l'aide d'un questionnaire absolument incompréhensible à qui n'a pas fait une école de commerce, vous demande si vous êtes assujetti à la TVA, si vous faites des bénéfices commerciaux ou pas, si vous avez ou non du personnel rétribué, etc. L'Etat pense pour vous ; il vous impose des mesures de sécurité pour vos piscines privées (si vous avez la chance d'en posséder une) mais ne vous demande pas de surveiller vos enfants quand ils se baignent ; il réglemente les ascenseurs mais n'exige pas que les habitants des immeubles fassent attention aux travaux qui améliorent leurs logements ; il exige du conducteur ceintures de sécurité, éthylomètre, limitation de vitesse, mais ne demande pas à l'éducation nationale de former à la prudence. Première tendance désastreuse.
Il en est une deuxième tout aussi grave. En concentrant les initiatives politiques sur les droits des individus, la démocratie les habitue à recevoir, et non pas à donner. Pouvoir d'achat ? Bien sûr qu'en l'état actuel de la civilisation, il faut un minimum pour vivre. Mais qui osera affirmer, dans le monde politique, que les revenus sont le fruit d'un travail, si petit soit-il ? Certes, il y a des situations terribles, où la personne assistée n'est pas ou plus en mesure de travailler. Elles exigent d'être prises en compte par la société. Mais il est trop facile de dire que la société est responsable de cet état de fait. On peut y trouver des explications, bien sûr. Mais de là à en faire des excuses totalement absolutoires, il y a un pas qu'il ne faut pas franchir. Tout ne peut être imposé de l'extérieur à la conscience humaine. Elle reste capable de choisir, de délibérer, de juger. Là est la dignité de l'homme.
Habiter sa vie, selon moi, consisterait à prendre la totale responsabilité de ses actes, à la mesure de ses capacités de discernement. Elle ne va pas sans risques, et, de ceux-ci, il en est que la société doit couvrir, sans aucun doute. Doit-elle tous les couvrir, en fermant les yeux quand ils sont excessifs ou aboutissent inéluctablement à des effets nocifs (tabac, alcool, drogue, vagabondage sexuel, etc.) ? Il est bien difficile de répondre à cela. Du moins peut-on par une éducation sans concessions ouvrir les yeux du plus grand nombre, être moins répressif pour des délits mineurs, et intraitable pour ceux qui engagent la société tout entière.
Dernière et ultime remarque. Dans l'histoire de l'humanité, on peut distinguer trois phases. Une phase antérieure à l'instauration des religions ; une phase plurimillénaire de sociétés humaines totalement dépendantes des religions. Elle a duré jusqu'à l'avénement de Jésus. Une phase de sortie des religions, paradoxalement inaugurée par Jésus qui est venue les détruire toutes, en dénonçant leur origine sanglante et est venu remplacer le règne de la Loi, par celui de l'Amour. Le christianisme portait en germe la sortie des religions. Le laïcisme a tué l'élan que portait ce grand mouvement ; il nous émancipait pourtant de la tyrannie de la Loi. Il a remplacé le règne de la Loi, par celui du juridisme et de la réglementation. Sur le plan de la structure, il nous fait rentrer de nouveau dans le joug des religions qu'il prétend briser. Nous pourrons revivre qu'en retournant à la source.