samedi 11 avril 2020

Samedi 11 avril 2020. Nous prendrait-on pour des imbéciles ? A propos du dénigrement médiatique des travaux marseillais sur la chloroquine

Nous prendrait-on pour des imbéciles ?

Voici une liste de questions qui mériteraient qu’on leur donnât des réponses claires :

-Pourquoi madame BUZYN a-t-elle faire inscrire le Plaquénil au Tableau II des substances vénéneuses par un arrêté daté du 13 janvier 2020 ? Elle ne l’a pas fait interdire contrairement à ce que de fausses rumeurs ont laissé entendre ; elle l’a fait mettre, via le Pr SALOMON qui a signé le décret par délégation, sur la liste des médicaments qui ne peuvent être délivrés que sur ordonnance.

-Madame BUZYN, le Pr SALOMON et le Pr LEVY, mari de madame BUZYN savaient-ils alors que la chloroquine et son dérivé moins toxique, étaient utilisés ou allaient être utilisés pour traiter la Covid-19 (nom de la maladie engendrée par le virus  SARS-Cov-2), au sein de l’IHU de Marseille ?

-Pourquoi concentrer les critiques sur le Pr RAOULT, alors que le second article portant sur 80 patients est signé par 26 auteurs ?

-Est-il envisageable que ces 26 auteurs se soient fourvoyés à ce point en endossant une énorme responsabilité en cas d’échec ?

-Pourquoi les adversaires les plus sournois mais les plus opiniâtres du traitement à l’hydroxychloroquine et à l’azithromycine sont-ils des journalistes du Figaro et du Monde dont aucun, pour autant que j’ai pu le savoir, n’est médecin ou pharmacien ou n’a été chercheur en infectiologie virale ?

-Pourquoi les hôpitaux suédois arguent-ils d’effets secondaires graves du Plaquénil, d’un seul coup, et décident d’arrêter le traitement avec un médicament utilisé par des millions de gens à travers le monde depuis des dizaines d’années ?

-Pourquoi en est-il de même en Hollande ?

-Pourquoi ces mesures sont-elles prises dans deux pays qui n’ont pas utilisé le confinement ?

-Quels sont les relations que les chercheurs de ces deux pays, très liés aux USA et dont nombre méprisent ou ignorent tout ce qui pourrait venir de France, entretiennent avec les laboratoires pharmaceutiques américains ?

-Ces médecins hospitaliers suédois ont-ils suivi strictement le protocole marseillais : surveillance régulière de l’électrocardiogramme, mesure régulière de la kaliémie, prises fractionnées en trois doses quotidiennes ?

-Pourquoi ni les chercheurs suédois ni les chercheurs néerlandais n’ont-ils pas publié les résultats négatifs, alors qu’en cette matière, dès qu’un article est accepté, il est mis sous forme de preprint à la disposition de tous les chercheurs du monde entier ?

-Pourquoi, aujourd’hui même, le Figaro publie-t-il un article relatif à une molécule antivirale de synthèse et un autre (https://www.lefigaro.fr/sciences/traitements-du-covid-19-les-big-pharma-mobilisees-20200410 sur les efforts acharnés que les BigPharma sont en train de faire pour mettre au point une thérapeutique antivirale ou un vaccin ?

-Pourquoi l’interview du Dr Nicole DELEPINE par André BERCOFF est-elle si peu diffusée (Il faut arrêter de dire que la chloroquine est dangereuse). ? Voici le lien (merci à Dominique) : https://www.youtube.com/watch?v=rO_K-yp6LDQ
Elle explique avec une clarté extraordinaire l’imposture de l’essai Discovery, conçu pour discréditer l’hydroxychoroquine (puisqu’elle est administrée aux cas graves et sans azithromycine).

Tout ce que j’ai pu lire sur cette question indique que deux molécules, l’hydroxychloroquine jointe à l’azithromycine d’une part, utilisés le plus précocement possible, et le très coûteux remdesivir de l’autre (qui n’a fait l’objet d’aucune étude randomisée en double aveugle ni n’a été examiné par la FDA avec le scrupule qu’on reconnaît à cette agence américaine) sont actives. Le Kaletra est inefficace ; je n’ai rien lu sur les effets de l’interféron alpha ou bêta (qui sont certainement des molécules candidates très intéressantes mais fort coûteuse) dans le traitement de la Covid-19. (Je persiste à utiliser le féminin pour désigner la maladie).

Tous ces gens nous prennent pour des imbéciles : hommes politiques, chercheurs en conflit d’intérêt, financiers, journalistes insuffisamment informés ou (je n’ose le croire) aux ordres. Tout cela, selon moi, sent l’argent putride à plein nez.

C’est tout pour aujourd’hui.

Si j'ajoute ceci :

-Pourquoi les pouvoirs publics ont-ils interdit l'exportation du Plaquénil, en prétextant qu'il devait être utilisé pour l'essai Discovery (800 patients français, en 5 bars, 160 par bras, dix jours de traitement) alors que Sanofi peut fournir des millions de comprimés ?


vendredi 10 avril 2020

Vendredi 10 avril. A madame Cécile Thibert et monsieur Tristan Vey

Madame, monsieur,


Depuis déjà plusieurs semaines, par votre canal, Le Figaro ne cesse de jeter des soupçons sur les résultats obtenus par le professeur RAOULT dans le traitement de la Covid-19 par l'association de l'hydroxychloroquine et de l'azithromycine, et vous osez dire que les résultats obtenus avec ce traitement sont peu convaincants. J'ai cherché en vain quelques renseignements sur vos parcours universitaires. Aucun de vous n'est médecin, aucun de vous n'est pharmacien. Seul madame THIBERT semble avoir une teinture scientifique, notamment par un séjour qu'elle a fait à Nottingham dans le laboratoire d'un microbiologiste réputé, et qu'elle a consacré à l'étude de l'acquisition de la résistance bactérienne aux antibiotiques.
J'ai enseigné pendant près de 40 ans la virologie à l'université de Strasbourg, à la Faculté de pharmacie, et en tant que pharmacien, j'ai appris quelles actions l'hydroxychloroquine exerçait sur la cellule. Je me suis bien entendu intéressé à la manière dont le SARC-Cov-2 pénétrait dans la cellule et y exerçait son pouvoir infectieux. Il ne vous a pas échappé, je suppose, que le virus, pour déverser son génome dans le cytoplasme de la cellule, et le faire fonctionner comme un ARN messager, doit pouvoir fusionner son enveloppe avec celle de l'endolysosome dans lequel il est d'abord enclos. En milieu acide, un spicule qui est inséré dans l'enveloppe est clivé par une ou des protéases lysosomiques, ce qui permet alors à l'un des produits de clivage d'exercer son activité fusionnante. Si le milieu n'est pas acide ou pas assez acide, le clivage ne se fait pas, et le virus ne peut déverser son génome dans le cytoplasme. L'hydroxychloroquine, entre autre effet, empêche cette acidification. Par ailleurs le virus doit se fixer sur un récepteurs, l'ACE2, lequel est glycosylé et ne peut fonctionner correctement comme récepteur s'il ne l'est pas. L'hydroxychloroquine prévient cette glycosylation et donc empêche la fixation du virus sur la cellule épithéliale pulmonaire. Par un mécanisme analogue d'inhibition de glycosylation des spicules des néovirions, l'hydroxychloroquine les empêche d'être facilement libérés par bourgeonnement dans le milieu extérieur. Enfin, l'hydroxychloroquine est un anti-inflammatoire utilisé pour le traitement de maladie chronique comme le lupus et elle prévient très probablement l'orage cytokinique qui survient après 7 jours de symptômes et l'apparition de problèmes respiratoires.
Vous osez dire que les résultats ne sont pas convaincants ? On se demande ce qu'il vous faut comme preuves. Avec un taux de mortalité de 0,4 pour cent, là où l'on trouve des taux de 3 à 4 pour cent en absence de traitement, vous pensez que ce n'est pas en faveur de celui que préconise le Pr RAOULT ? Toutes les preuves scientifiques ont été apportées pour expliquer les retards dans la diminution du titre viral dans quelques prélèvements nasopharyngés ; ainsi, et par exemple, la pharmacocinétique du médicament chez un mauvais répondeur montre que la concentration sanguine efficace n'est pas atteinte. Le scrupule, l'honnêteté du rendu des résultats sont des qualités majeures de l'article sur lequel vous jetez le voile du doute, alors que vous n'avez strictement aucune compétence scientifique, virologique ou médicale pour porter un tel jugement. 
Je suis en relation avec un médecin et ami africain qui m'a envoyé des clichés pulmonaires d'un de ses patients atteint de pneumonie à SARS-Cov-2, avant et après traitement, qui prouvent le succès de ce médicament, sans compter les résultats époustouflants (selon ses mots) qu'il a obtenu avec d'autres patients. (Il est vrai que vous laissez une petite porte entrouverte : peu convaincants, dites-vous.) Vous ne rendez pas de bons services à la médecine. Je tenais à vous le dire et à le faire savoir.

lundi 6 avril 2020

Lundi 06 avril 2020. Une lumineuse explication du Pr Raoult, des avis internationaux et une remarque sur le déconfinement...


Toute affaire cessante, écouter et voir.

http://www.citoyens-et-francais.fr/2020/04/l-ethique-du-traitement-contre-l-ethique-de-la-recherche-le-pr-didier-raoult-critique-les-derives-de-la-methodologie.html


https://www.sermo.com/

Remarque toute personnelle.


Demander à un haut fonctionnaire, fût-il énarque, d'édicter les règles de déconfinement, revient à confier au renard le soin de surveiller les poulaillers.., 

jeudi 2 avril 2020

Mardi 02 avril 2020. Avis d'une conférence de consensus par des experts chinois

Le résumé est en anglais, l'article en chinois.


43 (3), 185-188
 

[Expert Consensus on Chloroquine Phosphate for the Treatment of Novel Coronavirus Pneumonia]

[Article in Chinese]

Abstract 
in English , Chinese

At the end of December 2019, a novel coronavirus (COVID-19) caused an outbreak in Wuhan, and has quickly spread to all provinces in China and 26 other countries around the world, leading to a serious situation for epidemic prevention. So far, there is still no specific medicine. Previous studies have shown that chloroquine phosphate (chloroquine) had a wide range of antiviral effects, including anti-coronavirus. Here we found that treating the patients diagnosed as novel coronavirus pneumonia with chloroquine might improve the success rate of treatment, shorten hospital stay and improve patient outcome. In order to guide and regulate the use of chloroquine in patients with novel coronavirus pneumonia, the multicenter collaboration group of Department of Science and Technology of Guangdong Province and Health Commission of Guangdong Province for chloroquine in the treatment of novel coronavirus pneumonia developed this expert consensus after extensive discussion. It recommended chloroquine phosphate tablet, 500mg twice per day for 10 days for patients diagnosed as mild, moderate and severe cases of novel coronavirus pneumonia and without contraindications to chloroquine.
Keywords: Chloroquine; Novel coronavirus pneumonia.

Mardi 02 avril 2020. Tout est dit et bien dans cette émission où est interrogée le Pr Didier Raoult

Chers amis, écoutez cette interview exceptionnelle, faites-la écouter par vos proches et vos médecins. Notez la sagesse de ce très grand savant.


https://www.radioclassique.fr/radio/emissions/matinale-de-radio-classique/esprits-libres/#livePlayer?base=647&campaignId=1127339&segmentId=1140728&shootId=1176911

mercredi 1 avril 2020

Lundi 1er avril 2020. Traduction partielle d'un article de chercheurs chinois : bénéfices de la chloroquine.

Chers lecteurs, je poursuis la traduction de divers articles consacrés aux effets bénéfiques de l’hydroxychloroquine pour le traitement de la Covid-19. Je le fais non pour défendre une personnalité ou un laboratoire (encore que j’aime énormément l’anticonformisme de Didier RAOULT pour qui j’ai une très grande admiration) ; je le fais pour défendre la vérité ; je le fais aussi pour m’élever contre des mesures publiées par décret et qui n’ont d’autres buts, en raison des restrictions qu’elles imposent à l’utilisation hospitalière de ce médicament, que de prouver son inefficacité, ce que précisément Didier RAOULT a pourtant démontré : si l'on traite le plus tôt possible après l’apparition des symptômes et non quand il est trop tard, la molécule est très efficace. Le facteur d’impact du journal Military Medical Research d'où j'extrais cet article, est faible (1,51), sans doute en raison de son champ d’application à la médecine militaire. Il s'agit de ce que les scientifiques appellent une revue générale. Mais il est intéressant de noter que c’est ce journal qu’on choisi les chercheurs chinois pour la publier . Je mettrai en italiques mes remarques.

Je ne traduis que la section consacrée au traitement, de l’article de Yan-Rong Guo, Qing-Dong Cao, Zhong-Si Hong, Yuan-Yang Tan, Shou-Deng Chen, Hong-Jun Jin, Kai-Sen Tan, De-Yun Wang and Yan Yan

The origin, transmission and clinical therapies on coronavirus disease 2019 (COVID-19) outbreak – an update on the status.
Military Medical Research, 7 (1), 11,  du 13 mars 2020.

Traitements antiviraux.
En nous fondant sur les expériences antérieures du combat mené contre l’épidémie de SARS-CoV (sous-entendu SARS-CoV-1) et du MERS-CoV, nous pouvons tirer quelques conclusions pour conduire des stratégies de traitements contre le Coronavirus. Des médicaments antiviraux et un traitement systémique par corticostéroïdes, déjà communément utilisés en pratique clinique comme des inhibiteurs de neuraminidases (oseltamivir, peramivir, zanamivir, etc.), le ganciclovir, l’acyclovir, et la ribavirine, ainsi que la mthylprednisolone utilisés pour combattre la grippe sont invalides pour traiter la COVID-19 et ne sont pas recommandés. Le Remdesivir (GS-5734) est une prodrogue, analogue de nucléotide cynosubstitué en il a montré une activité à large spectre contre plusieurs virus à RNA. Des études conduites in vitro et en modèle murin montrent que le Remdesivir pourrait interférer avec la polymérase NSP12 (pour non-structural protein 12 ; il s’agit du produit d’un gène codé par le génome du virus, lequel a une polarité génétique positive et se comporte comme un ARN messager dont il possède du reste les caractéristiques structurales, coiffe en 5' et queue de polyA en 3’ ; cette enzyme intervient dans la réplication du génome et en permet donc la reproduction ; ici  les auteurs placent une remarque relative à une particularité de cette enzyme dotée d’une activité de contrôle de lecture d’exon ; je ne traduis pas). Le Remdesivir s’est montré capable de traiter avec succès le premier cas américain de COVID-19 (Un seul patient et l’on crie victoire ; 80 patients chez RAOULT et l’on doute ; cherchez l’erreur). La chloroquine est une molécule repositionnée dotée d’un grand potentiel pour traiter la COVID-19. La Chloroquine a été utilisée pour traiter la malaria pendant de nombreuses années, et, avec un mécanisme d’action qui n’est pas encore bien compris, pour combattre quelques infections virales. Plusieurs mécanismes susceptibles de jouer ont été étudiés. La chloroquine peut inhiber l’étape de multiplication dépendante du pH de plusieurs virus, et exerce un effet puissant sur l’infection et la dissémination du SAR-CoV. De plus la chloroquine exerce des effets immunomodulateurs, et supprime la production et/ou la libération de TNF-a et d’IL-6 (ces deux molécules sont des cytokines, c’est-à-dire des substances biologiquement très actives dans la modulation de la réaction immunitaire, produites dans certaines conditions, et qui sont dotées de propriétés inflammatoires. Quand on sait que lors de la phase d’aggravation des symptômes il y a un orage de cytokines dans les poumons, acteurs importants des lésions pulmonaires, on comprend le deuxième intérêt de la chloroquine). La chloroquine agit également comme une nouvelle classe d’inhibiteurs de l’autophagie, qui peut interférer avec infection et la réplication virale (GOLDEN et al., 2015)). Plusieurs études, conduites in vitro en cellules Vero E6 montrent que la chloroquine interfère avec la glycosylation des récepteurs cellulaires du virus et agit à la fois sur la pénétration dans la cellule et les étapes qui suivent cette pénétration. Une combinaison de Remdesivir et de chloroquine s’est montrée capable d’inhiber efficacement la multiplication du SARS-CoV-2 in vitro.

Golden EB, Cho HY, Hofman FM, Louie SG, Schonthal AH, Chen TC.
Quinoline-based antimalarial drugs: a novel class of autophagy inhibitors.
Neurosurg Focus. 2015;38(3):E12.

Pour être honnête, je précise que les auteurs font ensuite état de quelques études montrant l’efficacité du Kaletra (lopinavir/ritonavir) mais j’ai lu l’un des articles cités, et il porte sur un unique patient traité en Corée. Le lopinavir/ritonavir  en association avec de l’arbidol et du Shufeng Jiedu, une médecation traditionnelle chinoise, a amélioré significativement des pneumonies, mais, comme je l’ai dit dans un autre billet, une étude chinoise n’utilisant que du lopinavir/ritonavir s’est montrée totalement inefficace. 

En conclusion, il est clair que les auteurs sont en faveur de l'utilisation de la chloroquine. Le fait qu'ils aient publié dans un journal de médecine militaire me donne à penser qu'ils suggèrent d'utiliser la chloroquine au cas une épidémie grave apparaîtrait dans les armées.