jeudi 17 mai 2018

Jeudi 17 mai 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Programme de vie pour un parieur (1)


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel !
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Thomas d’AQUIN n’est pas seulement un immense philosophe, un théologien de premier plan. C’est aussi un très fin observateur de la nature humaine et donc un très bon psychologue.
Il identifie dans l’homme trois facultés : la sensibilité, l’intelligence et la volonté. Bien avant que les physiologistes et les anatomistes n’étudient la structure du corps humain, et sans le savoir, l’Aquinate ― tout être de bonne foi en conviendra ― fait dépendre la sensibilité des cinq sens : vue, odorat, ouïe, goût et toucher, l’intelligence des aires cérébrales corticales intégratrices, et la volonté des aires cérébrales motrices volontaires.
Le parieur bénédictin doit s’efforcer d’être un être équilibré et de faire usage de ces trois facultés, sans en privilégier aucune. Soyons concret, puisqu’il paraît que je ne le suis pas, et voyons comment le susdit parieur peut utiliser ces facultés, sans sombrer dans un déséquilibre ridicule, mortifère ou tyrannique. Aujourd’hui, commençons par la vue.

Le parieur va utiliser d’abord ses sens pour affiner et orienter sa sensibilité. Utilisant la vue, il aime aussi bien les miniatures persanes ou les peintures chinoises – car il est ouvert d’esprit ― que les primitifs italiens, allemands, flamands ou hollandais, les peintres de la Renaissance italienne, française ou espagnole, ou allemande, les peintres classiques (le Caravage, le Titien, Poussin, etc.), il survole avec amusement les peintres légers du XVIIIe siècle, (mais il apprécie Chardin ou madame Vigée-Lebrun) et admire Ingres, Géricault, l’immense Delacroix, Monet, Van Gogh, et bien d’autres. Il ressent de l’émotion devant un Nicolas de Staël ou un Manessier, fait le tri entre la provocation, la hideur et le génie d’un Picasso ou d’un Dali. Bien entendu il admire la sculpture grecque, l’art gréco-bouddhique, l’art dit bien à tort primitif, la sculpture romane, ou gothique ou classique ; il aime Rodin, mais aussi Brancusi, Germaine Richier, et tant d’autres. Il aime la puissance des temples égyptiens, mésopotamiens, mais aussi les admirables mosquées iraniennes ou syriennes, les temples bouddhiques, les tombeaux des empereurs chinois, et par-dessus tout il est émerveillé par l’art roman, par les cathédrales, par les superbes bâtiments du classicisme européens, et il ne dédaigne pas admirer les bâtiments du XIXe dont Haussmann est un des concepteurs les plus féconds, ou encore Garnier et son opéra. Il aime les jardins anglais, les jardins japonais, et bien entendu aussi les jardins à la française, expression la plus pure du génie de notre patrie.
Mais le parieur, utilisant la vue, tombe à genoux devant un ciel étoilé, une orchidée sauvage ou un papillon des tropiques. Il est en admiration devant le foisonnement de la vie dans les océans, dans les forêts, dans les savanes et même dans les steppes arides. Bref, il écarquille tout grand les yeux et il ne peut que louer Celui en qui toutes ces beautés trouvent leur source et leur sens.
Et puis il se pose quand même quelques questions de fond.
Quel changement philosophique a-t-il poussé les peintres à passer de l’art figuratif à l’art abstrait ? Du monde réel au monde imaginaire. Cet art figuratif qui a nourri l’humanité pendant des siècles, où que ce soit sur la planète, pourquoi est-il aujourd’hui ringardisé (essentiellement par les galeristes qui trouve leur fonds de commerce et leur pitance dans ces innovations picturales toute plus insanes les unes que les autres [je pense au monochrome de Y. Klein, pour ne citer que lui ou au Cloaca de Wim DELVOYE, une machine qui produit des excréments (là, je suis TRÈS poli)]. Il y a derrière tout cela une raison philosophique qui tient à l’idée que les modernes et post-modernes ont de l’homme.
Vous voyez bien que cette énumération est une sorte de programme éducatif pour nous-mêmes et pour nos enfants et/ou petits-enfants. Une école qui n’embrasse pas cet ensemble et ne s’intéresse qu’au strict contemporain, est une école décervelante, une école en apesanteur, une école de servitude.
Demain, nous passons à l’ouie.
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LIENS UTILES.
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Illustration de la rupture philosophique de la modernité/post-modernité.


Acharnement anti-scientifique des médias publics !

Belle réponse à des incultes. Ils ne connaissent ni TRESMONTANT, ni CARMIGNAC ni MARION et ils ignorent les découvertes archéologiques.


Merci aux Jamaïcains.


Le monde a cessé d’être chrétien, certes, mais il y a toujours des chrétiens.


Le « blasphème » se porte bien dans un monde qui a tué Dieu.

Seuls les blasphémateurs ne voient point qu’ils sont ridicules !


Pour apprendre à discerner.


L’espérance du parieur.




mercredi 16 mai 2018

Mercredi 16 mai 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Quelques pistes d'action.


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel !
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Je voudrais faire à l’intention de quelques amis et à celle de lecteurs un peu trop timides une mise au point, concernant le pari bénédictin.
Le pari bénédictin ne consiste pas à détester le monde. Il consiste bien au contraire à l’affronter en proposant une alternative spirituelle ET humaine aux initiatives matérialistes et inhumaines qui sont quotidiennement déversées sur nos têtes et dans nos esprits par les hommes politiques, les puissances d’argent, les sociétés de pensée (qui se disent discrètes et qui n’ont qu’une volonté : détruire l’Église et dominer le monde), et par le monde qui se dit de la culture.
Je voudrais vous donner à cet égard quelques indications sur la pression insidieuse qu’exercent sur nous ces puissances. TF1, dans son Mag, nous présente hier l’histoire d’un champion olympique de canoé qui désire devenir une femme. On nous étale dans les détails des images complaisantes, sans le moindre recul. Sur les murs du Métro parisien, vous pouvez voir une affiche de publicité pour un film où trois hommes sont dans un lit et dont le titre (qui m’échappe) est des plus racoleurs. Au festival de Cannes figurent en compétition plusieurs films sinon pornographiques du moins au-delà de l’érotique, sans compter l’abominable production de Lars von TRIER qui a fait fuir (tout de même) des dizaines de spectateurs. Voilà les fruits vénéneux de cette culture pourrisseuse.
Nous pouvons très simplement indiquer que ces tentatives culturelles s’inspirent des philosophies qui comptent pour rien le corps, la nature et le fait que l’homme soit un être incarné. C’est une version revisitée du catharisme.
Autres tentatives, toutes celles qui consiste à présenter des hypothèses (souvent très hardies) comme des faits scientifiques qui incitent à contester radicalement l’origine de l’homme : on nous mélange l’homme de Néanderthal et l’Homo sapiens sapiens sauf que nul n’est en mesure de nous dire ce que pensaient les uns et les autres. Soyons bien conscients que si l’espère humaine a plusieurs origines, alors le racisme peut se justifier. Ne parlons pas de ces hypothèses sur la possible existence de planètes habitées. Personne ne le sait et ce n’est pas demain qu’on le saura. Il nous est alors possible au titre du pari bénédictin d’attirer l’attention de nos interlocuteurs sur ce qui est, de leur demander où il trouve le sens de ce qu’il voit, de leur propre fond ou de la réalité elle-même.
Au titre du pari bénédictin nous devons affirmer que toutes les « vérités » ne se valent pas, et refouler impitoyablement le relativisme moral, religieux et surtout spirituel dans les catacombes du véritable obscurantisme.
Nous devons demander à nos interlocuteurs incrédules d’où leur vient le jugement sur ce qui est bien ou mal : de l’État, de la loi, de la conscience, de l’opinion artificielle manipulée par les médias ?
Nous devons par-dessus tout donner un témoignage d’amour total, illimité pour tous les hommes ; cet amour ne nous dispense pas du discernement, mais rend insupportable tout jugement moral des personnes et parfaitement légitime le jugement moral des faits.
Nous devons créer des communautés fraternelles, priantes, aimant la culture qui a façonné notre continent, sans pour autant idolâtrer cette culture. Nous devons nous tenir informer auprès de sources fiables, pondérées et chrétiennes. Je vous donnerai des références.
Bref. Le pari bénédictin consiste à relever le défi qui est porté aux fidèles du Christ, qu’ils soient catholiques, orthodoxes, protestants ou évangéliques. Le pari bénédictin n’est pas le pari de PASCAL. Il est un pari gagnant, fondé sur l’espérance, l’une des trois vertus théologales dont il semble bien qu’elle soit tombée en déshérence faute d'héritiers dignes d'en vivre.
Je vous donne ci-dessous quelques liens qui vous montrent comment se diffuse cette culture post-moderne, parfaitement mortifère et résolument irréaliste.
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LIENS UTILES ET PISTES D’ACTION DU PARIEUR.
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Dans la cité, donner sa vraie place à la famille.


Dans la cité, respecter le corps des femmes.


Avoir une idée juste du couple et dénoncer les déviances que l'on a de sa réalité.



Avoir une idée juste de la femme.


Relever les bêtises ou les mensonges distillés par les médias ou les hommes politiques.


Vénérer nos martyrs.


Promouvoir le dialogue.


Interpeller nos pasteurs.


Court-circuiter les puissances d’argent partout où cela est possible.


Se poser les bonnes questions.




Juger sur pièces et non pas sur l’opinion des médias.


Avoir de l’humour.


Et s’il le faut, faire de la politique !


mardi 15 mai 2018

Mardi 15 mai 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Les crédules ne sont pas ce (ceux) que l'on pense ordinairement


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Au lieu d’un château-fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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1. CONFESSION DE FABRICE HADJADJ.
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"[…].
J’ai bientôt cru en NIETZSCHE, certain par là d’être Par-delà le bien et le mal et en Georges BATAILLE, quoiqu’un peu trop timide pour m’engager tout à fait dans la discipline de l’orgie. Alors j’ai cru en HEGEL, afin d’essayer de récapituler tous les moments antérieurs de ma croyance, puis, revenu du « savoir absolu », j’ai cru en CÉLINE, prêchant l’évangile du Voyage au bout de la nuit. J’ai cru en même temps au bouddhisme zen ― je l’avoue ― et me suis assis avec des directeurs commerciaux et des institutrices ménopausées pour admettre la merveille de ma vacuité intime. Dans tout cela, bien sûr, je croyais beaucoup en moi-même, et surtout je croyais ne pas être croyant.
Et un beau jour, plouf ! tout ce mysticisme fut emporté par le torrent de la vie. J’ai redécouvert que j’étais juif et français, que Dieu s’était fait juif. Si bien que je suis devenu chrétien. Et même catholique. Ce fut la fin des temps où je fus si crédule. Et le début d’une très profonde ― et humiliante ― objectivité."
In
Fabrice HADJADJ.
Résurrection mode d’emploi. (Collection Points, série Sagesses, N°Sa313.) (Pages 10 et 11.)
Magnificat SAS, Rennes, 2016.
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2. SAINE REMARQUE DE GILBERT KEITH CHESTERTON.
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"Le fait est le suivant: le monde moderne, avec ses mouvements modernes, vit sur un capital catholique. Il use jusqu’à dilapider les vérités qui lui restent du vieux trésor de la Chrétienté, y compris, bien entendu, nombre de vérités connues de l’antiquité païenne mais cristallisées dans la Chrétienté. Mais de lui-même, il ne donne pas réellement naissance à de nouveaux enthousiasmes. La nouveauté est une question de noms et d’étiquettes comme la publicité moderne ; dans tous les autres cas, la nouveauté est simplement négative. Le monde moderne n’engendre pas de choses fraîches qu’il pourrait perpétuer dans un avenir vraiment lointain. Au contraire, il récupère les vieilles choses fraîches qu’il ne peut perpétuer du tout. Car tels sont les deux signes distinctifs des idéaux de la morale moderne. Le premier, c’est qu’ils ont été empruntés ou arrachés de mains antiques ou médiévales. Le second c’est qu’ils dépérissent très vite entre des mains modernes. […].
In
Gilbert Keith CHESTERTON.
Pourquoi je suis catholique. Préface de l’abbé F.-M CHAUTARD. (Pages 47-48.)
Via Romana, Versailles, 2017.
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3. COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Je voudrais ici répondre à une amicale remarque d’un ami, Dominique pour le nommer, qui me fait remarquer que j’écris pour des gens convaincus d’avance, et que mes propos sont bien loin de la réalité quotidienne, qu’ils sont d’abords difficiles, voire incompréhensibles.
Comme je l’ai déjà dit, j’ai pris le parti du pari bénédictin. Je ne crois pas qu’il soit possible d’attendre quelque chose de POSITIF de ce monde (comme le note CHESTERTON) ; j’affirme que la majorité de ceux de nos contemporains qui ne croient pas en Dieu, vivent en fait de croyances et sont par conséquent crédules ou idolâtres. Très rares sont les véritables incrédules, et très souvent, ces incrédules-là vivent au bord d’un gouffre qui a un nom : le désespoir. En somme les crédules ne sont pas ceux (ce) que l'on pense ordinairement.
Je fais remarquer à mes lecteurs que feu René GIRARD a très bien expliqué ceci : depuis l’avènement de Jésus, il n’est plus possible de créer de religions nouvelles, car elles ne peuvent naître autrement que dans le sang et le sacrifice d’innocentes victimes. L’actualité nous montre chaque jour combien est juste cette remarque.
On m’objectera que l’islam est bien une religion nouvelle, née après le christianisme ; je répondrai ceci : premièrement, l’islam est une dérive violente de l’hérésie des judéo-nazoréens. La chose est aujourd’hui parfaitement prouvée, et la raison, ainsi que les diverses sciences (philologie, archéologie, histoire, paléographie, ethnologie), nous prouvent abondamment ce fait. Il convient aussi de remarquer que l’islam s’est imposé partout par la violence, ce qui, n’en déplaise aux libres penseurs et aux sociétés discrètes, n’a pas été le propre du christianisme primitif qui se développa pendant trois siècles au prix du sang de nombreux martyrs. Je ne disconviens pas, certes, qu’une dérive sociologique du christianisme, a fait qu’il a souvent cherché à s’imposer par la force. Mais de nombreux témoignages de saints, de missionnaires ou de confesseurs montrent à l’envi qu’au sein de l’Eglise, des voix fermes et remplies de charité se sont élevées contre ces dérives : François d’Assise, Bartolomé de Las Cases, Ricci pour n’en citer que trois. Mais ils sont des dizaines…
Pour satisfaire aux demandes de Dominique, je ferai quelques notes brèves concrètes qui, je l’espère, lui paraîtront un peu moins absconses que mes billets. J’ajoute que les liens sont des compléments concrets qu’il convient de lire attentivement.
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4. LIENS UTILES.
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Pourquoi il faut un père aux garçons.


Et toujours à propos de l’Europe...


... et des États-Unis auxquels l’Europe bêlante emboîte le pas.


Eux, ce sont pas des imbéciles, mais des crétins conscients et des provoateurs volontaires !


L’ignoble a encore sévi via Oxfam !

Ne jamais faire confiance à une initiative ou une nouvelle qui dépend peu ou prou de monsieur SOROS.


Une renaissance inattendue et merveilleuse pour les amoureux de l’Asie centrale.


Voilà qui est révoltant.


Je dis très clairement que les victimes palestiniennes méritent autant de compassion que les victimes des terroristes. Il n’y a pas de bons morts et de mauvais morts. N’importe quelle conscience droite (et je m’efforce d’en être une) doit en convenir.

Et voilà pourquoi on le déteste.


En fait, cet homme a fait (à sa manière, sans doute un peu rude) le pari bénédictin.

Lisez ce témoignage.
(Il convient cependant de rester prudent, car je n’ai pas pu vérifier la légitimité de la source).


lundi 14 mai 2018

Lundi 14 mai 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Pas bon le relativisme ! Pas bon du tout !


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel !
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1. IL EXISTE DES FAITS INCONFORTABLES.
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"La tâche primordiale d'un professeur capable est d'apprendre à ses élèves à reconnaître qu'il y a des faits inconfortables, j'entends par là des faits qui sont désagréables à l'opinion personnelle d'un individu ; en effet, il existe des faits extrêmement désagréables pour chaque opinion, y compris la mienne. Je crois qu'un professeur qui oblige ses élèves à s'habituer à ce genre de choses accomplit plus qu'une œuvre purement intellectuelle, je n'hésite pas à prononcer le mot 'd'œuvre morale', bien que cette expression puisse peut-être paraître trop pathétique pour désigner une évidence aussi banale. Le prophète et le démagogue n'ont pas leur place dans une chaire universitaire. Il est dit au prophète aussi bien qu'au démagogue : 'va dans la rue et parle en public', ce qui veut dire par là qu'on peut le critiquer. Dans un amphithéâtre, au contraire, on fait face à son auditoire d'une tout autre manière : le professeur y a la parole, mais les étudiants sont condamnés au silence."
Max WEBER.
(Le savant et le Politique, UGE, 10/18, 1959 pp 82-83, in Henri PENA-RUIZ. La Laïcité. Textes choisis et présentés. Collection « GF» Flammarion, Paris, 2003.)
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2. PAS BON LE RELATIVISME ! PAS BON DU TOUT !
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"Supposons que l’Europe moderne eût vu les fidèles déserter les églises chrétiennes pour adorer ALLAH ou BRAHMĀ, pour suivre les préceptes de CONFUCIUS ou de BOUDDHA, ou pour adopter les maximes du SHINTO. Nous pouvons alors imaginer une grande confusion de toutes les races du monde, dans laquelle mollahs arabes, littérateurs chinois, bonzes japonais, lamas tibétains, pandits hindous, prêcheraient pêle-mêle le fatalisme et la prédestination, le culte des ancêtres et la dévotion au souverain divinisé, le pessimisme et la libération par l’anéantissement. Et dans cette confusion, tous ces prêtres élèveraient dans nos cités des temples d’une architecture exotique où ils célèbreraient leurs rites disparates. Ce rêve, que peut-être l’avenir rendra réel, nous offrirait alors une image assez exacte de l’incohérence religieuse dans laquelle se débattait le monde antique avant CONSTANTIN"."
La citation semble traduite de la version italienne du livre de F. CUMONT, Le reliugioni orientali nel paganesimo romano. Traduction en italien par BARI, LATERZA, 1967.
Cité par :
Roberto de MATTEI.
La dictature du relativisme. (Collection "Riposte catholique" ; page 15.)
Muller édition, Asnières-sur-Seine, 2011.
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3. COMMENTAIRES.
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Avec le relativisme moral, l’areligiosité, la négation des faits dérangeants que sont les origines chrétiennes de notre chère patrie, l’histoire de nos grands saints (et Dieu sait s’ils sont nombreux, et que leur œuvre fut d’une extraordinaire fécondité !), l’intolérable prédiction salafiste, nous en arrivons à ce point extrême de décomposition que je signalai dans mon billet daté de dimanche : le fait que l’on puisse donner la nationalité française à un tchetchène qui était fiché S (ou le sera après sa naturalisation) et s’est révélé être un banal terroriste en dit long sur notre capacité à protéger notre patrimoine culturel, sans parler de la vie de nos concitoyens. 
Oui, nos églises se sont vidées, oui Mahomet envahit bien des secteurs de la vie sociale et politique de la France, oui, le bouddhisme fait des adeptes de plus en plus nombreux !
Pour ce qu'il en est de l'islam et des immigrés musulmans, il y a cependant un « mais » : J’ai toujours pensé et continue de le faire que notre premier devoir de Français est de les évangéliser. Il suffit à cela de trois conditions : (a) connaître l’islam, son histoire et le Coran, savoir en faire la critique historique et littéraire ; (b) avoir un peu de courage, ce qui suppose que nous ne pouvons pas accepter sur notre sol des personnes qui visent à détruire notre société en lui imposant la violence, la contrainte, le mépris de la femme et celui de la vie humaine ; (c) mais par-dessus tout avoir de l’amour. Je ne connais personne qui ne soit pas bouleversé par l’amour authentique qu’on lui porte.
Les marches blanches, les coups de menton républicains et mâles, les « nous vous protégeons », le déni de la réalité nous conduisent là où nous en sommes. Encore un en petit effort et nous sommes bons pour la servitude ou le martyre. Des deux je préfère la deuxième circonstance qui, quoique qu’inconfortable, me dispense de la violence et sert de témoignage. Mais (comme l’indique le premier lien ci-dessous), il suffit de réunir ces trois conditions pour amener ces frères en humanité à Celui qui est le Chemin, la Vérité et la Vie.
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4. LIENS UTILES.
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Je puis vous dire, car j’en ai été le témoin, que nombre de musulmans rencontrent Jésus, l’aiment et s’avancent vers l’Église.


Souvenons-nous !


Voilà la véritable raison de la haine de « l’Europe » de Bruxelles pour ORBAN.

(Lequel n’est peut-être pas un saint mais offre à nos yeux étonnés le spectacle d’un gouvernant droit dans ses bottes.)


Merci au peuple roumain.


Une école du pari bénédictin recrute !


« Ils » s’apprêtaient à le tuer !





Convergence des luttes ?

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2018/05/convergence-des-luttes-cgt-lmpt-.html 

Je dois dire que j'approuve TOTALEMENT cette revendication !

Affiche-cgt-lmpt

Dimanche 13 mai. Nouvelles du pari bénédictin. Conseils pour échapper à la décomposition de l'Europe !


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Au lieu d’un château-fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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1. UN CONSTAT ANCIEN, TRÈS ANCIEN, MAIS TOUJOURS D’ACTUALITÉ.
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"L’Europe d’aujourd’hui fait pitié aux hommes d’esprit et horreurs aux hommes vertueux ; et quand ceux que la société a institué ses défenseurs deviennent ses oppresseurs et ses tyrans ; quand il suffit d’un colonel, d’un régiment, et de quelques heures pour détruire une royauté, une religion et une nation de tant de siècles, quand les hommes, dont on sait le nom et la demeure, et des écrits avec noms d’auteur et d’imprimeur, peuvent impunément applaudir à de pareils excès et sans doute en conseiller et en diriger les auteurs ; l’Europe ne peut plus se débattre dans les horreurs d’une longue agonie, et si ce n’est la fin du monde qui approche, c’est la fin de la société… Et si l’imagination vivement excitée par un si grand et si affreux spectacle, l’imagination qui aime à s’élancer dans les profondeurs de l’avenir, demandait à la société si elle n’a pas eu le sentiment de sa fin ; et à la religion dépositaire des destins du monde, si elle n’en a pas averti ses enfants, peut-être dans ces prédictions mystérieuses où a été consignée il y a dix-huit siècle l’histoire des temps qui devaient suivre trouverait-elle l’histoire symbolique des temps qui sont arrivés. […]."
In
Vicomte de BONALD.
Mélanges littéraires politiques et philosophiques. Tome second. [Chapitre De l’émigration. Pages 386-387.]
Librairie d’Adrien Le Clère, Paris, 1854.
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2. REPONSE CONTRAPUNTIQUE DE NEWMAN.
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 « Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde »

"Commencez dès maintenant, en ce saint temps de Pâques, votre résurrection avec le Christ. Voyez comme il vous tend la main ! Il ressuscite ; ressuscitez avec lui ! Sortez du tombeau du vieil Adam, abandonnez vos préoccupations, les jalousies, les soucis, les ambitions du monde, l'esclavage de l'habitude, le tumulte des passions, les fascinations de la chair, l'esprit froid, terre à terre et calculateur, la légèreté, l'égoïsme, la mollesse, la vanité et les manies de grandeur. Efforcez-vous désormais de faire ce qui vous paraît difficile, mais qui ne devrait pas, ne doit pas être négligé : veillez, priez et méditez... 
Montrez que votre cœur, vos aspirations et toute votre vie sont avec votre Dieu. Réservez chaque jour un peu de temps pour aller à sa rencontre... Je ne vous demande pas de quitter le monde, ni d'abandonner vos devoirs sur cette terre, mais de reprendre possession de votre temps. Ne consacrez pas des heures entières aux loisirs ou à la vie en société, alors que vous ne consacrez que quelques instants au Christ. Ne priez pas uniquement quand vous êtes fatigués et au bord du sommeil ; n'oubliez pas complètement de le louer ou d'intercéder pour le monde et pour l'Église. Conduisez-vous selon les paroles des Saintes Écritures : « Recherchez les réalités d'en-haut ». Montrez votre appartenance au Christ, car votre cœur « est ressuscité avec lui » et « votre vie est cachée en lui » (Col 3,1-3)."
In
John Henry NEWMAN (1801-1890)
« Rising with Christ » vol. 6, n°15 (Site de l’Évangile au quotidien.)
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3. COMMENTAIRES.
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Je me dois de vous expliquer le lien qui existe entre ces deux extraits. BONALD, en plein XIXe siècle a prophétisé la décadence civilisationnelle et morale de l’Europe. Il en a vu l’origine dans le refus de notre société politique de considérer le message évangélique. Ce n’est pas le lieu de discuter ici du fait de savoir si ce refus est lié à la chute de la monarchie. Je ne le crois pas. Ce refus est lié à une évolution de l’anthropologie qui a vu l’homme s’ériger en constructeur de lui-même, en grand refuseur de sa condition de créature.
Il est tout à fait évident que l’Europe, telle que nous l’impose une camarilla d’élites, qui trouve son propre intérêt financier et social dans la promotion de toutes les aberrations sociétales possibles et imaginables, est rentrée en pleine décomposition (Cf. les grandes offensives menées au Parlement européen pour abolir tout ce qui a trait à la différence des sexes, à la grandeur de la sexualité humaine, au respect de la vie ; Cf. les menaces qui pèse sur la Pologne, la Hongrie, voire l’Autriche, dont les gouvernants, régulièrement élus par leur peuple, s’opposent à ces décisions, orientations et directives européennes mises en musique par l’imbécile [devinez qui !])
John Henry NEWMAN donne aux parieurs bénédictins d’excellents conseils pour échapper aux griffes matérialistes et anti-spirituelles de cette entité qui ose s’appeler union européenne, la plus grande duperie commerciale et tyrannique de ce début de XXIè siècle. Prier pour le monde, fuir les vaines agitations mondaines, la consommation à outrance, l’obsolescence programmée aussi bien des modes que des objets usuels, voilà la voie. Comme le disait un théologien que j’ai eu la joie d’entendre il y a peu, plus on s’éloigne du péché (rupture de l’alliance entre Dieu et sa Création), plus nous sommes libres !
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4. LIENS UTILES.
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Décadente Europe ! Tout est prévu, codifié, huilé, depuis des décennies !


J’adhère totalement ! En finir avec « BRUXELLES » et ses imbéciles !


La scène se passe en Chine, un pays que j’aime et qui me fascine par sa longue histoire.


Livre prometteur et intéressant du Père JOURDAN. 

Nuancé et juste !


Edwy se prend les pieds dans le tapis !


Ils ne veulent pas qu’on donne son nom à un établissement scolaire !

Décadence du jugement !


Puisse-t-elle avoir raison !