Affichage des articles dont le libellé est Fabrice Hadjadj. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Fabrice Hadjadj. Afficher tous les articles

mercredi 7 septembre 2022

BILLET DU 07 SEPTEMBRE 2022. UN SAIN RAPPEL D'ANATOMIE HUMAINE.

 Sur la gloire et la sainteté de l'union sexuelle :

"Eh bien aurais-je assez de piété pour croire que ce très saint mystère, surpassant ma raison, a néanmoins laissé son empreinte dans mon bas-ventre ? Il suffit que je regarde mon sexe. Je découvre avec stupeur que l'organe mâle est fait pour l'organe femelle, en sorte qu'il m'appartient moins qu'à cette femme : que serait-une clé sans sa serrure ? Et je vois aussi que nos sexes conjoints sont pour que leur baiser fleurisse en une troisième personne : que seraient clé et serrure sans une porte qui s'ouvre ? Cette chose de chair me révèle une double dépossession et m'engage à une communion tendre. Mon sexe ne se trouve lui-même que dans l'autre. Et tous deux se trouvant en font jaillir un autre encore (et en corps)."

Cette citation est extraite d'un livre absolument remarquable et révolutionnaire. J'encourage vivement les jeunes gens et les jeunes filles à le lire. Il leur ouvrira des horizons insoupçonnés sur la sainteté de la sexualité. Il s'agit de l'ouvrage de Fabrice HADJADJ, un philosophe d'origine israélite, converti au catholicisme et qui est entré dans le mystère de l'église et du Christ, comme un nouveau saint Paul.

Voici la référence exacte :

Fabrice HADJADJ. La profondeur des sexes. Pour une mystique de la chair. (Collection les dieux, les hommes, Editions du Seuil, Paris 2008.

Je n'ai bien entendu aucune illusion sur l'accueil que feront à ce message les adeptes de la modernité, du genre, de la liberté absolue. Mais il se trouve que, quelquefois, la rencontre d'une pensée profonde, pleine d'humour et d'érudition entraîne des bouleversements. C'est la grâce que je souhaite à mes lecteurs récalcitrants.

mardi 15 mai 2018

Mardi 15 mai 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Les crédules ne sont pas ce (ceux) que l'on pense ordinairement


-
Au lieu d’un château-fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
-
1. CONFESSION DE FABRICE HADJADJ.
-
"[…].
J’ai bientôt cru en NIETZSCHE, certain par là d’être Par-delà le bien et le mal et en Georges BATAILLE, quoiqu’un peu trop timide pour m’engager tout à fait dans la discipline de l’orgie. Alors j’ai cru en HEGEL, afin d’essayer de récapituler tous les moments antérieurs de ma croyance, puis, revenu du « savoir absolu », j’ai cru en CÉLINE, prêchant l’évangile du Voyage au bout de la nuit. J’ai cru en même temps au bouddhisme zen ― je l’avoue ― et me suis assis avec des directeurs commerciaux et des institutrices ménopausées pour admettre la merveille de ma vacuité intime. Dans tout cela, bien sûr, je croyais beaucoup en moi-même, et surtout je croyais ne pas être croyant.
Et un beau jour, plouf ! tout ce mysticisme fut emporté par le torrent de la vie. J’ai redécouvert que j’étais juif et français, que Dieu s’était fait juif. Si bien que je suis devenu chrétien. Et même catholique. Ce fut la fin des temps où je fus si crédule. Et le début d’une très profonde ― et humiliante ― objectivité."
In
Fabrice HADJADJ.
Résurrection mode d’emploi. (Collection Points, série Sagesses, N°Sa313.) (Pages 10 et 11.)
Magnificat SAS, Rennes, 2016.
-
2. SAINE REMARQUE DE GILBERT KEITH CHESTERTON.
-
"Le fait est le suivant: le monde moderne, avec ses mouvements modernes, vit sur un capital catholique. Il use jusqu’à dilapider les vérités qui lui restent du vieux trésor de la Chrétienté, y compris, bien entendu, nombre de vérités connues de l’antiquité païenne mais cristallisées dans la Chrétienté. Mais de lui-même, il ne donne pas réellement naissance à de nouveaux enthousiasmes. La nouveauté est une question de noms et d’étiquettes comme la publicité moderne ; dans tous les autres cas, la nouveauté est simplement négative. Le monde moderne n’engendre pas de choses fraîches qu’il pourrait perpétuer dans un avenir vraiment lointain. Au contraire, il récupère les vieilles choses fraîches qu’il ne peut perpétuer du tout. Car tels sont les deux signes distinctifs des idéaux de la morale moderne. Le premier, c’est qu’ils ont été empruntés ou arrachés de mains antiques ou médiévales. Le second c’est qu’ils dépérissent très vite entre des mains modernes. […].
In
Gilbert Keith CHESTERTON.
Pourquoi je suis catholique. Préface de l’abbé F.-M CHAUTARD. (Pages 47-48.)
Via Romana, Versailles, 2017.
-
3. COMMENTAIRES PERSONNELS.
-
Je voudrais ici répondre à une amicale remarque d’un ami, Dominique pour le nommer, qui me fait remarquer que j’écris pour des gens convaincus d’avance, et que mes propos sont bien loin de la réalité quotidienne, qu’ils sont d’abords difficiles, voire incompréhensibles.
Comme je l’ai déjà dit, j’ai pris le parti du pari bénédictin. Je ne crois pas qu’il soit possible d’attendre quelque chose de POSITIF de ce monde (comme le note CHESTERTON) ; j’affirme que la majorité de ceux de nos contemporains qui ne croient pas en Dieu, vivent en fait de croyances et sont par conséquent crédules ou idolâtres. Très rares sont les véritables incrédules, et très souvent, ces incrédules-là vivent au bord d’un gouffre qui a un nom : le désespoir. En somme les crédules ne sont pas ceux (ce) que l'on pense ordinairement.
Je fais remarquer à mes lecteurs que feu René GIRARD a très bien expliqué ceci : depuis l’avènement de Jésus, il n’est plus possible de créer de religions nouvelles, car elles ne peuvent naître autrement que dans le sang et le sacrifice d’innocentes victimes. L’actualité nous montre chaque jour combien est juste cette remarque.
On m’objectera que l’islam est bien une religion nouvelle, née après le christianisme ; je répondrai ceci : premièrement, l’islam est une dérive violente de l’hérésie des judéo-nazoréens. La chose est aujourd’hui parfaitement prouvée, et la raison, ainsi que les diverses sciences (philologie, archéologie, histoire, paléographie, ethnologie), nous prouvent abondamment ce fait. Il convient aussi de remarquer que l’islam s’est imposé partout par la violence, ce qui, n’en déplaise aux libres penseurs et aux sociétés discrètes, n’a pas été le propre du christianisme primitif qui se développa pendant trois siècles au prix du sang de nombreux martyrs. Je ne disconviens pas, certes, qu’une dérive sociologique du christianisme, a fait qu’il a souvent cherché à s’imposer par la force. Mais de nombreux témoignages de saints, de missionnaires ou de confesseurs montrent à l’envi qu’au sein de l’Eglise, des voix fermes et remplies de charité se sont élevées contre ces dérives : François d’Assise, Bartolomé de Las Cases, Ricci pour n’en citer que trois. Mais ils sont des dizaines…
Pour satisfaire aux demandes de Dominique, je ferai quelques notes brèves concrètes qui, je l’espère, lui paraîtront un peu moins absconses que mes billets. J’ajoute que les liens sont des compléments concrets qu’il convient de lire attentivement.
-
4. LIENS UTILES.
-
Pourquoi il faut un père aux garçons.


Et toujours à propos de l’Europe...


... et des États-Unis auxquels l’Europe bêlante emboîte le pas.


Eux, ce sont pas des imbéciles, mais des crétins conscients et des provoateurs volontaires !


L’ignoble a encore sévi via Oxfam !

Ne jamais faire confiance à une initiative ou une nouvelle qui dépend peu ou prou de monsieur SOROS.


Une renaissance inattendue et merveilleuse pour les amoureux de l’Asie centrale.


Voilà qui est révoltant.


Je dis très clairement que les victimes palestiniennes méritent autant de compassion que les victimes des terroristes. Il n’y a pas de bons morts et de mauvais morts. N’importe quelle conscience droite (et je m’efforce d’en être une) doit en convenir.

Et voilà pourquoi on le déteste.


En fait, cet homme a fait (à sa manière, sans doute un peu rude) le pari bénédictin.

Lisez ce témoignage.
(Il convient cependant de rester prudent, car je n’ai pas pu vérifier la légitimité de la source).


vendredi 6 avril 2018

Vendredi 6 avril 2018. Nouvelles du pari bénédictin : sens de la sexualité, du sexe et et de la chasteté !

-
C’est le moment de sortir du sommeil ! 
-
1. LE PARI BÉNÉDICTIN ET LA SEXUALITÉ.
-
"Pour un chrétien, il n’y a qu’une seule façon d’utiliser le don du sexe : dans le mariage entre un homme et une femme. C’est pour le monde moderne une hérésie, et une parole difficile qui a brisé des cœurs, des amitiés, des familles et même des Églises. Aucun des enseignements fondamentaux de la foi chrétienne n’est aujourd’hui moins populaire que celui-ci, et pourtant, c’est peut-être celui auquel il est le plus important d’obéir."
In
Rod DREHER. Ouvrage cité. (Page 282.)

"Le mariage homosexuel a été accepté parce que la majorité hétérosexuelle a fini par considérer la sexualité d’abord comme un outil de plaisir et d’expression personnels et seulement de manière secondaire comme un moyen de procréation. Le mariage homosexuel a été accepté parce que la majorité hétérosexuelle a ensuite appliqué cette attitude au mariage, et deux générations d’Américains ont été élevées dans la norme de ces valeurs nominalistes sur le sexe et le mariage.
"Comme nous l’avons vu, être moderne consiste à croire que ses désirs individuels sont le lieu central de l’autorité et de la définition de soi. Comme l’écrit le philosophe Charles TAYLOR, « Toute l’attitude éthique des modernes suppose et procède de la mort de Dieu (et bien sûr du cosmos signifiant). »
"Le mariage homosexuel et l’idéologie du genre signifient le triomphe final de la révolution sexuelle et le renversement du christianisme parce qu’ils rejettent le cœur de l’anthropologie chrétienne et détruisent l’autorité de la Bible. La sexualité justement ordonnée n’est pas le centre du christianisme, mais comme l’a vu RIEFF, elle est si proche de ce centre que la perte de l’enseignement clair de la Bible sur ce point risque la perte de l’intégrité fondamentale de la foi chrétienne. C’est pourquoi les chrétiens qui rejettent d’abord l’orthodoxie en matière sexuelle finissent soit par rejeter le christianisme lui-même, soit par préparer leurs enfants à le rejeter."
In
Rod DREHER Ouvrage cité. (Page 293.)
-
2. CONTREPOINT DE FABRICE HADJADJ.
-
"Le gnosticisme rassemble en nébuleuse des courants aussi divers que ceux de MANI, MARCION ou CARPOCRATE. Son nom même est menteur, puisque sa connaissance (gnosis) n’est pas la véritable. Cette plasticité du terme est sans doute une faiblesse entraînant des confusions probables. C’est aussi une force, qui permet des expansions neuves. Nous pouvons par son truchement démasquer les résurgences de la vieille doctrine sous des oripeaux pimpants. Car les gnostiques d’autrefois, bien que s’affrontant sous des masques variés, prenaient tous pied sur un même principe : le monde matériel est l’œuvre d’un mauvais démiurge.
"Par haine du vrai dieu, ce démiurge piégea l’étincelle de nos esprits dans la boue sépulcrale du corps. Il faut donc livrer ce dernier soit à la bamboche la plus lâche, soit à la plus abrupte mortification. Débauche et castration procède de la même source : la chair ne saurait être le temple de l’esprit, mais une masse indifférente ou malsaine. L’engendrement était le péché le plus mortel, d’un égoïsme sadique, pire qu’un assassinat, car un assassinat du moins tranche les amarres qui nous rivent à la boue. Si malgré les précautions prises la semence errait jusqu’à concevoir (les sermons recommandaient des canaux impropres à pareil malheur), on purgeait la matrice odieuse et préparait un pâté d’avorton, avec des épices, par esprit de repentance. Les fidèles se le partageaient lors d’une sainte cène : on avait empêché le diable d’enfermer son âme dans le bifteck douloureux.
"À première vue, l’hédoniste d’aujourd’hui n’a rien à voir avec le gnostique de jadis. Il rit de sa mythologie. Il s’indigne de ses rituels sanglants. Il récuse son lointain PLÉRÔME, ce paradis des âmes séparés de la matière. Il répond néanmoins à la même structure de pensée. En dépit de ses déclarations fracassantes, le corps, il ne peut l’accueillir tel quel, puisqu’il n’est pas la source intarissable de l’allégresse : pour quelques réjouissances, combien de ratés ! Et je ne parle pas du pathologique, mais des limites imposées par sa normale constitution – cette surface restreinte, ces promptes ankyloses, cette gueule irremplaçable, certes, mais irremplaçable, précisément ! enfin ce sexe dont le vice de fabrication saute aux yeux et qu’on ne peut ramener chez le vendeur : quand on songe que certains mille-pattes en ont deux, que l’huitre est hermaphrodite, que le moindre caniche dispose d’un os pénien, que le genêt se pollinise grâce au butinage des bourdons, et les fleurs de baobab, grâce à la soif des chauves-souris ! Ah ! devant de telles inégalités, comment ne pas penser que la nature est fasciste ? Comment ne deviendrait-elle pas l’ennemi majeur quand, pour le plaisir pris d’une femme, ses automatismes stupides nous accablent d’un loupiot ?"
-
3. COMMENTAIRES PERSONNELS.
-
Il me semble que tous les débats actuels tournant autour de la sexualité viennent d’une méconnaissance profonde et de la nature humaine, et du sens de la sexualité. Tout est dit dans le texte de Rod : elle n’est souvent considéré eque qu’un instrument de plaisir tant pour l’opinion publique que pour les pouvoirs publics, qui donnent leur total assentiment à cette conception parfaitement inhumaine.
Or la sexualité n’a absolument aucun sens si elle est coupée de son aspect relationnel d’une part, et sa dimension communautaire et sociale de l’autre. Notre ami Rod dit sur ce sujet des choses remarquables sur lesquelles nous allons revenir dans les prochains billets.
-
4. LIENS UTILES.
-
Bon sens français pas mort !


J’en suis tout esbaudi !


Et merci à Stéphane BERN !


Beaucoup de questions mais peu de réponses !


Sur la garde du cœur.







AJnA2jrbN7cPi4DQrs9-EFFdS5l7WHnclAVuVIHJPNuV0IVzCzvQiCFbgZdRfoRWsy0GNrDDsbV1Qd6c1qixsOKitsR_cNEGc-VktuPYDBkz-WIg7v4ecQX3bh-qMqlWmQ~~

samedi 24 mars 2018

Samedi 24 mars 2018. Nouvelles du pari bénédictin : du moyen-âge à la post-modernité


-
C’est le moment de sortir du sommeil !

-
1. ROD DREHER PARLE DE L’ÉVOLUTION 

DE L’OCCIDENT DEPUIS LE MOYEN-ÂGE.
-
"Par un long chemin du Moyen Âge à nos jours, l’humanité est passée d’un monde souffrant mais dans lequel toute chose était signifiante et liée aux autres, à un confort jusque-là inimaginable, mais éclaté et vide de sens. L’Occident a perdu le fil d’or par lequel Dieu, la Création et les hommes se liaient les uns aux autres. À moins de le retrouver, il ne peut espérer mettre un terme à sa dissolution, et celle-ci le fera disparaître sous peu, il n’y a pas de doute. Mais il ne cherche plus le fil ; peut-être ne le verrait-il même pas s’il l’avait sous les yeux. On lui a lâché la bride ; il ne sait plus comment se rattacher."
Page 81
-
2. CONTREPOINT PERSONNEL.
-
L’homme du Moyen Âge ne passait son temps à pester contre Dieu, ce que ne cesse de faire de nos jours ceux qui ne croient pas en Lui. Il y avait au Moyen Âge des homosexuels, habités probablement par la honte et la culpabilité, des couples stériles, des malades qui souffraient affreusement : mais à aucun d’eux, et encore moins aux pouvoirs publics, il ne serait venu l’idée, aux uns qu’ils pouvaient se marier, aux autres qu’ils pourraient faire porter un enfant par un tiers, ou à des femmes d'utiliser le sperme d’un homme pour être fécondée sans avoir de rapport sexuel, à d’autres enfin qu’il fallait euthanasier les malades en fin de vie. C’est que ces situations, ces événements, ces douleurs avaient un sens. Ils n’étaient pas toujours obvies, certes, mais l’homme du moyen âge vivait dans la certitude que ce qui lui arrivait avait une fin.
Ils savaient que l’Intelligence de Dieu ordonnait tout l’être à la vie éternelle. Ils pensaient que le fait d’avoir un pénis et des testicules les faisaient mâles, que celui d’avoir des seins et des règles les faisaient femmes, ils n’avaient aucun doute sur la finalité de la sexualité : plaisir partagé et procréation. Bref, ils ne se faisaient pas les auteurs du sens, comme le font aujourd’hui les zélateurs de la théorie du genre, du « droit de mourir dans la dignité », de l’avortement pour tous, du chacun pour soi, du plaisir comme seul horizon de la vie.
Il ne s’agit nullement de condamner, mais de constater, et de se poser tout à fait légitimement les bonnes questions : ces opinions modernes sont-elles fondées en raison ? Ces opinions ont-elles une quelconque valeur morale ?
-
3. L’HUMOUR ET LE BON SENS DE FABRICE

 HADJADJ.
-
"[…]. Eh bien ! aurais-je assez de piété pour croire que ce très saint mystère, surpassant ma raison, a néanmoins laissé son empreinte dans mon bas-ventre ? Il suffit que je regarde mon sexe. Je découvre avec stupeur que l’organe mâle est fait pour l’organe femelle, en sorte qu’il m’appartient moins qu’à cette femme : serait une clé sans sa serrure ? Et je vois aussi que nos sexes conjoints sont pour que leur baiser fleurisse en une troisième personne : que seraient clé et serrure sans une porte qui s’ouvre ? Cette chose de chair me révèle une double dépossession et m’engage à une communion tendre. Mon sexe ne se trouve lui-même que dans l’autre. Et tous deux se trouvant en font jaillir un autre encore (et en corps)."
In
Fabrice HADJADJ.
La profondeur des sexes. Pour une mystique de la chair. (Collection "Les dieux, [et] les hommes")
Éditions du Seuil, Paris, 2008. (Page 290.)

Ma foi, il y a bien du vrai dans ce que dit notre Fabrice ! Je connais des héros qui vivent leur homosexualité chastement, et qui sont des exemples pour les croyants, surtout ceux qui sont prompts à juger.
-
-
4. LIENS UTILES.
-
Il avait fait le pari bénédictin.


Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.

Le colonel Arnaud BELTRAME est mort des suites de ses blessures.


Il est trop tard pour que les pyromanes essayent d'essayer d'éteindre de leurs pauvres larmes le brasier qu'ils ont allumé par leur lâcheté, leur haine du christianisme, et leur aveuglement. Prions pour eux mais dénonçons leur posture hypocrite.








mardi 31 janvier 2017

30 janvier 2017. Nouvelles de la Résistance. La justice et le Canard sont deux choses qui n'ont rien à voir !

-
Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
-
1. LA CITATION DU JOUR.
-
"Premièrement, on manque à la justice en la réduisant à quelque chose qui n’est pas directement en lien avec la vérité de la parole. On se flatte d’un humanitarisme qui traite les hommes comme des bêtes : on les nourrit, on les réchauffe comme animaux domestiques ; on veille à leur prospérité matérielle, et au diable leur âme ! Le bonheur n’est-il pas dans un bien-être aveugle ? Qu’on aide les pauvres, vite ! mais comme s’ils n’avaient pas d’angoisse devant la mort, n’étaient pas affamés de sens, assoiffés de contemplation. Comme si la poésie et le savoir, la louange et la supplication, la conversation et la confidence, n’étaient pas les premières des nourritures pour l’homme en tant qu’homme. Imaginez que je vous propose de manger ensemble, mais sans échanger un mot ni un regard éloquent, sans même se parler intérieurement à soi-même : en quoi nous distinguerions-nous de deux vaches, nos mufles à ruminer parallèlement dans l’auge ? Un acte qui serait tout en dehors de la parole ne serait pas un acte humain.
"Deuxièmement, on manque à la justice en livrant sa définition aux caprices du monde. Car qui nous montrera la justice ? Où trouverai-je son modèle ? Nous devons vivre comme des frères, soit ! Mais trouverons-nous la référence de la vie fraternelle chez les Dalton ? Serons-nous plutôt comme Romulus et Remus ? Comme Abel et Caïn ? Nous devons nous aimer les uns les autres, très bien ! Est-ce à la façon de Bonny et Clyde ? De Pasiphaé et de son taureau ? De Roméo et Juliette se suicidant ? Du reste, si notre modèle de justice n’est pas transcendant, ne sera-t-il pas toujours négociable et manipulable ? La justice ne sera-t-elle pas le déguisement du plus séducteur et du plus persuasif ? Dès lors, il n’y a guère que deux possibilités : soit l’on verse dans le laxisme — on laisse faire ; soit l’on glisse dans le totalitarisme — on impose une norme arbitraire.
"Troisièmement — et c’est là, me semble-t-il, le manquement le plus grave, parce qu’au principe des deux précédents — je ne rends pas justice à Dieu en lui offrant mon action de grâces. Si je ne perçois pas la grâce de l’existence, comment apprendrais-je à faire grâce pour accomplir la justice ? Si je ne reconnais pas la vie comme un don, et ne témoigne pas pour son Donateur, comment n’en ferais-je pas une propriété qui doit m’être rentable et sur laquelle j’ai tous les droits ? Il est impossible d’entrer dans une juste considération des choses en commençant par une omission pleine d’ingratitude. Il est impossible de faire vraiment justice si l’on déroge à la première justice, qui est d’être reconnaissant à l’égard du principe de toute justice. Je ne saurais rendre à chacun ce qui lui est dû, si je n’ai pas d’abord rendu hommage à Celui qui aime chacun comme son enfant.
"Par conséquent, sans une référence à une origine divine, on ne peut être parfaitement juste, car sans cette référence ou désappropriation, on se poserait soi-même comme juge ultime ou maître de toute justice, ce qui est le commencement de toutes les spoliations."
In
Fabrice HADJADJ.
Comment parler de Dieu aujourd’hui. Anti-manuel d’évangélisation.
Salvator, Paris, 2012, p. 48.
-
2. COMMENTAIRES.
-
Ce texte fait suite à mon billet daté du 29 janvier 2017. Il l’éclaire et lui donne tout son sens. Un monde qui ne s’occupe que de science, de technosciences, de commerce, et de gouvernement des hommes par le moyen des lois politiques ne peut faire fleurir la justice. Celle-ci est d’un autre ordre aurait dit PASCAL.
Dans le premièrement de Fabrice HADJADJ, il y a une référence à la nature spirituelle de l’homme, et une référence implicite à la parole de l’Ancien Testament, reprise par Jésus lors de la tentation au désert : « L’homme ne vit pas que de pain, mais de toute parole qui vient de la bouche de Dieu ».
Deuxièmement, il ne saurait y avoir de justice à géométrie variable. Nul ne semble s’être ému de voir monsieur CAMBADELIS devenir premier secrétaire de l’agonisant PS. Et pourtant, il a, en matière d’emploi fictif, bien des choses à se reprocher. Le procès qui est fait à monsieur FILLON, à travers son épouse, est ignoble et digne des esprits les plus bas. Je me permets de remettre ici le contenu d’un message qui m’a été retransmis par mon ami Dominique : vous verrez comment il est facile en présentant faussement les choses de salir et couvrir de boue un adversaire politique qui a un seul défaut aux yeux de la bien-pensance : il est chrétien. Voici ce texte :

"Le Canard enchaîné a volontairement omis d'indiquer que Pénélope Fillon était juriste et avocate (il la présente comme sans profession) et donc parfaitement à même de collaborer avec son mari ou avec ses collaborateurs.
J'ai fait remarquer que pour grossir les chiffres on avait pris le salaire brut sur huit ans, alors qu'en enlevant 23 % de charges sociales salariales en divisant par huit ans et par 12 mois on arrive à un salaire normal (4000 euros) pour une avocate collaborant avec un député, moins chère que le coiffeur de hollande !
Enfin j’ai rappelé que l'assemblée en 2014 avait noté que 20 % des parlementaires employaient leurs épouses comme collaboratrice.
A t on vérifie 15 ans après leur travail ?
Que ne ferait pas la gauche mourante pour salir un homme bien !
Regardez sur Le Monde d'aujourd'hui hui la photo ancienne de Pénélope à l'assemblée. Il est dit qu'elle est aussi diplômée de Lettres et élue sarthoise."

Troisièmement, la justice ne saurait varier au gré des régimes, des idéologies et des hommes. Il y a quelque chose qui dépasse la volonté et le jugement humain dans la justice. C’est pourquoi toutes les violences faites à la vie, sous toutes ses formes, et spécialement les violences faites aux petits sans défense quel que soit leur âge, va contre la justice qui nous fait crier si nous sommes honnêtes que la vie vaut mieux que la mort, n’en déplaise à monsieur ROMERO et à son officine du Droit A Mourir Dans La Dignité ; oui, le Créateur mérite d’être loué pour le don de la vie. Bien entendu, il y a des situations affreuses où l’on vient à douter de la valeur de la vie, spécialement dans le cas de personnes atteintes de maladies incurables et atrocement douloureuses. Mais les unités de soins palliatifs et leurs personnels, spécialement formés pour accompagner les personnes en fin de vie, préparent celles-ci à un départ paisible, et peuvent parfaitement soigner la douleur.
-
3. INFORMATIONS DIVERSES.
-
L’ignoble CASTELLUCI du Golgotha Picnic récidive.

Illustration de la citation de Léo STRAUSS du billet du 29 janvier 2017.


vendredi 28 octobre 2016

28 octobre 2016. Nouvelles de la Résistance. Jean-Frédéric Poisson a tout bon

-
Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
-
1. LA CITATION DU JOUR.
-
"Comment caractériser en quelque mot l’essence d’une telle idéologie [il s’agit de l’idéologie totalitaire] ? La pensée d’ARENDT la résume à une formule trop souvent négligée : le refus de la naissance. Être né, c’est toujours l’être, d’une certaine manière, par l’opération du Saint-Esprit. Le nouvel homme se trame dans le sein d’une femme quelconque, comme ça, des suites d’un acte de chair, sans qu’elle y comprenne rien. Il ne dépend donc pas entièrement du système. Il relève de la communauté sexuelle de ses parents et de leurs ancêtres ; et comme cette communauté ne l’a pas créé, puisque le processus de génération lui échappe, il relève aussi d’une transcendance qui ne saurait se réduire au jeu des volontés humaines. C’est trop pour l’idéologie. Elle ne veut pas de ce gus qui surgit d’une histoire obscure, mêlant Dieu, pénis, utérus, mais d’un individu malléable et productif, qui émarge à la planification : «  La terreur, en tant que servante obéissante du mouvement historique ou naturel, a donc le devoir d’éliminer, non seulement la liberté, quel que soit le sens particulier donné à ce terme, mais encore la source même de la liberté que le fait de la naissance confère à l’homme et qui réside dans la capacité qu’a celui-ci d’être un nouveau commencement. » (Citation prise In Hannah ARENDT. Le Système totalitaire. Traduction BOURGET-DAVREU-LÉVY. Seuil. Collection "Points", Paris, 1995.)"
In
Fabrice HADJADJ.
La profondeur des sexes. Pour une mystique de la chair. (Collection "Les dieux, [et] les hommes")
Éditions du Seuil, Paris, 2008, p. 241.
-
2. COMMENTAIRES.
-
Ne nous y trompons pas. Ce passage est essentiel pour comprendre les raisons philosophiques et politiques de s’opposer par tous les moyens à la GPA. Celle-ci, en effet, ignore les commencements ; elle fait de l’enfant ainsi porté par une tierce un objet, malléable en effet, et non une personne, jaillie du hasard de l’union des sexes, et, par conséquent, échappant à l’instrumentalisation et à la détermination technoscientifique. Les ovules sont sélectionnés, le sperme, s’il ne l’est pas (et encore, il existe des techniques qui permet de l’enrichir), vient féconder plusieurs ovules in vitro et l’on sélectionne artificiellement celui ou ceux des embryons qui seront réimplantés. Il n’y a aucun mystère, aucun jaillissement du commencement, aucune indétermination dans l’émergence de cet être nouveau qu’est un petit d’homme ; il n’est que le prolongement et la continuation d’un projet fou qui affirme la supériorité de l’ego et du désir individuel sur tout autre forme de considération morale, éthique, politique, sociale (c’est à dessein que j’utilise le deux mots morale et éthique qui ne sont pas strictement équivalents : l’une est relatif à la délibération de la conscience, l’autre à la définition tout extérieure des comportements acceptables en un lieu et en un temps déterminés). 

La GPA, le système néolibéral, la concurrence outrancière comme moteur de l’économie, la toute-puissance répressive d’un état impuissant par ailleurs sont les vrais moteurs du modernisme par essence totalitaire.

Jean-Frédéric POISSON sur ces questions a entièrement raison comme il a raison sur les lobbies (voir ci-dessous).
-
3. INFORMATIONS DIVERSES.
-
Quelques critères de discernement pour orienter les politiques migratoires.
-
Du salon beige, un extrait de l’article relatif aux déclarations de Jean-Frédéric POISSON sur les lobbies sionistes :

Après les déclarations de Jean-Frédéric POISSON sur les lobbies sionistes américains, le Conseil Représentatif de Institutions Juives de France a réagi. Voici ce que précise un article documenté et factuel du Salon beige :

"Le Conseil Représentatif des Institutions Juives de France a vu rouge et les gros médias ont relayé la polémique. Dénonçant dans un communiqué des « propos nauséabonds », le mouvement communautaire a invité à mots à peine couverts les partis LR et UDI à exclure Jean-Frédéric POISSON de la primaire. Dans la foulée, le patron du comité d’organisation de la primaire, Thierry SOLERE, a dénoncé les propos du député et assuré que l’affaire serait discutée lors d’une réunion le 26 octobre prochain.
La réaction virulente du CRIF ne saurait étonner au regard du parcours de son Président, Francis KALIFAT. Dans les années 90, celui-ci a en effet dirigé la Fédération des organisations sionistes de France, et il a fondé en 2002, les Amis du Likoud d’Israël, une « association ayant pour objet de promouvoir une solidarité indéfectible avec l’État d’Israël »
Cette solidarité indéfectible s’exerce-t-elle également avec l’hyper-puissance américaine, comme le suggérait le député français. La question se pose :
            -L’actuel vice-président de la Banque centrale américaine (Fed), Stanley FISHER a été gouverneur de la Banque centrale d’Israël entre 2005 et 2013 
                -La stratégie internationale de JP Porgan Chase, une banque américaine souvent considérée comme le principal spéculateur sur le marché des matières premières, est aussi dirigée par un ancien gouverneur de la Banque centrale israélienne : Jacob FRENKEL l’a présidée entre 1991 et l’an 2000.
                -Pourvoyeur officiel de millions de dollars à la candidate Hillary CLINTON, fournisseur de plusieurs secrétaires au Trésor des États-Unis, Goldman Sachs a jadis financé l’empire des médias du britannique Robert MAXWELL, dont l’appartenance aux services secrets israéliens est supposée. À noter qu’après la crise financière de 2008, le président de la banque, Lloyd BLANKFEIN, a évoqué à plusieurs reprises le « travail de Dieu » pour expliquer la tournure des événements financiers.
Ces établissements bancaires sont les principaux créateurs de dollars, une monnaie qui est utilisée dans le monde entier. Leurs responsables peuvent faire – ou ne pas faire – la fortune des spéculateurs souhaitant lever de l’argent. En France, leur principal relais est assuré par la banque d’affaire Rothschild, financier historique de la réimplantation des communautés juives au Proche-Orient. Son vice-président assurait au début des années 1980 que « l’État d’Israël, pour le juif, est devenu la réalisation de la parole divine ». Le patron actuel de la banque d’affaire dispose d’un accès direct à Wall Street et au président américain, révélait en 2012 la journaliste Martine ORANGE, à qui David de ROTHSCHILD avait accordé des entretiens."

Il apparaît que monsieur POISSON n’a pas tout à fait tort. Et l’on s’étonne tout de même que certains de nos compatriotes affirment vouloir apporter leur indéfectible soutien à l’État d’Israël qui est un Etat étranger. Il va de soi que je ne suis en aucun cas antisémite ou judéophobe. Comment pourrais-je renier Celui qui est venu nous sauver et qui est né au sein du peuple élu ? Dans le cas présent, je mets en doute, non pas l'honnêteté des personnalités évoquées plus haut ; je mets en doute leur impartialité, ce qui n'est pas tout à fait la même chose. 
Et l’on s’étonne aussi que des bonnes âmes s’émeuvent de l’élection à la Présidence de l’Université de Strasbourg, d’un prêtre professeur de théologie, au motif qu’il serait soumis à l’État du Vatican (sic)… Or il se trouve que celui qui a séparé le domaine politique du domaine de la foi, est bien Jésus qui enjoint à ses disciples de rendre à César ce qui lui est dû et à Dieu ce qui lui revient, ce que ni le peuple juif ni les nations musulmanes n'ont su ou n'ont pu ou ne peuvent comprendre.

Pour conclure, je dirai qu'il apparaît un lien étroit entre le commerce, la finance, la marchandisation du corps humain. Cela n'a rien à voir avec la race ou la foi. Cela relève d'un manque total de bon sens et de discernement.


vendredi 5 février 2016

05 février 2016. Nouvelles de la Résistance. L'autoboursouflatif, encore un nouveau mode verbal

-
Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
-
1. La citation du jour.
-
"Ce qui définit essentiellement le régime totalitaire, c’est l’idéologie au pouvoir. Elle en gouverne les gouvernants eux-mêmes. Ses plus éminents représentants n’en sont encore que des pions. Ils sont d’ailleurs broyés tour à tour par sa machinerie, l’échec devant peser sur tel ou tel et non sur une erreur de la Doctrine. Hannah ARENDT affirme en conséquence que le militant convaincu ne lui est pas nécessaire. Celui-ci serait même un être dangereux, susceptible de retournement. Comme il intériorise l’idéologie, il finit par la penser et risque d’en percevoir les failles. Plus convenable est celui qui la laisse faire, la dénigre un peu au besoin, mais ne lui reconnaît aucune réalité qui puisse lui faire face : « le sujet idéal du règne totalitaire n’est ni le nazi convaincu ni le communiste convaincu, mais l’homme pour qui la distinction entre fait et fiction (i.e. la réalité de l’expérience) et la distinction entre vrai et faux (i..e. les règles de la pensée) n’existent plus. »"
In
Fabrice HADJADJ.
La profondeur des sexes. Pour une mystique de la chair. (Collection "Les dieux, [et] les hommes")
Éditions du Seuil, Paris, 2008.
-
2. Commentaires.
-
Le texte est d’une limpidité extrême dans le cas du socialisme (mais pas seulement). Le socialisme des apparatchiks (qui n’a rien à voir avec le socialisme populaire, souvent naïf, mais toujours respectable) est l’incarnation nationale d’une idéologie mortifère qui tient fermement le pouvoir, y compris par le mensonge, la désinformation et la calomnie. Les premiers publient des livres (monsieur CAMBADELIS, aux dernières nouvelles en avaient vendus 326 ; monsieur VALLS 400), les seconds se lamentent d’avoir pour chef d’Etat un homme qui n’a fait que les décevoir par ses fausses promesses. Mais pour les chefs, ce n’est jamais la doctrine qui est en cause, c’est tel ou tel que l’on s’empresse d’expulser quand les affaires sentent le roussi : monsieur REBSAMEN s’en va du ministère de l’inversion de la courbe du chômage, madame TAUBIRA quitte (de son propre chef dit-elle, ce dont il est permis de douter) le ministère de l’injustice ; monsieur HAMON a été expulsé du ministère de la manipulation éducative nationale. Jamais ces hommes ne se sont posé la question de savoir si ce n’était pas leur doctrine sur le droit du travail, sur l’administration de la justice ou sur la transmission du savoir qui expliquait la croissance du chômage, la montée de la délinquance ou celle de l’illettrisme.
D’un autre côté, je veux dire du côté de l’idéologie qui se réclame de la liberté, on pond également des livres. Monsieur SARKOZY en aurait déjà vendu près de 80 000, je ne connais pas le compte de monsieur JUPPE. Je préférerais connaître celui de monsieur FILLON qui me semble avoir des propositions concrètes plus proches de la réalité que d'un système, qui a déclaré vouloir abandonner la politique s’il n’était pas retenu aux élections primaires, et qui pour cette raison me paraît être plus sérieux que les autres.
Bref, cette floraison de livres destinés à caler les vieux meubles m’a montré qu’il existait un autre mode verbal en français, l’autoboursoufflatif et je ne vois qu’un temps qui lui corresponde, le plus-que-parfait.
-
3. Informations diverses.
-
On va supprimer l’accent circonflexe !

Alors comment pourrai-je payer mon dû à l’hôtel du château, sis juste à côté du théâtre, près de l’hôpital, ô mon maître, ô ma chère âme ? Ah misère de misère ! Sous prétexte de se mettre à la portée de Mimile et Dudule (personnages inventés par les arrogants pour désigner ceux qui n’ont pas l’honneur de sortir de l’ENA), on simplifie, croit-on, la langue en la coupant de ses racines. Les professeurs mettront moins de temps à corriger les copies, mais en les corrigeant, il calculeront le nombre de mois qu’il leur faudra tirer avant de quitter un navire prenant l’eau de toute part, notamment par les trous faits dans les mots en raison de l’abandon de l’accent circonflexe !
-
Accueil de monsieur CAZENEUVE à NÎMES.