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lundi 14 mai 2018

Dimanche 13 mai. Nouvelles du pari bénédictin. Conseils pour échapper à la décomposition de l'Europe !


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Au lieu d’un château-fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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1. UN CONSTAT ANCIEN, TRÈS ANCIEN, MAIS TOUJOURS D’ACTUALITÉ.
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"L’Europe d’aujourd’hui fait pitié aux hommes d’esprit et horreurs aux hommes vertueux ; et quand ceux que la société a institué ses défenseurs deviennent ses oppresseurs et ses tyrans ; quand il suffit d’un colonel, d’un régiment, et de quelques heures pour détruire une royauté, une religion et une nation de tant de siècles, quand les hommes, dont on sait le nom et la demeure, et des écrits avec noms d’auteur et d’imprimeur, peuvent impunément applaudir à de pareils excès et sans doute en conseiller et en diriger les auteurs ; l’Europe ne peut plus se débattre dans les horreurs d’une longue agonie, et si ce n’est la fin du monde qui approche, c’est la fin de la société… Et si l’imagination vivement excitée par un si grand et si affreux spectacle, l’imagination qui aime à s’élancer dans les profondeurs de l’avenir, demandait à la société si elle n’a pas eu le sentiment de sa fin ; et à la religion dépositaire des destins du monde, si elle n’en a pas averti ses enfants, peut-être dans ces prédictions mystérieuses où a été consignée il y a dix-huit siècle l’histoire des temps qui devaient suivre trouverait-elle l’histoire symbolique des temps qui sont arrivés. […]."
In
Vicomte de BONALD.
Mélanges littéraires politiques et philosophiques. Tome second. [Chapitre De l’émigration. Pages 386-387.]
Librairie d’Adrien Le Clère, Paris, 1854.
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2. REPONSE CONTRAPUNTIQUE DE NEWMAN.
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 « Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde »

"Commencez dès maintenant, en ce saint temps de Pâques, votre résurrection avec le Christ. Voyez comme il vous tend la main ! Il ressuscite ; ressuscitez avec lui ! Sortez du tombeau du vieil Adam, abandonnez vos préoccupations, les jalousies, les soucis, les ambitions du monde, l'esclavage de l'habitude, le tumulte des passions, les fascinations de la chair, l'esprit froid, terre à terre et calculateur, la légèreté, l'égoïsme, la mollesse, la vanité et les manies de grandeur. Efforcez-vous désormais de faire ce qui vous paraît difficile, mais qui ne devrait pas, ne doit pas être négligé : veillez, priez et méditez... 
Montrez que votre cœur, vos aspirations et toute votre vie sont avec votre Dieu. Réservez chaque jour un peu de temps pour aller à sa rencontre... Je ne vous demande pas de quitter le monde, ni d'abandonner vos devoirs sur cette terre, mais de reprendre possession de votre temps. Ne consacrez pas des heures entières aux loisirs ou à la vie en société, alors que vous ne consacrez que quelques instants au Christ. Ne priez pas uniquement quand vous êtes fatigués et au bord du sommeil ; n'oubliez pas complètement de le louer ou d'intercéder pour le monde et pour l'Église. Conduisez-vous selon les paroles des Saintes Écritures : « Recherchez les réalités d'en-haut ». Montrez votre appartenance au Christ, car votre cœur « est ressuscité avec lui » et « votre vie est cachée en lui » (Col 3,1-3)."
In
John Henry NEWMAN (1801-1890)
« Rising with Christ » vol. 6, n°15 (Site de l’Évangile au quotidien.)
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3. COMMENTAIRES.
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Je me dois de vous expliquer le lien qui existe entre ces deux extraits. BONALD, en plein XIXe siècle a prophétisé la décadence civilisationnelle et morale de l’Europe. Il en a vu l’origine dans le refus de notre société politique de considérer le message évangélique. Ce n’est pas le lieu de discuter ici du fait de savoir si ce refus est lié à la chute de la monarchie. Je ne le crois pas. Ce refus est lié à une évolution de l’anthropologie qui a vu l’homme s’ériger en constructeur de lui-même, en grand refuseur de sa condition de créature.
Il est tout à fait évident que l’Europe, telle que nous l’impose une camarilla d’élites, qui trouve son propre intérêt financier et social dans la promotion de toutes les aberrations sociétales possibles et imaginables, est rentrée en pleine décomposition (Cf. les grandes offensives menées au Parlement européen pour abolir tout ce qui a trait à la différence des sexes, à la grandeur de la sexualité humaine, au respect de la vie ; Cf. les menaces qui pèse sur la Pologne, la Hongrie, voire l’Autriche, dont les gouvernants, régulièrement élus par leur peuple, s’opposent à ces décisions, orientations et directives européennes mises en musique par l’imbécile [devinez qui !])
John Henry NEWMAN donne aux parieurs bénédictins d’excellents conseils pour échapper aux griffes matérialistes et anti-spirituelles de cette entité qui ose s’appeler union européenne, la plus grande duperie commerciale et tyrannique de ce début de XXIè siècle. Prier pour le monde, fuir les vaines agitations mondaines, la consommation à outrance, l’obsolescence programmée aussi bien des modes que des objets usuels, voilà la voie. Comme le disait un théologien que j’ai eu la joie d’entendre il y a peu, plus on s’éloigne du péché (rupture de l’alliance entre Dieu et sa Création), plus nous sommes libres !
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4. LIENS UTILES.
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Décadente Europe ! Tout est prévu, codifié, huilé, depuis des décennies !


J’adhère totalement ! En finir avec « BRUXELLES » et ses imbéciles !


La scène se passe en Chine, un pays que j’aime et qui me fascine par sa longue histoire.


Livre prometteur et intéressant du Père JOURDAN. 

Nuancé et juste !


Edwy se prend les pieds dans le tapis !


Ils ne veulent pas qu’on donne son nom à un établissement scolaire !

Décadence du jugement !


Puisse-t-elle avoir raison !


samedi 23 août 2014

23 août 2014. Nouvelles de la Résistance : que l'esprit de corps n'est pas l'esprit de parti.

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On y revient toujours !

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche d'être vrai, c'est la lâcheté.
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1. Les citations du jour.
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Il est tout de même très frappant que des esprits aussi différents que le vicomte de BONALD, Lanza del VASTO ou Simone WEIL disent tous la même chose à propos des partis. Permettez que je vous rafraîchisse la mémoire. Et ayez la patience de tout lire, même si cela vous paraît un peu long.

(a) Monsieur de BONALD. (Mélanges littéraires, politiques et philosophiques. Tome second. Librairie d'Adrien Le Clère, Paris, 1854. Page 217 ) :

"L'esprit de corps et l'esprit de parti sont deux esprits différents et même opposés.
L'esprit de parti est, comme le dit le mot de parti, l'esprit particulier d'une partie, d'une fraction d'un grand tout ; et les partis religieux ou politiques ne sont que des fractions ou des sectes de la société.
L'esprit de corps est l'esprit général du corps tout entier.
L'esprit de parti divise et dissout ; l'esprit de corps réunit et affermit, et l'on peut dire qu'un corps sans esprit est un corps sans âme. Venons aux exemples.
La chambre des députés est divisée en quatre partis ou parties, deux côtés et deux centres, quelquefois momentanément réunis deux à deux, habituellement divisés.
Chacun de ces partis a son esprit particulier, et il ne peut en être autrement.
La chambre des députés ne fait pas et ne peut pas faire un corps politique. Elle n'a rien d'héréditaire ; elle ne se renouvelle pas individuellement, mais périodiquement, et intégralement. Les nouveaux-venus, étrangers les uns aux autres à à ceux qu'ils remplacent, y portent chacun leur esprit, leurs opinions, leurs intérêts, leurs vues et les partis se groupent différemment. [....]."

(b) Simone WEIL. (Note sur la suppression générale des partis politiques.Climats/Flammarion, Paris, 2009. Page 42) :

"Les partis sont des organismes publiquement, officiellement constitués de manière à tuer dans les âmes le sens de la vérité et de la justice.
La pression collective est exercée sur le grand public par la propagande. Le but avoué de la propagande est de persuader et non pas de communiquer de la lumière. Hitler a très bien vu que la propagande est toujours une tentative d'asservissement des esprits. Tous les partis font de la propagande. Celui qui n'en ferait pas disparaîtrait du fait que les autres en font. Tous avouent qu'ils font de la propagande. Aucun n'est audacieux dans le mensonge au point d'affirmer qu'il entreprend l'éducation du public, qu'il forme le jugement du peuple."
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(c) Lanza del VASTO. (Les quatre fléaux. Chapitre 4. Section 52 intitulé De l'esprit de corps. Editions du Rocher, Paris, 1993. Page 269).

Bien qu'intitulée De l'esprit de corps, cette section montre à l'évidence que, sous ce nom, Lanza del VASTO parle de l'esprit partisan. Ce décalage sémantique ne change rien à la validité du constat.

"Cet oubli de leurs propres intérêts, ce renoncement à leur repos et sécurité, ainsi qu'à leurs affections personnelles et à leurs rancunes particulières, à leurs plaisir et à leur liberté, cette soumission à l'ingrate discipline, cet attachement à des chefs qu'ils n'ont pas choisis, et qui ne leur veulent aucun bien, la fierté qu'ils éprouvent à se voir capables de produire ensemble un si grand dégât, l'étonnant pouvoir qui se révèle en eux de haïr soudain toute une catégorie d'hommes, des peuples entiers, de les haïr de confiance sans les avoir auparavant jamais connus ni rencontrés, la différence qu'ils parviennent à établir entre des êtres portant la même apparence humaine et se livrant à des actes pareils, entre eux-mêmes et ceux d'en face, ce renversement des instincts naturels, des sentiments humains, du jugement, sont dus à une forte passion qui ressemble autant à l'amour qu'au contraire de l'amour, et qui s'appelle l'Esprit de Corps."
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2. Commentaires.
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Ces analyses se suffisent à elles-mêmes. Simplement, il est important de noter que l'esprit de corps exalté (à mon avis exagérément) par BONALD peut virer rapidement au corporatisme dénoncé par Lanza del VASTO, c'est-à-dire à un système qui reproduit à l'échelle d'un groupe humain restreint les vices du système des partis, qui exclut l'autre, le différent, le dissemblable. Un corps vivant n'exclut pas, il complète et intègre tout en différenciant. Et la différenciation est la clé de la paix civile. La mort des corps intermédiaires qui faisaient la richesse et la variété de notre patrie a conduit à l'installation définitive de la guerre civile froide qu'est la démocratie à la française. Nous sommes en train d'en crever.
Madame DUFFLOT se plaint que monsieur HOLLANDE ne soit le Président de personne. Je ne partage pas cet avis. Il est le Président des Socialistes. Et, en vérité, c'est bien ce qu'elle lui reproche. Il n'a pas su transcender le clivage politique qui a permis son élection. Il ne peut pas être autre chose qu'un socialiste, Président des Socialistes, certainement pas de la France.

mercredi 5 mars 2014

Nouvelles de la Résistance : une tare de la démocratie à la française

Je suis absolument certain que vous seriez déçus si ce billet ne commençait pas par notre devise :

Non ! Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai. C'e'st lâcheté.
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1. La citation du jour.

J'emprunte à monsieur de BONALD la citation du jour. Je viens de me procurer ces fameux Mélanges d'où est extrait ce petit bijou.
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"La philosophie du dernier siècle [c’est-à-dire le XVIIIe] n’a vu que l’homme et l’univers, et jamais la société. D’un côté elle a, si j’ose me servir de cette expression familière, haché menu les Etats et les familles, où elle n’a vu ni pères, ni mères, ni enfants, ni maîtres, ni serviteurs, ni pouvoirs, ni ministres, ni sujets, mais seulement des hommes, c’est-à-dire des individus ayant chacun leurs droits, et non des personnes liées entre elles par des rapports. […]. De l’autre, elle n’a proposé à nos affections que le genre humain." (In Mélanges littéraires, politiques et philosophiques, 1838.)
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2. Commentaires.
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Il me semble que BONALD a mis le doigt sur la tare essentielle de la démocratie à la française : un système parfaitement abstrait, où l'égalité efface les différences, ou le réel est balayé au profit des idées, où (comme le dit si bien BONALD) les corps intermédiaires, bien concrets et bien vivants, sont délaissés voire détruits pour faire la place à une humanité désincarnée. Plus j'avance dans mes réflexions, et plus je crois que les socialistes français ont une haine profonde de la chair, dans ce ce qu'elle a de concret et de sexuée, de "naturelle" (je sais bien que les philosophes français de la post-modernité, FOUCAULD, DERRIDA, etc. font de l'homme un produit de la seule culture, un être antinaturel, seule manière pour lui, selon eux, d'être vraiment libre). Ils nient qu'il existe des déterminations (que pour nous faire détester, ils appellent déterminismes), mais il y en a, et la meilleure manière de n'en être pas l'esclave consiste justement à en être conscient, et à agir et vivre à l'intérieur de ce qui nous est donné : nous ne sommes pas tout puissants, nous sommes mortels, nos muscles souffrent à l'effort, il nous arrive d'avoir mal à la tête, de désirer telle ou telle femme (pour un homme) croisée dans la rue, ou tel ou tel homme (pour une femme), d'avoir faim ou froid ou chaud. Ce sont là des déterminations auxquelles toute la pseudo-philosophie du pseudo-agrégé qu'est monsieur PEILLON ne peut rien. Ils veulent nous réduire à l'état d'individu, d'atome social, nous rendre esclave de leur système pour garder le pouvoir, non pour notre bien. Mais ils ne peuvent tuer l'amour ni les affections. Voilà leur erreur, voilà leur limite, voilà notre salut : nous ne sommes pas des individus, mais des personnes, c'est-à-dire des sujets sociaux, capables de dire "je", "tu" et "il(s)".
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3. Infos sur la Résistance.
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Accueil de monsieur AYRAULT à NANTES : une vidéo.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=tFLLZ9CRfsk
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Une curieuse police.


Le Salon beige diffuse un article édifiant du Figaro sur l'enquête visant la naturalisation d'une jeune femme russe.


"C'est une brillante jeune fille, en tête de sa classe en hypokhâgne. Anna, née à Saint-Pétersbourg il y a bientôt 19 ans, aimerait bien pouvoir se concentrer sur ses examens. Mais alors que ses parents, immigrés en France et installés dans les Yvelines depuis 2004, ont obtenu leurs papiers assez facilement, l'étudiante attend toujours sa naturalisation française. Et si l'on en croit les policiers qui lui ont fait subir, en septembre, un interrogatoire édifiant, elle n'aurait pas tout à fait le profil idéal.
Dans une longue lettre de motivation pour obtenir sa naturalisation, Anna indique qu'elle «(s')intéresse à la vie politique de (son) pays» et qu'elle a déjà participé à «un meeting» et à «des manifestations». Il n'en fallait pas plus pour qu'elle fasse l'objet d'une attention toute spécifique de la Sous-direction de l'information générale (SDIG, ex-RG) des Yvelines. «Vous être de droite, je présume!», attaque le policier dès l'entrée de la jeune fille dans son bureau du commissariat de Viroflay. «Ils m'ont même demandé si j'allais à la messe!», raconte la jeune orthodoxe. «Est-ce que vous êtes allée à la Manif pour tous? Et vos amis de prépa? Et ceux de votre ancien lycée versaillais?», mitraillent un major et son commandant.
Les policiers laissent planer la menace d'un «avis défavorable». «À moins que, pour montrer votre bonne foi, vous ne donniez des noms précis de gens qui participent à la Manif pour tous…, lâchent-ils. Et que vous n'alliez, jeudi 10 octobre prochain, aux Veilleurs, à Versailles…»" 

Il est juste de souligner que Manuel VALLS a demandé une enquête de l'IGPN sur cette affaire. On ne saurait moins faire, mais il faut lui reconnaître le mérite de cette initiative.