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lundi 8 janvier 2018

08 janvier 2018. Nouvelle de la Dissidence. L'air devient-il irrespirable ?

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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
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Nous continuons la lecture de Simone WEIL. L’ouvrage dont le présent extrait est tiré, date de 1934. Simone WEIL, alors, a des sympathies évidentes pour les ouvriers exploités dans les usines. Elle sait faire la part des choses dans l’œuvre de MARX, en voit les limites et l’intérêt. Et elle constate que l’URSS a échoué.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Les technocrates américains ont tracé un tableau enchanteur d'une société où, le marché étant supprimé, les techniciens se trouveraient tout-puissants, et useraient de leur puissance de manière à donner à tous le plus de loisir et de bien-être possible. Cette conception rappelle, par son caractère utopique, celle du despotisme éclairé chère à nos pères. Toute puissance exclusive et non contrôlée devient oppressive aux mains de ceux qui en détiennent le monopole. Et dès à présent l'on voit fort bien comment se dessine, à l'intérieur même du système capitaliste, l'action oppressive de cette couche sociale nouvelle. Sur le terrain de la production, la bureaucratie, mécanique irresponsable, engendre, comme l'a noté Laurat à propos de l'U.R.S.S., d'une part un parasitisme sans limites, d'autre part une anarchie qui, en dépit de tous les « plans », équivaut pour le moins à l'anarchie causée par la concurrence capitaliste. Quant aux rapports entre la production et la consommation, il serait vain d'espérer qu'une caste bureaucratique, qu'elle soit russe ou américaine, les rétablisse en subordonnant la première à la seconde. Tout groupe humain qui exerce une puissance l'exerce, non pas de manière à rendre heureux ceux qui y sont soumis, mais de manière à accroître cette puissance ; c'est là une question de vie ou de mort pour n'importe quelle domination."
In
Simone WEIL.
Oppression et Liberté.
Editions Gallimard, Paris, 1955. Collection Espoir
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2. COMMENTAIRES.
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Je me demande comment notre chère Simone réagirait aux initiatives d’une caste de plus en plus arrogante, irresponsable, avide de pouvoir et d’argent ? Que dirait-elle, que ferait-elle pour lutter contre les contraintes que ces gens ne cessent d’inventer pour affermir leur pouvoir, en flattant d’une part une clientèle subordonnée de fonctionnaires aux ordres, et d’autre part en créant des instances de contrôle de toute activité humaine. L’initiative de monsieur MACRON en matière de sanction des « fausses nouvelles » (c’est-à-dire de celles qui ne plaisent pas au Prince) suppose la création d’un organisme de contrôle des réseaux sociaux, comme il existe déjà des plumitifs qui passent leur temps à traquer le « délit d’entrave numérique à l’avortement ». Contrôleurs du travail, contrôleurs des impôts, CSA, etc.
Bien entendu qu’il est nécessaire d’exercer des contrôles. Nul n’en peut douter. Mais plutôt que de confier ces contrôles à un corps de fonctionnaires aux ordres, ne serait-il pas plus démocratique de le confier à des instances constituées à la fois de magistrats et de citoyens élus ?
Voyez-vous, tant que les hauts fonctionnaires de BERCY fixeront eux-mêmes le niveau de leur rémunération dont une partie échappe à l’impôt, tout en faisant la chasse aux délinquants fiscaux, il y a peu de chance que nous trouvions respirable l’air policier qu’on nous fait respirer.
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE MAIS INSTRUCTIVE.
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Démission fracassante et interrogation.

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Les gros mensonges par omission de la presse aux ordres !

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Irresponsable administration ?

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Vive la liberté ! Non aux lois liberticides !




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Et c’est cet homme sanguinaire que la Bobote met à l’honneur à Paris !


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Sagesse africaine ! 

Un spécialiste de l’Afrique analyse la position des Africains sur les soi-disant « Lumières » et le « contrat social ».


dimanche 7 janvier 2018

07 janvier 2018. Nouvelles de la Dissidence. Quand les Etats se transforment en entreprise !


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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle, c’est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Dans presque tous les domaines, l'individu, enfermé dans les limites d'une compétence restreinte, se trouve pris dans un ensemble qui le dépasse, sur lequel il doit régler toute son activité, et dont il ne peut comprendre le fonctionnement. Dans une telle situation, il est une fonction qui prend une importance primordiale, à savoir celle qui consiste simplement à coordonner ; on peut la nommer fonction administrative ou bureaucratique. La rapidité avec laquelle la bureaucratie a envahi presque toutes les branches de l'activité humaine est quelque chose de stupéfiant dès qu'on y songe. L'usine rationalisée, où l'homme se trouve privé, au profit d'un mécanisme inerte, de tout ce qui est initiative, intelligence, savoir, méthode, est comme une image de la société actuelle. Car la machine bureaucratique, pour être formée de chair, et de chair bien nourrie, n'en est pas moins aussi irresponsable et aussi inconsciente que les machines de fer et d'acier. Toute l'évolution de la société actuelle tend à développer les diverses formes d'oppression bureaucratique et à leur donner une sorte d'autonomie par rapport au capitalisme [je rajoute : et au politique] proprement dit."
In
Simone WEIL.
Oppression et Liberté.
Éditions Gallimard, Paris, 1955. Collection Espoir
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2. COMMENTAIRES.
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La voilà bien la raison pour laquelle ce monde est en train de nous devenir insupportable. CHESTERTON donnait le nom de psychologie historique à cette science de l’histoire qui prend en compte les données psychologiques et non seulement matérielles ou techniques des événements. Nous voici réduit à être les exécutants d’ordre donnés par l’administration anonyme qui feint de croire qu’elle exécute les volontés du prince. Il n’en est rien. Très souvent l’administration, notamment l’administration fiscale, interprète à sa façon, et en général dans un sens qui augmente son pouvoir et l’étendue de son action, les lois et la réglementation qui la concerne.
Le monde est en train de devenir une gigantesque entreprise aux mains de la bureaucratie. La nouveauté, avec la mondialisation ou l’Europe, est que désormais elle prête main forte au capitalisme qui en est devenu l’esclave.
Dans une note brève, pour demain, je vous décrirai ce qu’une administration irresponsable, ou asservie est capable d’imposer contre tout bon sens ce qu’une population hostile ne veut pas : je veux parler du fameux transformateur de Saint-Victor et Melvieu, dans l’Aveyron. Je prophétise que le prochain point de friction des zadistes et de l’État se développera dans cette paisible municipalité.
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE, CURIEUSE, ETC.
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De notre chère Elvire, ce billet sur les évêques gréco-catholiques martyrs de Roumanie.

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Le Dr Alfred TOMATIS et l’enfant dans le sein de sa mère.

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Vive la Hongrie !

Les Hongrois ont connu les exactions des Ottomans ! On comprend qu’ils compatissent aux douleurs des chrétiens d’Alep.

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Vive la Moldavie !

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Vive La Pologne et la Hongrie !

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Et vive encore la Pologne !

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Johnny évangélise post-mortem !


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Big Brother en action !




Rien que pour ça, je ne peux pas adhérer à cette politique. La séduction n’a jamais remplacé la liberté !

Macron règle ses comptes avec les «fake news»

mardi 10 octobre 2017

10 octobre 2017. Nouvelles de la Dissidence ou comment ne pas courir à l'abîme

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Vous reprendrez bien un petit coup de GUILLEBAUD, non ?

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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Humanité assiégée, modernité régressive, figures anciennes de la barbarie se faufilant au milieu des fracas modernistes : nous percevons peut-être mieux, à ce stade, la gravité des éboulements qui menacent. Et surtout leur profondeur. Oui, c’est bien dans les tréfonds peu accessibles que rôde et chemine aujourd’hui une « douce catastrophe ». Cet effritement progressif, cet évidement insidieux du principe d’humanité, nous aimerions en conjurer le risque. Quelque chose en nous tressaille et se cabre. Une anxiété nous habite, dont nous ne savons pas tirer parti. Résister ? Certes, mais comment ? Reprendre l’Histoire à bras le corps, entrer en dissidence ou même en résistance, monter sur le front des idées ? Bien sûr. Nous y sommes prêts. Mais, ce front, où est-il ? S’il est clair que nous refusons « l’abandonnement au fil de l’eau, la canonisation de l’état des choses, la capitulation sans condition devant la Puissance » ; si nous sommes prêts à prendre notre place aux créneaux, nous cherchons encore — comme à tâtons — le chemin qui conduit aux remparts. Si un ennemi menace, d’où viendra-t-il au juste ? Avec quelles armes faudra-t-il l’affronter ?"
In
Jean-Claude GUILLEBAUD.
Le principe d’humanité.
Éditions du Seuil, Paris, 2001. (Page 301.)
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2. COMMENTAIRES.
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Si vous ne lisez pas tout le commentaire, lisez au moins le poème de MALHERBE !

Ce n’est pas pour rien que chacun de mes billets commence par « Nouvelles de la Dissidence ». Je n’attends aucun honneur, aucune rétribution, aucun avantage, aucune reconnaissance quand je m’efforce de proposer à quelques fidèles lecteurs mes réflexions quotidiennes. Je désire simplement les faire penser. Sans doute, je m’y prends mal et pourrais donner l’impression d’un donneur de leçon. En vérité, je partage la pauvreté et les limites inhérentes à la condition humaine. Que ce soit bien clair dans l’esprit de ceux qui me font l’honneur de me lire.
GUILLEBAUD, une fois encore pose la bonne question. Nombre de Français, du haut en bas de l’échelle sociale, sentent de manière diffuse que nous glissons vers un abîme terrible, gros de violences, d’oppression et d’inhumanité. Quel est donc cet ennemi qui nous menace ? Quel nom porte-t-il ? Il n’est pas nécessaire de sortir de polytechnique pour voir que l’ennemi numéro 1, très difficile à combattre, est un monstre anonyme, l’administration, bras armé d’un état obèse, et impuissant à résoudre les problèmes sociaux et politiques autrement que par les impôts, les amendes et les lois liberticides.
Ayant nommé l’ennemi, il convient de le combattre avec les armes de l’esprit : ne rien laisser passer dans la presse, par exemple, qui relève de la désinformation. Comme la dite presse sélectionne dans le courrier des lecteurs ce qui convient à ses actionnaires, ce n’est pas sur elle qu’il faut compter, mais sur ce que l’on appelle les réseaux sociaux. Encore faut-il, pour que ce combat soit victorieux, qu’il utilise les armes de la courtoisie, de la vérité, et des faits avérés. Appeler tel ou tel représentant de l’élite un imbécile, en précisant qu’il relève de la définition qu’en donne BERNANOS n’est pas discourtois, mais gentiment ironique, et l’ironie, en France, est une arme maniée depuis longtemps. Je ne vais pas m'en priver.
Un combattant ou un dissident isolé n’a aucune chance de remporter la moindre victoire contre la Puissance, contre l’Argent, et contre la Technoscience la servante des deux premiers démons susnommés. Il est donc nécessaire de fédérer les dissidents, de diffuser, par cercles concentriques et à des amis chers, des idées de bon sens, puisée dans la tradition multiséculaire de notre patrie : un christianisme populaire, généreux, visible et fier de l’être. N’hésitons donc pas à aller aux soirées des Veilleurs, partout où il s’en tient en France, à écouter les sites dits de réinformation (TV liberté, Liberté Politique, Polémia, Le Rouge et le Noir, le Salon beige), à défendre avec courage et publiquement des opinions qui ne sont pas tendance.
J’avoue avoir eu la Tentation de Venise, chère à monsieur JUPPÉ (que je classe pourtant dans la catégorie des fossoyeurs de la démocratie vivante) : tout laisser tomber. Elisabeth, Daniel et Aph Aph m’en ont dissuadé. Alors je vais continuer tant que je penserai la chose utile, tout en méditant MALHERBE et sa superbe paraphrase du Psaume 145 :

N'espérons plus, mon âme, aux promesses du monde ;
Sa lumière est un verre, et sa faveur une onde
Que toujours quelque vent empêche de calmer.
Quittons ces vanités, lassons-nous de les suivre ;
C'est Dieu qui nous fait vivre,
C'est Dieu qu'il faut aimer.

En vain, pour satisfaire à nos lâches envies,
Nous passons près des rois tout le temps de nos vies
Ce qu'ils peuvent n'est rien; ils sont comme nous sommes,
Véritablement hommes,
Et meurent comme nous.

Ont-ils rendu l'esprit, ce n'est plus que poussière
Que cette majesté si pompeuse et si fière
Dont l'éclat orgueilleux étonne l'univers ;
Et dans ces grands tombeaux, où leurs âmes hautaines
Font encore les vaines,
Ils sont mangés des vers.

Là se perdent ces noms de maîtres de la terre,
D'arbitres de la paix, de foudres de la guerre ;
Comme ils n'ont plus de sceptre, ils n'ont plus de flatteurs ;
Et tombent avec eux d'une chute commune
Tous ceux que leur fortune
Faisait leurs serviteurs.
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE
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Et dire que les Grandes Ecoles sont censés former des gens ouverts, tolérants, et rationnels !

Heureusement, Sens Commun a pu être reconnu à Sciences-po, le soi-disant et prétendu réservoir des futures élites politiques, vous savez, celles qui nous conduisent droit dans le mur. La bêtise serait-elle la chose la mieux partagée des élèves des "grandes écoles" (!!!) ?

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Une mesure de bon sens.

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La PMA n’est pas un progrès dit Jacques TESTART.

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Et toujours elle, le défenseur du principe d'inhumanité !


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Analyse critique de la notion de populisme par TAGUIEFF.


Belle illustration de la citation de GUILLEBAUD et du poème de MALHERBE.



mardi 16 mai 2017

16 mai 2017. Nouvelles de la Résistance. Plus ça va, plus c'est la même chose

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Nous poursuivons le cycle consacré au livre de Marc WEINSTEIN, sans aucun doute un livre essentiel pour comprendre la nature d’un État démocratique post-moderne. Je rappelle la référence du livre :
Marc WEINSTEIN.
L’évolution totalitaire de l’Occident. Sacralité politique I.
Hermann, Le Bel Aujourd’hui, Paris, 2015.
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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"À l’inverse, dans toutes les formes totalitaires, le lieu du pouvoir est plein au sens où le pouvoir appartient à une techno-bureaucratie, classe du pouvoir objectif (nomenklatura ou management technoscientifique, étatique, économique), qui occupe et détermine le pouvoir en permanence, quelque (sic) soit le résultat des élections quand il y en a." (Page 19.)

"Si l’humanité se définit par sa capacité subjective d’agir pour créer du social, alors le totalitarisme est le projet fantasmatique qui tend à annuler cette définition. On sait que la fusion des trois forces objectives est nécessaire à cette annulation. Il est donc logique de supposer que les chocs phobiques induisant la passivité n’ont pas un besoin obligatoire de la terreur assassine.  […]." (Page 100.)
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2. COMMENTAIRES.
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Très honnêtement, pouvez-vous dire que le pouvoir administratif et technoscientifique a changé de main depuis la très fraîche élection de monsieur MACRON ? Les membres de l’équipe HOLLANDE ont tous été recasés, et les nouveaux venus sortent en foule compacte de l’ENA. Monsieur JUPPE félicite son ami monsieur PHILIPPE (qui, du reste, est un énarque sympathique). Monsieur LE MAIRE est adoubé par les grossiums de la politique. Et l’on tourne en dérision ceux qui ont l’audace de parler des hommes, de leurs problèmes quotidiens, de leurs peurs et angoisses, ceux que l’on appelle les populistes. Rien ne changera, tant que le pouvoir sera confié aux mêmes mains, celle d’une caste qui prétend avoir des solutions objectives à tous les problèmes sociaux, en ignorant que nombre de ces problèmes sociaux sont subjectifs et ressortent de la psychologie, et non de l’économie. Les problèmes économiques découlent très précisément de l’extravagante décision politique qui consiste à classer les métiers et les hommes en fonction de critères purement quantitatifs (Bac + ceci, Bac plus cela), objectifs (niveau de diplômes), et tend à absolutiser une hiérarchie qui n’est fondée ni sur les vertus, ni sur les compétences concrètes, mais exclusivement sur l’idée que s’en fond les administrations. C’est ainsi que l’on paye les instituteurs, pardon, les professeurs des écoles, avec un lance-pierre en les classant en catégorie C des fonctionnaires, parfois B, mais en propulsant à des échelles plus imposantes que l’échelle de Jacob, un crâne d’œuf qui n’a a jamais exercé la moindre activité professionnelle. Je ne parle pas ici des professions libérales, artisanales ou agricoles dont l’existence est un défi permanent au délire réglementaire et au besoin de tout contrôler de l’administration et que l’on soupçonne de fraudes, de dissimulation ou d’abus de toutes sortes.
La liberté n’a pas de prix. Et je bénis le jour qui ne saurait tarder où les Français, le peuple le plus amoureux de liberté qui soit au monde, enverront promener ces imbéciles qui savent tout mais ne savent que ça. Pour cela, il faut cesser d’avoir peur, et ne pas accepter que l’on nous impose des peurs parfaitement délirantes.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Voilà pourquoi j’ai beau faire,
je n’arrive pas à l’apercevoir, j’enfonce mon chapeau sur ma tête et je tourne les talons comme le vicomte de Léon BLOY (voir la note brève de ce jour, histoire de rire un peu).


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Le SIEL et Karim OUCHIKH


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On peut méditer sur ces choix !

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Un maire punit ses administrés qui n’ont pas bien voté.


Et vive la démocratie ! Et que crève la subjectivité sociale.
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Une nouvelle qui n’est pas très vendeuse, hélas !

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De quoi modifier la géopolitique du Proche-Orient.

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Et il est encore fécond le ventre d’où est sorti la bête immonde disait BRECHT à propos du nazisme. On peut extrapoler…





samedi 27 mars 2010

Big mother

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Décidément, le livre de Cynthia FLEURY dont je suis en train d'achever la lecture, est une mine d'analyses, de références, et de constats roboratifs.
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En bas de la page 170 de cet ouvrage, publié au Livre de poche (Biblio Essais, N° 31544), figure une note qui se réfère à l'ouvrage de Michel SCHNEIDER, Big mother. Psychopathologie de la vie politique (Odile Jacob, Paris, 2002). Je ne puis m'empêcher de vous la rapporter, tant elle décrit bien les caractéristiques essentielles des pouvoirs dont nous subissons le joug depuis plus de trente ans. Je me délecte rien qu'à l'idée de vous faire connaître ce passage :
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Or donc, Michel SCHNEIDER dit ceci : "HOBBES montrait déjà que la destruction du paternalisme était nécessaire à la construction des rapports sociaux modernes et à la subordination de toutes les relations sociales aux lois du marché. [...] Mais d'être moins paternaliste et masculin, le pouvoir ne se féminise pas pour autant. Il se maternalise. [...] quant au fond de l'action menée par le gouvernement de la gauche plurielle, toutes les mesures significatives pourraient s'inscrire dans une vision maternelle de l'Etat : trente-cinq heures, assurance maladie universelle, emplois-jeunes, négociations avec les indépendantistes corses, parité, pacs, proposition de loi sur le patronyme et l'homoparentalité, abandon de la conscription militaire, loi sur la présomption d'innocence. [...] Big Mother, la mère-Etat, s'élargit jusqu'à effacer le père, et seule fait face à une société d'enfants."
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Je n'entends pas approuver tous les regrets que semble manifester SCHNEIDER : l'assurance maladie universelle me semble être une juste mesure, sans doute la seule qui soit fondée sur la fraternité universelle laquelle lie tous les hommes de par leur nature d'homme. Pour le reste, je suis en accord total avec lui.
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Qu'est-il en train de passer : nous laissons le pouvoir souverain se concentrer dans les mains d'un petit nombre de professionnels de la politique qui prétend s'occuper de notre bonheur en réglementant tous les aspects de la vie sociale et privée. Nous y laissons notre liberté, et nous justifions l'ivresse du pouvoir qui s'emparent d'eux quant ils accèdent aux plus hautes charges ; courte ivresse du reste, puisque les élections peuvent défaire ce qu'elles ont fait. Mais l'énorme machine de l'état, l'administration demeure et fait anonymement peser sur nous et de manière irresponsable, des contraintes qui me paraissent insupportables, et qui n'ont rien à voir avec la loi. Il s'agit de réglementations, de publication de normes toutes plus pointilleuses les unes que les autres, d'interprétations tendancieuses des lois, toujours au bénéfice de l'administration (ah ! la doctrine fiscale !). Au lieu d'être à notre service, ils sont à celui de leur corps. D'un côté Big Mother - les responsables politiques - de l'autre Léviathan. C'est justement le titre du chapitre dans lequel Cynthia FLEURY cite en note Michel SCHNEIDER.
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N'oubliez pas que nous passons à l'heure d'été...
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A demain.

dimanche 18 octobre 2009

La démocratie vue par Laozi

Au chapitre XVII du Daodejing (Tao-te-king), LAOZI (LAO TSSEU) dit ceci qui me semble d'une très profonde sagesse :
"Au temps de la Grande Vertu, les Souverains,
A peine leurs sujets s'avisaient-ils de leur existence.
Ah qu'ils apparaissaient lointains, avares de paroles,
S'acquittant simplement de leur mandat,
Laissant les affaires suivre leur cours.
[...]
Et le peuple s'écriait
Nous agissons en tout par nous-même."
Pour ceux qui connaissent un peu la Chine, et pour autant qu'on croit pouvoir la deviner, on reconnaît dans cette strophe un résumé de la doctrine du non-agir du souverain, principe efficace du gouvernement des hommes. Je souligne ce point pour ne pas indûment donner à ce passage un sens accordé totalement à ma philosophie politique. Mais la pointe en est dans les deux derniers vers qui exaltent la joie du peuple, capable et libre d'agir par lui-même. Et en cela, il n'y a pas de torsion possible du sens. C'est bien la démocratie qui est vantée dans ce poème.
Il faut savoir ce que cela signifie que la liberté d'agir. Voulez-vous des exemples de l'intolérable intrusion de l'administration dans notre vie quotidienne ? En voici : dans une ville d'eau de l'Est, un ami a acheté une maison, certes sympathique, mais qui n'est pas l'oeuvre de PALLADIO. Il veut repeindre ses volets et ses huisseries, et doit soumettre le choix des couleurs à l'administration départementale, avant de pouvoir le faire ; dans une grande ville de l'Est, un autre ami possède une maison caractéristique de l'architecture d'une ville où a fleuri un art très particulier, et très prisé. La porte de son garage est ruinée par les intempéries ; il la change. Et quelques semaines après, reçoit une lettre comminatoire de je ne sais quel bureau, lui enjoignant d'enlever cette porte et d'en mettre une à la convenance de l'administration chargée de l'architecture. Vous voulez faire construire une piscine dans votre maison de campagne, à supposer que vous en avez une et que vos moyens vous permettent cette petite folie ? Il vous faudra l'avoir aux normes, et l'équiper de dispositif anti-ceci, anti-cela, etc. Etes-vous arboriculteur ? Vous croyez que vous pourrez vendre tous vos fruits. Il n'en est rien. Ils doivent avoir un certain calibre, fixé par les bureaux de BRUXELLES, tout comme l'est la largeur des pneus d'une voiture ou d'un tracteur, etc. Peut-être voudriez-vous mettre aux portes de votre commune un panneau indiquant qu'elle héberge telle ou telle richesse. Le panneau doit avoir telle couleur, les lettres, telle forme et telle dimension, comme du reste celle de la plaque d'immatriculation de votre véhicule. Ce ne sont là que des exemples. Il y en a des milliers, comme par exemple la fixation de la date des vendanges (le ban des vendanges), et des tas d'autres, ubuesques, pittoresques ou insensés.
Bien entendu, tout cela au nom du respect de la différence.
Nos pères n'étaient pas soumis à de telles contraintes. Ils n'ont pourtant pas produit une architecture vulgaire ou éphémère ; ils avaient dans leur verger des dizaines d'espèces de pommiers ou de poiriers, dont seuls quelques arboretums possèdent encore des exemplaires ; leurs lavoirs, tous différents d'une région à l'autre, étaient superbes et fonctionnels et servaient à l'occasion de piscine à leurs gamins qui ne s'en portaient pas si mal ; les vestiges des bornes, des plaques de rue, révèlent un art de l'écriture monumentale que nous avons perdu.
A vrai dire, en perdant le sens de la subsidiarité, si chère à Thomas d'AQUIN, notre administration et nos hommes politiques ont perdu le sens de la singularité, de l'unicité. L'homme s'est transformé en un numéro de sécurité sociale associé à un numéro déterminant sa "catégorie sociale" (quelle horreur). Des actuaires, à l'aide de savantes formules, déterminent par calcul de probabilité, le temps de survie possible de tel ou tel, et celui pendant lequel les caisses de retraites devront payer les pensions. Il n'y a rien de réel, d'interpersonnel. Il n'y a que de la statistique, et derrière, des soucis de finances. Mais l'égalité est sauve, n'est-il pas ?
Voilà le monde que la soi-disant et prétendue idéologie du progrès est en train de nous fabriquer. Un monde étouffant, impersonnel, glacé, sans âme. Ne vous étonnez pas de voir que la société réagit par des tentatives de respiration qui s'appelle écologie, retour à la terre, vie communautaire, mode vestimentaire extravagante, échappée dans la drogue. Car on ne fait pas de génuflexion devant les statistiques, les journaux officiels, et les bureaux de l'administration.
Il nous faudrait un autre LAOZI