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vendredi 16 septembre 2016

16 septembre 2016. Nouvelles de la Résistance. Non à l'imposture de l'art contemporain.


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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"« Je fais, moi, confiance à l’inexploré ; je m’avance dans la direction de l’inexploré », disait-il tranquillement avec de jolies inflexions de voix. « Vous dites que, par là, je change la nature même de l’art. C’est bien ce que je veux, changer la nature même de l’art. Pour toute chose, la vie est dans la transformation en autre chose ; et l’exagération, c’est un accroissement. »
« Mais l’exagération de quoi ? » demandait Dorian. « Je ne peux voir la moindre trace d’exagération dans ces peintures, quand je n’ai pas la moindre idée de cela même qu’elles voudraient exagérer. Vous ne pouvez exagérer les plumes d’une vache, non plus que les jambes d’une baleine. Vous pouvez dessiner une vache avec des plumes, ou une baleine avec des jambes, pour faire une plaisanterie ― bien que j’ai peine à penser que ce genre de plaisanterie soit de votre goût. Ne voyez-vous pas, mon bon Philippe, que même dans ce cas, il n’y a de plaisanterie que si ça ressemble à une vache, et non pas à un truc avec des plumes. Même en ce cas, il n’y a plaisanterie que s’il y a de la baleine, pour ainsi dire, en même temps que des jambes. On peut mélanger les choses jusqu’à un certain point, on peut les déformer jusqu’à un certain point ; mais au-delà, vous en perdez l’identité, vous perdez tout ; vous ne savez plus de quoi vous parlez. Un centaure, c’est pour partie un homme, pour partie un cheval ; il ne faut pas se hâter de le confondre avec l’homme chevalin. Tout de même, la sirène doit avoir quelque chose de la femme, même si sa conduite en société a quelque chose de celle du poisson. »"
In
Gilbert Keith CHESTERTON.
L’auberge volante.
Bibliothèque de l’âge d’homme, Lausanne, 1990, p. 187.
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2. COMMENTAIRES.
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Cet étrange dialogue est celui que tiennent Lord Philippe IVYWOOD et son parent le noble Dorian WINPOLE à propos d’une exposition de peinture d’avant-garde. Notons que le roman de CHESTERTON a été publié en 1914, à une époque ou commençait à grandir comme un champignon vénéneux, l’imposture de l’Art dit « contemporain ».
Je dis qu’il y a imposture lorsqu’on présente comme un chef-d’œuvre une peinture parfaitement monochrome (voir ci-dessous). On peut en voir des dizaines du même tonneau sur le site des archives d’Yves Klein (auquel j’ai emprunté cet exemple). La seule exagération que je vois est celle de la boursouflure de l’ego d’un peintre dont les toiles se vendent des millions d’euros. Quand je vois des gogos s’enthousiasmer devant ces « productions », j’ai envie de jouer le rôle du petit garçon dans le conte d’ANDERSEN Les habits neufs de l’empereur et je hurle de rire en criant très fort : Le roi est nu ! Que dans ces toiles, KLEIN ait l’intention de dialoguer avec lui-même, cela est possible, et il est même possible qu’il retire de ce dialogue un bénéfice spirituel, mais j’affirme qu’il n’a rien à transmettre ou à dire à ceux qui osent regarder ses productions.

Monochrome d’Yves KLEIN (d’après le site : Archives d’Yves Klein : http://www.yveskleinarchives.org/works/works3_fr.html)


D’un autre caractère est l’artiste transgresseur. Que signifie, d’un point de vue artistique la photographie d’un crucifix plongé dans un bocal d’urine humaine ? Que l’auteur de cette insanité ait voulu ridiculisé Jésus, c’est vraisemblable ; qu’il ait voulu humilier le Fils de Dieu, ça l’est aussi. Mais jamais il n’atteindra l’humiliation qu’on a infligé au Christ, crucifié nu, sur la croix.
Ne parlons pas des productions de Wim DELVOYE, les Cloaca qui sont des sortes de machines produisant des matières fécales. La première de cette machine (énorme) a été exposée dans un musée belge.

Reprenant le texte de mon très cher Gilbert Keith, je vais vous proposer de contempler ce qu’est une vraie toile contemporaine, d’un véritable artiste, qui effectivement accroît le réel, une toile de Jacques RUIZ.
Nous en avons assez que des imbéciles bernanosiens, des snobs qui fréquentent les salons germano-pratins, nous désignent ce qu’il y a de beau à voir, en nous inondant pour ce faire d’horreurs et en confondant la création et la transgression. Mais, pour atténuer ce que mon propos pourrait avoir d'excessif, je reconnais qu'il y a des peintures abstraites "inspirées" (Alfred, MANESSIER, Nicolas de STAEL, Giorgio  de CHIRICO, par exemple et pour ne citer que des très grands) et qui ont du souffle. En somme, il nous est demandé de ne pas confondre l'oeuvre d'art et la fausse monnaie qui circule en cette matière, parce que c'est la mode et que les galleristes peuvent se "faire du blé" !

Une toile de Jacques RUIZ.



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3. INFORMATION INTERESSANTE.
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L’imposture de l’art contemporain démasquée et analysée : voir


vendredi 5 juin 2015

05 juin 2015. Nouvelles de la Résistance. Les alertes et le système de pouvoir.

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Non, je ne changerai pas et je continuerai de vous importuner en criant sur tous les toits, et de préférence devant l'Elysée, Matignon, l'Assemblée qui se dit nationale et le Sénat d'une inexistante République :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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1. La citation du jour.
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Nous continuons aujourd'hui la lecture du livre de Bertrand VERGELY, L'homme-Dieu. Voici encore une bonne feuille de cet ouvrage revigorant, roboratif et incisif.

"Quand on veut sauver l'humanité, il faut, bien sûr, devenir Dieu le Père en étant illimité, et être plein d'amour comme le Fils en promouvant l'égalité, mais il faut aussi être prévoyant et providentiel comme l'esprit. D'où l'apparition d'un monde dominé par la sécurité et par trois éléments censés assurer celle-ci : L'Etat, la surveillance et les alertes. (Page 107)
[...].
Hier, lorsque l'homme-Dieu ne dirigeait pas le monde, la vie était insouciante. Aujourd'hui, depuis qu'il gouverne, les choses ont changé. Ainsi, plus question de prendre le train sans être alerté qu'il ne faut pas oublier de composter son billet, ne pas fumer, ne pas utiliser son portable, ne pas laisser ses bagages sans surveillance, ne pas monter dans un train en marche, ne pas en descendre non plus, ne pas oublier de prévenir le contrôleur que l'on n'a pas de billet et, pour finir, ne pas oublier ses bagages. S'agissant du temps, le système mis au point par l'homme-Dieu lance des alertes à la pollution, lorsqu'il fait chaud, qui invitent à rester chez soi et à ne pas faire de sport ; et, lorsqu'il fait froid, il lance des alertes à la neige et au verglas ; lorsqu'il pleut, il lance des alertes aux intempéries et aux inondations. De même, l'homme-Dieu lance des alertes lorsque les vacances commencent, et quand elles finissent également. En cas de grippe H1N1, des alertes conseillent de se laver les mains ; en cas de menace terroriste, des alertes aux colis suspect sont lancées, lorsqu'un conducteur de métro se fait molester, des alertes avertissent qu'un mouvement social va avoir lieu ; sur les publicités des boissons alcoolisées, des alertes invitent à les consommer avec modération ; sur les paquets de cigarettes, des alertes rappellent que fumer tue. Ah ! fumer tue... Quelle merveille de logique  et de cohérence ! Expliquer que le tabac est nocif tout en vendant des cigarettes. (Pages 109-110)"
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2. Commentaires.
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Le régime de l'homme-Dieu est un régime infantilisant. Il est certes plus facile de lancer des alertes que d'éduquer les enfants et les adolescents en invitant les enseignants à enseigner la prudence à leurs jeunes, sans étouffer leur goût du risque, à leur apprendre à lire les signes du temps par un enseignement adapté qui permet de comprendre les très utiles bulletins météorologiques, de leur parler du civisme en leur expliquant que la fraude nuit à tous, y compris à eux-mêmes qui retrouveront dans leurs futurs impôts, le coût de leurs indélicatesses, de leur décrire simplement les signes de la grippe ou de la rougeole.
Il me souvient des leçons de choses que nous dispensait notre bien-aimé instituteur : nous connaissions les maladies infectieuses les plus courantes, dont la tuberculose, les règles d'hygiène élémentaire pour les prévenir, l'intérêt des vaccinations ; il n'était pas envisageable que les grands du certificat d'études pensent à fumer, ni même à boire. Nous n'étions pas plus malheureux pour autant, et nous nous défoulions par des séances de balle aux prisonniers et de chat-perché.
Madame la carnassière et ses acolytes trouvent plus utile d'enseigner les ABCD de l'égalité, la sexualité et ses diverses pratiques, la charte de la laïcité, et d'autres imbécillités, en oubliant que les jeunes n'appartiennent pas à l'Etat ni aux pédagogues abscons qui nous abreuvent de "référentiels bondissants" lesquels parfois deviennent "aléatoires". Ce sont des bouffons qui se regardent le nombril et n'ont strictement aucun intérêt pour la population à laquelle leurs travaux sont censés être UTILES !
En vérité, en vérité, ces systèmes de l'homme-Dieu sont des systèmes de pouvoir qui permettent à des cliques restreintes d'initiés, de politiciens professionnels, alternant à la tête du pays, de satisfaire leur ego. Oh ! Certes, il serait injuste de mettre tous les hommes politiques, pris comme des personnes, dans le même sac. C'est le système qui est dévoyé et qu'il convient d'anéantir : pour cela, il faut appliquer avec intransigeance le principe de subsidiarité, accepter qu'il existe des corps intermédiaire échappant à la tutelle de l'Etat et de ses agents, reconnaître les particularités culturelles et linguistiques des diverses provinces qui composaient ce miracle d'équilibre qu'est notre Patrie, donner aux citoyens de droit d'initiative en matière de référendum. Bref, nous permettre de respirer un autre air que celui des sections du PS, des fédérations de l'ex-UMP, ou des loges maçonniques.
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3. Informations diverses.
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Les trois premières viennent du site du Salon beige.

En mémoire de l'enfant du Temple.

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Trois mousquetaires à Roland Garros ; qui prétend que la France est triste ? [Voir le rectificatif, s'il-vous plaît.]


ERRATUM. Cette photo a été prise en 2014, et publié par un sénateur de l'opposition. Il s'agit donc d'une manipulation que je déplore. Je viens de l'apprendre en lisant la Newsletter du Point. Si je maintiens cette photo, c'est pour dénoncer ce qui est une imposture. Non, l'opposition ne justifie pas le mensonge ni le tripatouillage. Je prie les intéressés d'accepter mes excuses.
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Conférence sur les chrétiens d'Orient à BITCHE.

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"ART" à Versailles (du site des Quatre vérités).


Et le commentaire que voici :

"A quoi sert le conservateur du château de Versailles, si ce n’est préserver la beauté et l’harmonie de ce joyau historique qui attire les touristes du monde entier ? On peut sans hésiter affirmer qu’il a failli une fois de plus à sa mission en acceptant dans les jardins du château les « œuvres » de l’ « artiste » contemporain anglo-indien Anish Kapoor. Attentats visuels dans un lieu emblématique… "

Et ne parlons pas de la "sculpture" intitulée "Le Vagin de la reine" !
Toutes ces "élites" sont les promoteurs de la décadence de notre Patrie. 

Je vous en supplie, chers lecteurs, ayez l'amabilité de faire quelques commentaires, sinon je fermerai ce Blog, en ayant l'impression d'avoir essayé de vider la mer avec un coquillage !


lundi 17 novembre 2014

17 novembre 2014. Nouvelles de la Résistance. Les salauds ! (Ou le politiquement correct.)

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J'y reviendrai sans cesse jusqu'à mon dernier souffle et le répéterai :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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1. La citation du jour.
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"Il n'y a pas de défaut dans la cuirasse des heureux du monde postsoixante-huitard. Ils ont le stéréotype sulfureux, le cliché rebelle, la doxa dérangeante, et bien meilleure conscience encore que les notables du musée de Bouville décrits par Sartre dans La Nausée. Car ils occupent toutes les places : celle, avantageuse, du Maître et celle, prestigieuse, du Maudit. Ils vivent comme un défit héroïque à l'ordre des choses leur adhésion à la norme du jour. Le dogme, c'est eux ; le blasphème aussi. Et pour faire acte de marginalité, ils insultent en hurlant leurs très rares adversaires. Bref, ils conjuguent sans vergogne l'euphorie du pouvoir avec l'ivresse de la subversion."

In
Alain FINKIELKRAUT.
L'imparfait du présent. Pièces brèves.
Gallimard, Paris, 2002.
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2. Commentaires.
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N'aurait-il écrit que ça, Alain FINKIELKRAUT aurait plus que largement mérité d'être élu à l'Académie française. Je vous rappelle qu'il s'est trouvé sept imbéciles pour refuser leur suffrage à un écrivain dont la plume, aussi bien que la pensée, est d'une force extraordinaire. Plus avisés et de meilleur goût, les autres immortels l'ont triomphalement élu au premier tour de scrutin.
Quelle est donc cet étrange maladie qui fait béer d'admiration madame HIDALGO ou la Directrice de l'Hôtel des monnaies devant le Plug anal de monsieur McCARTHY ? L'homme n'a pas une once de talent, ne produit que des objets affreux qu'il vend très cher et croît qu'il suffit de transgresser pour faire oeuvre de création ; c'est ce qu'on appelle un artiste contemporain. Les gémissements officiels qui ont accompagné le dégonflage (au sens littéral) de cette obscénité (je ne parle pas de l'obscénité réelle, je parle de l'obscénité artistique qui consiste à déclarer beau ce qui est tout simplement insignifiant et laid) sonnaient faux, comme une sorte de requiem attristé pour la mort d'un "art" enfin exterminé par le bon sens et le goût du Peuple. Par quelle aberration monsieur LAMBERT juge-t-il qu'une photographie représentant un crucifix plongé dans de l'urine est une oeuvre d'art digne d'être exposée dans un Musée ? (Notez que quand cette ignominie a fait l'objet d'une agression, monsieur LAMBERT n'a pas dit que l'on s'attaquait à la beauté, mais il a dit que l'on avait abîmé un objet de grande valeur !)  Comment se fait-il que des mécènes dépensent des millions d'euros pour se payer un monochrome d'Yves KLEIN ? Par quel mystère, Cloaca, une "sculpture" géante représentant un tube digestif humain fonctionnel a-t-il trouvé un musée pour l'exposer ? Son auteur, Wim DELVOYE (dont le nom rappelle fâcheusement celui du Président du CSCE que les Versaillais font se faire un plaisir d'accueillir aujourd'hui) avoue du reste avec ingénuité qu'il cherche à donner une "cotation à l'art".

Ainsi les arbitres du goût sont ces gens qui campent dans les couloirs du Ministère de la culture dans l'attente d'une subvention ou d'une commande. Ce sont eux qui nous imposent ces horreurs mais qui se réservent le droit de puiser dans les trésors d'une culture vivante, comme le fit il y a un certain temps un certain Jack LANG quand il loua le théâtre royal de Versailles pour y faire représenter un opéra baroque à l'intention de quelques amis triés sur les canapés de la rue de Solférino.

Quel mépris pour le Peuple, quelle suffisance, quelle arrogance !

J'entends d'ici le choeurs des pleureuses : l'art doit être en rupture avec tout ce qui se fait. La création est pure invention, pure nouveauté. Comme si l'introduction de la perspective par les peintres italiens de la Renaissance n'avait pas été une extraordinaire invention qui, sans rompre avec le passé, l'enrichissait de mille nuances ; comme si l'impressionnisme et sa décomposition de la lumière, son utilisation de petites touches de couleur, n'avaient pas été une révolution, sans qu'il en résultât une négation ou une condamnation de l'art passé.

Ils entendent nous imposer leurs "valeurs", les postsoixante-huitards, mais le Peuple résiste. Et ce n'est qu'un début. Hors de nos yeux les blasphémateurs officiels et subventionnés ! Hors de nos oreilles ces musiciens ennuyeux qui s'imaginent qu'il suffit de taper sur une casserole pour produire une symphonie ! Nous avons de vrais artistes contemporains ou modernes. Ils font oeuvre de création sans offenser leurs pères et leurs aïeux, ils ne se prennent pas pour sortis de la cuisse de Jupiter et ils ajoutent par leurs travaux à la suite ininterrompue des oeuvres qui font honneur à l'humanité. Mais les habitués des subventions officielles s'arrangent pour qu'on n'en parle pas dans les médias. 

Du balai les ignobles (au sens de "dépourvus de noblesse"), exeant omnes ! Le plus vite sera le mieux.
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3. Informations diverses.
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Bis repetita !

Le 17 novembre, accueillons Jean-Paul Delevoye à Versailles.

Personne n'a oublié Jean-Paul Delevoye, président du CESE, et les 780 000 pétitions jetées à la poubelle, qui nous sont restées en travers de la gorge.
Une bonne occasion est offerte de lui rappeler qu'on existe encore : il sera de passage à Versailles demain lundi 17 novembre, pour une conférence sur les prisons organisée par le Secours catholique, à l'université Inter-âges de Versailles. Un rendez-vous est donc fixé :
Où ? - Impasse des Gendarmes, devant l'Université Inter-âges, à Versailles.
Quand ? - à 20 heures.
Comment ? - avec une bougie et un bâillon pour signifier notre volonté bafouée.
Pourquoi ? - pour une opération "Sentinelles pacifiques", qui lui rappellera notre détermination.
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Revenir sur la loi Taubira ? Même Hollande pense que c'est possible (via le salon beige).

Lucidité ou volonté d'inquiéter à gauche, pour remobiliser autour de lui ? Un petit numéro où Pyromane Ier se fait passer pour un pompier. Bien entendu, il n'en croit pas un mot, mais il essaye de rassembler le peu des troupes qui lui restent. Voir la vidéo ci-dessous :
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20 novembre : Sentinelles/Veilleurs debout pour les droits de l'enfant.



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17 novembre : 3 ministres dans les Côtes d'Armor.

Trois ministres, Sylvie Pinel, Marylise Lebranchu et Fleur Pellerin seront à Plénée-Jugon, lundi, après les Assises des ruralités dans les Côtes-d'Armor.
Sylvia Pinel, ministre du Logement, de l'Egalité des territoires et de la Ruralité, Marylise Lebranchu, ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique, Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication et Axelle Lemaire, secrétaire d'Etat au Numérique, se rendront lundi 17 novembre aux Assises des ruralités dans les Côtes-d'Armor, à Plélan-le-Petit, de 10 h 30 à 13 h 30.
Puis, elles visiteront, à 14 h 45, le Centre éducatif rural pour aveugles et déficients visuels (CERADV) de Plenée-Jugon, à Villeneuve Sainte-Odile.

dimanche 8 mai 2011

Il a dit la vérité

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Qui ne se souvient de la chanson de Guy BEART (je cite de mémoire le titre) : Ce jeune homme a dit la vérité, il doit être exécuté. C'est sans doute pour n'avoir jamais cessé de dire la vérité, de la rappeler, de la clamer que Jean CLAIR, Conservateur général du patrimoine fut taxé de fasciste et traité aujourd'hui encore de réactionnaire.
J'ai lu avec passion l'interview de cet homme de culture qu'a conduite avec beaucoup d'intelligence et de respect Josyane SAVIGNEAU et que Le Monde a miraculeusement publiée dans sa livraison datée du samedi 7 mai. Comment cela a-t-il pu se faire ? Il ne semblait pas être introduit dans les bonnes sphères de la rédaction du journal.


Question : vous parlez de "L'hiver de la culture" (Flammarion, Paris, 2011), ce qui suppose un printemps à venir, or vous décrivez une dévastation.

Réponse : NIETZSCHE avait le sentiment de vivre son temps comme un "automne de la culture", une apocalypse de la modernité et une interminable catastrophe, une plénitude à laquelle la guerre de 1914 viendra mettre fin. Ce que nous vivons aujourd'hui, en cet autre tournant, est un temps de glaciation, de gel des sentiments et des idées. Pourtant j'ai le sentiment parfois que la génération actuelle, acide et désenchantée, est en train de se forger des armes assez puissantes pour casser ce pack glaciaire où la culture s'est prise en culturel marchandisé.


Question : Comment voyez-vous ce "culturel" que vous dénoncez ?

Réponse : La volonté de culture a cessé d'être un mouvement transcendant - que ce soit la foi envers les dieux, l'appétit du savoir des Lumières, la spiritualité ou bien encore un idéal révolutionnaire. En un mot, l'aspiration à un monde supérieur [...], qu'il soit d'ordre divin ou d'ordre social a disparu. Reste le culturel comme divertissement profane, éphémère, trompeur et décevant. Je semble railler les foules qui se pressent aux expositions, mais il ne s'agit pas d'élitisme : je me demande, inquiet, ce que ces gens innombrables attendent de la vision d'une oeuvre.


Question un peu longue et qui porte sur la situation matérielle des artistes contemporains.

Réponse : Beaucoup de grands artistes meurent aujourd'hui inconnus. Cela fait quarante ans que je fréquente leurs ateliers. A côté des rares qui sont reconnus, muséifiés, mercantilisés et qui atteignent des cotes extravagantes, il existe tout un monde d'artistes de grande valeur qui n'ont jamais été reconnus et qui meurent dans la misère. Quand je dis cela, on me prend pour un fou qui croit aux "artistes maudits". Mais la situation est pire, car à l'époque de VAN GOGH, CEZANNE ou GAUGUIN, il y avait de grands collectionneurs comme EPHRUSSI pour MANET par exemple.

Et un peu plus loin Jean CLAIR parle de ces "nouveaux riches sans culture et sans goût, un milieu étroit de spéculateurs qui ne collectionnent pas pour le plaisir mais pour afficher un statut social, avec une nécessité de rentabilité à court terme qui n'a jamais existé en art. Ils exposent, non sans morgue et mépris, leurs collections dans des sortes de showrooms comme on le fait dans le domaine de la mode. Et quand les musées entrent dans ce système pour accorder leur caution publique, on est près de la fin"




Bonjour monsieur AILLAGON ! Vous avez bien dormi, vous qui ne cessez de défigurer le château de VERSAILLES avec des expositions d'art contemporain ignobles, d'artistes très connus et très cotés certes mais dépourvus de tout talent ? Bonjour monsieur Yvon LAMBERT. L'exposition dans votre showroom d'AVIGNON et son Piss Christ est-elle rentrée dans ses frais grâce à l'attrait du scandale et aux soutiens des imbéciles qui l'ont subventionnée ? Bonjour monsieur Frédéric MITTERRAND : heureux d'être l'objet de l'adulation intéressée de moults quémandeurs en quête de mécénat public, et qui ne peuvent gagner leur pitance auprès des gens de goût en raison de leur manque absolu de talent ? Que voulez-vous, tout le monde n'est pas Louis XIV, tout le monde n'a pas le talent des génies que le goût du roi soleil avait su détecter. Bonjour tous les critiques d'art qui rendez compte avec un pathos désespérant et un amphigouri pathétique de ces expositions où des vieux vêtements agités par des ventilateurs sont présentés comme des sculptures dynamiques. Tout cela serait risible si ce ne cachait une situation désespérante, un déni de justice à ceux que la naissance n'a pas fait baigner dans une culture classique, un goût formé, un attrait irrésistible pour les oeuvres des génies, un discernement infaillible entre le tape-à-l'oeil et le cri venu du fond des entrailles et du coeur d'un véritable artiste.


Poursuivons encore au risque de vous lasser.


Question : Que pensez-vous de de la tendance à utiliser les excréments, le sang, le sperme, etc. ?

Réponse : Avec le goût de l'abjection, de l'immonde, la fascination pour les humeurs corporelles senties et goûtées telles quelles, une esthétique du dégoût semble avoir pris la place de l'esthétique du goût qui aura dominé l'art de ses origines jusqu'aux théoriciens de l'esthétique. La position de l'artiste contemporain "tout-puissant", c'est celle de l'enfant qui impose aux autres la vision de ses excréments.


On ne saurait mieux dire. Et si ce n'est pas au nom de l'offense faite à l'image du Christ qu'il fallait protester contre l'infâme exposition d'AVIGNON (Bonjour madame ROIG, salut monsieur VAUZELLE), c'est au moins en raison de celle dont on blessait le goût qu'il fallait le faire.


Et Jean CLAIR conclut cet entretien par une mélancolique réflexion, qui va dans le sens de ce ROUGEMER disait dans l'un de ses commentaires sur la décadence de la société rurale française :

"Je suis revenu [sur les lieux de mon enfance] pour vérifier que le milieu rural dont je venais avait un jour existé. Quand je vivais là, les paysans étaient 52 % de la population. Aujourd'hui, 3 % à 4 %. Une telle disparition m'a sans doute poussé à changer de nom pour écrire."


Jean CLAIR a le noble profil d'un sénateur romain, des yeux profonds qui regardent légèrement vers le ciel, perdus qu'ils sont dans la contemplation d'une beauté constamment attaquée par les imbéciles de tous poils, par les parvenus qui nous empoisonnent la vie, et par ces parasites dépourvus du moindre talent qui hantent les ministères à la recherche d'une commande alimentaire, avec pour seul résultat l'encombrement de l'espace public par du laid, du vulgaire, de l'archi-nul, de l'in-sensé (au sens étymologique). Il est grand temps de donner un coup de pied dans la termitière. Vite, lisons le livre de Jean CLAIR pour renforcer notre décision de résister et de lutter contre tous ces ravageurs.

mardi 12 janvier 2010

Le Roi est tout nu, ou l'art de se moquer du monde

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Qu'est-ce que l'art ? La question mérite d'être posée au moment ou monsieur Christian BOLTASNKI, l'un des artistes contemporains français les plus considérables, paraît-il, s'apprête à exposer ses oeuvres au Grand Palais. Dans la mesure où l'artiste a demandé que le grand vaisseau de verre ne soit point chauffé, je recommande en premier lieu au visiteur de venir bien couvert, et de se munir aussi de cachets d'aspirine. Je vous dirai pourquoi dans quelques instants.
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Or donc cet artiste considérable expose à la vue des amateurs, en premier lieu, une montagne de vieux vêtements, disposés - je l'ai vu de mes yeux au Journal Télévisé - sur une armature de caisses en bois, au moyen d'une grue et ceci d'une manière tout à fait aléatoire, puisque les vêtements sont tombés de mâchoires de fer qu'a entrouvert un grutier au-dessus du support. Les caisses sont complètement enfouies sous ce monceau informe de vestes, de pantalons, de chemisiers tombés du ciel. En outre sont étalés, à côté, dans des carrés délimités par des piquets, d'autres vêtements usagés, plus soigneusement disposés. Je reconnais là qu'il y a une intervention humaine dans la disposition des constituants, ce qui est bien le moins qu'on puisse demander à un artiste dont on cherche cependant l'intention, et le message qu'il veut nous communiquer.
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Voilà ce que l'on présente au public. Que ces dispositifs aient du sens pour BOLTANSKI, je n'en doute pas, encore que... Mais qu'il en est pour les visiteurs, là je doute. Il paraît qu'il faut y voir une évocation des camps de concentration. Alors faites marcher votre imagination, évoquez, et il se peut que ces créations vous y aident, mais n'en tenez aucun compte pour forcer l'évocation. Sinon vous allez avoir mal à la tête (d'où l'aspirine).
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Que l'art doive produire des oeuvres nouvelles est sans doute nécessaire, en tout cas utile. Mais en quoi doit consister la nouveauté ? Il peut y avoir des nouveautés de matière, de couleur, de forme, de support, de thèmes abordés (quand l'oeuvre est figurative), mais surtout la nouveauté doit gésir dans l'inspiration. Et c'est pourquoi il est possible de renouveler par l'inspiration des formes anciennes tout en faisant de l'art contemporain. L'exemple le plus saisissant est celui des peintres d'icônes, qui tout en suivant des canons très rigoureux, arrivent chaque fois à nous saisir jusqu'au plus profond de l'être. Et si l'art n'était que nouveauté, cela signifierait qu'il faut rejeter les oeuvres anciennes dans l'enfer du néant. Or le temps, qui est un grand maître, sait faire la part des choses. De l'écume des jours, il ne subsiste pour notre sensibilité et notre intelligence que le meilleur. Je doute fort que les monceaux de monsieur BOLTANSKI résistent à l'assaut des siècles. Je crois que monsieur BOLTANSKI se moque du monde, même s'il ne le sait pas, ce qui est infiniment grave pour un artiste.
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Et pour s'en assurer, il suffira de le demander à des enfants, dont le sens artistique n'est pas émoussé, dévié, ou gâté par les médias et les marchands d'art. Ils le diront peut-être différemment. mais ils le diront, devant ces tas qui n'ont aucun sens, comme jadis le disait l'enfant de l'invisible vêtement du Roi : le Roi est tout nu ! Il n'a pas de vêtement ! Le Roi est tout nu.