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vendredi 5 juin 2015

05 juin 2015. Nouvelles de la Résistance. Les alertes et le système de pouvoir.

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Non, je ne changerai pas et je continuerai de vous importuner en criant sur tous les toits, et de préférence devant l'Elysée, Matignon, l'Assemblée qui se dit nationale et le Sénat d'une inexistante République :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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1. La citation du jour.
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Nous continuons aujourd'hui la lecture du livre de Bertrand VERGELY, L'homme-Dieu. Voici encore une bonne feuille de cet ouvrage revigorant, roboratif et incisif.

"Quand on veut sauver l'humanité, il faut, bien sûr, devenir Dieu le Père en étant illimité, et être plein d'amour comme le Fils en promouvant l'égalité, mais il faut aussi être prévoyant et providentiel comme l'esprit. D'où l'apparition d'un monde dominé par la sécurité et par trois éléments censés assurer celle-ci : L'Etat, la surveillance et les alertes. (Page 107)
[...].
Hier, lorsque l'homme-Dieu ne dirigeait pas le monde, la vie était insouciante. Aujourd'hui, depuis qu'il gouverne, les choses ont changé. Ainsi, plus question de prendre le train sans être alerté qu'il ne faut pas oublier de composter son billet, ne pas fumer, ne pas utiliser son portable, ne pas laisser ses bagages sans surveillance, ne pas monter dans un train en marche, ne pas en descendre non plus, ne pas oublier de prévenir le contrôleur que l'on n'a pas de billet et, pour finir, ne pas oublier ses bagages. S'agissant du temps, le système mis au point par l'homme-Dieu lance des alertes à la pollution, lorsqu'il fait chaud, qui invitent à rester chez soi et à ne pas faire de sport ; et, lorsqu'il fait froid, il lance des alertes à la neige et au verglas ; lorsqu'il pleut, il lance des alertes aux intempéries et aux inondations. De même, l'homme-Dieu lance des alertes lorsque les vacances commencent, et quand elles finissent également. En cas de grippe H1N1, des alertes conseillent de se laver les mains ; en cas de menace terroriste, des alertes aux colis suspect sont lancées, lorsqu'un conducteur de métro se fait molester, des alertes avertissent qu'un mouvement social va avoir lieu ; sur les publicités des boissons alcoolisées, des alertes invitent à les consommer avec modération ; sur les paquets de cigarettes, des alertes rappellent que fumer tue. Ah ! fumer tue... Quelle merveille de logique  et de cohérence ! Expliquer que le tabac est nocif tout en vendant des cigarettes. (Pages 109-110)"
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2. Commentaires.
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Le régime de l'homme-Dieu est un régime infantilisant. Il est certes plus facile de lancer des alertes que d'éduquer les enfants et les adolescents en invitant les enseignants à enseigner la prudence à leurs jeunes, sans étouffer leur goût du risque, à leur apprendre à lire les signes du temps par un enseignement adapté qui permet de comprendre les très utiles bulletins météorologiques, de leur parler du civisme en leur expliquant que la fraude nuit à tous, y compris à eux-mêmes qui retrouveront dans leurs futurs impôts, le coût de leurs indélicatesses, de leur décrire simplement les signes de la grippe ou de la rougeole.
Il me souvient des leçons de choses que nous dispensait notre bien-aimé instituteur : nous connaissions les maladies infectieuses les plus courantes, dont la tuberculose, les règles d'hygiène élémentaire pour les prévenir, l'intérêt des vaccinations ; il n'était pas envisageable que les grands du certificat d'études pensent à fumer, ni même à boire. Nous n'étions pas plus malheureux pour autant, et nous nous défoulions par des séances de balle aux prisonniers et de chat-perché.
Madame la carnassière et ses acolytes trouvent plus utile d'enseigner les ABCD de l'égalité, la sexualité et ses diverses pratiques, la charte de la laïcité, et d'autres imbécillités, en oubliant que les jeunes n'appartiennent pas à l'Etat ni aux pédagogues abscons qui nous abreuvent de "référentiels bondissants" lesquels parfois deviennent "aléatoires". Ce sont des bouffons qui se regardent le nombril et n'ont strictement aucun intérêt pour la population à laquelle leurs travaux sont censés être UTILES !
En vérité, en vérité, ces systèmes de l'homme-Dieu sont des systèmes de pouvoir qui permettent à des cliques restreintes d'initiés, de politiciens professionnels, alternant à la tête du pays, de satisfaire leur ego. Oh ! Certes, il serait injuste de mettre tous les hommes politiques, pris comme des personnes, dans le même sac. C'est le système qui est dévoyé et qu'il convient d'anéantir : pour cela, il faut appliquer avec intransigeance le principe de subsidiarité, accepter qu'il existe des corps intermédiaire échappant à la tutelle de l'Etat et de ses agents, reconnaître les particularités culturelles et linguistiques des diverses provinces qui composaient ce miracle d'équilibre qu'est notre Patrie, donner aux citoyens de droit d'initiative en matière de référendum. Bref, nous permettre de respirer un autre air que celui des sections du PS, des fédérations de l'ex-UMP, ou des loges maçonniques.
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3. Informations diverses.
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Les trois premières viennent du site du Salon beige.

En mémoire de l'enfant du Temple.

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Trois mousquetaires à Roland Garros ; qui prétend que la France est triste ? [Voir le rectificatif, s'il-vous plaît.]


ERRATUM. Cette photo a été prise en 2014, et publié par un sénateur de l'opposition. Il s'agit donc d'une manipulation que je déplore. Je viens de l'apprendre en lisant la Newsletter du Point. Si je maintiens cette photo, c'est pour dénoncer ce qui est une imposture. Non, l'opposition ne justifie pas le mensonge ni le tripatouillage. Je prie les intéressés d'accepter mes excuses.
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Conférence sur les chrétiens d'Orient à BITCHE.

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"ART" à Versailles (du site des Quatre vérités).


Et le commentaire que voici :

"A quoi sert le conservateur du château de Versailles, si ce n’est préserver la beauté et l’harmonie de ce joyau historique qui attire les touristes du monde entier ? On peut sans hésiter affirmer qu’il a failli une fois de plus à sa mission en acceptant dans les jardins du château les « œuvres » de l’ « artiste » contemporain anglo-indien Anish Kapoor. Attentats visuels dans un lieu emblématique… "

Et ne parlons pas de la "sculpture" intitulée "Le Vagin de la reine" !
Toutes ces "élites" sont les promoteurs de la décadence de notre Patrie. 

Je vous en supplie, chers lecteurs, ayez l'amabilité de faire quelques commentaires, sinon je fermerai ce Blog, en ayant l'impression d'avoir essayé de vider la mer avec un coquillage !


mercredi 3 juin 2015

03 juin 2015. Nouvelles de la Résistance. Les deux dangers qui guettent la démocratie.

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Merci à mes lecteurs habituels (il y en a, si ! si!) qui ont eu la patience d'attendre la reprise :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté ! 
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1. La citation du jour.
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La citation du jour est tirée d'un livre dont je recommande absolument la lecture. Quelques passages en ardus, mais il ouvre sur des perspectives intéressantes à ceux qu'intéresse la transposition dans la vie sociale et politique d'une saine conception de la nature humaine. Ce livre est dû à Bertrand VERGELY et s'intitule La tentation de l'homme-dieu. Le Passeur, Paris, 2015.

D'entrée de jeu, dans son Introduction, Bertrand VERGELY dit ceci :

"La démocratie, qui s'efforce de respecter l'homme en garantissant à celui-ci liberté, égalité ainsi que sécurité, est un régime précieux qu'il s'agit de préserver. De ce fait, il importe de noter que deux choses peuvent lui nuire. La première réside dans ses ennemis, ceux-ci étant les extrémistes religieux. La seconde réside dans ses faux amis, ceux-ci étant ceux qui, sous prétexte de le servir, ont un rapport irresponsable à la liberté, à la l'égalité ainsi qu'à la sécurité, qu'ils utilisent de façon cynique pour leurs intérêts personnels. Une citadelle périssant  toujours de l'intérieur, c'est à ces faux amis de l'homme et de la démocratie qu'il importe de s'intéresser en priorité."
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2. Commentaires.
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Je vous donnerai d'autres extraits de ce livre très important dans les prochains billets. Mais commençons par examiner le statut des deux ennemis que dénonce Bertrand VERGELY.

(a) L'extrémisme religieux pour commencer. Qu'il soit un ennemi de la démocratie, nous en avons tous les jours la démonstration si nous jetons notre regard sur les pays étrangers. Le fanatisme de l'Etat islamique, de Boko Haram, d'Al Qaida nous fait horreur, à juste titre. Nous sommes déjà moins impressionnés par le fanatisme qu'impose aux Saoudiens un islam wahabbite dévastateur de la liberté de pensée. Mais jetons maintenant un petit coup d'oeil sur notre patrie et sur ceux qui ont la charge de la gouverner. Voici ce que monsieur Vincent PEILLON disait dans un livre consacré à Ferdinand BUISSON, le défenseur acharné d'une laïcité militante et antichrétienne :

« L'homme républicain est un animal religieux. Contre l'idée d'une nature pécheresse, d'une histoire déterminée, tout le mouvement de pensée consiste à vouloir réaliser, dans une démarche progressive, graduelle, incarnée, la personnalité de Jésus (...) La perfectibilité de notre nature nous conduit à vouloir être des Christ républicains ». « La religiosité républicaine, morale, politique, repose sur une anthropologie (...) en capacité de produire 'une humanité nouvelle' [Edgar Quinet]... La religiosité républicaine, sans dogme, sans rite, sans prêtre, religion laïque unissant toute les confessions, est l'affirmation d'un idéal par lequel nous nous dépassons, à la fois individuellement et collectivement... Ce qui opère dans l'histoire, c'est l'esprit libre et mystique (...). Cette religion républicaine est une hérésie (...) car toute l'opération consiste bien, avec la foi laïque, à changer la nature même de la religion, de Dieu, du Christ, et à terrasser définitivement l'Eglise. Non pas seulement l'Eglise catholique, mais toute Eglise et toute orthodoxie. Déisme humain, humanisation de Jésus, religion sans dogme ni autorité ni Eglise... »
En savoir plus sur http://www.fait-religieux.com/nos-blogs/aujourd-hui-vient-d-hier/jusqu-ou-va-l-ideologie-laique-de-m.-peillon-#U2PIADjbEFqQoRGj.99

Dites-moi un peu : est-ce que ça n'illustre pas furieusement le titre du livre de B. VERGELY ? Le mouvement de la soi-disant "Libre-pensée", les sociétés maçonniques, les chantres de la laïcité, ont érigé leurs opinions en dogme qu'il convient d'imposer par tous les moyens aux Français. N'y a-t-il pas dans cette prétention totalitaire une forme de dénie de la démocratie ?

Voir aussi :


(b) L'homme-dieu, ennemi de la démocratie ? Mais bien sûr, et c'est une évidence aveuglante au point qu'elle nous a effectivement rendu aveugles.


Examinons simplement et relativement superficiellement les excès soulignés par B. VERGELY.

Excès de liberté ? Quand des juges du Tribunal administratif violent délibérément la loi en ordonnant l'inscription à l'état civil français des enfants nés de "mères porteuses" à l'étranger alors qu'ils en ont déjà un dans leur pays natal, ils estiment que la liberté des couples de personnes de même sexe est supérieur  à la loi qui dans d'autres domaines fait peser lourdement sa rigueur. "L'intérêt de l'enfant", allégué pour ordonner cette inscription, est le faux nez sous lequel ces juges agissent.





Excès d'égalité ? Je ne vais pas refaire toute l'histoire du "mariage pour tous" imposé au nom d'une égalité de droit qui ne repose que sur le désir d'une minorité. Faut-il rappeler aussi que c'est au nom de l'égalité que la belle et carnassière Najat impose sa reforme des collèges qui nivelle par le bas et empêche les meilleurs, quelle que soit leur origine social, d'accomplir leurs talents.




Excès de sécurité ? Principe constitutionnel dit de précaution qui ignore simplement que vivre c'est aussi risquer ! Rigidité des contrats de travail qui est un véritable frein à l'embauche (pas le seul, il faut le souligner) ! Et cerise écarlate sur le gâteau, récente loi sur la surveillance de l'internet. 



Au nom de l'homme-dieu, nous acceptons que Google stocke des données sur chacun d'entre nous : âge, adresse, mode de consommation, accès que chaque internaute a aux sites internet, etc.. Il ne nous paraît pas anormal que le Dr CANAVERO pense pouvoir greffer une tête entière sur le corps d'un autre homme. Et les recherches sur le clonage humain, l'utérus artificiel qui affranchirait les femmes de la pénible grossesse, tout cela qui relève de la démiurgie illustre bien le propos de VERGELY.





Restons-en là pour l'instant, et plutôt que de gloser sur les pastilles de couleur que madame ROYAL entend sinon demander du moins suggérer de placarder sur les pare-brises des voitures en fonction de leur niveau potentiel de pollution (toujours la sécurité), pensons à ces 26 000 chômeurs de plus que l'on essaye de nous dissimuler à coup de nouvelles dépourvues de tout intérêt et de toute substance.



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3. Quelques informations.

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François BILLOT de LOCHNER à TOULON.



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Anniversaire des Sentinelles/Veilleurs debout.





jeudi 26 août 2010

Rectification des noms (bis)

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J'invite mes lecteurs occasionnels à prendre connaissance du commentaire qu'un contradicteur a fait de mon billet intitulé "rectification des noms". Je vais répondre d'une manière générale à ces remarques qui ressemblent beaucoup à des injures et très peu à des arguments. Qu'on me comprenne bien : ce n'est pas une tentative de justification, mais une analyse de la manière dont fonctionnent les esprits tout entier pris dans l'idéologie. Et vous allez voir aussi que ce contradicteur a bien besoin de "rectifier les noms" pour son propre compte. Comme il m'a fait l'honneur de déclarer qu'il était inutile de lui répondre et que de toute façon il ne me lirait plus, ce n'est pas à lui que je m'adresse, mais à tous ceux qui désirent penser et penser en rectitude et avec probité (je n'aurais pas la cruauté de commenter le patronyme de mon contradicteur, tant il me semble ne pas y correspondre ; mais il a eu le courage de se nommer, et je l'en félicite.)
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Premièrement, je n'ai jamais dit que j'avais été à La COURNEUVE. Je n'ai jamais eu l'occasion de m'y rendre. J'ai simplement dit que je voyais très régulièrement un ami qui y était né, y avait vécu, et avait eu une vie, disons "agitée", avant de changer radicalement. Je dis, prétends et maintiens que ce témoignage vaut bien celui de tous les hommes politiques qui regardent dans leur tête avant de regarder le monde. Et je leur suggérais de se rendre à La COURNEUVE. Mon contradicteur n'indique pas y avoir été.
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Deuxièmement, je n'ai jamais prétendu être cultivé. Mais je m'efforce de lire un maximum d'ouvrage et d'aller aux sources. Je m'efforce de les citer. Bref, j'en sais autant que tout le monde, mais peut-être en ignorè-je plus. Et tant pis si je cite encore mon cher CONFUCIUS : "Pour ce qui est de la culture, je ne pense pas être plus médiocre qu'un autre ; pour ce qui est d'agir en homme de bien, j'en suis encore loin" (Lunyu, VII, 32).
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Troisièmement, il est intéressant de noter que mon contradicteur appelle "populiste" des opinions qui naissent dans cette partie du peuple qui ne pense pas comme lui. Il serait tout près d'appeler "populaire", l'opinion de cette autre partie qui l'approuve. C'est cela très exactement le dérèglement des noms. Mais on voit percer le bout de son oreille. Il affirme que le but du politique est l'harmonie sociale - c'est très exactement ce que prône l'actuel pouvoir communiste en Chine : la société d'harmonie. Or si cette fin est souhaitable, elle est irréalisable. Et le but du politique est justement de trouver les voies et moyens de régler dans l'espace public les conflits d'intérêts, sans susciter la violence. Je renvois mon contradicteur au très bon livre de mon fils adoptif : La Société Intégrale (Cédric LAGANDRE). Il y est démontré que tous les pouvoirs totalitaires, sans exception, prétendaient introduire l'harmonie dans la société qu'ils contrôlaient. C'est du reste le point faible, faiblissime même de l'actuelle majorité, que de penser que l'harmonie sociale est réalisable "comme ça", à coup de lois, de décrets, de règlements. Il y faut bien autre chose.
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On voit dans quelle estime mon contradicteur tient les ouvriers, les fonctionnaires, les retraités qui, dans leur quartier, fréquentent les bistrots pour y siroter, qui un blanc cassis, qui un express, et, le cas échéant faire une partie de cartes. Les propos qu'ils tiennent dans ces lieux conviviaux sont donc des propos de bistrot. Mais, quoi qu'en pense mon contradicteur, ils y sont tenus, et à ce titre, méritent d'être pris en compte tout autant que les savantes et fumeuses analystes des penseurs du socialisme ou du libéralisme.
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Enfin je n'ai jamais prétendu que les moyens utilisés actuellement pour contenir la violence et combattre les trafics dans les banlieues sont adaptés au but qu'ils sont censés servir. C'est un autre débat. Et il y a sans doute bien des solutions alternatives à celles des contrôles d'identité plus ou moins arbitraires qui tombent sur des gens paisibles tandis que les grossiums de la drogue et du recel se la coulent douce, sans être le moins du monde inquiétés. Je repose donc la question : le rôle de l'Etat est-il, oui ou non, d'assurer aux citoyens la sécurité de leurs biens et de leurs personnes ? On peut discuter des moyens, j'en conviens, mais je doute que l'on puisse nier la légitimité de la fin.
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mardi 24 août 2010

Rectification des noms

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Le premier devoir d'un État est d'assurer aux citoyens la sécurité de leur personne et de leurs biens. A cette fin, il dispose de plusieurs moyens, et notamment : (a) la loi (qu'il ne faut pas confondre avec la réglementation, laquelle est souvent tatillonne et tyrannique) ; (b) la police ; (c) la justice. Comme la si bien dit René GIRARD, le rôle de la loi est d'empêcher le déferlement de la violence dans les communautés humaines.
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Nous sommes en train de nous faire piéger par les mots, et l'un des plus mensongers est celui de "sécuritaire". Il fait se dresser les cheveux sur la tête de nombre des bien pensants et des politiquement corrects. Et pourtant, ainsi que je viens de le dire, nous vivons dans un univers encadré par des dispositifs qui n'ont d'autres buts que d'assurer cette sécurité : les feux rouges, les barrière de sécurité, les mesures destinés à lutter contre l'alcoolisme ou le tabagisme, les réglementations (voir mon premier paragraphe) qui hélas s'appuient trop souvent sur le principe dit de précaution, la vidéosurveillance.
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Il apparaît à "l'opinion publique" (pour dire vrai, aux médias) que les mesures de sécurité, rangées dans la catégorie de la politique "sécuritaire", sont liberticides. Toutes ces belles âmes, bien entendu, n'ont jamais mis les pieds à La Courneuve, vers 21 heures. Il se trouve que je compte dans les personnes pour qui je nourris une grande affection un homme qui est né et a vécu à La Courneuve, a braqué une banque, a trafiqué de la drogue, a fait de la prison, et, prenant la mesure de ses erreurs, a fait retour sur lui-même. Il m'a donné son témoignage. Ce que racontent les journaux écrits, radiodiffusés ou télévisées sont bien en deçà de la vérité, me dit-il : violences, viols, vols, défonces, dégradations dus à quelques bandes, sont le lot quotidien des habitants de ces quartiers qui n'en peuvent plus. Les pouvoirs publics le savent. Ils sont impuissants, faute de prendre les moyens qui ne pourraient être que musclés.
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Cela, c'est la réalité. Je maintiens que le devoir de l'État est d'assurer aux citoyens paisibles la sécurité. C'est là un de leurs biens naturels inaliénables. Et plutôt que de pérorer en tailleur Chanel à la Fête de la Rose, ou de tracer des plans sur la comète en dînant chez Edgar et en pleurant sur les idéaux trahis de la République, monsieur de VILLEPIN, madame ROYAL, madame AUBRY, feraient bien de se renseigner sur le tas. J'y ajoute monsieur HORTEFEUX qui pourrait prendre une mesure plus juste de la détresse de ces quartiers abandonnés, en s'y rendant plus souvent et sans grand apparat.
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Il y a un abîme d'abîme entre ce que disent les journaux et ce que pense le peuple. Et il y aura des retours de bâtons que nous ne pouvons même pas envisager, tant le décalage est grand entre les grandes envolées lyriques des ténors politiques et la réalité quotidienne de tant de Français. Que la politique s'inspire de nobles idéaux, je trouve que c'est juste ; qu'elle les transforme en idéologie, c'est dramatique. Elle doit aussi s'intéresser au réel. La vérité pratique, celle qui doit inspirer les décisions des responsables est sans aucun tendue entre le souhaitable sur le plan des principes et le possible sur le plan de l'action.
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Disqualifier toutes les mesures de sécurité, qu'elles soient préventives ou répressives, en les assimilant à "une politique sécuritaire" est une imposture. Mais notre siècle a l'habitude de trahir les mots : un pauvre est appelé un "économiquement faible", un sourd, un "malendant", un aveugle "un malvoyant", un paralysé ou un handicapé physique, "une personne à mobilité réduite", et j'en passe.
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Alors je vais, pour terminer, vous citer CONFUCIUS, mon cher CONFUCIUS : "Si les mots ne sont pas corrects, les discours ne sont pas conformes à la réalité. Si les discours ne sont pas conformes à la réalité, les affaires ne peuvent pas être menées à bien. Si les affaires ne peuvent être menées à bien, les rites et la musique [note du transcripteur : comprenons ici : les formes de politesse et les sains loisirs] ne se peuvent épanouir. Si les rites et la musique ne se peuvent épanouir, [et, selon moi, voilà la pointe de la citation], les peines et les châtiments ne connaissent pas le milieu juste. Alors le peuple ne sait plus quoi faire. L'homme de qualité doit pouvoir énoncer clairement ce qu'il conçoit, et agir en accord avec ses paroles." (Entretiens [Lunyu en chinois], XIII, 3]. C'est ce qu'il appelle la "rectification des noms".
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A bon entendeur, salut !

mardi 17 août 2010

De tout un peu

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L'actualité me suggère quelques réflexions qui portent sur des sujets très divers. Je vais vous les livrer en vrac.
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Il se trouve que l'une de mes soeurs, mariée à un roumain et parlant couramment la langue roumaine a pu me donner quelques renseignements sur les communautés roms. En vérité, elles-mêmes se donnent le nom de Rroms (deux r, le premier majuscule). Ce sont des tziganes. On en retrouve aussi en Bulgarie et en Hongrie. J'ignore si elles s'y donnent aussi ce nom . Ma soeur, qui avait eu le plus grand mal à faire sortir son mari de Roumanie, du temps de CEAUCESCU, me disait son étonnement de constater à l'époque la présence d'un grand nombre de Rroms dans les gares, notamment la gare Saint-Lazare, alors qu'il lui avait fallu des mois pour arracher l'accord du régime impitoyable du "génie des Carpathes" et que son époux puisse la rejoindre à PARIS. Ces fils de l'air lui semblaient avoir un génie tout particulier pour franchir les frontières, toutes les frontières, qui, à leurs yeux, n'existaient pas, n'avaient aucune raison d'exister. Selon elle, ces communautés sont parfaitement inassimilables, tant elles sont enracinées dans le nomadisme. Il me semble que l'opinion est exagérée, car trop générale. Néanmoins, je crois qu'il ne faut pas trop s'illusionner sur l'efficacité de l'expulsion. Ma soeur m'a confirmé l'existence des belles villas qu'elle a vues de ses yeux dans certains quartiers de BUCAREST.
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Nous pouvons être fiers de nos athlètes et de nos nageurs. Eux, au moins, à la différence des joueurs de foot-ball, stipendiés et pourris par l'argent, ils n'ont pas honte de s'envelopper dans le drapeau tricolore après la victoire, et de chanter la Marseillaise quand en retentit la musique. Un bémol, une anicroche toutefois. Pourquoi faut-il que l'un des membres de la famille de Myriam SOUMARE, venue accueillir l'héroïne à l'aéroport - c'était une femme drapée dans un superbe boubou -, eût brandi le drapeau mauritanien (croissant d'or, à l'horizontale surmonté d'une étoile d'or sur fond vert) ? Se rend-elle compte qu'elle offense le d'accueil qu'a choisi Myriam comme nouvelle patrie ? Myriam SOUMARE, notre championne, est française. Elle a porté bien haut notre drapeau. Point. Et point de drapeau mauritanien pour célébrer cette victoire française.
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Avec l'élégance habituelle qui caractérise ses propos, monsieur Daniel COHN-BENDIT prétend, je cite, que "Nicolas SARKOZY prend les Français pour des cons" (sic). J'ai cherché vainement pourquoi dans son "argumentation". Il me semble moi que le plus c... de tous est celui qui tient ses propos. Monsieur de TALLEYRAND-PERIGORD disait : "Tout ce qui est excessif est nul". Et dans la bouche de Dany, ce qui est nul car excessif est en vérité nullissime. C'est dommage pour un homme qui semble avoir une certaine intelligence. Mais un de mes collègues mathématiciens de STRASBOURG me disait, "il n'y a aucune corrélation entre l'intelligence et la connerie" (que l'on me pardonne cette citation intégrale). Dans le cas qui nous préoccupe, c'est bien vrai.
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Un journal titre (je crois bien que c'est Marianne) : "Sécurité : 70 % des Français lâchent SARKOZY". Il faut décoder ce titre porteur de mensonge. En voici l'historique : il y a deux semaines, Le Figaro publie un sondage montrant qu'une très grande majorité de Français (de 80 % à 55 % selon les questions, la première ayant trait à la déchéance de la nationalité pesant sur les délinquants d'origine étrangère étant justement approuvée à 80 %, la dernière, relative, pour autant qu'il m'en souvienne, à l'interruption du paiement des allocations familiales aux parents de mineurs délinquants, l'étant à 55 % seulement) approuve le discours de GRENOBLE et les mesures annoncées. Peu de temps après, un autre sondage nous apprend - pour faire contrepoids au premier ? - que 60 % des Français jugent la politique sécuritaire du Président inefficace. N'importe quel esprit droit comprend ce que ce sondage signifie. Si ces mesures sont inefficaces, c'est que la sécurité n'est pas assurée, et qu'il est nécessaire de trouver d'autres solutions ; on peut inférer que la majorité des Français aimerait des mesures plus drastiques et non pas le contraire. Il faut cependant admettre que dans les 60 %, il y a des citoyens qui sont hostiles à toutes mesures bridant les "libertés individuelles", dont certains sensibles aux questions de sécurité qu'ils traiteraient par la prévention et non par la répression. Plutôt que de mettre des affichettes vengeresses dans les lieux publics soumis à vidéo-surveillance : "Souriez. Vous êtes filmés", il serait préférable de mettre : "Souriez. Vous êtes agressés." Non ?
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Voilà les quelques réflexions qui me viennent à l'esprit en ce jour gris. Je désirais vous en faire part.
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