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lundi 11 novembre 2019

Lundi 11 novembre 2019. Des obligations (et non des devoirs) et des droits.


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SIMONE WEIL, TOUJOURS.
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"La notion de droit, étant d'ordre objectif, n'est pas séparable de celles d'existence et de réalité. Elle apparaît quand l'obligation descend dans le domaine des faits ; par suite elle enferme toujours dans une certaine mesure la considération des états de fait et des situations particulières. Les droits apparaissent toujours comme liés à certaines conditions. L'obligation seule peut être inconditionnée. Elle se place dans un domaine qui est au-dessus de toutes conditions, parce qu'il est au-dessus de ce monde.

Les hommes de 1789 ne reconnaissaient pas la réalité d'un tel domaine. Ils ne reconnaissaient que celle des choses humaines. C'est pourquoi ils ont commencé par la notion de droit. Mais en même temps ils ont voulu poser des principes absolus. Cette contradiction les a fait tomber dans une confusion de langage et d'idées qui est pour beaucoup dans la confusion politique et sociale actuelle. Le domaine de ce qui est éternel, universel, inconditionné, est autre que celui des conditions de fait, et il y habite des notions différentes qui sont liées à la partie la plus secrète de l'âme humaine."
In
Simone WEIL.
L'enracinement. (Téléchargeable.)
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COMMENTAIRES.
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Le texte de Simone WEIL peut paraître difficile. En réalité, il est est d'une clarté absolue et il explique très bien, d'une part l'origine des lois dites sociétales, qui dépendent de conditions particulières, objectives sans aucun doute, mais contingentes car conditionnées par l'état de la société et de l'opinion, (manipulée souvent, docile toujours), et d'autre part les réactions hostiles de nombre de nos concitoyens à ces lois.
La loi positive déclare que les officiers d'état civil ont le devoir de marier des homosexuels. C'est un devoir pour eux, un devoir qui est la contrepartie du droit qui est accordé à cette partie de la population française. C'est un devoir légal, mais ce n'est pas une obligation, car l'obligation seule est inconditionnée, alors que le droit des homosexuels au mariage est conditionnée par la loi et l'état de la société.
Simone WEIL assigne l'origine du chaos intellectuel et moral dans lequel notre malheureuse patrie est plongée, à l'idéologie des hommes de la révolution. En effet, comment concilier des droits érigés en absolu avec les conditions effectivement variables et changeantes de la société qui amène le législateur à constamment bafouer les principes supposés intangibles exposés dans la déclaration des Droits de l'homme ? Très simple : il suffit de définir ce qu'est un être humain, puis d'en tirer les conséquences.
En ce qui concerne l'avortement, la chose a été facile. Il a suffi de déclarer que l'embryon et le foetus ne sont pas des personnes, et donc n'ont pas de droit absolu à vivre. Idem pour l'euthanasie. Il suffit de déclarer que des vie ne valent pas d'être vécues pour les supprimer, d'où l'assassinat légal de Vincent LAMBERT. Or il est évident que nous avons, en tant qu'être humain, l'obligation absolu de respecter toute vie humaine, sans parler de celle des animaux.
Les choses deviennent plus compliquées quand il s'agit de la PMA ou de la GPA. C'est en réalité le désir de quelques personnes, désir qui ne peut être assouvi par les conditions que la nature et la culture imposent à la procréation, qui justifie l'octroi de  ce nouveau droit. Dans ce cas, on oublie l'obligation qu'impose la nature à l'homme d'être inscrit dans un lignage (d'où, pour les animaux de race, les pedigrees), l'obligation de reconnaître en l'autre un égal, et de le pourvoir d'un père (PMA) ou d'une mère (GPA), tout comme ceux ou celles, qui ayant eu ce bonheur ou ayant satisfait à cette condition réclament le droit d'en priver l'autre.
Bref, les obligations ne dépendent nullement des conditions géographiques, sociales ou politiques. Elles ont un caractère transpatial et transhistorique qu'il est loisible de repérer dans toutes les cultures, colorées sans aucun doute par des aspects particuliers dépendants du climat, de la langue, de l'organisation sociale, mais respectées en raison de ce caractère impératif.
Il n'y a pas d'enracinement possible sans respect des obligations inconditionnées. On verra que ce point a des conséquences incalculables, notamment dans la manière de traiter les problèmes liés à l'immigration.



samedi 27 août 2016

27 août 2016. Nouvelles de la Résistance. Mondialisation, marchandisation, socialisme, c'est tout un !

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LES CITATIONS DU JOUR.
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"Le marché accompagne la définition de l’individu comme un être essentiellement désirant. Désormais, nous sommes d’abord ce que nous désirons : des objets, des êtres, des styles de vie, des expériences. Nous confondons la multiplication des droits avec celle des appétits, sans concevoir la moindre contrepartie sous forme de devoirs. Une société de marché est d’abord une société de services axée sur la commodité et l’immédiateté : ajustement le plus minutieux de l’offre à la demande, et plus l’offre est personnalisée, adaptée aux goûts de chacun, plus elle est valorisée. […]."
In
Pascal BRUCKNER.
Misère de la prospérité. La religion marchande et ses ennemis.
[Bernard] Grasset, Paris, 2002, p. 168

"C’est ainsi qu’un biosociologue a proposé sans rire que les femmes occidentales prennent l’habitude de faire implanter leurs embryons, contre rétribution, dans le ventre de femmes du tiers monde, lesquelles joueraient ainsi le rôle de mères porteuses. Elles assumeraient, à la place des femmes plus riches et plus occupées du Nord, les inconvénients de la grossesse et les douleurs de l’accouchement. Offrir à ces femmes déshéritées quelques dizaines de milliers de .francs pour chaque « portage » permettrait d’atténuer leur misère. Pour le Nord, cela aiderait à résoudre les problèmes de la dénatalité et de l’immigration : exportation d’embryons congelés et réimportation de nourrissons parfaitement adaptables et assimilables. Les libéraux les plus extrémistes ne voient pas d’objection à l’instauration d’un tel commerce international."
In
Jean-Claude GUILLEBAUD.
Le principe d’humanité.
Éditions du Seuil, Paris, 2001, p. 216
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2. COMMENTAIRES.
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Les hommes qui ont la prétention de nous gouverner et qui sont à l’heure actuelle au pouvoir, n’ont pas de mots assez durs pour stigmatiser le capitalisme ou le tout marchand, mais beaucoup d’initiatives juridiques, législatives ou politiques pour en consacrer le règne. La dernière innovation est celle qui consiste à introduire, par le biais de l’inscription à l’état-civil d’enfants nés à l’étranger de mères porteuses, la pratique de la GPA dans notre pays. C’est très exactement ce que dit Pascal BRUCKNER quand il avance que le marché définit l’individu comme désirant qui confond ses droits avec ses appétits. Si le droit est la reconnaissance d’un dû, il faut accepter l’idée qu’un enfant n’est pas dû à un « couple » homosexuel. Que ce dernier puisse le désirer n’implique pas qu’on doit accepter de faire droit à ce désir. En d’autres termes, il y a des limites au désir.
La seconde citation commente le propos d’un biosociologue, analysé par François DAGOGNET (nous dit GUILLEBAUD), dans son ouvrage La Maîtrise du vivant. Ces propos ont été tenus par ce biosociologue dont je ne connais pas le nom, et montrent dans quelle profondeur de bassesse la marchandisation du corps et le matérialisme peuvent nous faire tomber. Il est du reste intéressant et paradoxal que ce soit DAGOGNET qui, semble-t-il, cherchait la vérité du côté de l’objet et non du sujet, qui se soit penché sur cette question de la marchandisation du corps.
Dès lors vous comprendrez pourquoi il est essentiel de participer à la Manifestation du 16 octobre organisée par La Manif Pour Tous, pour lutter contre les initiatives souterraines, tordues, et inhumaines que veulent nous imposer les gens de ce régime intellectuellement et spirituellement corrompu.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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A propos de vêtement, lire (du site du Salon Beige).





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L’imbécile au service de la mondialisation : j’ai nommé monsieur JUNCKER (du site du Salon Beige), voir :

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Souvenir des prêtres martyrs de la Révolution dans le diocèse de Laval, (du site Riposte catholique)


Voici un extrait de l’article :

"Guillotinés le 21 janvier 1794 à Laval, l’abbé Jean-Baptiste Turpin du Cormier, curé de la Trinité, ses vicaires, les abbés Jean-Marie Gallot et Joseph Pellé, les abbés Jacques André, Augustin Philippot, François Duchesne, André Duliou, René Ambroise, François Migoret, Julien Moulé, Julien Morin, Louis Gastineau, Pierre Thomas, le R.P Jean Triquerie, religieux cordelier, avaient refusé de prêter le serment à la constitution civile du clergé que Rome avait déclaré schismatique."





samedi 5 juillet 2014

5 juillet 2014. Nouvelles de la Résistance : trahison de la patrie par les élites auto-proclamées

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Qu'on se le dise !

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !

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1. La citation du jour.
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De Philippe BENETON. Dans Les fondements de la justice. (Contribution parue dans À LA RECHERCHE D’UNE ÉTHIQUE UNIVERSELLE.)
Académie d’éducation et d’études sociales. (Collection "Histoire essentielle" de l’Éditeur.)
François-Xavier de Guibert, Paris, 2012.

"L’illusion moderne est de croire que de bonnes institutions suffisent et que, par suite, les acteurs peuvent être égoïstes en toute bonne conscience. Ils y gagnent la prospérité grâce aux mécanismes du marché, les droits grâce à la mécanique de la démocratie libérale, ils peuvent même y gagner la justice grâce aux constructions théoriques d’aujourd’hui. Mais la cupidité altère le marché, l’absence d’esprit public corrompt la démocratie libérale. Quant à l’idée d’une société où tout serait juste et sans que quiconque soit tenu de l’être, elle pousse l’illusion encore plus loin. La théorie peut aveugler." 
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2. Commentaires.
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Je ne pense pas qu'il soit nécessaire de commenter l'évidence. Nous pensions avoir de bonnes institutions ? Chaque jour qui passe nous montre que les gens de pouvoir (majorité ou opposition) les utilisent à leur profit, sans souci des personnes et des biens. Nous pensions que notre démocratie prétendument libérale (en vérité l'un des régime les plus totalitaire qui soit, puisqu'il nous interdit de penser dans l'espace public, espace politique par excellence, un espace parfaitement réglé par la loi : il n'y a qu'à voir comment une Sentinelle/Veilleur debout a été expulsé manu mitari de la Place Vendôme [Vidéo de Viméo, à voir sur le site du Salon beige]) nous pensions disais-je que la démocratie libérale nous donnait des droits ; elles nous les ôtent au fil du temps qui coule. Nous pensions avoir la justice au service du citoyen. Chaque jour qui passe nous démontre le contraire : des supporteurs algériens peuvent, chez nous, brûler des voitures, caillasser des policiers, ils ne sont pas inquiétés, mais on interdit au maire de Nice d'interdire l'usage de drapeaux étrangers dans les rues pendant la coupe du monde.
Je le dis tout net : nos élites politiques, juridiques, intellectuelles, médiatiques nous trahissent, trahissent leur patrie, et contribuent à l'effacer de la scène internationale. Comme j'aimerais qu'une révolution douce (pas de la même nature que celle dont on s'apprête à fêter la naissance le 14 juillet) nous permît de juger ces hommes et ces femmes pour le mal qu'ils ont fait. Mais je rêve ; ils continueront de nous dézinguer, jusqu'au jour où, lassé de tant de trahison, il y aura une révolte violente dont eux seuls seront les responsables.
(Il est vrai que monsieur Bernard HENRI-LEVY se shoote pour doper sa "création" philosophie et sa pensée et qu'il donne ainsi une très belle image de l'état réel de ces élites auto-proclamées !)
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3. Informations diverses.
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Elle est pas belle l'Europe ?

Déclaration du père de Léonarda qui semble avoir bénéficié, lui et sa famille, d'un passeport croate lui donnant droit à revenir nous emmerder : "Attention, j'arrive !"
Si nous avons un gouvernement digne de ce nom, il reconduira à la frontière ces insolents qui nous narguent. S'ils ne le font pas, je crains qu'il ne se trouve des citoyens pour botter le derrière aux divers membres de cette famille de parasites. Je suis désolé de devoir être aussi peu charitable d'apparence. Mais ces gens n'ont strictement rien à faire ici, sauf à bénéficier de prestations payées avec la sueur des Français qui bossent.
Du balai !