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jeudi 8 août 2019

Dimanche 04 août 2019. Mes chroniques : mœurs contemporaines, à lire absolument

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CHRONIQUE À PROPOS DE VINCENT.
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Non, l’état de syndrome d’éveil non-répondant n’est pas définitif.

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CHRONIQUE DE LA COURAGEUSE.
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Voici ce que dit Agnès THILL.

En vérité, ce système macroniste n’a qu’un but, n’utilise qu’une ^panoplie restreinte moyens pour parvenir à garder le pouvoir et ses avantages coûte que coûte : la menace, la surveillance et la violence.
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CHRONIQUE DE LA MÉMOIRE.
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En mémoire des martyrs d’Orange guillotinés pendant la Révolution.


En mémoire de Philippe MURAY et de son combat contre homo festivus !

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CHRONIQUE DE LA JUSTICE À GÉOMÉTRIE HYPERVARIABLE !
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Un magistrat qui fait de la politique au détriment de la vérité !

Mentir pour protéger monsieur MACRON. Voilà l'excuse de ce magistrat.
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CHRONIQUE DE LA PERSÉCUTION.
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C’est une chrétienne. Donc les médias français s'en foutent !

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CHRONIQUE D’UN SCANDALE, D’UNE HONTE, D’UNE IGNOMINIE.
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Ah que c’est beau la GPA !

Imaginez maintenant qu'une femme d'un couple de lesbiennes se fasse inséminé par le sperme d'un  donneur inconnu, que l'enfant qu'elle porte soit anormal et qu'elle n'en veuille point pas plus que sa compagne.
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CHRONIQUE DES CINGLÉS.
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Voilà se qui se fait au Japon (et qui se faisait déjà en Grande-Bretagne !)

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CHRONIQUE DE LA BONNE VIE EN FRANCE.
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On dézingue sec à Nantes !


Un policier se fait les gilets jaunes sur Instagram




Un policier tabasse un quidam (qui traversait la rue pour trouver du travail ?)  à Nantes.


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lundi 16 décembre 2013

Nouvelles de la Résistance : regardez bien la vidéo

Juste avant de partir !

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Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.

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Vidéo de l'embarquement des Veilleurs le soir du 13 décembre.

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=qtvPtUX7QVo

Ecoutez bien ce que dit le commissaire (1' 09"). Il aura sans aucun doute à rendre des comptes !
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En californie, vidéo d'un flash mob d'étudiants catholiques à l'occasion de Noël.
Du site Riposte catholique.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=xagijq3_-s4

samedi 14 décembre 2013

Nouvelles de la Résistance : ils ont osé hier soir. Deuxième billet du 14 décembre 2013

Dans ma grande naïveté, je croyais que mes amis restés hier soir sur le trottoir de la rue saint Honoré, après notre départ surveillé, seraient eux-aussi libérés. Étant moi-même conduit avec Antoine et une quinzaine de Veilleurs au métro le plus proche (? ! : Madeleine !), je n'ai donc pas pu assister aux événements qui ont justifié l'embarquement de mes amis. Monsieur VALLS n'y va pas avec le dos de la cuillère quand il s'agit des opposants. Il est un peu plus mou avec les casseurs du Trocadéro. Le pire, pour moi, est qu'il s'est trouvé des gendarmes, des gradés, des officiers pour obéir à ces ordres illégaux, pour le faire sans s'interroger, et le faire parfois avec brutalité (j'ai été moi-même poussé avec violence hier soir alors qu'il m'était impossible de marcher plus vite en raison de l'encombrement du trottoir par notre petiote troupe). Il est nécessaire de leur faire comprendre que nous ne céderons pas sur nos libertés, que nous ne sommes pas leurs esclaves. Nous ne voulons aucun mal aux forces de l'ordre (du désordre), mais nous désirons leur faire prendre conscience de ce qui est en train de grossir dans notre patrie : un rejet définitif, et une répulsion irrépressible pour ce régime. Que les gendarmes nous barrent l'accès à la portion de rue qui passe devant l'Elysée, passe encore, on peut le comprendre. Mais qu'ils embarquent des marcheurs pacifiques qui chantent et veulent prendre un vin chaud sur un marché de Noël, voilà qui passe l'imagination.
Je vous invite, chers lecteurs à venir protester à PARIS le 26 janvier, jour de la colère, contre ces gens qui n'ont aucun scrupule, aucun respect des lois, aucune morale et cumulent sur leur tête les stigmates de l'imbécillité bernanosienne, l'arrogance des profiteurs du moment et l'aveuglement des nantis. Voyant cela, ayant participé à cette veillée, ayant assisté à la plus grande partie de la scène qui s'est déroulée au voisinage de l'Elysée, j'ai acquis la conviction que nos dirigeants sont des fauteurs de guerre civile. Mais qu'ils prennent garde : à force de jouer avec le feu, de violer les conscience, de nous imposer des lois que nous ne voulons, et de nous faire absorber de force la présence de populations étrangères qui nous détestent, nous méprisent et nous exploitent, ils risquent fort un retour de bâton. Ces gens, quand ils quitteront le pouvoir, devront être jugés, sinon par la justice, du moins par l'histoire.








samedi 23 novembre 2013

Nouvelles de la Résistance : récit de la veillée du 22 novembre ; premier billet du 23 novembre 2013, première partie

Je sais, voilà un très long billet. Mais je vous demande de le lire attentivement jusqu'au bout et notamment de lire in fine le texte de PROUDHON, le sympathique anarchiste, l'anticlérical patenté, mais l'homme à l'esprit d'enfance. Dans mon deuxième billet, j'expliquerai les raisons pour lesquelles, à la suite de cette veillée, j'ai tout lieu de croire que les forces du désordre, chargées de nous contenir, de nous humilier, de nous contraindre, sont en réalité en train de changer d'attitude : cave populum, cave populum Caesar !
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Je suis parti tout seul à la 28e soirée organisée par les Veilleurs. Antoine, retenu par d'autres occupations, ne pouvait se joindre à moi. Guillaume, lui, ne devait me rejoindre que vers 22 heures. Nous n'avons pu nous retrouver. La veillée était censée se tenir Place de l'Hôtel de Ville dont l'accès, grâce à la délicate et très démocratique initiative de monsieur DELANOE (enfin je le suppose) nous était interdit. Qu'à cela ne tienne ! Nous nous sommes assis sur le trottoir non loin de ce manège qui fleurait bon les attractions d'antan, celles que les enfants du début du XXe siècle, en marinière et culotte courte et  coiffé d'un petit chapeau à rubans, fréquentaient en compagnie de leurs parents. Contrairement à ce qui s'était passé dans la soirée du 8 juillet, les bouches de Métro de la Station Hôtel de Ville étaient ouvertes. Je suis arrivé vers 20 h 15 au moment où une animatrice achevait la lecture d'un passage de Ruy Blas. Pour dire le vrai, je déteste l'enflure de Victor Hugo, mais il a parfois de beaux vers, et cet extrait soulignait à la fois les limites du pouvoir et celle de la légitimité qui lui est indissolublement liée dans des sociétés libres.
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Froid vif. En dessous de ma doudoune, et en plus d'une très longue écharpe noire, tissée en Inde et que m'a offerte un de mes fils au retour d'un lointain voyage, j'avais mis mon beau sweat de la Manif pour tous. Bien m'en a pris, car j'ai pu protéger mes très fragiles oreilles des morsures du froid en rabattant la capuche sur mon crâne dégarni. Et comme en plus du sweat, j'avais un pull, je pouvais rivaliser de protection avec les policiers revêtus de leur cuirasse en forme de peau de crocodile ou de dinosaure. Soyons juste, ils étaient discret, les trois groupes de deux qui "protégeaient la Place" de nos putatives fureurs. Mais derrière les barrières, du côté Seine et du côté Rivoli, il y en avait de très nombreux, et qui n'avaient pas l'air commode. Apparence, comme j'aurai l'occasion de vous le dire tout à l'heure. Nous avons eu de très belles interventions de fond des deux XAVIER, des remarques diverses d'AXEL (groupe théâtre, groupe chant mis en place par les Veilleurs) et puis il nous a été lu un texte de Max WEBER. Le penseur y explique qu'il y a trois sources possibles à la légitimité : celle de la tradition, celle du charisme de celui qui détient le pouvoir, et enfin la légitimité légale et rationnelle. En les distinguant aussi formellement, Max WEBER ne semble pas voir qu'une légitimité s'origine simultanément à ces trois sources, et que la légitimité authentique, celle qui entraîne la libre adhésion des citoyens aux mesures contraignantes qu'il édicte doit TOUJOURS y puiser. Je dois dire que le charisme de monsieur HOLLANDE est aussi éclatant que celui d'un biftèque (graphie à la française), que sa volonté de changer la civilisation le coupe de la première source de la légitimité, et qu'il ne peut vraiment s'abreuver à la troisième si l'on en juge par les sondages et l'élection par défaut qui lui a valu de poser ses fesses sur le trône républicain de premier magistrat. La véritable question est bien celle-là : monsieur HOLLANDE est-il légitime ?
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La véritable faiblesse de monsieur HOLLANDE et de ses amis est qu'il ne reconnaît à la légitimité que l'élection et la "raison" et la "légalité" et que, comme je viens de le dire, elle est très problématique ; cela ne vous rappelle-t-il pas la remarque d'un député socialiste à un député de l'opposition en 1981 : "Vous avez juridiquement tort, parce que vous êtes politiquement minoritaire". Etait-ce monsieur LAIGNEL que ses ennemis appelaient le "nain sectaire (ce qui n'est pas gentil) ou monsieur Paul QUILES (qui voulait faire tomber des têtes et très vite qui avait reçu pour cette raison le surnom de ROBESPAUL) ? Je ne sais plus. En tout cas, il est clair que le libre consentement des citoyens au pouvoir exige la légitimité, le respect des consciences et la réciprocité des relations entre gouvernants et gouvernés. Elles ne peuvent être du type "dominants-dominés".
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Le jeune JEAN nous lit la fable de LA FONTAINE : "Le loup et l'agneau". il y apparaît que le loup tire sa légitimité prétendue de la force de ses mâchoires. Il a la force, donc il a le droit pour lui. D'autres intervenants insiste sur la différence qu'il y a entre la légitimité et la légalité, entre pouvoir et autorité (qui est ce en quoi s'enracine le pouvoir). Mais, et c'est là une réflexion salutaire, il se pourrait bien que nous fussions tous des loups avant d'être des agneaux.
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Ah ! je ne vous ai pas parlé de l'intervention d'une jeune animatrice qui commente le très politique tableau de GERICAULT du radeau de la Méduse. Chaque détail du tableau trouve son contrepoint dans les pratiques de nos actuels Gouvernants. JEAN-PAUL commente la pièce de MACHIAVEL, un pastiche terrible et symbolique de la politique, où l'auteur du Prince met en scène (dans la Mandragore) un cocu (le peuple) qui encense son cocufieur, et le cocufieur (le pouvoir) qui s'enorgueillit d'occuper la maison et le lit de sa maîtresse (la patrie). Il insiste sur le fait qu'un vrai pouvoir légitime est un pouvoir de légèreté, et de kénose (d'abaissement volontaire au service du Bien commun). Un extrait de McBeth nous est admirablement interprété par deux acteurs. MacBETH qui veut et vient d'assassiner le roi d'Ecosse DUNCAN dans son sommeil, et est couturé de crai:nte et de remords, MacBETH que sa femme gourmande devant tant de faiblesse, (et c'est sans doute pourquoi madame TRIERWEILER a décidé de ne plus se taire et de parler de politique...)
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PIETRO, en un français parfait nous parle de la naissance des Sentinelles/Veilleurs debout en Italie ; SILVIO nous lit l'extrait édifiant d'un auteur italien sur ce qu'est la politique. Et puis, il y a cette intervention où il nous est lu un texte de l'anarchiste PROUDHON qui aurait droit aujourd'hui aux foudres de madame TAUBIRA, de Manuel GAZ et de monsieur AYRAULT, ridicules marionnettes ou serviteurs fidèles d'un incapable et illégitime Président de la République. J'ai pu retrouver (sur Internet) les principaux passages des écrits de PROUDHON sur la famille. Les voici. Et je prie par avance les intervenants de ne point me tenir rigueur si j'ai oublié leur prénom. 
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« Par la génération, l'idée du droit prend un premier accroissement : d'abord dans le cœur du père. La paternité est le moment décisif de la vie morale. C'est alors que l'homme s'assure dans sa dignité, conçoit la Justice comme son vrai bien, comme sa gloire, le monument de son existence, l'héritage le plus précieux qu'il puisse laisser à ses enfants. Son nom, un nom sans tache, à faire passer comme un titre de noblesse à la postérité, telle est désormais la pensée qui remplit l'âme du père de famille. »

« L'enfant est donné, Parvulus natus est nobis ; c'est un présent des dieux, A deo datus, une incarnation de la divinité présente, Emmanuel. Ou le nourrit de lait et de miel, jusqu'à ce qu'il apprenne à discerner le bien du mal : Butyrum et mel comedet, donec sciai eliqere bonum et reprobare malum ; c'est la religion de la Justice qui poursuit son développement. Comment dans l'accomplissement de ce devoir sacré, l'homme ne sentirait-il pas sa noblesse? Comment la femme ne deviendrait-elle pas splendide ? »

« Tous, dit Proudhon, sont dans la main du père, nourris de son travail, protégés par son épée, soumis à son gouvernement, ressortissants de son tribunal, héritiers et continuateurs de sa pensée. La Justice est là tout entière organisée et armée : avec le père, la femme et les enfants, elle a trouvé son appareil qui ne fera plus que s'étendre par le croisement des familles et le développement de la cité. »



mercredi 9 octobre 2013

Nouvelles de la Résistance : nous défendons les libertés. Récit de la veillée du 8 octobre 2013...

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Antoine étant indisponible, c'est donc tout seul que je suis allé hier soir Place du Palais Royal pour la deuxième veillée de la semaine, organisée à la suite des graves violations des libertés publiques par les forces du désordre dans la soirée du 7 octobre. Mon témoignage est direct et véridique.
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Je suis arrivé en avance, à 20 h 40 exactement, sur la Place. Stationnent devant le Conseil d'Etat, 6 véhicules de la Gendarmerie, et un autre devant la Brasserie du Louvre. Il finira par se ranger sur la placette où se dresse la station de métro couverte de  verroterie que l'on essaye de nous faire prendre pour de l'art, mais qui est une quintessence de mauvais goût et de kitsch. Je suis inquiet, car il y a fort peu de monde et je crains que la veillée ne soit un four. Mes craintes se dissipent peu à peu, car vers 21 h, bien qu'il y ait moins de monde que la veille, nous serons assez nombreux pour former un groupe de 14 à 15 rangées de 18 à 20 personnes (j'ai compté approximativement) vers 21 h 30.
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Divers intervenants, dont AXEL, dans des contributions remarquables, expliquent qu'il ne s'agit pas de se venger des injustices commises à notre encontre la veille au soir. Il s'agit de défendre les libertés contre la plus petite atteinte qui pourrait être portées contre elles, quand bien même elle paraîtrait minime, car c'est ainsi que commence l'esclavage. Les atteintes à ces libertés ont été hier soir au nombre de trois : (a) embarquement d'un jeune très pacifique qui voulait rentrer dans le groupe mais en a été empêché et s'est  vu emmener très énergiquement, menottes au poing par deux membres des forces du désordre, dans un des véhicules de gendarmerie ; aucune infraction ne sera retenue contre lui et il sera libéré ; la détention est parfaitement arbitraire ; (b) séquestration sur la Place du Palais Royal de 40 veilleurs pendant plus d'une heure par un cordon de membres de force du désordre qui les ont empêchés de rentrer chez eux au moment de la dispersion ; (c) refus du commissariat du 8e (qui accueille les citoyens par un "nous sommes à votre service 24 h sur 24, 7 jours sur 7") d'enregistrer les plaintes individuelles des 35 veilleurs retenus contre leur gré, sans sommation, sans injonction (voir plus bas) et sans trouble à l'ordre public. Monsieur le commissaire MESSAGER est responsable de ce refus et normalement, il devrait au minimum être interrogé par le procureur auprès duquel les 35 veilleurs ont déposé une plainte pour refus d'enregistrement de plainte, droit pourtant garanti par la loi. Une veilleuse chante merveilleusement Freedom, CHARLES apprend aux hommes la deuxième voix du Chant de l'espérance. ALIX lit des extraits des Châtiments. Tout est paisible et, hormis trois gendarmes, restés dehors entre les deux véhicules de tête, il n'y a aucun membre visible des forces du désordre. Ils sont restés à l'intérieur de leur fourgon. Pendant cette soirée, il est beaucoup question de ce qu'est la conscience.
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C'est  alors que les choses vont se gâter. Vers 22 h 20, AXEL nous demande de prendre nos affaires pour nous déplacer. Nous traversons la rue de Rivoli, à hauteur de la galerie ouverte qui conduit à la pyramide du Louvre. Deux hommes en civil sont à la tête du cortège et s'engouffrent dans la galerie (un Veilleur aura eu le temps de les prendre en photo), et d'un seul coup, nous voyons surgir, comme des diables de leur boîte entre 30 et 40 membres des forces de désordre, appartenant aux CRS, cachés dans ladite galerie. Une partie des Veilleurs peut y rentrer, l'autre s'en voit barrer violemment l'accès par des CRS dont certains sont visiblement désireux d'en découdre. Ils nous repoussent violemment. A ce moment, sans que je puisse dire vraiment qui est responsable de la chose, je vois à terre une vieille dame, tout habillée de rouge, tenant ses cannes contre elle (elle est handicapée), coincée dans l'angle gauche de l'arche centrale de la galerie, entre le cordon de CRS, et le pilastre de cet arche. J'ai quand même le sentiment qu'elle a été bousculée par le CRS situé le plus à gauche du cordon. Je dis à celui qui se tient à son côté : "mais vous n'avez pas honte", et je le dis vraiment doucement. Le CRS le plus à gauche rétorque d'une voir rogue "Elle ne veut pas se lever" alors qu'elle m'avait dit peu avant : "Je ne peux pas me relever". Finalement, je la vois debout, et elle s'adresse avec virulence au CRS responsable putatif de sa chute : "C'est une honte", avec toutes les déclinaisons possibles de la honte (pour notre patrie, pour nos gouvernants, etc.). Quelques veilleurs côté Rivoli s'assoient  sur le trottoir, tandis que les Veilleurs côté galerie sont eux aussi assis et chantent. J'ai omis de souligner que lorsque les cordons de CRS nous ont barré l'accès à la galerie, il y a eu des cris ("dictature socialiste" notamment) et des huées, ce qui n'est pas tout à fait dans l'esprit des Veilleurs, mais est justifié par la brutalité et la violation du droit à circuler librement.
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Le cordon "Rue de Rivoli" est tenu par des hommes aux visages fermés ou butés pour certains, blêmes pour d'autres. Je me porte du côté de la petite arche de droite de la galerie. Il y a là un jeune CRS, sans calot sur la tête, il est tout seul et l'on pourrait le bousculer. Je m'adresse à lui, et je garantis l'authenticité de ses propos. Je résume les miens : "Vous avez une conscience ; vous savez que ces ordres sont illégaux" et il me répond : "Ma conscience je la laisse à la maison, ici j'obéis à l'autorité ; il y a trouble l'ordre public". Je ne sais comment il faut prendre cette réponse. Si c'est au pied de la lettre, c'est terrifiant pour l'avenir ; si c'est au second degré, du genre "Je n'ai pas le choix", c'est inquiétant. Survient alors un autre membre des forces du désordre. Il ferme la grille de la petite arche de droite. Je lui fais remarquer et lui presque en même temps que moi, que c'est lui maintenant qui est derrière les barreaux et prisonnier. Il est plein d'humour. Il s'approche de moi et me dis : "Je tiens à vous dire que nous sommes d'accord avec vous". Il me tend ses mains et je les lui sers. Je garantis l'absolue authenticité de ces propos dont je rapporte fidèlement l'esprit à défaut de la lettre, car ces moments sont des moments d'émotion pure et rare. Je prends alors à témoin plusieurs Veilleurs pour leur faire savoir ce qui vient de se passer, et s'ils me lisent, ils confirmeront. Je reviens devant le cordon de l'arche du milieu. Je dis à un homme qui semble être un gradé : "Ce que vous faites n'est pas légal, il n'y a pas eu de sommation, ni d'ordre de dispersion". Et il me répond : "Il y a eu une injonction". Et c'est là que j'apprends la différence entre une sommation et une injonction ; celle-ci est une interdiction dont la mise en œuvre semble être laissée à l'appréciation des gradés. Je vois sortir sans encombre de la galerie deux hommes, portant chacun un sac à dos qui se dirigent vers la bouche de métro. Ce sont manifestement des ou les policiers en civil qui avaient joué les agitateurs. D'autres personnes, non Veilleurs pourront aussi quitter la galerie. Je ne sais d'où elles viennent ni qui elles sont. Parmi elles, des étrangers. Entre temps, il y a encore eu cette Veilleuse qui a chanté Freedom. Je suppose qu'il y a eu des négociations entre AXEL et les imbéciles bernanosiens de la Préfecture de Police, car d'un seul coup, le cordon Rivoli s'ouvre et nous laisse rejoindre le groupe galerie. Il est 22 h 40 et la liberté de circuler étant (partiellement) retrouvée, je rentre, non sans avoir entendu un gendarme, posté entre le trottoir et la rue de Rivoli, sur un endroit signalé et protégé auparavant par des plots blancs et rouges, répondre à un Veilleur qui essayait de parler avec lui qu'il n'avait pas le temps de discuter.
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Ce qui est intéressant dans les réactions des forces de désordre, ce sont les sentiments divers que suscitent les ordres et contre-ordres de la hiérarchie politique : malaise, inconfort, compréhension, refus de dialogue, attitude humaine et conscience éveillée, ou attitude dite "professionnelle" qui rend les tenants de cette posture apte à toutes les violations.
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Si des Veilleurs lisent ce billet et étaient là hier soir, ils peuvent éventuellement ajouter leur témoignage. J'ai essayé d'être le plus factuel.
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Bonne journée et un conseil : allez consulter le site du Journal des Veilleurs qui raconte également comment se passent les veillées et illustrent de très belles photos. C'est un site remarquable, factuel, déterminé et d'une grande probité intellectuelle : http://www.lejdv.fr/
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mardi 8 octobre 2013

Nouvelles de la Résistance : Manuel perd les pédales ; récit de la Veillée du 7 octobre, second billet du 8 octobre 2013, seconde partie

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Voici donc la seconde partie du récit de la Veillée du 8 octobre.
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Je suis arrivé sur la place du Palais Royal aux alentours de 23 heures (un peu avant). Devant les grilles du Conseil d'Etat, se tiennent quatre ou cinq veilleurs debout. Il n'y a pas (pas encore) de force de désordre (je ne puis désormais me résoudre à les appeler autrement, ces pauvres types chargés d'exécuter des ordres idiots et parfaitement illégaux). Je les rejoins car il n'y a pas encore beaucoup de Veilleurs sur la place et il est important de manifester une présence. Voilà qu'arrive une première vague de véhicules de gendarmerie. Ils se garent côté du Palais Royal, devant la grille du Conseil d'Etat. Un gendarme s'approche de moi et me dis (avec une certaines courtoisie, je dois en convenir) : "pour votre sécurité (sic), ne restez pas là, allez sur la place. J'y vais tandis que les sentinelles/Veilleurs debout ne bougent pas d'un pouce. La place commence à se remplir. Un certain nombre de veilleurs, dont votre serviteur, se trouvent au delà des chaînes qui enserrent le lieu. Nos pieds sont très largement en deçà de la ligne blanche qui borde la rue du Faubourg Saint-Honoré, mais nous ne sommes pas derrière les chaînes. Un gendarme (un gradé ?) nous demande de passer de l'autre côté des chaînes et nous menace : votre présence ici pourrait être assimilée à une entrave à la circulation (contravention ou délit, je ne sais). C'est ridicule à l'évidence, mais ces gens ont tous les pouvoirs et il suffit qu'ils alpaguent un pauvre pékin dont les baskets mordent sur le goudron pour trouver un motif de poursuite. La violence commence donc ici, dans le recours abusif à des lois qui ne sont pas enfreintes. Bon ! Nous passons de l'autre côté des chaînes, tandis qu'à l'endroit où nous étions censés provoquer une entrave à la circulation viennent stationner d'autres véhicules de la gendarmerie. Ainsi de part d'autre de la rue, ces véhicules stationnent et laissent à peine à un bus la place de passer. Eux ont tous les droits, n'est-ce pas ; ils n'entravent pas la circulation !
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A ce moment mouvement de la petite foule des Veilleurs vers l'angle nord-est de la place et huées pour les gendarmes qui traînent manu militari deux sentinelles qui ne voulaient pas quitter leur poste de veille. Des cris surgissent contre les gendarmes, et je puis m'empêcher de leur crier : "Et vous êtes fiers de ça ?". La veillée va commencer. Sur le coup de l'émotion, j'avoue que je ne sais plus ce qui s'est dit, sauf cette magnifique intervention de Cédric. Le cordon de gendarmes lui a interdit l'accès à l'agora. Mais on a pu lui passer un micro, et il est clairement entendu de toute l'assistance. D'autres nombreux veilleurs sont empêchés de rentrer sur celui-ci. Nous faisons mouvement pour nous rapprocher d'eux et les englober dans notre groupe. Petit air de cornemuse. Entre temps, j'ai pu voir un jeune fermement tenu par deux gendarmes, emmené dans un de leur véhicule. (J'ai appris qu'aucune charge n'ayant pu être retenue contre lui, "on" a été contraint de le libérer. Je sens que les gendarmes sont quelque peu nerveux. Ils forment maintenant un épais cordon autour de la place. Ils font face à l'agora, tournés vers sur trois côtés (devant le Palais, du côté du Louvre des Antiquaires et du côté de la Brasserie des Antiquaires. Mais le cordon situé derrière nous est constitué de gendarmes tournés vers la rue de Rivoli. Ils ont sans doute pour mission d'empêcher que d'autres Veilleurs ne rejoignent le groupe. Il est 23 h 25 quand, pour les raisons que j'ai dites dans la première partie de ce récit, je quitte à regret les lieux. Je vois arriver un panier à salade dont la vocation manifeste est d'embarquer (sur un ordre venu d'en haut ?) le plus possible de gens. En fait, nous sommes trop nombreux.
 
 
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Je suis obligé d'emprunter la suite du récit de la veillée à d'autres  sources et notamment au reportage et photos du site "Nouvel Arbitre". Voici par exemple un petit groupe de Veilleurs entièrement encerclé par des gendarmes. Il s'agit sans doute de la fin de la veillée, car nous étions beaucoup plus nombreux qu'il n'apparaît sur la photo.
 
 
Les véhicules de la gendarmerie (le reporter en dénombre 12, j'en ai vus 15.)
 
 
A la fin de la veillée, les Veilleurs sont bloqués ; on les retiendra pendant plus d'une heure sans qu'ils puissent quitter les lieux. Finalement le Commissaire les laissera partir en  rang, deux par deux (photo), pour qu'ils aillent porter plainte au Commissariat du 8e pour  violation grave des libertés individuelles. Le commissaire, un certain monsieur MESSAGER (il y a des noms prédestinés !) refuse d'enregistrer la plainte des Veilleurs emmenés en cortège par Axel et leur suggère de revenir le lendemain matin pour porter plainte pour refus de recevoir une plainte. Le cortège des Veilleurs se rendant au commissariat a déambulé avec ironie, renforçant sans doute le sentiment de rage ou de malaise (c'est selon) des membres des forces du désordre.
 
 
 
 
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Monsieur VALLS perd les pédales. Il s'imagine, car c'est de cela qu'il s'agit, qu'en empêchant les Veilleurs de prendre le dernier métro, il va en diminuer le nombre ? Qu'en violant délibérément les lois, il va augmenter la popularité que lui vaut sa politique vis-à-vis des Roms ? Mais ils n'ont strictement rien compris. Un couple de retraités venus d'Arcachon me disait sur l'Esplanade des Invalides : "Ce qui se passe est historique". Je le crois en effet et je ne puis m'empêcher de citer ici notre grand BOSSUET : "La Science de l'histoire est de remarquer dans chaque temps les secrètes dispositions qui ont préparé les grands changements." Manifestement Manuel, vous ignorez ce qu'est la Science de l'histoire, ainsi que l'ignore le comparse de vos mauvaises actions contre de pacifiques concitoyens, le sinistre (du latin sinister, placé à gauche) Préfet de Police, monsieur Bernard BOUCAUT.
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J'ai longtemps hésité à conclure ce billet comme il suit, car je n'aime pas instrumentaliser au service d'une cause, serait-elle juste, une sublime parole. Je l'ose cependant, en demandant à mes lecteurs de croire à ma bonne foi. La maxime vaut dans les deux sens : eux pour nous ; nous pour eux.

"Si votre cœur était droit, alors toute créature vous serait un miroir de vie et un livre rempli de saintes instructions. Il n’est point de créatures, si petite et vile qui ne présente quelque image de la bonté de Dieu." (IMITATION de N.-S. J.-C., livre II, ch. IV.)
 
 
 
 

jeudi 11 juillet 2013

Nouvelles de la Résistance : les Veilleurs de Toulouse et l'inertie des forces de l'ordre, premier billet du 11 juillet 2013

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J'émerge  à peine d'une courte nuit, après une veillée à BEAUBOURG dont je vous ferai le récit dans un second billet. Pour l'instant, l'esprit embrumé quelque peu, je vous fais part de ce communiqué de l'Observatoire de la Christianophobie : étrange inertie des forces de l'ordre quand il s'agit de contenir les "antifas", mouvements mentonniers à la Benito (MUSSOLINI) de messieurs VALLS et AYRAULT, quand il s'agit de dissoudre trois mouvements d'extrême-droite, dont au moins un avait lui-même proclamé son auto dissolution il y a quelques jours. Le navrant de la chose est que les "antifas" regroupent des jeunes qui n'ont que l'injure à la bouche, l'insulte gratuite et la haine de tous ceux qui ne partagent pas leurs analyses. J'en reparlerai tout à l'heure. Voici le récit (bref) d'une veillée de TOULOUSE.
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" « Habituellement les Veilleurs toulousains se rassemblent derrière la place du Capitole (square du Général De Gaulle) le mercredi à 21h30, exceptionnellement ce fut hier lundi. Nous avons pu nous installer tranquillement, étendre le drap avec le slogan « Toulouse pour la Famille » y placer les bougies et commencer à chanter l’Espérance puis lire des textes sur la France. Un petit groupe “LGBT/antifa” a commencé à distance à vociférer des insanités (auto censure pour ne pas choquer les lecteurs), puis ils se sont déplacés en restant à environ 50 m. Rejoins par quelques autres, ils poursuivirent leurs hurlements standards (2 planches  et 3 clous, avortement pour Marie, etc., etc.). Là ils se décidèrent à faire mouvement vers nous, shootèrent dans les bougies, arrachèrent le drap. Le coup semblait monté car ils avaient des photographes qui avaient commencé à prendre des photos dès le début de la Veillée. Plusieurs hommes se sont levés pour les repousser sans contact et ont essayée d’argumenter. La pratique de la non violence est réellement difficile, remercions le Seigneur de nous avoir permis de résister à la tentation de riposter, car certains dégénérés n’ont pas hésité à nous toucher. Ce que nous pouvons noter c’est qu’il n’y a eu aucune intervention policière alors que nous sommes en plein centre-ville… »
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Les Veilleurs, je vous le redirai, chercheront toujours avec ces jeunes. Aucun problème.
 

jeudi 4 juillet 2013

Complément à mes deux premiers messages du jour

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Dans les deux billets de ce jour, j'ai omis de vous signaler quelques détails importants. Place Bâillonnée, nous avons eu une jolie intervention de Denis TILLINAC qui nous a assuré de son soutien et nous a dit que sa seule épée était sa plume. Comptons sur lui !
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J'aimerais connaître l'adresse du site des avocats-veilleurs car je compte bien porter plainte pour entrave à ma liberté constitutionnelle de circuler.
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Trois autres choses.
De notre parc à bestiaux, un jeune a essayé de s'enfuir. Il a été ramené manu militari, sans ménagement par trois policiers. On l'entendait hurler. Rien n'y a fait. Mais on ne l'a pas mis en prison pour rébellion.
Lorsque des participants ou des journalistes ont voulu faire une vidéo des scènes dont ils étaient les témoins, un ou deux policiers, dont me semble-t-il le commissaire sec et un peu arrogant, ont voulu les en empêcher. Or c'est parfaitement illégal. Ils ont donc pu continuer.
Mais, et c'est mon dernier point, certains d'entre eux, pour éviter d'être reconnus ou pour empêcher toutes prises de vues convenables ont braqué vers les preneurs d'images des lampes électriques à fort pouvoir éclairant, ce qui en dit long sur leur tranquillité d'esprit.
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En effet, de deux choses l'une : ou bien ils sont dans la légalité et ils n'ont pas à dissimuler leur visage, ou bien ils savent qu'ils sont dans l'illégalité et ils doivent désobéir, ce que loi leur permet. Je trouve parfaitement incongrue la sommation à disperser ce rassemblement que nous n'avions pas provoqué.
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Je vous demande de bien vouloir répercuter mon témoignage à un maximum de gens de votre connaissance. Je vous recommande aussi de consulter le Journal des Veilleurs, tenu par Martin. Ce journal est exhaustif et remarquable. Je vous demande enfin de ne pas sombrer dans le ressentiment ou l'injure, mais de rester dans cette non violence si efficace, si persuasive, et si belle.
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Enfin, je remercie les lecteurs qui hier, non seulement de France, mais de Russie, d'Allemagne, d'Ukraine, du Royaume Uni, des Philippines, de Belgique, de Haïti et du Japon m'ont fait l'honneur de lire une ou plusieurs pages de ce Blog. Je leur dis ma gratitude, et je leur demande, non pas pour ma gloriole, mais pour la vérité, de faire connaître ces faits, quitte à en contester mes interprétations.

Nouvelles de la Résistance, mort de la République à la Grille du Coq, deuxième billet du 4 juillet

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Nous voilà partis. Il est 1 h 10. Nous avisons, Matthieu, Charles et moi-même une bouche de métro ouverte, nous y engouffrons, pensant prendre la dernière rame. Il est 1 h 13. C'est trop tard. Après des détours sans nombre dans des couloirs déserts, nous parvenons à trouver une issue et sortons non loin d'une rue qui s'appelle rue Brisemiche (c'est le cas de le dire) ce que j'ai pu constater en regardant le plan de Paris. Nous voilà partis à pieds pour l'Elysée. Nous y sommes en 20-25 minutes et arrivons par l'Avenue Gabriel à hauteur de la grille du coq. Devant ladite grille, une femme policier crispée est suspendue à son téléphone. Arrive un autre policier avec une belle casquette. Ils se concertent. Espacés de deux mètres les uns des autres, nous restons debout, silencieux, immobiles. Puis nous voyons arriver des voitures de police. J'en ai compté cinq. En descendent des membres des forces de l'ordre. Ils bavardent entre eux. Je vois une voiture grise banalisée arriver, et donner des ordres (je suppose) au gradé qui commande la petite troupe. Les policiers font mouvement et passant derrière nous tout en barrant le trottoir de l'avenue Gabriel donnant accès à la Place de la Concorde finissent par entourer la totalité des personnes présentes (entre temps, une délicieuse vieille dame, dont je reparlerai, est venu donner des morceaux de brioche à tous ceux qui veillent). Puis, par le trottoir et par derrière, nous sommes fermement invités à nous regrouper au coin de l'avenue Gabriel et de l'Avenue de Marigny. Nous apprenons que du côté de la rue du Faubourg Saint-Honoré, les choses semblent se gâter. Munis de leur sono, en effet, les Veilleurs ont rejoint les Veilleurs débout ; ils entament une deuxième veillée qui sera dispersée violemment sans que je puisse savoir si les traitements réservés au Veilleurs debout et aux Veilleurs ont été les mêmes.
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J'indique à un policier que l'ordre de regroupement n'est pas légal, que nous n'entravons nullement la circulation, n'enfreignons aucune la loi, nous contentant d'être là. L'un d'eux me dit : "nous avons des ordres et des contre-ordres ; nous vous comprenons et vous soutenons" (sic). J'avise l'un d'entre eux, souriant et sympathique et obtient de lui la promesse qu'il n'y aura pas d'embarquement, qu'il m'en donne sa parole. Je dis à un jeune manifestement près de se rebeller qu'il est préférable, moyennant cette promesse, d'obéir à cet ordre illégal. Nous voilà donc parqués (le mot n'est pas trop fort) dans un espace clos du côté de l'avenue Gabriel et de l'Avenue Marigny, par des barrières, les deux autres côtés étant formés par un cordon de policiers, épaules contre épaules. Nous attendons. Rien ne vient. Je discute avec un commissaire, un grand, assez arrogant, à la différence de ses subordonnés, et lui fais remarquer que ce qui se passe est illégal. Il me dit que c'est une manifestation. Je proteste. Oui, dit-il vous avez l'air de bien vous connaître (ce qui est absolument faux, mais ne le restera pas si le Préfet de Police continue d'agir ainsi), vous êtes là au nom d'un objectif commun, et de plus, au titre du Plan Vigipirate, vous êtes dans un endroit sensible. On voit la manière rhétorique, et parfaitement idéologique du raisonnement, ces paroles creuses et staliniennes sur quoi s'est appuyée madame DUTARTRE pour condamner Nicolas BERNANRD-BUSSE (n'omettez pas de lui écrire). Nous ne manifestons pas en effet, nous témoignons. Le malaise des policiers est de plus en plus visible. Il est presque 3 heures du matin. Un des jeunes qui manifestement semble bien être au courant des veillées, demande au commissaire, le grand sec et un peu arrogant, les raisons pour lesquelles nous sommes ainsi parqués. Réponse comme je viens de vous le dire. Il lui demande son numéro matricule et son nom. Refus cinglant (ce qui n'est pas légal). Un journaliste de radio Notre-Dame enregistre les conversations ; le grand sec lui demande s'il est journaliste ; oui dit-il ! Il lui demande sa carte de presse, ce qu'il fait volontiers et en note les données sur un calepin. En retour, le journaliste lui pose la même question : votre nom et votre matricule, puisque moi j'ai répondu. Refus catégorique. De l'autre côté de l'Avenue de Marigny, un groupe de Veilleurs chante l'hymne de l'espérance. Miraculeusement il est libre d'aller et venir. Mais rapidement, il est encadré par des policiers prélevés sur ceux qui nous entourent et il est prié de dégager.
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Grâce au ciel, les textes que j'avais donnés à Gauthier, j'en ai un double. Je peux lire à voix forte un texte de LANZA del VASTO, et le jeune lit la suite. Je lis aussi un texte de Simone WEIL sur la liberté. La vielle dame, elle, dort paisiblement au pied  d'un arbre, enveloppé dans un poncho de plastique, protégée par son sac de couchage, un chapeau rabattu sur le visage. Merveilleuse vieille dame ! Les choses ne s'arrangent pas. Tenez-vous bien, on nous parque, puis on nous somme de vider des lieux où nous n'avions aucunement l'intention de nous concentrer. Il faudra en effet les sommations avant l'usage de la force pour nous faire partir. On nous laisse filer par groupe de deux, l'un sur un trottoir, l'autre sur le trottoir d'en face de l'Avenue Marigny.
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Ce soir là , à la grille du Coq, la démocratie de monsieur HOLLANDE est bien morte, la démocratie tout court. Jamais nous n'oublierons que l'on force des hommes, contre ce que leur dit leur jugement et leur conscience, à obéir à des ordres injustes pour assurer à monsieur HOLLANDE et à sa compagne un paisible sommeil. Le divorce est consommé, définitivement. Et nous continuerons jusqu'à ce qu'il cède ! De manière non violente, paisible, sereine, mais déterminée.
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Oui, à la grille du Coq, la démocratie, les droits de l'homme dont nous étions si fiers ont été enterrés bel et bien. Adieu provisoire. Rendez-vous le 14 juillet. Il pourrait bien nous révéler quelques surprises !
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Je n'arrive pas à me connecter à
 
pour déposer mon témoignage et ma plainte. Peut-on m'aider ?

vendredi 7 juin 2013

Nouvelles de la Résistance ; premier billet du 7 juin 2013

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Reçu de la Lettre du Collectif famille mariage, le témoignage d'un policier. La lettre cite la source (voir à la fin). Il n'y a aucune raison de douter que ce témoignage soit controuvé. Il semble bien que le doute commence à s'installer dans les esprits d'une partie des gendarmes et CRS, quant au bien fondé des ordres (manifestement illégaux) qui leur sont donnés. C'est le premier billet de ce jour qui en comportera deux autres. J'ajoute que j'essaye désespérément d'avoir accès à mon Blog depuis ce matin 5 heures, et que je rencontre des impossibilités successives, assez curieuses. Voici le témoignage de ce policier.
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"Je me permets de vous contacter suite aux différents sujets abordés sur vos blogs. Faisant partie des forces de l’ordre, je ne peux malheureusement pas trop m’épancher publiquement sur vos sites. Chez nous il y a régulièrement des chasses aux sorcières, notamment en ce moment avec le mouvement du Printemps Français, auquel de nombreux collègues adhèrent, ou du moins partagent l’essentiel des idées.

 Je vous confirme la plupart des témoignages qui sont mis en exergue sur vos blogs concernant la répression des manifestants, ou simple sympathisants. Avec mon unité nous avons régulièrement participé aux services d’ordre mis en place sur Paris pour les manifestations.

Outre la minimisation systématique du nombre de participants, j’ai assisté à de nombreuses aberrations, la liste serait trop longue à écrire. Mais lors de la semaine précédent la manif du 26 mai, plusieurs fois ils nous a été demandé de “provoquer” les manifestants afin de procéder à leurs interpellations… Première fois en quelques années de CRS que j’entends un tel ordre, inique, sur nos fréquences radio.

 
Mais le plus inquiétant est la panique totale qui touche nos “chefs”, commissaires et autres directeurs, qui sont dépassés et débordés par un mouvement d’une telle ampleur. Les unités spécialisées dans le maintien de l’ordre sont tenues à l’écart des situations chaudes, les unités locales (jeunes et inexpérimentées) sont quant à elles systématiquement utilisées pour “casser” du manifestant.

 Une anecdote particulièrement parlante : un soir de semaine [il y a peu], nous avions reçu l’ordre en fin de soirée, d’évacuer des membres du Printemps Français qui manifestaient devant l’Assemblée Nationale. Alors que nous procédions à la dite évacuation de façon calme et pacifique, un très haut gradé fou furieux nous a tancés, estimant que nous étions trop mous, et conciliants avec les “fauteurs de troubles”, finalement nous avons été relevés sur la mission par une compagnie d’intervention parisienne qui n’a pas hésité à gazer et tabasser les manifestants dans le métro… pendant que nous étions cantonnés (punis) à garder une rue perpendiculaire à l’assemblée en pleine nuit…
 
Nous nous posons de nombreuses questions entre nous, la plupart de mes collègues (ce qui m’a d’ailleurs fortement étonné je vous l’accorde) sont conscients que cela ne pourra pas durer bien longtemps, nous serons amenés à faire des choix dans les années, voir les mois à venir. J’ose espérer que nous ferons les bons, j’en suis de plus en plus persuadé. ” (source : VLR Hautefort)"
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Le second billet sera consacré à la mort épouvantable de Clément MERIC. Avant tout, je pense aux siens, à ses amis, à ses condisciples, et je leur exprime ma compassion, et mon chagrin. Quant aux vautours de tous horizons politiques qui essayent de s'approprier le sens de cette vie fauchée trop tôt, il convient de leur dire fermement que le temps est au deuil, pas à la récupération et que leur pantalonnades médiatiques remplit nombre de concitoyens d'incompréhension et de stupéfaction. 
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