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dimanche 15 octobre 2017

15 octobre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Loi naturelle, autorité, pouvoir. Etat des lieux.


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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Si l’on admet le principe que le fondement des droits n’est pas la loi naturelle mais la norme positive, la volonté de ceux qui établissent la norme devient la source même du droit. Cependant, quand ils établissent la loi, les législateurs se présentent comme interprètes d’une transformation culturelle et sociale qu’ils s’estiment le devoir de faire passer dans les lois sur la base d’un ‘consensus’ général. Les vrais producteurs des lois sont donc les ‘créateurs du consensus’, les groupes organisés, les lobbies, qui aujourd’hui jouent le rôle qu’avaient eu les loges maçonniques et les clubs révolutionnaires durant la Révolution française."
In
Roberto de MATTEI.
La dictature du relativisme. (Collection "Riposte catholique")
Muller édition, Asnières-sur-Seine, 2011. (Page 28.)
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2. COMMENTAIRES.
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Bien entendu, je reconnais que le citoyen est impuissant à entraver le rouleau compresseur législatif mu par les lobbies (LGBT en tête, mais aussi les lobbies mondialistes, et la franc-maçonnerie). En réalité, le législateur obéit à deux passions, celle du pouvoir et celle de l’argent. Il est évident pour ceux qui relisent l’histoire de l’élection présidentielle que monsieur Macron doit son élection au soutien du groupe de Bilderberg, de la CIA, et des puissances d’argent internationales qui s’appuient sur la presse qu’elles contrôlent pour manipuler l’opinion. J'ai donné de nombreux liens qui décrivent le processus. Voilà où nous mène le pseudo-consensus : vendre le corps de la femme, vendre la semence masculine, faire  commerce de tout, et piétiner l'humanité de l'homme.
Il est assez piquant de constater que ce sont les détenteurs des plus gros capitaux boursiers qui vont voir leur ISF allégée d’autant, tandis que la fiscalité des Plans d’Epargne en Action va être alourdie, ce qui en gros signifie que les détenteurs de ces PEA, issus en général des classes moyennes et moyennes supérieures vont financer une mesure favorable aux plus riches. Ce qui eût été juste c’est de supprimer l’ISF, de maintenir la taxe d’habitation pour tous, car tous bénéficient dans leur ville des avantages municipaux ; ce qui est injuste c’est de faire peser le poids de cette taxe sur 20 % des habitants, sur des bases bien mal assurées. Voilà où mène une politique qui s’inspire des soi-disant consensus social (celui que fabrique les lobbies) : brimer les créateurs de richesses, et favoriser ceux qui les exploitent.
Il est très important de conduire une réflexion philosophique sur la notion de juste et d’injuste. Elle ne saurait reposer sur l’idée d’une égalité qui se présente comme quantitative (du reste on en est loin aujourd’hui) et qui est le cache-sexe transparent dont se servent les oligarques pour nous asservir.
Décidément, c’est bien par rapport à une loi naturelle (qui nous enjoint de considérer tous les hommes comme des frères), que nous devons faire la loi. Cette loi naturelle nous convie au don. Elle seule justifie une redistribution des richesses terrestres qui, par destination, appartiennent à tous les hommes. Mais elle nous dit aussi que l’homme doit tirer sa subsistance de son travail : c’est par conséquent et aussi sur la création d’emplois que les hommes politiques doivent faire porter leur effort. On commence mal avec l’actuel président qui supprime les emplois aidés, sans aucun effort pour distinguer ceux qui sont des emplois de parasites et ceux qui ont permis à des êtres humains de retrouver une dignité sociale. Que voulez-vous, les égalitaires ne veulent voir qu’une seule tête : ils sont dans la quantité, non point dans la qualité.
Décidément, nos hommes politiques disposent du pouvoir (celui de nous contraindre à l’obéissance par la force), mais il n’ont pas l’autorité (c'est-à-dire la légitimité de créer des normes fermes et incontestables).
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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Je conviens que nombre de lecteurs ne lisent pas ces articles ou ne visionnent pas ces vidéos. Cependant ils sont un excellent moyen de glaner des nouvelles ignorées de la grande presse. Faites un petit effort par conséquent.
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Lire en priorité cette analyse qui confirme tout ce que l’on peut dire sur le meilleur qui est le seul bien.

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Une chute vertigineuse en effet.


S’il était encore de ce monde, que dirait notre cher Georges de son petit-fils ?
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Le président de la République aime-t-il sa patrie ?

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Voilà pourquoi non seulement on l’admire, mais on l’aime !

Vive la Serbie, messieurs ! Nous ne fûmes jamais en guerre avec elle jusqu'à ces sombres jours où nous l'avons matraquée, bombardée, dépecée avec la complicité de l'OTAN et sous la pression des Etats-Unis.

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Réécrire l’histoire, même aux États-Unis !

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Pour information et réinformation !

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Ce que tu as caché aux sages et aux savants…

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On commencerait à se bouger du côté de l’Europe ?


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Lidl continue d’effacer les croix ! Effaçons Lidl de nos mémoires !


De gommées à gammées il n’y a qu’un pas orthographique ; il vient d’être franchi dans l’ordre symbolique.

Lire aussi à ce propos :




mercredi 26 février 2014

Nouvelles de la Résistance : de l'eau à notre moulin, grâce à Hannah Arendt

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Ah ! Comment pourrais-je commencer ce billet, sans vous rappeler la devise qui, si j'en juge par la fidélité de mes lecteurs, semble nous rassembler :

Non, on ne répétera jamais assez, ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche d'être vrai, c'est la lâcheté !
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1. La citation du jour.

C'est à Hannah ARENDT que nous emprunterons la citation du jour. Comme vous le savez, Hannah a beaucoup réfléchi sur la violence, le pouvoir, la tyrannie, le totalitarisme, et l'on peut tenir pour assuré qu'elle n'avance aucune thèse ou aucun proposition, sans y avoir auparavant longuement réfléchi. Sur ce point, elle ressemble étrangement à Simone WEIL (La grande ! Celle de la Pesanteur et la Grâce).

"C'est le soutien populaire qui donne leur pouvoir aux institutions d'un pays et ce soutien n'est que la suite naturelle du consentement qui a commencé par donner naissance aux lois existantes."

2. Commentaires.

(a) J'emprunte pour commencer à Paul RICOEUR le commentaire de ce passage. "Voilà, dit-il : nous sommes au coeur du problème : qu'est-ce que ce consentement irréductible au rapport de domination ? Qu'est-ce que cette force vive du pouvoir populaire qui, lorsqu'elle s'éclipse, laisse la place précisément à la violence ? On en arrive à la définition proposée tout à l'heure (elle est d'Hannah ARENDT) et que je répète : 'Le pouvoir correspond à l'aptitude de l'homme à agir, et à agir de façon concertée. Le pouvoir n'est jamais une propriété individuelle, il appartient à un groupe et continue à lui appartenir que ce groupe n'est pas divisé". Et encore : "En fait une des différences les plus caractéristiques qui permettent de distinguer le pouvoir de la violence est que le pouvoir a toujours besoin de s'appuyer sur le nombre tandis que la violence peut s'en passer, dans une certaine mesure, du fait que pour s'imposer, elle peut recourir à des instruments."
(b) Et voici mon commentaire personnel. Quand un Président de la République ne recueille qu'à peine 20 % d'opinions favorables, rejoint du reste dans cette disgrâce par son Premier Ministre, il ne jouit plus du soutien populaire. Et pourtant, il continue imperturbablement à faire semblant de gouverner un peuple qui, dans sa grande majorité, n'a pour lui que du mépris. Comment fait-il pour durer ? Il est tout de même invraisemblable de voir siéger dans le même gouvernement des écologistes qui approuvent la manifestation de NANTES (laquelle s'est soldée par la dévastation du centre ville) et des ministres qui veulent imposer un projet contesté et probablement contestable. Il y a désaccord au sein même du pouvoir exécutif. Et pourtant il continue imperturbablement à faire semblant de gouverner un peuple qui au mieux le supporte, au pire le vomit, et de toute façon se moque éperdument de ce qu'il peut dire (mais pas de ce qu'il peut faire). Comment ces gens font-ils pour durer ? Eh bien tout simplement, ils utilisent la violence, oh ! une violence douce, si je puis m'exprimer ainsi, mais une violence caractérisée par le recours à des instruments. Quels sont-ils ? En premier lieu, la police dont elle choisit les chefs et dont les membres voient leur carrière régulée par le Prince. Nous devons faire comprendre à la police qu'elle n'a pas à obéir à des ordres illégaux, car cette police-là reçoit des ordres qui module sa force de coercition : 250 personnes interpellées après la manifestation de Jour de Colère (alors qu'elles n'ont strictement rien cassé, rien dégradé, rien abîmé et qu'il est patent que ce sont des policiers en civil qui ont provoqué les désordres) ; 14 autres interpellées à NANTES après la mise à sac de la ville (alors qu'il y a eu des policiers blessés, des barricades levées, des rues dépavées, des voitures brûlées). Autres instruments, les journalistes et les médias, le monde de la culture maintenu en laisse par un régime de chômage léonin si on le compare à celui des cotisants classiques, par des subventions ciblées. Que ces pauvres gens ne se trompent pas : ils tiennent à leur pitance, on peut les comprendre. Qu'ils soient aveugles au point d'aimer leur esclavage, voilà qui m'épouvante pour l'avenir de la liberté. Autre instrument, poli, affiné, celui de l'éducation nationale, de ses relais syndicaux et des associations du genre planning familial ou LGBT ou Ligne Azur.
Il n'y a pas l'once d'un débat avec le peuple ; il n'y a pas l'ombre d'un commencement de doute dans l'esprit de nos gouvernants. Ce sont des totalitaires qui méprisent les corps intermédiaires, se moquent du bien commun, lequel est fort concret ne leur en déplaise, et, avec un autre instrument, celui d'une soi-disant majorité, se permettent de donner libre cours aux fantaisies que leur inspirent leurs "frères".
Avec ce socialisme à la française, nous ne pouvons être d'accord. Que le politique ait pour objet de régler les conflits qui apparaissent dans l'espace public (celui de la pluralité dit Hannah AREND) c'est l'évidence. Que le moyen obligatoire pour trancher ces conflits soit le recours à la majorité, c'est également normal (à condition qu'il n'y ait pas d'instrumentalisation de l'opinion, art dans lequel les socialistes sont passés maîtres). Mais que le bien commun se réduise dans leur esprit à accorder le mariage à 7000 "couples" homosexuels en chamboulant le pays, voilà qui dépasse l'entendement. Ce n'est pas là le bien commun ; c'est le bien indu de quelques uns. Oui, avec ce socialisme-là nous ne pouvons être d'accord. Car il introduit entre lui et les Français un rapport de domination qui est tout le contraire de la démocratie dont le nom est beuglé sur tous les toits par les parlementaires de la "majorité" !
Je suis absolument certain que si l'on demandait par vote référendaire au Français de faire un effort important pour résoudre le problème des sans-abri, il y aurait une majorité pour dire oui. Si on leur demandait leur avis sur les lois sociétales, (mariage homosexuel, PMA, GPA), sur le gender (il y a des choses à dire dessus, je vous le garantis), on serait surpris de leur réponse de bon sens. Car les Français sont généreux, là-dessus aucun doute, mais il ne faut tout de même pas les prendre pour des imbéciles, faits à l'image de ceux qui veulent imposer leurs vues.
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3. Infos sur la Résistance.

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Même dans Top chef (via le Salon beige) !


Le cameraman l'a-t-il fait exprès ?
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Arrestations abusives : 2 gendarmes au tribunal (via le salon beige)

Deux officiers supérieurs de gendarmerie sont renvoyés devant le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand pour avoir "arbitrairement" retenu un syndicaliste lors d'une visite de Nicolas Sarkozy dans l'Allier en 2010. L'affaire devrait être jugée fin mars. Ils devront répondre d'"acte attentatoire à la liberté individuelle commis arbitrairement par une personne dépositaire de l'autorité publique dans l'exercice de ses fonctions", un délit passible de 7 ans d'emprisonnement et 100 000 euros d'amende.
Le 25 novembre 2010, un syndicaliste qui avait eu l'intention de manifester contre la réforme des retraites avait été maintenu à la gendarmerie toute une matinée, lors d'une visite de Nicolas Sarkozy, alors président de la République. La justice reproche aux deux gradés d'avoir ordonné la mise à l'écart du militant syndical "en dehors de tout cadre légal". 
Cette affaire jugée en 2014 date de 2010. Pour les arrestations abusives de 2013, une suite judiciaire en 2017 ?
Il s'agit de quelqu'un qui n'aimait pas monsieur SARKOZY et on l'empêche de manifester son opinion ? Ah mais ! C'est ignoble ! Non ! (dixit les vierges effarouchées qui gardent le Temple de la Hollandie). Mais on n'a pas le droit de dire que l'on n'aime pas monsieur HOLLANDE ? La police se moquerait-elle de nous ? Je crois plutôt voir l'ombre de Menton Pointu apparaître dans cette affaire.

dimanche 24 novembre 2013

Nouvelles de la Résistance : quand le soleil décline sur mes jours mortels

Très chers et fidèles lecteurs, ainsi que je l'ai déjà dit, je lis beaucoup et je note intégralement les passages qui me paraissent dignes d'intérêt en raison de leur pertinence, fruit d'une pensée profonde et mûrie dans le silence de la méditation, de la prière, de la nature ou encore dans celui d'un bureau ou  cabinet de travail (ce que MONTAIGNE appelait son "poelle"). Je relisais ainsi ce matin mes notes et j'ai trouvé ceci qui me semble illustrer à la fois la maladie de notre civilisation occidentale et les remèdes qu'il conviendrait d'appliquer pour la guérir de ses plaies purulentes, nauséabondes et malheureusement contagieuses. Alors voici quelques passages d'auteurs qui me sont chers et, que le soleil déclinant sur mes jours mortels, je lis, relis et médite pour tenter d'en extraire le suc et le sens.
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"L’erreur individuelle, consciente, morale, est infiniment moins dangereuse que l’erreur généralisée, fondue, diluée, inconsciente, passée incognito dans les institutions, les coutumes, le climat. La plupart des aberrations morales conservent quelque chose d’accidentel, de curable, de révocable, tant qu’elles n’ont pas gâté le milieu humain, mais quand l’âme de la Cité même est malade, l’individu est menacé, non plus seulement dans les parties supérieures de son être, mais dans son existence immédiate, dans son socle vital. Le « péché » devient proprement catastrophique quand il cesse d’être péché : quand il procède plus d’un choix individuel et délibéré, mais d’une conscience collective corrompue. Alors, il ne se borne plus à dégrader l’homme, il le détruit." (Gustave THIBON, Cahiers.) 


"Toute existence d'homme suffisamment adulte et digne de l'humanité qui lui est propre a sa secrète unité et une singularité inaliénable. C'est seulement  grâce à cette unité et à cette originalité, sous-jacentes à ses comportements, qu'à travers eux il peut, même sans en avoir conscience, se communiquer à autrui au niveau de l'essentiel. Aussi, plus l'homme s'atteint dans son autonomie mieux il peut aider les autres, par la simple présence qu'il crée en eux, à être debout, du moins si ceux-ci s'efforcent de l'accueillir dans sa vérité et arrivent ainsi à entrevoir ce qui est au centre de sa vie, ce qui donne sens à ses jours." (Marcel LEGAUT.)

"L’homme est un être essentiellement religieux, et toute âme humaine, individuelle ou collective, vit sur un fond de mysticité naturelle, plus ou moins riche, plus ou moins mêlé, plus ou moins impur. Le chef-d’œuvre du Christianisme avait été de policer cette force brute, de l’épurer, de le sublimer, autant que le comporte notre nature pécheresse. La culture moderne, ayant entrepris  de rationaliser la totalité de la vie, et à cette fin déclaré la guerre à la religion en général comme à la Bastille de l’irrationnel, crut bientôt l’avoir extirpé radicalement du cœur du peuple. En réalité, ce qu’elle avait extirpé, du moins gravement ébranlé, c’était le Christianisme, c’est-à-dire la puissance civilisatrice de la mysticité naturelle ; quant à cette mysticité même, elle l’avait méconnue pour une part, et pour une autre part elle s’était contentée de la recouvrir d’une croûte de notions rationnelles ou prétendues telles." (René GILLOIN.)

"Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrais, c'est la lâcheté." (A. VOLTZ et P. KATZ.)

"Je crois que la vie spirituelle est celle de l’être vrai de l’homme, la vie de cet être intérieur dont la flamme est si souvent étouffée sous les cendres de l’anxiété et des soucis vains. Bien qu’elle soit orientée vers Dieu plutôt que vers la satisfaction des besoins matériels de l’existence, la vie spirituelle n’est pas faite d’illusions ou de rêves : sans elle notre existence tout entière devient irréelle et illusoire. En nous intégrant dans l’ordre établi par Dieu, la vie spirituelle nous place en plein centre du réel, non tel que nous l’imaginons, mais tel qu’il est. Elle arrive à ce résultat en nous faisant prendre conscience de ce que nous sommes vraiment, et en nous plaçant en la présence de Dieu. " (Thomas MERTON.)

"C'est d'une part l'héritage de la Terreur, d'autre part l'influence de l'exemple anglais, qui installa les partis dans la vie publique européenne. Le fait qu'ils existent n'est nullement un motif de les conserver. Seul le bien est un motif légitime de conservation. Le mal des partis politiques saute aux yeux. Le problème à examiner, c'est s'il y a en eux un bien qui l'emporte sur le mal et rende ainsi leur existence désirable.» 

et

« Seul ce qui est juste est légitime. Le crime et le mensonge ne le sont en aucun cas." (Simone WEIL, ma chère Simone ! Mon Dieu, il n'est pas de semaines sans que je pense à vous ! Vous nous avez quittés trop vite, trop tôt ! Que le Seigneur de l'Univers vous reçoive en son éternelle Lumière !) 

Oui, le jour décline sur mes jours mortels. Je quitterai cette terre sans regret mais sans hâte. J'aime la vie qui palpite en chacun de nous, du plus petit bébé au vieillard chenu ; j'admire la splendeur de la nature ; je suis fasciné par la beauté que de grands artistes portent à un degré d'incandescence inouïe. Tout cela est beau et bon, mais ce n'est qu'un pâle reflet de ce qui nous attend quand nous aurons passé la porte.


samedi 23 novembre 2013

Nouvelles de la Résistance ; récit de la veillée du 22 novembre 2013, deuxième partie

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Voici la deuxième partie du récit de la veillée du 22 novembre 2013. Allez, soyez patients, lisez tout, et surtout les deux derniers paragraphes, après les photos.

Nous sommes donc toujours devant l'Hôtel de Ville. Il est environ 22 heures 45. Après qu'AXEL et CHARLES nous ont divisés en 3 groupes séparés les uns des autres par un petit espace, afin que nous puissions chanter le Canon de la Paix (et c'était bien la première fois qu'une telle opération était lancée, bien que nous eussions déjà chanté la chose avec succès à des veillées antérieures, sans cette précaution de division) et que la Canon a été chanté comme jamais il ne l'avait été jusqu'ici, nous sommes invités à nous lever pour le "Déplacement", et nous comprenons alors le pourquoi de la séparation en groupes. Chacun d'eux va suivre un animateur qui le conduira en lieu pour l'instant inconnu et quelque peu mystérieux. Nous suivons Alix. Nous arrivons quant à nous Place Vendôme devant le Ministère de la Justice (un peu parès 23 h). Les deux autres groupes iront l'un devant le Palais de Justice, l'autres devant l'Assemblée Nationale. Ces lieux symboliques, au front desquels nous protestons silencieusement en faveur d'une nouvelle manière de vivre dans la Cité, représentent chacun le coeur des trois pouvoirs distingués jadis par MONTESQUIEU : le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif, le pouvoir judiciaire.
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Quand nous arrivons Place Vendôme, au terme de notre marche, je vois un groupe d'hommes à l'air peu engageant, à l'angle de la Rue de la Paix et de la Place. Ils sont une dizaine et me semble être des policiers en civil. Sinon la Place est presque vide, à l'exception d'un bus discothèque et d'un groupe qui semble avoir investi le véhicule. J'en verrai un autre arriver peu après notre installation. Il n'y a pas, enfin je veux dire pas encore, de gendarmes ou de policiers. Quelques minutes plus tard, nous en verrons arriver qui encerclerons totalement le groupe (voir une des photos ci-dessous). Il y en a 26, dont deux qui feront semblant un peu plus tard de protéger une grande porte du Ministère (celle de droite) contre une éventuelle invasion ! (voir une autre photo ci-dessous). JEAN-BAPTISTE nous fait un très court mais très substantiel exposé sur les trois pouvoirs, en étudiant spécialiste de Droit public qu'il est. Nous chantons encore, il y a une lecture d'un passage du Petit Prince. Il n'a pas été choisi par hasard, puisqu'il s'agit de celui où l'allumeur de réverbère, pourtant épuisé par l'accélération de la rotation de la petite planète qui l'héberge, est obligé d'allumer et d'éteindre son luminaire toutes les minutes, parce que c'est la consigne.
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Peu après cette lecture, je vois, au pied de la porte, et comme s'il avait été glissé de l'intérieur par une invisible main, deux feuilles de papier. Un des deux policiers les voit, se baisse pour les prendre, y jette un coup d'oeil et demande s'il peut les garder. Ce sont les cfeuillest dactylographiés du passage du Petit Prince. Il les met dans une poche après les avoir pliées en quatre. Nous chantons encore, et vient l'heure de la dispersion. Nous nous levons. Mais on nous empêche de quitter les lieux. Il est plus de minuit sans doute. Nous nous rasseyons et chantons, puis nous nous relevons et de multiples conversations s'engagent entre des Veilleurs et les membres des forces de l'ordre. Il n'y a aucun animosité, mais des questions. J'apprends quant à moi que le groupe chargé de nous contenir vient de BORDEAUX. Nous parlons paiement heure supplémentaire, aspect taillable et corvéable de la fonction ; il y a comme de la complicité entre les forces au service du désordre et les Veilleurs. Puis arrive le commissaire avec lequel, depuis le début des Veillées, nous avons affaire en pareilles circonstances. Je l'entends dire, souriant et rigolard, voyant Alix : "Vous ici encore, chère madame !" Cet homme est sympathique et, oserai-je le dire, nous l'aimons. Discussion, négociations, le commissaire s'éclipse, puis revient et nous dit que nous pouvons partir si nous prenons l'engagement de rentrer immédiatement chacun chez nous. Personnellement c'est mon intention. Mais  ALIX dit qu'elle ne peut prendre un engagement collectif, chacun étant ici à titre personnel (elle a bien raison, car prendre un tel engagement était tomber dans le piège du "Groupe constitué occupant l'espace public sans autorisation", mais ce n'est pas cette raison qui la pousse à répondre ainsi ; elle a l'intention de rejoindre les autres groupes). Le commissaire dit que dans ce cas, il y aura sommation et que nous serons conduits pour vérification d'identité. Alix ne cède pas. Et finalement, une dizaine de minutes plus tard, ceux qui veulent partir le peuvent (par petits groupes de cinq personnes), et les autres restent. Il est 0 h 45 Ce que je n'ai pas dit, c'est que sur le même côté de la Place, à une cinquantaine de mètre, une vingtaine d'hommes se tiennent en renfort au cas où !
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Je rejoins la Rue de Rivoli par la rue de Castiglione : il y a plus de 20 véhicules de CRS, et à la hauteur de la rue du Mont Thabor, une vingtaine d'hommes se tiennent sous les arcades et un peu sur la chaussée, sans toutefois nous m'empêcher de passer. Je rentre par le métro. Car, grâce au Ciel, c'est vendredi, et l'heure de sa fermeture est plus tardive. Je suis chez moi vers 1 h 20.
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Quelle soirée, mes amis ! Quelle soirée ! J'en sors, maintenant convaincu et je ne suis pas le seul, que si monsieur HOLLANDE est légal, il  est dépourvu absolument, totalement et définitivement de toute légitimité.
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Voilà pour le récit. Je vous invite à descendre en bas de la page et à lire mon témoignage sur l'état de l'opinion des policiers.  
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Devant la Place de l'Hôtel de Ville.


Devant le Ministère de la Justice, contribution de jean-Baptiste.


Quelques uns de nos anges gardiens. Contre le mur, un policier en civil.

Bloqués par les CRS, nous chantons.

(On aperçoit ma silhouette derrière la cabine vitrée.)


Départ des derniers Veilleurs de devant le Ministère de la Justice.

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En un lieu que je ne puis nommer pour ne pas inquiéter celui qui a discuté avec moi, voici la teneur résumée de la conversation que j'ai eue avec un CRS.
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Alors que je lui pose une question relative aux barrières et au cordons, aux mesures coercitives qui nous visent, ce policier me dit qu'ils ont toute la nuit devant eux pour nous empêcher de nous déplacer. Il est tenu au devoir de réserve ajoute-t-il, et il ne peut en dire davantage, sauf qu'il me fait remarquer ceci : "Vous êtes persévérants, mais ça ne changera rien. Votre action est inutile, et la loi n'en sera pas abrogée pour autant". Je lui explique les principes qui nous animent, élargit la nature de notre protestation qui consiste à vouloir un autre type de relations dans la cité. Et c'est alors qu'il me livre son exaspération, et m'indique, de moins en moins allusivement que c'est par le vote que nous pourrons nous débarrasser des socialistes. Il me fait remarquer que nous ne savons pas tout et que c'est heureux ; il me raconte l'épouvantable histoire de cette femme jetée dans la Garonne à TOULOUSE pour avoir refusé à deux racailles le don d'une cigarette qu'elle ne sembla pas avoir possédée du reste. Cet homme me laisse entendre qu'il souffre pour sa patrie (c'est le mot qu'il utilise). Et il me dit : "ça va péter ! ça va péter ! et avant longtemps "!
Je garantis l'absolue authenticité de ce dialogue ; je le cite de mémoire, et c'est un résumé. J'ai devant moi un homme démoralisé, honteux du travail qu'on lui fait faire, révolté et peu enclin à soutenir les imbéciles bernanosiens qui prétendent nous gouverner.
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Je serais Manuel GAZ, j'infiltrerais les corps de CRS et de gendarmes pour connaître l'état de leur moral et je prendrais des billets d'avion ou de train pour m'éloigner de l'ingrate patrie lorsque les citoyens se réveillerons ; cette patrie qui ne reconnaît pas les merveilleux bienfaits du socialisme sauce hollandaise ; ce socialisme-là ferait rugir JAURES, PROUDHON, BARBUSSE et d'autres. Il est ultralibéral, matérialiste, mondialisateur, indifférenciant, monstrueux dans ses principes. Ce n'est pas pour rien que la moitié de nos ministres sont des fellows de la French American Foundation. Ils ne sont pas seuls à adhérer à cette glauque officine, d'inspiration maçonnique, aspirant à un pouvoir universel invisible. Bien des politiciens de droite font partie de ce cercle. Tous ont déjà vendu l'âme de leur patrie à des apatrides. Ils l'ont trahie, ils l'ont souillée par cette honteuse compromission qui leur vaut honneur, reconnaissance sociale, promotions diverse, et notre ruine, à nous.
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Par ailleurs, j'ai compté plus d'une vingtaine de Veilleurs porteurs de bonnet rouge. Il m'a été dit qu'Armor Lux en avait cessé la fabrication. Baste ! On peut toujours se les tricoter. 
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Je le redis : notre avenir n'est pas avec ces matérialistes hédonistes, amoraux, nombrilistes ; il l'est avec des peuples autrement moins avariés, des peuples prometteurs d'avenir. L'avenir est dans une véritable union avec la Russie. Et si nous étions lucides, nous nous interrogerions sur les revirements aussi soudains que récents de l'ARMENIE et de l'UKRAINE ; ces pays renonçant à toute intégration ou rapprochement avec l'Union Européenne ont décidé de rejoindre l'organisation économique que met en place la RUSSIE. Ils ont compris que l'UE était une catin faisandées qui se permet de verser à ses fonctionnaires partis à la retraite, des pensions de 10 000 euros mensuels, quand des millions d'Européens se débattent eux et leurs familles dans d'inextricables difficultés. Ce qui en cause, c'est non seulement la Loi TAUBIRA, appendicule honteux et obscène de la volonté invisible des puissants, c'est simplement la survie des différences, des identités, des patries, des langues et des modes de vie. De grands esprits français, le regretté LEVY-STRAUSS ou le fulgutant Claude HEGEGE n'ont cessé ou ne cessent de le dire. On les encense, mais on ne les entend pas ni le les écoute.
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Bonne nuit !

Nouvelles de la Résistance : récit de la veillée du 22 novembre ; premier billet du 23 novembre 2013, première partie

Je sais, voilà un très long billet. Mais je vous demande de le lire attentivement jusqu'au bout et notamment de lire in fine le texte de PROUDHON, le sympathique anarchiste, l'anticlérical patenté, mais l'homme à l'esprit d'enfance. Dans mon deuxième billet, j'expliquerai les raisons pour lesquelles, à la suite de cette veillée, j'ai tout lieu de croire que les forces du désordre, chargées de nous contenir, de nous humilier, de nous contraindre, sont en réalité en train de changer d'attitude : cave populum, cave populum Caesar !
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Je suis parti tout seul à la 28e soirée organisée par les Veilleurs. Antoine, retenu par d'autres occupations, ne pouvait se joindre à moi. Guillaume, lui, ne devait me rejoindre que vers 22 heures. Nous n'avons pu nous retrouver. La veillée était censée se tenir Place de l'Hôtel de Ville dont l'accès, grâce à la délicate et très démocratique initiative de monsieur DELANOE (enfin je le suppose) nous était interdit. Qu'à cela ne tienne ! Nous nous sommes assis sur le trottoir non loin de ce manège qui fleurait bon les attractions d'antan, celles que les enfants du début du XXe siècle, en marinière et culotte courte et  coiffé d'un petit chapeau à rubans, fréquentaient en compagnie de leurs parents. Contrairement à ce qui s'était passé dans la soirée du 8 juillet, les bouches de Métro de la Station Hôtel de Ville étaient ouvertes. Je suis arrivé vers 20 h 15 au moment où une animatrice achevait la lecture d'un passage de Ruy Blas. Pour dire le vrai, je déteste l'enflure de Victor Hugo, mais il a parfois de beaux vers, et cet extrait soulignait à la fois les limites du pouvoir et celle de la légitimité qui lui est indissolublement liée dans des sociétés libres.
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Froid vif. En dessous de ma doudoune, et en plus d'une très longue écharpe noire, tissée en Inde et que m'a offerte un de mes fils au retour d'un lointain voyage, j'avais mis mon beau sweat de la Manif pour tous. Bien m'en a pris, car j'ai pu protéger mes très fragiles oreilles des morsures du froid en rabattant la capuche sur mon crâne dégarni. Et comme en plus du sweat, j'avais un pull, je pouvais rivaliser de protection avec les policiers revêtus de leur cuirasse en forme de peau de crocodile ou de dinosaure. Soyons juste, ils étaient discret, les trois groupes de deux qui "protégeaient la Place" de nos putatives fureurs. Mais derrière les barrières, du côté Seine et du côté Rivoli, il y en avait de très nombreux, et qui n'avaient pas l'air commode. Apparence, comme j'aurai l'occasion de vous le dire tout à l'heure. Nous avons eu de très belles interventions de fond des deux XAVIER, des remarques diverses d'AXEL (groupe théâtre, groupe chant mis en place par les Veilleurs) et puis il nous a été lu un texte de Max WEBER. Le penseur y explique qu'il y a trois sources possibles à la légitimité : celle de la tradition, celle du charisme de celui qui détient le pouvoir, et enfin la légitimité légale et rationnelle. En les distinguant aussi formellement, Max WEBER ne semble pas voir qu'une légitimité s'origine simultanément à ces trois sources, et que la légitimité authentique, celle qui entraîne la libre adhésion des citoyens aux mesures contraignantes qu'il édicte doit TOUJOURS y puiser. Je dois dire que le charisme de monsieur HOLLANDE est aussi éclatant que celui d'un biftèque (graphie à la française), que sa volonté de changer la civilisation le coupe de la première source de la légitimité, et qu'il ne peut vraiment s'abreuver à la troisième si l'on en juge par les sondages et l'élection par défaut qui lui a valu de poser ses fesses sur le trône républicain de premier magistrat. La véritable question est bien celle-là : monsieur HOLLANDE est-il légitime ?
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La véritable faiblesse de monsieur HOLLANDE et de ses amis est qu'il ne reconnaît à la légitimité que l'élection et la "raison" et la "légalité" et que, comme je viens de le dire, elle est très problématique ; cela ne vous rappelle-t-il pas la remarque d'un député socialiste à un député de l'opposition en 1981 : "Vous avez juridiquement tort, parce que vous êtes politiquement minoritaire". Etait-ce monsieur LAIGNEL que ses ennemis appelaient le "nain sectaire (ce qui n'est pas gentil) ou monsieur Paul QUILES (qui voulait faire tomber des têtes et très vite qui avait reçu pour cette raison le surnom de ROBESPAUL) ? Je ne sais plus. En tout cas, il est clair que le libre consentement des citoyens au pouvoir exige la légitimité, le respect des consciences et la réciprocité des relations entre gouvernants et gouvernés. Elles ne peuvent être du type "dominants-dominés".
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Le jeune JEAN nous lit la fable de LA FONTAINE : "Le loup et l'agneau". il y apparaît que le loup tire sa légitimité prétendue de la force de ses mâchoires. Il a la force, donc il a le droit pour lui. D'autres intervenants insiste sur la différence qu'il y a entre la légitimité et la légalité, entre pouvoir et autorité (qui est ce en quoi s'enracine le pouvoir). Mais, et c'est là une réflexion salutaire, il se pourrait bien que nous fussions tous des loups avant d'être des agneaux.
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Ah ! je ne vous ai pas parlé de l'intervention d'une jeune animatrice qui commente le très politique tableau de GERICAULT du radeau de la Méduse. Chaque détail du tableau trouve son contrepoint dans les pratiques de nos actuels Gouvernants. JEAN-PAUL commente la pièce de MACHIAVEL, un pastiche terrible et symbolique de la politique, où l'auteur du Prince met en scène (dans la Mandragore) un cocu (le peuple) qui encense son cocufieur, et le cocufieur (le pouvoir) qui s'enorgueillit d'occuper la maison et le lit de sa maîtresse (la patrie). Il insiste sur le fait qu'un vrai pouvoir légitime est un pouvoir de légèreté, et de kénose (d'abaissement volontaire au service du Bien commun). Un extrait de McBeth nous est admirablement interprété par deux acteurs. MacBETH qui veut et vient d'assassiner le roi d'Ecosse DUNCAN dans son sommeil, et est couturé de crai:nte et de remords, MacBETH que sa femme gourmande devant tant de faiblesse, (et c'est sans doute pourquoi madame TRIERWEILER a décidé de ne plus se taire et de parler de politique...)
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PIETRO, en un français parfait nous parle de la naissance des Sentinelles/Veilleurs debout en Italie ; SILVIO nous lit l'extrait édifiant d'un auteur italien sur ce qu'est la politique. Et puis, il y a cette intervention où il nous est lu un texte de l'anarchiste PROUDHON qui aurait droit aujourd'hui aux foudres de madame TAUBIRA, de Manuel GAZ et de monsieur AYRAULT, ridicules marionnettes ou serviteurs fidèles d'un incapable et illégitime Président de la République. J'ai pu retrouver (sur Internet) les principaux passages des écrits de PROUDHON sur la famille. Les voici. Et je prie par avance les intervenants de ne point me tenir rigueur si j'ai oublié leur prénom. 
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« Par la génération, l'idée du droit prend un premier accroissement : d'abord dans le cœur du père. La paternité est le moment décisif de la vie morale. C'est alors que l'homme s'assure dans sa dignité, conçoit la Justice comme son vrai bien, comme sa gloire, le monument de son existence, l'héritage le plus précieux qu'il puisse laisser à ses enfants. Son nom, un nom sans tache, à faire passer comme un titre de noblesse à la postérité, telle est désormais la pensée qui remplit l'âme du père de famille. »

« L'enfant est donné, Parvulus natus est nobis ; c'est un présent des dieux, A deo datus, une incarnation de la divinité présente, Emmanuel. Ou le nourrit de lait et de miel, jusqu'à ce qu'il apprenne à discerner le bien du mal : Butyrum et mel comedet, donec sciai eliqere bonum et reprobare malum ; c'est la religion de la Justice qui poursuit son développement. Comment dans l'accomplissement de ce devoir sacré, l'homme ne sentirait-il pas sa noblesse? Comment la femme ne deviendrait-elle pas splendide ? »

« Tous, dit Proudhon, sont dans la main du père, nourris de son travail, protégés par son épée, soumis à son gouvernement, ressortissants de son tribunal, héritiers et continuateurs de sa pensée. La Justice est là tout entière organisée et armée : avec le père, la femme et les enfants, elle a trouvé son appareil qui ne fera plus que s'étendre par le croisement des familles et le développement de la cité. »