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lundi 18 février 2019

Samedi 16 février. Lettre à Stanislas !


Cher Stanislas,

C’est lors d’une soirée organisée par Les Veilleurs de Paris, que j’ai entendu (au sens étymologique) une intervention de Jean-Frédéric POISSON. Il parlait de la grandeur et de la servitude de l’homme politique. Il commença par indiquer que les notions d’autorité et de pouvoir ne se confondaient pas.
Celui qui a autorité détient le droit légitime d’édicter des normes ; celui qui a le pouvoir a la possibilité de faire appliquer des normes par la force, dit-il.
Il en résulte qu’il est possible d’avoir l’autorité sans avoir le pouvoir, ou d’avoir le pouvoir sans avoir l’autorité.
Il est frappant de constater que, dans l’Évangile, les pharisiens s’étonnent et se posent la question : quel est donc cet homme qui parle avec autorité ? C’est-à-dire qui se donne le droit d’édicter des normes (par exemple à propos de l’observance du sabbat). De même quand Pilate dit à Jésus : Tu ne réponds pas ? Ne sais-tu pas que j’ai le pouvoir de te relâcher ou de te condamner ? le procurateur fait allusion à la loi romaine qui lui donne le droit d’utiliser la force pour appliquer ses normes (ici le maintien de l’ordre public dans une province éloignée et turbulente de l’empire).
Cette fine distinction entre autorité et pouvoir souligne qu’un régime politique est d’autant mieux accepté par les citoyens que la légitimité de l’autorité est bien assise et qu’elle fait appliquer ses normes, en utilisant le pouvoir qui lui est dévolu, avec discernement et justesse. Il me semble que c’est le décalage entre une faible autorité et un grand pouvoir qui explique la crise des Gilets Jaunes.
Alors revenons aux normes. Nous évoquions, si tu t’en souviens, la hiérarchie des normes, si bien étudiée (et d’une manière très ennuyeuse) par KELSEN dans sa Théorie pure du droit.
En France, et à première vue, la hiérarchie des normes place en leur sommet la Constitution (à laquelle le Conseil Constitutionnel a rattaché a Déclaration universelle des droits de l’homme ; je ne sais pas si c’est dans la forme de la déclaration du 26 août 1789 ou dans celle établie par René CASSIN, et votée à l’ONU le 10 décembre 1948 par les 58 états membres). Après la Constitution, viennent les lois organiques qui exigent d’être votées exactement dans les mêmes termes par l’Assemblée nationale, et par le Sénat, puis par ordre décroissant de puissance, les lois ordinaires, les décrets, les arrêtés ministériels, les arrêtés préfectoraux, les arrêtés municipaux, et enfin les divers règlements souvent transmis aux diverses instances politiques par le moyen de circulaires.
Mais les choses se compliquent, dans la mesure où un flou artistique savamment entretenu, place au-dessus de certaines normes nationales, des normes internationales dont, si j’ai bonne mémoire, le Conseil d’État a déclaré qu’elles s’imposaient aux États participants aux instances qui les édictent. C’est ainsi que la CEDH peut modifier ou annuler des décisions prises par des tribunaux français, que l’inénarrable et nullissime commission européenne menace de sanctions des États qui ont l’heur de ne point lui plaire : Pologne, Hongrie, Autriche, par exemple sont dans le viseur de la susdite commission laquelle n’a aucune autorité (elle n’est pas élue, mais est composée de membres nommés) mais a reçu le pouvoir de sanctionner.
Tu me dis que partout où la Démocratie Chrétienne a essayé de s’implanter dans le champ politique, elle a échoué. Les faits obligent à dire que tu as raison. Elle a échoué en Italie, elle a échoué, depuis longtemps en France (avec le mollasson MRP) et elle est sur le point de succomber en Allemagne.
Alors que faire ? D’abord se souvenir que le Royaume du Christ n’est pas de ce monde, que le chrétien n’appartient pas au monde, et qu’il est vain de vouloir instaurer par voie politique une Cité de Dieu sur la Terre.
La chose ne peut advenir que par la transformation personnelle de chaque être humain. Cependant, et puisque nous sommes amenés à voter, nous avons le devoir de voter en conscience et de ne pas apporter nos suffrages à des candidats qui offensent la loi naturelle.
En effet, et j’en termine, il y a deux autres sources de normes : la loi naturelle (tu ne tueras pas, tu ne voleras pas, tu ne porteras pas de faux témoignages, etc.) résumée du reste dans le Décalogue (qui comporte en outre des additions), et la loi divine énoncée par le Verbe de Dieu, dans la Bible. C’est à celle-ci que le chrétien doit d’abord obéir, car les droits de la conscience éclairée imposent de résister à l’application de normes immorales. Tant pis si les francs-maçons, les libertins, les libres penseurs, les anticléricaux de tout poil se moquent des culs bénis (comme ils aiment le dire). Dans ce combat les chrétiens ne sont pas seuls, et j’ai d’assez nombreux amis musulmans ou juifs qui luttent avec eux, en un commun combat.
Porte toi bien cher Stéphane, et à bientôt.

Philippe



mardi 14 août 2018

Mardi 14 août 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Quand l'autorité se confond avec le pouvoir.

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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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SIMONE WEIL PARLE DU TOTALITARISME DES PARTIS.
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"Les luttes des factions sous la Terreur furent gouvernées par la pensée si bien formulée par TOMSKI : «Un parti au pouvoir et tous les autres en prison.»  Ainsi sur le continent d'Europe le totalitarisme est le péché originel des partis."
In Simone WEIL.
Note sur la suppression générale des partis politiques. (Page 24.)
Climats/'Editions Flammarion, Paris, 2006 (date du dépôt légal).
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PHILIPPE MURAY PARLE DU TERRORISME DE LA LOI.
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"Le dévorant appétit que nourrit tout un chacun pour la fomentation de lois de circonstance, toujours plus inquiétantes et toujours plus burlesques, n’est plus un secret pour personne. On s’en alarme, ici ou là, mais c’est en pure perte. La chose suit si bien son cours que les anciennes lois de la jungle semblent désormais risibles face au déferlement de la jungle des lois. […]."
In
Philippe MURAY.
Moderne contre moderne. Exorcismes spirituels IV. Essais. Quatrième tirage.
Chapitre Les merveilleuses lois (Page 385).
Les Belles Lettres, Paris, 2010 (pour la présente édition).
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COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Le parieur bénédictin obéit aux lois pour autant qu’elles n’offensent pas les commandements de Dieu. Il ne vote pas pour un parti, mais il vote en fonction des options qui se présentent à lui et il recherche le Bien commun. Hélas, le système démocratique français fait qu’il lui est impossible de choisir ! Le candidat élu (je parle du Président de la République) a un programme et ceux qui ont voté pour lui et qui ont fait sa majorité sont censés approuver la totalité du programme ; quant aux autres, ils n’ont qu’un seul choix, celui d’obéir. Il en résulte donc que dans notre système, l’autorité (c’est-à-dire la légitimité pour édicter des normes) et le pouvoir (l’usage de la contrainte pour les faire appliquer) sont confondues : il n’y a aucun débat de fond, aucune réflexion, aucune discussion possible : les experts ont tranché, et c’est à prendre ou à laisser.
Nous avons une magnifique illustration de cette confusion dans la loi sur les fausses nouvelles (consultez tout de même le lien qui montre que la France est championne du monde de la censure sur les réseaux sociaux). C’est une loi de circonstance qui laisse aux juges une grande marge de manœuvre pour décider quelle nouvelle est fausse, et quelle est vraie. C’est en somme une sorte de stalinisme mou.
Il est évident que notre grande Simone a vu juste en citant TOMSKI : un parti au pouvoir et tous les autres en prison. Oh ! La prison peut être très symbolique. Éric ZEMOUR l’a appris à ses dépens, qui a été chassé de certains médias pour « pensée non conforme ». En vérité, tout doit pouvoir être examiné à la lumière de l’expérience, des témoignages et des faits. Par exemple, il faut  avoir le courage d’admettre (a) que les peuples européens doivent accueillir des réfugiés ; (b) qu’ils doivent le faire avec discernement ; (c) qu’ils doivent refouler ou renvoyer sans état d’âme tous ceux d’entre eux qui se comportent comme des prédateurs, des voyous, des profiteurs ; (d) qu’ils doivent penser aux moyens d’accueillir dignement ceux qu’ils ont accepté d’héberger. C’est sans doute trop demander à des journaux comme Aliénation (Libération) ou Le Monde de pousser la réflexion à ce point. Qui de nous accepterait de voir ses impôts augmenter pour construire des logements destinés à accueillir ces réfugiés ? Je gage qu’ils ne doivent pas être très nombreux, ceux qui assentiraient !
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LIENS UTILISSIMES.
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Nous pouvons être assurés que ce comité Théodule ne conclura rien du tout.

La tyrannie en marche !

Etrange silence de Jupiter qui n’a pas tonné ! Et pourtant, un jeune a été tué par deux racailles.


Les deux racailles devraient être renvoyées dans le pays de leurs ancêtres après avoir purgé leur peine !

Les médias s’en foutent : c’est une chrétienne.


Les médias s’en foutent : ils sont chrétiens et ils aident leurs frères d’Orient !


Ces articles traduisent tout haut ce que nombre de gens pensent tout bas.



En fait, les pouvoirs publics ne VEULENT pas étudier le problème dans toute sa complexité. Et nous n’avons aucune raison de nous laisser faire par quelques malfrats.

Même à MELBOURNE !

(Mais bien entendu, les races n’existent pas !)

Que faut-il penser de cet article dans un quotidien qui se dit chrétien ?


Bon à savoir : JUPITER est le copain d’ANASTASIE.





Le parcours d’un cinglé (suite et pas fin).






vendredi 27 juillet 2018

Vendredi 27 juillet 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Si hauts que soient les trônes...


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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MONTAIGNE PARLE DU POUVOIR.
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"Si, avons-nous beau monter sur des échasses, car sur des échasses encore faut-il marcher de nos jambes. Et au plus élevé trône du monde, si ne sommes assis que sur notre cul."
In
Michel de MONTAIGNE.
Édition présentée, établie et annotée par Pierre MICHEL. Préface d’ALAIN.
Tome III, Livre troisième, chapitre XIII.
Le Livre de Poche N°1397-1398.
Éditions Gallimard, Paris, 1965. (Page 366.)
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CONTREPOINTS DE Jean de La BRUYÈRE.
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"Que faire d’Egésippe qui demande un emploi ? Le mettra-t-on dans les finances, ou dans les troupes ? Cela est indifférent, et il faut que ce soit l’intérêt seul qui en décide ; car il est aussi capable de manier de l’argent, ou de dresser des comptes que de porter les armes. ‘‘Il est propre à tout’’, disent ses amis, ce qui signifie toujours qu’il n’a pas plus de talent pour une chose que pour une autre, ou en d’autres termes, qu’il n’est propre à rien. Ainsi la plupart des hommes occupés d’eux seuls dans leur jeunesse, corrompus par la paresse ou par le plaisir, croient faussement dans un âge plus avancé qu’il leur suffit d’être inutiles ou dans l’indigence, afin que la république soit engagée à les placer ou à les secourir ; et ils profitent rarement de cette leçon si importante, que les hommes devraient employer les premières années de leur vie à devenir tels par leurs études et par leur travail que la république elle-même eût besoin de leur industrie et de leurs lumières, qu’ils fussent comme une pièce nécessaire à tout son édifice, et qu’elle se trouve portée par ses propres avantages à faire leur fortune ou à l’embellir.
Nous devons travailler à nous rendre très digne de quelque emploi : le reste ne nous regarde point, c’est l’affaire des autres."

"La fausse grandeur est farouche et inaccessible : comme elle sent son faible, elle se cache ou du moins ne se montre pas de front, et ne se fait voir qu’autant qu’il faut pour s’imposer et ne paraître point ce qu’elle est, je veux dire une vraie petitesse. La véritable grandeur est libre, douce, familière, populaire ; elle se laisse toucher et manier, elle ne perd rien à être vue de près ; plus on la connaît, plus on l’admire. Elle se courbe par bonté vers ses inférieurs, et revient sans effort dans son naturel ; elle s’abandonne quelquefois, se néglige, se relâche de ses avantages, toujours en pouvoir de les reprendre et de les faire valoir ; elle rit, joue et badine, mais avec dignité ; on l’approche tout ensemble avec liberté et avec retenue. Son caractère est noble et facile, inspire le respect et la confiance, et fait que les princes nous paraissent grands et très grands, sans nous faire sentir que nous sommes petits."
In
Jean de La BRUYÈRE.
Les caractères. Présenté par Marcel JOUHANDEAU.
Le Livre de Poche, Classique, N°1478-1479.
Éditions Gallimard et Librairie Générale Française (pour le copyright), Paris, 1965. (N°10 et N°41, du chapitre Du mérite personnel. (Pages 50 et 62.)
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COMMENTAIRES QUI SE SUFFISENT À EUX-MÊMES.
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"Vous le savez: ceux que l'on regarde comme chefs des nations les commandent en maîtres; les grands leur font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi. Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur. Celui qui veut être parmi vous le premier sera l'esclave de tous." (Marc 10, 42-44).

Il vous revient, chers lecteurs, de réfléchir à ces citations, et de voir à quoi, et à qui elles nous renvoient… Et, en tant que parieur bénédictin, faire profit de cet enseignement.
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LIENS ILLUSTRATIFS DES CITATIONS.
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Jupiter assume et provoque.


Et il contre-attaque (paraît-il).


Et assure sa sécurité.


Par tous les moyens !


Illustration des Caractères, N°41 du chapitre : Du mérite personnel.


jeudi 1 février 2018

30 janvier 2018. Nouvelles de la Dissidence. Faut-il désespérer ?

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Toujours avec vous, chère Simone !
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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"[…]. Somme toute, l'histoire humaine apparaît comme un tissu d'absurdités qui non seulement font mourir, mais, ce qui est infiniment plus grave, font oublier la valeur de la vie. Tout se passe comme si une fatalité mauvaise rendait les hommes fous. On se dit pourtant que le rôle joué par ces absurdités doit avoir une cause, et effectivement il a une cause. Il y a dans la vie humaine une absurdité radicale, essentielle, à laquelle on n'aperçoit aucun remède : c'est la nature du pouvoir. La nécessité d'un certain pouvoir est bien réelle, parce que l'ordre est indispensable à l'existence, mais l'attribution du pouvoir est à peu près arbitraire, parce que les hommes sont semblables ou peu s'en faut, et la stabilité du pouvoir repose ainsi essentiellement sur le prestige, autrement dit sur l'imagination. Si la raison est ce qui mesure, comme l'expliquait Platon, l'imagination, elle, est étrangère à toute mesure. […]."
In
Simone WEIL.
Oppression et liberté.
Gallimard, Paris, 1955. Collection Espoir.
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2. COMMENTAIRES.
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Faut-il désespérer ? À lire Simone WEIL, et cet extrait d’un fragment qui figure à la fin, on est pris d’une sorte de vertige devant cette évidence : oui, il faut un certain pouvoir (qui, rappelons-le est la possibilité d’utiliser la force pour faire appliquer des normes définies par la loi, alors que l’autorité est la légitimité qui permet d’édicter des normes) mais le pouvoir est attribué de manière arbitraire. Pourquoi monsieur MACRON plutôt que monsieur HOLLANDE ? Pourquoi celui-ci plutôt que celui-là. Une telle question ne se pose point dans le cas d’une monarchie héréditaire ou l’autorité royale est reconnue de tous, et légitimée par l’histoire, quelle que soit par ailleurs la vertu du souverain. Joseph de MAISTRE a produit sur ce point des analyses irréfutables, et c’est pourquoi, puisqu’on ne peut les réfuter, on ne les publie pas et on met aux oubliettes de la philosophie politique un homme de première grandeur. L’imagination est la folle du logis, elle est étrangère en effet à toute mesure, et jamais le slogan bien connu : « demain on rase gratis » n’a été plus utilisé qu’en ces jours sombres. L’économie va mieux ? Et alors ? L’homme va-t-il mieux ? Je n’en suis pas certain. Le grand tort des hommes politiques, c’est leur incapacité à trouver à la politique une autre finalité qu’une finalité économique et matérielle. La grande force d’un POUTINE ou d’un TRUMP, qu’on les aime ou pas, c’est de dégager un horizon chargé de sens, et – n’en déplaise aux bobos des médias – qui, justement, n’est pas trop englué dans l’idéologie. J’ai dit : pas trop, je ne dis pas qu’il ne l’est pas. Il y a une chose qu'on ne peut leur reprocher, en tout cas, c'est d'offenser les valeurs de la vie. L'un comme l'autre ont, sur leur protection, des vues convergentes. 
Allons, ne sombrons pas dans le désespoir. Vive la vie !
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3. REVUE DE PRESSE VENGERESSE.
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La Bobote ne doit pas savoir combien coûte un ticket de métro !


Vous vous moquez du monde, madame !
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Théo le menteur.


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Vous comprendrez pourquoi qu’ayant enseigné la virologie pendant plus de 35 ans, je lutte contre ce virus des Lumières.

C'est que je sais ce qu'est un virus et comment il se propage... Toujours au détriment de la vie.

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À la gloire des gens des humbles qui œuvrent dans l’ombre pour le bien d’autrui.


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Oui, monsieur MACRON rogne peu à peu les libertés publiques.

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La boucle est bouclée !

Rappelons tout de même qu’un candidat qu’on soutient est un candidat qui penche !


mardi 24 octobre 2017

24 octobre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Le pendule démocratique !

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Si Roberto n'existait pas on ne saurait l'inventer, tant sa pensée est ferme et nettement exprimée.

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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle, c’est de la faire aimer !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"La Déclaration des droits attribue donc à l’homme la possibilité de faire tout ce qu’il veut, y compris ce qui lui est nuisible, en ignorant ou en refusant toute loi naturelle ou morale, avec la seule limite de ne pas porter atteinte à la liberté d’autrui. Il s’agit d’une conception pour ainsi dire «westphalienne» de la liberté, dans laquelle l’individu, comme l’État est conçu comme une monade, superiorem non recognoscens. La liberté se fonde sur l’acte de volonté, singulier ou général, des individus, et, de fait, résulte de l’équilibre des intérêts, de la médiation entre les droits, en somme des rapports des forces sociales. Mais alors il s’ensuit une oscillation pendulaire entre les deux extrêmes de l’individualisme absolu, qui conduit à la désagrégation sociale, et de la domination absolue de la société sur l’individu, expression de cette «démocratie totalitaire» à laquelle Jacob TALMON a consacré une analyse lucide. La volonté générale, expression du peuple, du parti qui le représente, ou d’une minorité plus ou moins «éclairée», n’est assujettie à aucune loi, parce qu’elle est elle-même la source de la loi et de tout droit."
In
Roberto de MATTEI.
La dictature du relativisme. (Collection "Riposte catholique")
Muller édition, Asnières-sur-Seine, 2011. (Page 70.)
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2. COMMENTAIRES.
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Il faut vraiment être aveugle pour accepter l’idée que la moitié des voix plus une suffit à conférer l’autorité (le droit d’édicter des normes : auctoritas) et le pouvoir (le droit de les faire appliquer par la force : potestas) au camp, au parti, à la faction qui a la fortune de recueillir cette miraculeuse voix en plus. Il n’y a aucun moyen de créer dans une cité le climat d’amitié nécessaire à la vie en commun dans ces conditions parfaitement conflictuelles. ARISTOTE (Les Politiques, Livre IV, chapitre 11 : « En effet, la communauté politique suppose l’amitié, car on ne veut même pas faire de chemin en commun avec ses ennemis ») l’explique lumineusement. Il n’accorde aucune supériorité à l’un des trois régimes politiques droits (monarchie, aristocratie, et gouvernement constitutionnel) mais il dénonce vigoureusement les constitutions déviées qui découlent de ces régimes : la tyrannie, l’oligarchie et la démocratie. C’est une honteuse interprétation que de dire qu’il met la démocratie au rang des régimes droits. Il s’en explique d’une manière éclairante.
Roberto de MATTEI décrit les mouvements pendulaires de ces démocraties hors sol qui autorisent comme la nôtre (j’y reviendrai) les journaux stipendiés à injurier des initiatives citoyennes quand elles ne conviennent pas à leur idéologie. Libération à cet égard est un champion de la haine concentrée pour tout ce qui ne pense pas comme le mouvement LGBT dont il est un des plus fidèles et zélés serviteurs.
Bref, plus que jamais, il convient de déserter ce régime qui est en train de crever sous son poids, son aveuglement et son mépris de la subjectivité sociale, laquelle inclut aussi, figurez-vous, le sens du sacré, l'intuition de Dieu et le respect de la loi naturelle.
Ces raisons expliquent le désastreux mouvement démocratique pendulaire qui associe la liberté la plus extrême à la tyrannie la plus violente. La démocratie, en vérité devrait s'appeler Pendule démocratique, tant elle ne cesse d'osciller entre ces deux pôles !
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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Excellent article sur l’Action Française.


Oui c’est un danger pour la République qui, du reste le sait ! Comme mon cher BERNANOS, je ne suis pas un adepte de MAURRAS, mais en revanche, je suis résolument contre un système qui se dit démocratique et a confisqué le pouvoir, l’argent et les avantages au profit d’une oligarchie insolente, incompétente et inutile qui se drape dans la toge d'une légitimité usurpée. La citation du jour explique lumineusement pourquoi je n’adhérerai jamais à la République française telle qu’elle s’impose à nous avec ses mensonges, ses manipulations et sa  négation de la nature humaine. Je complète ce commentaire par ceci : "Une démocratie sans valeurs se transforme facilement en un totalitarisme déclaré ou masqué comme le prouve l’histoire. " Jean-Paul II (Veritatis splendor, N°101 du 6 août 1993)
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Une information qui a peu de chance d’être diffusée dans la 

grande presse.


C'est le mot dissidence qui m'a plu. Il faut que je le précise !
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On se demande ce que les pouvoirs publics attendent pour les 

fermer.

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J’espère bien que l’Action Française va gagner son procès 

contre ces imbéciles.


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C’est une habitude bien française !

: nous avons abandonné le Tsar Nicolas II, comme quelques décennies plus tard nous avons abandonné le Shah d’Iran.

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Même le Huf le dit !

(L’infirmerie se moquerait-elle de l’hôpital ?)

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Bientôt on vendra tout : sperme et ovocytes !

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Le Pr Stéphane MERCIER et sa juste analyse de l’avortement.


dimanche 15 octobre 2017

15 octobre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Loi naturelle, autorité, pouvoir. Etat des lieux.


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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Si l’on admet le principe que le fondement des droits n’est pas la loi naturelle mais la norme positive, la volonté de ceux qui établissent la norme devient la source même du droit. Cependant, quand ils établissent la loi, les législateurs se présentent comme interprètes d’une transformation culturelle et sociale qu’ils s’estiment le devoir de faire passer dans les lois sur la base d’un ‘consensus’ général. Les vrais producteurs des lois sont donc les ‘créateurs du consensus’, les groupes organisés, les lobbies, qui aujourd’hui jouent le rôle qu’avaient eu les loges maçonniques et les clubs révolutionnaires durant la Révolution française."
In
Roberto de MATTEI.
La dictature du relativisme. (Collection "Riposte catholique")
Muller édition, Asnières-sur-Seine, 2011. (Page 28.)
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2. COMMENTAIRES.
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Bien entendu, je reconnais que le citoyen est impuissant à entraver le rouleau compresseur législatif mu par les lobbies (LGBT en tête, mais aussi les lobbies mondialistes, et la franc-maçonnerie). En réalité, le législateur obéit à deux passions, celle du pouvoir et celle de l’argent. Il est évident pour ceux qui relisent l’histoire de l’élection présidentielle que monsieur Macron doit son élection au soutien du groupe de Bilderberg, de la CIA, et des puissances d’argent internationales qui s’appuient sur la presse qu’elles contrôlent pour manipuler l’opinion. J'ai donné de nombreux liens qui décrivent le processus. Voilà où nous mène le pseudo-consensus : vendre le corps de la femme, vendre la semence masculine, faire  commerce de tout, et piétiner l'humanité de l'homme.
Il est assez piquant de constater que ce sont les détenteurs des plus gros capitaux boursiers qui vont voir leur ISF allégée d’autant, tandis que la fiscalité des Plans d’Epargne en Action va être alourdie, ce qui en gros signifie que les détenteurs de ces PEA, issus en général des classes moyennes et moyennes supérieures vont financer une mesure favorable aux plus riches. Ce qui eût été juste c’est de supprimer l’ISF, de maintenir la taxe d’habitation pour tous, car tous bénéficient dans leur ville des avantages municipaux ; ce qui est injuste c’est de faire peser le poids de cette taxe sur 20 % des habitants, sur des bases bien mal assurées. Voilà où mène une politique qui s’inspire des soi-disant consensus social (celui que fabrique les lobbies) : brimer les créateurs de richesses, et favoriser ceux qui les exploitent.
Il est très important de conduire une réflexion philosophique sur la notion de juste et d’injuste. Elle ne saurait reposer sur l’idée d’une égalité qui se présente comme quantitative (du reste on en est loin aujourd’hui) et qui est le cache-sexe transparent dont se servent les oligarques pour nous asservir.
Décidément, c’est bien par rapport à une loi naturelle (qui nous enjoint de considérer tous les hommes comme des frères), que nous devons faire la loi. Cette loi naturelle nous convie au don. Elle seule justifie une redistribution des richesses terrestres qui, par destination, appartiennent à tous les hommes. Mais elle nous dit aussi que l’homme doit tirer sa subsistance de son travail : c’est par conséquent et aussi sur la création d’emplois que les hommes politiques doivent faire porter leur effort. On commence mal avec l’actuel président qui supprime les emplois aidés, sans aucun effort pour distinguer ceux qui sont des emplois de parasites et ceux qui ont permis à des êtres humains de retrouver une dignité sociale. Que voulez-vous, les égalitaires ne veulent voir qu’une seule tête : ils sont dans la quantité, non point dans la qualité.
Décidément, nos hommes politiques disposent du pouvoir (celui de nous contraindre à l’obéissance par la force), mais il n’ont pas l’autorité (c'est-à-dire la légitimité de créer des normes fermes et incontestables).
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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Je conviens que nombre de lecteurs ne lisent pas ces articles ou ne visionnent pas ces vidéos. Cependant ils sont un excellent moyen de glaner des nouvelles ignorées de la grande presse. Faites un petit effort par conséquent.
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Lire en priorité cette analyse qui confirme tout ce que l’on peut dire sur le meilleur qui est le seul bien.

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Une chute vertigineuse en effet.


S’il était encore de ce monde, que dirait notre cher Georges de son petit-fils ?
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Le président de la République aime-t-il sa patrie ?

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Voilà pourquoi non seulement on l’admire, mais on l’aime !

Vive la Serbie, messieurs ! Nous ne fûmes jamais en guerre avec elle jusqu'à ces sombres jours où nous l'avons matraquée, bombardée, dépecée avec la complicité de l'OTAN et sous la pression des Etats-Unis.

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Réécrire l’histoire, même aux États-Unis !

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Pour information et réinformation !

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Ce que tu as caché aux sages et aux savants…

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On commencerait à se bouger du côté de l’Europe ?


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Lidl continue d’effacer les croix ! Effaçons Lidl de nos mémoires !


De gommées à gammées il n’y a qu’un pas orthographique ; il vient d’être franchi dans l’ordre symbolique.

Lire aussi à ce propos :