Affichage des articles dont le libellé est Pouvoir. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Pouvoir. Afficher tous les articles

mardi 27 septembre 2022

BILLET DU 26 SEPTEMBRE 2022. SE DEPRENDRE DE SOI POUR RESISTER.

 Ce qui se passe en France et ailleurs et qui concerne les injures, les attaques médiatiques, ordinales, ou pénales contre ceux qui ne pensent pas bien, c'est-à-dire qui ne croient pas au vivre ensemble de populations hétérogènes et, au moins pour l'instant, inassimilables à notre manière de vive et de penser, ceux qui ne croient pas aux "vaccins" miraculeux, censés nous protéger contre un nouveau virus, ceux qui gardent assez de liberté intérieure pour condamner l'avortement ou le "mariage" de personnes de même sexe, ceux qui traitent madame MELONI de post-fascistes mais laissent bombarder à coups de cocktails Molotov des rassemblements politiques qui ne leur conviennent pas, ce qui se passe chez-nous, dis-je est proprement une atteinte insupportable à la liberté de penser, de dire, d'exprimer sa pensée de manière argumentée et rationnelle, c'est au sens strict du terme, un doux régime nazi.

Dans un livre remarquable de Pierre BAYARD intitulé "Aurais-je été résistant ou bourreau" (Editions de Minuit, Paris 2013), je trouve ceci qui a trait à la résistance aux nazis: 

"En cela, ces actes d'opposition - qu'ils soient le fait de héros ou de juste - ne se limitent pas à résister et à dire non. Ils impliquent à chaque fois une voie originale qui ne se présentait pas comme telle avant d'être inventée et qui fait après coup apparaître que le sujet disposait bien en réalité d'un choix, même si celui-ci était invisible.

"Mais cette ouverture des possibles ne peut conduire à rien si le sujet n'est prêt à rompre avec soi et à s'extraire du cadre qu'il constitue pour lui-même. Cet abandon prend souvent la forme d'un risque vital, mais implique surtout d'être capable de perdre quelque chose ce de ce que l'on est et de ce à quoi on tient. Cette création n'est donc pas seulement l'invention d'une action sans modèle, elle est aussi, pour une part, une ré-invention de soi."

Le Pr RAOULT a accepté de ne pas être accepté comme professeur consultant à la Faculté de médecine à l'instigation de Mr CREMIEUX, le Pr PERRONNE a accepté de perdre sa chefferie de service, Vincent PAVAN a payé de sa demi-solde universitaire et de sa suspension pendant un an de ses fonctions de maître de conférence, le Dr FOUCHE a été évincé de la Faculté de médecine de Marseille, Me Di VIZIO risque d'être radié du barreau. Ces personnalité ont préféré défendre la vérité des faits et les exigences de leur conscience. Mais, comme du temps de la collaboration, il s'est trouvé des magistrats, des médecins, des hauts fonctionnaires pour obéir à des injonctions injustes. Ces attitudes seront mises à leur débit jusqu'à la fin de leur carrière et de leur vie. Vive les hommes libres, vive les hommes debout.


lundi 18 février 2019

Samedi 16 février. Lettre à Stanislas !


Cher Stanislas,

C’est lors d’une soirée organisée par Les Veilleurs de Paris, que j’ai entendu (au sens étymologique) une intervention de Jean-Frédéric POISSON. Il parlait de la grandeur et de la servitude de l’homme politique. Il commença par indiquer que les notions d’autorité et de pouvoir ne se confondaient pas.
Celui qui a autorité détient le droit légitime d’édicter des normes ; celui qui a le pouvoir a la possibilité de faire appliquer des normes par la force, dit-il.
Il en résulte qu’il est possible d’avoir l’autorité sans avoir le pouvoir, ou d’avoir le pouvoir sans avoir l’autorité.
Il est frappant de constater que, dans l’Évangile, les pharisiens s’étonnent et se posent la question : quel est donc cet homme qui parle avec autorité ? C’est-à-dire qui se donne le droit d’édicter des normes (par exemple à propos de l’observance du sabbat). De même quand Pilate dit à Jésus : Tu ne réponds pas ? Ne sais-tu pas que j’ai le pouvoir de te relâcher ou de te condamner ? le procurateur fait allusion à la loi romaine qui lui donne le droit d’utiliser la force pour appliquer ses normes (ici le maintien de l’ordre public dans une province éloignée et turbulente de l’empire).
Cette fine distinction entre autorité et pouvoir souligne qu’un régime politique est d’autant mieux accepté par les citoyens que la légitimité de l’autorité est bien assise et qu’elle fait appliquer ses normes, en utilisant le pouvoir qui lui est dévolu, avec discernement et justesse. Il me semble que c’est le décalage entre une faible autorité et un grand pouvoir qui explique la crise des Gilets Jaunes.
Alors revenons aux normes. Nous évoquions, si tu t’en souviens, la hiérarchie des normes, si bien étudiée (et d’une manière très ennuyeuse) par KELSEN dans sa Théorie pure du droit.
En France, et à première vue, la hiérarchie des normes place en leur sommet la Constitution (à laquelle le Conseil Constitutionnel a rattaché a Déclaration universelle des droits de l’homme ; je ne sais pas si c’est dans la forme de la déclaration du 26 août 1789 ou dans celle établie par René CASSIN, et votée à l’ONU le 10 décembre 1948 par les 58 états membres). Après la Constitution, viennent les lois organiques qui exigent d’être votées exactement dans les mêmes termes par l’Assemblée nationale, et par le Sénat, puis par ordre décroissant de puissance, les lois ordinaires, les décrets, les arrêtés ministériels, les arrêtés préfectoraux, les arrêtés municipaux, et enfin les divers règlements souvent transmis aux diverses instances politiques par le moyen de circulaires.
Mais les choses se compliquent, dans la mesure où un flou artistique savamment entretenu, place au-dessus de certaines normes nationales, des normes internationales dont, si j’ai bonne mémoire, le Conseil d’État a déclaré qu’elles s’imposaient aux États participants aux instances qui les édictent. C’est ainsi que la CEDH peut modifier ou annuler des décisions prises par des tribunaux français, que l’inénarrable et nullissime commission européenne menace de sanctions des États qui ont l’heur de ne point lui plaire : Pologne, Hongrie, Autriche, par exemple sont dans le viseur de la susdite commission laquelle n’a aucune autorité (elle n’est pas élue, mais est composée de membres nommés) mais a reçu le pouvoir de sanctionner.
Tu me dis que partout où la Démocratie Chrétienne a essayé de s’implanter dans le champ politique, elle a échoué. Les faits obligent à dire que tu as raison. Elle a échoué en Italie, elle a échoué, depuis longtemps en France (avec le mollasson MRP) et elle est sur le point de succomber en Allemagne.
Alors que faire ? D’abord se souvenir que le Royaume du Christ n’est pas de ce monde, que le chrétien n’appartient pas au monde, et qu’il est vain de vouloir instaurer par voie politique une Cité de Dieu sur la Terre.
La chose ne peut advenir que par la transformation personnelle de chaque être humain. Cependant, et puisque nous sommes amenés à voter, nous avons le devoir de voter en conscience et de ne pas apporter nos suffrages à des candidats qui offensent la loi naturelle.
En effet, et j’en termine, il y a deux autres sources de normes : la loi naturelle (tu ne tueras pas, tu ne voleras pas, tu ne porteras pas de faux témoignages, etc.) résumée du reste dans le Décalogue (qui comporte en outre des additions), et la loi divine énoncée par le Verbe de Dieu, dans la Bible. C’est à celle-ci que le chrétien doit d’abord obéir, car les droits de la conscience éclairée imposent de résister à l’application de normes immorales. Tant pis si les francs-maçons, les libertins, les libres penseurs, les anticléricaux de tout poil se moquent des culs bénis (comme ils aiment le dire). Dans ce combat les chrétiens ne sont pas seuls, et j’ai d’assez nombreux amis musulmans ou juifs qui luttent avec eux, en un commun combat.
Porte toi bien cher Stéphane, et à bientôt.

Philippe



mardi 14 août 2018

Mardi 14 août 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Quand l'autorité se confond avec le pouvoir.

-
Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
-
SIMONE WEIL PARLE DU TOTALITARISME DES PARTIS.
-
"Les luttes des factions sous la Terreur furent gouvernées par la pensée si bien formulée par TOMSKI : «Un parti au pouvoir et tous les autres en prison.»  Ainsi sur le continent d'Europe le totalitarisme est le péché originel des partis."
In Simone WEIL.
Note sur la suppression générale des partis politiques. (Page 24.)
Climats/'Editions Flammarion, Paris, 2006 (date du dépôt légal).
-
PHILIPPE MURAY PARLE DU TERRORISME DE LA LOI.
-
"Le dévorant appétit que nourrit tout un chacun pour la fomentation de lois de circonstance, toujours plus inquiétantes et toujours plus burlesques, n’est plus un secret pour personne. On s’en alarme, ici ou là, mais c’est en pure perte. La chose suit si bien son cours que les anciennes lois de la jungle semblent désormais risibles face au déferlement de la jungle des lois. […]."
In
Philippe MURAY.
Moderne contre moderne. Exorcismes spirituels IV. Essais. Quatrième tirage.
Chapitre Les merveilleuses lois (Page 385).
Les Belles Lettres, Paris, 2010 (pour la présente édition).
-
COMMENTAIRES PERSONNELS.
-
Le parieur bénédictin obéit aux lois pour autant qu’elles n’offensent pas les commandements de Dieu. Il ne vote pas pour un parti, mais il vote en fonction des options qui se présentent à lui et il recherche le Bien commun. Hélas, le système démocratique français fait qu’il lui est impossible de choisir ! Le candidat élu (je parle du Président de la République) a un programme et ceux qui ont voté pour lui et qui ont fait sa majorité sont censés approuver la totalité du programme ; quant aux autres, ils n’ont qu’un seul choix, celui d’obéir. Il en résulte donc que dans notre système, l’autorité (c’est-à-dire la légitimité pour édicter des normes) et le pouvoir (l’usage de la contrainte pour les faire appliquer) sont confondues : il n’y a aucun débat de fond, aucune réflexion, aucune discussion possible : les experts ont tranché, et c’est à prendre ou à laisser.
Nous avons une magnifique illustration de cette confusion dans la loi sur les fausses nouvelles (consultez tout de même le lien qui montre que la France est championne du monde de la censure sur les réseaux sociaux). C’est une loi de circonstance qui laisse aux juges une grande marge de manœuvre pour décider quelle nouvelle est fausse, et quelle est vraie. C’est en somme une sorte de stalinisme mou.
Il est évident que notre grande Simone a vu juste en citant TOMSKI : un parti au pouvoir et tous les autres en prison. Oh ! La prison peut être très symbolique. Éric ZEMOUR l’a appris à ses dépens, qui a été chassé de certains médias pour « pensée non conforme ». En vérité, tout doit pouvoir être examiné à la lumière de l’expérience, des témoignages et des faits. Par exemple, il faut  avoir le courage d’admettre (a) que les peuples européens doivent accueillir des réfugiés ; (b) qu’ils doivent le faire avec discernement ; (c) qu’ils doivent refouler ou renvoyer sans état d’âme tous ceux d’entre eux qui se comportent comme des prédateurs, des voyous, des profiteurs ; (d) qu’ils doivent penser aux moyens d’accueillir dignement ceux qu’ils ont accepté d’héberger. C’est sans doute trop demander à des journaux comme Aliénation (Libération) ou Le Monde de pousser la réflexion à ce point. Qui de nous accepterait de voir ses impôts augmenter pour construire des logements destinés à accueillir ces réfugiés ? Je gage qu’ils ne doivent pas être très nombreux, ceux qui assentiraient !
-
LIENS UTILISSIMES.
-
Nous pouvons être assurés que ce comité Théodule ne conclura rien du tout.

La tyrannie en marche !

Etrange silence de Jupiter qui n’a pas tonné ! Et pourtant, un jeune a été tué par deux racailles.


Les deux racailles devraient être renvoyées dans le pays de leurs ancêtres après avoir purgé leur peine !

Les médias s’en foutent : c’est une chrétienne.


Les médias s’en foutent : ils sont chrétiens et ils aident leurs frères d’Orient !


Ces articles traduisent tout haut ce que nombre de gens pensent tout bas.



En fait, les pouvoirs publics ne VEULENT pas étudier le problème dans toute sa complexité. Et nous n’avons aucune raison de nous laisser faire par quelques malfrats.

Même à MELBOURNE !

(Mais bien entendu, les races n’existent pas !)

Que faut-il penser de cet article dans un quotidien qui se dit chrétien ?


Bon à savoir : JUPITER est le copain d’ANASTASIE.





Le parcours d’un cinglé (suite et pas fin).






vendredi 27 juillet 2018

Vendredi 27 juillet 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Si hauts que soient les trônes...


-
Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
-
MONTAIGNE PARLE DU POUVOIR.
-
"Si, avons-nous beau monter sur des échasses, car sur des échasses encore faut-il marcher de nos jambes. Et au plus élevé trône du monde, si ne sommes assis que sur notre cul."
In
Michel de MONTAIGNE.
Édition présentée, établie et annotée par Pierre MICHEL. Préface d’ALAIN.
Tome III, Livre troisième, chapitre XIII.
Le Livre de Poche N°1397-1398.
Éditions Gallimard, Paris, 1965. (Page 366.)
-
CONTREPOINTS DE Jean de La BRUYÈRE.
-
"Que faire d’Egésippe qui demande un emploi ? Le mettra-t-on dans les finances, ou dans les troupes ? Cela est indifférent, et il faut que ce soit l’intérêt seul qui en décide ; car il est aussi capable de manier de l’argent, ou de dresser des comptes que de porter les armes. ‘‘Il est propre à tout’’, disent ses amis, ce qui signifie toujours qu’il n’a pas plus de talent pour une chose que pour une autre, ou en d’autres termes, qu’il n’est propre à rien. Ainsi la plupart des hommes occupés d’eux seuls dans leur jeunesse, corrompus par la paresse ou par le plaisir, croient faussement dans un âge plus avancé qu’il leur suffit d’être inutiles ou dans l’indigence, afin que la république soit engagée à les placer ou à les secourir ; et ils profitent rarement de cette leçon si importante, que les hommes devraient employer les premières années de leur vie à devenir tels par leurs études et par leur travail que la république elle-même eût besoin de leur industrie et de leurs lumières, qu’ils fussent comme une pièce nécessaire à tout son édifice, et qu’elle se trouve portée par ses propres avantages à faire leur fortune ou à l’embellir.
Nous devons travailler à nous rendre très digne de quelque emploi : le reste ne nous regarde point, c’est l’affaire des autres."

"La fausse grandeur est farouche et inaccessible : comme elle sent son faible, elle se cache ou du moins ne se montre pas de front, et ne se fait voir qu’autant qu’il faut pour s’imposer et ne paraître point ce qu’elle est, je veux dire une vraie petitesse. La véritable grandeur est libre, douce, familière, populaire ; elle se laisse toucher et manier, elle ne perd rien à être vue de près ; plus on la connaît, plus on l’admire. Elle se courbe par bonté vers ses inférieurs, et revient sans effort dans son naturel ; elle s’abandonne quelquefois, se néglige, se relâche de ses avantages, toujours en pouvoir de les reprendre et de les faire valoir ; elle rit, joue et badine, mais avec dignité ; on l’approche tout ensemble avec liberté et avec retenue. Son caractère est noble et facile, inspire le respect et la confiance, et fait que les princes nous paraissent grands et très grands, sans nous faire sentir que nous sommes petits."
In
Jean de La BRUYÈRE.
Les caractères. Présenté par Marcel JOUHANDEAU.
Le Livre de Poche, Classique, N°1478-1479.
Éditions Gallimard et Librairie Générale Française (pour le copyright), Paris, 1965. (N°10 et N°41, du chapitre Du mérite personnel. (Pages 50 et 62.)
-
COMMENTAIRES QUI SE SUFFISENT À EUX-MÊMES.
-
"Vous le savez: ceux que l'on regarde comme chefs des nations les commandent en maîtres; les grands leur font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi. Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur. Celui qui veut être parmi vous le premier sera l'esclave de tous." (Marc 10, 42-44).

Il vous revient, chers lecteurs, de réfléchir à ces citations, et de voir à quoi, et à qui elles nous renvoient… Et, en tant que parieur bénédictin, faire profit de cet enseignement.
-
LIENS ILLUSTRATIFS DES CITATIONS.
-
Jupiter assume et provoque.


Et il contre-attaque (paraît-il).


Et assure sa sécurité.


Par tous les moyens !


Illustration des Caractères, N°41 du chapitre : Du mérite personnel.


jeudi 1 février 2018

31 janvier 2018. Nouvelles de la Dissidence. Il y a grève et grève...

-
Ne pas changer de cheval au milieu du gué ! Je continue avec Simone WEIL et vous produis, comme promis, le troisième billet que je daterai du 31 janvier.
-
Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
-
1. LA CITATION DU JOUR.
-
"Alors qu'on constate que les grèves qui se déroulent autour de revendications déterminées aboutissent sans trop de mal à un arrangement, on a vu des grèves qui ressemblaient à des guerres en ce sens que ni d'un côté ni de l'autre la lutte n'avait d'objectif ; des grèves où l'on ne pouvait apercevoir rien de réel ni de tangible, rien, sinon l'arrêt de la production, la détérioration des machines, la misère, la faim, les larmes des femmes, la sous-alimentation des enfants ; et l'acharnement de part et d'autre était tel qu'elles donnaient l'impression de ne jamais devoir finir. Dans de pareils événements, la guerre civile existe déjà en germe."
In
Simone WEIL.
Oppression et liberté.
Gallimard, Paris, 1955. Collection espoir.

Cette citation est tirée d’un fragment, variante d’un texte déjà établi.
-
2. COMMENTAIRES.
-
Il me semble que Simone WEIL oublie dans cette typologie les grèves qui prennent prétexte de revendications peu claires et infondées, mais qui ne visent qu’à créer un climat de division dans la société, et dont les effets désastreux influencent profondément la vie des hommes. Ce type de grèves est très fréquent dans la fonction publique d’état dont les agents risquent peu (ni la misère, ni la détérioration des machines), mais qui finit par créer un climat de vive rancœur entre les professions non protégées et celles qui le sont par un statut. Il y a des grèves qui ressemblent à des guerres, qui sont conçues et conduites comme des guerres, en suivant une stratégie définie par des chefs et qui n’ont qu’un but : se maintenir au pouvoir (car de révolution prolétarienne, on ne voit point l’oreille dépasser les bornes lointaines de l’horizon social) avec cette délectation suprême et supplémentaire de voir que ce pouvoir est immense et que s’il est impuissant à créer du bien commun, il est très efficace dans la promotion du chaos.
Loin de moi l’idée que les grèves sont inutiles. Elles ont montré en bien des circonstances qu’elles étaient efficaces. Mais c’était en un temps où la condition ouvrière ou salariée faisait peser une incroyable oppression sur ceux qui y étaient soumis. Aujourd’hui, on est loin du compte. Les vrais oubliés, les vrais pauvres, les vrais opprimés sont d’abord les SDF. Ils n’abordent pas à nos rivages dans des bateaux pneumatiques payés par d’obscures officines. Ils ne sont pas logés dans des centres d’accueil. Ils ne disposent pas d’une carte de crédit donnée à tout nouvel arrivant ou presque, et ils ne regardent pas si la pauvre nourriture que quelques âmes dévouées leur apporte contient ou non des viandes interdites. Ils sont là, immobiles, l’œil hagard et nous faisons semblant de ne pas les voir.
J’ai honte.
Et je me sens impuissant ce qui ne fait que redoubler mon humilation.
-
3. REVUE DE PRESSE BIZAROÏDE.
-
De Vaclav HAVEL, dans la lettre de l’Institut Montalembert cette définition de l’idéologie.
"Chacun est en même temps plus ou moins prêt à se résigner à la « vie dans le mensonge », chacun succombe d’une manière ou d’une autre à une réification profane et à la docilité ; en chacun il y a une tendance à se dissoudre dans la masse anonyme et à suivre tranquillement avec elle le courant de la pseudo-vie. Il ne s’agit plus ici depuis longtemps du conflit de deux identités. Il s’agit de quelque chose de pire : de la crise d’identité elle-même."

Voilà du grain à moudre…
-
L’état ne reconnaît jamais ses erreurs !

-
Non au racisme anti-blanc.

-
Un point de vue sur la condamnation à mort de djihadistes.

-
L’occasion ou jamais de se débarrasser du sabir !

-
Réveil brutal. Mieux vaut tard que jamais.

-
Un antifa prisonnier donne raison à Éric ZEMMOUR.

-
Il était temps !





30 janvier 2018. Nouvelles de la Dissidence. Faut-il désespérer ?

-
Toujours avec vous, chère Simone !
-
Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
-
1. LA CITATION DU JOUR.
-
"[…]. Somme toute, l'histoire humaine apparaît comme un tissu d'absurdités qui non seulement font mourir, mais, ce qui est infiniment plus grave, font oublier la valeur de la vie. Tout se passe comme si une fatalité mauvaise rendait les hommes fous. On se dit pourtant que le rôle joué par ces absurdités doit avoir une cause, et effectivement il a une cause. Il y a dans la vie humaine une absurdité radicale, essentielle, à laquelle on n'aperçoit aucun remède : c'est la nature du pouvoir. La nécessité d'un certain pouvoir est bien réelle, parce que l'ordre est indispensable à l'existence, mais l'attribution du pouvoir est à peu près arbitraire, parce que les hommes sont semblables ou peu s'en faut, et la stabilité du pouvoir repose ainsi essentiellement sur le prestige, autrement dit sur l'imagination. Si la raison est ce qui mesure, comme l'expliquait Platon, l'imagination, elle, est étrangère à toute mesure. […]."
In
Simone WEIL.
Oppression et liberté.
Gallimard, Paris, 1955. Collection Espoir.
-
2. COMMENTAIRES.
-
Faut-il désespérer ? À lire Simone WEIL, et cet extrait d’un fragment qui figure à la fin, on est pris d’une sorte de vertige devant cette évidence : oui, il faut un certain pouvoir (qui, rappelons-le est la possibilité d’utiliser la force pour faire appliquer des normes définies par la loi, alors que l’autorité est la légitimité qui permet d’édicter des normes) mais le pouvoir est attribué de manière arbitraire. Pourquoi monsieur MACRON plutôt que monsieur HOLLANDE ? Pourquoi celui-ci plutôt que celui-là. Une telle question ne se pose point dans le cas d’une monarchie héréditaire ou l’autorité royale est reconnue de tous, et légitimée par l’histoire, quelle que soit par ailleurs la vertu du souverain. Joseph de MAISTRE a produit sur ce point des analyses irréfutables, et c’est pourquoi, puisqu’on ne peut les réfuter, on ne les publie pas et on met aux oubliettes de la philosophie politique un homme de première grandeur. L’imagination est la folle du logis, elle est étrangère en effet à toute mesure, et jamais le slogan bien connu : « demain on rase gratis » n’a été plus utilisé qu’en ces jours sombres. L’économie va mieux ? Et alors ? L’homme va-t-il mieux ? Je n’en suis pas certain. Le grand tort des hommes politiques, c’est leur incapacité à trouver à la politique une autre finalité qu’une finalité économique et matérielle. La grande force d’un POUTINE ou d’un TRUMP, qu’on les aime ou pas, c’est de dégager un horizon chargé de sens, et – n’en déplaise aux bobos des médias – qui, justement, n’est pas trop englué dans l’idéologie. J’ai dit : pas trop, je ne dis pas qu’il ne l’est pas. Il y a une chose qu'on ne peut leur reprocher, en tout cas, c'est d'offenser les valeurs de la vie. L'un comme l'autre ont, sur leur protection, des vues convergentes. 
Allons, ne sombrons pas dans le désespoir. Vive la vie !
-
3. REVUE DE PRESSE VENGERESSE.
-
La Bobote ne doit pas savoir combien coûte un ticket de métro !


Vous vous moquez du monde, madame !
-
Théo le menteur.


-
Vous comprendrez pourquoi qu’ayant enseigné la virologie pendant plus de 35 ans, je lutte contre ce virus des Lumières.

C'est que je sais ce qu'est un virus et comment il se propage... Toujours au détriment de la vie.

-
À la gloire des gens des humbles qui œuvrent dans l’ombre pour le bien d’autrui.


-
Oui, monsieur MACRON rogne peu à peu les libertés publiques.

-
La boucle est bouclée !

Rappelons tout de même qu’un candidat qu’on soutient est un candidat qui penche !


mardi 9 janvier 2018

09 janvier 2018. Nouvelles de la Dissidence. L'indifférence vis-à-vis du pouvoir, comme vertu civique ?

-
Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle, c’est de la faire aimer.
-
1. LA CITATION DU JOUR.
-
"Quant à l'atmosphère morale que peut amener un régime de dictature bureaucratique, on peut dès à présent se rendre compte de ce qu'elle peut être. Le capitalisme n'est qu'un système d'exploitation du travail productif ; si l'on excepte les tentatives d'émancipation du prolétariat, il a donné un libre essor, dans tous les domaines, à l'initiative, au libre examen, à l'invention, au génie. Au contraire, la machine bureaucratique, qui exclut tout jugement et tout génie, tend, par sa structure même, à la totalité des pouvoirs. Elle menace donc l'existence même de tout ce qui est encore précieux pour nous dans le régime bourgeois. Au lieu du choc des opinions contraires, on aurait, sur toutes choses, une opinion officielle dont nul ne pourrait, s'écarter ; au lieu du cynisme propre au système capitaliste, qui dissout tous les liens d'homme à homme pour les remplacer par de purs rapports d'intérêts, un fanatisme soigneusement cultivé, propre à faire de la misère, aux yeux des masses, non plus un fardeau passivement supporté, mais un sacrifice librement consenti ; un mélange de dévouement mystique et de bestialité sans frein ; une religion de l'État qui étoufferait toutes les valeurs individuelles, c'est-à-dire toutes les valeurs vraies. Le système capitaliste et même le régime féodal, qui, par le désordre qu'il comportait, permettait çà et là à des individus et à des collectivités de se développer d'une manière indépendante, sans parler de ce bienheureux régime grec où les esclaves étaient du moins employés à nourrir des hommes libres, toutes ces formes d'oppression apparaissent comme des formes de vie libre et heureuse auprès d'un système qui anéantirait méthodiquement toute initiative, toute culture, toute pensée."
In
Simone WEIL.
Oppression et Liberté.
Éditions Gallimard, Paris, 1955. Collection Espoir
-
2. COMMENTAIRES.
-
Nous vivons dans les pays occidentaux qui se prétendent démocratiques le cauchemar si bien décrit ici par Simone WEIL. Nos pays, et tout spécialement la France, cumulent les inconvénients des deux systèmes : le système capitaliste, le système communiste. La recherche avide du profit et de l’argent caractérise les pays qui osent se présenter comme des pays libres ; la planification, la caporalisation des esprits, la bien-pensance, la pensée unique était, dit-on, le propre du soviétisme. C'est aussi notre lot.
Car on se moque du monde en nous présentant de manière aussi caricaturale l’opposition entre deux systèmes économiques différents. La bureaucratie galopante ruine toutes les tentatives d’émancipation des personnes, des communautés humaines, des corps intermédiaires. La mainmise des grossiums du capital sur la presse et leur collusion avec le pouvoir, empêchent pratiquement l’émergence de toutes opinions différentes et réfléchies, et spécialement celles du peuple qui doit, par exemple, dans les banlieues dites sensibles,  affronter les violences des bandes ethniques. Il est même pratiquement impossible d’en évoquer l’existence sans se faire traiter de raciste, ce qui est pourtant, en l’occurrence, l’expression d’une évidence.
Il est de même presque impossible de défendre, arguments à l’appui, la famille traditionnelle, sans se voir cataloguer d’intégriste ou de catho rétrograde.
On ne peut pas critiquer l’organisation technocratique de l’Europe, ses montagnes de réglementations, de normes, de directives, sans aussitôt se voir taxer d’europhobe.
Impuissants, puisque privés de tout moyens d’expression, soumis aux contraintes de lois liberticides, il ne nous resterait plus qu’à nous retirer en notre particulier pour tenter d’y vivre des jours faciles, sans pression, sans contrôles, sans contact avec l’administration anonyme, la machine à broyer les personnes ?
Eh bien non ! Il y a des alternatives à ce sombre choix : celle de l’organisation d’une contre-société qui refuserait de se soumettre aux diktats des grands groupes de distribution et à ceux d’une presse qui promeut la désinformation au rang de journalisme, une contre-société qui se soustrairait à la présentation des événements sportifs comme des événements historiques, qui refuserait la diabolisation systématique de personnalités politiques étrangères non conformes à la pensée unique (la manière dont monsieur TRUMP ou monsieur POUTINE est présentée par la presse officielle est scandaleuse. Elle prend plus de gants avec monsieur ERDOGAN, ou monsieur MADURO). — Je prends ces trois exemples parmi des dizaines d’autres. — Il y a la participation active à des manifestations destinées à contrer les folles initiatives sociétales, élaborées dans l’ombre par les loges maçonniques. Et par-dessus tout, la suprême indifférence à tout ce qui peut venir des détenteurs des trois pouvoirs : exécutif, législatif et judiciaire : tenir les initiatives de l’exécutif pour des agitations de marionnettes, considérer les lois concoctées par des hommes qui n’ont quasiment jamais exercés de métier comme des chiffons de papier, et juger le trop fréquent laxisme des juges comme l’expression de la décadence de nos élites.
Bref, acter la rupture définitive du Peuple d’avec ceux qui étaient censés en être les vrais pasteurs.
C'est en ce sens que l'indifférence devient une véritable vertu civique.
-
3. REVUE DE PRESSE INTERESSANTE, CURIEUSE ET TOUT ET TOUT.
-
Essayons de désintoxiquer l’opinion !


-
Il était temps !

-
Et toujours la Bobote et le Che !

-
Vive la Hongrie !

-
Des frères dans la foi morts dans de très mystérieuses conditions !

-
L’islam en mauvaise posture ?

-
Nous allons vite déchanter avec Manu le Magicien


et....



Capture