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dimanche 16 novembre 2014

16 novembre 2014. Nouvelles de la Résistance : quand l'infirmerie se moque de l'hôpital

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Je vais vous dire un secret :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !

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1. La citation du jour.
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"A force de tout voir, on finit par tout supporter,
A force de tout supporter, on finit par tout tolérer,
A force de tout tolérer, on finit par tout accepter,
A force de tout accepter, on finit par tout approuver."


Saint-Augustin

(Merci à ma jolie cousine Catherine qui m'a transmis ce texte ; j'en ai vainement cherché la référence et j'ai constaté qu'il a été très fréquemment utilisé par de nombreux blogueurs et des médias, chrétiens notamment.)
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2. Commentaires.
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La manipulation continue. Je lisais hier sur le site du Figaro qu'un nombre croissant de membres de l'UMP approuvaient le mariage de personnes de même sexe, l'adoption d'enfant par ces couples, et même la qualité de "famille normale" qu'on pourrait leur appliquer au cas où ils auraient adopté des enfants. Le sondage indique qu'une majorité absolue de sondés donne son accord à ces innovations. Je ne crois pas que ce sondage soit de bonne foi. Mais s'il l'était, c'est au nom du principe énoncé par Augustin d'HIPPONE ! On a fini par s'habituer et en fin de compte, on approuve !
Allons plus loin. Nous supportons de voir nos banlieues transformées en coupe-gorge, de voir des conseilleurs ministériels payés plus de 10 000 euros par mois pour donner des avis dont l'utilité est très problématique, de voir des sénateurs toucher une prime de chauffage, et les conseillers d'Etat une prime d'égout, de voir des jeunes et des moins jeunes de toutes origines frauder allègrement en sautant par-dessus les portillons du métro, de voir des grèves abusives perturber des services publics entretenus par nos impôts. En vérité, c'est bien notre absence de réaction qui justifie une oppression sociale de plus en plus vive, laquelle nous oblige, pour nous protéger, à nous rencoquiller dans notre sphère privée et à devenir d'un extrême individualisme. Nous supportons, nous trouvons cela normal, et en fin de compte nous approuvons.
Nous trouvons normal qu'on ne condamne pas les Femen pour l'agression qu'elles ont commise à Notre-Dame de Paris, et nous acceptons la condamnation des vigiles qui les ont expulsées. Nous ne protestons pas contre la condamnation à plus de 100 000 euros d'amende, d'une femme âgée qui organisait des lotos au profit d'oeuvre de charité et nous acceptons les passe-droits dont on enduit, caresse, et asperge les grosses légumes du régime. Nous trouvons normal que monsieur CAMBADELIS, condamné à six mois d'emprisonnement avec sursis et 20 000 euros d'amende pour une mission imaginaire qu'il aurait accompli au service des étudiants étrangers, se paye le luxe de faire la morale à trois députés UMP qui auraient ou ont oublié de déclarer l'existence d'un compte en SUISSE, mais ne rappelle point que monsieur THEVENOUD est malade de phobie administrative, et reste toujours député. Et nous trouvons normal que monsieur Harlem DESIR, condamné en 1998 à 18 mois de prison avec sursis et 30 000 francs d'amende pour abus de biens sociaux ait été propulsé secrétaire d'Etat de je ne sais quoi (il touchait tout de même à l'époque 10 500 francs de salaire brut mensuel).
Bref, nous acceptons que des voyous nous fassent la morale, nous taxent au nom d'une solidarité qu'eux-mêmes n'exercent pas, se permettent de désigner du doigt des collègues qui eux, n'ont pas été condamnés par la justice et dézinguent ceux qu'ils appellent "les riches" lesquels leur permettent de s'engraisser sur leur dos. En vérité, l'infirmerie se moque de l'hôpital !
Nous supportons la servitude, et c'est là une étrange énigme.
 Du coup je le redis : du balai ! Exeant omnes !
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3. Informations.
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17 novembre : accueil de Jean-Paul Delevoye à Versailles.

Jean-Paul Delevoye (président du CESE) sera à Versailles lundi 17 novembre à 20H30 pour une conférence sur le thème de la prison. La conférence commence à 20h30 à l'université inter âges de Versailles (impasse des gendarmes).
Accueil à partir de 20h à l'entrée de l'impasse des Gendarmes, avec drapeaux et sweat LMPT.
Ah comme je regrette de n'habiter point VERSAILLES. J'aurais été accueillir ce monsieur, (probablement coupable de forfaiture pour avoir refusé de prendre en considération la pétition citoyenne), avec les honneurs dus à son rang d'homme inutile sans doute pour les Français, mais très utile comme relais des loges maçonniques.
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Les veilleurs suisses accueillent Judith Butler à l'Université de Fribourg.

... pour protester pacifiquement contre la remise d'un Doctorat Honoris Causa à cette idéologue de la théorie du genre :

samedi 1 mars 2014

Nouvelles de la Résistance : allez-vous enfin faire des économies au lieu de nous accabler de taxes ?

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Commençons, comme à notre accoutumé par cette devise qui doit nous donner courage :

Non ! Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai. C'est la lâcheté.
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1. La citation du jour.
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Mes lecteurs habituels connaissent l'intérêt et l'amour que je porte à la Chine, à son histoire et à sa civilisation. Je leur conseille de lire dans la magnifique traduction de Jean LEVI, la Dispute sur le sel et le fer (Les Belles Lettres, Paris, 2010), un ouvrage rédigé par un certain HUAN KUAN, sans doute à partir des notes prises par les scribes lors de la grande controverse de 81 av. J.-C. portant sur le monopole du sel et du fer, une controverse qui eut lieu entre 60 Lettrés confucéens et le Premier Ministre flanqué du deuxième personnage du Gouvernement, HONGYANG. Le texte la met en forme et la résume, tout en concluant à l'échec des discussions qui auraient du aboutir à des décisions économiques utiles au pays.

Les Lettrés :

"[...]. De même que le maçon s'assure que ses fondations sont solides avant d'élever les murs, le meneur d'homme commence par assurer des activités rentables à ses sujets avant de ponctionner leurs revenus. Confucius n'a-t-il pas dit : 'Quand le peuple a le nécessaire, comment le prince n'aurait-il pas ce qu'il lui faut ?"

L'Assistant du Grand Secrétaire répond aux Lettrés ceci :

"[...]. Les dons aux indigents ont vidé les Greniers, et la situation ne fait qu'empirer, trop d'individu ayant pris l'habitude de compter sur l'aide de l'Etat. [...]. L'exemple est contagieux, le nombre de champs cultivés diminue chaque jour, les impôts ne rentrent plus, on résiste aux agents du Gouvernement. [...].
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2. Citations.

On a vraiment l'impression que rien n'a changé de puis plus de 2000 ans. Nos lettrés confucéens de la Dispute demande au Premier Ministre et au Grand Secrétaire de diminuer le poids des charges qui pèsent sur les épaules du peuple, des paysans pour l'essentiel, et notamment de revoir la question du monopole sur le sel et le fer que s'est réservé l'Etat. L'Assistant du Grand Secrétaire rétorque qu'il lui faut bien trouver de l'argent pour aider les indigents dont le nombre va croissant ; l'aide distribuée a vidé les greniers, et de moins en moins de gens travaillent. 
Transposez à l'époque contemporaine et concluez. Pour ne pas toucher au trop fameux système social français, l'Etat continue de vider les greniers en distribuant aux indigents le grain des richesses produites par les citoyens qui travaillent et dont le nombre va se restreignant. Pourtant, du travail il y en a, nombre de champs sont en jachères ; seulement voilà il faut piocher, passer la houe, arroser, bref se donner un peu de mal.;;
Il serait injuste et peu conforme au réel que de méconnaître le rôle que jouent certaines grandes entreprises dans le chômage qui nous accable.  Leur seul objectif semble être de faire des bénéfices en utilisant les hommes comme variable d'ajustement. Les patrons des petites entreprises ne baignent pas dans cette atmosphère empuantie par le fric ; ils ont une proximité réelle avec leurs employés, les connaissent bien, et, s'ils réfléchissent à deux fois avant d'embaucher de nouveaux salariés, il ne leur viendrait pas à l'idée de licencier leurs fidèles collaborateurs pour augmenter leurs revenus. Car tous produisent de la richesse en travaillant. Je voudrais bien qu'on me précise la nature des richesses que produit un grand patron du CAC 40 ; il pond des circulaires, donne des ordres, terrorise quelque fois ses collaborateurs en raison du pouvoir qu'il a de faire leur carrière, et n'est pas responsable des échecs de ses initiatives. Monsieur MESSIER a touché ses indemnités après avoir planté Videndi, et il n'a pas paru indécent au responsable de Peugeot d'accepter des sommes considérables au moment de son départ, bien qu'il ait fait plonger l'entreprise dans le rouge (il est vrai que devant le tollé bien compréhensible de l'opinion publique, il a fini par y renoncer).
Alors que faire ? Sans doute favoriser le développement de l'artisanat et la création des petites et moyennes entreprises, réviser très sérieusement à la baisse certaines prestations sociales en vérifiant la situation réelle des demandeurs, et par dessus-tout, diminuer les dépenses de l'Etat : supprimer le labyrinthe administratif (commune, communauté de communes, pays, arrondissement, canton, région, département, syndicats communaux, etc.), diminuer le nombre de parlementaires, et leur indemnité, limiter par la loi la possibilité qu'ont les collectivités territoriales d'embaucher du personnel. Bref, on n'en finirait pas de trouver des niches non point fiscales, mais des niches de dépenses inutiles. Mais seulement voilà : on mécontenterait la clientèle ! Pas vrai François le minuscule ?
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3. Infos sur la Résistane et état des lieux.
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Harlem DESIR et le PS : une vidéo.

http://www.youtube.com/v/MX8SljhtqI4%26hl%3den_US%26feature%3dplayer_embedded%26version%3d3
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Bruno Gollnitsch répond à Daniel COHN-BENDIT : une vidéo.

http://youtube/iCaQj0e3mO8
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Madame Françoise VERCHERE écrit à Manuel VALLS dit Menton Pointu.

 http://www.polemia.com/nd-des-landes-francoise-verchere-conseillere-generale-parti-de-gauche-ecrit-a-manuel-valls/



jeudi 28 novembre 2013

Nouvelles de la Résistance : on accueille, on accueille ! Deuxième billet du 28 novembre 2013

Et comme d'hab, ma devise :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrais, c'est la lâcheté.

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Je viens de trouver dans un livre d'Hannah ARENDT, cette citation de KANT  (Qu’est-ce que s’orienter dans la pensée ?). Je la dédie à mes chers Veilleurs :


"On dit, il est vrai, que la liberté de parler ou d’écrire peut nous être ôtée par une puissance supérieure, mais non pas la liberté de penser. Mais penserions-nous beaucoup, et penserions-nous bien, si nous ne pensions pas pour ainsi dire en commun avec d’autres, qui nous font part de leurs pensées et auxquels nous communiquons les nôtres ? Aussi bien, l’on peut dire que cette puissance extérieure qui enlève aux homme la liberté de communiquer publiquement leurs pensées, leur ôte également la liberté de penser – l’unique trésor qui nous reste en dépit de toutes les charges civiles et qui peut seul apporter un remède à tous le maux qui s’attachent à cette condition." 
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Accueil de Najat Vallaud-Belkacem à Arras jeudi.

Il faut dire que l'état de la France est tel qu'il est nécessaire de faire ces déplacements ; leurs fruits seront sans doute remarquables pour redresser la compétitivité, créer des emplois, redonner du peps à nos jeunes, instaurer la sécurité. La négation de la réalité par ces gens est absolument hallucinante ! Mais à vrai dire, ils ne savent pas quoi faire !Ils sont sans vision, sans courage, sans opinions rationnelles...

Le ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, se rendra à Arras demain, jeudi, pour ouvrir le séminaire «L’égalité filles-garçons dans l’Académie de Lille » organisé par le rectorat et rassemblant les référents Égalité du premier degré, du second degré, leurs chefs d’établissements, les directeurs de CIO et les corps d’inspection d’académie à Arras, mais aussi dans cinq autres sites en visioconférence (Lille, Longuenesse, Coudekerque, Wattrelos, Valenciennes).
Programme
9 heures Ouverture du séminaire « L’égalité filles-garçons dans l’Académie de Lille » par Najat Vallaud-Belkacem, au Lycée Gambetta d’Arras.
9 h 30 Réunion sur les violences faites aux femmes à la préfecture du Pas-de-Calais en présence des Procureurs de la République, des services de l’État, des parlementaires et élus, des associations, à la Préfecture du Pas-de-Calais.
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Accueil de Christiane Taubira à Melun.

Vendredi 29 novembre à 19h00, elle sera à Melun, en visite avec le Premier ministre à l’Ecole des Officiers de la Gendarmerie nationale.
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26 janvier 2014 : Hollande dégage.


(Ni le tutoiement ni l'absence de "monsieur" n'entraînent mon approbation. J'aurais préféré : "Dégagez, monsieur Hollande !")

URL de la vidéo :

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=kKFBqDy6w6I.

Accueil de François Hollande à Aubervilliers ce matin. 

Ce matin à 9h30, le chef de l'Etat se rendra chez Solvay, 52 rue de la Haie Coq (métro Front Populaire au bout de la ligne 12).

Sentinelles à Nanterre.

Elles se trouvent en ce moment (27 novembre) devant la préfecture des Hauts-de-Seine, pour dire non aux attaques répétées contre la famille. Aux passants qui les interpellent, rendez-vous est donné pour la manifestation versaillaise du 15 décembre.


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De mon ami Philippe, cette adresse d'une vidéo.

MEFRET chante à l'Olympia. Ecoutez les applaudissements. Et soyons fier d'être Français, malgré les imbéciles et les obsédés de la repentance qui sont les vrais responsables de ce pourquoi ils prétendent se repentir. L'esclavage, ce sont les bourgeois francs-maçons, les pleins pouvoirs au Maréchal PETAIN, une chambre de gauche. Sans compter Léon BLUM qui prétendait que jamais HITLER ne parviendrait au pouvoir. Qu'ils se regardent eux-mêmes, se repentent de leurs erreurs, avant d'en accabler leur patrie qui a TOUJOURS trouvé en son sein des opposants aux folies qu'ils dénoncent avec des larmes de crocodiles.

Harlem Désir s'en prend à La Manif Pour Tous.

GLa réunion incantatoire du PS réuni hier soir à la Mutualité a tourné au délire contre un moulin à vent inventé par les gauchistes : l'extrémisme. Devant des auditeurs de gauche, parmi lesquels les extrémistes Caroline Fourest et Robert Hue, Harlem Désir a osé dire :
"Nous assistons à une véritable offensive réactionnaire et antirépublicaine de la part d'un bloc droitier, d'un Tea Party à la française, dont un des terreaux a été la Manif pour tous".
Etait également présent Thibault Poirot (sur la photo, entre Caroline Fourest et Robert Hue), le jeune professeur de gauche qui s'était opposé aux manifestants qui sifflaient François Hollande le 11 novembre.
Cette réunion a surtout permis de montrer que le PS ne savait pas gouverner et qu'il n'a aucune solution à proposer aux vrais problèmes des Français.
Pauvre Jean-Philippe, euh ! je veux dire pauvre Harlem ! 


mercredi 27 novembre 2013

Urgent : appel aux Veilleurs parisiens

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S'il est parmi mes lecteurs parisiens quelques Veilleurs, je leur signale que nous nous rassemblons ce soir à 19 h 30, Place MAUBERT, 30 minutes avant qu'un "grand" meeting organisé par le PS pour combattre les idées nauséabondes de l'extrême-droite (Harlem dixit), en vérité pour faire diversion et assimiler tous les opposants à des racistes, antisémites et conservateurs, etc. se s'ouvre au palais de la Mutualité à 20 h. Ce sera une veillée chantée pour l'essentiel (Il pensiero, le chant des marais, notamment). Nous n'acceptons pas, au motif que nous luttons contre le totalitarisme de leur pensée, que les ténors socialistes (VALLS, PEILLON, TAUBIRA et un soprano, voire une haute-contre, Harlem) nous assimilent à des réactionnaires ou des racistes. Nous combattons leurs folies sociétales, leur matérialisme, leur inculture et leur dévotion aux idoles que sont devenues l'Europe, la mondialisation et le constructivisme.
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A tout à l'heure.
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mardi 11 décembre 2012

Astuce

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Je continue de m'amuser de la manière dont Direct Matin rend compte de la déconfiture du PS aux élections législatives partielles. Dans sa livraison de ce mardi matin, le journal gratuit publie en page 8 un article intitulé : "Les socialistes en mauvaise posture". On aurait pu attendre de la part du journal une analyse de ces résultats, après qu'ils auraient été présentés factuellement. Pas du tout ! savez-vous comment il commence, l'article, le journal ? Je vais vous le dire :
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"C'est une victoire non pas de la droite mais de l'abstention." Au lendemain de trois législatives partielles largement négatives pour le PS, le premier secrétaire Harlem DESIR, a jugé "indécents les cris de victoire de Jean-François COPE et François FILLON, après des scrutins qui ont parfois mobilisé moins de 30 % des électeurs. "Ces scrutins se déroulaient dans trois bastions traditionnels de la droite", justifie-t-il. Mais avec son candidat éliminé dans le Val-de-Marne et en ballottage défavorable dans les deux autres circonscriptions (Hauts-de-Seine et Hérault), le PS ne tirera pas profit de la crise à l'UMP. "Ces résultats très encourageants sont un désaveu cinglant de la politique de François HOLLANDE" VEUT CROIRE Jean-François COPE. Le parti de droite PEUT ESPÉRER faire carton plein, même si l'élection du Val-de-Marne s'annonce très serrée : le second tour opposera dimanche prochain Henri PLAGNOL (UDI-UMP) et le dissisent Sylvain BERRIOS."
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Décryptons : "monsieur COPE VEUT CROIRE" dit le folliculaire qui a pondu l'article. Mais vous, monsieur, vous voulez croire qui ? Monsieur DESIR ? On peut tout aussi bien avancer que s'il n'y avait pas eu cette guéguerre inepte entre messieurs COPE et FILLON, le score des candidats UMP eût été encore meilleur non ? Vous pouvez retourner les résultats dans tous les sens : ils sont absolument désastreux pour le PS, et ce n'est pas l'abstention qui les explique. Vous pouviez donc faire remarquer que l'affirmation de monsieur DESIR ressortait de la méthode COUE. Vous avez omis de dire que le (la) député(e) sortant invalidé(e) était socialiste et qu'elle sera très vraisemblablement renvoyée dans ses foyers par les électeurs. Voilà qui aurait singulièrement bémolisé l'affirmation de monsieur DESIR sur le côté traditionnellement à droite de ces circonscriptions. Et pendant qu'on y est, on peut aussi dire que la victoire de monsieur HOLLANDE est une victoire du votre blanc, puisque pour la première fois, semble-t-il, dans l'histoire des élections présidentielles, il n'a pas été élu avec la majorité absolue des votants, mais avec la majorité absolue des suffrages exprimés, ce qui n'est pas tout à fait la même chose. Certes, il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué, mais le "PEUT ESPERER" est tout de même très restrictif. Il aurait été honnête de signaler que monsieur BERRIOS est un UMP dissident, et que monsieur PLAGNOL est un UDI soutenu par l'UMP et non pas un UDI-UMP, hybride né dans la cervelle d'un journaliste gêné aux entournures. Tout cela est approximatif, connoté, faux, et pue sa manipulation. Le montage de l'actionnariat est si compliqué qu'on ne sait plus qui est majoritaire dans ce Journal. Et l'on s'étonne de cet amateurisme qui pencahe à gauche. Le Groupe BOLLORE ? Bah, c'est bien ROTSCHILD qui a racheté Libération. Alors pourquoi pas BOLLORE ?
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Le journaliste qui a écrit cet article est plein d'astuce. Mais comme le disait MARMONTEL : "L'astuce est la finesse pratique dans le mal, mais en petit" (vérifiez la citation dans le Grand Robert).
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samedi 24 avril 2010

Le florilège des éléphants

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Avez-vous réussi à connaître la position du PS sur la question de la burqa ? Moi, je n'ai pas eu ce bonheur. Voici quelques barrissements des éléphants, éléphanteaux et éléphanticules sur le sujet.
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Monsieur Harlem DESIR : Aucune burqa n'est assez grande pour cacher l'échec économique du gouvernement. Peut-être monsieur DESIR pourrait-il lui prêter celle qui sert à cacher sa bêtise ?
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Monsieur MOSCOVICI : Ça me paraît être une politique de gribouille. Une politique qui vise uniquement à servir certaines clientèles ou satisfaire certains instincts, ça n'est pas la bonne attitude. C'est une réflexion du genre "nous étions au bord du gouffre, nous avons fait un grand pas en avant". En quoi l'interdiction de la burqa serait-elle destinée à servir certaines clientèles, ou satisfaire certains instincts ? Que pensent les militants du PS du port de la burqa ? Approuvent-ils ou non cette mesure ? A entendre de-ci de-là les réflexions de nombreux Français, il m'apparaît que les clientèles viennent d'horizons très divers, et qu'elles sont toutes habitées des très bas instincts que dénonce monsieur MOSCOVICI. Il devrait être plus précis. Quels sont ces instincts ? Peut-il les nommer ? Quelles sont ces clientèles ? Hélas il lui est impossible de donner de vraies réponse à ces questions. Sa prose est belle comme l'antique ; c'est un avant-projet de proposition de brouillon d'un dictionnaire de figures de rhétoriques.
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Monsieur CAMBADELIS ironise. On imagine mal les policiers courir dans les rues pour retirer le voile aux femmes. Il faudrait que cet éminent membre du PS aille prendre des cours aux Trois Baudets s'il veut faire dans l'humour, ou, plus sérieusement, qu'il nous dise s'il estime que le port de la burqa dans l'espace public est souhaitable ou non, et qu'il explique les raisons de sa position. A défaut d'avoir de l'humour, monsieur CAMBADELIS a de la souplesse. Il sait faire la pirouette. Sa place, dans le cirque politique, est celle du contorsionniste.
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David ASSOULINE dénonce le port de la burqa dans ces termes : Il ne faut pas rester inerte et combattre la burqa qui est antinomique aux valeurs de la République. Fort bien. Si le français de monsieur ASSOULINE est approximatif, son opinion ne l'est pas. Voyons la solution. Il s'agit, pour monsieur le sénateur ASSOULINE, de renforcer les moyens existants (je me demande bien lesquels) pour intégrer ou protéger les femmes concernées. La position est nettement plus courageuse. Mais elle ressemble un peu à celle du général d'opérette qui harangue ses troupes en leur criant d'un ton martial : Armons-nous et... partez ! Personne au monde n'est en mesure d'obliger une femme musulmane que son mari oblige à porter la burqa, à se rendre dans ces associations (remarquables, utiles, et discrètes) qui accueillent des femmes d'origine maghrébine ou africaine de confession musulmane, et qui, dans le respect de leur personne et de leur conviction, les amènent à plus d'intégration dans la vie sociale. Monsieur ASSOULINE voudrait-il créer des structures étatiques chargées de cette fonction, ou aider celles qui existent ?
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Manuel VALLS, Aurélie FILIPETTI, appellent à voter la loi ; Gérard COLLOMB à voter contre ; il argumente : Il va falloir dire ce qu'est la burqa au juste, c'est le voile intégral ou bien c'est ["ce sont" m'eût paru une expression plus correcte] les voiles intermédiaires ? Déjà cela va être difficile à apprécier. Il est certain que si telle ou telle religion imposait la nudité dans l'espace public, nous aurions moins de difficultés à résoudre la question vestimentaire. La réponse aux doutes extrêmes de monsieur COLLOMB se trouve dans les dictionnaires arabe-français, qui expliquent très clairement ce qu'est une burqa, et toutes les variantes de ces pièces vestimentaires qui ont pour but de cacher le visage des femmes.
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En vérité, il me semble qu'il n'y a que deux (peut-être trois) positions rationnellement et politiquement acceptables. (a) Pas de loi. Il n'appartient pas au législateur de dire ce qui constitue la dignité vestimentaire de la femme. S'il le fait, il faut aussi qu'il légifère sur les publicités qui étalent des femmes en très simple appareil. En outre, il ne lui revient pas davantage d'interférer, au nom de la séparation des Églises et de l'Etat, dans l'expression d'une croyance ou d'une foi, si elle ne constitue pas un trouble manifeste à l'ordre public. Le port de la burqa ne trouble l'ordre public que s'il paraît insupportable à la majorité de nos concitoyens. (b) Une loi, au nom des valeurs de la République ; en vérité, je n'en vois qu'une, de valeur : la laïcité stricte des comportements dans l'espace public. Mais c'est accepter que l'espace public soit déserté par les questions de philosophie et de morale, d'anthropologie et de culture. Une variante restrictive consisterait à interdire la burqa dans les services publics. Mais alors il faudrait préciser si la mesure vise les agents des services publics, les usagers, ou tous ceux qui les fréquentent.
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Nous avons matière à réflexion dans cet incident qu'ont relaté les médias : un policier verbalise une femme qui conduit une voiture en portant une burqa ou un voile, au motif tout à fait légal que le port de cette pièce rend la conduite malaisée, en restreignant la vision du conducteur. Renseignement pris, elle ne serait qu'une des quatre femmes d'un algérien naturalisé français par le mariage. Père de douze enfants, cet homme vivrait de telle manière que chacune de ses épouses bénéficie de l'allocation de parent isolé. Monsieur HORTEFEU a raison. Il faut déchoir ce monsieur (au demeurant islamiste des plus durs) si le fait est avéré, le renvoyer dans cette Algérie, qu'il n'aurait jamais dû quitter, recenser tous les cas de femmes portant burqa, et voir si les pauvres ne rentrent pas dans ce système épouvantable de polygamie. Si nous continuons à fermer les yeux, à nous les voiler devrais-je dire, c'est qu'il y a des burqa invisibles qui nous empêchent de voir la réalité.
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C'était un exercice de réflexion sur un florilège de pachyderme.