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mardi 4 juin 2019

Lundi 03 juin 2019. Nouvelles du pari bénédictin : saint Augustin vient à notre secours.


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C’est par une sorte de hasard que je suis tombé sur cette prière de saint Augustin. En ces périodes où ce qui est bien et mal ne se distinguent plus dans l’opinion publique, et dans l’espace politique, voilà bien une prière qui peut aider les parieurs bénédictins. Nous attendons donc avec impatience la Pentecôte liturgique, en espérant dans la foi que la grande effusion de l’Esprit nous sera donnée, dans un éblouissement de feu et de lumière.
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Il convient, avant que je vous donne cette prière, de rappeler que dans ses Confessions, Augustin raconte ceci : quand il était adolescent (15 ans), il lui arrivait d’aller à la messe (sans doute poussé par sa mère sainte Monique), pour reluquer les filles, d’un regard qui n’était pas tout de cristal. Mais voilà, quand on rencontre le Maître, et que l'on a vécu l'effusion de l'Esprit, tout change ! (Merci à Jean-Philippe ROUILLIER dans le petit livre duquel [Consécration au Saint Esprit, éditions de la Bonne Nouvelle, SAINT-BAZEILLE, 2019] j’ai trouvé cette prière) :
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"Respire en moi, saint-Esprit,
afin que je pense ce qui est saint.
Agis en moi, Saint-Esprit,
afin que je fasse ce qui est saint.
Attire-moi, Saint-Esprit,
afin que j’aime ce qui est saint.
Affermis-moi, Saint-Esprit,
afin que je garde ce qui est saint.
Garde-moi, Saint-Esprit,
afin que je ne perde jamais ce qui est saint."

Penser, agir, aimer, garder à tout jamais ce qui est saint, voilà le désir que tous les disciples, les amoureux de Jésus et les parieurs bénédictins devraient conserver en leur cœur. Hélas, nous sommes des créatures, des pécheurs, des pauvres types ou des pauvres bonnes-femmes, mais nous nous souvenons que le Maître n’est pas venu pour condamner le monde mais pour que le monde soit sauvé.
En prenant du recul par rapport aux événements nationaux et internationaux, il m’apparaît qu’ils sont l’écume d’une histoire définitivement achevée par la mort et la résurrection du Christ. Il convient donc de ne pas s’affoler, mais de rappeler, à temps et à contretemps la parole de l’Apocalypse : "C’est fait !"



dimanche 29 avril 2018

Dimanche 29 avril 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Cité de Dieu, cité des hommes, pas la même chose :


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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1. AUGUSTIN D’HIPPONE ET LES DEUX CITÉS.
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"[…]. Il est dès lors advenu que, parmi de si grandes nations répandues par toute la terre, malgré la diversité des coutumes et des mœurs, dans l’immense variété des langues, des armes et des vêtements, on ne trouvera pourtant que deux formes de sociétés humaines, que nous avons pu à bon droit selon nos Écritures appeler les deux cités : l’une est celle des hommes charnels, l’autre celle des hommes spirituels, chacun voulant vivre en paix selon son genre — et vivant en paix chacun selon son propre genre, quand ils ont acquis ce qu’ils désirent.. […]. Ainsi voyons-nous, dans la cité de Dieu, l’humanité hautement recommandée à cette cité durant son pèlerinage en ce siècle, grandement exaltée dans le Christ son Roi. D’autre part, c’est le vice contraire, l’orgueil qui domine, comme le montrent les saintes Lettres dans son adversaire, le diable. Et telle est la brande différence qui oppose les deux cités dont nous parlons : l’une, la société des hommes pieux, l’autre celle des impies, chacune avec les anges qui lui ressortissent, en qui d’abord a prévalu ou l’amour de Dieu ou l’amour de soi. […]. Deux amours ont donc fait deux cités : l’amour de soi jusqu’au mépris de Dieu, la cité terrestre ; l’amour de Dieu jusqu’au mépris de soi, la Cité céleste."
In
Saint AUGUSTIN. 4
Œuvres de Saint Augustin 35.
La Cité de Dieu.
Livres XI à  XIV.
Traduction de Gustave Combès.
Desclée de Boruwer, Paris, 1959. (Cité par CHALIAND et MOUSSET.)
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2. CONTREPOINT (OUBLIÉ ET INATTENDU) DE ROBESPIERRE.
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"Si je daignais répondre à des préjugés absurdes et barbares, j’observerai que ce sont le pouvoir et l’opulence qui enfantent l’orgueil et tous les vices ; que c’est le travail, la médiocrité, la pauvreté, qui sont les gardiens de la vertu ; que les vœux du faible n’ont pour objet que la justice et la protection des lois bienfaisantes, qu’il n’estime que les passions de l’honnêteté ; que les passions des puissants tendent à s’élever au-dessus des lois justes, ou à en créer de tyranniques : je dirais enfin que la misère des citoyens n’est autre chose que le crime des gouvernements. […]
[…].
"Fuyez la manie ancienne des gouvernements de vouloir trop gouverner ; laissez aux individus, laissez aux familles le droit de faire ce qui ne nuit point à autrui ; laissez aux communes le pouvoir de régler elles-mêmes leurs propres affaires en tout ce qui ne tient pas à l’administration générale de la république : en un mot, rendez à la liberté individuelle tout ce qui n’appartient pas à l’autorité publique, et vous aurez laissé d’autant moins de prise à l’ambition et à l’arbitraire."
Maximilien de ROBESPIERRE.
Discours à la Convention du 10 mai 1793.
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3. COMMENTAIRES.
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ROBESPIERRE incarne l’absolue contradiction entre les idées et la réalité. C’est que, comme le dit l’Évangile, l’esprit est prompt mais la chair est faible. Il croyait qu’il est possible à l’homme de réaliser sur la terre une cité idéale, et pour arriver à cette fin, lui qui vénérait l’Être suprême (qu’il fêta peu avant sa chute en thermidor), il ne pensait qu’à des moyens pauvrement humains, dont la Terreur, les exécutions, les proscriptions, les procès expéditifs étaient les outils ordinaires. C’est lui qui a créé des lois iniques, c’est lui qui s’est mis en tête de tout gouverner, et sous couvert d’une politique faisant du principe de subsidiarité le moteur de la liberté (ce qui est vrai quand il est réellement appliqué) a fini par abolir toutes les libertés provinciales et communales, toutes les coutumes, toutes les particularités : le jacobin c’est lui. Il est le prototype de chef de la cité des hommes charnels.
C’est que le royaume de Jésus n’est pas de ce monde ; il est en genèse (comme l’explique si bien TRESMONTANT), il est au-dedans de nous. Et c’est en cela que nous pouvons, nous les adeptes du pari bénédictin, le faire peu à peu advenir par nos choix, nos exemples, la manière de nous cultiver, d’enseigner nos enfants (et petits enfants), de rentrer en relation avec autrui.
Il y a une absolue contradiction entre la cité des hommes et la Cité de Dieu. Si nous comprenons cela, nous pouvons déjà prendre une certaine distance avec la politique politicienne.
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4. LIENS UTILES.
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Faites un petit effort et lisez au moins quelques-uns de ces articles après avoir écouté ceci, le Stabat mater de VIVALDI chanté par la haute-contre Philippe JAROUSKY, si vous en avez le temps. Puisons dans nos racines chrétiennes occidentales la force de rester debout malgré les vents mauvais qui soufflent de bien des directions. Nous sommes déjà victorieux. Si vous n’avez pas le temps, contentez-vous d’écouter (18 min) cette fabuleuse interprétation.


Vous avez dit attaque chimique à la Douma ? Il y en a des qui n’ont strictement rien vu.


Tout le monde s’en fout. Ce n’était qu’un curé, pas un rohyngia, pas un immigré, pas un clandestin.


Laus tibi Christe !


Venez, les bénis de mon Père.


Le centuple, mais avec ça des persécutions !


Ainsi des juges iniques l’ont fait mourir !

Seigneur, reçois Alfie dans tes bras tendres et paternels ! Qu’il vive éternellement en contemplant ta Face, lui qui a payé de sa vie le fol orgueil des hommes !



Le bienheureux retour des « dinosaures ».

Pour un retour aux sources, vive le pari bénédictin !


Les Sentinelles ne lâchent rien ! Même la nuit, il y en a qui veillent !

Lire aussi :




Merci aux Gavroches.

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lundi 23 novembre 2015

23 novembre 2015. Nouvelles de la Résistance. Mon Royaume n'est pas de ce monde...

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Le temps n'est pas encore venu de demander des comptes à la clique des politiciens qui nous ont conduit depuis 30 ans au bord du gouffre. Souvenez-vous :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté ! 

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1. La citation du jour.
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(Site de "l'Evangile au quotidien", en la fête du Christ Roi). Commentaire de l'Evangile d'hier.

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église 
Sermons sur l'évangile de Jean, n°115 

"« Mon royaume ne vient pas de ce monde »


Écoutez tous, juifs et gentils... ; écoutez, tous les royaumes de la terre ! Je n'empêche pas votre domination sur ce monde, « mon Royaume n'est pas de ce monde » (Jn 18,36). Ne craignez donc pas de cette crainte insensée qui a saisi Hérode quand on lui a annoncé ma naissance... Non, dit le Sauveur, « mon Royaume n'est pas de ce monde ». Venez tous à un Royaume qui n'est pas de ce monde ; venez-y par la foi ; que la crainte ne vous rende pas cruels. Il est vrai que, dans une prophétie, le Fils de Dieu dit en parlant du Père : « Par lui, j'ai été établi roi sur Sion, sur sa montagne sainte » (Ps 2,6). Mais cette Sion et cette montagne ne sont pas de ce monde.
Qu'est-ce en effet que son Royaume ? Ce sont ceux qui croient en lui, ceux à qui il dit : « Vous n'êtes pas du monde, comme moi, je ne suis pas du monde » (cf Jn 17,16). Et pourtant, il veut qu'ils soient dans le monde ; il prie son Père : « Je ne te demande pas de les retirer du monde mais de les garder du mal » (Jn 17,15). Car il n'a pas dit : « Mon Royaume n'est pas dans ce monde » mais bien : « Il n'est pas de ce monde ; s'il était de ce monde, mes serviteurs viendraient combattre pour que je ne sois pas livré ». 

En effet, son Royaume est vraiment ici sur terre jusqu'à la fin du monde ; jusqu'à la moisson l'ivraie est mêlée au bon grain (Mt 13,24s)... Son Royaume n'est pas d'ici car il est comme un voyageur dans ce monde. A ceux sur qui il règne, il dit : « Vous n'êtes pas du monde, car je vous ai choisis du milieu du monde » (Jn 15,19). Ils étaient donc de ce monde, quand ils n'étaient pas encore son Royaume et qu'ils appartenaient au prince de ce monde (Jn 12,3)... Tous ceux qui sont engendrés de la race d'Adam pécheur appartiennent à ce monde ; tous ceux qui ont été régénérés en Jésus Christ appartiennent à son Royaume et ne sont plus de ce monde. « Dieu nous a en effet arrachés à la puissance des ténèbres et nous a transférés dans le Royaume de son Fils bien-aimé » (Col 1,13)."
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2. Commentaires.
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C'est à dessein que je cite aujourd'hui le grand saint AUGUSTIN. Africain du Nord, Kabyle ; c'est un puissant génie. Il a écrit la Cité de Dieu, immense livre (que je n'ai pas lu, mais dont je n'ai connu que le plan, assez explicite) dans lequel il affirme que le règne de Dieu n'est pas un règne terrestre. Le livre a été écrit après le sac de Rome par les barbares... Son titre exact est : De civitate Dei contra paganos : La Cité de Dieu contre les païens.
Un tel titre doit bien nous faire réfléchir. Ceux qui se servent de l'épée périront par l'épée.
J'en resterai là aujourd'hui.
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3. Informations diverses.
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Rapportés par le site Aletéia, ces propos de Mère TERESA.

La vie est beauté, admire-la,
La vie est félicité, profites-en,
La vie est un rêve, réalise-le,
La vie est un défi, relève-le,
La vie est un devoir, fais-le,
La vie est un jeu, joue-le,
La vie est précieuse, soigne-la bien,
La vie est richesse, conserve-la,
La vie est amour, jouis-en,
La vie est un mystère, pénètre-le,
La vie est une promesse, tiens-la,
La vie est tristesse, dépasse-la,
La vie est un hymne, chante-le,
La vie est un combat, accepte-le,
La vie est une tragédie, lutte avec elle,
La vie est une aventure, ose-la,
La vie est bonheur, mérite-le,
La vie est la vie, défends-la.
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Annonce. Les veilleurs de Maisons-Laffite : le 2 décembre, gare du RER à  20 h 40.

Thème :
Qui est attaqué ?
L'amour chasse la peur.




J'y serai, en tant qu'ancien mansonien et co-animateur.


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Le souffle puissant de la jeunesse chrétienne. 

Le groupe Glorious  chante le Notre Père lors d'une messe d'action de grâce à LYON.
(Merci à mon ami Dominique, spécialiste en pompe et tuyaux [ie. cardiologue].)

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=X7uBkTcx3Jg
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Commission d'enquête sur le financement de l'Etat islamique.

Signez la pétition de Jedan-Frédéric POISSON, mais autant vous dire que la très socialiste Elisabeth GUIGOU (qui fut très jolie et porte de très beaux tailleurs Chanel), Présidente de la Commission des Affaires étrangères s'oppose à la création de cette commission. Les pétroliers doivent se frotter les mains !

http://jfpoisson2016.fr/petition/

dimanche 16 novembre 2014

16 novembre 2014. Nouvelles de la Résistance : quand l'infirmerie se moque de l'hôpital

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Je vais vous dire un secret :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !

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1. La citation du jour.
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"A force de tout voir, on finit par tout supporter,
A force de tout supporter, on finit par tout tolérer,
A force de tout tolérer, on finit par tout accepter,
A force de tout accepter, on finit par tout approuver."


Saint-Augustin

(Merci à ma jolie cousine Catherine qui m'a transmis ce texte ; j'en ai vainement cherché la référence et j'ai constaté qu'il a été très fréquemment utilisé par de nombreux blogueurs et des médias, chrétiens notamment.)
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2. Commentaires.
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La manipulation continue. Je lisais hier sur le site du Figaro qu'un nombre croissant de membres de l'UMP approuvaient le mariage de personnes de même sexe, l'adoption d'enfant par ces couples, et même la qualité de "famille normale" qu'on pourrait leur appliquer au cas où ils auraient adopté des enfants. Le sondage indique qu'une majorité absolue de sondés donne son accord à ces innovations. Je ne crois pas que ce sondage soit de bonne foi. Mais s'il l'était, c'est au nom du principe énoncé par Augustin d'HIPPONE ! On a fini par s'habituer et en fin de compte, on approuve !
Allons plus loin. Nous supportons de voir nos banlieues transformées en coupe-gorge, de voir des conseilleurs ministériels payés plus de 10 000 euros par mois pour donner des avis dont l'utilité est très problématique, de voir des sénateurs toucher une prime de chauffage, et les conseillers d'Etat une prime d'égout, de voir des jeunes et des moins jeunes de toutes origines frauder allègrement en sautant par-dessus les portillons du métro, de voir des grèves abusives perturber des services publics entretenus par nos impôts. En vérité, c'est bien notre absence de réaction qui justifie une oppression sociale de plus en plus vive, laquelle nous oblige, pour nous protéger, à nous rencoquiller dans notre sphère privée et à devenir d'un extrême individualisme. Nous supportons, nous trouvons cela normal, et en fin de compte nous approuvons.
Nous trouvons normal qu'on ne condamne pas les Femen pour l'agression qu'elles ont commise à Notre-Dame de Paris, et nous acceptons la condamnation des vigiles qui les ont expulsées. Nous ne protestons pas contre la condamnation à plus de 100 000 euros d'amende, d'une femme âgée qui organisait des lotos au profit d'oeuvre de charité et nous acceptons les passe-droits dont on enduit, caresse, et asperge les grosses légumes du régime. Nous trouvons normal que monsieur CAMBADELIS, condamné à six mois d'emprisonnement avec sursis et 20 000 euros d'amende pour une mission imaginaire qu'il aurait accompli au service des étudiants étrangers, se paye le luxe de faire la morale à trois députés UMP qui auraient ou ont oublié de déclarer l'existence d'un compte en SUISSE, mais ne rappelle point que monsieur THEVENOUD est malade de phobie administrative, et reste toujours député. Et nous trouvons normal que monsieur Harlem DESIR, condamné en 1998 à 18 mois de prison avec sursis et 30 000 francs d'amende pour abus de biens sociaux ait été propulsé secrétaire d'Etat de je ne sais quoi (il touchait tout de même à l'époque 10 500 francs de salaire brut mensuel).
Bref, nous acceptons que des voyous nous fassent la morale, nous taxent au nom d'une solidarité qu'eux-mêmes n'exercent pas, se permettent de désigner du doigt des collègues qui eux, n'ont pas été condamnés par la justice et dézinguent ceux qu'ils appellent "les riches" lesquels leur permettent de s'engraisser sur leur dos. En vérité, l'infirmerie se moque de l'hôpital !
Nous supportons la servitude, et c'est là une étrange énigme.
 Du coup je le redis : du balai ! Exeant omnes !
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3. Informations.
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17 novembre : accueil de Jean-Paul Delevoye à Versailles.

Jean-Paul Delevoye (président du CESE) sera à Versailles lundi 17 novembre à 20H30 pour une conférence sur le thème de la prison. La conférence commence à 20h30 à l'université inter âges de Versailles (impasse des gendarmes).
Accueil à partir de 20h à l'entrée de l'impasse des Gendarmes, avec drapeaux et sweat LMPT.
Ah comme je regrette de n'habiter point VERSAILLES. J'aurais été accueillir ce monsieur, (probablement coupable de forfaiture pour avoir refusé de prendre en considération la pétition citoyenne), avec les honneurs dus à son rang d'homme inutile sans doute pour les Français, mais très utile comme relais des loges maçonniques.
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Les veilleurs suisses accueillent Judith Butler à l'Université de Fribourg.

... pour protester pacifiquement contre la remise d'un Doctorat Honoris Causa à cette idéologue de la théorie du genre :

samedi 9 novembre 2013

Avec les Veilleurs dans la nuit du 8 au 9 novembre, second billet du 9 novembre 2013, première partie

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Antoine et moi sommes arrivés en retard à la veillée d'hier soir. Ni lui ni moi ne pouvions nous libérer pour 20 heures. C'est donc vers 21 h que nous sommes arrivés au Carrousel du Louvre, aux pieds du mur de Charles V. En sortant du métro, place du Palais Royal, nous avons été étonnés de ne voir aucune fourgonnette, aucun car de police ou de gendarmerie. Étonnement de courte durée ; arrivé au guichet, situé juste avant l'entrée qui donne accès aux entrailles du Carrousel, nous voyons, garés sur le côté droit de la Rue de Rivoli, côté Concorde, une dizaine de véhicules bleus de la gendarmerie mobile, et, à l'entrée même du Carrousel, des gendarmes à la mine peu avenante, il faut en convenir.
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N'ayant point l'ouïe très fine, et comme l'acoustique du lieu est réverbérante, j'ai assez mal compris les interventions de divers orateurs, jusqu'à ce que l'on installe des baffles et que l'on donne des micros à ceux des intervenants qui ont la voix trop faible pour s'en passer. Je retiendrai ici cinq interventions majeures : deux de VINCENT, un professeur d'histoire à la voix et au discours clair ; celle d'un philosophe qui, pour quelqu'un qui dit ne pas avoir eu le temps de préparer son intervention a été remarquable, celle d'un organisateur de Noël en Syrie, manifestation organisée pour venir en aide aux chrétiens syriens persécutés par les islamistes prétendument présentés comme des combattants de la liberté, enfin et surtout, l'extraordinaire intervention d'AXEL, qui, selon moi, marque un tournant essentiel dans l'initiative des Veilleurs.
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Commençons donc par VINCENT.
Vincent, disais-je est professeur d'histoire. Dans sa première intervention, il montre comment il est possible de manipuler l'opinion des collégiens en leur présentant de manière tronquée, biaisée et manipulatrice des documents, en apparence sourcés, mais présentés de manière tendancieuse. Il nous indique que le Moyen-Âge est présenté à nos collégiens comme une époque de ténèbres et n'est en fait que le reflet d'une position romantique et romancée, post-révolutionnaire dont le chantre est le "romancier" Jules MICHELET. Et il nous le prouve à l'aide d'un exemple époustouflant. Dans le livre d'histoire que l'on distribue abondamment à nos jeunes, il est présenté une illustration des affres de l'enfer (et seulement de cela) mise en mosaïque au baptistère Saint-Jean de Florence. Il s'agit d'une étude de document qui se compose de questions dont au moins les deux suivantes :
(a) Que représente cette mosaïque ? (On attend comme réponse "les supplices de l'enfer").
(b) Pourquoi cette mosaïque figure-t-elle dans une église ? (Ce qui déjà en soi un mensonge puisqu'il s'agit d'un baptistère ; on attend comme réponse "pour faire peur aux fidèles et les faire obéir aux injonctions des clercs".)
Or, quand on se réfère aux photos qui détaillent les mosaïques décorant le dôme du baptistère, on voit que ce dôme est divisé en un certains nombre de secteurs, qu'il en est un qui, effectivement, porte, en son registre inférieur et sur une surface qui représente au plus le 1/8 de tout le secteur. L'auteur du manuel veut donc manipuler l'opinion des jeunes et leur faire croire que l'Eglise gouverne en suscitant une immense peur chez ses fidèles.
Voici (trouvé sur internet) le découpage des 8 secteurs en registres :


Voici une partie de l'image présentée aux jeunes : le malin mange les âmes. Cette partie de la mosaïque est inscrite dans le 6e registre.


En fait, cette représentation de l'enfer ne constitue qu'une infime partie de la mosaïque du secteur, dont le reste est occupé par une représentation des délices du paradis. 
Voici une photo des mosaïques de la coupole. La scène de l'enfer figure à droite de la photo. au-dessus on voit la réception des élus au paradis. Concluez !


Vincent nous explique dans une deuxième intervention comment le mur de BERLIN est tombé. Il est tombé parce que des dissidents soviétiques que le pouvoir a tenté de déconsidérer, ou a fait traîner dans la boue, ont décidé d'unifier leur vie intérieure avec leur vie de relation (amis, famille, proche) et leur vie dans l'espace publique. Ils ont refusé de mentir, de se mentir et de mentir aux autres. Ils ont aussi utilisé les incohérences de la loi. La constitution soviétique reconnaît le droit de manifestation ; les dissidents se sont réunis pour réciter des poèmes sur la place rouge. Il s'est trouvé des juges pour les condamner, au motif que la loi interdit les manifestations... Une telle incohérence interne a suffi pour faire exploser le système.
Je ne puis m'empêcher de constater que nous vivons la même situation avec les Veilleurs : la Constitution reconnaît le droit de manifester, de se mouvoir librement dans l'espace public et d'avoir de libres opinions. Cela n'empêche pas monsieur VALLS de nous encercler pratiquement à chaque veillée, de nous parquer, de nous faire embarquer, alors que nous ne troublons aucunement l'ordre public. On a grand tort de porter monsieur VALLS aux nues. Il est sans doute l'un des ministres les plus dangereux ; les scrupules ne semblent pas l'étouffer, ni les ordres illégaux.
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Poursuivons par notre philosophe.
Divers textes nous son lus, dont un d'Hannah ARENDT, puis un philosophe dont je n'ai pas retenu ou entendu le nom nous parle de la nécessaire mémoire, dont AUGUSTIN d'HIPPONE parle si merveilleusement bien dans le Livre X de ses Confessions. Très clairement, si nous n'avions pas de mémoire, nous n'aurions pas d'identité. Or nous nous réveillons tous les matins, en sachant qui nous sommes. Voilà qui nous permet de nous adresser à nous-même, de nous recevoir de nous-même. Le dictateur de la pensée qu'est monsieur PEILLON prétend qu'il n'y a rien  à retenir de ce qui s'est passé avant la Révolution ; il ne semble pas être très embarrassé par les fusillades, les noyades, les décapitations des Vendéens, ni par le martyr qu'on subi certains d'entre eux, jeté vifs dans des fours à pain chauffés à blanc. Non, tout cela n'est rien, et pas davantage ces adolescents de 16 ans, les fils des gardes-suisses, que l'on a jeté des fenêtres des tuileries sur des piques que tenait dressées la populace et sur lesquels ils se sont embrochés, ni cet enfant de 10 ans que l'on a cloué d'un coup de baïonnette sur le cadavre de son père, lors du massacre des gardes- suisses. Il s'en contrefout ! Pas nous ! Dommage pour lui.
Monsieur PEILLON est amputé d'un hémisphère cérébral, celui de la compassion. On se demande s'il n'a pas subi une commisurectomie, cette opération qui a pour résultat, notamment, de déconnecter les perceptions des affects qu'elles peuvent susciter. Monsieur PEILLON est de la même eau que ces révolutionnaires dont il se réclame haut et fort. Monsieur PEILLON a une mémoire sélective ; c'est désastreux pour un philosophe.
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Pour ne pas alourdir ce billet je ferai une suite dans une seconde partie. 


lundi 24 décembre 2012

De saint Augustin...

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On savait qu'AUGUSTIN d'HIPPONE était un génie. Il le manifeste tout particulièrement dans Les Confessions (qu'un traducteur a préféré remplacer avec bonheur par Les Aveux). En ce temps où l'esprit public semble divaguer, il est bon de relire ce texte qui en est tiré et que j'ai trouvé, hélas sans référence précise, dans le missel quotidien Prions en Église.
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"Ô Vérité, lumière de mon coeur,
ne laisse pas les ténèbres me parler !
J'ai dérivé vers les choses d'ici-bas
et je suis devenu obscurité
mais de là, même de là, je t'ai profondément aimée.
J'ai erré et je me suis souvenu de toi.
J'ai entendu ta voix voix derrière moi me disant de revenir,
mais j'ai mal entendu dans le tumulte des contestations.
Et maintenant voici que je reviens,
tout brûlant et haletant, vers ta source.
Que nul ne m'en écarte !
Que j'y boive et en vive !"
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Il me semble que chacun de nous peut pour son propre compte entendre la voix du Bien Aimé, derrière lui qui lui murmure de revenir. Ce que je souhaite à tous ceux qui sont responsables de la chose publique, c'est bien d'entendre cette Voie, même s'ils entendent mal dans le tumulte des contestations.
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Passez de bonnes fêtes de la Nativité, car Noël, c'est tout de même et surtout la joie de cette naissance d'un enfant, Prince de la Paix, Conseiller fort.
Je m'absente jusqu'au 1er janvier inclus. Reprise des billets le 2 janvier 2013.