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jeudi 2 février 2017

01er février 2017. Les bobos veulent Macron, ils l'auront et nous aurons la Révolution dans cinq ans

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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(a) "LES LETTRÉS. — « Quand on ne parle pas le même langage, on peut difficilement discuter ensemble de politique ; ceux qui se réclament d’idéologies opposées ne peuvent élaborer des plans en commun », a dit CONFUCIUS. Aujourd’hui, vous suivez une ligne politique bien précise ; nous ne pouvons vous être d’aucun conseil."
In
[CHINE AN -81. DISPUTE SUR LE SEL ET LE FER.]
Présentation par Georges WALTER. Traduit du chinois par Delphine BAUDRY-WEULERSSE, Jean LEVI, Pierre BAUDRY. Collaboration de Georges WALTER. ("Mots". Collection dirigée par Paul FOURNEL.)
Seghers, Paris, 1991, p. 91.

(b) "LES LETTRÉS. — […]. Seul l’homme qui pratique la charité sait supporter sans faillir la gêne comme l’abondance. L’homme de peu est arrogant quand il est riche, cupide quand il est pauvre. YANG ZI a dit : « L'homme charitable n’est pas riche, l’homme riche n’est pas charitable. » Dans une société où l’argent prime tout, on ne songe qu’à amasser et à dépouiller autrui. […]"
Ibidem, p. 117

(c) "LES LETTRÉS. — Nous n’avons pas encore constaté les effets mirifiques des avantages dont vous parlez, en revanche nous voyons clairement les dommages de votre politique. Le « profit » ne tombe pas du ciel, pas plus qu’il ne jaillit spontanément des entrailles de la terre ; il est entièrement tiré de la sueur et du sang du peuple. Si une année les prunes sont abondantes, elles seront rares l’année suivante. Le grain nouveau ne mûrit qu’au détriment de l’ancien. Car le ciel et la terre ne peuvent atteindre leur plénitude en même temps ; il en va de même des activités humaines. Ce qu’on gagne d’un côté on le père nécessairement de l’autre, ainsi le Yin et Yang ne peuvent briller simultanément, et le jour et la nuit alternent.
[…].
"La célébration du profit au détriment du sens moral, l’exaltation de la force et de l’efficacité pratique, ont certes permis au TS’IN d’étendre ses possessions et d’annexer des territoires. Mais c’est comme prétendre guérir un hydropique en lui administrant de l’eau. La manière dont le prince de SHANG a posé les fondations de l’Empire, vous la connaissez, Monsieur le Grand Secrétaire, mais vous semblez ignorer comment il a par la même causé sa perte. L’œuvre du prince de SHANG fut comme la feuille d’automne qui, flétrie par la gelée, est emportée au moindre souffle de vent.
Ibidem, p. 130

(d) C’est pourquoi MOZI a dit : Si les souverains et les gentilshommes de par le monde désirent vraiment suivre la voie et faire du bien au peuple, ils n’ont qu’à obéir à la volonté du Ciel, source de la magnanimité et de la droiture. L’obéissance à la volonté du Ciel est le principe de la rectitude."
In
MOZI. (MÒZǏ ; 墨 子)
Œuvres choisies. Traduit de l’anglais par Pierre de LAUBIER d’après la traduction du chinois de Yi-Pao MEI.
Avant-propos de Patrick de LAUBIER. Introduction de Léon WIEGER.
Desclée de Brouwer, Paris, 2008, p. 184

是故子墨子曰:「今天下之王公大人士君子,中實將欲遵道利民,本察仁義之本,天之意不可不順也。順天之意者,義之法也。」
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2. COMMENTAIRES.
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Les bobos veulent MACRON. Nous l’aurons et dans cinq ans, nous aurons la Révolution. Avant de commenter ces quatre citations, je voudrais faire un petit rappel ; on voit se rallier au sémillant candidat, outre des Gérard COLLOMB et Ségolène ROYAL, des grossiums comme P. DRAHI ou P. BERGÉ, des arrogants comme J. ATTALI, des méprisants comme A. MINC, et, pire encore, quatre anciens ministres ou proches de Jacques CHIRAC : Madame Anne-Marie IDRAC qui a dirigé la RATP, monsieur  Serge LEPELTIER, Monsieur Renaud DUTREIL (ce qui m’étonne, car j’en ai entendu dire le plus grand bien) et l’inénarrable Jean-Paul DELEVOYE, ci-devant Président du CESE qui a eu l’audace de ne pas recevoir les 700 000 pétitions citoyennes relatives à la loi TAUBIRA, (ce sur la pression de monsieur HOLLANDE à qui il avait téléphoné pour avis). Je ne serais pas étonné que monsieur BAYROU se joigne à la troupe disparate des soutiens de monsieur MACRON. N'oublions pas la part que monsieur BAYROU a pris dans l'élection de monsieur HOLLANDE. Bon sang ne saurait donc mentir.
Revenons aux commentaires des citations. La première, mise dans la bouche de Lettrés confucéens, lors de la fameuse dispute sur le sel et le fer, se passe de commentaires. Il n’y a rien de commun entre les idées, et surtout les références de l'ensemble de ces ralliés, si ce n'est une conception mondialiste de l'économie, un soutien sans faille au grand machin qu'est devenue l'Union européenne, et un aveuglement honteux sur la pauvreté de nombre de nos compatriotes. Les Lettrés ont la sagesse de dire au Grand Secrétaire qu’ils ne sauraient lui donner aucun conseil. 
La seconde, d’une manière limpide et forte, discrédite moralement les hommes politiques qui subordonne la politique à l’économie, conçue comme un moyen d’accumuler des richesses de manière indéfinie.
La troisième citation devrait faire réfléchir les bobos qui soutiennent la mondialisation en la parant du cache-sexe de l’ouverture à l’autre, tout simplement parce qu’elle les favorise. Ils oublient la sueur et le sang du peuple, et quand ils se tapent un bon gueuleton dans un trois étoiles, en dégustant une côte de bœuf par exemple, ils ne songent nullement à l’éleveur qui ne prend jamais de vacances, est étranglé par les normes et les contrôles, et mourra prématurément usé par le labeur, en ayant joui pendant deux ou trois ans d’une retraite de 350 euros par mois. Leur économisme n’a pas produit de résultats mirifiques ou en tout cas, ils se font attendre.
Enfin le grand MOZI nous dit le rôle du Ciel – mais il nous faut être honnête et ne pas plaquer sur ce que MOZI appelle le Ciel – notre conception occidentale. Il n’empêche. MOZI fait appel à une transcendance qui dépasse le vouloir humain et la loi positive. Monsieur DELEVOYE comme monsieur BERGÉ semblent bien ne pas comprendre ou connaître ou recevoir cette aspiration de tout être humain sain d’esprit et plein de sens commun. Les ritournelles dites populaires, en faisant rimer amour avec toujours traduisaient de manière plaisante et vivante cette aspiration universelle à l’infini et à l’éternité.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Mon information portera sur l’incroyable traitement réservé par monsieur Gilles BOULEAU au candidat MACRON. On avait l’impression de voir un animal journalistique fasciné par un serpent. Je le dis tout net. J’aime assez monsieur BOULEAU. Je n’ignore pas qu’il est soumis à la pression éditoriale des actionnaires de TF1. Mais de là à laisser pérorer le candidat sans l’interrompre quand il le fallait, et pendant de longues minutes, là vraiment je m’interroge.
Donc, après avoir posé au commencement de son interview, des questions qui se voulaient embarrassantes à notre Emmanuel, monsieur BOULEAU s’est vu complètement débordé par le jeunot aux dents longues qui a pu présenter, comme à un meeting électoral, ses idées, son programme, ses commentaires du genre « ma vie et mes œuvres par moi ». Le pauvre Gilles essayait de reprendre la main, mais il était pétrifié (on ne sait pas si c'est le culot du candidat, l'enthousiasme qu'il suscitait, ou la sidération devant cette situation inédite). Il s’agit là du dernier volet de la manipulation conduite de très haut par la France d’en-haut dont le déclin est inéluctable, tant elle est aveugle, immorale et tout simplement ignoble.
Chers, très chers lecteurs, ne tombez pas dans le piège que tendent les prébendiers qui se drapent dans le refus du clivage entre la droite et la gauche, alors qu’il n’a jamais été plus virulent, plus incisif et plus justifié.
Les bobos veulent MACRON. Ils l’auront. Et, retenez bien ce que je prophétise, nous aurons la Révolution le jour où les sans-dents comprendront que les idéologues se moquent d’eux.


vendredi 5 décembre 2014

05 décembre 2014. Nouvelles de la Résistance. Monopoles d'état et corruption.

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On ne me fera pas changer d'opinion :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !

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1. La citation du jour.
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"Nul ne peut ignorer que si l’on veut gouverner les hommes et susciter les vertus civiques, il importe avant tout de réprimer l’esprit de lucre pour exalter le sens moral. Qu’il n’est pas d’autre moyen pour mettre un frein à la licence et de transformer les mentalités. Aujourd’hui par le monopole du sel et du fer, par la régie des alcools et par le système de régulation des prix, l’État s’ingénie à faire des bénéfices comme un simple particulier, ruinant du même coup la rusticité antique et encourageant la cupidité générale. Comme conséquence, on voit diminuer le nombre de ceux qui s’adonnent aux activités fondamentales et proliférer les activités secondaires. Or l’accessoire nuit au principal : la dépravation est proportionnelle à l’importance des secteurs parasitaires. Les biens abondent quand le peuple travaille : qu’il se relâche et le peuple souffre du  froid et de la faim. Nous désirons que soit mis un terme au monopole du fer et du fer, à la régie d’État sur les alcools et au système de régulation des prix. [...]." 
In
[CHINE AN -81. DISPUTE SUR LE SEL ET LE FER.]
Présentation par Georges WALTER. Traduit du chinois par Delphine BAUDRY-WEULERSSE, Jean LEVI, Pierre BAUDRY. Collaboration de Georges WALTER. ("Mots". Collection dirigée par Paul FOURNEL.)

Seghers, Paris, 1991.
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2. Commentaires.
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Ces lettrés chinois ont bien raison. Il ne se passe pas de jours sans que leur diatribe contre les monopoles soit justifiée par des exemples concrets de corruption, de favoritisme, de clientélisme. Du reste, plus souvent que les hauts fonctionnaires, intègres dans leur immense majorité, ce sont les hommes politiques qui pratiquent cette corruption, plus souvent intellectuelle que financière. C'est en s'arrogeant le droit de s'immiscer dans les affaires privées des familles ou des enfants, des parlementaires, des ministres, oublieux de l'essentiel qui est d'ordre régalien (justice, monnaie, finances, armées, diplomatie) que se créent ces monopoles interventionnistes au profit d'un petit nombre d'initiés. Les monopoles, on le sait bien, les socialistes les adorent, et la régulation des prix aussi. La droite comme la gauche voient dans la croissance la seule issue aux problèmes de notre patrie : ni l'une ni l'autre ne perçoivent qu'elle souffre d'abord de l'immoralité de l'action publique, du piétinement des valeurs humaines les plus élémentaires. Monsieur HOLLANDE s'en va à MARSEILLE pour faire parrainer des jeunes sportifs de haut niveau par des entreprises mais il n'entend pas la rumeur pudique des sans-abris, il ferme effectivement les yeux (mais non les lèvres et la bouche) devant la détresse des chômeurs... Il est pour le monopole du pouvoir et les monopoles d'intervention pour les membres de son clan. Il en va hélas de même pour les gens de droite. Tout cela fait preuve d'un mépris pour les hommes concrets, un mépris qui soulève la colère et l'indignation.
Poursuivant le commentaire de ce texte, je constate avec terreur que le rêve de nombre de jeunes gens et jeunes filles, en France, est de devenir fonctionnaire, non pas de produire des biens essentiels pour la patrie. Ceux qui produisent ces biens, ils s'exilent et servent les pays étrangers ! Il n'est pas bon de créer de la richesse en France : ressentiment, jalousie, critique d'un autre âge quant à l'exploitation certaine des salariés... Rien, dans l'esprit public, ne sert le bien commun.
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3. Quelques informations.
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Les Sentinelles/Veilleurs debout contre la GPA (ici devant le Conseil d'Etat) (via le Salon beige).


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Le grand drapeau de La Manif Pour Tous dans la ville italienne de TRENTE (idem).

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Les supporters du Real Madrid réclament le retour de la croix sur le logo (via le site de Riposte catholique).

"Après la honteuse forfaiture des dirigeants du Real Madrid, qui avaient cru plaire aux investisseurs des Émirats arabes unis en retirant la croix qui dominait l’emblème du club, les supporters du club sont en train de réagir. L’association Enraizados (« Enracinés ») a envoyé une pétition signée par 2000 personnes au président du club, Florentin Perez, pour lui demander de revenir sur cette décision. Les porte-paroles de l’association ont affirmé qu’une telle reculade face à une éventuelle menace économique est une marque de mépris pour les chrétiens persécutés dans le monde, et notamment ceux qui vivent aux Émirats arabes unis."



jeudi 14 août 2014

14 août 2014. Nouvelles de la Résistance : démocratie tyrannique


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Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche d'être vrai, c'est la lâcheté.

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1. Les citations du jour.
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"Aucune feuille ne bouge dans ce pays sans que je le sache."
Général PINOCHET.

"SARKOZY, on s'en occupe."
Michel SAPIN.

"Les origines des désordres populaires sont à rechercher dans le gouvernement ; celle des désordres du gouvernement dans la personne des dirigeants. Quand ces derniers sont probes, l’Empire est ferme sur ses bases."
Dispute sur le sel et le fer,  XXXIV, Livre VI.

(J'ai essayé de retrouver le texte en chinois sur Internet, à l'intention de mes lecteurs chinois, car il y en a : ça donne ça, en caractères traditionnels :)
故民亂反之政,政亂反之身,身正而天下定。是以君子嘉善而矜不能,恩及刑人,德潤窮夫,施惠悅爾,行刑不樂也。

Gu4 Min2 Luan4 Fan3 Zhi1 Zheng4 ; Zheng4 Luan4 Fan3 Zhi4, Shen1 Zheng1 Er2 Tian1 Xia4 Ding4。Shi4 Yi3 Jun1 Zi3 Jia1 Shan4 Er2 Jin1 Bu4 Neng2, En1 Ji2 Xing2 Ren2, De2 Run4 Qiong2 Fu1, Shi1 Hui4 Yue4 Er3, Hang2 Xing2 Bu4 Le2 ou 4 Ye3.

J'ai vérifié la totalité des caractères dans le dictionnaire.
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2. Commentaires. 
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Est-il bien nécessaire de commenter l'évidence ? Les Etats-Unis ont espionné leurs alliés pendant des années ; monsieur MITTERRAND a fait écouter près de 3000 personnes pour protéger sa vie privée, monsieur PINOCHET a mis sur écoute des milliers d'opposants qu'il a pourchassés, persécutés et souvent exécutés [ce qui n'est pas le cas, bien sûr de feu le Président MITTERRAND], on s'est occupé de monsieur SARKOZY de la manière que vous savez, en le mettant sur écoute pendant un an.
Il semble bien que, dans ce que l'on appelle Démocratie avec un D majuscule, les moyens de la tyrannie soient déployés à grande échelle. L'espionnage systématique des citoyens, en France, remonte à la Révolution. Il a été développé à grande échelle par le soi-disant "Empereur", Napoléon Bonaparte et sa police politique. Ne parlons pas du Général ANDRÉ, ministre de la guerre du sinistre (du latin sinister : situé à gauche) Émile COMBES, et des fiches qu'il faisait établir sur les officiers qui avaient le malheur de ne pas soutenir la République parce qu'ils allaient à la messe. Il semble bien que les fiches relatives aux officiers chrétiens aient été centralisées rue Cadet, au temple des francs-maçons du Grand Orient, dont le ministère COMBES avait du reste demandé le concours pour affermir la République après la victoire du Bloc des Gauches.
Je dis simplement qu'il est dans l'essence même d'un système qui refuse l'existence de corps intermédiaires, et ne met aucun relais entre le citoyen et l'Etat anonyme, laissant le premier nu et à la merci du second tout puissant, anonyme et irresponsable, je dis et répète que le système démocratique tel qu'il fonctionne dans nombre de pays est par essence totalitaire. Même les associations, dont on nous rabat les oreilles en prétextant qu'elles sont l'essence même de la liberté démocratique, doivent être déclarées en préfecture et peuvent être contrôlées à tous moments.
Ce n'est pas l'idée que je me fais de la liberté. Le mieux pour être libre est de faire comme si ces structures étatiques étaient vermoulues et inefficaces (je parle des structures et non des gens qui les font vivre, dont nombres sont compétents et soucieux du bien commun, mais sont paralysés par la lourdeur même de ce qu'ils doivent faire vivre), et de les négliger le plus possible. Ce n'est pas toujours évident, tant l'Etat moderne concentre de pouvoirs entre ses mains. Du moins peut-on se sentir libre dans son esprit, diffuser des analyses et des opinions qui vont à l'encontre du politiquement correct, obliger les citoyens à réfléchir, promouvoir, via les réseaux sociaux, des échanges libres, contradictoires, respectueux de l'opinion d'autrui, mais avant tout non conformistes ! Et s'efforcer de créer des corps intermédiaires libres de toutes attaches avec le pouvoir. C'est en cela que les Veilleurs et les Sentinelles/Veilleurs debout sont remarquables et doivent être soutenus activement. Pour autant que je le sache, ce sont les seuls mouvements radicalement subversifs d'un ordre oppressif.
Mais déjà TOCQUEVILLE avait prévu la dérive obligatoire de la Démocratie.
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3. Informations diverses.
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D'abord un compliment.

Il faut reconnaître que dans la crise irakienne, monsieur FABIUS a joué un rôle exemplaire. Il faut le souligner, et le féliciter pour le courage qu'il a eu, notamment en rappelant à l'inénarrable madame ASHTON que quand des gens sont massacrés, on interrompt ses vacances. Le Ministre des Affaires Étrangères s'est montré à la hauteur ; ce serait injuste de ne pas le reconnaître.
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A mes lecteurs de BORDEAUX, s'il en est.

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mardi 1 juillet 2014

1er juillet 2014. Nouvelles de la Résistance : nouvelles lunettes et bagarre de chiffonniers

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Je ne cesserai de le dire :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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1. Les citations du jour.
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(a) Dans ses Cahiers, Paul VALERY disait :
"Il n'est rien qui me surprenne et me scandalise comme de voir des hommes désirer et rechercher furieusement le pouvoir - quand on ne devrait le prendre qu'avec terreur, et comme un fardeau incommensurable aux forces humaines, comme une dette impossible à éteindre."

(b) Dans la  Dispute sur le sel et le fer, texte que l'on attribue à HENG GUAN et qui a été écrit en l'an 81 avant Jésus-Christ, les Lettrés, dans l'introduction à la controverse qui les oppose aux Légistes, commencent ainsi leur discours :
"Nul ne peut ignorer que si l'on veut gouverner les hommes et susciter les vertus civiques, il importe avant tout de réprimer l'esprit de lucre pour exalter le sens moral. Qu'il n'est pas d'autre moyen de mettre un frein à la licence et de transformer les mentalités. Aujourd'hui, par le monopole du sel et du fer, par la régie des alcools et par le système de régulation des prix, l'Etat s'ingénie à faire des bénéfices comme un simple particulier, ruinant du même coup la rusticité antique et encourageant la cupidité générale. Comme conséquence, on voit diminuer le nombre de ceux qui s'adonnent aux activités fondamentales et proliférer les activités secondaires. Or,  l'accessoire nuit au principal : la dépravation est proportionnelle à l'importance des secteurs parasitaires. Les biens abondent quand le peuple travaille : qu'il se relâche et le peuple souffre de froid et de faim. [...]."
Chine an - 81. Dispute sur le sel et le fer.
Traduction de Delphine BAUDRY-WEULERSSE, Jean LEVI, Pierre BAUDRY, Collaboration de Georges WALTER. Présentation de Georges WALTER. ("Mots", collection dirigée par Paul FOURNEL.) Editions Seghers, Paris, 1991. (Je possède ce livre ainsi qu'une autre traduction parue dans la Bibliothèque chinoise)
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2. Commentaires.
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Monsieur HOLLANDE a changé de lunette, ce qui, aux dires d'une styliste qui écrit dans Madame Figaro est "un signe de reconquête politique". On est vraiment atterré de lire de telles bêtises, et l'on ne peut s'empêcher de conclure, en repensant à l'opinion de Paul VALERY, que monsieur HOLLANDE ne porte pas le poids du pouvoir comme un fardeau insupportable, mais porte de nouvelles montures. Ses amis, comme ses adversaires qui ne pensent qu'à conquérir le pouvoir au lieu de l'assumer comme un fardeau et avec terreur, conspirent, créent des groupes de pression, des courants, mesurent les rapports de force, et ignorent superbement les difficultés des Français. Quant à la dette, effectivement, elle est difficile à éteindre : près de 2000 milliards d'euros !
Quant aux Lettrés chinois, ils soulignent que les divers monopoles d'Etat engendrent parasitisme, activités secondaires, baisse de la production de biens utiles, et chômage. Ainsi le nombre d'intermittents du spectacle est passé de 44 000 lors de la création de leur régime d'indemnités de chômage à près de 110 000. Bien entendu, la culture est une activité indispensable à l'épanouissement de l'homme, mais 110 000 personnes qui à elles-seules pompent  3,5 % des indemnités versées aux chômeurs pour les indemniser, alors que nous avons 3 300 000 compatriotes privés d'emplois et qu'ils ne représentent qu'un peu plus de 0,3 % de leur masse, ça soulève tout de même quelques questions. Ne parlons pas des 500 000 fonctionnaires de l'Education prétendue nationale qui n'exercent aucune activité enseignante, mais seulement des activités administratives, souvent harassantes, très souvent inutiles, et parfaitement inintéressantes pour ceux qui en ont la charge. Ne parlons pas de la régie des alcools, ou de bien d'autres monopoles (dont celui de la collation des grades universitaires, du transport de l'électricité, de celui des transports ferroviaires, du timbrage des métaux précieux, etc.)
Pendant ce temps, les caciques de l'UMP se déchirent pour savoir qui sera calife à la place du calife. Je leur suggère de se présenter aux combattants des djihadistes syro-irakiens qui viennent de créer un califat islamique dans les zones qu'ils ont conquises. Au PS, les choses ne vont guère mieux, et les députés frondeurs de ce parti déliquescent cherchent à se démarquer des branquignols qui nous gouvernent (je maintiens branquignols : voyez les menues informations ci-dessous.) On a l'impression de voir des bagarres de chiffonniers se déployer dans un théâtre d'ombre avec des combattants munis d'épées en carton.
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3. Menues informations.
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Vidéo de l'affaire Loup MAUTIN dans laquelle l'Etat a été condamné.

(Pour une fois, le Petite Journal a été utile.)

http://vk.com/video259465703_169057216?hd=1&t=8s
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Le Tribunal Administratif annule le rejet de la pétition par le CESE (via le Salon beige).

Victoire de la LMPT :
"Le Tribunal Administratif de Paris vient de déclarer recevable la pétition citoyenne sur le projet de loi Taubira déposée le 15 février 2013. Cependant, alors qu’il annule donc le délibéré du CESE sur ce sujet, le Tribunal n’a étonnamment pas retenu la demande d’enjoindre le CESE d’émettre un avis, ce qui était pourtant la conséquence logique de sa décision. Cela reste néanmoins une grande victoire pour les 700 000 signataires de la pétition citoyenne, dont l’affront est en partie réparé : ils voulaient faire respecter la filiation père/mère/enfant, mais le pouvoir a triché. Ils auront au moins fait reculer ceux qui ne respectent pas la démocratie."

samedi 1 mars 2014

Nouvelles de la Résistance : allez-vous enfin faire des économies au lieu de nous accabler de taxes ?

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Commençons, comme à notre accoutumé par cette devise qui doit nous donner courage :

Non ! Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai. C'est la lâcheté.
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1. La citation du jour.
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Mes lecteurs habituels connaissent l'intérêt et l'amour que je porte à la Chine, à son histoire et à sa civilisation. Je leur conseille de lire dans la magnifique traduction de Jean LEVI, la Dispute sur le sel et le fer (Les Belles Lettres, Paris, 2010), un ouvrage rédigé par un certain HUAN KUAN, sans doute à partir des notes prises par les scribes lors de la grande controverse de 81 av. J.-C. portant sur le monopole du sel et du fer, une controverse qui eut lieu entre 60 Lettrés confucéens et le Premier Ministre flanqué du deuxième personnage du Gouvernement, HONGYANG. Le texte la met en forme et la résume, tout en concluant à l'échec des discussions qui auraient du aboutir à des décisions économiques utiles au pays.

Les Lettrés :

"[...]. De même que le maçon s'assure que ses fondations sont solides avant d'élever les murs, le meneur d'homme commence par assurer des activités rentables à ses sujets avant de ponctionner leurs revenus. Confucius n'a-t-il pas dit : 'Quand le peuple a le nécessaire, comment le prince n'aurait-il pas ce qu'il lui faut ?"

L'Assistant du Grand Secrétaire répond aux Lettrés ceci :

"[...]. Les dons aux indigents ont vidé les Greniers, et la situation ne fait qu'empirer, trop d'individu ayant pris l'habitude de compter sur l'aide de l'Etat. [...]. L'exemple est contagieux, le nombre de champs cultivés diminue chaque jour, les impôts ne rentrent plus, on résiste aux agents du Gouvernement. [...].
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2. Citations.

On a vraiment l'impression que rien n'a changé de puis plus de 2000 ans. Nos lettrés confucéens de la Dispute demande au Premier Ministre et au Grand Secrétaire de diminuer le poids des charges qui pèsent sur les épaules du peuple, des paysans pour l'essentiel, et notamment de revoir la question du monopole sur le sel et le fer que s'est réservé l'Etat. L'Assistant du Grand Secrétaire rétorque qu'il lui faut bien trouver de l'argent pour aider les indigents dont le nombre va croissant ; l'aide distribuée a vidé les greniers, et de moins en moins de gens travaillent. 
Transposez à l'époque contemporaine et concluez. Pour ne pas toucher au trop fameux système social français, l'Etat continue de vider les greniers en distribuant aux indigents le grain des richesses produites par les citoyens qui travaillent et dont le nombre va se restreignant. Pourtant, du travail il y en a, nombre de champs sont en jachères ; seulement voilà il faut piocher, passer la houe, arroser, bref se donner un peu de mal.;;
Il serait injuste et peu conforme au réel que de méconnaître le rôle que jouent certaines grandes entreprises dans le chômage qui nous accable.  Leur seul objectif semble être de faire des bénéfices en utilisant les hommes comme variable d'ajustement. Les patrons des petites entreprises ne baignent pas dans cette atmosphère empuantie par le fric ; ils ont une proximité réelle avec leurs employés, les connaissent bien, et, s'ils réfléchissent à deux fois avant d'embaucher de nouveaux salariés, il ne leur viendrait pas à l'idée de licencier leurs fidèles collaborateurs pour augmenter leurs revenus. Car tous produisent de la richesse en travaillant. Je voudrais bien qu'on me précise la nature des richesses que produit un grand patron du CAC 40 ; il pond des circulaires, donne des ordres, terrorise quelque fois ses collaborateurs en raison du pouvoir qu'il a de faire leur carrière, et n'est pas responsable des échecs de ses initiatives. Monsieur MESSIER a touché ses indemnités après avoir planté Videndi, et il n'a pas paru indécent au responsable de Peugeot d'accepter des sommes considérables au moment de son départ, bien qu'il ait fait plonger l'entreprise dans le rouge (il est vrai que devant le tollé bien compréhensible de l'opinion publique, il a fini par y renoncer).
Alors que faire ? Sans doute favoriser le développement de l'artisanat et la création des petites et moyennes entreprises, réviser très sérieusement à la baisse certaines prestations sociales en vérifiant la situation réelle des demandeurs, et par dessus-tout, diminuer les dépenses de l'Etat : supprimer le labyrinthe administratif (commune, communauté de communes, pays, arrondissement, canton, région, département, syndicats communaux, etc.), diminuer le nombre de parlementaires, et leur indemnité, limiter par la loi la possibilité qu'ont les collectivités territoriales d'embaucher du personnel. Bref, on n'en finirait pas de trouver des niches non point fiscales, mais des niches de dépenses inutiles. Mais seulement voilà : on mécontenterait la clientèle ! Pas vrai François le minuscule ?
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3. Infos sur la Résistane et état des lieux.
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Harlem DESIR et le PS : une vidéo.

http://www.youtube.com/v/MX8SljhtqI4%26hl%3den_US%26feature%3dplayer_embedded%26version%3d3
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Bruno Gollnitsch répond à Daniel COHN-BENDIT : une vidéo.

http://youtube/iCaQj0e3mO8
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Madame Françoise VERCHERE écrit à Manuel VALLS dit Menton Pointu.

 http://www.polemia.com/nd-des-landes-francoise-verchere-conseillere-generale-parti-de-gauche-ecrit-a-manuel-valls/



vendredi 28 mai 2010

Glanés dans les journaux du jour

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Les journaux gratuits sont des mines extraordinaires de renseignements sur la mentalité, les travers et les richesses de notre société. J'ai déjà eu l'occasion de dire que je ne lis plus Metro et je vous ai expliqué pourquoi. Mais il reste encore 2o minutes et Direct Matin. Dans les livraisons de ce jour on trouve de très intéressantes présentations de la grève suscitée hier par les syndicats et dont le succès ne semble pas avoir été à la hauteur des espérance des leaders de la CGT, ou de la CFDT. Mais il ne faut pas irriter les lecteurs et prendre des gants, quand on sait ce que la majorité d'entre eux pensent des réformes présentées par le Gouvernement.
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C'est ainsi qu'un certain Stéphane SIROT, qualifié d'historien, spécialiste du syndicalisme (est-ce une auto-qualification ? une qualification du journal ? quel est le statut académique éventuel de cet historien qui pourrait donner un poids scientifique plus important à ses déclarations ? Nous n'avons pas de réponse à ces questions. Elles sont tout de même importantes) est amené à décortiquer la grève. Monsieur SIROT constate que "beaucoup sont résignés". Qui sont ces beaucoup ? Ceux qui ont fait la grève et manifesté ? Ceux qui ne l'ont pas faite ? Lisons donc en entier la réponse à la question du journaliste de 20 minutes. Peut-être est-ce que ce sera plus clair pour vous.
Question : Selon un sondage CSA pour Le Parisien, 62 % des Français se déclarent prêts à manifester pour défendre la retraite à 60 ans et au final une minorité se mobilise. Pourquoi ?
Réponse : Beaucoup sont résignés car ils sont intégrés le discours culpabilisateur du gouvernement "vous vivrez plus vieux, vous devez travailler plus longtemps". D'autres estiment que manifester ne servirait à rien, car depuis une dizaine d'années, les gouvernements ne reculent pas face à la mobilisation, même lorsqu'elle est forte, comme 2003. Les salariés du privé hésitent aussi de plus en plus à sacrifier une journée de salaire, dans un contexte économique européen très morose. Enfin, le discours des syndicats sur les retraites est inaudible car leurs positions sont très différentes.
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Je vais essayer de commenter le plus honnêtement possible ces remarques, fortement connotées par l'idéologie de gauche, et, de mon point de vue, assez peu conforme à l'idée que je me fais des méthodes de l'histoire et de la sociologie.
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Il me semble que les trois dernières raisons invoquées ont quelque vraisemblance. Manifester sans être assuré d'un résultat, perdre pour rien une journée de salaire, cacophonie syndicale, tout cela sonne juste. Il y manque toutefois une appréciation quantitative des catégories se réclamant PRINCIPALEMENT de l'une de ces raisons, et surtout, cette énumération ne fait pas la part d'une quatrième raison du peu d'impact de la grève, savoir que des non grévistes partagent l'analyse faite par les pouvoirs publics de la situation dramatiques des caisses de retraite. Cette présentation me semble donc malhonnête. Il y a pire, et doublement pire, dans la première raison, dont je n'ai pas encore parlé. Pourquoi le discours du Gouvernement serait-il culpabilisateur quand il évoque une vérité scientifique, issue des travaux des démographes et des médecins. En moyenne, on vit plus longtemps aujourd'hui. Tant mieux. Mais c'est une réalité qu'il faut bien prendre en compte. Car qui dit allongement de la durée de vie, dit allongement du temps pendant lequel il faut verser les pensions de retraite aux bénéficiaires. Cette raison est donc parfaitement fondée et non culpabilisatrice. Par ailleurs le Gouvernement ne lie pas l'obligation de travailler plus longtemps à un allongement de la durée de vie. Il dit en substance : Si vous voulez toucher une pension à taux plein tout au long de vos années de retraite, il est indispensable de travailler plus longtemps avant de pouvoir en bénéficier. Tout le reste est amalgame et mensonge. J'ajoute qu'un ami, avec malice, me disait hier : "On veut des retraites par répartition. Soit ! Répartissons équitablement ce qu'il y a dans le pot commun. Sans y rajouter."
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Du côté des nouvelles réjouissantes, ce constat d'Atanase PERIFAN, relevé dans le Direct matin de ce jour. Ce maire adjoint du XVIIe arrondissement, élu sur la liste UMP, mais fort peu politicien (comme le note en titre le journaliste qui a rédigé l'article) dit ceci qui me semble très fort : "Notre philosophie est simple. Si on multiplie les gestes simples de solidarité par beaucoup de gens, on obtient une société plus fraternelle." D'autres l'ont dit avant lui Simone WEIL, Hannah ARENDT, LANZA del VASTO par exemple : le seul principe de changement social est la modifications des comportements personnels.
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Il n'est pas inintéressant de noter qu'Atanase PERIFAN est d'origine roumaine. Son père a fui le régime de CEAUCESCU. Atanase rentre en politique, quand il constate que le Président MITTERRAND fait rentrer des ministres communistes au Gouvernement.
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Allez, je termine ce trop long billet par une petite citation de l'ouvrage de HUAN KUAN, intitulé La Dispute sur le sel et le fer, traduit par Jean LEVI : "Si le peuple d'un pays prospère ne mange pas à sa faim, c'est que le commerce et l'artisanat sont florissants tandis que la production de base est négligée. Si un pays possède d'importantes ressources naturelles et que son peuple est dans le dénuement, c'est qu'on délaisse les produits d'usage courant pour se gaver de biens superflus."
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Il faut bien entendu replacer la controverse dans le contexte du règne de l'Empereur Han WU (HAN WUDI). Mais il suffit de remplacer "Commerce" par "Grandes Surfaces", et production de base par "Agriculture" et "Commerces de proximité dispensant des produits locaux", et comprendre le deuxième membre de la citation comme une condamnation sans remède de la consommation de biens inutiles qui épuisent la Terre. Les Lettrés confucéens qui dans le texte tiennent ce discours sont loin de condamner la richesse et les riches ; ils appellent de leurs voeux la création de richesse fondée sur un travail utile à tous.
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C'est tout pour aujourd'hui.