Affichage des articles dont le libellé est Post-modernité. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Post-modernité. Afficher tous les articles

lundi 30 septembre 2019

Lundi 30 septembre 2019. Conspiration contre toute vie intérieure.


-
VOIR ENFIN CE MONDE EN FACE.
-
"On ne comprend absolument rien à la civilisation moderne si l’on n’admet pas d’abord qu’elle est une conspiration contre toute forme de vie intérieure." Disait Georges BERNANOS dans son livre prophétique, La France contre les robots.
Je me permets de vous donner aujourd’hui un autre extrait de ce livre absolument fondamental. N’y en aurait-il qu’un à emporter sur une île déserte (en plus de la Bible, bien sûr), ce serait celui-là qu’il conviendrait de mettre dans sa besace.

"[…]. Si vous êtes trop lâches pour regarder ce monde en face afin de le voir tel qu’il est, détournez les yeux, tendez les mains à ses chaînes. Ne vous rendez pas ridicules en prétendant y voir ce qui n’existe que dans votre imagination ou dans le bavardage des avocats. Ne commettez pas surtout l’infamie de lui prostituer le mot de révolution, ce mot religieux, ce mot sacré, tout ruisselant à travers les siècles du sang des hommes. Ne lui substituez pas non plus le mot de progrès. Jamais un système n’a été plus fermé que celui-ci, n’a offert moins de perspectives de transformations, de changements, et les catastrophes qui s’y succèdent, avec une régularité monotone, n’ont précisément ce caractère de gravité que parce qu’elles se passent en vase clos. Qu’il s’intitule capitaliste ou socialiste, ce monde s’est fondé sur une certaine conception de l’homme, commune aux économistes anglais du XVIIIe siècle, comme à MARX et à LÉNINE. On a dit parfois de l’homme qu’il était un animal religieux. Le système l’a défini une fois pour toute un animal économique, non seulement l’esclave mais l’objet, la matière première inerte, irresponsable, du déterminisme économique, et sans espoir de s’en affranchir, puisqu’il ne connaît d’autre mobile certain que l’intérêt, le profit. Rivé à lui-même par l’égoïsme, l’individu n’apparaît plus que comme une quantité négligeable soumis à la loi des grands nombres : on ne saurait prétendre l’employer que par masses, grâce à la connaissance des lois qui le régissent. Ainsi, le progrès n’est plus dans l’homme, il est dans la technique, dans le perfectionnement des méthodes capables de permettre une utilisation chaque jour plus efficace du matériel humain."
In
Georges BERNANOS.
La France contre les robots. (40e édition, qui est celle que je possède.)
Robert Laffont, Paris, 1948. (Pages 26 à 28.)
-
COMMENTAIRES.
-
C’est ainsi, que grâce à l’efficacité de la technique, on peut vendre des ovocytes congelés, ou du sperme anonyme, à des prix défiant le bon sens, pour permettre à des lesbiennes ou à des homosexuels masculins de « faire » des enfants, comme on fabrique une voiture ou un canon. Mais vous ne voyez donc pas dans quelle impasse humaine ce régime nous précipite ? Êtes-vous donc aveugles ? Faut-il donc réduire l’homme à une sorte de bidoche qui peut se vendre aux plus offrant ? (En Espagne, c’est très tendance.) Vous ne voyez donc pas qu’après l’iniquité du mariage pour tous (lequel n’a été institué par loi que pour permettre à des couples homosexuels de s’offrir un ou des enfants, alors que les jeunes se marient de moins en moins), on instaure une iniquité encore plus épouvantable en acceptant de priver un enfant du droit de connaître son père.
Cette loi n’a pour but que de satisfaire l’égoïsme nombriliste d’un petit nombre de citoyens. Elle ouvre une brèche anthropologique que rien, sauf une authentique vie intérieure, ne pourra combler. C’est une boîte de Pandore qui est ouverte. Je parie que la suite législative sera la légalisation de la GPA, puis, comme certains pervers le réclament, celle des relations sexuelles entre adultes et enfants (revendication déjà posée en 1972 par un collectif d’imbéciles au nombre desquels on remarque Roland BARTHES, Philippe SOLERS, Gabriel MATZNEFF et d’autres pointures). Et viendra le jour où l’on pourra se marier avec un animal (comme certains fous le réclament ici ou là).
Bien entendu, et fort heureusement, il est un petit nombre de familles, de jeunes gens et jeunes filles, d'enfants, authentiquement chrétiens et disciples. C’est eux qui sauveront l’humanité, car ils auront fait, au moment de l’invasion barbare de la post-modernité dans la vie humaine, le choix du pari bénédictin.
Chers amis, chers lecteurs, venez en masse manifester le 6 octobre pour signifier votre opposition à cette intrusion diabolique de la loi dans la vie humaine.

Voir à cet égard cet article.

samedi 26 janvier 2019

Jeudi 24 janvier 2019. Petit voyage dans l'ordre symbolique post-moderne : le fric, le fric, le fric


-
C’est avec beaucoup de retard que je produis mon billet de jeudi. Nous poursuivons notre voyage dans l’ordre symbolique post-moderne. Il est illustré par les deux photos de publicités que j’ai prises dans le métro.

La première photo est une publicité pour de l’encre d’imprimante. La photo est mauvaise et je vous prie donc de me croire sur parole. Que nous dit cette publicité ? Qu’on peut avoir deux cartouches de « toner » à des prix défiant toute concurrence. Peu importe que le client potentiel ait l’usage de deux cartouches à portée d’année. Rien ne nous est dit sur la qualité de l’encre : son éventuelle solubilité dans l’eau, l’intensité de sa teinte, sa persistance dans le temps : rien sur le produit, tout sur la consommation et l’argent. Tout pour la production, rien pour l'usage tempéré et tempérant !

La seconde est une publicité pour un site (dont le siège social est en Lituanie) consacré à la vente de vêtements qui ne sont plus portés. C’est tout simplement terrible de penser sur l’on puisse vendre des habits que l’on ne porte plus alors que tant de nos compatriotes ont besoin de se vêtir convenablement. Il ne manque pas d’associations qui récoltent des habits pour les redistribuer à ceux qui en ont besoin : armée du salut, secours catholique, cimade, secours populaire, etc. Il suffit de donner des habits propres et repassés à ces associations. Mais aujourd’hui, qui pense à vêtir ceux qui sont nus ? Apparemment pas les sites de revente… On se fait de l’argent sur le recyclage des vêtements. C’est scandaleux, au sens où l’entendent les évangiles : cette manière de voir la en effet vie fait trébucher l’homme sur la voie du bonheur : rien pour les autres, tout pour ma pomme !






mercredi 9 janvier 2019

Mercredi 09 janvier 2019. Le nouvel ordre symbolique post-moderne du "Tout pour ma gueule"


-
Je voudrais revenir sur le billet intitulé : « Il paraît que je jette de l’huile sur le feu ». Il y est fait allusion à l’ordre symbolique. Je disais que l’ordre symbolique est l’expression d’une civilisation. Un symbole est, sommairement, définissable comme un « être, un objet, un fait perceptible, qui, par sa forme ou sa nature, évoque spontanément (dans un groupe social donné) quelque chose d’abstrait ou d’absent ». La définition est cependant insuffisante, car si elle souligne le lien entre le perceptible et l’imperceptible, elle ne dit pas que ce lien est arbitraire. C’est précisément l’arbitraire du lien qui définit une civilisation.
Il me paraît évident que la civilisation post-moderne, dont nous subissons les effets désastreux, est le fruit d’un ordre symbolique dont il nous faut saisir les aspects visibles pour accéder aux éléments invisibles, abstraits ou absents auxquels ils sont reliés de manière arbitraire, comme un panneau sens interdit l’est à l’interdiction d’emprunter une rue dans un certain sens.
Ainsi, plutôt que de gémir sur la post-modernité dont nous subissons de plein fouet les dégâts collatéraux et les ravages, il me paraît plus utile de chercher comment et par quels symboles s’expriment cette civilisation et de déterminer à quoi ils renvoient.
Je vais énoncer quelques pistes : essayer de décoder les ficelles symboliques de la publicité ? Chercher le nombre de fois où apparaissent les mots « moi », « mon », « je », « efficacité », « rapidité » (et toutes les variantes de la chose), « plaisir ». Je me ferai une joie de vous donner demain quelques exemples. Examinez les grosses ficelles du monde de la culture (lire les critiques littéraires des nouvelles parutions et voir dans quelle catégorie, bonne ou mauvaise, on va classer les ouvrages de l’inénarrable ANGOT [bonne] ou ceux de GUILLUY ou de MICHEA [mauvaise], par exemple ; détecter derrière les compliments et les reproches les ressorts cachés, en général libertaires, de ces appréciations : exaltation d’impossibles amours entre deux hommes ou deux femmes, ou entre une femme mariée et son amant, par exemple et comparer avec le traitement que l’on réserve à des ouvrages de VERGELY ou de BELLAMY). Scrutez les fameux « éléments de langage » qui émaillent les discours médiatiques, des éléments élaborés à coups de milliers d’euros par des armées de communicants, analyser le vocabulaire des hommes politiques (de la majorité comme de l’opposition). Et vous verrez apparaître en filigrane, puis de plus en plus nettement à quoi renvoie cette civilisation : absolutisation du désir personnel, exigence de le voir satisfait immédiatement, ignorance absolue de l'existence de l'autre, refus de l’effort (sauf quand il s’agit de sculpter son corps à coup de body-building ou de marathon médiatisé, comme celui de New-York), victimisation, évaluation permanente du rapport qualité/prix d'un choix, et en fin de compte, chapeautant ce fatras, le remplacement du lien social (impliquant des rapports intersubjectifs entre les êtres humains), par des liens électroniques – les fameux objets connectés – qui laissent à leurs utilisateurs le loisir de se contempler le nombril quand dans la rue des dizaines de sans-abris tremblent de froid. Cette civilisation a un nom : celle de la civilisation de la marchandise, de la production à outrance, de l’argent. On pourrait – qu’on me pardonne cette vulgarité – la résumer par le trop fameux : Tout pour ma gueule !

samedi 11 août 2018

Samedi 11 août 2018. Nouvelles du pari bénédictin : Jupiter et le petit prince !


-
Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
-
LE CRIME INEXPIABLE.
-
"Je pars du principe qu’il n’y a qu’un crime inexpiable et un seul : approuver les conditions d’existence contemporaines, le contemporain en soi, se réconcilier avec lui, se le concilier. Ou encore l’ignorer, s’en détourner au profit d’une chaste méditation sur la littérature éternelle. Mais pour penser cela, je n’ai malheureusement jamais eu besoin de me maintenir, comme vous dites, en état de désaccord, ce qui supposerait un effort de ma part pour me retrouver tout à coup en « position critique ». Ces choses-là se font beaucoup plus simplement, jour après jour, et pour ainsi dire d’elles-mêmes. Il me suffit de prendre connaissance de ce qui se dit, se fait, se vit et s’écrit quotidiennement pour que le grotesque, la sottise ou la malfaisance m’en saute aux yeux. Après quoi, bien entendu, il faut faire ressortir tout ce grotesque et cette malfaisance que personne ne semble voir. C’est un travail entièrement esthétique. […]."
In
Philippe MURAY.
Moderne contre moderne. Exorcismes spirituels IV. Essais. Quatrième tirage.
Chapitre C’est le sans-précédent qu’il faut écrire (Page 308).
Les Belles Lettres, Paris, 2010 (pour la présente édition).
-
CONTREPOINT DU PETIT PRINCE : IL EXPLIQUE TOUT.
-
"Bonjour, dit le petit prince.
— Bonjour, dit le marchand.
C’était un marchand de pilules perfectionnées qui apaisaient la soif. On en avalait une par semaine et l’on n’éprouvait plus le besoin de boire.
— Pourquoi vends-tu ça ? dit le petit prince.
— C’est une grosse économie de temps, dit le marchand. Les experts ont fait des calculs. On épargne cinquante-trois minutes par semaine.
— Et que fait-on de ces cinquante-trois minutes ?
— On en fait ce qu’on veut.
Moi, dit le petit prince, si j’avais cinquante-trois minutes à dépenser, je marcherais tout doucement vers une fontaine. […]."
In
Antoine de SAINT-EXUPÉRY.
Le petit prince. (Très célèbre passage ; nombreuses éditions de ce chef d’œuvre.)
-
COMMENTAIRES PERSONNELS.
-
Relever le grotesque ? Par exemple, le saut puéril de cabri de monsieur MACRON saluant la victoire de l’équipe de France au championnat du monde de football. Par exemple, la photo de Jupiter, trônant sur un fauteuil le soir de la Nuit de la musique, entouré qu’un quarteron de gays en bas résille. Par exemple, les sorties de la furieuse Marlène SCHIAPPA : on en finirait pas de les citer, tant la liste en est longue.
Relever les sottises ? Par exemple faire payer aux entreprises les 8 premiers jours d’arrêt maladie de leurs employés pour compenser les "largesses" annoncées de la Sécu, c’est-à-dire reprendre d’une main, ce que l’on a donné de l’autre. Par exemple, imposer 11 vaccins à tous les enfants, alors que l’utilité de plusieurs d’entre eux est discutables (je vous rappelle que j’ai enseigné la virologie pendant près de 40 ans). Par exemple, l’usage de l’écriture inclusive, ou du ridicule féminin : une auteure, une professeure, etc.
Relever la malfaisance ? La totalité des lois sociétales introduites par Normal Ier alias François HOLLANDE. L’ineptie et l’inefficacité des mesures prises pour canaliser, juguler ou prendre en charge l’immigration clandestine. Par exemple, le bombardement unilatéral par La France et ses « alliés » de positions syriennes pour des motifs qui se sont révélés totalement faux.
Et puis vient le petit prince, sa fraîcheur et ses yeux grands ouverts sur le réel. Il ne s’agit pas de bisounourserie, mais d’une conception respectueuse de la vie humaine, de la nature, et du temps.
Le parieur bénédictin vit dans le présent. Il ne s'extrait pas de la condition contemporaine. Il en dénonce les méfaits mais ne s'exonère pas de sa responsabilité.
-
LIENS TRES, TRES UTILES.
-
La dictature en marche.


La partition en cours.


Publicité pour un homonyme, sans doute un parent éloigné.


Il n’est pire sourd…


Bienvenue, frères très aimés !


Les crétins continuent de sévir : belle illustration de leur malfaisance.


Le grand absent, à Grenoble, comme à Amiens.


C’est en Espagne, pas en France hélas !


Afghan contre Africain


samedi 24 mars 2018

Samedi 24 mars 2018. Nouvelles du pari bénédictin : du moyen-âge à la post-modernité


-
C’est le moment de sortir du sommeil !

-
1. ROD DREHER PARLE DE L’ÉVOLUTION 

DE L’OCCIDENT DEPUIS LE MOYEN-ÂGE.
-
"Par un long chemin du Moyen Âge à nos jours, l’humanité est passée d’un monde souffrant mais dans lequel toute chose était signifiante et liée aux autres, à un confort jusque-là inimaginable, mais éclaté et vide de sens. L’Occident a perdu le fil d’or par lequel Dieu, la Création et les hommes se liaient les uns aux autres. À moins de le retrouver, il ne peut espérer mettre un terme à sa dissolution, et celle-ci le fera disparaître sous peu, il n’y a pas de doute. Mais il ne cherche plus le fil ; peut-être ne le verrait-il même pas s’il l’avait sous les yeux. On lui a lâché la bride ; il ne sait plus comment se rattacher."
Page 81
-
2. CONTREPOINT PERSONNEL.
-
L’homme du Moyen Âge ne passait son temps à pester contre Dieu, ce que ne cesse de faire de nos jours ceux qui ne croient pas en Lui. Il y avait au Moyen Âge des homosexuels, habités probablement par la honte et la culpabilité, des couples stériles, des malades qui souffraient affreusement : mais à aucun d’eux, et encore moins aux pouvoirs publics, il ne serait venu l’idée, aux uns qu’ils pouvaient se marier, aux autres qu’ils pourraient faire porter un enfant par un tiers, ou à des femmes d'utiliser le sperme d’un homme pour être fécondée sans avoir de rapport sexuel, à d’autres enfin qu’il fallait euthanasier les malades en fin de vie. C’est que ces situations, ces événements, ces douleurs avaient un sens. Ils n’étaient pas toujours obvies, certes, mais l’homme du moyen âge vivait dans la certitude que ce qui lui arrivait avait une fin.
Ils savaient que l’Intelligence de Dieu ordonnait tout l’être à la vie éternelle. Ils pensaient que le fait d’avoir un pénis et des testicules les faisaient mâles, que celui d’avoir des seins et des règles les faisaient femmes, ils n’avaient aucun doute sur la finalité de la sexualité : plaisir partagé et procréation. Bref, ils ne se faisaient pas les auteurs du sens, comme le font aujourd’hui les zélateurs de la théorie du genre, du « droit de mourir dans la dignité », de l’avortement pour tous, du chacun pour soi, du plaisir comme seul horizon de la vie.
Il ne s’agit nullement de condamner, mais de constater, et de se poser tout à fait légitimement les bonnes questions : ces opinions modernes sont-elles fondées en raison ? Ces opinions ont-elles une quelconque valeur morale ?
-
3. L’HUMOUR ET LE BON SENS DE FABRICE

 HADJADJ.
-
"[…]. Eh bien ! aurais-je assez de piété pour croire que ce très saint mystère, surpassant ma raison, a néanmoins laissé son empreinte dans mon bas-ventre ? Il suffit que je regarde mon sexe. Je découvre avec stupeur que l’organe mâle est fait pour l’organe femelle, en sorte qu’il m’appartient moins qu’à cette femme : serait une clé sans sa serrure ? Et je vois aussi que nos sexes conjoints sont pour que leur baiser fleurisse en une troisième personne : que seraient clé et serrure sans une porte qui s’ouvre ? Cette chose de chair me révèle une double dépossession et m’engage à une communion tendre. Mon sexe ne se trouve lui-même que dans l’autre. Et tous deux se trouvant en font jaillir un autre encore (et en corps)."
In
Fabrice HADJADJ.
La profondeur des sexes. Pour une mystique de la chair. (Collection "Les dieux, [et] les hommes")
Éditions du Seuil, Paris, 2008. (Page 290.)

Ma foi, il y a bien du vrai dans ce que dit notre Fabrice ! Je connais des héros qui vivent leur homosexualité chastement, et qui sont des exemples pour les croyants, surtout ceux qui sont prompts à juger.
-
-
4. LIENS UTILES.
-
Il avait fait le pari bénédictin.


Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.

Le colonel Arnaud BELTRAME est mort des suites de ses blessures.


Il est trop tard pour que les pyromanes essayent d'essayer d'éteindre de leurs pauvres larmes le brasier qu'ils ont allumé par leur lâcheté, leur haine du christianisme, et leur aveuglement. Prions pour eux mais dénonçons leur posture hypocrite.








dimanche 11 décembre 2016

10 décembre 2016. Nouvelles de la Résistance. Les imbéciles ont encore sévi !

-
Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté
-
1. LA CITATION DU JOUR.
-
"Les idées modernes sont des idées prémodernes. Seul le nom est nouveau. La Modernité met en œuvre une stratégie pour laquelle la négation est indispensable. Le choix d’une désignation nouvelle correspond au besoin de dissimuler l’origine de ce que l’on emprunte, à la façon dont un recéleur maquille une marchandise volée. Les exemples abondent à l’époque dite des « Lumières », qui a renommé les vertus chrétiennes traditionnelles. C’est ainsi que la première vertu théologale de la charité est devenue la « bienfaisance », alors que la seconde, l’espérance devenait l’ « optimisme ». Le nom même de l’Europe, pour désigner non plus une direction ou un espace géographique limité, mais une civilisation, permettait surtout de se dispenser de parler de la Chrétienté."
In
Gilbert Keith CHESTERTON.
Hérétiques. Traduction de l’anglais, notice et notes par Lucien d’AZAY.
Climats/Flammarion, Paris, 2010.
-
2. COMMENTAIRES.
-
La plus remarquable illustration de ce constat est la récente disposition qu’ont pris les députés enragés de la gauche pour instaurer une cérémonie dite des Funérailles républicaines laquelle permet d’honorer les morts sans passer par la case église (ou temple, ou mosquée ou synagogue, mais surtout église). Il s’agit donc bien de nier une antique liturgie, vécue depuis des siècles par les familles des défunts pour la remplacer par un simulacre sacral. Vous voyez d’ici la scène. Le maire ceint de son écharpe tricolore, siégeant sur un fauteuil, flanqués de deux tabourets où siègent ses adjoints, en face d’un cercueil drapé d’un drapeau républicain frappé du compas, de l’équerre, voire du faisceau des licteurs, mais en aucun cas d’une croix, avec en toile de fond sonore un petit morceau de la Flûte enchantée. Décidément, en France, le ridicule ne tue plus.
Ils n’ont que ça à faire ces imbéciles : nier, détruire, tenter de remplacer le cœur vivant de notre patrie par leurs pseudo-tripes en plastique Grosfilex (souple-dur !). Plus de cinq millions de chômeurs, plus de 8 millions de Français sous le seuil de pauvreté, 150 000 jeunes sortant tous les ans sans qualification aucune du système scolaire, et tout ce qu’ils savent faire, c’est voter des funérailles républicaines, dont le sens profond échappe à toute personne de bon sens puisqu’on imagine mal les familles qui auraient recours à cette comédie croire à une quelconque survie de l’âme de leur mort.
Ces gens sont tout simplement des assassins de la vérité, de l’histoire et du pays.
-
3. INFORMATIONS DIVERSES.
-
Très bonne proposition : 

éteignons les Lumières qui ne sont que des lumières donnant sur la ténèbre.

-
Informez-vous pendant qu’il est encore temps.


À cet égard, je dois dire ma profonde déception : une personne que j’estimais, avec qui j’ai longuement travaillé quand j’étais à STRASBOURG a osé voté pour cette loi liberticide !
-
Tout le monde s’en fou : cette femme était chrétienne ; elle a été tuée en haine de la foi.

-
Le parti de l’étranger.



Les organisateurs des primaires de la gauche auraient livré Jeanne d’ARC sans état d’âme aux ennemis jurés de la France. C’est le qu’on appelle l’internationale socialiste !

dimanche 31 juillet 2011

La dictature du relativisme

-
Je ne l'ai pas trouvé dans une officine lefébristes, ni dans une librairie pieuse et bigote, mais dans une très célèbre et érudite maison de la rue Bonaparte, siège d'un éditeur établi là depuis longtemps. Vous aurez reconnu, j'en suis sûr, la librairie PICARD, dont les manuels d'archéologie, pour ne citer qu'eux, sont irremplaçables. Couverture noire, sévère, et titre en rouge et blanc : La dictature du relativisme  que l'on doit au Pr Roberto de MATTEI, m'a immédiatement intéressé. Et je me suis procuré, pour 14 euros, cet essai que je qualifierai de remarquable.
-
On y retrouve des vérités simples qui habitent confusément notre esprit, par exemple que la famille est antérieure à toute forme de société politique. De MATTEI indique (page 27) que "La négation de la famille traditionnelle est inscrite dans le plan de toutes les utopies révolutionnaires, parce qu'elle propage une conception organique et harmonieuse de la société et des relations humaines qui lui sont contraires. De fait, le milieu familial reflète l'unité, la diversité, la hiérarchie de l'univers et la stabilité des principes moraux qui doivent régir la société".
-
Déjà dans son introduction, de MATTEI avait planté le décor : "Le grand débat de notre temps, j'en suis convaincu, n'est pas de nature politique ou économique, mais culturelle, morale et, en dernière analyse, religieuse. Il a pour objet le conflit entre deux visions du monde : celle qui croit à l'existence de principes et de valeurs immuables, inscrits par Dieu dans la nature de l'homme, et celle qui estime que rien n'existe de stable et de permanent, mais que tout est relatif aux temps, aux lieux et aux circonstances." Mes plus anciens lecteurs savent qu'à travers mes billets, c'est exactement le point de vue que je m'efforce de défendre, avec un bonheur relatif, j'en conviens, et sans l'armature philosophique suffisante pour démonter les sophismes dont nous abreuvent les mauvais bergers. Figurez-vous que dans la Préface de cet ouvrage, due à Guillaume de THIEULLOY, on apprend que peu avant son élection, et pendant sa campagne, Jacques CHIRAC avait solennellement déclaré : "Non à une loi morale qui primerait la loi civile". Ceci revient à dire que la loi a tous les droits et livre le citoyen à "l'arbitraire le plus funeste". Je maintiens donc que si le citoyen doit obéissance à la Loi, tant qu'elle ne viole pas la loi naturelle, il a le devoir de résister à tout ce qui offense cette dernière.
-
C'est un très vieux débat. Les imbéciles qui pullulent dans les couloirs des assemblées nationale, régionales, départementales, consulaires, syndicales, universitaires, etc. devraient méditer ce que disait le grand CICERON (non, pas l'espion, l'autre, l'écrivain latin) dans son traité intitulé De Republica (intéressant que ce titre, non ?) : "Il n'y aura point une autre loi à Rome, une autre à Athènes, une autre maintenant, une autre après, mais une même loi, éternelle et immuable régira tous les peuples, dans tous les temps ; et celui qui a porté, manifesté, promulgué cette loi, Dieu, sera le seul maître commun et le souverain monarque de tous ; quiconque refusera de lui obéir se fuira lui-même, et, renonçant à sa nature humaine, par cela même il subira de très grandes peines, quand même il échapperait à ce qu'on appelle ici-bas des supplices."
-
Tout est dit, et par un homme politique qui ne connaissait pas Jésus, ni les droits de l'homme ; il ne connaissait de l'homme que sa nature humaine.