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mardi 20 août 2019

Mardi 20 août 2019. Chesterton nous explique tout en quelques mots !


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L’HOMME NE VIT PAS QUE DE PAIN : L’ÉCONOMISME VOUE LE POLITIQUE À l’ÉCHEC.
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"[…]. Que l’homme ne puisse pas vivre sans pain n’implique pas qu’il vive seulement de pain. Il lui est naturel de se préoccuper beaucoup moins des mécanismes économiques qui, lui procurant son pain quotidien, assurent son existence, que de cette existence elle-même, de l’univers où il s’éveille chaque matin, de la place qu’il y tient. Ce n’est pas sa subsistance qui le préoccupe le plus, mais son existence. Pour une fois où il se représentera clairement ce que lui rapporte son travail et ce que lui coûte sa nourriture, il lui arrivera dix fois de se dire qu’il fait beau, que le monde est bizarre, que la vie vaut d’être vécue, que le mariage n’est pas toujours rose, que les enfants sont gentils, mais que sa jeunesse était plus gaie, bref de méditer vaguement sur le mystère de la vie humaine. Ce que je viens de dire est vrai de la plupart des esclaves à gage de notre monde industriel qui, par son horreur et son inhumanité, a réussi à rendre réellement primordiale la question économique, mais l’est infiniment plus de la multitude innombrable de paysans, de chasseurs, de pêcheurs qui forment encore la plus grande partie de l’humanité. Même les cuistres qui font dépendre la morale de l’économie suppose l’existence. L’existence implique une foule d’interrogation mais, d’ordinaire, nous songeons plus souvent à son sens qu’à ses moyens. La preuve de ce que j’avance est simple, simple comme le suicide. Abolissez l’univers par l’imagination, vous abolirez du même coup les professeurs d’économie politique ; si vous avez décidé de mourir, vous n’avez plus besoin qu’ils vous apprennent comment vivre. Toutes les initiatives et toutes les décisions qui forment le cours de notre histoire ont eu ce caractère commun d’enrayer le cours purement économique des choses. De même que l’économiste peut se dispenser de calculer l’augmentation du salaire du suicidé, il peut omettre de calculer la retraite du martyr. Et de même qu’il est inutile qu’il calcule la pension du martyr, il est inutile qu’il calcule les allocations familiales du moine. Les plans de l’économie sont, à chaque instant, remis en question par le soldat qui meurt pour son pays, par le paysan qui laboure son champ, par le converti qui s’exerce à suivre les préceptes de sa religion, ce qui ne relève pas d’une comptabilité des moyens de subsister, mais d’une vision du sens de l’existence ― de ce que l’homme ressent au fond de lui-même quand il regarde à travers ces étranges fenêtres qu’on appelle des yeux, cet étrange spectacle qu’on appelle le monde."
G[ilbert] K[eith] CHESTERTON.
L’homme éternel. 2e édition, 2e tirage (nouvelle traduction).
Dominique Martin, Bouère, 2012 (Page 145).
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COMMENTAIRES.
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Il y a bien longtemps que je ne vous ai pas cité CHESTERTON. Ce n’est pas parce qu’il fut un catholique fervent, consécutivement à sa conversion, que j’y reviens  aujourd’hui. Non ! C’est parce qu’il pense bien, juste, droit et fort et que nous avons besoin de nous voir redites quelques essentielles vérités.
Je vous invite, toute affaire cessante, à lire ce livre qui mêle à l’humour britannique de son auteur, des analyses saisissantes de clarté et d’évidence. CHESTERTON a un regard d’enfant. Il fuit l’idéologie et le mensonge mondain. Relisez bien ce passage. N’est-il pas évident que les oppositions, les contestations, les manifestations de nombreux Français à la politique actuelle, touchent justement au sens qu’ils entendent donner à leur vie. Jamais, vous entendez, jamais nous ne devrons laisser à des pensées dictatoriales le soin de nous dire quel il est. Le sens de la vie, ce n’est pas la mort donnée ou demandée ou administrée légalement ; le sens de la vie, ce n’est la pure jouissance sexuelle qui néglige les conséquences de sa propre jouissance. Le sens de la vie, ce n’est pas madame SCHIAPPA, monsieur TOURAINE ou je ne sais quel homme ou femme politique qui nous l’imposera.
Il est exact qu’il ne peut y avoir de grâce divine ancrée dans l’homme si les besoins de sa nature (se nourrir, se loger, se chauffer, élever ses enfants, accéder à la culture) ne sont pas satisfaits. Quand ils le sont, c’est alors que surgit la question du sens de la vie, de l’existence, les interrogations sur le monde. Négliger cet aspect de la vie humaine, c’est faire de la politique à moitié ou faire une politique vouée nécessairement à l'échec. C’est, notamment, comme le disent des sociologues qui ne sont pas tous de droite, faire fi de la subjectivité sociale, laquelle comporte justement une grande part de conception de ce qu'est l'existence, dans sa double dimension personnelle et relationnelle.



samedi 30 décembre 2017

30 décembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. L'économisme contre l'existence !

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Comment ne pas aimer cet anglais au robuste bon sens et à l’humour ravageur ? S’il n’avait pas existé, il eût été impossible de l’inventer. Il nous parle aujourd’hui de l’inanité et de la vacuité de l’économisme.
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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"[…]. Que l’homme ne puisse pas vivre sans pain n’implique pas qu’il vive seulement de pain. Il lui est naturel de se préoccuper beaucoup moins des mécanismes économiques qui, lui procurant son pain quotidien, assurent son existence, que de cette existence elle-même, de l’univers où il s’éveille chaque matin, de la place qu’il y tient. Ce n’est pas sa subsistance qui le préoccupe le plus, mais son existence. Pour une fois où il se représentera clairement ce que lui rapporte son travail et ce que lui coûte sa nourriture, il lui arrivera dix fois de se dire qu’il fait beau, que le monde est bizarre, que la vie vaut d’être vécue, que le mariage n’est pas toujours rose, que les enfants sont gentils, mais que sa jeunesse était plus gaie, bref de méditer vaguement sur le mystère de la vie humaine. Ce que je viens de dire est vrai de la plupart des esclaves à gage de notre monde industriel qui, par son horreur et son inhumanité, a réussi à rendre réellement primordiale la question économique, mais l’est infiniment plus de la multitude innombrable de paysans, de chasseurs, de pêcheurs qui forment encore la plus grande partie de l’humanité. Même les cuistres qui font dépendre la morale de l’économie suppose l’existence. L’existence implique une foule d’interrogation mais, d’ordinaire, nous songeons plus souvent à son sens qu’à ses moyens. La preuve de ce que j’avance est simple, simple comme le suicide. Abolissez l’univers par l’imagination, vous abolirez du même coup les professeurs d’économie politique ; si vous avez décidé de mourir, vous n’avez plus besoin qu’ils vous apprennent comment vivre. Toutes les initiatives et toutes les décisions qui forment le cours de notre histoire ont eu ce caractère commun d’enrayer le cours purement économique des choses. De même que l’économiste peut se dispenser de calculer l’augmentation du salaire du suicidé, il peut omettre de calculer la retraite du martyr. Et de même qu’il est inutile qu’il calcule la pension du martyr, il est inutile qu’il calcule les allocations familiales du moine. Les plans de l’économie sont, à chaque instant, remis en question par le soldat qui meurt pour son pays, par le paysan qui laboure son champ, par le converti qui s’exerce à suivre les préceptes de sa religion, ce qui ne relève pas d’une comptabilité des moyens de subsister, mais d’une vision du sens de l’existence ― de ce que l’homme ressent au fond de lui-même quand il regarde à travers ces étranges fenêtres qu’on appelle des yeux, cet étrange spectacle qu’on appelle le monde."
In
G[ilbert] K[eith] CHESTERTON.
L’homme éternel. 2e édition, 2e tirage (nouvelle traduction).
Dominique Martin, Bouère, 2012. (Page 145.)
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2. COMMENTAIRES.
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Diverses enquêtes font apparaître que le peuple français est un des moins racistes du monde. Les imbéciles se précipiteront, cependant, pour déclarer racistes, xénophobes, islamophobes, et chosophobes, tous ceux qui estiment légitimes de défendre leur manière de vivre, leur façon de concevoir l’existence, l’amour de leur patrie, leur langue, leur culture. CHESTERTON explique cela admirablement et il annonce la déchéance définitive des économistes, de l’économisme et de tous les systèmes qui font de l’argent la clé, le point nodal de toute politique.
L’homme ne vit pas que de pain. Il en a besoin, sans aucun doute, et il y a bien longtemps que les philosophes chrétiens du Moyen Âge ont proclamé une vérité absolue : la grâce ne peut venir en l’homme si sa nature n’est pas satisfaite. Néanmoins le pain quotidien ne sert que de support matériel à la réflexion perpétuelle de l’homme sur sa propre condition. Quelle que soit, du reste, la réponse qu’il donne à la question de l’esprit, à celle de l’existence de Dieu. BACHELARD avait déjà dit que l’homme est un être de désir et de nécessité.
Que les plans de l’économie soient sans cesse remis en cause est amplement démontré par les faits. N’en prenons que quelques-uns qui concernent la manière dont la SNCF entend se moderniser : panne gigantesque à la gare Montparnasse pour cause d’informatique déficiente. Là, où jadis, des aiguilleurs vigilants auraient corrigé visuellement l’aiguillage des trains, une machine sans âme tombe en carafe et paralyse le trafic pendant 48 heures ; rebelotte à la gare de Bercy où l’on a vu une pagaille monstre et une foule en colère tenter de prendre d’assaut les trains pour lesquels des billets avaient été achetés : la défense de la SNCF est lamentable. En offrant aux voyageurs la double option du billet open et de la réservation, la SNCF a délibérément omis de prendre en compte le désir de vacances et d’évasion des Français. Il n’y a pas eu de surréservation, et pour cause, mais une non prise en compte de ce qui vient à l’esprit du plus petit enfant : quand on peut partir en week-end, surtout quand il est long, on en profite. Il y a eu de l’économisme (en fait un souci de dépenser le moins possible en engrangeant un maximum de clients). De nouveau, interruption relativement courte (2 heures) du trafic quelques jours plus tard à la gare Saint-Lazare. Il est évident que ces incidents sont liés à la manière dont cette grande entreprise est gérée : économisme d’abord, on verra après.
Il faut bien que nous comprenions un phénomène évident : notre manière de vivre matériellement est fondée sur une exploitation directe ou indirecte des pays pauvres. Nous refusons de payer au prix normal (donc plus chers) des biens et des services parce que nous sommes prisonniers d’une vision très économique de l’existence. Nous sommes peut-être en train de nous dessécher, de vendre notre âme et notre esprit aux marchands du temple, et pour ne plus penser à l’existence. Accepterons-nous indéfiniment la victoire des cuistres ?
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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Une jeunesse courageuse !

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Train et passage à niveau : troublante constatation.

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Bienheureuse et vivante patrie.

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Sur les origines de Jérusalem : à lire absolument.

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Pas d’avenir pour le FN selon Robert MÉNARD.






mardi 7 novembre 2017

07 novembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. L'homme s'incline devant le veau d'or !

 Nous poursuivons avec notre bon Léon !
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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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On ne peut pas vivre sans argent.

             "In-con-tes-ta-ble-ment. Et c’est si vrai que, quand on en manque, on est forcé de prendre celui des autres. Cela peut se faire, d’ailleurs, avec beaucoup de loyauté.
             "« Je ne force personne, fait observer affablement un prêteur à cinquante pour cent, mais j’ai des risques et il faut que l’argent travaille. » Vivre sans argent est aussi inconcevable pour cet homme juste que vivre sans Dieu pour un solitaire de la Thébaïde. Et ces deux viveurs ont raison, puisque leur objet est identique, inexprimablement IDENTIQUE.
             "Ayant déjà tellement prouvé qu’il est impossible de vivre sans manger, il est à peu près oiseux d’entreprendre la démonstration de la vitale nécessité de l’argent. Manger de l’argent ! hurlent en chœur les pères de famille. Quel trait de lumière que cette locution métonymique.
             "Hé ! Que pourrait-on manger, dites-le moi, si on ne mangeait pas de l’argent ? Existe-t-il dans le monde une autre chose qui soit mangeable ?
             "N’est-il pas clair comme le jour que l’Argent est précisément ce même Dieu qui veut qu’on le dévore et qui seul fait vivre, le Pain vivant, le Pain qui sauve, le Froment des élus, la Nourriture des Anges, mais, en même temps la manne cachée que les pauvres cherchent en vain ?
             "Il est vrai que le Bourgeois, qui sait presque tout, ne pénètre pas ce mystère. Il est vrai aussi que le sens du mot « vivre » ne lui est pas clair, puisque l’argent sans lequel il soutient généreusement qu’on ne peut pas vivre est, néanmoins, pour lui, une QUESTION de vie ou de mort…
             "N’importe, il le possède, voilà l’essentiel. S’il ne le mange pas lui-même, d’autres le mangeront après lui, c’est sûr.
             "Mais quand il profère ces mots redoutables, j’ose le mettre au défi de ne pas ressembler à un vrai prophète et de ne pas affirmer Dieu avec une force infinie. Trahitur sapientia de occultis." [Texte intégral.]
In
In
Léon BLOY.
Exégèse des Lieux Communs. Rivages poche/Petite Bibliothèque. N°501.
Payot et Rivages, Paris, 2015. (Section X. Page 28.)
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2. COMMENTAIRES.
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Léon BLOY, on le sait, vécut dans une très grande pauvreté. Il eut à faire – sa correspondance le prouve – à des « chrétiens » qui n’avaient de chrétiens que le nom ; il sollicité leur aide et se vit rebuté par nombre d’entre eux. C’est qu’il frappait à la mauvaise porte, celle des « bourgeois » précisément qu’il ridiculise dans son Exégèse des lieux communs et dont il parle avec une âpreté terrible dans son roman Le Désespéré. Dans l'exégèse de ce lieu commun, il illustre ce que disait notre saint Jean Bouche d'or : "Tout riche est voleur ou fils de voleur"
Il est tout à fait clair, à mes yeux du moins, que ce qui condamne ce monde est l’économisme, la primauté du profit, du bénéfice, de l’investissement, au détriment de tout ce qui donne du prix à la vie humaine et qui ne se laisse pas réduire à un compte de résultat, à des statistiques, à des impôts ou à des prestations sociales.
Ce monde a besoin d’amour. Voilà qui me rappelle cette phrase de saint Vincent de Paul à sainte Louise de Marillac, et qui résume en fait toute l’approche de la pauvreté comme de la richesse : « Ma fille, disait-il, souvenez-vous qu’il nous faut beaucoup d’amour pour que les pauvres nous pardonnent le pain qu’on leur donne ». Ce n’est manifestement pas devant un guichet de la CAF ou de la Sécu que l’on trouve cet amour. On ne saurait blâmer les fonctionnaires qui, derrière l’hygiaphone, aident les bénéficiaires à remplir des formulaires incompréhensibles. Ils font leur métier, un métier où ils ne sont que de simples rouages d’un système fait pour broyer les personnes.
Toutes les relations humaines ne se résument pas à des transactions commerciales non plus qu’à de savants calculs que les fiscalistes de BERCY établissent pour, disent-ils, protéger les plus démunis. Ils ne protègent rien du tout. Ils ne font qu’enfoncer dans la servitude des dizaines de personnes qui vivent, ou plutôt survivent, dans des conditions inacceptables et que nous ne voulons pas voir ni, bien sûr, imaginer. Nous nous inclinons devant le veau d'or, et c'est pourquoi il y a des pauvres (et il y en aura toujours avec nous disait et dit Jésus qui connaissait l'insondable perversité de notre coeur.
Pour des raisons personnelles que je n’ai pas à expliquer ici, j’ai vraiment pris conscience qu’au-delà du geste de don, la parole, le sourire et l’ouverture du cœur font des merveilles et réjouissent le chœur des anges qui qui chantent l’Agneau.
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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Damer le pion aux grandes surfaces voraces : l’exemple des producteurs alsaciens !

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Ces fanatiques étaient prêts à tout.


Cependant, on peut se poser la question : qui leur a vendu ces armes, ces chars, ces substances chimiques ? Qui avaient intérêt à le faire ?
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C’est sûr qu’avec des énarques comme responsables administratifs, l’armée française est bien dirigée.

Décidément, on marche sur la tête.

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Et nous nous ouvrons des mosquées.

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Pendant combien de temps ce scandale va-t-il durer ?

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Excellente analyse du problème de la croix de Ploërmel.


jeudi 7 septembre 2017

07 septembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Cheminer courageusement sur une arête !



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Encore un peu de BRUCKNER
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"[…]. Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer."
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"[…]. La nation est donc cet ensemble singulier à travers lequel j’accède à l’universel, un contrat et une contrainte entre individus dans le cadre d’un esprit hérité d’une tradition de vie en commun. La diluer brutalement dans un environnement plus vaste, la sacrifier sur l’autel des intérêts économiques, ce n’est pas nous offrir le mondial, c’est encourager toutes les régressions locales, régionales, tribales : d’où cette dialectique du satellite et du clocher qui règle nos échange avec l’extérieur puisqu’à la griserie d’accéder à la dimension planétaire, se mêle la crainte de disparaître dans l’indistinct."
In
Pascal BRUCKNER.
Misère de la prospérité. La religion marchande et ses ennemis.
[Bernard] Grasset, Paris, 2002. (Page 194.)
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2. COMMENTAIRES.
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Notre patrie vit très exactement ce drame que lui imposent les puissances d’argent, les puissances économiques lesquelles ont colonisé et parasité le monde politique au point d'en dévorer la substance. Oui, bien sûr, la France (et probablement est-ce là une des caractéristiques essentielles de son génie) a toujours pensé l’universel, mais elle n’a jamais renié, jusqu’à un passé récent, illustré par un quinquennat de médiocres et de traîtres à la patrie, qu’elle avait dans le concert des nations une place singulière, celle que lui valait, par exemple, la Déclaration des Droits de l’Homme.
Aujourd’hui l’amour de la mondialisation est l’encens que les gouvernants offrent aux idoles des grandes industries, des trusts, des banques. Mais les peuples ont la peau dure, et ils n’acceptent pas aussi facilement que ces messieurs le pensent, l’idée de se fondre dans une gouvernance mondiale réglée par le fric.
Nous défendons le droit d’être nous-même, y compris devant les étrangers qui pensent (à juste titre d’ailleurs) trouver sur notre sol la paix et la sécurité. La France a une longue histoire derrière elle ; elle a lutté contre l’impérialisme des Plantagenet, de la maison d’Autriche, de celle d’Espagne  ou celle de l’empire allemand (Cf. Bernanos) avec un succès qui n’a jamais été démenti par les faits. Elle luttera contre l'impérialisme islamiste.
Il a fallu la trahison des vieillards munichois, et aujourd’hui celle de la classe des intellectuels dits « de gôôôôche », des énarques, et d’une classe politique constituée d’oligophrènes, pour nous amener à réfléchir sur les moyens de rester nous-mêmes, sans renier la tradition d’accueil millénaire qui fut toujours la nôtre. En vérité, nous pouvons nous passer d’un gouvernement. Après tout, nos amis belges l’ont bien fait pendant plus d’un an, et n’ont pas arrêter de respirer pour autant ! Au contraire.
Certes, il est difficile de cheminer sur une arête, entre deux précipices, celui de la dilution dans le chaos mondial, celui du rabougrissement et du reniement de notre identité. Raison de plus pour courir ce risque. Il suffit d’avoir de l’autorité et du discernement.
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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Je le redis fermement. Lisez (au moins une partie de) ces articles !
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Deux poids, deux mesures.


Pas de mandat de dépôt à l’audience pour ces furies que l’on devrait renvoyer chez elles. Mais mandat de dépôt à l’audience et deux mois de prison ferme pour Nicolas Bernard-Buss qui avait osé défier Pépère, alias Normal Ier, alias François Hollande.
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Les idéologues ne le crient pas sur les toits, et pourtant !

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Défendre les langues régionales et déboulonner l’abbé Grégoire, en l’éjectant du Panthéon !

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Le racisme est de toujours et de partout !


Inutile de préciser que c'est une bête immonde !
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Nestlé s’y met à son tour : plus de croix sur ses yaourts grecs !

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Les larmes de la vierge de Syracuse.

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Un grand écrivain témoigne.

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Nous sommes complices des atrocités commises au Proche- et au Moyen-Orient !

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Le problème du Président.



lundi 19 juin 2017

19 juin 2017. Nouvelles de la Dissidence ! Raisons d'un changement.

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À mes lecteurs habituels :

À partir de ce jour, mes billets ne commenceront pas, comme sous le calamiteux quinquennat de monsieur HOLLANDE, par le titre Nouvelles de la Résistance, mais par celui de Nouvelles de la Dissidence.
Le totalitarisme libéral-libertarien, la vacuité culturelle, et la négation de la patrie ont triomphé hier avec les élections qui ont vu la victoire du « parti » (?) du Président MACRON. Ils marchent, les députés dits LREM, mais pour aller où ? Vers plus d’Europe intégrée et inféodée aux États-Unis, vers une concurrence acharnée et une recherche effrénée du bénéfice, vers un remplacement progressif de l’homme par la machine.
Les imbéciles glosent et répètent à l’envi que les abstentionnistes n’ont pas le droit de se plaindre. Ils sont donc incapables de comprendre que cette abstention, cette désertion des urnes est la manifestation d’un divorce profond, irréparable entre le peuple et ceux qui prétendent nous gouverner.
Qu’on ne s’y méprenne pas. Il se peut que certaines des mesures préconisées par le Président de la République aient le phénotype de bonnes mesures ; les chefs d’entreprise se réjouiront de la flexibilité offerte par la nouvelle version de la loi réformant le code du travail. Que les syndicats s’y opposent pour des motifs qui n’ont rien à voir avec le respect que l’on doit aux hommes, mais pour préserver leur pré-carré, leur puissance et leurs emplois n’enlève rien à la nécessité de protéger les salariés de la rapacité des grandes sociétés internationales qui cherchent le profit avant la justice, la vraie, pas celle des lois ou des règlements, celle qui vient de la charité.
J’ai le bonheur d’être consultant dans une société de recherche sur contrat, très performante, constituée d’une équipe de personnes hautement qualifiées, qui travaillent dans une atmosphère d'amitié, de complémentarité et d'humilité. Qu’il faille à ce genre d’entreprise à risque de la fluidité, c’est l’évidence. Mais que le simple goût du profit autorise des délocalisations, des licenciements sans réelle cause pour des grandes entreprises, c’est insupportable.
Nous vivons sur l’idée fausse que le progrès est indéfini, notamment le progrès technique. Or nos ressources terrestres sont finies et je vois mal comment les milliards d’êtres humains qui peuplent notre planète pourraient un jour et d’un seul coup coloniser Mars ou une planète quelconque.
Il nous faut délibérément être dissident d’une dissociété qui conduit l’homme à sa perte. Cela suppose des changements de comportements, une certaine ascèse, le retour à des modes de consommation plus respectueux des petits commerçants qu’il faut aider et protéger de la concurrence des grossiums de la finance. Désertons les grandes surfaces, leurs pompes et leurs oeuvres.
Il faut se déclarer hautement dissident de cette dissociété. Le dire, le faire savoir, le vivre, nous réunir, et retrouver ce qui fait le génie de notre patrie : (a) une joie de vivre qui fait taxer les Français de légèreté, (b) un esprit critique aiguisé qui doit nous conduire à fuir les médias stipendiés eux ordres des Rothschild (Libération) ou des Pierre Bergé (Le Monde), ou des Matthieu Pigasse (Les Inrocks) ou que sais-je encore ? J’ai senti, au fil des jours, un journal que j’appréciais, L’opinion, glisser vers le macronisme mou : exit L’Opinion, idem pour Le Point ou pour L’Express (Patrick Drahi). Nous désabonner de ces revues. Et suivre les sites de ré-information. Il n’en manque pas, à commencer par l’excellente revue Causeur. (c) Un véritable esprit de fraternité qui exclut tout racisme, mais aussi tout communautarisme, à commencer par l’islamisme radical, un amour de la France pour ce qu’elle a été, pour ce qu’elle est, et pour ce qu’elle offre à ceux qui la choisissent comme nouvelle patrie. (d) Enfin et surtout, une spiritualité, une culture, une esthétique inspirée de l’anthropologie chrétienne, la seule qui ait été durable, ceci dans le respect absolu de la séparation du domaine du politique et du domaine religieux, avec l’exigence non négociable de l’objection de conscience quand il s’agit de lois qui touchent à la vie et à la famille.
Ces quelques considérations ne doivent pas empêcher les dissidents de faire entendre leurs voix dans l’espace public, l’espace politique. C’est un droit inaliénable, un droit naturel, un droit constitutionnel.

Chers lecteurs, si vous approuvez cette analyse, je vous demande de dire sur Facebook que vous l'aimez. Certes, votre nom peut apparaître alors. Mais il ne faut pas craindre ceux qui peuvent tuer (symboliquement ou non)  les corps ! Il faut plutôt craindre ceux qui peuvent tuer l'esprit.
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INFORMATIONS DIVERSES.
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Je ferai une réponse circonstanciée à madame Sonia DEVILLERS demain.

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Sur la chasteté

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La censure contournée.

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Sur l’objection de conscience.

Les Suisses sont plus ouverts que les idéologues français.

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Réflexion sur le rejet de Dieu par les sociétés modernes.

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Les Russes ont de la ressource !


Vive la Sainte Russie !
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Le Pr SALAMITO répond à Michel ONFRAY :


Je dois dire que j’ai une certaine sympathie pour Michel ONFRAY qui a eu le courage de crever la baudruche de la psychanalyse, mais je pense qu’il se trompe complètement sur le christianisme, comme si quelque chose de l’ordre de la grâce refusée l’empêchait d’en voir la beauté et la vérité.
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Repose en paix, Gabi !

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Quand le peuple se révolte devant les oppresseurs zélés, serviteurs immoraux de l’État

lundi 10 octobre 2016

09 octobre 2016. Nouvelles de la Résistance. Tyrannie de la pseudo-objectivité contre le peuple !

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous  empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Dans toute société naturelle-culturelle, le social a trois mode de manifestation : le savoir, le pouvoir, le vouloir. Ces trois modes subjectifs incorporent le monde que les « modernes » croient « objectif ». La subjectivité sociale des hommes sait (par transmission ancestrale, par expérience, par intuition, par sensibilité esthétique et religieuse, par observation plus ou moins aliénée, etc.). La subjectivité sociale des hommes peut (le pouvoir est ou n’est pas oppressif, mais il demeure socialement subjectif). Enfin la subjectivité sociale des hommes veut (elle a besoin de reproduire « matériellement » la société).
Le fantasme objectiviste inhérent au totalitarisme transforme le savoir en technoscience, le pouvoir en État, le vouloir en économie (ou en capital). Le totalitarisme structurel apparaît lorsque les trois mouvements absolus de puissance objective, celui de la technoscience, celui de l’État, celui de l’économie ou du capital, après avoir convergé pendant trois siècles (XVIIe-XIXe) siècles, se mettent à fusionner (à la charnière des XIXe-XXe siècles). […].
[…].
[…]. Le totalitarisme, y compris néolibéral, se définit d’abord non par la terreur ou la répression policière, mais par la loi du mouvement absolu vers la superfluité de l’homme, loi en vertu de laquelle la technoscience détermine et indivise la société, produisant la dissociété étatique."
In
Marc WEINSTEIN.
L’évolution totalitaire de l’Occident. Sacralité politique I. (Collection « Le Bel aujourd’hui ».)
Hermann, Paris, 2015, pp. 22-23.
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2. COMMENTAIRES.
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Il n’est que trop clair que dans l’ordre économique, l’homme est devenu une variable d’ajustement ; il est considéré comme superflu. Un ami, qui a longtemps travaillé chez Renault me disait que là, où il y a encore une dizaine d’année, trois mille personnes travaillaient dans une usine de cette marque, il n’y en a plus que 60, le reste des employés étant remplacé par des robots. La technoscience est passée par là. Quand l’État se mêle de tout, au nom d’une prétendue objectivité (la théorie du genre, par exemple), il produit des normes, il impose des comportements, interdit l’expression de l’objection de conscience, surveille et sanctionne les sites qui n’ont pas l’heur de plaire (je pense à SOS maman, attaqué par l’exophtalmique Marisol au motif que ce site propose une alternative à l’avortement). On n’en finirait pas de citer les domaine ou l’état, au nom de la science, de l’économie et de son propre pouvoir sans limite, tient pour négligeable la subjectivité sociale qui se manifeste, par exemple, dans les traditions, les langues régionales, les habitudes alimentaires, etc. Le Léviathan ne veut voir qu’une seule tête, celle qu’il a sculptée dans les commissions d’experts en tous genres, qui savent tout mais ne savent que ça.
Je compléterai ce billet ce soir, par un texte très important délivré par la Conférence des Évêques de France.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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De nouveaux frères sauvés de la tempête ; du site de l’Observatoire de la Christianophobie.

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Une analyse intéressante sur les ravages du droit de l’hommisme : du site du Boulevard Voltaire.