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lundi 30 octobre 2017

30 octobre 2017. Lettre ouverte à monsieur le maire de Ploermel.

Lettre ouverte à monsieur le maire de PLOERMEL.

Chers amis, je voulais d'abord envoyer une lettre personnelle à monsieur le maire de Ploermel, mais la bouffissure satisfaite de deux crétins de la Libre Pensée à la réception de la décision du Conseil d'Etat me pousse à porter à votre connaissance la lettre personnelle que j'aurais écrite. Vous avez le droit de la partager, vous en avez même le devoir.

"Monsieur le maire,

C’est avec consternation et colère que j’ai pris connaissance de la décision du Conseil d’État, saisi par deux membres de la Libre Pensée, vous enjoignant de supprimer la Croix surmontant la statue de Jean-Paul II sur une place de votre commune.
Vous désirez, avec justesse, ne pas envenimer une affaire passablement compliquée. Néanmoins, je ne suis pas le seul à penser qu’il est nécessaire de maintenir cette croix, partie intégrante du monument.
Il y a plusieurs moyens de le faire.
Le premier – mais je conçois que vos fonctions vous fassent scrupule à choisir cette solution – consiste tout simplement à désobéir à une décision très attaquable juridiquement, et à attendre tout tranquillement que les bulldozers et les gros bras de la Libre (tu parles !) Pensée viennent détruire cette partie intégrante du monument. Vous pouvez aussi faire appel de la décision devant la CEDH.
Le second moyen consiste à vendre à un particulier le terrain sur lequel le monument est érigé. Il y faut l’accord de votre Conseil, mais je doute qu’il se refuse à choisir cette solution de bon sens. Une jolie initiative consisterait à créer une association qui, après appel aux dons de particuliers, se rendrait acquéreuse du terrain. Il n’est pas nécessaire d'en vendre des kilomètres carrés. La surface répondant à l’emprise du monument y suffirait et n’aliénerait en rien l’usage de l’espace public puisque la présence de la statue n’est plus contestable juridiquement. J'aimerais alors voir la tête des deux imbéciles à l'origine de la saisine du Conseil d'Etat ! JE ME GAUSSERAIS !
La troisième solution consisterait à rendre à la patrie de Jean-Paul II, la Pologne, ce monument. Le premier ministre polonais a proposé publiquement de recevoir le monument dans son entièreté. Et je dirais alors "vive la Pologne monsieur !".
Mais si par malheur, la croix devait disparaître, parce que deux crétins s’offusquent de sa présence, alors, il faut monsieur le maire, s’inquiéter pour l’avenir de la Bretagne et pour celui de la France.
Je souhaite personnellement que tous ceux de vos concitoyens qui aiment ce monument dans son entier, accrochent des croix aux murs de leur maison, dans la devanture de leur magasin, en dessinent de belles et lumineuses sur leurs fenêtres.
Dites-vous bien qu’en tout état de cause, l’affaire emblématique de la croix de Jean-Paul II révèle une crise morale et politique d’une incroyable profondeur et qu’un minimum de compréhension historique devrait conclure à résister à des décisions particulières iniques lesquelles soulignent l'iniquité générale de la loi de 1905.
Veuillez croire, monsieur le maire, à mes sentiments de haute considération.

Philippe POINDRON.



vendredi 27 octobre 2017

27 octobre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Schizophrénie occidentale. Un billet du Padreblog

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1. LA CITATION DU JOUR.
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Chers amis, aujourd’hui, je vous demande de lire intégralement l’article du Père VENARD qui décrit autrement mieux que moi dans son billet la schizophrénie et l’hypocrisie occidentales en matière de libération sexuelle. Le billet du Père VENARD servira de citation.

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2. COMMENTAIRES.
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Il n’y en aura pas, mais à la place ce poème de Marc RUGGERI. Il est illustré par la photo du papillon, photo que je lui ai empruntée.

À la manière d’un passereau,
sa voix
se pose
sur les choses.
Ses mots d’enfant
font s’ébrouer
le sens
qui pèse
sur nos mots.
Et sa parole,
pour dire le monde,
fait renaître
la joie première
de l’abeille et du papillon.
Le jardin de Kercambre (été 2017)
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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Et toujours les belles analyses d’Elvire DEBORD.

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Honneur à ceux qui refusent la dictature.

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Illustration du poème de Marc.


L’image contient peut-être : fleur, plante, nature et plein air


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Résistez aux imbéciles, monsieur le maire et gardez cette croix.

Chers amis, vous pouvez écrire au maire de PLOERMEL ou lui téléphoner votre soutien au
02 97 73 20 73
Chers habitants de PLOERMEL, vous pouvez aussi manifester votre opposition à la décision du Conseil d’État, en mettant des croix à vos fenêtres, à vos murs, sur vos devantures de magasins. Les imbéciles ne triompheront pas, ni les sectaires, qui ne s’offusquent pas du vagin de la reine dans le parc de Versailles, ou du plug anal de la place Vendôme (voir l’article du Père VENARD dont le lien figure en tête de ce billet).


lundi 11 mai 2015

11 mai 2015. Nouvelles de la Résistance. Dangers d'une démocratie sans transcendance...

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Frénésie de l'égalité à tous crins, matrice de la violence ! Il est bon de rappeler les dangers
qui menacent une démocratie sans médiation externe.

Car ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !
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1. Les citations du jour.
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Il y a des chances que je fasse bondir Pierre-Henri avec ces citations. Je me lance cependant, et je m'efforcerai de vous en montrer la pertinence. Elles sont toutes relatives aux dangers d'une égalité dépourvue de médiation externe. Je supplie mes lecteurs fidèles d'avoir la patience et l'attention nécessaires à la compréhension exacte de ce que signifie l'ambition de nos gouvernants depuis l'avènement de l'idéologie révolutionnaire.

(a) De Thomas HOBBES (Leviathan. Traduction française de François TRICAUD, Sirey, Paris, 1983).

"Si deux hommes désirent la même chose alors qu'il n'est pas possible qu'ils en jouissent tous les deux, ils deviennent ennemis."

(b) De Stéphane VINOLO, (René Girard : du mimétisme à l'hominisation : la violence différante (a sic).

"Ce que nous permet de penser GIRARD, c'est que plus je suis proche de quelqu'un et paradoxalement, plus la violence augmente. Il est donc possible de comprendre par avance par cette double face du désir mimétique, comment les désirs peuvent à la fois être ce qui rapproche les hommes, et en même temps ce qui déclenche la violence entre eux. Mais d'un autre côté, l'impossibilité pour deux individus de détenir, ni même de convoiter un même objet tend à les éloigner, en en faisant des rivaux."

(c) Du même.

"[...], la disparition du pouvoir divin, ouvre la possibilité théorique à chaque citoyen d'occuper la place la plus haute de la nation, et cette possibilité théorique depuis la modernité politique s'est faite de plus en plus réelle. Par conséquent, là où la convoitise régnait entre les quelques membres d'une famille royale, celle-ci s'étend désormais, celle-ci s'étend désormais par contagion à l'ensemble des citoyens.

(d) D'Alexis de TOCQUEVILLE. (De la démocratie en Amérique. II, 2, Chapitre 13. Editions Robert Laffont, Paris, 1986).

"Quand toutes les prérogatives de naissance et de fortune sont détruites, que toutes les professions sont ouvertes à tous, et qu'on peut parvenir de soi-même au sommet de chacune d'elles, une carrière immense et aisée semble s'ouvrir devant l'ambition des hommes, et ils se figurent volontiers qu'ils sont appelés à de grandes destinées. Mais c'est là une vue erronée que l'expérience corrige tous les jours. Cette même égalité qui permet à chaque citoyen de concevoir de vastes espérances rend tous les citoyens individuellement faibles. Elle limite de tous côtés leurs forces, en même temps qu'elle permet à leurs désirs de s'étendre."
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2. Commentaires.
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Pour bien comprendre les dangers de l'égalité politique telle qu'elle est conçue depuis l'avènement de la Révolution française et de l'idolâtrie de l'égalité ("je rigole" aurait dit COLUCHE) en général et de l'égalitarisme en particulier, il faut d'abord comprendre ce qu'est un médiateur et la médiation. Il y a deux types de médiateur (selon René GIRARD) : le médiateur externe et le médiateur interne. Le médiateur interne est un sujet (un être humain qui dit "je") qui fait d'un objet, quel qu'il soit, un objet désirable. Ce faisant il le désigne comme désiré et il le désire lui-même. Ce mécanisme est le fondement de l'action publicitaire : tout le monde doit avoir un I-phone, ou des vêtements de marque, ou encore faire du ski à bon compte dans diverses stations. Le médiateur externe est le sujet qui désire un objet, le déclare désirable, mais ne peut devenir un rival. Dans l'ordre humain, ce serait un roi : seuls peuvent désirer le trône les membres de la famille royale (essayons à cet égard de rentrer dans la mentalité du Prince Charles). Ce désir est interdit et même inimaginable pour qui n'est pas membre de cette famille. (Et c'est ainsi que la petite Charlotte Elizabeth Diana de CAMBRIDGE a été classé comme quatrième dans l'ordre de succession au trône de Grande-Bretagne). Mais la seule médiation externe qui exclut toute rivalité est la médiation divine. Nul ne peut prendre la place de Dieu. C'est pourtant ce que font systématiquement les hommes depuis les origines de l'humanité : que la Tour de Babel, l'Empire d'Alexandre, l'Empire du Premier Empereur QIN (QUIN SHI HUANGDI), le troisième Reich ne sont que des tentatives couronnées de malheurs, de destructions, de sang, pour se faire Dieu à la place de Dieu.
Quand dans le magazine Pilote parlait d'IZNOGOUD, le méchant vizir qui voulait être calife à la place du calife, il ne faisait qu'illustrer sur un mode plaisant, le désir mimétique et les initiatives violentes nécessaires à sa satisfaction.
Allons plus loin, la rivalité entre le Président SARKOZY et monsieur HOLLANDE est la démonstration parfaite de la justesse des vues de HOBBES. Les rivalités internes entre madame AUBRY et monsieur VALLS, idem. Et je ne parle pas des rivalités internes entre messieurs COPE et FILLON et maintenant, entre messieurs FILLON, JUPPE et SARKOZY. 
Comme le dit VINOLO, "en faisant des citoyens des gens égaux en droits, la modernité nivelle leurs désirs et fait des citoyens,  des concurrents de façon de plus en plus radicale."
Il est possible de sortir de cette spirale mimétique. On verra comment demain. Mais on peut déjà imaginer que c'est le recours à un médiateur externe inégalable que l'égalité peut s'instaurer sans faire régner la violence : ce médiateur a un nom, Dieu. Encore faut-il faire un inventaire. Il n'y a pas de démocratie possible sans transcendance.
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3. Informations diverses.
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Le week-end a été calme (via le Salon beige).
  • A Besançon samedi soir, les CRS ont essuyé des tirs de mortier (du type des feux d’artifices du 14 juillet)
  • A Marseille, la police a été caillassée par une cinquantaine d’individus
  • Des policiers circulant en voiture, à Villeneuve-la-Garenne (94), ont subi des jets de projectiles divers, vendredi soir. Ils avaient une trentaine d’individus face à eux.
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Marche pour la vie à ROME (idem).

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Chers Bretons de PLOERMEL, on vous aime !

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