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mardi 12 mai 2015

12 mai 2015. Nouvelles de la Résistance. Bienfaits et méfaits de l'égalité politique

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Il y a des moments de l'histoire où il devient nécessaire de penser plus qu'à l'accoutumé.
Nous y sommes. Et c'est pourquoi je vous répète que

ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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1. Les citations du jour.
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Il y en aura plusieurs, de citations du jour, plusieurs, en apparence sans liens entre elles. Je vais essayer de vous montrer qu'il y en a de très nombreux.

(a) De Stéphane VINOLO (voir référence dans le billet du 11 mai 2015) :

"[...]. En faisant des citoyens des gens "égaux en droit", la modernité nivelle leurs désirs et fait des citoyens des concurrents de façon de plus en plus radicale. Les places qui étaient jadis réservées à quelques privilégiés sont tout à coup, si ce n'est accessible de fait, tout au moins convoitable en droit par tous. La modernité politique est donc en quelque sorte créatrice de médiation interne, puisqu'elle ouvre une nouvelle des possibles du désir par l'égalité des droits."

(b) De PHAM QUYN. L'idéal du sage dans la philosophie confucéenne. (Dong-Kinh An-Quan, Hanoï, 1928.) :

"La conception de la "Raison" des auteurs français du 17e siècle (le rouge est de votre serviteur) ne se rapproche-t-elle pas singulièrement de la "loi naturelle" des auteurs chinois ? - La Raison qui éclaire l'homme, dit MALEBRANCHE, est le verbe ou sagesse de Dieu même... Personne ne peut sentir ma propre douleur ; tout homme peut voir la vérité que je contemple... Ainsi par le moyen de la Raison, j'ai ou je puis avoir quelque société avec Dieu (le philosophe chinois dirait le Ciel), et avec tout ce qu'il y a d'intelligences, puisque tous les esprits ont avec moi un lien commun ou même une loi, la Raison. - Cette Raison de MALEBRANCHE n'est autre que le principe lumineux que le Ciel a mis en tout homme, dont parle de Dai-hoc.
La Raison, loi naturelle de tous les êtres, se confond avec le bon sens qui est, comme dit DESCARTES, la chose du monde la mieux partagée. [...]"

(c) Epitre de saint PAUL aux Galates 3, 28.

"Il n'y a plus ni Juif ni Grec, il n'y a plus ni esclave, ni homme libre, il n'y a plus ni homme ni femme, car tous vous êtes uns en Jésus-Christ."
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2. Commentaires.
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Ces trois citations ne parlent que d'un seul et même problème. Essayons de voir de quoi il s'agit. VINOLO affirme, en commentant René GIRARD que la modernité politique, en créant des gens égaux en droits, a accru le poids de la médiation interne (c'est-à-dire le nombre de personnes dont il est possible d'envier l'objet du désir et le désir même, puisqu'il est loisible à tout Français, par exemple, d'être candidat à la Présidence de la République (moyennent du reste certaines conditions très restrictives qui viennent en réalité réserver cette possibilité à ceux des hommes et femmes disposant de soutiens parmi les élus, c'est-à-dire à des hommes et femmes de parti), ou de vouloir pour lui et ses enfants les plus hauts postes. L'égalité des droits est un immense bienfait. Soyons clair là-dessus. Les privilèges de naissance ou de fortune ne donnent aucun droit particulier vis-à-vis de la loi. Et c'est très bien ainsi.
Alors d'où vient cette frustration d'un nombre croissant de nos concitoyens ? D'abord du côté absolument virtuel et théorique de cette prétendue égalité. Inutile de commenter cette évidence qui fait que l'on est tous égaux, mais qu'il y en a qui sont plus égaux que d'autres. Ensuite, et sans aucun doute, de ce que l'autre est devenu un rival. Il est intéressant de noter que PHAM QUYN, quand il parle de la Raison qui doit gouverner les comportements humains, fait référence à la Raison des grands Français du 17e siècle. On s'attendait à voir porter au pinacle, dans un palanquin somptueux, les VOLTAIRE, les DIDEROT, les d'ALEMBERT, bref tous ces pseudo-philosophes qui confondaient le rationalisme et la Raison, la boursouflure de l'ego avec la transmission d'une sagesse et d'une connaissance profonde et réfléchie. PHAM QUYN établit, comme le faisait CONFUCIUS, une équivalence entre la raison et la loi naturelle.
Enfin, et paradoxalement en apparence, saint PAUL affirme qu'il n'y a plus de différence entre les hommes qui ne font qu'un en Jésus-Christ dans la foi. Voilà une indifférenciation qui, en apparence et si l'on suit René GIRARD aurait dû conduire à la violence. Il n'en est rien. Dieu est l'Autre par excellence, l'inconnaissable, l'impensable. Il est le médiateur externe qu'il est impossible d'imiter. C'est la conception que les musulmans se font de Dieu. De Jésus, il n'en va pas de même. Et c'est là la fulgurance de vérité de son message. Vrai Dieu et vrai homme, il est à la fois médiateur externe et médiateur interne. C'est pourquoi, dans l'épître aux Hébreux, il est qualifié d'Unique Grand-Prêtre. Un disciple peut donc faire de Jésus le médiateur interne par excellence ; le commandement de ce médiateur est clair : aimer, seulement aimer, et servir, seulement servir, comme lui-même l'a fait pendant sa vie terrestre. Voilà pourquoi, et dans l'optique de René GIRARD, il existe un ouvrage admirable qui porte comme titre L'imitation de Jésus-Christ. La boucle est bouclée. Nous n'échappons pas au désir mimétique, à la nécessité d'avoir un médiateur de ces désirs. Loin de faire de Jésus un rival, nous pouvons en faire un ami car il n'entre pas en compétition avec nous ; il a donné sa vie pour nous. Et c'est pourquoi saint PAUL dit encore : "Ayez en vous les sentiments du Christ".
Vous comprenez pourquoi la politique laïcarde menée par nos gouvernants, le confinement absolu, voulu par eux, de la foi en Jésus à la sphère privée, ne pourra pas et ne pourra jamais apporter la paix à notre malheureuse patrie. Ils s'efforceront toujours, en proclamant l'égalité des droits, y compris de droits imaginaires (comme celui du mariage de deux personnes de même sexe), mais en maintenant des systèmes extrêmement subtils et résistants de différenciation sociale (énarchie, concours divers et très sélectifs, statuts protecteurs de plusieurs classes de fonctionnaires, avantages conférés à certaines catégories sociales) - condition nécessaire à l'expulsion archaïque de la violence - ils ne feront que faire croître l'envie, la jalousie et le ressentiment.
Je n'y peux rien. Pour moi la cause est entendue. Il n'y a qu'un seul nom qui sauve, celui de JESUS.
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3. Informations diverses.
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Management de la Terreur : interview d'un journaliste allemand ; sa grave accusation contre François HOLLANDE (lien vers la vidéo, ci-dessous).

https://youtube/1pcvGAb2-28

Je laisse aux auteurs de cette interview la responsabilité de leurs propos. Mais tout de même, il me semble qu'il y a des éléments à prendre en considération dans les arguments avancés par l'interviewé.
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Une association antiraciste déboutée de son action contre Robert MENARD (via le Salon beige).

"Saisi en référé par la Coordination contre le racisme et l'islamophobie (CRI), le tribunal administratif de Montpellier a débouté l'association, qui réclamait que la commune de Béziers cesse "tout acte de collecte, d'enregistrement, d'organisation, de consultation et d'utilisation de traitement des informations sur la religion des élèves scolarisés." Pour le tribunal, "l'existence de ces fiches n'étant pas démontrée, il ne pouvait pas demander à la commune de cesser d'élaborer de tels fichiers". La mairie de Béziers relève que le jugement confirme en outre "que l'accès aux listes des élèves par le maire est légal."

Le parquet, toujours à la recherche du fichier qui n'existe pas, poursuit son enquête."

lundi 11 mai 2015

11 mai 2015. Nouvelles de la Résistance. Dangers d'une démocratie sans transcendance...

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Frénésie de l'égalité à tous crins, matrice de la violence ! Il est bon de rappeler les dangers
qui menacent une démocratie sans médiation externe.

Car ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !
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1. Les citations du jour.
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Il y a des chances que je fasse bondir Pierre-Henri avec ces citations. Je me lance cependant, et je m'efforcerai de vous en montrer la pertinence. Elles sont toutes relatives aux dangers d'une égalité dépourvue de médiation externe. Je supplie mes lecteurs fidèles d'avoir la patience et l'attention nécessaires à la compréhension exacte de ce que signifie l'ambition de nos gouvernants depuis l'avènement de l'idéologie révolutionnaire.

(a) De Thomas HOBBES (Leviathan. Traduction française de François TRICAUD, Sirey, Paris, 1983).

"Si deux hommes désirent la même chose alors qu'il n'est pas possible qu'ils en jouissent tous les deux, ils deviennent ennemis."

(b) De Stéphane VINOLO, (René Girard : du mimétisme à l'hominisation : la violence différante (a sic).

"Ce que nous permet de penser GIRARD, c'est que plus je suis proche de quelqu'un et paradoxalement, plus la violence augmente. Il est donc possible de comprendre par avance par cette double face du désir mimétique, comment les désirs peuvent à la fois être ce qui rapproche les hommes, et en même temps ce qui déclenche la violence entre eux. Mais d'un autre côté, l'impossibilité pour deux individus de détenir, ni même de convoiter un même objet tend à les éloigner, en en faisant des rivaux."

(c) Du même.

"[...], la disparition du pouvoir divin, ouvre la possibilité théorique à chaque citoyen d'occuper la place la plus haute de la nation, et cette possibilité théorique depuis la modernité politique s'est faite de plus en plus réelle. Par conséquent, là où la convoitise régnait entre les quelques membres d'une famille royale, celle-ci s'étend désormais, celle-ci s'étend désormais par contagion à l'ensemble des citoyens.

(d) D'Alexis de TOCQUEVILLE. (De la démocratie en Amérique. II, 2, Chapitre 13. Editions Robert Laffont, Paris, 1986).

"Quand toutes les prérogatives de naissance et de fortune sont détruites, que toutes les professions sont ouvertes à tous, et qu'on peut parvenir de soi-même au sommet de chacune d'elles, une carrière immense et aisée semble s'ouvrir devant l'ambition des hommes, et ils se figurent volontiers qu'ils sont appelés à de grandes destinées. Mais c'est là une vue erronée que l'expérience corrige tous les jours. Cette même égalité qui permet à chaque citoyen de concevoir de vastes espérances rend tous les citoyens individuellement faibles. Elle limite de tous côtés leurs forces, en même temps qu'elle permet à leurs désirs de s'étendre."
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2. Commentaires.
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Pour bien comprendre les dangers de l'égalité politique telle qu'elle est conçue depuis l'avènement de la Révolution française et de l'idolâtrie de l'égalité ("je rigole" aurait dit COLUCHE) en général et de l'égalitarisme en particulier, il faut d'abord comprendre ce qu'est un médiateur et la médiation. Il y a deux types de médiateur (selon René GIRARD) : le médiateur externe et le médiateur interne. Le médiateur interne est un sujet (un être humain qui dit "je") qui fait d'un objet, quel qu'il soit, un objet désirable. Ce faisant il le désigne comme désiré et il le désire lui-même. Ce mécanisme est le fondement de l'action publicitaire : tout le monde doit avoir un I-phone, ou des vêtements de marque, ou encore faire du ski à bon compte dans diverses stations. Le médiateur externe est le sujet qui désire un objet, le déclare désirable, mais ne peut devenir un rival. Dans l'ordre humain, ce serait un roi : seuls peuvent désirer le trône les membres de la famille royale (essayons à cet égard de rentrer dans la mentalité du Prince Charles). Ce désir est interdit et même inimaginable pour qui n'est pas membre de cette famille. (Et c'est ainsi que la petite Charlotte Elizabeth Diana de CAMBRIDGE a été classé comme quatrième dans l'ordre de succession au trône de Grande-Bretagne). Mais la seule médiation externe qui exclut toute rivalité est la médiation divine. Nul ne peut prendre la place de Dieu. C'est pourtant ce que font systématiquement les hommes depuis les origines de l'humanité : que la Tour de Babel, l'Empire d'Alexandre, l'Empire du Premier Empereur QIN (QUIN SHI HUANGDI), le troisième Reich ne sont que des tentatives couronnées de malheurs, de destructions, de sang, pour se faire Dieu à la place de Dieu.
Quand dans le magazine Pilote parlait d'IZNOGOUD, le méchant vizir qui voulait être calife à la place du calife, il ne faisait qu'illustrer sur un mode plaisant, le désir mimétique et les initiatives violentes nécessaires à sa satisfaction.
Allons plus loin, la rivalité entre le Président SARKOZY et monsieur HOLLANDE est la démonstration parfaite de la justesse des vues de HOBBES. Les rivalités internes entre madame AUBRY et monsieur VALLS, idem. Et je ne parle pas des rivalités internes entre messieurs COPE et FILLON et maintenant, entre messieurs FILLON, JUPPE et SARKOZY. 
Comme le dit VINOLO, "en faisant des citoyens des gens égaux en droits, la modernité nivelle leurs désirs et fait des citoyens,  des concurrents de façon de plus en plus radicale."
Il est possible de sortir de cette spirale mimétique. On verra comment demain. Mais on peut déjà imaginer que c'est le recours à un médiateur externe inégalable que l'égalité peut s'instaurer sans faire régner la violence : ce médiateur a un nom, Dieu. Encore faut-il faire un inventaire. Il n'y a pas de démocratie possible sans transcendance.
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3. Informations diverses.
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Le week-end a été calme (via le Salon beige).
  • A Besançon samedi soir, les CRS ont essuyé des tirs de mortier (du type des feux d’artifices du 14 juillet)
  • A Marseille, la police a été caillassée par une cinquantaine d’individus
  • Des policiers circulant en voiture, à Villeneuve-la-Garenne (94), ont subi des jets de projectiles divers, vendredi soir. Ils avaient une trentaine d’individus face à eux.
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Marche pour la vie à ROME (idem).

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Chers Bretons de PLOERMEL, on vous aime !

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