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dimanche 18 août 2019

Dimanche 18 août 2019. Quand un philosophe chinois nous fait la leçon !

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Je suis, comme vous le pouvez constater, dans ma période chinoise. Voici un texte tiré du Mèngzǐ, qui a pour auteur MÈNG ZǏ, ou, selon le terme latinisé, MENCIUS. A plusieurs reprises, dans ces billets, j’ai eu l’occasion de vous présenter quelques passages de cet héritier de la pensée de CONFUCIUS. La traduction que voici est donnée par H.G. CREEL, dans son livre La pensée chinoise, de Confucius à Mao tseu-Tong (Payot, Paris, 1955) traduit de l’anglais par Jean-François LECLERC. Je vous donne aussi le texte chinois (que l’on peut trouver dans le Chinese Text project) et la traduction qu’en fit James LEGGE. Il convient de savoir que ce texte a également été traduit en français par G. PAUTHIER d'une part, et de l'autre par S. COUVREUR (téléchargeable depuis

"Meng Zi dit : La nature humaine possède certaines tendances qui la guident vers le bien. C’est en cela que je dis qu’elle est bonne. Si les hommes se conduisent mal, il ne faut pas en chercher la raison dans leur essence. Tous les humains possèdent des dispositions à la sympathie, au remord et au dégoût, à la vénération et au respect. Ce sont ces dispositions qui constituent les germes des vertus de bienveillance de droiture, de bienséance et de sagesse. Ces vertus, ce n’est pas le monde extérieur qui me les infuse ; elles font partie intégrantes de mon moi. Une opinion différente proviendrait d’un manque de réflexion. C’est pourquoi il est dit : « Cherchez et vous les trouverez ; négligez-les et vous les perdrez. » Les hommes sont différents les uns des autres, certains sont deux fois plus différents que les autres, certains cinq fois plus, d’autres encore incalculablement plus, pour la simple raison qu’ils ne sont pas tous capable de développer leurs qualités innées."

Ce passage ne prend pas en compte le texte où intervient CONFUCIUS, surligné en jaune. Le passage surligné en gris, n’est pas traduit non plus.

告子上 - Gaozi I, 6, §2

孟子曰:「乃若其情,則可以為善矣,乃所謂善也。若夫為不善,非才之罪也。惻隱之心,人皆有之;羞惡之心,人皆有之;恭敬之心,人皆有之;是非之心,人皆有之。惻隱之心,仁也;羞惡之心,義也;恭敬之心,禮也;是非之心,智也。仁義禮智,非由外鑠我也,我固有之也,弗思耳矣。故曰:『求則得之,舍則失之。』或相倍蓰而無算者,不能盡其才者也。《詩》曰:『天生蒸民,有物有則。民之秉夷,好是懿德。』孔子曰:『為此詩者,其知道乎!故有物必有則,民之秉夷也,故好是懿德。』」

Mencius said, 'From the feelings proper to it, it is constituted for the practice of what is good. This is what I mean in saying that the nature is good. If men do what is not good, the blame cannot be imputed to their natural powers. The feeling of commiseration belongs to all men; so does that of shame and dislike; and that of reverence and respect; and that of approving and disapproving. The feeling of commiseration implies the principle of benevolence; that of shame and dislike, the principle of righteousness; that of reverence and respect, the principle of propriety; and that of approving and disapproving, the principle of knowledge. Benevolence, righteousness, propriety, and knowledge are not infused into us from without. We are certainly furnished with them. And a different view is simply owing to want of reflection. Hence it is said, "Seek and you will find them. Neglect and you will lose them." Men differ from one another in regard to them - some as much again as others, some five times as much, and some to an incalculable amount - it is because they cannot carry out fully their natural powers. It is said in the Book of Poetry, "Heaven in producing mankind, Gave them their various faculties and relations with their specific laws. These are the invariable rules of nature for all to hold, and all love this admirable virtue." Confucius said, "The maker of this ode knew indeed the principle of our nature!" We may thus see that every faculty and relation must have its law, and since there are invariable rules for all to hold, they consequently love this admirable virtue.'

Je trouve que ce passage du Mèngzǐ est extrêmement éclairant. Il apparaît en effet que tout être humain, même le plus abominable de noirceur possède en lui ces tendances innées à la sympathie, à la bienveillance, à la droiture. Les criminels les plus endurcis ont des amis, des préférences, de la vénération pour des caïds qui ont fait leurs preuves dans l’industrie de la violence, de la rapine ou de la cruauté. MENCIUS ne donne pas la réponse à cette question essentielle qui touche à la liberté : qu’est-ce qui fait qu’en dépit de ces dispositions propres à la nature humaine, certaines êtres les utilisent pour commettre ce qu’il est convenu d’appeler le mal, d’autres pour vivre le bien.
Il me paraît évident que ces inclinations naturelles ont besoin d’être orientées de l’extérieur de la subjectivité. Du reste, MENCIUS le rappelle en des termes qui, mutatis mutandis, ressemblent à ceux de Jésus : Cherchez et vous trouverez ! C’est bien tout le problème de la modernité : qu’est-ce qui va m’orienter vers le bien ? Ou vais-je porter l'objet de ma recherche ? La loi ? C’est ce qu’ont décidé les hommes politiques depuis les Lumières. Mais nous voyons bien que la loi peut un jour déclarer mal tel ou tel acte, et très bon, le même, quelques décennies après (je pense au cas très brûlant de l’avortement qui fut considéré comme un crime, avant d’être élevé à la hauteur d’une vertu quasiment constitutionnelle, au point qu’il est interdit de s’y opposer publiquement ; il s’agit d’une question très délicate qui relève de la conscience éclairée des femmes, de leur mari ou compagnon, et du médecin. Point n’était besoin de légiférer).
Le politique n’a pas de légitimité pour définir ce qui est moralement bon ou mauvais. Nous savons que la Parole, celle qui nous a été laissée par Jésus et ses apôtres, est en cette matière le port sûr et béni qui, si nous y sommes fidèles, nous met dans une sérénité absolue. Mais le politique est en réalité pris en otage par des camarillas successives, composées d’hommes et de femmes à l’ego boursouflé. Qu’il se borne à régler la justice, les finances, la guerre et la diplomatie. Et qu’il nous fiche la paix, une bonne fois pour toute, en se rappelant qu’il ne tire sa légitimité que de sa volonté  proclamée de conduire l’homme à la fin qui lui est due et non à la fin qu’il lui assigne dans une seule perspective : celle de se faire élire, réélire, et vénérer par les médias.

Mencius en train de lire (d'après Wikipedia)


Mencius.jpg

samedi 23 septembre 2017

23 septembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Les princes vont-ils enfin comprendre ?


Nous poursuivons la lecture d'un ouvrage essentiel de René GUÉNON.
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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle, c’est de la faire aimer !

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1. LA CITATION DU JOUR.
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"[…]. Le monde n’est pas éternel parce qu’il est contingent, ou, en d’autres termes, il a un commencement ; aussi bien qu’une fin, parce qu’il n’est pas à lui-même son propre principe, ou qu’il ne contient pas celui-ci en lui-même, mais que ce principe lui est nécessairement transcendant. Il n’y a dans tout cela aucune difficulté, et c’est ainsi qu’une bonne partie des spéculations des philosophes modernes n’est faite que de questions mal posées, et par suite insolubles, donc susceptibles de donner lieu à des discussions infinies, mais qui s’évanouissent entièrement dès que, les examinant en dehors de tout préjugé, on les réduit à ce qu’elles sont en réalité, c’est-à-dire à de simples produits de la confusion qui caractérise la mentalité actuelle. […]."
In
René GUÉNON.
Le règne de la quantité et les signes des temps. (Collection "Tradition".) Édition définitive établie sous l’égide de la Fondation René Guénon.
Gallimard, Paris, 2015. (Page 46.)
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2. COMMENTAIRES.
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GUÉNON n’est pas un pilier de sacristie, tant s’en faut. Mais il est nourri de la spiritualité des grands penseurs de l’Orient, aussi bien musulmans qu’indiens. Il est très intéressant de voir que comme les philosophes chrétiens contemporains, il part d’un fait établi, celui de la contingence de l’univers et qu’il en déduit la nécessaire existence d’un principe transcendant qui a pour nous, disciples de Jésus, le nom de Père, le nom de Dieu.
Nous reviendrons sur le développement que GUÉNON donne au statut de la quantité dans notre monde moderne qui érige la prétendue transparence dans tous les domaines de la vie, publique comme privée, en ignorant qu’il y a dans tout être humain une région inviolable qui le spécifie dans son unicité et qui est le lieu où Dieu habite.
Les Princes vont-ils enfin comprendre ? Rien n'est moins sûr. Tant que l’humanité sera inspirée par la quantité, au détriment de la qualité (à partir de laquelle peut naître l’amour), il n’y a aucun moyen de la tirer du marasme dans lequel elle s’enfonce. Mais, comme je le disais hier, l’espérance chevillée au cœur, je sais et je vois blondir la moisson dans une jeunesse incroyablement généreuse et novatrice que j’ai la joie de côtoyer chaque semaine et qui m’enseigne tout en m’émerveillant.

Un superbe poème de Marc RUGGERI qui illustre la citation du jour.

N’aie crainte
en saisissant le heurtoir de la nuit,
Les ténèbres sont douces au parloir
meublé d’étoiles.
L’infini est là, à t’attendre,
et le cœur à cœur des Anges
aussi.
Elévations sur notre temps (été 2017)

Tous les poèmes de Marc sont superbes. Demandez-lui de figurer dans la liste de ses amis, car c’est à eux seuls qu’il en réserve l’accès.
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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La Seule voie d’avenir pour l’Europe.

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Éclatera, éclatera pas ? Ou le grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le bœuf.

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Une contribution essentielle de François-Xavier BELLAMY.


Vivre pleinement, en effet, c’est risquer !
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Des femmes réagissent contre l’idée de la GPA.

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Pas grave, c’est un chrétien ! La presse s’en fout !

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Monsieur de KERDREL n’est pas dans la ligne figaresque, non plus que monsieur RIOUFOL.


Il semble que le premier ait été viré et que le second soit sur un siège éjectable. Vive la liberté de la presse ! C’est d’autant plus curieux que je me suis laissé dire que monsieur de KERDREL était un ami, ou en tout cas un assez proche de monsieur MACRON.
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Une très belle analyse des plaidoiries de F. SUREAU devant le Conseil Constitutionnel, par Elvire DEBORD.

jeudi 14 septembre 2017

14 septembre 2014. Nouvelles de la Dissidence. La science, c'est le progrès ? Mon oeil !

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Nous continuons Tzvetan TODOROV !

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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle, c’est de la faire aimer !

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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Cependant, qui dit production du nouveau dit aussi idéal en raison duquel on produit. Qu’est-ce qu’une espèce végétale ou animale meilleure, comment juger qu’un paysage est supérieur à l’autre, par quels critères décidons-nous que tel régime politique serait préférable à celui qui existe ? La réponse des scientistes serait (et c’est là leur troisième thèse) : les valeurs découlent de la nature des choses, elles sont un effet des lois naturelles et historiques qui gouvernent le monde, c’est donc encore à la science de nous les faire connaître. Le scientisme consiste, en effet, à fonder sur ce qu’on croit être les résultats de la science une éthique et une politique. Autrement dit, la science, ou ce qui est perçu comme tel, cesse d’être une simple connaissance du monde existant et devient génératrice de valeurs, à la manière d’une religion ; elle peut donc orienter l’action politique et morale. « Connaître la vérité pour y conformer l’ordre de la société, telle est l’unique source du bonheur public », écrit CONDORCET (Vie de Turgot). Il s’agit là d’une reconstruction établie à des fins stratégiques ; historiquement, c’est le désir de mieux conduire les hommes qui ouvre les portes de leur connaissance « scientifique ».
In
Tzvetan TODOROV.
Le Jardin imparfait. La pensée humaniste en France. (Collection dirigée par Jean-Paul ENTHOVEN ; Biblio essais ; Le Livre de Poche N°4297.)
[Le Livre de Poche], Grasset, Paris, 2006. (Page 38.)
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2. COMMENTAIRES.
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Qui ne voit les limites d’une telle conception scientiste ? Elle revient à remettre entre les mains de ceux qui savent, les "savants", l’avenir de l’humanité. Ils savent, ils savent mieux que les ignorants (ou ceux qu’ils déclarent tels), et par conséquent, il leur revient la mission historique de guider les peuples qui sont priés de céder à leurs injonctions. Je refuse catégoriquement d'accepter cette combine qui est tout le contraire de la liberté.
Cette conception, en effet, revient à ignorer les fruits de sagesse accumulés par les âges dans les sociétés agricoles (ah ! la suppression dramatique des haies en pays de bocage, pour augmenter les rendement, au nom du fric, et le retour à une antique pratique), chez les artisans ou les marchands qui tiennent éventaires sur les marchés forains. Non, disent les "savants", les imbéciles si bien définis par BERNANOS, non, ces gens ne savent rien, et il nous revient de les guider pour leur plus grand bien, mais surtout pour le nôtre  puisque notre savoir nous campe dans le clan des chefs.
Or, c’est un fait avéré, il se trouve que chaque progrès prétendu scientifique apporte avec lui son lot de nuisance. Par exemple, l’automobile. L’automobile, c’est bien, mais la pollution « c’est pas bien », donc on sanctionne les automobilistes après les avoir incités à acheter des véhicules et à les changer périodiquement.
En vérité, ces savants ne savent rien. Ils sont sans le savoir tombés dans les filets tendus par Satan à l’aube du monde : « Vous serez comme Dieu ». Et en effet, les hommes connaissent le bien et le mal, mais, refusant de se référer à la transcendance divine qui se révèle dans la Création (Cf. 1 Co 1), ils ont plongé et nous plongent dans les ténèbres.
On pourrait multiplier les exemples de ce fol orgueil : la PMA, la GPA. Puisque ça marche chez la Souris, ça doit marcher chez l’homme. Puisque ça marche chez l’homme, c’est bon… Et bien j’ose dire qu’il est temps, qu’il est grand temps de s’insurger contre ces imbéciles qui savent tout et contre les lois inhumaines que nous prépare une madame SCHIAPPA (qui signifie moyennant le changement des deux P en un V : femme esclave). Il faut donc se préparer à la plus gigantesque manifestation qu’on n’aura jamais vu en France, pour lutter contre l’initiative de ce ministre, une socialiste enragée, et un très bel exemplaire de ce que certaines loges maçonniques ont de plus pervers et tordus en matière de manipulation des foules.
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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Une bonne, une très bonne nouvelle !

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Oui, monsieur JOFFRIN, Jésus revient et à cause de vous, il continue d’être en agonie.

Il le sera jusqu’à la fin du monde.


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Jean MESSIHA a bien raison.

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Du pape François, ces paroles de prudence et de bon sens :


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Guide de survie des étudiants cathos !

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Pierre BERGE, un adversaire, pas un ennemi.

samedi 8 juillet 2017

08 juillet 2017. Nouvelles de la Dissidence. La parole du Ciel n'est pas la parole du Fils du Ciel !

Nous poursuivons la lecture de quelques bonnes feuilles du Mozi de MENCIUS, dans l’édition dont la référence figure dans le billet du 5 juillet.
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Rien ne pourra y faire : ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Mais si l’on pousse l’identification jusqu’au fils du Ciel et non jusqu’au Ciel même, la forêt vierge n’est pas défrichée. Alors le Ciel enverra le froid et la chaleur sans modération, et la neige, le gel, la pluie et la rosée à contretemps. Par conséquent, les cinq grains ne pourront germer et les six animaux ne pourront croître ; et il y aura des maladies, des épidémies et des pestes. Mais la fréquence des ouragans et des déluges qui s’abattent n’est que le châtiment du Ciel contre le peuple quand il ne s’identifie pas à lui. C’est pourquoi les sages-rois des temps anciens appréciaient ce que le Ciel et les esprits désiraient et évitaient ce qu’ils abhorraient, afin d’accroître les bienfaits pour le monde et de lui éviter les calamités. Ils incitaient le peule à faire des sacrifices et des libations au Ciel et aux esprits avec du vin et des gâteaux purs, des purifications et des ablutions. Dans ces rites pour les esprits, ils n’osaient pas se servir de vin ou de gâteaux qui fussent impurs, d’animaux de sacrifices qui ne fussent pas gras ou de jade ou de soie qui ne répondissent pas aux critères établis. Ils ne manquaient pas la bonne date pour les sacrifices de printemps et d’automne. En jugeant les procès, ils n’osaient pas se montrer partiaux. En distribuant leurs biens, ils n’osaient pas se montrer iniques. Même pendant leurs loisirs, ils n’osaient pas se montrer irrespectueux. Quand les sages-rois étaient de si bons souverains, d’en haut, le Ciel et les esprits faisaient l’éloge de leur règne, et ici-bas, le peuple les chérissait. Œuvrer avec l’approbation chaleureuse du Ciel et des esprits, c’est obtenir leurs bénédictions. Œuvrer avec l’assentiment du peuple, c’est obtenir sa confiance. En administrant le gouvernement de cette manière, ils ne pouvaient que connaître le succès de leurs plans, l’aboutissement de leurs entreprises, la force dans la défense et la victoire dans l’attaque. Et la raison de tout cela est que dans le gouvernement ils appliquaient le principe d’identification au supérieur. Et c’est ainsi que les sages-rois des temps anciens administraient leur gouvernement." (Page 88, Livre III, Section XII.)

Pour les raisons que j’ai dites, je donne ici le texte en chinois. On peut le trouver sur le remarquable site du Chinese Text Project. Pour s’y retrouver, il suffit, mais il est nécessaire, de connaître quelques caractères, ce que je m’efforce de faire avec un bonheur inégal, car je trouve cette langue magnifique

夫既尚同乎天子,而未上同乎天者,則天菑將猶未止也。故當若天降寒熱不節,雪霜雨露不時,五穀不孰,六畜不遂,疾菑戾疫、飄風苦雨,荐臻而至者,此天之降罰也,將以罰下人之不尚同乎天者也。故古者聖王,明天鬼之所欲,而避天鬼之所憎,以求興天下之利,除天下之害。是以率天下之萬民,齊戒沐浴,潔為酒醴粢盛,以祭祀天鬼。其事鬼神也,酒醴粢盛不敢不蠲潔,犧牲不敢不腯肥,珪璧幣帛不敢不中度量,春秋祭祀不敢失時幾,聽獄不敢不中,分財不敢不均,居處不敢怠慢。曰其為正長若此,是故上者天鬼有厚乎其為政長也,下者萬民有便利乎其為政長也。天鬼之所深厚而彊從事焉,則 天鬼之福可得也。萬民之所便利而能彊從事焉,則萬民之親可得也。其為政若此,是以謀事,舉事成,入守固,2出誅勝者,何故之以也?曰唯以尚同為政者也。故古者聖王之為政若此。」
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2. COMMENTAIRES.
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Il serait malhonnête de faire croire ici que le Ciel de MENCIUS est le Ciel des Chrétiens. Mais il ne fait aucun doute que MENCIUS fait référence à une entité qui dépasse et surpasse toute limitation humaine et qui, d’un certain point de vue, est transcendante. Pour nous contemporains, c’est important de souligner cette affirmation d’une antique sagesse. Elle signifie qu’il y a autre chose que la loi positive – fût-elle celle tombée des augustes lèvres du Fils du Ciel, de l’Empereur ou, encore moins, établie dans ces hémicycles marécageux où grenouille une foule d’hommes et de femmes qui n’ont pas la moindre idée de ce qu’est le bien commun, se moquent comme d’une guigne de ce qui est vrai, beau ou bien et sont uniquement préoccupés des intérêts de leur parti et de leur élection. Il serait injuste de leur dénier la croyance qu’ils font bien, mais ils ont – comme c’est humain – tendance à confondre le bien commun avec leur bien propre.
La plus grave erreur, et MENCIUS la souligne, consiste à considérer que la parole du Fils du Ciel est la parole du Ciel même. Transposons dans notre siècle : la plus grande erreur consisterait à penser que la parole tombée des lèvres du Président MACRON est équivalente à la Parole prophétique du Saint Esprit.
Ce qui est vrai du Président l’est aussi de tous ceux qui aspirent à prendre sa place… Bref, non à l’idéologie, oui à la réflexion, oui à la recherche d’une vérité qui dépasse la pauvre intelligence humaine.
Encore un effort, messieurs et mesdames. Et quand nous aurons bu le calice de la décadence jusqu’à la lie, alors sonneront les trompettes des archanges pour nous rappeler à cette réalité qui surpasse toute réalité : l’homme est fait pour la vie éternelle.
Oui, dès maintenant, il convient de rentrer dans la plus profonde dissidence de ce monde qui tue des enfants "pour leur bien", a un coffre-fort à la place du coeur, et préfère le plaisir au bonheur. Soyez dissidents, mes amis, dites-le, faites-le savoir. Dans la Lettre à Diognète, la chose est très clairement exprimée. Nous sommes dans le monde, nous avons la possibilité de ne pas être de ce monde. Libre à chacun de choisir exules fillii Evae, in hac lacrymarum valle !
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Ils ont osé le faire.


Au moment où je vous écris, il semble bien que les « médecins » anglais aient mis leur dessein à exécution et que le petit Charlie, accompagné de son ange gardien voit la sublime face du Christ. Prions pour les parents à qui on a arraché l’enfant, et demandons à l’enfant de bénir ses parents. Voici un lien qui vous donne un point de vue de l’Église dans le silence assourdissant des médias plongés dans les ténèbres.

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Justice à géométrie variable.


Selon que vus serez puissant ou misérable....
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Combat de la bêtise contre l’intelligence de la vie.

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En marche vers le nazisme doux !



lundi 11 mai 2015

11 mai 2015. Nouvelles de la Résistance. Dangers d'une démocratie sans transcendance...

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Frénésie de l'égalité à tous crins, matrice de la violence ! Il est bon de rappeler les dangers
qui menacent une démocratie sans médiation externe.

Car ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !
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1. Les citations du jour.
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Il y a des chances que je fasse bondir Pierre-Henri avec ces citations. Je me lance cependant, et je m'efforcerai de vous en montrer la pertinence. Elles sont toutes relatives aux dangers d'une égalité dépourvue de médiation externe. Je supplie mes lecteurs fidèles d'avoir la patience et l'attention nécessaires à la compréhension exacte de ce que signifie l'ambition de nos gouvernants depuis l'avènement de l'idéologie révolutionnaire.

(a) De Thomas HOBBES (Leviathan. Traduction française de François TRICAUD, Sirey, Paris, 1983).

"Si deux hommes désirent la même chose alors qu'il n'est pas possible qu'ils en jouissent tous les deux, ils deviennent ennemis."

(b) De Stéphane VINOLO, (René Girard : du mimétisme à l'hominisation : la violence différante (a sic).

"Ce que nous permet de penser GIRARD, c'est que plus je suis proche de quelqu'un et paradoxalement, plus la violence augmente. Il est donc possible de comprendre par avance par cette double face du désir mimétique, comment les désirs peuvent à la fois être ce qui rapproche les hommes, et en même temps ce qui déclenche la violence entre eux. Mais d'un autre côté, l'impossibilité pour deux individus de détenir, ni même de convoiter un même objet tend à les éloigner, en en faisant des rivaux."

(c) Du même.

"[...], la disparition du pouvoir divin, ouvre la possibilité théorique à chaque citoyen d'occuper la place la plus haute de la nation, et cette possibilité théorique depuis la modernité politique s'est faite de plus en plus réelle. Par conséquent, là où la convoitise régnait entre les quelques membres d'une famille royale, celle-ci s'étend désormais, celle-ci s'étend désormais par contagion à l'ensemble des citoyens.

(d) D'Alexis de TOCQUEVILLE. (De la démocratie en Amérique. II, 2, Chapitre 13. Editions Robert Laffont, Paris, 1986).

"Quand toutes les prérogatives de naissance et de fortune sont détruites, que toutes les professions sont ouvertes à tous, et qu'on peut parvenir de soi-même au sommet de chacune d'elles, une carrière immense et aisée semble s'ouvrir devant l'ambition des hommes, et ils se figurent volontiers qu'ils sont appelés à de grandes destinées. Mais c'est là une vue erronée que l'expérience corrige tous les jours. Cette même égalité qui permet à chaque citoyen de concevoir de vastes espérances rend tous les citoyens individuellement faibles. Elle limite de tous côtés leurs forces, en même temps qu'elle permet à leurs désirs de s'étendre."
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2. Commentaires.
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Pour bien comprendre les dangers de l'égalité politique telle qu'elle est conçue depuis l'avènement de la Révolution française et de l'idolâtrie de l'égalité ("je rigole" aurait dit COLUCHE) en général et de l'égalitarisme en particulier, il faut d'abord comprendre ce qu'est un médiateur et la médiation. Il y a deux types de médiateur (selon René GIRARD) : le médiateur externe et le médiateur interne. Le médiateur interne est un sujet (un être humain qui dit "je") qui fait d'un objet, quel qu'il soit, un objet désirable. Ce faisant il le désigne comme désiré et il le désire lui-même. Ce mécanisme est le fondement de l'action publicitaire : tout le monde doit avoir un I-phone, ou des vêtements de marque, ou encore faire du ski à bon compte dans diverses stations. Le médiateur externe est le sujet qui désire un objet, le déclare désirable, mais ne peut devenir un rival. Dans l'ordre humain, ce serait un roi : seuls peuvent désirer le trône les membres de la famille royale (essayons à cet égard de rentrer dans la mentalité du Prince Charles). Ce désir est interdit et même inimaginable pour qui n'est pas membre de cette famille. (Et c'est ainsi que la petite Charlotte Elizabeth Diana de CAMBRIDGE a été classé comme quatrième dans l'ordre de succession au trône de Grande-Bretagne). Mais la seule médiation externe qui exclut toute rivalité est la médiation divine. Nul ne peut prendre la place de Dieu. C'est pourtant ce que font systématiquement les hommes depuis les origines de l'humanité : que la Tour de Babel, l'Empire d'Alexandre, l'Empire du Premier Empereur QIN (QUIN SHI HUANGDI), le troisième Reich ne sont que des tentatives couronnées de malheurs, de destructions, de sang, pour se faire Dieu à la place de Dieu.
Quand dans le magazine Pilote parlait d'IZNOGOUD, le méchant vizir qui voulait être calife à la place du calife, il ne faisait qu'illustrer sur un mode plaisant, le désir mimétique et les initiatives violentes nécessaires à sa satisfaction.
Allons plus loin, la rivalité entre le Président SARKOZY et monsieur HOLLANDE est la démonstration parfaite de la justesse des vues de HOBBES. Les rivalités internes entre madame AUBRY et monsieur VALLS, idem. Et je ne parle pas des rivalités internes entre messieurs COPE et FILLON et maintenant, entre messieurs FILLON, JUPPE et SARKOZY. 
Comme le dit VINOLO, "en faisant des citoyens des gens égaux en droits, la modernité nivelle leurs désirs et fait des citoyens,  des concurrents de façon de plus en plus radicale."
Il est possible de sortir de cette spirale mimétique. On verra comment demain. Mais on peut déjà imaginer que c'est le recours à un médiateur externe inégalable que l'égalité peut s'instaurer sans faire régner la violence : ce médiateur a un nom, Dieu. Encore faut-il faire un inventaire. Il n'y a pas de démocratie possible sans transcendance.
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3. Informations diverses.
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Le week-end a été calme (via le Salon beige).
  • A Besançon samedi soir, les CRS ont essuyé des tirs de mortier (du type des feux d’artifices du 14 juillet)
  • A Marseille, la police a été caillassée par une cinquantaine d’individus
  • Des policiers circulant en voiture, à Villeneuve-la-Garenne (94), ont subi des jets de projectiles divers, vendredi soir. Ils avaient une trentaine d’individus face à eux.
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Marche pour la vie à ROME (idem).

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Chers Bretons de PLOERMEL, on vous aime !

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dimanche 8 février 2015

08 février 2015. Nouvelles de la Résistance : Les droits de l'homme sont antérieurs à toutes déterminations lgales

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Rien n'est caché qui ne doive être révélé :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !

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1. La citation du jour.
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"La Déclaration française de 1789 concerne explicitement les droits de l’homme et du citoyen. Elle affiche l’ambition de l’universalité. « Tous les hommes naissent égaux en droit… », sans que de cette égalité en humanité soient tirées toutes les conséquences en direction des femmes, des étrangers. L’assemblée reconnaît et déclare souverainement des droits des citoyens français, dont le premier est la liberté, suivi de la propriété, de la sûreté et de la résistance à l’oppression. 
La Déclaration des Nations Unies de 1948 est la seule à ce jour qui porte et mérite le qualificatif d’universelle. Elle a un souffle inégalé dans ce type de document. Elle affirme d’emblée « la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine ». Cette dignité n’est pas fondée, elle est déclarée. On ne peut pas ne pas y voir un horizon de transcendance antérieur au droit positif. La dignité est affirmée comme l’empreinte des années précédentes au cours desquelles cette dignité a été bafouée, provoquant la révolte « de la conscience de l’humanité ». L’expérience tragique de l’inhumanité a permis de délimiter les contours de l’humanité de l’homme. Les droits énumérés découlent de « la dignité été de la valeur de la personne humaine ». Ces expressions ouvrent l’horizon de l’universel. L’art. 1, parfaitement ciselé, contient un énoncé de type anthropologique. À la question qu’est-ce qui définit l’être humain, l’article 1 répond : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité." 

In
[À LA RECHERCHE D’UNE ÉTHIQUE UNIVERSELLE.]
Académie d’éducation et d’études sociales. (Collection "Histoire essentielle" de l’Éditeur.)
François-Xavier de Guibert, Paris, 2012.
Contribution de  Mgr Roland MINNERATH
Existe-t-il un humanisme universel ? 
[Je dois dire que la totalité de cet article est remarquable, et j'encourage mes rares lecteurs à acheter l'opuscule et à dévorer cet exposé.]
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2. Commentaires.
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Quand Mgr MINNERATH affirme que cette déclaration est vraiment la seule qui soit universelle, il souligne que le texte ne fonde pas la dignité de l'homme, il la DECLARE. et il note qu'on ne peut pas ne pas y voir une allusion à une transcendance antérieure au droit positif. Regardez notre Déclaration du 26 août 1789. Elle est fondée ; elle repose sur des principes positifs et énoncent des droits positifs. En somme elle répond parfaitement à ce que disait HOBBES "Voluntas, non veritas facit legem". C'est la volonté, non pas la vérité, qui fait la loi.
Ceux qui me font l'honneur de lire régulièrement mes billets ne pourront pas m'accuser de jouer les girouettes. Au delà  de la loi, qui par nécessité sociale a nécessairement un côté "positif", il y a ce qu'est l'homme en vérité. Et l'homme en vérité n'est représenté ni par monsieur HOLLANDE, ni par madame TAUBIRA, ni par monsieur VALLS, ni par monsieur JUPPE, ni par monsieur SARKOZY, ni par madame LE PEN, et encore moins par ces bateleurs médiatiques qui font semblant d'être des intellectuels mais ne sont que des imbéciles tels que les a définis mon cher BERNANOS.
C'est parce que cette dignité est inhérente à la nature humaine, qu'elle est donc non pas fondée en raison mais déclarée par son être même que des millions d'hommes à travers le monde s'insurgent contre la barbarie, contre les massacres, contre les violence. HEGEL y voyait l'émergence de l'esprit à travers les balbutiements de la raison. René GIRARD préfèrent y voir l'expression de la résistance à la montée aux extrêmes. Je préfère René GIRARD.
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3. Informations diverses.
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L’archevêque chaldéen catholique de Téhéran critique la politique occidentale au Moyen-Orient (Site de la Riposte catholique, livraison du 7 février).


[J'espère que Pierre-Henri pourra lire cette note. Elle donne le point de vue d'un acteur du drame qui secoue l'IRAK]

Dans un entretien à une chaîne allemande, dont le site de Radio Vatican nous donne quelques échos, l’archevêque chaldéen catholique de Téhéran a mis en cause la politique occidentale. Mgr Ramzi GARMOU a ainsi reproché aux américains l’intervention de 2003 aboutissant à la déstabilisation de l’Irak. Les américains seraient intervenus « uniquement pour poursuivre leurs intérêts ». Plus généralement, Mgr Garmou considère que « la politique occidentale ne tolère tout simplement aucun progrès au Proche-Orient ». De même, il a critiqué les sanctions occidentales à l’encontre de l’Iran qui fragilisent économiquement et socialement ce pays.
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N'hésitez pas à y aller si vous le pouvez.



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Il faut y aller.









vendredi 13 décembre 2013

Nouvelles de la Résistance : Angers, l'Europe et la franc-maçonnerie, une belle salade

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrais, c'est notre lâcheté.

Repris du Salon beige, un article de Paul CORBULON inspiré de Claude WALLAERT (Politique magazine). Je voudrais faire remarquer ici que depuis l'ouverture de ce Blog, je ne cesse de faire la même analyse. Ma conclusion est que dans la mesure où il est impossible pour des raisons de structure politique et de constitution, d'obtenir l'adhésion libre de l'ensemble d'un peuple à des valeurs qui transcendent le Droit positif, la patrie est en état de guerre civile potentielle, le gouvernement arguant de son élection pour imposer à une minorité (chez nous en général une petite moitié des électeurs) ses vues sociétales et morales. Je vais, après cet extrait, vous donner une illustration de ce que je viens de dire.

"Sur quoi le système politique français repose-t-il ? Sur une République dite « laïque », qui en vertu de la loi de 1905 et conformément à ses racines rousseauistes, se considère elle-même comme source de toute légitimité, ses lois émanant de « la volonté générale » n'admettant aucune autre source de droit. C'est cette prétention à l'infaillibilité concernant le gouvernement des hommes, cette vision totalitaire de la société, ce refus aveugle de toute loi naturelle et a fortiori de toute transcendance qui ont présidé et président encore à l'effacement progressif de l'antique collaboration  du public et du privé, du  spirituel et du temporel.
Ce verrouillage obstiné est à l'origine d'erreurs, d'échecs, et d'injustices, à commencer dans le domaine social : on ne peut venir en aide aux plus faibles, ni venir à bout de la misère  sociale avec des fonctionnaires, des subventions aveuglément dispersées, un clientélisme démagogique qui éclate notamment dans la politique du logement et de la santé.
Soyons résolument convaincus de l'inanité du système qui accapare le pouvoir, et dans une large mesure, nos destinées sociales. Soutenons les initiatives, les idées, les propositions  qui tendent à nous affranchir de ce pouvoir qui à force d'être injuste, en devient illégitime. (...)
Dans le domaine social comme dans bien d'autres domaines, il convient de se méfier comme de la peste de l'Etat-Providence : lorsque la République se mêle de tout, Big Brother n'est jamais loin !"
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C'est ainsi qu'à ANGERS, on a pu voir ceci (toujours sur le site du Salon beige) qui illustre le propos :


Le site donne le commentaire que voici : "alors qu'il avait été replanté dimanche, l'arbre de la laïcité de la ville d'Angers a été de nouveau abattu dans la nuit de lundi à mardi, place Lorraine, juste en face la mairie. (Cliquez sur le tesxte en bleu pour avoir accès à l'article d'Angersmag. Il vaut son pesant de moutarde, de bêtise et d'obstination !)
Le précédent avait été coupé dans la nuit du 5 au 6 novembre.
Au pied de cet arbre coupé, les passants peuvent lire en rouge : "A quand la séparation entre la FM et l'Etat ?" En effet cet arbre a été planté en présence d'un grand maitre du Grand Orient de France, le 9 décembre, jour anniversaire de la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat. "
La franc-maçonnerie est une croyance, qui, je puis l'affirmer (ayant été invité à faire une conférence sur le thème de la science et la foi à une tenue blanche ouverte, en un lieu et à une époque que je ne dirai pas pour ne pas mettre dans l'embarras les personnes qui m'avaient invité en tant que scientifique et chrétien), a calqué sur les rites extérieurs de l'Eglise catholique ses propres rites. La franc-maçonnerie est une opinion et à ce titre elle est respectable comme toute opinion. Mais il n'y a aucune raison qu'elle veuille, comme elle le fait de plus en plus ouvertement, imposer ses valeurs et ses croyances à la société tout entière. Elle fait très exactement ce qu'elle a reproché à l'Eglise catholique d'avoir imposé à la société pendant des siècles. Le Grand Maître n'avait rien à faire à cette cérémonie, sauf à prouver par sa présence que l'inspiration de son église (car elle a son Credo, ses rites, sa hiérarchie et ses sacrements) est fondamentalement anti-chrétienne. Mais nous le savions déjà et le Grand-Maître n'avait nul besoin d'être présent pour confirmer cette hostilité connue de tous.

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Sur l'Europe, ceci.
De Brigitte une condisciple et amie du Collège de France, l'adresse de cette vidéo. Pour moi la cause est entendue ! On entend enfin la vérité de la bouche d'un député britannique au Parlement européen. Le soutien que l'Europe apporte aux manifestants de KIEV ressemble à celui que la corde accorde à un pendu. !

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=jbLFo02jlH8