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lundi 4 novembre 2019

Lundi 04 novembre 2019. Gros efforts pour de grandes sottises.


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LA CITATION DU JOUR, APPLIQUÉE À QUI NOUS SAVONS.
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"Nae iste magno conatu magnas nugas dixerit"
TERENCE. Héautontimorouménos, vers 621.

"Assurément, cet homme va se donner une grande peine pour dire de grandes sottises."
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COMMENTAIRES.
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Ce n’est pas pour rien que MONTAIGNE reprend dans ses Essais (III, 1) cette phrase empruntée à une comédie de TERENCE, l’Heautontimorouménos, (vers 621), expression grecque que l’on peut traduire par Le bourreau de soi-même. J’ignorais que BAUDELAIRE avait repris ce titre à son compte pour regrouper une partie de ses poèmes, tirés notamment des Fleurs du mal. Il vaut la peine de le rappeler.
Si je cite aujourd’hui ce vers que je vous autorise à diffuser le plus largement possible, c’est que notre Président de la république et son en même temps se donne un mal fou pour concilier l’inconciliable, en se faisant aider sans doute par de nombreux communiquants aussi arrogants qu’ignorants des sentiments de nos concitoyens. Pour être le plus honnête possible, je dois dire que certaines mesures prises par ce gouvernement ne sont pas mauvaises. Mais j’attends, par exemple, que l’on expulse systématiquement vers leurs pays d’origine les immigrants clandestins coupables de contraventions, de délits ou de crimes, et que l’on instruise rapidement et humainement le cas des demandeurs d’asile et celui des immigrés clandestins sans titre de séjour qui croupissent dans les ordures envahis par les rats.
Il faudrait aussi infliger à tous les entrepreneurs qui utilisent de la main d’œuvre étrangère clandestine, en la payant avec un lance-pierre, de très sévères sanctions pouvant aller de la suspension provisoire à définitive de l’entreprise, voire, quand la situation est honteusement abusive, à sa confiscation.
Je reçois tous les jours des informations de sources diverses faisant état des exactions, agressions, viols, vols avec violences, menaces, etc., commises par des étrangers en situation irrégulière. Bien entendu, je n’ignore pas que cette sélection de nouvelles est orientée. Il n’empêche qu’elle est inquiétante. Demandez aux Nantais, ou aux Avignonais ce qu’ils en pensent. Vous serez édifiés. La justice ne fait rien pour faire exécuter l’ordre de quitter le territoire, quand il est donné, par exemple.
Il faut aussi saluer toutes les initiatives des bonnes volontés qui s’efforcent d’apprendre notre langue, de former à un métier, de loger les immigrés qu’ils soient clandestins ou légitimes. Ils sont nombreux, ceux qui considèrent d’abord la dignité humaine. Il faut les approuver et les encourager. Car un être humain est digne, avant tout. Mais cette dignité est aussi celle de nos compatriotes qui souffrent de se voir méprisés par la bien-pensance. Le journal Libération organise une manifestation contre l’islamophobie. Fort bien. Il n'y a aucune raison d'accepter que l'on méprise les musulmans pieux. Mais que n’en fait-il aussi pour combattre la cathophobie dont il est l’âme, le foyer incandescent, l’icône imbécile et très souvent mensongère ? Il devrait s’informer sur l’islam, sur le Coran, sur la théologie musulmane, sur les communautés musulmanes, très diverses. Il n’en fait rien. Fidèle à sa méthode idiote qui consiste à considérer l’idée plus que la réalité, il met dans le même sac ceux qui souffrent de la violence des bandes ethniques, maghrébines ou africaines, et ceux qui méprisent l’Autre parce qu’il est différent. Bref, tout comme le Président, il fait de grands efforts pour proférer de grandes sottises.


vendredi 30 août 2019

Jeudi 29 août 2019. Ô renommée vénéneuse !


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C’est à notre cher MONTAIGNE que j’emprunte la citation qu’il fait de la Jérusalem délivrée (chant XIV), au chapitre XLI de son premier livre : De ne communiquer sa gloire. D’abord en italien, car cette langue est superbe, et puis je vous donnerai la traduction qu’en fait l’édition an ma possession avant de procéder à un petit commentaire personnel :
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LA RENOMMÉE ENCHANTERESSE ET VÉNÉNEUSE !
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"La fama, ch’invaghisce a un dolce sono
Gli superbi mortali, et par si bella,
E un echo, un sogno, anzi d’un sogno un umbra
Ch’ad ogni vento si dilegua et sgombra."

"La renommée qui enchante par sa douce voix
Les orgueilleux mortels, et qui semble si belle,
N’est qu’un écho, un songe, l’ombre d’un songe,
Qu’un souffle disperse et fait évanouir."
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COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Combien de soi-disant grands hommes ont sombré dans l’oubli alors que de leurs vivants ils étaient au sommet d’une gloire, qui paraît bien éphémère ? Il me semble qu’il en est ainsi de nombreux dirigeants politiques. Je doute fort que les petits Français et les grands aussi du reste, soient capables de citer dans l’ordre le nom des présidents de la IIIe République, sans doute aussi ceux de la IVe. Comme aujourd’hui, des gardes en grande tenue se tenaient de part d’autre de la grande porte donnant sur le bâtiment. Ils saluaient sabre au clair le Président, ses invités de marque, et puis, au terme du mandat du susdit président, c’est à peine s’ils l’auraient reconnu en le croisant dans la rue en train de faire son marché.
Ainsi en va-t-il de JUPITER qui ferait bien de méditer ces paroles du TASSE. Et les journalistes, ou du moins les plumitifs qui se parent de ce nom, et s’en vont au gré des colonnes de leur canard, en chantant les louanges de l’Olympien en place, devraient eux aussi réfléchir à la vénéneuse renommée qui n’est qu’un songe creux, une ombre de rêve, "qu’un souffle disperse et fait évanouir".

vendredi 27 juillet 2018

Vendredi 27 juillet 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Si hauts que soient les trônes...


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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MONTAIGNE PARLE DU POUVOIR.
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"Si, avons-nous beau monter sur des échasses, car sur des échasses encore faut-il marcher de nos jambes. Et au plus élevé trône du monde, si ne sommes assis que sur notre cul."
In
Michel de MONTAIGNE.
Édition présentée, établie et annotée par Pierre MICHEL. Préface d’ALAIN.
Tome III, Livre troisième, chapitre XIII.
Le Livre de Poche N°1397-1398.
Éditions Gallimard, Paris, 1965. (Page 366.)
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CONTREPOINTS DE Jean de La BRUYÈRE.
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"Que faire d’Egésippe qui demande un emploi ? Le mettra-t-on dans les finances, ou dans les troupes ? Cela est indifférent, et il faut que ce soit l’intérêt seul qui en décide ; car il est aussi capable de manier de l’argent, ou de dresser des comptes que de porter les armes. ‘‘Il est propre à tout’’, disent ses amis, ce qui signifie toujours qu’il n’a pas plus de talent pour une chose que pour une autre, ou en d’autres termes, qu’il n’est propre à rien. Ainsi la plupart des hommes occupés d’eux seuls dans leur jeunesse, corrompus par la paresse ou par le plaisir, croient faussement dans un âge plus avancé qu’il leur suffit d’être inutiles ou dans l’indigence, afin que la république soit engagée à les placer ou à les secourir ; et ils profitent rarement de cette leçon si importante, que les hommes devraient employer les premières années de leur vie à devenir tels par leurs études et par leur travail que la république elle-même eût besoin de leur industrie et de leurs lumières, qu’ils fussent comme une pièce nécessaire à tout son édifice, et qu’elle se trouve portée par ses propres avantages à faire leur fortune ou à l’embellir.
Nous devons travailler à nous rendre très digne de quelque emploi : le reste ne nous regarde point, c’est l’affaire des autres."

"La fausse grandeur est farouche et inaccessible : comme elle sent son faible, elle se cache ou du moins ne se montre pas de front, et ne se fait voir qu’autant qu’il faut pour s’imposer et ne paraître point ce qu’elle est, je veux dire une vraie petitesse. La véritable grandeur est libre, douce, familière, populaire ; elle se laisse toucher et manier, elle ne perd rien à être vue de près ; plus on la connaît, plus on l’admire. Elle se courbe par bonté vers ses inférieurs, et revient sans effort dans son naturel ; elle s’abandonne quelquefois, se néglige, se relâche de ses avantages, toujours en pouvoir de les reprendre et de les faire valoir ; elle rit, joue et badine, mais avec dignité ; on l’approche tout ensemble avec liberté et avec retenue. Son caractère est noble et facile, inspire le respect et la confiance, et fait que les princes nous paraissent grands et très grands, sans nous faire sentir que nous sommes petits."
In
Jean de La BRUYÈRE.
Les caractères. Présenté par Marcel JOUHANDEAU.
Le Livre de Poche, Classique, N°1478-1479.
Éditions Gallimard et Librairie Générale Française (pour le copyright), Paris, 1965. (N°10 et N°41, du chapitre Du mérite personnel. (Pages 50 et 62.)
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COMMENTAIRES QUI SE SUFFISENT À EUX-MÊMES.
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"Vous le savez: ceux que l'on regarde comme chefs des nations les commandent en maîtres; les grands leur font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi. Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur. Celui qui veut être parmi vous le premier sera l'esclave de tous." (Marc 10, 42-44).

Il vous revient, chers lecteurs, de réfléchir à ces citations, et de voir à quoi, et à qui elles nous renvoient… Et, en tant que parieur bénédictin, faire profit de cet enseignement.
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LIENS ILLUSTRATIFS DES CITATIONS.
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Jupiter assume et provoque.


Et il contre-attaque (paraît-il).


Et assure sa sécurité.


Par tous les moyens !


Illustration des Caractères, N°41 du chapitre : Du mérite personnel.


jeudi 16 février 2017

15 février 2017. Nouvelles de la Résistance. A dextre et à gauche, ou l'inconstance de Manu le Petit

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Non, non, non, ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Notre façon ordinaire, c’est d’aller après les inclinations de notre appétit, à gauche, à dextre, contremont, contrebas, selon que le vent des occasions nous emporte. Nous ne pensons ce que nous voulons, et changeons comme cet animal qui prend la couleur du lieu où il se couche. Ce que nous avons à cette heure proposée, nous le changeons tantôt, et tantôt encore retournons sur nos pas ; ce n’est que branle et inconstance :
Ducimur ut nervis alienis mobile lignum
[nous sommes menés comme la marionnette de bois par des muscles étrangers.)"
In
MONTAIGNE.
Essais. Livre second, chapitre 1, De l’inconstance de nos actions.
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2. COMMENTAIRES.
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Sans doute vais-je paraître cruel ou injuste… Mais tant pis ! Remplaçons le « nous », par « il », et portons ce jugement sur monsieur MACRON. Son appétit, en effet, le porte à droite et à gauche ; il prend au soleil couchant la couleur du lieu où il tient meeting. Est-il en Algérie ? C’est pour promouvoir l’intensification des flux humains en proposant des échanges de jeunes entre la France et ce pays. Y a-t-il vraiment un jeune français qui désire suivre ses études là-bas, dans un pays peu sûr, où les Français de jadis et d’aujourd’hui sont considérés avec le mépris, la haine et le ressentiment que l’on sait ? Bien plus, il déclare, toujours en Algérie, que la colonisation fut un crime contre l’humanité. Le pauvre Jules FERRY doit se retourner dans sa tombe ! Est-il en Allemagne, c’est pour s’exprimer non point en allemand – ce qui eut été une marque de politesse – mais en anglais, ce qui est une marque de soumission à tout un système international de copains qui se partagent la galette des bonnes affaires (en commençant par la Banque ROTSCHILD) . On me dira que le français n’est plus entendu par beaucoup de ces grands du monde qui entendent se partager le gâteau du commerce. Il avait la possibilité de faire appel à un interprète qui eût traduit ses propos en allemand. Et je me moque totalement de savoir qu’il parle couramment la langue de la finance (pas seulement d’ailleurs ; c’est aussi la langue de la science ; je la lis et l’écris couramment pour cette raison, et la parle sans trop de difficultés, sans rien comprendre cependant aux machouillis des texans et – les oxoniens exceptés – des personnes dont c’est la langue maternelle ; je n'ai aucune honte à dire que mon oreille - qui hélas n'est plus très fine - ne parvient point à discriminer les syllabes de l'anglais, et que mon gosier est rétif à prononcer des mots imprononçables par des gosiers continentaux. Mais je persiste à dire que SHAKESPEARE est un immense génie. Je suis un inconditionnel de CHESTERTON, et je dévore les romans d'Agatha CHRISTIE, quatre encore cette semaine).
Monsieur MACRON est l’exact défenseur du mondialisme, de l’immigration (une opportunité économique selon lui), de la finance et du progrès technique qu’il suppose indéfini. C’est bien entendu une ineptie, mais qu’importe. Nul ne connaît son programme et il peine à nous le faire connaître. Je suis ravi de voir que les ignominieux sondages, destinés à nous manipuler, semblent constater un petit désamour. Pourvou qué ça doure et qué ça s’amplifie !
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Jean SEVILLIA dit ce qu’il pense des propos imbéciles de Manu le Petit sur la colonisation.

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Les sondages manipulés.

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Monsieur MÉLENCHON combat avec justesse la forfaiture qu’est le Traité de Libre échange avec le Canada.

Le système européen l’a entériné. Mais a-t-on demandé l’avis des Français ?

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Mis à part monsieur FILLON, qui propose de réduire les dépenses publiques ?

Un timide essai d’avant-projet de proposition de brouillon nous a été exposé par Manu le Petit ; il serait peu honnête de ne le point souligner, encore que cette proposition est assez abstraite.

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De l’eau du moulin de Christophe GUILLUY !

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Déni de réalité. Il ne faut pas fâcher les électeurs, enfin... certains électeurs.

L’infographie jointe nous donne un état des lieux inquiétant.




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lundi 3 novembre 2014

03 novembre 2014. Nouvelles de la Résistance. Le socialisme est une maladie de l'esprit.

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Allez le clamer sur les toits et les places publiques :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche d'être vrai, c'est la lâcheté.

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1. La citation du jour.
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La citation du jour est tirée d'un texte que Marcel De CORTE, (un philosophe belge dont j'ai souvent cité dans ces billets des extraits de l'ouvrage qu'il publia en 1969, un ouvrage intitulé L'intelligence en péril de mort) a publié dans le journal La libre Belgique en 1957. Plusieurs sites (dont celui des Quatre vérités) ont publié ce texte. (Incidemment, je suis heureux de constater que l'on redécouvre en France un penseur de tout premier plan, que je me suis efforcé de vous faire connaître depuis plusieurs années !)

« Le socialisme est aujourd’hui une maladie de l’esprit dont le virus est maintenu à un haut degré d’efficacité dans des officines adéquates : partis, syndicats, presse, radio, etc… et injecté dans la mentalité des citoyens où il trouve un terrain propice au mythe sous la forme d’une conscience qui se ferme au réel et se replie sur elle-même. La preuve en est donnée, irréfutablement, par l’analyse sociologique du socialisme lui-même, tel qu’il se réfracte dans les esprits qu’il atteint et mystifie. (…)
Il est remarquable en effet que le socialisme lève désormais ses recrues dans la bourgeoisie, chez les intellectuels, dans des groupes instables du bourgeois dévitalisés, dans une foule de gens qui répugneraient d’appartenir à ce qu’ils appellent dédaigneusement « la classe ouvrière », et qui souffrant d’un manque d’énergie, demandent à l’Etat, exigent même de l’Etat qu’il leur fasse une place dans la société.
C’est là que joue la mystification socialiste. C’est là que se découvrent les esprits perméables au virus de la propagande publicitaire. Quel rêve que les alouettes tombent rôties dans la bouche ! Un bonheur tout cuit, c’est le paradis sur la terre sans la bonne souffrance de l’effort personnel ! »
Marcel De Corte, La libre Belgique, 1957.
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2. Commentaires.
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J'ai beaucoup de mal à commenter l'évidence. Le peuple a déserté le socialisme. Le socialisme a déserté le peuple. Ce pari moribond est habité par un petit monde d'énarques (inutile d'en donner la liste ; presque tous nos ministres actuels sortent de ce moule ossifiant), de quelques grands patrons richissimes (PIGASSE, NIEL, BERGE, par exemple), de vedettes du show-bizz (ARDITI, BALASKO par exemple), de quelques individus qui se parent du titre d'intellectuels (les prototypes en sont messieurs ATTALI et Bernard HENRI-LEVY) et correspondent à la perfection à la définition que BERNANOS donne des imbéciles, sans parler de très nombreux journalistes dont certains vont même à poursuivre le locataire de l'Elysée jusque dans la salle de bain (Claude SERILLON par exemple ; mais  le rouleau sur lequel Don Juan a noté les noms de ses innombrables conquêtes féminines ne seraient pas assez long pour écrire ceux des journalistes qui tirent leur pitance du pauvre soutien qu'ils accordent à nos Princes, Principicules, Barons et autres grands du régime).
C'est que le peuple, lui, il s'intéresse à ses enfants, à sa famille, à ses amis, à ses proches. Il cherche de sains loisirs et souvent ne rencontre que des attractions (à fric bien sûr) abêtissantes. Il faut bien du mépris pour considérer que le peuple ne mérite pas de connaître MOZART, BACH, RAMEAU, MOLIERE, PROUST, BERNANOS, TOURNIER, MODIANO, LE CLEZIO, et j'en passe. Oui, ces grands méprisent le peuple ; du haut de leurs trônes fragiles, ils nous regardent avec arrogance, persuadés de détenir la vérité, incapables de comprendre le réel. Mais j'ai plaisir à vous rappeler ce que disait MONTAIGNE et que j'ai déjà cité ici :
"Si hauts que soient les trônes, on n'y est jamais assis que sur son cul".
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3. Infos diverses.
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Les Sentinelles/Veilleurs debout de BORDEAUX attendent du renfort (via le Salon beige).


Ils sont 12. Venez grossir leur rang.









vendredi 17 janvier 2014

Nouvelles de la Résistances : on a accueilli Manu le petit ce matin à Carpentras, et autres notules, troisième billet du 17 janvier

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Ainsi que je l'ai déjà dit, je suis absent pendant le week-end. Je m'en voudrais de priver mes fans d'une petite citation, d'un petit commentaire et de quelques informations, et comme je ne pourrai pas le faire demain matin, je le fais maintenant, après que j'aurai, bien sûr, rappelé la devise utile à tous ceux que la vérité intéresse. Il semble que leur nombre aille en augmentant (sauf chez les journalistes qui continuent de parler de liaison "supposée" de monsieur HOLLANDE avec mademoiselle GAYET. Encore un fois, ce n'est pas le côté anecdotique et privé de cette affaire qui est intéressant, c'est ce qu'elle révèle de l'homme censé représenter notre patrie.)
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Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.

1. La citation du jour.

De MONTAIGNE, ceci que l'homme casqué au scooter a dû faire graver en lettres d'or sur le fronton de sa cheminée :

"C'est être, mais ce n'est pas vivre, que de se tenir attaché et obligé par nécessité à un seul train. Les plus belles âmes (tu parles !) sont celles qui ont le plus de variété et de souplesse."
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2. Commentaires.

Je pense qu'il n'y a pas lieu de commenter, si ce n'est par un petit clin d'oeil humoristique : état de François le minuscule après que Valérie a lu Closer :



Je sais, ça n'est pas gentil, mais la manière dont cet homme se conduit vis-à-vis de madame TRIERWEILER est ignoble (au sens étymologique : dépourvu de toute noblesse).
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3. Quelques informations sur la Résistance.

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On a accueilli Manu le petit, ce matin à CARPENTRAS... (du Salon beige).


...aux cris de "Valls démission", "Hollande démission", et autres slogans tout aussi aimables et concupiscibles !

mardi 13 août 2013

Nouvelles de la Résistance : Etienne de la Boétie ou la vérité d'un enfant, deuxième billet du 13 août 2013

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J'ai enfin retrouvé le Discours de la Servitude volontaire d'Etienne de La BOETIE ; il avait entre 16 et 18 ans quand il décrivit avec une feinte naïveté ce que nous nous efforçons de ne pas voir.. Redevenons enfants, et écrions-nous avec le jeune Etienne que le Roi est nu, (qu'il s'appelle Nicolas ou François), qu'il est tout nu, et n'a de pouvoir que pour autant que nous lui en donnons. Dans un autre billet, celui de demain matin, j'essaierai d'expliquer que pour avoir voulu libérer l'homme, la Révolution française n'a fait qu'accroître sa servitude. Voici un petit extrait du pamphlet de La BOETIE ; bien entendu, toute ressemblance avec l'actuel souverain n'est absolument pas aléatoire ; elle avait été en quelque sorte prévue et elle accomplit une fois de plus une prophétie qui ne cessera d'être vivante tant qu'il y aura des monarques qui se prennent pour des monarques :
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"C'est un extrême malheur que d'être sujet à un maître duquel on ne peut être jamais assuré qu'il soit bon, puisqu'il est toujours en sa puissance d'être mauvais quand il voudra ; et d'avoir plusieurs maîtres, c'est autant que d'avoir plusieurs fois à être malheureux.
Mais mon Dieu ! que peut être cela ? Comment dirons-nous que cela s'appelle ? Quel malheur est celui-là ou quel vice ou plutôt quel malheureux vice ! Voir un nombre infini non pas obéir, mais servir, non pas être gouvernés, mais tyrannisés, n'ayant ni parents ni enfants ni leur vie-même qui soit à eux. Souffrir les pilleries, paillardises, cruautés non pas d'une armée, non pas d'un camp barbare... non pas d'un HERCULE ni d'un SAMSON, mais d'un seule [petit] homme (l'auteur utilise le mot "hommeau" que je rends par "petit homme") et souvent le plus lâche et le plus féminin de la nation... non pas qui puisse par force commander aux hommes, mais tout empêché de servir à la moindre femmelette !"
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Un peu plus loin notre Etienne s'exclame : "Ce sont donc les peuples mêmes qui se laissent - ou plutôt qui se font gourmander, puisqu'en cessant de servir ils en seraient quitte.
C'est le peuple qui s'asservit et se coupe la gorge."
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Voilà un texte éminemment subversif et dont la pertinence est en train de s'imposer à l'esprit d'un nombre croissant de nos compatriotes, sans qu'il leur ait été nécessaire de recourir directement à ce texte. Nous en avons plein le dos de devoir casquer chaque mois davantage pour des résultats invisibles, de devoir supporter des "innovations" sociétales qui n'améliorent en rien le sort du plus grand nombre, de voir aduler par une théorie de courtisans avides un homme qui fait pipi comme tout le monde, et n'est jamais que le mandataire révocable du peuple. Ah ! je vous la  redis avec gourmandise la conclusion des Essais de notre cher MONTAIGNE : "Si haut que soient les trônes, on y est jamais assis que sur son cul". Cela est vrai de nos Rois comme de nos Présidents. Il n'est de pouvoir estimable qu'un pouvoir de service. On en est loin, très loin. Tout le monde n'est pas saint LOUIS, hélas ! Résistons, résistons, sans jamais transgresser la loi, tant qu'elle ne heurte pas nos consciences, mais en nous y opposant quand elle offense le bon sens et la nature. Viendra un jour où à ce train, plus personne ne voudra obéir à personne, pour la raison que je viens de dire. Et il n'est peut-être pas loin ce jour de cataclysme politique. Faisons en sorte qu'il n'arrive pas en donnant l'exemple de la vraie solidarité, de la bienveillance sans concession et du courage de dire NON.

vendredi 26 avril 2013

Drôle de priorité

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Je ne sais plus qui disait que MONTAIGNE avait mis 20 ans à pousser son cri du coeur ("Parce que c'était lui, parce que c'était moi" ; peut-être SAINTE-BEUVE) sur Etienne de la BOETIE. Il aura fallu quand même 11 mois à monsieur HOLLANDE pour déclarer que le chômage est une grande cause nationale. Certes, il y avait pour lui plus urgent : le mariage pour tous, par exemple, qui a occupé tant d'heures inutiles et en trompe l'oeil dans les hémicycles. Cet homme est d'un cynisme incroyable et, après nous avoir - grâce au bienveillant concours de monsieur CAHUZAC - accablé d'impôts de toutes sortes, il fait semblant de croire qu'il faut enfin s'attaquer au problème. Que ne l'a-t-il fait dès le début de son calamiteux quinquennat ?
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Un couple d'ami très chers qui partagent leur temps entre PARIS et ma chère Alsace, m'envoie par courriel ce petit pamphlet. Je ne puis, malheureusement, inclure ici la photo d'un HOLLANDE grimé en dictateur nord-coréen, mais le commentaire qui figure au-dessous dit ceci :

"Je ferai passer en force mes projets de loi"
"Je n'écouterai pas mon peuple qui gronde"
"Je ferai gazer mes opposants"
"Je ne me déplacerai qu'en mobilisant des centaines de CRS"
"Le parlement votera à main levée"
"La presse sera à mes ordres" ! ! !
"Les chiffres des manifestations seront truqués"
"Mes ministres auront des comptes en Suisse mais, ce ne sera pas mon problème " ! ! !
"Ma maîtresse vivra aux frais des contribuables Français " ! !
"Mon trésorier aura des sociétés dans les îles Caïmans" ! ! !
"Je diminuerai les allocations familiales" ! ! !
"J'augmenterai l'ISF mais je me débrouillerai pour ne pas la payer" ! ! !
"J'imposerai la loi du genre en primaire"
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Que dire ? France Info a beau s'esbigner pour nous expliquer que les vidéos de la Préfecture sur la Manif du 24 mars sont accessibles à tous et qu'il suffit d'y aller les quérir, que oui, on peut avoir des doutes, car elles sont un peu floues, que sais-je encore, mais à l'examen, non, c'est bien ça ! Radio Solférino essaye, contre toute vraisemblance, de nous faire croire que les chiffres donnés par le sinistre Préfet de Police de Paris sont les bons. Oui, les chiffres officiels sont truqués. Il se trouve qu'un journaliste indépendant peut prouver le contraire de ce que disent les Officiels (voir le lien donné par TIPPEL dans un commentaire). La presse n'en fait pas mention. Un citoyen a pu entreprendre une action judiciaire pour dénoncer l'abus de biens sociaux commis par Pépère le suppresseur qui fait entretenir madame TRIERWEILER aux frais du contribuable. Personne n'en parle, quoique la plainte ait été déclarée recevable. Pépère veut marier les homosexuels, mais ne se marie pas, car il lui faudrait dévoiler l'ampleur du patrimoine du couple. Lui et les siens ont lâché CAHUZAC en faisant semblant de tout ignorer de ses activités douteuses. Pépère ne savait pas. Il ne savait pas que monsieur AUGIER avait des intérêts substantiels dans un paradis fiscal du genre crocodile... La crise ? Il ne l'avait pas estimée dans toute son ampleur ! Monsieur TEULADE, son suppléant, est en (très) grande délicatesse avec la justice. Il ignorait tout de ses activités. Pire encore ; il veut l'indépendance de la justice, mais madame TAUBIRA, le garde des (grands) sots (euphémisme) refusent de porter plainte contre les magistrats (de gauche) qui ont érigé un "mur des cons" où figurent les photos de leurs ennemis (je ne dis pas adversaires, car ce n'est pas de cela dont il s'agit ; il s'agit de pure haine idéologique) avec quelques commentaires citronnés. Et il nous faut après cela croire que les magistrats sont objectifs ? Mais ils moquent de nous. Si j'avais à construire un mur des imbéciles (au sens propre et au sens de BERNANOS), ce serait un mur LOUIS XV (dont le trône chancelait sans qu'il s'en rendît compte ou voulût s'en rendre compte) au fronton duquel figureraient quelques portraits de ceux qui prétendent nous diriger en nous prenant pour des demeurés et j'y ajouterais les photos des "juges indépendants" de Syndicat de la Magistrature.
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Je me demande si, le 14 juillet, outre le bâillon et le silence de plomb, nous ne devrions pas venir saluer pépère avec un balai.
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PS 1 : j'ajoute ceci pour que ce soit bien clair : je ne trouve pas indécent que les mieux lotis d'entre nous (ce qui est mon cas) voient leurs contributions augmenter. Mais pas pour faire ce que fait pépère ; il s'agit de faire reculer la pauvreté, la précarité, l'oppression sociale si bien décrite par ma très chère, ma plus que très chère Simone WEIL. Oui, j'adhère totalement à un programme d'authentique fraternité humaine, mais pas à un programme qui consiste à entretenir une élite boboïsée et parasitaire. Le jour où la prise de conscience du peuple de France sera complète, je ne donne pas cher du maintien de ces arrogants à leur poste. Mais ils ne veulent rien voir, rien entendre. J'y suis, j'y reste, semble être leur devise. Les pauvres...
PS2 : je vous en supplie ! Commentez. Je me sens bien seul et j'ai l'impression de crier dans le désert.