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mardi 4 septembre 2018

Mardi 04 septembre. Nouvelles du pari bénédictin. Que le plus grand soit comme celui qui sert !


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Plutôt qu’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetées dans le ciel.
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QUAND LA BRUYERE PARLE D’UN HOMME DE PETIT GÉNIE.
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"[…]. Un homme d’un petit génie peut vouloir s’avancer : il néglige tout, il ne pense du matin au soir, il ne rêve la nuit qu’à une seule chose, qui est de s’avancer. Il a commencé de bonne heure, et dès son adolescence, à se mettre dans les voies de la fortune : s’il trouve une barrière de front qui ferme son passage, il biaise naturellement, et va à droite ou à gauche, selon qu’il y voit de jour et d’apparence, et si de nouveaux obstacles l’arrêtent, il rentre dans le sentier qu’il avait quitté ; il est déterminé par la nature des difficultés, tantôt à les surmonter, tantôt à les éviter, ou à prendre d’autres mesures : son intérêt, l’usage, les conjonctures le dirigent. Faut-il de si grands talents et une si bonne tête à un voyageur pour suivre d’abord le grand chemin, et s’il est plein et embarrassé, prendre la terre, et aller à travers champs, puis regagner sa première route, la continuer, arriver à son terme ? Faut-il tant d’esprit pour aller à ses fins ? Est-ce donc un prodige qu’un sot, riche et accrédité.
             "Il y a même des stupides, et j’ose dire des imbéciles, qui se placent en de beaux postes, et qui savent mourir dans l’opulence, sans qu’on les doive soupçonner en nulle manière d’y avoir contribué de leur travail ou de la moindre industrie : quelqu’un les a conduits à la source d’un fleuve, ou bien le hasard seul les y a fait rencontrer ; on leur a dit : ‘Voulez-vous de l’eau ? Puisez’ ; et ils sont puisé."
In
[Jean de] La BRUYÈRE.
Les caractères. Présenté par Marcel JOUHANDEAU.
Le Livre de Poche, Classique, N°1478-1479.
Chapitre De la société et de la conversation. N°38.
Éditions Gallimard et Librairie Générale Française (pour le copyright), Paris, 1965. (Page 146.)
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CONTREPOINT DE GUSTAVE THIBON.
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"Un noble de l’ancien régime pouvait, sans cesser d’être respecté et obéi, traiter ses serviteurs avec une extrême familiarité ; un parvenu moderne est obligé de compenser par un autoritarisme mort, l’absence d’autorité vivante et de marquer d’autant plus ses distances qu’elles n’existent pas en réalité. L’égalitarisme le plus malsain devient fatal dès que la hiérarchie sociale n’est plus fondée que sur des différences de fortune. Pour que le peuple respecte et suive spontanément ceux qui le gouvernent, il faut qu’il sente que ces derniers le dominent par autre chose que l’argent. D’où la nécessité de diminuer entre les hommes les écarts de fortune au profit de différences de caste, de tradition, de culture, etc., ou, tout au moins, d’asseoir les différences des fortunes sur des différences humaines. Mais quelle hideuse caste de maîtres que cette populace dorée. […]."
In
Gustave THIBON.
Diagnostics. Essai de physiologie sociale. Chapitre Sur l’égalité et le problème des classes.
Librairie de Médicis, Paris, 1942. (Pages 37.)
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COMMENTAIRES.
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Ils seront illustrés par des liens :



Et par cette parole du Maître que le parieur fait sienne :

"Il n’en sera pas de même au milieu de vous. Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur ; et quiconque veut être le premier parmi vous, qu’il soit votre esclave. (Matthieu 20, vv 26 et 27.

Madame Saal a payé sa dette à la société puisqu’elle a été condamnée pour mésusage de l’argent public. Et, comme je l’ai déjà, ce jugement porte sur le for externe. Nous n’avons pas à juger au for interne. Ce que nous pouvons dire simplement est qu’il est difficile de demander au peuple d’être civique quand on promeut un (déjà) haut fonctionnaire à une fonction plus haute encore et mieux, beaucoup mieux rémunérée, tandis qu’on rogne sur les retraites dès qu’elles dépassent 1200 euros par mois. C’est tout simplement incompréhensible…

Le parieur bénédictin, cependant, n'a rien d'un envieux. Il poursuit sa route ; il sait que la porte est étroite, que le chemin est raboteux. Qu'importe, puisqu'il mène à la vie., la vraie, la vie éternelle. Mais cela ne l'empêche pas d'être lucide.


vendredi 27 juillet 2018

Vendredi 27 juillet 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Si hauts que soient les trônes...


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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MONTAIGNE PARLE DU POUVOIR.
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"Si, avons-nous beau monter sur des échasses, car sur des échasses encore faut-il marcher de nos jambes. Et au plus élevé trône du monde, si ne sommes assis que sur notre cul."
In
Michel de MONTAIGNE.
Édition présentée, établie et annotée par Pierre MICHEL. Préface d’ALAIN.
Tome III, Livre troisième, chapitre XIII.
Le Livre de Poche N°1397-1398.
Éditions Gallimard, Paris, 1965. (Page 366.)
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CONTREPOINTS DE Jean de La BRUYÈRE.
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"Que faire d’Egésippe qui demande un emploi ? Le mettra-t-on dans les finances, ou dans les troupes ? Cela est indifférent, et il faut que ce soit l’intérêt seul qui en décide ; car il est aussi capable de manier de l’argent, ou de dresser des comptes que de porter les armes. ‘‘Il est propre à tout’’, disent ses amis, ce qui signifie toujours qu’il n’a pas plus de talent pour une chose que pour une autre, ou en d’autres termes, qu’il n’est propre à rien. Ainsi la plupart des hommes occupés d’eux seuls dans leur jeunesse, corrompus par la paresse ou par le plaisir, croient faussement dans un âge plus avancé qu’il leur suffit d’être inutiles ou dans l’indigence, afin que la république soit engagée à les placer ou à les secourir ; et ils profitent rarement de cette leçon si importante, que les hommes devraient employer les premières années de leur vie à devenir tels par leurs études et par leur travail que la république elle-même eût besoin de leur industrie et de leurs lumières, qu’ils fussent comme une pièce nécessaire à tout son édifice, et qu’elle se trouve portée par ses propres avantages à faire leur fortune ou à l’embellir.
Nous devons travailler à nous rendre très digne de quelque emploi : le reste ne nous regarde point, c’est l’affaire des autres."

"La fausse grandeur est farouche et inaccessible : comme elle sent son faible, elle se cache ou du moins ne se montre pas de front, et ne se fait voir qu’autant qu’il faut pour s’imposer et ne paraître point ce qu’elle est, je veux dire une vraie petitesse. La véritable grandeur est libre, douce, familière, populaire ; elle se laisse toucher et manier, elle ne perd rien à être vue de près ; plus on la connaît, plus on l’admire. Elle se courbe par bonté vers ses inférieurs, et revient sans effort dans son naturel ; elle s’abandonne quelquefois, se néglige, se relâche de ses avantages, toujours en pouvoir de les reprendre et de les faire valoir ; elle rit, joue et badine, mais avec dignité ; on l’approche tout ensemble avec liberté et avec retenue. Son caractère est noble et facile, inspire le respect et la confiance, et fait que les princes nous paraissent grands et très grands, sans nous faire sentir que nous sommes petits."
In
Jean de La BRUYÈRE.
Les caractères. Présenté par Marcel JOUHANDEAU.
Le Livre de Poche, Classique, N°1478-1479.
Éditions Gallimard et Librairie Générale Française (pour le copyright), Paris, 1965. (N°10 et N°41, du chapitre Du mérite personnel. (Pages 50 et 62.)
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COMMENTAIRES QUI SE SUFFISENT À EUX-MÊMES.
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"Vous le savez: ceux que l'on regarde comme chefs des nations les commandent en maîtres; les grands leur font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi. Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur. Celui qui veut être parmi vous le premier sera l'esclave de tous." (Marc 10, 42-44).

Il vous revient, chers lecteurs, de réfléchir à ces citations, et de voir à quoi, et à qui elles nous renvoient… Et, en tant que parieur bénédictin, faire profit de cet enseignement.
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LIENS ILLUSTRATIFS DES CITATIONS.
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Jupiter assume et provoque.


Et il contre-attaque (paraît-il).


Et assure sa sécurité.


Par tous les moyens !


Illustration des Caractères, N°41 du chapitre : Du mérite personnel.


mercredi 1 février 2017

31 janvier 2017. Nouvelles de la Résistance. La Bruyère décrit les journaleux du Canard

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai. C’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Parler et offenser, pour de certaines gens, est précisément la même chose. Ils sont piquants et amers ; leur style est mêlé de fiel et d’absinthe ; la raillerie, l’injure, l’insulte leur découlent des lèvres comme leur salive. Il leur serait utile d’être nés muets ou stupides : ce qu’ils ont de vivacité d’esprit leur nuit davantage que ne fait à quelques autres leur sottise. Ils ne se contentent pas toujours de répliquer avec aigreur, ils attaquent souvent avec insolence ; ils frappent sur tout ce qui se trouve sous leur langue, sur les présents, sur les absents ; ils heurtent de front et de côté, comme des béliers : demande-t-on à des béliers qu’ils n’aient pas de cornes ? De même n’espère-t-on pas de réformer par cette peinture des naturels si durs, si farouches, si indociles. Ce que l’on peut faire de mieux, d’aussi loin qu’on les découvre, est de les fuir de toute sa force et sans regarder derrière soi."
In
Jean de La Bruyère.
De la société et de la conversation. N°27. (Nombreuses éditions.)
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2. COMMENTAIRES.
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Voilà un portrait qui dépeint magnifiquement les journalistes du Canard enchaîné. Je n’ajouterai rien. Mais dans mon prochain billet, je m’efforcerai de décrypter la manœuvre des oligarques et des bobos qui essayent de sauver les meubles en soutenant monsieur MACRON.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Apparemment les millions de monsieur BERGE n’ont pas l’odeur nauséabonde que les gens de gauche prêtent ordinairement à l’argent.

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Je me demande si cet atelier ne va pas être poursuivi pour délit d’entrave à l’avortement.

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Le dessein maçonnique, qui s’épanouit depuis plus de quarante ans dans notre patrie, ne date pas d’hier.


mercredi 14 décembre 2016

13 décembre 2016. Nouvelles de la Résistance : nous demandons de la probité aux orateurs de tous poils

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"La principale partie de l’orateur, c’est la probité : sans elle il dégénère en déclamateur, il déguise ou il exagère les faits, il cite faux, il calomnie, il épouse la passion et les haines de ceux pour qui il parle ; et il est de la classe de ces avocats dont le proverbe dit qu’ils sont payés pour dire des injures."
In
Jean de La BRUYÈRE.
Section De la mode, article 49.
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2. COMMENTAIRES.
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Quand je relis ce passage, je me dis, en entendant les éructations des hommes politiques de « gôôôôche » et des journalistes du même bord, que ces orateurs-là manquent de probité. Il y a une exception, de taille : monsieur MELANCHON trouve de la cohérence à monsieur FILLON, tout en exprimant son désaccord avec ses propositions. Les autres traitent le candidat de la « drouate » de catho ringard, de réac, quand ce n’est pas de fasciste. Ils sélectionnent soigneusement, en les tronquant, voire en les déformant, des propos qu’a ou qu’aurait tenu monsieur FILLON. En réalité, par ces excès (même monsieur CAZENEUVE y a été de son couplet dans son discours de politique générale), par ces mensonges, par ces manipulations, les actuels détenteurs du pouvoir politique, économique et médiatique trahissent leur affolement. Je souhaite qu’au soir de leur défaite probable à élection présidentielle, ils fassent retour sur eux-mêmes pour comprendre la responsabilité écrasante qu’ils ont prise en négligeant la réalité, le peuple, l’histoire et la tradition. Exeant omnes ! Tournons la page, et tournons-là définitivement. Et souvenons-nous que la politique et la démocratie implique l’imprévisibilité des décisions du peuple, comme à ATHENES.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Une lettre imaginaire de Charles de FOUCAULD.

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Survol d’une vallée de la planète Mars.

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L’horreur au Caire.





Maggi



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L'horreur au CAIRE (suite).


Imaginez qu'un illuminé se réclamant du Christ se fasse sauter dans une mosquée en France... Vous auriez vu les belles âmes déclamer, pérorer, anathématiser ces cathos, ces réacs, ces salauds, ces fanatiques, que sais-je encore. Mais que ce petit ange ne soit pas en première page des journaux qui ont publié une photo truquée du petit AYLAN, me révolte. Simplement elle était chrétienne. Que le Père de miséricorde l'accueille en son paradis.

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La diplomatie française au Proche-Orient. 


mercredi 14 septembre 2016

14 septembre 2016. Nouvelles de la Résistance. Des grands et des esprits forts, des promesses et de la vertu

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LES CITATIONS DU JOUR.
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DES ESPRITS FORTS

(a) "Les esprits forts savent-ils qu’on les appelle ainsi par ironie ? Quelle plus grande faiblesse que d’être incertains, quel est le principe de son être, de sa vie, de ses sens, de ses connaissances, et quelle doit en être la fin ? Quel découragement plus grand que de douter si son âme n’est point matière comme la pierre et le reptile, et si elle n’est point corruptible comme ces viles créatures ? N’y a-t-il pas plus de force et de grandeur à recevoir dans notre esprit l’idée d’un être supérieur à tous les êtres, qui les a tous faits, et à qui tous se doivent rapporter ; d’un être souverainement parfait, qui est pur, qui n’a point commencé, dont notre âme est l’image, et si j’ose dire, une portion, comme esprit et comme immortelle ?"

(b) "Je voudrais voir un homme sobre, modéré, chaste, équitable, prononcer qu’il n’y a point de Dieu : il parlerait du moins sans intérêt ; mais cet homme ne se trouve point."

DES GRANDS

(c) "Il coûte si peu aux grands à ne donner que des paroles, et leur condition les dispense si fort de tenir les belles promesses qu’ils vous ont faites, que c’est modestie à eux de ne promettre pas encore plus largement."
In
[Jean de] La BRUYÈRE.
Les caractères. Présenté par Marcel JOUHANDEAU.
Le Livre de Poche, Classique, N°1478-1479.
Éditions Gallimard et Librairie Générale Française (pour le copyright), Paris, 1965.
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2. COMMENTAIRES.
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(a) Je pense à tous ces grands esprits qui portent le drapeau qu’ils disent être celui de la laïcité alors qu’il est simplement celui de l’athéisme militant. En compagnie de leurs amis les philosophes de la déconstruction, ils proclament la mort du sujet, la mort de la personne (en tout cas de tous ceux qui ne sont pas EUX, car ils ne se privent pas dans leurs discours d’utiliser le JE, le MOI, et les possessifs MON, MA, MES, ce qui dans la foule des hommes en fait une exception respectable et qui, selon leurs critères personnels, doit être respectée). Leurs raisonnements, leur argumentation ne sont qu’une accumulation de mots qui dément l’expérience humaine concrète. Je préfère obéir à Dieu qu’à ces hommes-là !
(b) Faut-il commenter l’évidence ? Avez-vous vu jamais un athée ou un agnostique qui soit paré de toutes les vertus énumérées par LA BRUYERE ? Est-ce monsieur HOLLANDE ? Serait-ce monsieur SARKOZY ou monsieur VALLS ou encore monsieur JUPPE, sans parler des autres ? Chaque jour qui passe nous apporte le démenti le plus formel au portrait d'impartialité et de grandeur que ces gens voudraient donner d’eux-mêmes. Je dis, j’avance et j’affirme qu’il est déjà très difficile d’être vertueux, et qu’il est impossible de l’être sans le secours de l’esprit d’amour qu’est l’Esprit Saint.
(c) Avez-vous remarqué que depuis que la démocratie à la française existe, nos gouvernants nous abreuvent de promesses jamais tenues (et c’est du reste une des raisons profondes du rejet massif de monsieur HOLLANDE par nos concitoyens). Que ces promesses fussent démagogiques, qu’elles eussent été impossibles à tenir, c’est possible, mais alors il ne fallait pas les faire. Je crois plutôt à l’homme politique qui nous dira : Français, Françaises, l’état de notre patrie exige que TOUS, vous fassiez des efforts à due proportion de vos capacités contributives. Mais TOUS, vous aurez à les faire. Nous ne pouvons pas vivre au-dessus de nos moyens, entretenir des pans entiers de corporations parfaitement parasites et protégées, et laisser des milliers de personnes dans la rue, sans toit et sans revenus. Nous aurons à faire un immense effort d’éducation au partage et au civisme, à punir sévèrement ceux qui ne respectent pas les règles de vie commune dans l’espace public. Nous devrons accueillir dignement les étrangers que nous ACCEPTERONS sur notre sol. Nous aurons à tenir tête à la bureaucratie inhumaine qui en France ou à Bruxelles s’ingénie à empêcher nos concitoyens de faire. Incapable d’aider, elle ne sait que s’opposer, contrôler, édicter des normes toutes plus invraisemblables les unes que les autres. Et je confonds pas cette bureaucratie avec les forces de l’ordre ou la police qui remplissent courageusement leurs missions et voient les résultats de leurs efforts mis en pièce par des juges irresponsables.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Du site Nouvelles de France, l’analyse des propos de Marie-Noëlle LIENAMANN.


C’est vous madame, qui êtes une honte nationale, et ressemblez à ces inquisiteurs qui jadis séparaient les boucs des brebis, mais avec infiniment moins de vulgarité et de violence que vous ne le faites. Vous n'aimez que ceux qui vous ressemblent ; en d'autres termes, vous n'aimez que vous.
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Du site Poing-de-vue, l’analyse du discours dit de WAGRAM, illustration admirable des propos de notre cher LA BRUYERE.

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Communiqué de Jacques MYARD, député-maire de Maisons-Laffitte, via le site Minurne résistance.



samedi 23 janvier 2016

23 janvier 2016. Nouvelles de la Résistance. Un nouveau mode verbal : l'embrouillaminatif !

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche d’être vrai, c’est la lâcheté !

Et du courage il nous en faut aujourd’hui pour exprimer un certain nombre de vérités !
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1. Les citations du jour.
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Décidément, la sagesse de LA BRUYÈRE est inépuisable. Voici deux aphorismes tirés de ses Caractères qui me semblent devoir s’appliquer à d’assez nombreuses situations présentes.

(a) "L’incivilité n’est pas un vice de l’âme, elle est l’effet de plusieurs vices : de la sotte vanité, de l’ignorance de ses devoirs, de la paresse, de la stupidité, de la distraction, du mépris des autres, de la jalousie. Pour ne se répandre que sur les dehors, elle n’en est que plus haïssable, parce que c’est toujours un défaut visible et manifeste. Il est vrai cependant qu’il offense plus ou moins, selon la cause qui le produit."
Section DE L’HOMME, N°8.

(b) "L’on voit des gens qui, dans les conversations ou dans le peu de commerce que l’on a avec eux, vous dégoûtent par leurs ridicules expressions, par la nouveauté, et j’ose dire par l’impropriété des termes dont ils se servent, comme par l’alliance de certains mots qui ne se rencontrent ensemble que dans leur bouche, et à qui ils font signifier des chose mais leur bizarre génie, que l’envie de toujours plaisanter, et peut-être de briller, tourne insensiblement à un jargon qui leur est propre, et qui devient enfin leur idiome naturel ; ils accompagnent un langage si extravagant d’un geste affecté et d’une prononciation qui est contrefaite. Tous sont contents d’eux-mêmes et de l’agrément de leur esprit, et l’on ne peut pas dire qu’ils en soient entièrement dénués ; mais on les plaint de ce peu qu’ils en ont ; et ce qui est pire, on en souffre."
Section DE LA SOCIETE ET DE LA CONVERSATION, N°6.
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2. Commentaires.
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(a) L’incivilité dont parle LA BRUYÈRE est, dans la langue classique, l’absence de courtoisie. À cet égard, une certaine Wiam BERHOUMA a fait preuve d’une telle grossièreté vis-à-vis d’Alain FINKIELKRAUT en lui intimant l’ordre de se taire pour le bien de la France, qu’on se demande lequel des vices énoncés par notre grand moraliste prédominait chez cette personne. Je suppose que c’est la jalousie. Le jour où un adepte de l’islam acceptera l’idée que Dieu a donné à l’homme la raison pour qu’il s’en serve et que de ce point de vue il ne peut pas tromper sa créature, peut-être sera-t-il possible de dialoguer vraiment avec le susdit adepte Mais ce n’est pas le cas. Ce que madame BERHOUMA refuse, c’est que l’on applique la raison à l’examen de la doctrine de l’islam. Le faire est être islamophobe. Je suis désolé de dire que je ne marche pas dans ce type d’échange… Je trouve que l'intervention de cette personne nourrit, hélas, l'islamophobie qu'elle dénonce avec tant de véhémence, et apporte la preuve que c'est le ressentiment nietzschéen qui est au fondement de sa diatribe.

(b) Si vous avez compris quelque chose au projet de déchéance de nationalité qui s’appliquerait aux binationaux nés français, faites-le moi savoir ! Car c’est une telle cacophonie, à droite comme à gauche, un tel mélange de genre, que l’on n’y comprend plus rien. Monsieur HOLLANDE s'est pris les pieds dans le tapis, alors que l'idée, il faut le souligner, est juste. Dans le tapis en effet, au point que je viens d’inventer une nouveau mode verbal celui de l’embrouillaminatif et le temps qui lui convient, celui de parfait. Mon amie Françoise va être contente.
Il me paraît normal de sanctionner tous les comportements des Français qui se lèvent contre les intérêts de leur patrie. Mais alors il faut être juste. Le terrorisme est le mode violent de cette opposition, sans aucun doute. Mais que dire du mode doucereux qui consiste à aller planquer ses sous dans des paradis fiscaux pour échapper au fisc ? N’est-ce pas aller aussi contre les intérêts de sa patrie ? De ceux-là on n’en parle guère, or ils sont nombreux. De sorte qu’à TOUS ces comportements qui se dressent contre la France, il me paraît nécessaire en effet de sévir : ce peut être la déchéance de nationalité mais aussi l’indignité nationale et la privation définitive de ses droits civiques.
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3. Informations diverses.
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A propos du no limit, un article publié sur le site de Liberté politique, par François BILLOT de LOCHNER (en tout cas je le suppose).

"Les nouveaux « philosophes », ou plutôt « idéosophes » du politiquement correct ont trouvé leur nouveau slogan : No limit, dont le sens  est d'une grande simplicité : il doit n'exister ni barrière, ni contrainte, ni limitation d'aucune sorte à ce qu'ont envie de dire ou de faire chaque individu, chaque communauté, chaque société. Il s'agit de la théorie du « tout est possible-tout est permis ». Quiconque essaye d'introduire une limite devient l'ennemi dangereux contre lequel il faut lutter.

Assez naturellement, les concepteurs de cette idéologie sont pris à leur propre piège. En effet, déclarer la guerre à ceux qui proposent des limites consiste, ni plus ni moins, à réduire ou interdire que ces derniers pensent ou agissent librement. Ainsi, une minorité agissante entend imposer à tous des limites au nom du « no limit ». Cela aboutit mécaniquement à la dictature du politiquement correct que nous vivons actuellement.
Ainsi, la classe politique de gouvernement ne cesse de proclamer son attachement illimité aux valeurs démocratiques, mais refuse avec constance le référendum d'initiative populaire : elle limite donc à son gré le jeu démocratique, ce qui lui permet d’enfoncer le pays dans une déconstruction planifiée. Elle n'a cessé de justifier les déficits publics annuels, sans jamais en définir la limite tolérable : il en résulte que la France est en cessation de paiement. Elle a mis en oeuvre une politique d'éducation nationale permettant l'expression sans limite du corps professoral : jamais les connaissances et les capacités de raisonnement des élèves n'ont été aussi conditionnées et limitées. Elle autorise une jouissance individuelle sans limite, ne devant faire l'objet d'aucune répression : la pornographie, la drogue, la licence sexuelle, la violence enferment désormais une partie de la jeunesse dans un goulag bien verrouillé.
En réalité, les individus et les sociétés ne peuvent s'épanouir qu'à l'intérieur de limites admises par chacun et par tous. Refuser toute limite conduit à la catastrophe.
 Or, l'idéologie du « No limit » cloisonne, réduit, emprisonne. Elle favorise la destruction méthodique des principes et valeurs offrant un cadre permettant aux individus de se construire dans les meilleures conditions personnelles et sociétales, et, de cette façon, annihile leur autonomie et leur capacité personnelle. La reconstruction de la France passera donc nécessairement par la remise en perspective de limites, et donc par la déconstruction de l'idéologie mortifère d’un « No limit » oppresseur."
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Journée pour la vie aux Etats-Unis (via le Salon beige).



lundi 28 décembre 2015

28 décembre 2015. Nouvelles de la Résistance. Plus vrai que nature ce portrait de monsieur J.-C. C... par La Bruyère

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Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !
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1. La citation du jour.
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Bien que je vous eûsse annoncé la reprise de mes billets pour le 31 décembre, je ne résiste pas au plaisir de vous faire connaître le portrait prophétique que notre grand La BRUYERE fit de monsieur J.-C. C... (à vous de trouver), il y a 327 ans (mais le portrait s'applique à de très nombreux caciques de la rue de S..., et à d'autres d'ailleurs, qui fréquentent d'autres rues !) :

"Celse est d’un rang médiocre, mais des grands le souffrent ; il n’est pas savant, il a relation avec des savants ; il a peu de mérite, mais connaît des gens qui en ont beaucoup ; il n’est pas habile, mais il a une langue qui peut servir de truchement, et des pieds qui peuvent le porter d’un lieu à l’autre. C’est un homme né pour les allées et venues, pour écouter des propositions et les rapporter, pour en faire d’office, pour aller plus loin que sa commission et en être désavoué, pour réconcilier des gens qui se querellent à leur première entrevue ; pour réussir dans une affaire et en manquer mille, pour se donner toute la gloire de la réussite, et pour détourner sur les autres la haine d’un mauvais succès. Il sait les bruits communs, les historiettes de la ville ; il ne fait rien, il dit ou il écoute ce que les autres font, il est nouvelliste ; il sait même les secrets des familles : il entre dans de plus hauts mystères : il vous dit pourquoi celui-ci est exilé, et pourquoi il appelle cet autre ; il connaît le fond et les causes de la brouillerie des deux frères et de la rupture des deux ministres. N’a-t-il pas prédit aux premiers les tristes suites de leur mésintelligence ? N’a-t-il pas dit de ceux-ci que leur union ne serait pas longue ? N’était-il pas présent à de certaines paroles qui furent dites ? N’entra-t-il pas dans une espèce de négociation ? Le voulut-on croire ? fut-il écouté ? À qui parlez-vous de ces choses ? Qui a eu plus de part que Celse à toutes ces intrigues de cour ? Et si cela n’était ainsi, s’il ne l’avait du moins rêvé ou imaginé, songerait-il à vous le faire croire ? aurait-il l’air important et mystérieux d’un homme revenu d’une ambassade ?"
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2. Commentaires.
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Si le portrait s'applique fort bien à monsieur J.-C. C..., il va aussi comme un gant à nombre de politiciens tout aussi arrogants qu'inutiles, qui encombrent les médias, et font retentir dans les hémicycles des paroles creuses qui sonnent comme des cymbales.
Comme il ne faut point généraliser, il faut souligner avec force qu'il y a des élus honnêtes, dévoués à leurs concitoyens et au bien commun. On ne les entend pas beaucoup, car ils ne désirent point se répandre dans le monde et s'égarer dans les arcanes tortueuses des combines et des petits arrangements entre amis. Ils sont en général réélu triomphalement et du premier coup et poursuivent inlassablement leur oeuvre au service de tous ; ils accomplissent la forme la plus parfaite de la charité dont saint Thomas d'Aquin dit qu'elle consiste à se donner au bien commun. Au fait, vous en entendez parler du bien commun vous ?
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3. Informations diverses.
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Ecoutez ! 

C'est bouleversant (un flashmob de Noël aux Etats-Unis [Museum of fine Arts ; BOSTON] ; du site  Alétéia).


Merci à toi, cher frère dont la voix s'élève comme un encens précieux vers le trône du Vivant !
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Remous à gauche (photo du site du Figaro)

Monsieur HAMON et monsieur DRAY sont contre la mesure tendant à déchoir de la nationalité française des binationaux convaincus de terrorisme. Monsieur CAMBADELIS (à droite de la photo) n'est pas très chaud non plus. Monsieur AYRAULT, madame AUBRY, monsieur CHERKI, monsieur ROMAN, tous socialistes petits ou grands se lèvent vent debout contre cette mesure. Bref, il y a comme un malaise à gauche.
A droite, la chose ne me semble pas très claire non plus. Bref, c'est un cafouillis inextricable.
Nous savons que le FN préconise cette mesure depuis des lustres.

Il me semble, à moi, que la mesure qu'il est urgent de prendre consiste à interdire le statut de citoyen binational. Pour autant que je le sache, un citoyen belge ou allemand ne peut avoir une autre nationalité. Cela devrait être le cas chez nous aussi. De sorte que le problème serait réglé ipso facto par le choix que serait amené à faire un citoyen binational. Car nul ne peut servir deux maîtres.

Le siège du Parti socialiste.

lundi 23 novembre 2015

23 novembre 2015. Nouvelles de la Résistance. La réponse qui convient au Syndicat de la Magistrature. Deuxième billet de ce jour

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Alors là, je vous l'envoie à la figure, vous qui vous drapez dans l'hermine  :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !
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Oh ! la réponse au Syndicat de la Magistrature sera brève, et empruntée encore à ce cher La BRUYERE.

"Une circonstance essentielle à la justice que l’on doit aux autres, c’est de la faire promptement et sans différer : la faire attendre, c’est injustice."
Les Caractères. 
Chapitre DES JUGEMENTS, N°81.

Et ça vous ne le faites pas de rendre en son temps la justice, sauf quand il s'agit de fourrer immédiatement au trou, jugement rendu, un jeune qui a eu le malheur de dire qu'il voulait la démission de monsieur HOLLANDE... Souvenez-vous de Nicolas BERNARD-BUSS. Et n'oubliez pas que le fils d'un ministre en vue peut s'octroyer un appartement de 7 millions d'euros alors qu'il ne paye pas le moindre centimes d'impôts, qu'il a émis aux USA des chèques en bois pour un montant de plusieurs millions de dollars, et qu'il est poursuivi dans ce pays pour cette grosse "indélicatesse". Il s'agit là de faits dont tout un chacun peut prendre connaissance en lisant la presse. Bien entendu, la justice française n'a pas à connaître les délits commis aux USA, et il faut que le fisc soit saisi pour que la justice le soit éventuellement à son tour. Il n'apparaît pas que le zèle des personnes en charge de traiter ces questions soient excessifs.

"Le devoir des juges est de rendre la justice ; leur métier de la différer. Quelques-uns savent leur devoir et font leur métier."
Les Caractères.
Chapitre DE LA MODE, N°43.

Et ça vous le faites très bien en différant les jugements qui devraient être prononcés contre les membres de votre clique... Madame Françoise MARTRE en particulier. (Je crois bien qu'elle a été relaxée pour l'histoire du mur dit "des cons"). Heureusement que tous les juges ne sont pas comme vous. Il y a, en effet, qui savent leur devoir et font leur métier... Souvent, hélas, ils vivent dans des placards !




lundi 2 novembre 2015

02 novembre 2015. Nouvelles de la Résistance : oui au réel, à bas les partis politiques, dehors les juges iniques

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Courage ! Patience ! il nous reste encore un an et demi avant de nous débarrasser (en tout cas je l'espère) de ce Gouvernement.

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !

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1. Les citations du jour.
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(a) "Le plus grand dérèglement de l'esprit, c'est de croire les choses par ce qu'on veut qu'elles soient et non parce qu'on a vu ce qu'elles sont en effet."
In
Jacques-Bénigne BOSSUET.
Traité de la connaissance de Dieu et de soi-même. (Cité par divers auteurs.)

Tout va bien : la croissance, le chômage, la compétitivité, le rayonnement international de la France nous disent nos ministres, et François HOLLANDE ! Ils nous prennent pour des crétins.

(b) "C'est d'une part l'héritage de la Terreur, d'autre part l'influence de l'exemple anglais, qui installa les partis dans la vie publique européenne. Le fait qu'ils existent n'est nullement un motif de les conserver. Seul le bien est un motif légitime de conservation. Le mal des partis politiques saute aux yeux. Le problème à examiner, c'est s'il y a en eux un bien qui l'emporte sur le mal et rende ainsi leur existence désirable.
Mais il est beaucoup plus à propos de se demander : Y a-t-il en eux-mêmes une partie infinitésimale de bien ? Ne sont-ils pas du mal à l'état pur ou presque ?
                S'ils sont du mal, il est certain qu'en fait et dans la pratique ils ne peuvent produire que du mal. C'est un article de foi. « Un bon arbre ne peut jamais porter de mauvais fruits, ni un arbre pourri de beaux fruits.»
                Mais il faut d'abord reconnaître quel est le critère du bien.
                Ce ne peut être que la vérité, la justice, et, en second lieu l'utilité publique.
                La démocratie, le pouvoir du plus grand nombre, ne sont pas des biens. Ce sont des moyens en vue du bien, estimés efficaces à tort ou à raison. Si la République de WEIMAR, au lieu de HITLER, avait décidé par les voies les plus rigoureusement parlementaires et légales de mettre les Juifs dans des camps de concentration et de les torturer avec raffinement jusqu'à la mort, les tortures n'auraient pas eu un atome de légitimité de plus qu'elles n'ont maintenant. Or pareille chose n'est nullement inconcevable."
In
Simone WEIL.
Note sur la suppression générale des partis politiques.
Climats/'Editions Flammarion, Paris, 2006 (date du dépôt légal).

Contre KELSEN et son droit positif, Simone WEIL fonde le droit sur le bien et non sur une constitution.

            (c) "C’est abréger et s’épargner mille discussions, que de penser de certaines gens qu’ils sont incapables de penser juste, et de condamner ce qu’ils disent, ce qu’ils ont dit et ce qu’ils diront."
In
La BRUYERE (encore lui !)
Les Caractères.
Chapitre Des jugements. N°70.

Ne parlons donc plus des imbéciles.
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2. Commentaires.
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Pourquoi, me direz-vous, accumuler aujourd’hui (pour ce premier billet du jour, le second étant consacré à nos morts), pourquoi, disais-je, accumuler tant de citations ? Tout simplement parce qu’elles s’éclairent les unes les autres : BOSSUET parle du réel, tellement négligé, nié, dénié, manipulé par nos hommes politiques actuels. Simone WEIL condamne avec justesse l’existence des partis politiques, dont elle rappelle l’origine dans la Terreur révolutionnaire et les pratiques de la Grande Bretagne. La BRUYERE nous invite à ne plus parler des imbéciles bernanosiens qui sont incapables de penser juste. Ces trois penseurs, si éloignés les uns des autres dans le temps et dans l’espace, cependant, labourent de leur profonde intelligence, le même champ, celui d’une métaphysique et d’une morale fondées sur d’autres socles que ceux de la franc-maçonnerie, du relativisme et de cet insupportable esprit de parti.
Le dernier exemple de ce que dénonce ces trois grands esprits nous est donné par le jugement de relaxe en appel de l’action des Femen dans la Cathédrale Notre-Dame de Paris et la lourde condamnation à MAYOTTE de deux femmes de gendarmes qui ont déposé une tête de porc devant une mosquée.
Nous demandons aux Femen d’aller se promener seins nus dans la Grande mosquée de PARIS, et aux fanatiques de l’Islam, de décorer d’excréments le parvis de nos cathédrales, afin de voir la suite que donnera l’inique justice française à ces actions.
Pour être clair, je n’approuve pas le dépôt d’une tête de porc devant la mosquée à MAYOTTE. Mais le geste me semble sans proportion avec celui de ces furies qui se sont réjouies de la démission de BENOIT XVI et ont tapé sur les cloches neuves, déposées dans la nef de la cathédrale de PARIS, avec des marteaux (il est vrai, semble dire le jugement, que ces marteaux étaient enveloppé dans du tissu ; pour ne pas abîmer le bronze sans doute ?) 
J’approuve totalement la déclaration de monsieur GUAINO sur les magistrats, avec une énorme nuance toutefois ; il généralise et c'est une erreur : tous les magistrats ne sont pas comme il le dit ; il en est qui mettent le droit, la vérité et la justice au-dessus des intérêts de leur syndicat, de leur carrière ou des camarillas socialistes. Ceux-là ne font pas de bruit et honorent vraiment leur fonction. Mais on n’en parle peu et ils sont rarement promus.


Ce régime socialiste est légal mais illégitime, sans aucun doute. Presque aucun des hommes qui ont l’honneur (non honoré) de nous gouverner n’aime sa patrie, l’histoire de sa patrie, l’héritage des générations passées : ils aiment le mythe terroriste et dictatorial de l’homme nouveau. Basta, Fora, Exeant omnes !
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3. Informations diverses.
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Amusons-nous un peu tant que c'est encore possible (site du journal L'Opinion).

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Silence méprisant de la presse bobo (URL : https://lh3.googleusercontent.com/KepxU1hLm1vNT-Fy2aJG2gq5vCvg2O1rMeCoQ1pnwPfMsFqG4hyy0Fs7CRnbr15f4sWt=s114 ).

Sept mille catholiques prient dans les rues de PARIS, le 11 octobre 2015. Ouïtes-vous la Presse bien pensante signaler cette manifestation ? (Merci à mon ami Dominique, spécialiste en pompe et tuyaux i.e. cardiologue, qui m'a transmis une série de photos sur ces prières de rue, dont celle-ci.)


Une autre prière de rue, le 27 juin 2015 (URL : : https://lh3.googleusercontent.com/KepxU1hLm1vNT-Fy2aJG2gq5vCvg2O1rMeCoQ1pnwPfMsFqG4hyy0Fs7CRnbr15f4sWt=s114)



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Un tweet de Xavier Paul.


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Sans commentaires. Normal Ier ne doit JAMAIS être contredit. (URL plus image ; via le site du Salon beige).

http://lesalonbeige.blogs.com/.a/6a00d83451619c69e201b8d16f6cb5970c-pi


Quand serons-nous délivrés de ce système ? De  ces hommes qui se croient sortis de la cuisse de Jupiter ?