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vendredi 3 novembre 2017

03 novembre. Nouvelles de la Dissidence. La science n'a pas à dicter les comportements !


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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
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1. LES CITATIONS DU JOUR.
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Citation du Professeur HAMBURGER, tiré de son ouvrage Monsieur Littré : "Croire qu'on peut tirer de la science une morale et une politique, c'est prendre une machine à découvrir des faits pour une machine à dicter les comportements."

Citation de Raïssa MARITAIN : "À la Sorbonne telle que nous l'avions connue, les savants pour autant qu'ils philosophaient étaient en général partisans de théories philosophiques telles que le mécanicisme et l'épiphénoménisme, le déterminisme absolu, le monisme évolutionniste, doctrines qui nient la réalité de l'esprit et de tout savoir dépassant la connaissance de phénomènes sensibles.
Toutes ces théories composaient une sorte de système plus ou moins avoué que Jacques devait quelques années plus tard, dans un de ses premiers livres, désigner par le nom de scientisme. « Le scientisme, disait-il, voit dans la Mathématique l'instrument universel et le régulateur souverain du savoir… Il remplace l'intelligence par la perfection toute matérielle des procédés techniques, il substitue à l'intelligibilité la simple possibilité d'être recomposé ou reconstruit à l'aide d'éléments mathématiques ou de représentations spatiales. Ainsi le scientisme impose à l'intelligence la loi même du matérialisme : cela seul est intelligible qui est vérifiable matériellement. De là vient que le scientisme est représenté par le mécanicisme universel. Que tout se réduise à l'étendue et au mouvement, et qu'il n'y ait pas d'autres lois que les fonctions mathématiques, ce n'était même pas aux yeux de nos savants une thèse à démontrer, c'était l'exigence même de la pensée."
Cité
In
André VALENTA.
Le scientisme ou l'incroyable séduction d'une doctrine erronée. Préface du cardinal POUPARD.
Mélodie, Cercle de réflexion sur la science, sans mention de lieu, 1995. (Page 75 et Page 90.)
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2. COMMENTAIRES.
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J’ai déjà donné dans un très ancien billet la pensée du Pr HAMBURGER. Elle est absolument capitale. Son intérêt vient de qu’elle est celle d’un très grand médecin, un homme de science, reconnu par ses pairs, et qui a l’humilité de reconnaître que les comportements humains ne peuvent être dictés par les découvertes scientifiques ou le progrès des technosciences. HAMBURGER dénonce ici le totalitarisme intrinsèque de la modernité et de la post-modernité qui se prétendent démocratiques et ne visent qu’à imposer aux hommes des normes et des obligations prétendument imposées par la science. Puisque la science positive le dit, il n’y a qu’à lui obéir. Autrement dit, la subjectivité sociale, la réflexion personnelle, les exigences de la conscience n’ont qu’à se plier à ce que disent les microscopes, les télescopes, les machines. Bien entendu, l’homme libre ne cèdera jamais à ces injonctions mécaniques du « Il n’y a pas le choix ».

Raïssa MARITAIN, l’épouse de Jacques, définit parfaitement les conséquences de cet esprit qui se dit mathématique, objectif, quantifiant et contraignant. Elle montre que c’est nier les conceptions innées qu’ont les hommes de ce qui est beau, bien, juste, vrai, et que c’est imposer un matérialisme de fait à tous les citoyens qui baignent dans ce régime glauque où nous abandonnons notre libre arbitre et nos délibérations intérieures aux lois inflexibles (tu parles !) de l’économie, de la technologie, de l’informatique, ou de la biologie. Seule la physique et ses vertigineuses découvertes ouvrent à nos esprits émerveillés la perspective du mystère, celui des débuts du monde, celui de sa fin, et la signification que peut avoir la fixation des constantes physiques à une précision qui seule autorise l’émergence de la vie (ces constantes sont déterminées à la dix-septième décimale après la virgule !)
Bref, nos hommes politiques veulent nous arracher à la contemplation (qu’ils appellent rêveries, utopies, superstitions) et nous plier aux exigences définies par leurs « experts ». Mais le réel est ce qui résiste, et ils vont voir se cabrer avec une vigueur croissante une humanité qui ne veut pas se laisser réduire à l’état de troupeau.
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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La dérive intégriste de la laïcité.

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La reine des bobotes a du souci à se faire.

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La vie d’une grande sainte racontée dans un roman en piste pour le prix Goncourt.

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Encourageons Nadine !


Et n'accordons aucune importance aux injures proférées par Guy BEDOS qui a pus se permettre de traiter de salope madame MORANO, sans être sanctionné pour injure public. J'en conclus que j'ai le droit absolu de dire que monsieur BEDOS est un crétin patenté, à la fois vulgaire et parfaitement dépourvu d'humour. N'est pas COLUCHE qui veut !
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Ce qui me plait ici c’est le mot dissidence !



dissidence

vendredi 13 mars 2015

13 mars 2015. Nouvelles de la Résistance : la science, un tyran des comportements ?

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Allez, encore un petit coup de devise :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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1. Les citations du jour.
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(a) "Croire qu'on peut tirer de la science une morale et une politique, c'est prendre une machine à découvrir des faits pour une machine à dicter les comportements.
Une autre faiblesse du système [i.e. du positivisme] est d'avoir imparfaitement apprécié le besoin de transcendance de l'âme humaine. LITTRÉ a cru que la beauté de l'univers, telle que la recherche scientifique la découvre, suffirait à tarir la soif naturelle d'absolu. Mais cette soif n'est autre que le désir de sortir des frontières de la démarche purement scientifique."
In
Jean HAMBURGER (Pr).
Monsieur Littré (Grandes biographies).
Flammarion, Paris, 1988.

(b) "Voilà bien une nation qui n'a pas écouté la voix du Seigneur son Dieu, et n'a pas accepté de leçon. La vérité s'est perdue, elle a disparu de leur bouche". (Jérémie 7, 28.)
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2. Commentaires.
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(a) Le Pr HAMBURGER est non seulement un très grand médecin, mais aussi un humaniste. C'est un homme de science. Il est donc très intéressant de voir dans cette affirmation le fruit d'une expérience existentielle. Dire que la science peut inspirer non seulement une politique mais aussi une morale, c'est la transformer en tyran de nos comportements nous dit-il. Et quand la science se mélange aux bons sentiments dégoulinants, ça donne les lois sur la fin de vie. Il n'est plus là pour nous donner son avis, mais cet homme qui a passé sa vie à combattre la maladie serait sans doute horrifié que l'on songe à écourter la vie humaine au motif que la vie serait insupportable à celui qui souffre, alors que l'on entend essentiellement l'avis de gens en bonne santé qui, nous disent-ils, veulent mourir dans la dignité, alors qu'ils ne sont pas encore en mesure de donner un avis en situation. On entend souvent aussi, dans ce domaine, l'avis de proches de très grands malades. Le soutien qu'ils apportent à ces lois est peut-être de bonne foi, mais il est surtout le reflet de leur propre angoisse devant la souffrance et la mort, quand il n'est pas la lâcheté de devoir l'affronter dans le visage du mourant. Non la science ne peut tarir cette soif d'absolu qui se niche au plus profond de notre esprit. Certains, comme LITTRE, l'ont cru, et cette croyance a débouché sur les développements techniques qui ont conduits aux abominations des guerres et des totalitarismes du siècle dernier.
(b) JEREMIE me rappelle la question que Jean-Paul II posait à REIMS à notre patrie : "France, qu'as-tu fait de ton baptême ?" Nos gouvernants s'efforcent, avec un certain succès, d'extirper du coeur de nos enfants l'amour de Jésus. Nous avons été la fille aînée de l'Eglise. Que sommes-nous aujourd'hui ? Alors qu'ils auraient défendre la vérité, dans leur bouche elle s'est transformée en mensonges, en erreurs dramatiques et en impuissance à changer quoi que ce soit à l''esprit public. Leur inspirateur était la science et le progrès qu'elle est censée accompagner. Ils en ont déduit des comportements républicains, les seuls respectables, et d'autres qui ne le sont pas. Non, décidément, la vérité n'est pas dans leur bouche.
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3. Informations diverses.
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Jean Quatremer et la liberté d'expression à sens unique (repris du Salon beige).

Jean QUATREMER, journaliste à Libération et auteur d'un blog européiste, vient de vivre l'expérience du "retour de boomerang" ou de "l'arroseur arrosé" au choix.
Acte I. Le 6 mars dernier, Jean Quatremer développe sur Arte une "déontologie" plutôt originale et pas du tout Charlie sur la façon de traiter le FN :
"Le FN est un parti fasciste qui n’est pas républicain (...)  A Libération, nous n’allons jamais interviewer de responsables du Front National parce qu’on considère que ce sont des menteurs (...) J’ai un exemple en tête, la Belgique, où pendant 25 ans il y a eu un cordon sanitaire autour du Vlaams Belang. On les a isolés, pas d’invitations dans les médias et personne n’a fait alliance avec eux."
Acte II. Le 11 mars, Jean QUATREMER essaye en vain d'interroger Marine Le Pen et Florian Philippot sur l'affaire des attachés parlementaires européens et s'étonne de ne pas obtenir de réponse :
"L’ambiance est tendue. Les dirigeants du FN poursuivent leur chemin. Les gardes du corps m’empêchent de les approcher (juste en faisant écran), mais je ne lâche pas (...) J’avise Bruno Gollnisch, que je connais depuis longtemps, et lui demande : « comment peut-on nous reprocher de ne pas faire notre travail tout en refusant de répondre à nos questions ? » « Moi, je parle aux gens qui ne nous aiment pas, mais qui sont corrects. Je vous parle ». On en viendrait presque à regretter la vieille garde frontiste…"
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