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lundi 30 juillet 2018

Lundi 30 juillet. Nouvelles du pari bénédictin. L'inéluctable dérive de l'Etat ; le refus du parieur


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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VOILA L’ÉVOLUTION INÉLUCTABLE DE L’ÉTAT.
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"Nouvelle forme de la puissance qui engendre un nouvel espace de connaissance. L’affirmation de l’État même lorsqu’elle n’est qu’en germe, dès lors qu’elle s’appuie sur ce fondement, c’est l’affirmation d’un savoir possible de la constitution de la société par elle-même. L’État est toujours secrètement athée. Il ne croit pas à l’œuvre divine. Il a de bonnes raisons de ne croire qu’à la sienne. Et s’il s’empare de la religion, c’est pour devoir finalement la détruire. Un jour il lui faudra l’abolir pour vraiment s’établir. Ni Dieu, ni nature au-dessus de lui, rien dans les lois de la société qu’il soit éternellement voué à respecter. Pas de limite à son droit à changer. Omnipotent et productif, il fait voir partout l’artifice et la marque d’une création dans la communauté humaine. Jusque dans le sujet humain : pas d’arrêt de la fabrication sociale sur une intangible nature psycho-anthropologique qui dicterait ses exigences à l’institution. L’homme de l’État ce sera l’homme nouveau. Sous l’effet de cette négation en marche de la nature, dans cet effacement de toute transcendance autre que celle de l’État lui-même, surgit un nouveau mode d’explication de la communauté politique. Le social en tant que tel devient pensable. L’État s’imposant radicalement à la société, impose une autre pensée du social."
In
Étienne de La BOÉTIE.
Le discours de la servitude volontaire. Texte établi par Pierre LÉONARD. Et
La Boétie et la question du politique. Textes de Félicité de LAMENNAIS, Pierre LEROUX, Auguste VERMOREL, Gustav LANDAUER, Simone WEIL et de Miguel ABENSOUR, Marcel GAUCHET, Pierre CLASTRES et Claude LEFORT. (Petite Bibliothèque Payot N°134.)
Payot et Rivages, Paris, 2002.
Chapitre Présentation de l’ouvrage par Miguel ABENSOUR et Marcel GAUCHET, Page 40
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CONTREPOINT D’UN ADMIRATEUR DE LÉO STRAUSS.
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"Léo STRAUSS (1899-1973) soutient que la philosophie antique et médiévale, sous les espèces de ce qu’il appelle « la philosophie politique classique », est généralement mieux à même de nous guider, de nous permettre de penser et de faire face aux choix décisifs de nos vies, que la philosophie moderne et contemporaine. Telle est l’opinion qui semble être celle de cet auteur étrange et déroutant, opinion qu’il s’est faite relativement tôt (dans les années trente du XXe siècle) et qu’il a conservé et approfondie tout le reste de sa vie. C’est assurément là une gageure, et cette opinion fait de lui le philosophe le plus singulier et le plus déroutant de l’histoire de la philosophie moderne. Il est étrange en effet de nier ce qui est tenu par tous les contemporains pour une évidence, à savoir que la philosophie « évolue » et que « naturellement » la philosophie d’aujourd’hui est adaptée à notre temps puisqu’elle en est issue. Par ailleurs, s’il est vrai qu’il a existé jusqu’au XXe siècle des partisans de la philosophie classique (en particulier le thomisme, mais où est-il encore sérieusement enseigné ?), aucun ne s’est avancé masqué comme STRAUSS derrière l’apparence d’un historien de la philosophie. Les partisans de la philosophie classique se sont présentés au cours des Temps modernes comme des défenseurs de l’ordre politique pré-démocratique (monarchiste, par exemple, ainsi Joseph de MAISTRE) ; or STRAUSS ne cache pas son souci de défendre la démocratie, en particulier la démocratie libérale moderne, contre la tyrannie et en particulier contre la tyrannie communiste. On peut donc être « démocrate » sans être « progressiste ».
In
Léo STRAUSS.
Nihilisme et politique. Traduit de l’anglais et présenté par Olivier SEDEYN. ("Rivage poche/Petite bibliothèque". N°460. Collection dirigée par Lidia BREDA.)
Payot et Rivages, Paris, 2004.
Texte de présentation (remarquable) d’Olivier SEDEYN, page 7.
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COMMENTAIRE PERSONNEL.
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Ma foi, je dois dire que je me reconnais très bien dans cette analyse de SEDEYN sur la philosophie, et sur les prétentions autoritaires, totalitaires, inhumaines de l’État, illustrées magnifiquement par les événements actuels, dénoncées par ABENSOUR et GAUCHET. J’ai étudié pendant un an, et avec une certaine ardeur, la philosophie thomiste. Cette étude m’a mis du plomb dans la tête, permettez-moi de vous le dire. Pour ce qui est de mon horreur de l’État, il n’y a rien de nouveau. Je ne cesse de la dire depuis l’ouverture de ce Blog. Ce qui ne veut pas dire que je rejette l’ordre politique. Je rejette le politique qui veut détruire tout ce qui ne plie pas aux manigances du Prince, nie l’ordre de la nature, et fait passer le fric (pudiquement appelé « économie ») avant l’homme. Je résume : je préfère obéir à Dieu qu'aux hommes. Je n'obéis à ces derniers que pour autant qu'ils servent le bien commun lequel ne se confond jamais avec celui d'une idéologie, d'un clan, ou de sociétés que je nommerai pas. C'est cela, me semble-t-il qui rentre dans le pari bénédictin : choisir de vivre d'une certaine façon, etiam in perilium.
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LIENS ÉDIFIANTS.
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Chronique des cinglés (suite, mais pas fin) !


Silence étourdissant des médias !


Les lunettes d’Alexandre ! Et tout et tout !




A lire et à diffuser largement cette analyse parfaitement rationnelle et factuelle.


et compléter par la lecture de La Cause du Peuple.


Philippe de VILLIERS parle de l’Europe macrono-libéro-mondialo-vendue, une Europe contre les Nations.


Donnez à une école du pari bénédictin !

http://www.ebse.fr/ (École hors contrat, qui ouvre à ALOXE-CORTON).


Et ma chère Eugénie BASTIÉ cite très pertinemment deux de mes auteurs préférés ! Merci à vous Eugénie.




Est-ce le début de la fin ?

vendredi 3 novembre 2017

03 novembre. Nouvelles de la Dissidence. La science n'a pas à dicter les comportements !


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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
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1. LES CITATIONS DU JOUR.
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Citation du Professeur HAMBURGER, tiré de son ouvrage Monsieur Littré : "Croire qu'on peut tirer de la science une morale et une politique, c'est prendre une machine à découvrir des faits pour une machine à dicter les comportements."

Citation de Raïssa MARITAIN : "À la Sorbonne telle que nous l'avions connue, les savants pour autant qu'ils philosophaient étaient en général partisans de théories philosophiques telles que le mécanicisme et l'épiphénoménisme, le déterminisme absolu, le monisme évolutionniste, doctrines qui nient la réalité de l'esprit et de tout savoir dépassant la connaissance de phénomènes sensibles.
Toutes ces théories composaient une sorte de système plus ou moins avoué que Jacques devait quelques années plus tard, dans un de ses premiers livres, désigner par le nom de scientisme. « Le scientisme, disait-il, voit dans la Mathématique l'instrument universel et le régulateur souverain du savoir… Il remplace l'intelligence par la perfection toute matérielle des procédés techniques, il substitue à l'intelligibilité la simple possibilité d'être recomposé ou reconstruit à l'aide d'éléments mathématiques ou de représentations spatiales. Ainsi le scientisme impose à l'intelligence la loi même du matérialisme : cela seul est intelligible qui est vérifiable matériellement. De là vient que le scientisme est représenté par le mécanicisme universel. Que tout se réduise à l'étendue et au mouvement, et qu'il n'y ait pas d'autres lois que les fonctions mathématiques, ce n'était même pas aux yeux de nos savants une thèse à démontrer, c'était l'exigence même de la pensée."
Cité
In
André VALENTA.
Le scientisme ou l'incroyable séduction d'une doctrine erronée. Préface du cardinal POUPARD.
Mélodie, Cercle de réflexion sur la science, sans mention de lieu, 1995. (Page 75 et Page 90.)
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2. COMMENTAIRES.
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J’ai déjà donné dans un très ancien billet la pensée du Pr HAMBURGER. Elle est absolument capitale. Son intérêt vient de qu’elle est celle d’un très grand médecin, un homme de science, reconnu par ses pairs, et qui a l’humilité de reconnaître que les comportements humains ne peuvent être dictés par les découvertes scientifiques ou le progrès des technosciences. HAMBURGER dénonce ici le totalitarisme intrinsèque de la modernité et de la post-modernité qui se prétendent démocratiques et ne visent qu’à imposer aux hommes des normes et des obligations prétendument imposées par la science. Puisque la science positive le dit, il n’y a qu’à lui obéir. Autrement dit, la subjectivité sociale, la réflexion personnelle, les exigences de la conscience n’ont qu’à se plier à ce que disent les microscopes, les télescopes, les machines. Bien entendu, l’homme libre ne cèdera jamais à ces injonctions mécaniques du « Il n’y a pas le choix ».

Raïssa MARITAIN, l’épouse de Jacques, définit parfaitement les conséquences de cet esprit qui se dit mathématique, objectif, quantifiant et contraignant. Elle montre que c’est nier les conceptions innées qu’ont les hommes de ce qui est beau, bien, juste, vrai, et que c’est imposer un matérialisme de fait à tous les citoyens qui baignent dans ce régime glauque où nous abandonnons notre libre arbitre et nos délibérations intérieures aux lois inflexibles (tu parles !) de l’économie, de la technologie, de l’informatique, ou de la biologie. Seule la physique et ses vertigineuses découvertes ouvrent à nos esprits émerveillés la perspective du mystère, celui des débuts du monde, celui de sa fin, et la signification que peut avoir la fixation des constantes physiques à une précision qui seule autorise l’émergence de la vie (ces constantes sont déterminées à la dix-septième décimale après la virgule !)
Bref, nos hommes politiques veulent nous arracher à la contemplation (qu’ils appellent rêveries, utopies, superstitions) et nous plier aux exigences définies par leurs « experts ». Mais le réel est ce qui résiste, et ils vont voir se cabrer avec une vigueur croissante une humanité qui ne veut pas se laisser réduire à l’état de troupeau.
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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La dérive intégriste de la laïcité.

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La reine des bobotes a du souci à se faire.

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La vie d’une grande sainte racontée dans un roman en piste pour le prix Goncourt.

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Encourageons Nadine !


Et n'accordons aucune importance aux injures proférées par Guy BEDOS qui a pus se permettre de traiter de salope madame MORANO, sans être sanctionné pour injure public. J'en conclus que j'ai le droit absolu de dire que monsieur BEDOS est un crétin patenté, à la fois vulgaire et parfaitement dépourvu d'humour. N'est pas COLUCHE qui veut !
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Ce qui me plait ici c’est le mot dissidence !



dissidence

mardi 31 octobre 2017

31 octobre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Tous les chemins du "progrès" conduisent à Ploermel !

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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"La Révolution française est l'aboutissement de phénomènes centrifuges qui ont dissocié les lois et les mœurs, les mœurs et les croyances, les croyances et les idées. Toutes les institutions temporelles se sont émancipées de la tutelle spirituelle qu'incarnait le catholicisme médiéval."
René VERNENAL,
cité par André VALENTA.
In
Le scientisme ou l'incroyable séduction d'une doctrine erronée. Préface du cardinal POUPARD.
Mélodie, Cercle de réflexion sur la science, sans mention de lieu, 1995. (Page 2.)
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2. COMMENTAIRES.
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Tous les chemins du progressisme, de l’idolâtrie du progrès, de l’encensement des technosciences conduisent à Ploermel.
Dans l’immense chaos qui s’est peu à peu installé, une fois que Dieu a été chassé de l’espace public, il a été nécessaire de trouver une régulation des comportements dans cet espace, par le moyen de la loi, de la réglementation, des amendes, des contraventions et des procès-verbaux. Autrement dit, les pouvoirs publics ont bien gardé par devers eux le pouvoir, c’est-à-dire la possibilité d’infliger aux citoyens, par la force, l’obéissance à des lois, issues de normes purement humaines. Mais ces mêmes pouvoirs publics n’ont aucune légitimité pour édicter des normes qu’ils voudraient imposer à des consciences rebelles.
Soyons clairs. Il est enjoint aux chrétiens d’obéir aux autorités politiques tant qu’elles respectent la loi naturelle et les droits de la conscience, mais il leur est demandé aussi d’obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes.
La citation de VERDENAL reprise par VALENTA illustre le chemin parcouru depuis la Révolution vers la chimérique auto-construction de l’homme par lui-même. Marcel GAUCHET situe vers les années 1970 le décrochage définitif du monde humain de l’emprise du divin sur l’organisation de la société politique.
C’est bien au nom d’une loi inique que deux crétins patentés de la Libre Pensée ont réussi à obtenir du Conseil d’État la destruction de la croix de Ploermel.
Je puis comprendre qu’il faille respecter toutes les croyances en évitant de les heurter par des manifestations politiques publiques. Mais enfin il y a des limites à la bêtise et la saisine de la haute juridiction administrative par ces deux imbéciles, au terme d’un combat qui dure depuis plus de dix ans, est une illustration de ce que dit VERDENAL, une dissociation parfaite de la loi et des mœurs, des mœurs et des croyances (qui sont tout à fait différentes de la foi), des croyances et des idées : c’est-à-dire un inextricable chaos social qui laisse à l’état le droit totalitaire de tout réglementer au gré des idées et des systèmes philosophiques de nos gouvernants : nous savons que les principes de la République sont ceux de l’anticléricalisme, de la franc-maçonnerie et de la liberté totale des mœurs.
C’est pourquoi, dans une note brève, je reviendrai sur le « pari bénédictin », la seule audace qui permettra au monde de sortir du trou ténébreux dans lequel il a plongé. Je puis vous dire que ce pari bénédictin est en train de réussir, et qu’un jour, comme au temps de saint Benoît de Nursie, on sera heureux de se tourner vers ces îlots d’humanité pour y trouver la tremblotante mais éclatante lumière du Maître.
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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TOUT LIRE SUR LA CROIX DE PLOERMEL !

Affaire de la Croix de Ploermel, suite !

Chers amis, j’ai envoyé ce jour même à monsieur le maire de Ploermel une proposition d’achat du terrain sur lequel est placée la statue de Jean-Paul II. Je compte créer une association à cette fin. Si vous êtes d’accord pour participer à cet achat (1 euro, 50 centimes d’euro suffiraient si nous sommes des milliers) faites le moi savoir. Mais il se peut que des initiatives de ce type aient déjà été prises.

Nom possible de l’Association

Association pour la défense de la statue de Jean-Paul II.







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Comme quoi il est possible de vendre des immeubles publics à des particuliers.

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Trois figures emblématiques raillées par la boboterie.


Mais ces gens, eux, ont du courage.
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Renouveau du catholicisme en France.



C'est l'émergence du pari bénédictin !

dimanche 17 septembre 2017

17 septembre 2017 septembre. Nouvelle de la Dissidence. Les droits de la conscience au-dessus des lois

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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle, c’est de la faire aimer !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Au XXe siècle, nous avons été témoins d’une nouvelle tentative pour reconstruire les rapports entre morale et politique : dans les régimes totalitaires, c’est celle-ci qui dicte les règles de celle-là. L’État définit ici non les seuls impératifs politiques, mais aussi les fins morales de ses citoyens ; puisque rien n’échappe à sa compétence, l’autonomie morale des individus n’a plus lieu d’être.
"Benjamin CONSTANT, qui médite sur l’absolutisme monarchique, la terreur révolutionnaire et la tyrannie napoléonienne, a eu comme un pressentiment de ce danger totalitaire et, pour le conjurer, a proposé une autre forme d’articulation entre morale et politique : non plus la soumission de l’une à l’autre, ni leur séparation définitive, mais l’introduction de l’autonomie individuelle en tant que principe légitime au sein du politique/ Le « second principe » de CONSTANT, le droit de l’individu à un territoire inviolable, assure l’insoumission de la morale à tout autre impératif ; en même temps, il introduit dans la vie politique un principe moral qui agit sur elle sans la dominer. CONSTANT imagine en effet la situation de désobéissance civique allant à l’encontre de ce que l’on juge être ses obligations morales (per exemple, le devoir d’hospitalité, ou de non-dénonciation). Les individus ont des droits qui sont indépendants des lois en vigueur et antérieurs à elles, que nous appelons les droits de l’homme. Ces droits de décident pas de la politique des États, mais elles (sic) posent des limites que cette politique ne doit pas transgresser ; elles (sic) constituent en même temps un terrain à partir duquel on peut critiquer les lois et les institutions existantes. […]." [Texte intégral.]
In
Tzvetan TODOROV.
Le Jardin imparfait. La pensée humaniste en France. (Collection dirigée par Jean-Paul ENTHOVEN ; Biblio essais ; Le Livre de Poche N°4297.)
[Le Livre de Poche], Grasset, Paris, 2006. (Page 116.)
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2. COMMENTAIRES.
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Le commentaire que TODOROV fait de Benjamin CONSTANT vient éclairer l’attitude qu’il convient d’avoir devant un État qui entend nous imposer des normes et des obligations que notre conscience réprouve. Il est parfaitement contraire aux droits de l’homme de créer un délit d’entrave numérique à l’avortement. L’avortement n’est pas un droit, c’est un drame. Il est tout aussi contraire aux droits de l’homme d’obliger des maires à marier des personnes de même sexe, si leur conscience réprouve cette pratique. Il va en être de même avec la loi sur la PMA. Il est parfaitement inacceptable que l’état s’arroge le droit de régler la vie et la mort des hommes et de décider de ce qui est bien et mal en cette matière.
Oui, les individus ont des droits indépendants des lois en vigueur ; oui ces droits sont antérieurs à elles. Et nous avons le devoir d’y désobéir si elles contreviennent aux Droits de l’homme, dont le premier est le droit à la vie, et les Droits de l'homme s'appuie sur la loi naturelle. Je réclame le droit d'agir selon ce que ma conscience me dicte. Et ce que ma conscience me dicte trouve son double fondement dans cette loi naturelle et dans ce que dit Celui que notre péché a crucifié.
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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Le retour du beau français.

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Eh oui ! Culturelle qu’on vous dit !


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Elle sue la haine de ce qu’est la France par tous les pores de sa peau.


Si elle avait un peu de culture, elle saurait que les Gaulois étaient passés maîtres dans l’art de la charcuterie et du traitement du porc. Nous n’avons aucune raison d’accepter la critique inconsidérée de cette furibarde.
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Et avec ça des persécutions !


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Avis au climatolâtres !

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Le gâchis états-unien en Syrie !

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Une critique théâtrale magistrale d’Elvire DEBORD.


et une autre d’un livre qui fera du bruit en France.


samedi 16 septembre 2017

16 septembre 2017. Nouvelles de la Dissidence.Les experts savent tout, mais ils ne savent que ça !

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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle, c’est de la faire aimer !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"La seconde branche de l’idéologie scientiste se manifeste dans le cadre des démocraties occidentales. Ses éléments ‒ tout est déterminé, tout est connaissable, tout peut être amélioré ‒ interviennent dans de nombreux aspects de la vie publique : l’oubli des fins que sont censées poursuivre les actions politiques ou morales (ou la disparition pure et simple de telles actions) ; la conviction selon laquelle ces fins découlent automatiquement des processus que décrit la science ; le désir de soumettre l’action à la connaissance. Économistes, sociologues et psychologues observent la société et les individus, et croient identifier les lois de leur comportement, la direction de leur évolution ; les politiciens et les moralistes (les « intellectuels ») incitent alors la population à se conformer à ces lois. L’expert remplace le sage en tant que pourvoyeur de fins dernières, et une chose devient bonne du simple fait qu’elle est fréquente. La liberté de choix est préservée, remarque Victor GOLDSCHMIDT, mais elle est exercée par « une collectivité technicienne », et non par des sujets autonomes. Cette proximité idéologique n’empêche pas cependant les régimes démocratiques de s’opposer aux régimes totalitaires : la pratique de ces États qui assurent la liberté des individus empêche que l’incitation ne devienne coercition, et que l’insubordination ne soit punie par l’enfermement ou la mort."
In
Tzvetan TODOROV.
Le Jardin imparfait. La pensée humaniste en France. (Collection dirigée par Jean-Paul ENTHOVEN ; Biblio essais ; Le Livre de Poche N°4297.)
[Le Livre de Poche], Grasset, Paris, 2006. (Page 41.)
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2  COMMENTAIRES.
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Dans un billet déjà ancien, j’avais cité un passage du livre de Marc WEINSTEIN (Marc WEINSTEIN. L’évolution totalitaire de l’Occident. Sacralité politique I. Hermann/Le Bel aujourd’hui, Paris, 2015.) ; il décrit minutieusement et analyse avec une rare rigueur les mécanismes de totalitarisation démocratique qui aboutissent à la destruction de la subjectivité sociale, des traditions locales ou nationales pour y substituer le règne des spécialistes et des experts, ou celui des comités Hyppolyte et Théodule, censés donner la bonne parole des "sages et des savants" pour éclairer le bon peuple. Nous sommes donc sommés d’obéir à ces irresponsables, non élus, de la bouche desquels sort la vérité (elle n'est pas toujours toute nue ! Loin de là ! Elle est souvent parée des atours de l'idéologie la plus crasse, qui n'est pas que scientiste).
TODOROV va plus loin. Il nous dit que les fins morales de l’action politique sont parfaitement oubliées, et même ignorées, au profit de l’efficacité (!!!) technicienne immédiate et dépourvue de sens. Nous avons tous les jours une illustration de cet aveuglement. Or le but du politique est de conduire les hommes à la fin qui leur est due. Est-il possible aujourd’hui de dire quelle fin les démocraties assigne à l’homme si ce n’est celui de la satisfaction de ses désirs immédiats, au détriment du sens ? Croit-on qu’il suffit d’avoir une voiture, une télévision, un smartphone, croit-on qu’il suffit d’aller en vacances pour être heureux ? Croit-on qu’un homme peut se satisfaire de la terrible solitude dans laquelle le laisse un État omnivore, carnassier, monstrueux et froid ?
Je ne vois qu’un moyen pour lutter contre ce totalitarisme. Faire comme si l’État n’existait pas quand il entend imposer des règlements, des lois, des normes ridicules ou immorales. Préférer le troc, l’échange gratuit de services, la recherche d’une certaine autosuffisance pour satisfaire les exigences de la nature : nourriture, toit, vêtements, privilégier des petits commerçants quand ils existent et n’avoir qu’un recours minimal aux « grandes surfaces ». Le lien social, la vie de quartier, la vie de l’immeuble, la courtoisie dans les escaliers et les ascenseurs. Non, je ne fais pas de morale. Chacun est libre d’en faire à sa guise. Mais il faut alors accepter les conséquences de ses choix et ne pas protester quand l’État veut s’occuper de tout. La dernière intrusion de l’État dans nos vies est celle de l’obligation ridicule de soumettre les enfants à onze vaccinations. Je suis bien placé, professionnellement, pour dire que la moitié d’entre eux sont inutiles, et qu’il y a d’autres moyens pour lutter contre certaines maladies infectieuses.

Un poème de Marc RUGGERI pour ces temps qui s’annoncent être de persécution !

Allons à la Croix, Chrétiens,
elle est notre port,
Prenons le ciel pour océan.
Allons à la Croix, Chrétiens,
elle est notre royaume,
et du Seigneur d’en-haut
le fief invisible.
Quelque bannière
qui vous relie au monde,
des exilés du Ciel
vous portez ici-bas
l’Étendard magnifique.
Elévations sur notre temps (été 2017)
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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Difficile de faire aimer la vérité !


Soutenons de toute nos forces un homme qui pense, qui pense droit et qui a le courage de le dire.
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Du boulot pour Marlène !

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Feu Pierre Bergé n’est plus là pour censurer.

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Des bébés à la carte !

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Comment être « de droite » ?


Pour moi, c’est assez simple : penser librement et dire librement et honnêtement ce qui est vrai, beau, juste. Inutile de se référer à un parti. Bien au contraire, se libérer de ce carcan. Et comme le dit Mathieu BOCK-COTE, faire preuve d’insoumission.
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Une salutaire mise au point sur MAURRAS.


J’ajoute que je partage l’avis du grand BERNANOS sur MAURAS. Georges rompit avec lui tout en restant fidèle à la monarchie.
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Question inutile : on connaît la réponse.


Monsieur CASTANER est le prototype des imbéciles.
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Une pro de la tronçonneuse !

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À propos de la moraline médiatique.

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