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lundi 16 janvier 2017

16 janvier 2017. Nouvelles de la Résistance. Les bobos méprisent le peuple !

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Ainsi, quand la fascisation ne suffit plus, la classe dominante n’hésite plus à délégitimer les résultats électoraux lorsqu’ils ne lui sont pas favorables. La tentation d’exclure les catégories modestes du champ de la démocratie devient plus précise. L’argument utilisé, un argument de classe et d’autorité, est celui du niveau d’éducation des classes populaires. Il permet de justifier une reprise en main idéologique. En juin 2016, le vote des classes populaires pour le Brexit a non seulement révélé un mépris de classe, mais aussi une volonté de restreindre la démocratie. Quand Alain MINC déclare que le Brexit, « c’est la victoire des gens peu formés sur les gens éduqués » (In Marianne. 29 juin 2016) ou lorsque Bernard-Henri LÉVY insiste sur la « victoire du petit sur le grand, et de la crétinerie sur l’esprit », la volonté totalitaire des classes dominantes se fait jour. Les mots de l’antifascisme sont ceux de la classe dominante, les catégories modestes l’ont parfaitement compris et refusent désormais les conditions d’un débat tronqué."
In
Christophe GUILLUY.
Le crépuscule de la France d’en haut.
Flammarion, Paris, 2016, p. 178.
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2. COMMENTAIRES.
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Les bobos méprisent le peuple, et ils utilisent le politiquement correct pour maintenir leur domination. Le politiquement correct n’est autre qu’une pensée autoritaire, (qui se veut d’autorité), qui prétend qu’elle est objective et fondée sur les sciences politique et économique et sur les technosciences, une opinion que les non-sachant n’ont qu’à avaler toute crue, sans réfléchir.
Qu’un Alain MINC ou un Bernard-Henri LÉVY osent dire que le Brexit est une victoire des gens peu formés, ou des petits sur les grands est tout simplement honteux et montre à quel point ces bobos méprisent toutes les opinions qui ne sortent pas de leur catéchisme boboïque. Les véritables imbéciles, au sens de BERNANOS, et, je le crains, les imbéciles tout court, ce sont eux qui ne cherchent pas à comprendre les raisons pour lesquelles les classes dites populaires ne veulent pas de la mondialisation, du libre-échangisme, et de la forme financiarisée de l’économie. Que les ouvriers, les employés, nombre d’agriculteurs votent pour le Front national (ou pour Jean-Luc MELANCHON) n’entraîne de leur part que des condamnations, jamais des réflexions. Je reviendrai, à cet égard, sur les analyses d’un Jean-Claude MICHÉA qui démontre la persistance de valeurs d’entraide et de solidarité, dans les seules classes dites populaires, tandis que les bobos sombrent dans le nombrilisme, l’individualisme et l’égoïsme le plus ignoble.
En vérité, il est temps que ces gens qui se croient au-dessus du Français lambda quittent la scène médiatique, la scène du pouvoir, et le « théâtre de l’antifascisme » (dixit Lionel JOSPIN, sic et resic), pour revenir à un peu plus d’humanité, de compréhension et d’ouverture.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Les trois qualités d’un véritable homme d’état.

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En prison pour avoir défendu (avec succès) la vie.


Heureux êtes-vous si l'on vous persécute à cause de mon nom ! Soyez dans la joie et l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux ! (Matthieu 5, 11-12a)
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Apprenons les prénoms de ceux qui sollicitent notre aide.



Même si l’on ne peut rien donner, pour toutes sortes de raisons, on peut établir un contact qui rend l’autre visible à nos yeux et aux siens propres.

dimanche 20 décembre 2015

20 décembre 2015. Nouvelles de la Résistance. Opération Niqababa !

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Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !
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1. La citation du jour.
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Nous l'emprunterons à Charles DICKENS via la médiation de mon cher CHESTERTON (dans Notre ami commun) : 

"Dans l’heureuse certitude qu’il avait de ses mérites et de son importance, M. PODSNAP avait établi que tout ce qu’il avait décidé d’ignorer cessait ipso facto d’exister."
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2. Commentaires.
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Appliquez ce constat à la manière dont les politiques, NORMAL Ier en tête (qui se voit réélu en 2017 ; mon Dieu, TSH), ont perçu les résultats des élections régionales. Des enquêtes sociologiques d'opinion indique que le premier motif du vote pour le FN n'est pas la question du chômage, mais bien celle de l'immigration incontrôlée.
On peut toujours, le cul calé dans un coussin de soie, dire que c'est une honte ou de la xénophobie. Il n'empêche que le sentiment est là. Il s'agit donc de savoir s'il est fondé ou non.

Nous savons par divers témoins, que les soldats qui ont opéré conjointement avec la BRI et le RAID à SAINT-DENIS, ont été conspuée, menacés de mort, considérés comme des intrus dans un territoire que se sont appropriés diverses communautés que l'on est bien obligé d'appeler ethniques. C'est un fait, et nul ne peut le contester. Dans ce cas-là que doit-on faire ?

Nous savons qu'en la bonne ville de  CALAIS, les habitants des quartiers situés près de la "jungle" sont obligés de se protéger des intrusions intempestives de certains migrants. C'est là aussi un fait que nul ne peut contester. Alors, que fait-on ?

Nous savons aussi que les chauffeurs de bus qui opèrent en certaines banlieues le font la peur au ventre, tant est grand leur sentiment d'insécurité. Vous avez une solution ?

Sans doute y aurait-il d'autres exemples, toujours ponctuels, mais qui frappent les imaginations et nourrissent la peur. Ces problèmes existent et les divers gouvernements n'ont jamais essayé de les traiter. La solution simpliste qui consiste à renvoyer "chez eux" tous les migrants et immigrés est tout simplement inapplicable et fondamentalement inhumaine. La solution de l'aveugle qui consiste à ne pas voir les problèmes posés par la création de ghettos ethniques est grosse de violences. Je crois que, conformément aux préceptes évangéliques, il nous faut accueillir l'étranger, et l'aimer, en s'en occupant VRAIMENT. A cet égard, je puis vous dire que la Banque alimentaire tenue par la Conférence de saint Vincent de Paul, près de la Porte de Saint-Cloud, fait un travail admirable d'amour, de compréhension et de partage. J'ai déjà eu l'occasion de dire, puisque je m'efforce d'y faire un peu d'accueil tous les mardis, que les nombreuses femmes, souvent mères de famille, que nous accueillons, algériennes, tunisiennes, marocaines, égyptiennes entre autres, mais aussi africaines, sont merveilleuses et dussé-je être promis au billot, je ne changerai pas d'opinion. [Je crois beaucoup au rôle pacifiant des femmes.] Mais il nous faut aussi faire preuve de discernement et être fermes, voire impitoyables avec ceux qui, accueillis, injurient leur pays d'accueil, en profitent honteusement et organisent trafic et violence. Je suis absolument scandalisé de voir des hordes de jeunes gens originaires de ces lointains pays du soleil, au moins par leurs parents, qui fraudent sciemment, en sautant par-dessus les portillons du métro, ou montent dans des bus sans payer (et ces jeunes le font ostensiblement et avec arrogance). Je veux que l'on accueille et non que l'on assiste. Et je me demande d'où nombre de ces jeunes tire l'argent qui leur permet de se payer des chaussures de marque (à 100 euros la paire), des smartphones et i-phones, des blousons de cuir, ou des casques audio à 300 euros. J'estime que ces questionnement sont légitimes. En somme les politicards disent qu'il faut accueillir mais il ne font strictement rien pour l'accueil, si ce n'est d'imposer aux immigrés l'humiliation d'attentes interminables dans les sous-préfectures, aux caisses d'allocations familiales, ou ailleurs, pour quémander leurs prestations sociales. Je ne suis pas sûr que ce soit-là une bonne chose. 
Les écoles "Espérance Banlieues", elles, attendent toujours d'être aidées par le Ministère de l'Education dite Nationale. Mais il s'agit d'écoles hors contrat ! Alors qu'importe si elles accueillent les enfants des cités : elles échappent aux griffes de Najat !
Je crois donc qu'il faut personnaliser les relations dans la mesure du possible, ne pas céder sur notre identité, notre histoire, nos us et coutumes, nos moeurs. Les transmettre aux nouveaux arrivants.  Et ce ne sont pas les Loges, ni les grandes banques américaines qui nous imposerons leurs lois. Ce sont les Français, à condition qu'on les éclaire sur les enjeux multiples de cette situation inédite : politiques, moraux, sociaux, historiques.
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3. Informations diverses.
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La NIQABABA ! (je vous laisse deviner ce que signifie cette expression !)

Concours de crèches à HASNON, dans le Nord (via le salon beige).


Le maire d'Hasnon (59) organise comme tous les ans son exposition de crèches avec un concours. Près de 100 crèches sont exposées, avec un vote du publique. De nombreuses associations autours de Valenciennes y participent, aussi bien des associations de jeunesse que des organisation pour personnes âgées. Sans oublier de nombreux particuliers. Ouvert Mercredi, vendredi, samedi et Dimanche de 16 à 20 heures.


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Une autre crèche dans une mairie, celle  du LUC EN PROVENCE (Via l'observatoire de la Christianophobie.)

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Et une autre dans la Marie de FREJUS (même source que ci-dessus).

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Une crèche à SAGUENAY (Canada, même source que ci-dessus).

"Une information qui réchauffe le cœur ! Mais à en juger par la photo qui illustre l’article qui suit, du site Mouvement Tradition Québec, et celle qui orne l’article d’Ici Radio Canada qui en traite, le réchauffement climatique n’a pas atteint la Belle Province. Nos militants catholiques ont voulu redorer l’honneur de Chicoutimi, alors que la région est particulièrement la cible des “franc-tireurs” anticatholiques. C’est en attaquant la ville de Saguenay devant les tribunaux qu’ils ont réussi à faire interdire les prières dans les assemblées municipales de tout le Canada. Il est évident qu’après une telle défaite, aucune instance politique n’aura le courage de souligner que Noël est bel et bien une fête catholique commémorant la naissance de Notre Seigneur Jésus-Christ à Bethléem. Sous un pauvre sapin décoré d’ours blancs [place du Citoyen], l’image la plus parfaite de la Tradition assaillie a été déposée. Chicoutimi a maintenant sa crèche. C’est pourquoi, nous avons suppléé au devoir des politiciens enchaînés par le faux principe de la laïcité, ainsi qu’au devoir du (des) diocèse(s) fort occupé(s) à tout défendre, hormis le catholicisme. Ceux qui pensent pouvoir faire disparaître tous nos symboles catholiques ont une lourde tâche devant eux ; la province de Québec elle même est un symbole catholique. Gardons la Tradition, vive le Christ-Roi ."

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samedi 5 septembre 2015

05 septembre 2015. Nouvelles de la Résistance. Une remarquable analyse de Philippe de Saint-Germain. Premier billet de ce jour.

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Je le confesse. Pour ce premier billet du jour, j'ai pillé le site (remarquable) de LIBERTE POLITIQUE (http://www.libertepolitique.com/), en vous retranscrivant dans sa totalité l'article de Philippe de SAINT-GERMAIN relatif à la présence de Marion MARECHAL-LE PEN à l'Université catholique de la SAINTE-BAUME. Plus que jamais cet article donne raison à notre devise :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !

Les imbéciles n'ont rien d'autre à dire ou à faire que d'éructer leurs imprécations contre de fantasmatiques ennemis, le cul bien calé dans leur fauteuil. Ils nous cassent singulièrement les gonades (mes lecteurs comprendront cette analogie anatomique).
Voici l'article. Je vous en supplie ! Lisez-le de fond en comble. Une justesse rare dans ce monde qui baigne dans la boue depuis des années.
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1. Article de Philippe de SAINT-GERMAIN.
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"La présence de Marion Maréchal-Le Pen, samedi 29 août 2015, à un débat organisé par le diocèse de Fréjus-Toulon a soulevé un tollé. En invitant l’élue FN du Vaucluse à la Sainte-Baume, le sanctuaire de Marie-Madeleine, Mgr REY donne une leçon politique : la grandeur de la politique est morale, mais elle ne peut défendre la morale en cessant d’être politique.
C’EST LE GRAND MAL français : dans le pays de l’idéalisme cartésien, on confond morale et politique, et surtout moralisme et politique. L’incantation des grands principes tient lieu d’efficacité politique. Plus vos principes sont purs et intraitables, plus vous êtes légitime. Il ne s'agit pas de résoudre des problèmes, de faire progresser le bien dans le champ miné du possible, mais de dire le bien et condamner le mal. Cette confusion a de fâcheuses conséquences. En cantonnant les principes aux discours et à l’anathème, on réduit la décision politique à une affaire de techniciens et de gestionnaires. Et quand les principes fonctionnent comme des impératifs catégoriques a priori, propres mais inatteignables, on gouverne dans l’émotion et le mensonge. Le résultat est constant : on n’obtient le contraire des résultats escomptés.
Les bonnes consciences.
Voyez le drame des migrants. La photo atroce d’un petit bonhomme noyé sur les côtes turques bouleverse l’Europe entière et les indignés s’affolent. Mais ce sont les bonnes consciences qui ont laissé pourrir la situation, provoquant ces exodes en masse, avec leur lot de malheurs et d’accidents tragiques. Pour les indignés, la mesure du problème est l’horreur de l’événement, pas la réalité du bien commun. En opposant le juste droit des personnes à l’injuste réalité politique de la vie des peuples, on s’enferme dans des problématiques insolubles. Pour être morale et généreuse, la politique doit prendre des décisions par définition imparfaites, parfois douloureuses, parce que collectives. Toutes choses égales, le tonnerre de critiques indignées contre l’invitation de Marion Maréchal-Le Pen à l’université catholique de la Sainte-Baume illustre cette confusion entre morale, moralisme et politique. Non seulement le moralisme n’est pas la morale, mais la politique qui refuse la réalité au nom de la morale n’est ni morale, ni politique. Le Front national existe-t-il, oui ou non ? En brisant le tabou du dialogue interdit, Mgr Rey a donné une leçon politique aux professeurs de morale qui refusent le réel qui ne leur plaît pas.
Une société archaïque.
Qui veut faire l’ange fait la bête. En France, ce n’est pas un hasard si les adorateurs de la laïcité sont des idolâtres du pouvoir politique sans limites, si les prêcheurs de l’égalité à l’école creusent les inégalités scolaires, si les défenseurs de « l’accueil de l’étranger » fabriquent à la chaîne des miséreux sans toit, sans travail et sans racines. Mais comme le réel résiste, on donne dans la surenchère hystérique avec l’incantation des « valeurs »… et le bannissement de l’opinion non-conforme, car il faut bien se justifier. Surtout, il faut trouver un responsable pour expliquer ses échecs. La société postmoderne est une société archaïque qui a besoin de son bouc-émissaire. Et dans une société archaïque, on ne dialogue pas avec le bouc-émissaire. Le danger, c’est l’« autre ». Celui qui ne marche pas dans la combine. Celui qui casse l’ambiance du consensus dominant autour des bien-pensants.
Les médiations nécessaires.
Ce moralisme politique n’a rien à voir avec la politique.  La politique cesse d’être politique quand elle ne vise plus le bien de la communauté dans son ensemble. Si le bien moral se choisit librement par chaque personne, il ne peut pas être choisi collectivement de façon unanime. D'où la nécessité, dans une société libre, d'utiliser des médiations pour conduire la collectivité vers le bien. C’est le rôle apaisant et constructif de la culture, de la loi, mais aussi du débat des idées, des contacts entre les partis politiques, des échanges culturels et sociaux au sein des corps intermédiaires. Une politique morale et non moraliste ne sépare pas les principes de l’action, des circonstances et des hommes, et se pratique dans la liberté.
Le dialogue ou la guerre.
Il en est de même en politique internationale, où la relation avec le protagoniste, ami ou ennemi, a les mêmes obligations : une diplomatie moraliste, comme la diplomatie des droits de l'homme, se bloque dans les principes au lieu de défendre prosaïquement les intérêts de son pays. Avec l’ennemi, son choix est pur, mais nul : ou le refus du dialogue, ou la destruction de l’adversaire. Sa seule issue est la guerre. Et à défaut, comme les solutions militaires sont toujours difficiles à faire admettre (hors les confortables bombardements), il reste l’attentisme qui renforce l’ennemi. L’exemple de la politique étrangère de M. Fabius à l’égard de la Syrie de Bachar al-Assad le montre sans peine, comme le fut celle de M. Juppé avec Kadhafi.
Puritanisme idéologique.
En France, ce moralisme politique est pratiqué ad nauseam, et le cordon sanitaire dressé autour du Front national procède de ce puritanisme idéologique. Qu’on sache, ce n’est pas le FN qui est responsable de la montée du chômage, de l’insécurité, des drames de l’immigration. Ce n’est pas le FN qui a déstabilisé les pays musulmans où sont persécutés les chrétiens d’Orient. Ce n’est pas le FN qui a voté les lois sur le divorce, l’avortement, l’euthanasie, la dénaturation du mariage. Le FN n’est pour rien dans les inégalités produites par les délires idéologiques du pédagogisme officiel de l’Éducation nationale. Le FN n’est pour rien dans l’explosion de la dette publique. Ces fiascos, ces dérives libertaires, ce sont les partis de gouvernement qui en sont responsables ; en quoi sont-ils plus convenables que d'autres ? On peut penser que les remèdes proposés par le Front national ne sont pas acceptables, voire dans certains cas pires que le mal — c’est un autre sujet — mais ce n’est pas en refusant de discuter avec le parti-miroir de ses échecs que l’on va progresser. Ce serait au mieux une fuite en avant de plus, et le paravent commode de ses lâchetés.
Refuser l’extrémisme de l’exclusion.
Les élus du Front national sont les élus d’un parti reconnu par la République, et choisi par de plus en plus de Français exaspérés par la politique des partis convenables, et la morale commanderait de refuser la discussion avec lui ? C’est cet ostracisme intransigeant qui est pire que le mal, comme si la violence et le refus de la réalité étaient les seules réponses possibles. La prudence politique, qui conjugue le nécessaire et le possible, se pratique toujours en tension autour d’un certain juste milieu. Ce juste milieu n’a rien à voir avec le consensus mou, mais il refuse l’extrémisme de ces opposants qui s’excluent l’un l’autre. Mgr Rey n’a pas dit autre chose en affirmant que « le refus du dialogue entretient le fanatisme ».
Les conditions du dialogue vrai.
La première condition du bien commun est la paix civile, la première mission du politique est de réaliser les conditions de la paix civile. On reproche au Front national d’entretenir un climat de peur et d’exclusion, mais qui a peur de qui ? Commençons par ne pas avoir peur de la réalité, et d’affronter la réalité politique telle qu’elle est. En recevant une élue politique en situation d’exercer des responsabilités importantes, en lui donnant l’occasion de s’exprimer, de confronter ses points de vue avec les catholiques et d’autres élus, l’évêque rend un service politique dont la communauté nationale devrait se réjouir, a fortiori s’il contribue à casser une dialectique de la proscription qui exacerbe les tensions sans rien résoudre. En outre, l’évêque de Fréjus-Toulon est strictement resté dans son rôle comme créateur de liens, sans céder d’une manière ou d’une autre sur les exigences non-partisanes de sa fonction ni sur le contenu de l’enseignement de la doctrine sociale de l’Église. Comme l’a dit Mgr Macaire, évêque de Fort-de-France, et ancien prieur du couvent dominicain de la Sainte-Baume : « L’Église est la seule à pouvoir discuter avec tout le monde sans perdre son âme. » L’Église de France peut aider la société française à sortir de ses archaïsmes antipolitiques, non en baptisant les partis, mais en rétablissant les conditions d’un dialogue en vérité entre tous, sans concession.

Philippe de Saint-Germain."

vendredi 13 mars 2015

13 mars 2015. Nouvelles de la Résistance : la science, un tyran des comportements ?

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Allez, encore un petit coup de devise :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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1. Les citations du jour.
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(a) "Croire qu'on peut tirer de la science une morale et une politique, c'est prendre une machine à découvrir des faits pour une machine à dicter les comportements.
Une autre faiblesse du système [i.e. du positivisme] est d'avoir imparfaitement apprécié le besoin de transcendance de l'âme humaine. LITTRÉ a cru que la beauté de l'univers, telle que la recherche scientifique la découvre, suffirait à tarir la soif naturelle d'absolu. Mais cette soif n'est autre que le désir de sortir des frontières de la démarche purement scientifique."
In
Jean HAMBURGER (Pr).
Monsieur Littré (Grandes biographies).
Flammarion, Paris, 1988.

(b) "Voilà bien une nation qui n'a pas écouté la voix du Seigneur son Dieu, et n'a pas accepté de leçon. La vérité s'est perdue, elle a disparu de leur bouche". (Jérémie 7, 28.)
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2. Commentaires.
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(a) Le Pr HAMBURGER est non seulement un très grand médecin, mais aussi un humaniste. C'est un homme de science. Il est donc très intéressant de voir dans cette affirmation le fruit d'une expérience existentielle. Dire que la science peut inspirer non seulement une politique mais aussi une morale, c'est la transformer en tyran de nos comportements nous dit-il. Et quand la science se mélange aux bons sentiments dégoulinants, ça donne les lois sur la fin de vie. Il n'est plus là pour nous donner son avis, mais cet homme qui a passé sa vie à combattre la maladie serait sans doute horrifié que l'on songe à écourter la vie humaine au motif que la vie serait insupportable à celui qui souffre, alors que l'on entend essentiellement l'avis de gens en bonne santé qui, nous disent-ils, veulent mourir dans la dignité, alors qu'ils ne sont pas encore en mesure de donner un avis en situation. On entend souvent aussi, dans ce domaine, l'avis de proches de très grands malades. Le soutien qu'ils apportent à ces lois est peut-être de bonne foi, mais il est surtout le reflet de leur propre angoisse devant la souffrance et la mort, quand il n'est pas la lâcheté de devoir l'affronter dans le visage du mourant. Non la science ne peut tarir cette soif d'absolu qui se niche au plus profond de notre esprit. Certains, comme LITTRE, l'ont cru, et cette croyance a débouché sur les développements techniques qui ont conduits aux abominations des guerres et des totalitarismes du siècle dernier.
(b) JEREMIE me rappelle la question que Jean-Paul II posait à REIMS à notre patrie : "France, qu'as-tu fait de ton baptême ?" Nos gouvernants s'efforcent, avec un certain succès, d'extirper du coeur de nos enfants l'amour de Jésus. Nous avons été la fille aînée de l'Eglise. Que sommes-nous aujourd'hui ? Alors qu'ils auraient défendre la vérité, dans leur bouche elle s'est transformée en mensonges, en erreurs dramatiques et en impuissance à changer quoi que ce soit à l''esprit public. Leur inspirateur était la science et le progrès qu'elle est censée accompagner. Ils en ont déduit des comportements républicains, les seuls respectables, et d'autres qui ne le sont pas. Non, décidément, la vérité n'est pas dans leur bouche.
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3. Informations diverses.
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Jean Quatremer et la liberté d'expression à sens unique (repris du Salon beige).

Jean QUATREMER, journaliste à Libération et auteur d'un blog européiste, vient de vivre l'expérience du "retour de boomerang" ou de "l'arroseur arrosé" au choix.
Acte I. Le 6 mars dernier, Jean Quatremer développe sur Arte une "déontologie" plutôt originale et pas du tout Charlie sur la façon de traiter le FN :
"Le FN est un parti fasciste qui n’est pas républicain (...)  A Libération, nous n’allons jamais interviewer de responsables du Front National parce qu’on considère que ce sont des menteurs (...) J’ai un exemple en tête, la Belgique, où pendant 25 ans il y a eu un cordon sanitaire autour du Vlaams Belang. On les a isolés, pas d’invitations dans les médias et personne n’a fait alliance avec eux."
Acte II. Le 11 mars, Jean QUATREMER essaye en vain d'interroger Marine Le Pen et Florian Philippot sur l'affaire des attachés parlementaires européens et s'étonne de ne pas obtenir de réponse :
"L’ambiance est tendue. Les dirigeants du FN poursuivent leur chemin. Les gardes du corps m’empêchent de les approcher (juste en faisant écran), mais je ne lâche pas (...) J’avise Bruno Gollnisch, que je connais depuis longtemps, et lui demande : « comment peut-on nous reprocher de ne pas faire notre travail tout en refusant de répondre à nos questions ? » « Moi, je parle aux gens qui ne nous aiment pas, mais qui sont corrects. Je vous parle ». On en viendrait presque à regretter la vieille garde frontiste…"
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mercredi 4 mars 2015

04 mars 2015. Nouvelles de la Résistance. Les sans-dents ont une langue (et des pieds)...

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Eh ! Eh ! Je vais vous dire un secret (ne le répétez pas surtout ; on reste entre nous) 

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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1. Les citations du jour.
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"Quand on a perdu ses dents, il reste la langue." (LIU XIANG, 刘 向.) [LIÚ XIÀNG est un célèbre lettré de la dynastie HAN.]

"Pourquoi gratter la botte quand c'est le pied qui démange ?" (San Guo Zhi, 三 国 志, Le Livre des trois royaumes.)

In Le livre des proverbes chinois. (Choisis et commentés par Patrice SERRES.) 
Presses du Châtelet, Paris, 2009.

(Et il y en a d'autres, tout aussi succulents.)
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2. Commentaires.
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Les "sans-dents", si ignoblement traités (dixit madame TRIERWEILER) par monsieur HOLLANDE qui se moquait ainsi des pauvres, vont avoir l'occasion bientôt de lui faire savoir, ainsi qu'à ses amis et ses clients, leur opinion. Qu'ils votent n'importe quoi, sauf pour le PS, un parti corrompu jusqu'à l'os. Car il leur reste une langue et des pieds. La langue pour diffuser leur opinion, leurs pieds pour aller voter.

Que les hommes politiques en place s'efforcent d'enfoncer le FN sans essayer de comprendre ce qui motive le support croissant qu'il trouve dans le pays revient très exactement à gratter la botte faute de pouvoir gratter le pied qui démange. Nombre de nos concitoyens en ont assez de se voir rackettés pour permettre l'entretien de milliers de personnes qui, pour diverses raisons, ne peuvent ou ne veulent pas contribuer à enrichir notre patrie par leur travail, mais ne font que profiter d'un système très libéral, incontrôlé  et incontrôlable. Je ne vise ici aucun groupe humain particulier. Je le constate simplement pour le voir de mes yeux et l'entendre de mes oreilles. Des profiteurs de tous poils, il y en a dans toutes les couches de la population, c'est clair. Mais il convient maintenant de mettre un terme à des abus qui deviennent intolérables pour ceux qui triment, payent des impôts, des taxes, des cotisations (ah ! la CFE. J'aurais l'occasion d'en parler bientôt de cette 'cotisation foncière des entreprises' que rien ne justifie et qui est une surtaxation de la taxe foncière) et en ont assez de se voir qualifier de riches ou de profiteurs par des imbéciles. Nombre de nos compatriotes sont las de se voir imposer par la Commission européenne des contraintes idiotes, nivelantes et contre-productives. Elle se mêle de tout, mais ne résout rien. Il est temps de changer tout ça. Oui à l'Europe, mais pas à l'Europe des grands groupes financiers, des mondialisateurs apatrides, et des technocrates irresponsables.
Si nos hommes politiques ne comprennent pas cela, je ne donne pas cher de la paix civile dans notre patrie.
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3. Informations diverses et très instructives.
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Le politiquement correct !

Sur BFM TV à 8 h 18, les cimetières profanés sont chrétiens.



Sur BFM TV à 13 h 09, ils deviennent municipaux.


Bernard GAZ NEUVE et tous ses copains de la Libre Pensée ont dû téléphoner à la rédaction...

Voilà du reste une photo du cimetière parfaitement municipal de TRACY-SUR-MER (Calvados). Il est clair que c'est le buste de Mariane que l'on a voulu offenser, non ? Je pense à cette imbécile de Michèle DELAUNAY pour qui il n'y a pas de cimetières chrétiens !


Eh bien nous ne laisserons pas faire par leur mensonge et nous ne laisserons pas sans réponse leur dénigrement des chrétiens. Il ne s'agit pas de se venger ou de vouloir du mal aux imbéciles. Ils sont assez grands pour se blesser eux-mêmes. Mais il paraît important de dénoncer leurs approximations, leurs manipulations et leurs arrières-pensées.
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Depuis 200 ans, nous vivons dans la supercherie pseudo-démocratique (merci à Alice qui m'a transmis le lien).

Je vous demande avec insistance d'aller voir cette vidéo (censurée par France 2 qui a rendu inaccessible  ce document au nom de la propriété intellectuelle.

lundi 2 février 2015

02 janvier 2015. Nouvelles de la Résistance : erreur d'analyse chez les imbéciles !

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Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.

Il me semble que nous avons le devoir de dénoncer l'incroyable manipulation médiatique qui est en train de se développer sous nos yeux. Il faut le faire sans concession, et dire que nous sommes gouvernés par des Princes qui manient avec une extrême dextérité les concepts de la propagande ! Ce sont les ouvriers qui ont voté pour le FN dans le Doubs. Et c'est pourquoi je me permets de citer mon très cher Marcel LEGAUT qui,  quoique intellectuel, a quitté le cocon des idées pour se heurter au dur sol du laboureur.
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1. La citation du jour.
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" […]. L'une des plus profondes et présentes causes de la dégradation humaine actuelle est que les clercs ne sont pas ouvriers – que les uns font et les autres disent, que les uns travaillent de leurs mains et que les autres se spécialisent dans la spéculation, que les uns portent péniblement le lourd fardeau de la fatigue humaine et que les autres, sans ignorer les malsaines fourbures de l'esprit, ne savent pas que la sueur du visage, que la souffrance des mains, que les risques de l'accident, que les menaces de la misère, sont les altières compagnes d'une pensée authentique et d'une recherche vraie qui ne soit pas l'éternel rabâchage et la sempiternelle reprise sur des tons différents des propos à la mode." (Inédit de Marcel LEGAUT)
In
Thérèse DE SCOTT.
Marcel Légaut. L'œuvre spirituelle. (Collection « Questions spirituelles» ).
Aubier, Paris, 1984.
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2. Commentaires.
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Les résultats de l'élection législative partielle de ce dernier dimanche qualifient le candidat du FN et celui du PS pour le deuxième tour. J'ai lu des commentaires absolument dithyrambiques sur la splendide remontée des socialistes dans l'opinion publique. En tenant compte du taux de participation, du nombre des électeurs inscrits, on arrive à 11,5 % des électeurs satisfaits de l'action de l'actuel Gouvernement... Même raisonnement pour le FN, bien entendu. Désintérêt massif de nos concitoyens pour la chose politique. Voilà ce qu'il faudrait conclure.
Le candidat de l'UMP a perdu pour avoir osé dire que "c'était les petits blonds qui l'emmerdaient". Il n'a que ce qu'il mérite ! Qu'il médite sur la quantité de mépris que charrie sa réflexion. Il n'a pas perdu en raison de son appartenance à ce parti d'opposition, il a perdu car il a heurté ses concitoyens par cet outrage inqualifiable. Il devrait être exclu de sa formation politique. Personne, dans les médias à la solde, n'a eu le courage de le dire.
On les entend glousser dans les salons parisiens les imbéciles qui sont censés enseignés la bonne parole au peuple et qui le somme de choisir le bon camp, le camp dit "Républicain" lors du second tour. Il se trouve que cette circonscription a une corps électoral constitué de nombreux ouvriers. Ce sont les ouvriers qui portent le poids de la fatigue humaine, et non les spécialistes de la spéculation (aussi bien intellectuelle qu'intéressée), ces clercs qui n'ont cessée de trahir leur patrie depuis qu'ils sont pris le pouvoir. Ce sont les ouvriers qu'ils relèguent par leurs anathèmes dans les ténèbres extérieures de la patrie. Ils sont non seulement arrogants et vaniteux, ils sont ignobles de bouffissures de l'ego. Et nous en avons ras la casquette de leur éternelle rabâchage sur la laïcité, la République, la solidarité : des mots, des mots, des mots ! 
Je ne sais pas ce que donnera le résultat du second tour. Mais je sais une chose, c'est que JUPITER aveugle ceux qu'il veut perdre. Et comme l'artillerie médiatique parisienne va faire feu de toutes ses pièces, il est probable - mais pas certain - que le candidat socialiste sera élu. Alors débutera le commencement de la fin.
Je ne veux pas être prophète. Mais je pense que nos ennuis, de très graves ennuis, et de graves violences risquent d'ébranler un peu plus ce qui reste d'esprit civique et de lien social dans notre pays. C'est alors qu'il faudra non seulement être lucide, mais encore courageux et déterminé.
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3. Informations diverses.
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Rien à signaler pour l'instant qui soit digne d'être publié.










lundi 26 mai 2014

26 mai 2014. Nouvelles de la Résistance : les guillemets de France Info

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Faudra-t-il que je le répète ? Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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1.  La citation du jour.
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"Parmi les fonctions multiples du guillemet, qui ont donné lieu à plusieurs thèses d'université, la plus importante est de signaler au lecteur que l'on passe au discours direct. Dans ce cas, un deux-points l'introduit, mais ce n'est pas obligatoire :
[...].
[...].La fonction corollaire de celle que nous venons d'énoncer est de citer, fût-ce à l'intérieur d'un discours direct, les paroles d'un autre :
[...].
[...]. Le guillemet marque la distance, l'ironie, le mépris que l'auteur veut montrer vis-à-vis de ce qu'il cite.
[...].
Se retrancher derrière la citation permet à l'auteur d'employer des mots qu'il juge, en l'occurrence salissants ; ou bien des mots qu'il suppose que le lecteur juge salissant.
[...]."
In  Jacques DRILLON. Traité de la ponctuation française. (Collection Tel. N°177.) Gallimard, Paris, 1991.
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2. Commentaires.  
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Que vient faire ici cette curieuse citation à propos des guillemets ? Je vais vous le dire, et je pense que vous comprendrez comment la radio qui se prétend France Info, n'est que le relais du PS.
Nous connaissons tous les résultats des élections européennes. Ils sont ce qu'ils sont, et à voir la tête de madame ROYAL, de monsieur LAURENT, de madame COSSE, de monsieur LE MAIRE, de monsieur JEGO, de monsieur COPE, hier soir sur les plateaux de TF1 ou de France 2, on ne pouvait douter d'un fait ils prenaient brutalement conscience de l'ampleur du désaveu que les Français avaient infligé à leur politique, aussi bien nationale qu'européenne.
France Info titre sur son site : Le "séisme" FN en Une des journaux européens. Nous notons qu'il s'agit d'un titre ; France Info donne l'impression, avec ces guillemets, de citer ce que disent les journaux étrangers. Mais France Info pouvait aussi titrer : Le séisme FN en Une des journaux européens, sans ces guillemets. France Info met des guillemets quand ça lui convient et n'en met pas quand ça lui convient aussi. En titrant comme il le fait, le journaliste qui a pondu l'articulet, joue sur l'usage double de la citation et de l'ironie. En somme, pour lui, l'arrivée du FN en tête des élections européennes est un séisme pour les pays étrangers, pas pour la France. Il le suggère sans le dire tout en le disant. Et c'est ainsi qu'il fait passer dans la tête de ses lecteurs l'idée que, dans le fond, ce sont les autres qui prennent ce vote pour un séisme, mais qu'il n'y a pas lieu de prétendre qu'il a valeur d'un sévère camouflet pour les imbéciles bernanosiens qui nous gouvernent ou s'opposent au gouvernement.
Alors regardons de plus près. Certains hommes politiques faisaient valoir qu'il y avait beaucoup d'abstentions et que l'on ne pouvait tirer de conclusions certaines des résultats du scrutin. Effectivement, exprimés en termes de pourcentage des inscrits, et en arrondissant à 60 % le pourcentage des abstentions, il faut revoir les chiffres à la baisse et ramener le nombre des voix en valeur absolue et en pourcentage à des chiffre infiniment plus modestes : 25 % de 40 % de votants font 10 % du corps électoral pour le FN ; 14 % de 40 % de votants font 5,6 % du corps électoral pour le PS, et 20 % de 40 % de votants font  8 % du corps électoral. Personne, en vérité, n'a de quoi pavoiser.
Mais allons plus loin encore. Le FN fait son score le plus élevé (32,6 %) dans la Nord-Ouest ; vient ensuite l'Est (29 %). Point n'est besoin de sortir de polytechnique pour constater qu'une partie de ces deux circonscriptions étaient jadis considérées éternellement vouées aux socialistes ou communistes, en raison du nombre d'ouvriers travaillant dans les mines du Nord ou de Lorraine, dans les ports normands, dans les aciéries de FLORANGE ou de PONT-A-MOUSSON, aujourd'hui désertées et abandonnées et qui faisaient jadis notre fierté. Un savant découpage des circonscriptions électorales interdit de constater immédiatement ce fait. La circonscription dite "Est" comprend la Bourgogne. La circonscription dite "Nord-Ouest" comprend le Nord Pas-de-Calais (depuis longtemps kidnappée par le socialisme tendance Mauroy-Aubry), mais aussi la Haute et la Basse-Normandie. En somme, il est très difficile de relier les résultats à la sociologie.
Allons encore plus loin. Les deux scores les plus faibles des socialistes ont été réalisés par monsieur MARTIN qui a trouvé un siège au prix de sa trahison dans l'Est et par monsieur PEILLON (12 % !) dans la circonscription du Sud-Est. Je me réjouis intensément de voir l'échec personnel de l'ancien ministre. Je ne lui veux aucun mal, j'aimerais simplement qu'il cessât de nuire. Il n'est venu à l'idée d'aucun commentateur que le corps électoral n'a pas voulu accorder son suffrage à un homme qui veut arracher les enfants aux déterminismes religieux, sociaux, ethniques etc. pour en faire des citoyens tout entiers donnés à la nouvelle religion républicaine qu'il entendait donner à la France. On constate en effet que dans la circonscription voisine du Sud-Ouest, le PS a fait son meilleur score national (17 %), défié pourtant par monsieur MELANCHON.
La vérité est que les Français ne veulent pas se voir imposer des mesures qui ne conviennent ni à leur manière de vivre, ni à leurs valeurs, ni à leurs conceptions de la politique. Quand j'entends monsieur VALLS dit MENTON-POINTU dire qu'il ne changera rien à sa politique, d'autres politiciens dont j'ai oublié le nom prétendre qu'il faut plus d'Europe, je me gratte la tête et me demande si ces gens ont vraiment compris ce qui se passe.
Oui à l'Europe, certes, mais pas comme ils la veulent. Je vous dirai demain comment l'Europe est morte avec l'instauration des Etats-Nations.
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3. Infos menues et diverses.
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La presse est terrorisée, paraît-il.

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Hier dans le ciel d'ORLEANS (via le Salon beige).


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La suite à demain !




mercredi 16 octobre 2013

Dernière lettre de Marie-Antoinette...

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Par le site des Nouvelles de France, je puis vous faire connaître la dernière lettre de notre Reine Marie-Antoinette. Voilà qui a une autre allure que les vociférations des uns et des autres sur lesquelles je reviendrai, à propos de l'élection de BRIGNOLES et de la montée inexorable et parfaitement compréhensible du Front National. Les vrais responsables de cette montée, à laquelle ces imbéciles ne s'attendaient pas, ce sont eux qui privilégient les étrangers au détriment de leurs compatriotes, qui haïssent le christianisme plus que tout autre religion et flattent celle qui peut leur rapporter des voix contre la volonté des Français de souche (je n'hésite pas à utiliser cette expression, quand j'entends madame Najat VALLAUD-BELKACEM, alias Claudine DUPONT, déclarer qu'elle est musulmane avant d'être française), dépensent sans compter l'argent de ceux qui le gagnent par leurs efforts et leur travail. Ecoutez bien ce que je vais vous dire : ça va péter, et le plus tôt sera le mieux, tant ces gouvernants sont aveugles, sourds, impotents et paralysés. Voici le testament spirituel de Marie-Antoinette. Il vaut bien les "articles" de madame Valérie TRIERWEILER. 

Il y a 220 ans, Marie-Antoinette, Reine de France, écrivait sa dernière lettre

Ce 16 octobre, à quatre heures et demie du matin (8 heures avant son exécution, ndlr).
Il y a 220 ans, Marie-Antoinette, Reine de France, écrivait sa dernière lettre
C’est à vous, ma soeur, que j’écris pour la dernière fois. Je viens d’être condamnée, non pas à une mort honteuse – elle ne l’est que pour les criminels, mais à aller rejoindre votre frère. Comme lui innocente j’espère montrer la même fermeté que lui dans ses derniers moments. Je suis calme comme on l’est quand la conscience ne reproche rien. J’ai un profond regret d’abandonner mes pauvres enfants. Vous savez que je n’existais que pour eux et vous, ma bonne et tendre soeur, vous qui avez par votre amitié tout sacrifié pour être avec nous, dans quelle position je vous laisse ! J’ai appris par le plaidoyer même du procès que ma fille était séparée de vous. Hélas ! la pauvre enfant, je n’ose pas lui écrire, elle ne recevrait pas ma lettre, je ne sais pas même si celle-ci vous parviendra. Recevez pour eux deux ici ma bénédiction ; j’espère qu’un jour, lorsqu’ils seront plus grands, ils pourront se réunir avec vous et jouir en entier de vos tendres soins. Qu’ils pensent tous deux à ce que je n’ai cessé de leur inspirer : que les principes et l’exécution exacte de ses devoirs sont la première base de la vie, que leur amitié et leur confiance mutuelle en fera le bonheur. Que ma fille sente qu’à l’âge qu’elle a, elle doit toujours aider son frère par les conseils que l’expérience qu’elle aura de plus que lui et son amitié pourront lui inspirer ; que mon fils, à son tour, rende à sa soeur tous les soins, les services que l’amitié peuvent inspirer ; qu’ils sentent enfin tous deux que dans quelque position où ils pourront se trouver ils ne seront vraiment heureux que par leur union ; qu’ils prennent exemple de nous. Combien, dans nos malheurs, notre amitié nous a donné de consolation ! Et dans le bonheur on jouit doublement quand on peut le partager avec un ami, et où en trouver de plus tendre, de plus uni que dans sa propre famille ? Que mon fils n’oublie jamais les derniers mots de son père que je lui répète expressément : qu’il ne cherche jamais à venger notre mort.
J’ai à vous parler d’une chose bien pénible à mon coeur. Je sais combien cet enfant doit vous avoir fait de la peine. Pardonnez-lui, ma chère soeur, pensez à l’âge qu’il a et combien il est facile de faire dire à un enfant ce qu’on veut et même ce qu’il ne comprend pas. Un jour viendra, j’espère, où il ne sentira que mieux le prix de vos bontés et de votre tendresse pour tous deux. Il me reste à vous confier encore mes dernières pensées. J’aurais voulu les écrire dès le commencement du procès, mais, outre qu’on ne me laissait pas écrire, la marche a été si rapide que je n’en aurais réellement pas eu le temps.
Je meurs dans la religion catholique, apostolique et romaine, dans celle de mes pères, dans celle où j’ai été élevée et que j’ai toujours professée, n’ayant aucune consolation spirituelle à attendre, ne sachant pas s’il existe encore ici des prêtres de cette religion, et même le lieu où je suis les exposerait trop s’ils y entraient une fois. Je demande sincèrement pardon à Dieu de toutes les fautes que j’ai pu commettre depuis que j’existe ; j’espère que, dans sa bonté, il voudra bien recevoir mes derniers voeux, ainsi que ceux que je fais depuis longtemps pour qu’il veuille bien recevoir mon âme dans sa miséricorde et sa bonté. Je demande pardon à tous ceux que je connais et à vous, ma soeur, en particulier, de toutes les peines que, sans le vouloir, j’aurais pu leur causer. Je pardonne à tous mes ennemis le mal qu’ils m’ont fait. Je dis ici adieu à mes tantes et à tous mes frères et soeurs. J’avais des amis, l’idée d’en être séparée pour jamais et leurs peines sont un des plus grands regrets que j’emporte en mourant ; qu’ils sachent du moins que, jusqu’à mon dernier moment, j’ai pensé à eux.
Adieu, ma bonne et tendre soeur ; puisse cette lettre vous arriver. Pensez toujours à moi ; je vous embrasse de tout mon coeur ainsi que ces pauvres et chers enfants. Mon Dieu, qu’il est déchirant de les quitter pour toujours ! Adieu, adieu ! je ne vais plus m’occuper que de mes devoirs spirituels. Comme je ne suis pas libre dans mes actions, on m’amènera peut-être un prêtre ; mais je proteste ici que je ne lui dirai pas un mot et que je le traiterai comme un être absolument étranger.
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vendredi 28 juin 2013

Il est plein de rides le front républicain, deuxième billet du 28 juin 2013

Le front républicain me semble bien ridé, deuxième billet du 28 juin 2013
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Comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire à maintes reprises, je ne crois pas que les solutions proposées par le FN pour résoudre nos problèmes économiques soient judicieuses. De plus, je mettrais moins de hargne envers les immigrés et plus de distance vis-à-vis de l'immigration, et je ferai une nette distinction entre l'islamisme radical et la foi musulmane. Mais je rigole quand je vois les pantins du PS et de l'UMP se lamenter sur les résultats de l'élection législative partielle de VILLENEUVE-SUR-LOT. Il est bien ridé leur front républicain dont la devise cryptée est la suivante : "Passe-moi la rhubarbe, je te donnerai le séné". Il y a un "duel" PS-FN, et l'UMP est sommé de rejoindre le front républicain. Le duel est-il entre l'UMP et le FN, le PS se hâte de brandir le front républicain. Je trouve cette attitude particulièrement scandaleuse ; les électeurs ont sanctionné ces combinaisons d'appareil et de vieux chevaux de retour. Dans une terre socialiste depuis des lustres, le résultat a valeur d'avertissement. Les électeurs, à tort ou à raison, trouvent dans les propositions du FN des raisons d'espérer, et ce sont ces raisons que les caciques en place persistent à ignorer, à décrier, à déprécier. Qu'ils continuent ainsi, et ce qu'ils redoutent arrivera. Qu'ils écoutent, nom de Zeus ! Les Français aiment leur patrie, tiennent à leur tradition que cet imbécile d'Abbé GREGOIRE a voulu détruire en détruisant les langues régionales, préfèrent l'aimable et verte prairie de leur campagne au goudron de la capitale, l'instituteur et le curé à l'énarque arrogant (il en est qui ne le sont pas, bien sûr) ou à des hauts fonctionnaires qui savent tout mais ne savent que ça, qui ignorent les aspirations très simples de leurs compatriotes et leur parlent de mondialisation quand ils attendent que l'on goudronne convenablement la route qui mène au chef-lieu de canton ! Ce n'est pas très flatteur pour les ego surdimensionnés de ces bas bleus, mais c'est la vie toute simple, comme elle vient.
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Le front républicain est ridé, vous dis-je. Et je m'en réjouis au-delà du possible ! Ces catégories de droite, de gauche, d'extrême-droite ou d'extrême-gauche sont des concepts creux, des attrapes nigauds, des aspirateurs de voix, et finalement des incitateurs à la guerre civile. Personnellement, je préfère, comme Simone WEIL, examiner les solutions diverses proposées par les uns ou les autres et je me méfie de toutes les pensées qui se veulent globalisantes en attribuant les difficultés à un seul facteur, alors qu'il en est de multiples.

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lundi 11 juin 2012

Les deux Fronts...

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Il est tout à fait intéressant de noter que les mouvements politiques dits "extrêmes" portent tous le titre de "Front". Aux yeux des médias, il y a le BON FRONT, le Front de Gauche en faveur duquel un cacique socialiste a dit que si son candidat était en tête dans une circonscription, le candidat du PS se désisterait en sa faveur. Et puis il y a le MAUVAIS FRONT, le Front National qui recueille pourtant deux fois plus de voix que le BON FRONT (13,6 % contre 6,91 pour le Front de Gauche), et en faveur duquel il serait indécent qu'un candidat UMP se désistât si son rival était arrivé en tête.
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Allons plus loin. Monsieur MELANCHON expulse de la communauté nationale les "Riches" dont il en encourage ses partisans à vider les poches. Il s'agit bien de ses compatriotes. Marine LE PEN veut endiguer l'immigration clandestine ou non, essentiellement maghrébine, et expulser ceux de ces immigrés étrangers qui n'ont ni travail ni revenus et vivent de la solidarité nationale. Sur le plan de la structure de pensée, c'est exactement le même mécanisme : celui de l'expulsion d'un bouc émissaire, rendu responsable et coupable de tous nos maux.
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Continuons. France Info persiste dans le mensonge et la désinformation. La gauche, dit-elle, est majoritaire. Mais lorsque je fais le total des voix de la droite (qu'elle qualifie de parlementaire) et des voix du FN (qui fut un moment lui aussi parlementaire avec la bienveillante complicité de feu François MITTERRAND), je me rends compte qu'il est supérieur à celui des voix de gauche. Tout ce tripatouillage est misérable. Je serais candidat UMP arrivé derrrière le FN, je me retirerais, et laisserais à la sagesse du Peuple le soin de choisir le représentant qu'elle juge le apte à défendre ses intérêts personnels certes, mais aussi les intérêts de sa Patrie qui pour moi se confondent. Je ne suis pas certain que les candidats désireux de donner le droit de vote aux étrangers qui ne viennent pas d'un pays de l'Union Européenne, défendent vraiment les intérêts de leur Patrie. Mais il est clair qu'ils défendent les intérêt de leur Parti (voyez comme les mots se ressemblent). Il s'agit de garder le pouvoir, d'en profiter au maximum, et d'écraser son adversaire.
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Je reviens à ma chère Simone WEIL. Dans sa Note sur la suppression générale des partis, elle affirme que "l'institution des partis semble constituer un mal à peu près sans mélange. Ils sont mauvais dans leur principe, et pratiquement leurs effets sont mauvais", avant d'ajouter quelques lignes plus loin que s'il n'y avait pas de partis, "les élus s'associeraient selon le jeu naturel et mouvant des affinités. Je peux très bien être en accord avec M. A... sur la colonisation et en désaccord avec lui sur la propriété paysanne ; et inversement pour M. B... Si on parle de colonisation, j'irai (futur sic), avant la séance causer un peu avec M. A...; si on parle de propriété paysanne, avec M. B..."
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Hélas, c'est trop demander à l'idéologie et aux idéologues, c'est vouloir trop  brider les passions humaines qui à défaut de profondeur donnent à ceux qui en sont la proie l'illusion de vivre.
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mardi 1 novembre 2011

Les partis au crible de la Parole de Dieu (2)

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Je continue comme prévu et promis, d'extraire du discours des divers partis politiques, les propositions, opinions, manières de faire, qui me plaisent, et je m'efforce de les éclairer par des paroles puisées dans l'Ancien et le Nouveau Testament.
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D'abord, le Mouvement des Démocrates ou MoDem. Je dois dire que j'aime dans ce parti le souci de coller à la réalité, le désir de réflexion, la modération pacifiante des propositions. A l'appui de cette appréciation, cette parabole de Jésus : "Qui de vous en effet, s'il veut bâtir une tour, ne commence par s'asseoir pour calculer la dépense et voir s'il a de quoi aller jusqu'au bout ?" (Luc 14, 28). Je trouve donc fort sages les remarques de François BAYROU sur la manière de conduire une politique qui ait des chances de réussir. Mais j'aimerais aussi que ses opinions sur certains sujets soient plus claires, et qu'un flou artistique savant ne vienne pas embrumer les positions de ce parti en matière d'innovations sociétales. A cet égard, Jésus est clair : "Que votre oui soit un oui, que votre non soit un non : ce qu'on dit de plus vient du mauvais." (Matthieu 5, 37).
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Union pour un mouvement populaire ou UMP. Ce que j'aime dans les propositions de ce parti, c'est le choix assumé de faire fructifier les talents des personnes, et de les responsabiliser : la création du statut d'auto-entrepreneur par exemple, celle des pôles de compétitivité, celle des appels à projets lancés aux universités, une réglementation sage du droit de grève. Je ne trouve pas, hélas, que monsieur COPE soit l'homme de la situation ; je le trouve trop sectaire. Mais, indépendamment des critiques que l'on peut faire à certains traits de personnalité du Président de la République, je considère qu'il a le courage de faire des choix qui desservent sa réélection (s'il est candidat, ce qui n'est pas acquis, figurez-vous) mais qui servent les intérêts à long terme de notre patrie. Et légitimement, j'applique à certains des responsables de ce parti, et à Nicolas SARKOZY entre autre, ce que Jésus dit d'un des trois serviteurs à qui le Maître parti en voyage avait confié un talent, et leur demande des comptes à son retour : "C'est bien, serviteur bon et fidèle, en peu de choses tu as été fidèle, sur beaucoup je t'établierai." Hélas, je suis au regret de mettre au débit de ce parti une certaine frénésie à vouloir copier pour ne pas dire singer les pratiques étatsuniennes et celles de leurs hommes d'affaire ; et le prophète Amos vient lui dire : "Vous croyez reculer le jour du malheur et vous hatez  le règne de la violence ! Couchés sur des lits d'ivoire, vautrés sur leur divan, ils mangent les agneaux du troupeau, les veaux pris à l'étable ; ils braillent au son de la harpe..." (Amos 6, 3-5a). Les riches tiennent trop de place dans les analyses politiques de ce parti. Des riches, il en faut certes, mais il faut que leurs richesses servent les intérêts de leur patrie, et non pas l'économie des paradis fiscaux.
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Enfin le Front National. J'aime dans ce parti l'amour qu'il porte à la France et à ses traditions. Et je trouve dans l'Ancien Testament de nombreux passages où la possession par les Hébreux de la Terre Promise est célébrée, chantée, chérie, louée. Je trouve donc légitime la revendication de ce parti à vouloir que notre Patrie ne soit pas dénaturée par des pratiques, des comportements, des "valeurs" éloignés de son génie ou en contradiction flagrante avec lui. Et dans ce moment où beaucoup de Français se sentent, à tort ou à raison, étranger sur leur sol, il me revient en tête ce Psaume magnifique :

"Au bord des fleuves de Babylone,
Nous étions assis, nous pleurions,
Nous souvenant de Sion ;
Aux peupliers d'alentours,
Nous avions suspendu nos cithares.

Alors nos gardes nous demandèrent
De chanter des chants,
Nos ravisseurs, de la joie :
Chantez-nous, disaient-ils,
Un cantique de Sion."
Du Psaume 137, 1-3.

Mais je me souviens aussi de cette prescription impérative de l'Exode : Tu ne molesteras pas l'étranger ni ne l'opprimeras, car vous avez-vous-mêmes résidé comme étrangers dans le pays d'Egypte." (Exode, 22, 20), et je crois que la condamnation globale et indiscriminée de tout étranger vivant régulièrement sur notre sol est injuste et contraire à la volonté de Dieu.
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Vous voyez que quand on cherche, on trouve.

dimanche 10 avril 2011

Une journée pour réfléchir

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Je me suis donné la journée avant de répondre à un commentaire de mon billet d'hier. J'admets volontiers que le nom de fanatisme donné au programme du FN est mal choisi. J'aurais dû utiliser celui de systématisme, plus explicite et moins injurieux. Je voudrais également faire remarquer que j'ai bien pris soin d'indiquer que les excès langagiers et idéologiques des responsables du FN conduisaient les responsables politiques de l'actuelle majorité et de l'opposition à ignorer les réelles problèmes soulevés par le FN et instrumentalisés par lui et à le rejeter dans les ténèbres extérieures de l'indignité politique. Je m'explique.


(a) Immigration : il y a un réel problème de l'immigration. Le nier est suicidaire. Faut-il pour autant mettre tous les immigrés dans le même sac ? Certes non. Il en est qui travaillent chez nous et que nous sommes très heureux d'utiliser pour exécuter des tâches souvent rebutantes, fatigantes, salissantes, ou réputées indignes. D'autres immigrés viennent enrichir de leur savoir et de leur créativité la vie de notre patrie. Et puis il y en a effectivement qui sont là pour profiter de la vache à lait. La difficulté - elle est énorme - est de séparer le bon grain de l'ivraie. La désignation des immigrés comme responsables de tous nos maux conduit les descendants d'immigrés, nés français car nés en France, à se considérer comme rejetés ; ils sentent bien qu'on les identifie à tort comme des profiteurs ; et de fait, dans l'esprit de nombre de nos concitoyens qui du reste ne votent pas forcément FN, émerge une tendance fâcheuse : elle consiste en effet à assimiler les français descendants d'immigrés aux immigrés clandestins. Ces Français, se sentant rejetés, forment des ghettos, se réfugient dans des ghettos identitaires mélangeant langue, culture, politique et religion. La réaction est visible surtout chez les jeunes de lointaine origine maghrébine, les plus nombreux ; mais on la retrouve aussi chez les jeunes d'origine africaine et même asiatique. Bref, le tort du FN est d'amalgamer, de généraliser, de ne pas voir que nous sommes en partie responsables de ce repli identitaire et de ne pas voir qu'une partie importante des immigrés ou descendants d'immigrés est parfaitement capable de s'intégrer, puis de s'assimiler sur le long terme. Il y a certes pour les croyants de religion musulmane un réel problème ; il faut donc mieux connaître l'islam, faire confiance à la raison et aux découvertes philologiques, historiques, archéologiques dont j'aurai l'occasion de reparler.


(b)Identité nationale : là encore, il y a un réel problème. Le refus de l'opposition de gauche d'envisager que ce problème existe tient à son idéologie internationaliste, dont j'ai parlé récemment. Les hésitations de la majorité semblent tenir à l'ostracisation dont cette valeur, justement mise en lumière par le FN, fait l'objet de la part des médias, des cultureux, des bien pensants, y inclus certaines bonnes âmes chrétiennes. Mais l'identité nationale combine bien des facteurs et ne sauraient se résumer à Jeanne d'Arc ou au drapeau bleu-blanc-rouge (encore que...) ; de tous temps, il y a eu en France une tradition d'ouverture aux nations, à leurs cultures, à leurs savoirs, à leurs savants et lettrés. L'apogée de cet esprit d'ouverture à l'autre se situe sans doute sous Louis XIV qui députa des envoyés dans de nombreux pays (Chine, Siam, par exemple). Et nous ne pouvons vivre dans une identité "frileuse", attitude que nous critiquons chez les autres. Il y a un ciment de l'identité qui est la langue. Elle est massacrée par les imbéciles qui nous parlent d'écrivaine, de Professeure, de Députée, que sais-encore, de buzz, de sponsors, de meeting. Ne parlons pas des publicités ("What else ?" de ce bon George CLOONEY et le "George, we recycle", ou bien "Das Auto" à propos d'une voiture allemande), elles sont à pleurer. Il y a un autre ciment qui est l'espace public, la géographie, les traditions (qui survivent dans les lundis de Pâques, de Pentecôte, le jeudi de l'Ascension, Noël ou le 15 aôut), souvent d'origine chrétienne, mais dévoyées par les marchands du temple (exemple de la fête de la Lumière à Lyon). Tout cela peut s'expliquer aux Français ; personne ne le fait. Et tout ce qui faisait le prix de ces traditions se dévoient dans un oubli souvent voulu par les acharnés de la laïcité, c'est-à-dire les anticléricaux et les athées militants. La vérité est que l'identité de la France est profondément chrétienne, et je dirai même sans doute catholique. Mais cette identité-là n'a rien à voir avec un christianisme sociologique ou idéologique. Elle est d'un autre ordre, et il revient à quelques disciple,s dont le nombre croît dans l'ombre, de maintenir dans notre patrie cette tradition vivante : Vincent de Paul, Frédéric Ozanam, Soeur Emmanuelle en été de très bons flambeaux.


(c) Laïcité : il y a à l'évidence un énorme problème, surtout du côté des revendications d'un islam intégriste et radicalisé. Il suffit d'appliquer la loi. Et d'exiger des politiques qu'ils ne se mêlent pas des religions ou des cultes. Madame ROIG a mélangé les genres, par exemple (n'oubliez pas : ne plus jamais voter pour l'UMP, si elle et monsieur Frédéric MITTERRAND ne retirent pas leur soutien financier à l'exposition Piss Christ). Et d'autres encore, en subventionnant la construction de mosquées ou d'autres lieux de culte. Les catholiques parisiens ont leur "chantier du cardinal" ; ils financent eux-mêmes la construction de nouvelles églises. C'est un bon exemple, à suivre par tous les autres.


Je reviendrai sur les autres problèmes soulevés par le FN. Je résume. Le FN a des positions tranchées, insuffisamment respectueuses des autres, en rupture avec une partie du génie national. Il faut qu'il s'assagisse. Il est trop systématique. Suis-je clair ?