Affichage des articles dont le libellé est Esprit critique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Esprit critique. Afficher tous les articles

lundi 12 novembre 2012

A se tordre de rire ou s'étrangler de rage : Direct Matin de ce jour

-
Je vais m'efforcer de vous expliquer comment la presse du genre Direct Matin (qui serait contrôlé, mais je n'en suis pas certain, par Matthieu PIGASSE, un multimillionnaire de gauche) nous enfume : le titre de sa couverture est symptomatique de la manière dont ce journal conditionne les lecteurs.
-
Il y a un fait : c'est que depuis l'été 2012, la popularité de François HOLLANDE ne cesse de diminuer d'une manière quasi linéaire en fonction du temps qui passe. Comme le fantôme du très taiseux Président SARKOZY plane sur le monde politique et médiatique, Direct Matin ne peut s'empêcher de comparer les performances de monsieur HOLLANDE avec celle de l'ancien Président. En juin 2012, dit-il, la popularité de l'ex-maire de TULLE était de 51 %, alors qu'elle était de 59 % pour l'ex-maire de NEUILLY en juin 2007. Pendant l'été 2007, il y avait eu un rebond pour ce dernier : 65 % d'opinions favorables, contre 54 % pour monsieur HOLLANDE. Mais, et c'est là où la désinformation atteint des sommets (ils nous prennent pour des crétins, ces imbéciles [au sens de BERNANOS]) : Direct Matin affirme que la baisse de popularité du Président SARKOZY et de monsieur HOLLANDE a connu la même trajectoire. Et d'indiquer que le second perd 15 points de bonnes opinions (à 39 % seulement), tandis que le premier en avait perdu 14 (à 51 %). Dites-moi, est-ce qu'ils ne se fichent pas du populo ? Qu'y a-t-il de commun entre 39 % et 51 % ?
-
Le sommet de l'hypocrisie est atteint avec le titre : Là où l'opinion publique retire de manière continue son soutien à monsieur HOLLANDE, le titre du journal est le suivant : "François Hollande dresse un premier bilan demain : SIX MOIS DE HAUTS ET DE BAS." En somme, là où il n'y que des bas qui vont en s'aggravant, Direct matin, voit aussi des HAUTS... 
-
Ils nous prennent pour des crétins, vous-dis-je. Faites donc bien attention à la manière dont les journaux présentent les faits, et à la sauce à laquelle ils les accommodent. Il aurait été plus vrai de dire : "Monsieur HOLLANDE n'avait pas pris la juste mesure de la situation ; il est obligé de prendre des mesures douloureuses. Elles expliquent sa chute dans les sondages".  Mais c'est trop demander aux courtisans !

dimanche 11 décembre 2011

La Lumière a traversé les ténèbres ; réponse à un ami

-
Discussion passionnante avec un ami que j'estime pour sa probité intellectuelle et la profondeur de sa pensée : Yves me disait à propos de mon récent billet intitulé "Les enfants, il est temps d'éteindre les Lumières", "c'est grâce aux Lumières que tu peux en discuter les idées avec ta raison, ton esprit critique, la liberté de pensée" (je préfèrerais écrire la liberté de penser qui n'est pas tout à fait la même chose). Il sous-tendait, dans son propos, mais ne l'a pas dit formellement, et "aussi grâce aux progrès qu'elles ont permis".
-
Je crois que dans ces remarques gisent la grande méprise, et je dirai même le grand mensonge de notre époque. Les Lumières sont un mythe qui a la vie dure, qui infecte la mentalité collective, la pensée politique, la vie intellectuelle, la culture (je dirai demain ce qu'est un mythe), l'enseignement ; c'est un mythe qui consiste à dire qu'avant elles, il n'y avait ni raison, ni esprit critique, ni liberté de pensée, ni progrès. Il aurait donc fallu attendre VOLTAIRE ou CONDORCET (sur les morts misérables desquels les enseignants passent pudiquement) pour qu'éclosent ces fleurs vénéneuses qui allaient embellir enfin le monde et faire vivre l'humanité d'une vie nouvelle.
-
Nier que la raison ait eu droit de cité dans la vie intellectuelle avant les Lumières est une offense faite aux philosophes grecs, et à leur suite, à des philosophes de la pointure d'un THOMAS d'AQUIN qui tenta (à mon avis avec succès) de montrer qu'il n'était pas irrationnel d'avoir la foi.
Dire que l'esprit critique est né avec les Lumières revient, entre autre, à ignorer de très nombreuses paroles de Jésus ; en voici une : "Lequel d'entre vous, si son fils ou son boeuf vient à tomber dans un puits ne l'en tirera pas aussitôt le jour du sabbat ? Et à cela, ils furent incapables de rien répliquer " (Luc 14, 5 ; réponse aux pharisiens qui lui reprochaient d'avoir guéri un hydropique le jour du sabbat, jour sacré entre tous, pendant lequel il est interdit aux juifs de travailler). Ou encore à négliger des ouvrages comme celui d'Etienne de la BOETIE sur la servitude volontaire.  Ou les ouvrages de divers auteurs antiques contre telle ou telle doctrine philosophique. Impossible de détailler davantage (mon ami Marcel dirait sinon que je suis trop long).
Affirmer que la liberté de pensée est une invention des Lumières est aussi une contre-vérité absolue : Jésus ne dit-il pas :  "Ne craignez rien de ceux qui tuent le corps mais ne sauraient tuer l'âme. Craignez plutôt Celui qui peut perdre dans la géhenne à la fois l'âme et le corps." Sans parler de Marie DURAND qui a été emprisonnée pendant des années dans une tour à AIGUES-MORTES pour ne pas avoir voulu abjurer sa foi protestante et qui a écrit sur les murs de sa prison : "Résister". La liberté de pensée a un prix, surtout pour les croyants, et ce prix est souvent le martyr, l'exclusion, les tortures ou l'emprisonnement.
La question du Progrès mérite d'être examinée avec recul. Il est clair que l'homme du Moyen-Âge ou de l'époque classique n'avait pas l'idée de ce que signifie le mot, je devrais dire le concept. Il se bornait à améliorer empiriquement ses modes de production ou d'échanges, ou ses trucs médicaux.
-
Pour comprendre ce qu'est le concept  de progrès, voici une citation enthousiaste de CONDORCET qui le définit dans l'acception que lui donne les philosophes de son temps.

"Il n’a été marqué aucun terme au perfectionnement des facultés humaines ; […] la perfectibilité de l’homme est réellement indéfinie […]. Les progrès de cette perfectibilité, désormais in dépendante de toute puissance qui voudrait les arrêter, n’ont d’autre terme que la durée du globe où la nature nous a jetés."
-
Dès lors tout s'éclaire (si l'on peut dire). Ce que les Lumières apportent à l'humanité c'est la notion d'individu totalement autonome, souverain de sa propre pensée, sans autres limites à ses capacités que celles que la nature a fixées elle-même au monde matériel. Ce que les Lumières apportent, c'est le matérialisme intégral, c'est par dessus-tout la coupure radicale d'avec un Créateur (pour elles hypothétique) dont elles rejettent la possible existence sans même examiner cette possibilité. Ce que les Lumières apportent à l'humanité, ce n'est ni plus ni moins que la réintroduction dans le monde du mythe de PROMETHEE qui a voulu dérober aux dieux le feu, et s'est trouvé puni de son audace ; c'est la conception d'un homme démiurge. Mais il ne peut y avoir plusieurs lumières. Il n'y en a qu'Une, et les "Ténèbres ne l'ont pas arrêtée" (Jean 1, 5).
-
La probité intellectuelle exige que l'on examine si la conception d'un homme déifié a produit de bons fruits. Personnellement, je n'en suis pas assuré : de la bombe atomique aux camps de concentration, l'Occident des Lumières a produit bien des horreurs, et le malheur c'est qu'il est imité partout dans le monde, non pour ce qu'il a de bon (car en eux-mêmes, progrès, liberté de pensée, esprit critique, raison sont d'excellentes choses) mais pour ce qu'il a de destructeur : la déification de l'homme.
 -
C'est tout pour aujourd'hui.
-

mercredi 19 octobre 2011

Courage, cher Philippe Isnard, vous n'êtes pas seul !

-
J'ai promis de commenter l'interview de Philippe ISNARD par Enquêtes et Débats. Je le ferai en tant que biologiste, enseignant, chrétien et citoyen.
-
Réaction du biologiste. J'ai eu l'honneur d'enseigner la Virologie à l'université  Louis Pasteur, devenue Université de Strasbourg. C'était et c'est encore l'une des plus fameuses universités scientifiques françaises, riche de deux Prix Nobel (Jean-Marie LEHN, Chimie ; Jules HOFFMANN, Médecine). J'ai eu le bonheur de discuter voire de collaborer avec des grands noms de la science qui exerçaient dans cette Université : Pierre CHAMBON (Biologie moléculaire), Henri DURANTON (Physiologie végétale), Jean-Pierre EBEL (Biochimie et biologie moléculaire), Léon HIRTH (Virologie végétale), Pierre KARLI (Neurophysiologie), Paul MANDEL (Neurochimie), Jean-Claude STOCLET (Pharmacologie moléculaire), Michel TARDY (Psychopédagogie), Camille WERMUTH (Pharmacochimie). La liste n'est pas exhaustive. Quand j'ai été nommé professeur, René THOM (Mathématiques), Abraham MOLES (Psychologie sociale), et d'autres très grands noms (BENOIT, DAUNE, MINCK par exemple) ainsi que les collègues que je viens de nommer, développaient dans cette université un enseignement et des recherches de premier plan. Certains d'entre eux nous ont quittés ; d'autres continuent de travailler, de penser, et de produire. J'ai admiré leur sagesse, leur probité intellectuelle, leur esprit critique ; j'ai beaucoup appris à leur contact, je leur suis redevable infiniment de ce que j'ai pu faire.

On m'accordera que j'ai sur bien des contempteurs de Philippe ISNARD un certain avantage, celui de connaître de très près la biologie. Je vais plus loin. Il y a 30 ans, le laboratoire dont j'avais la responsabilité mettait au point des systèmes de coculture de fragments de moelle d'embryon de rat et de fibres musculaires humaines obtenues par fusion de ce que l'on appelle des cellules satellites musculaires. Nous obtenions ainsi une innervation des cellules musculaires et pouvions observer leurs contractions rythmiques, pendant des mois, moyennant le renouvellement régulier du milieu de culture. Bien évidemment, l'idée nous est venue de voir ce que donnerait l'usage de moelle d'embryon humain. Contact fut pris avec le service d'un très grand hôpital universitaire parisien où l'on avait mis au point une technique d'avortement respectant l'intégrité de l'embryon. Une fois prélevé, celui-ci était placé dans un liquide conservateur, puis envoyé par avion à notre laboratoire. J'avais demandé et obtenu l'accord du Comité National Consultatif d'Ethique pour pratiquer ces recherches. C'était avant que je rencontre Jésus. Je n'avais pas pris conscience que les tissus embryonnaires nous arrivaient vivants (sinon l'innervation eût été impossible) et que nous étions responsables de la mort d'un être humain en puissance. Qui n'a jamais vu un embryon de 12 semaines ne peut pas comprendre ce que signifie un avortement. Les chercheurs et moi-même étions pétrifiés devant ce petit être voué à la mort. Je mis fin très rapidement à ces expériences que je regrette amèrement. Puisse le Dieu de miséricorde ne pas m'en tenir rigueur au jour du jugement.
Comprendrez-vous, messieurs les promoteurs de mort que je parle d'expérience, d'une expérience que vous n'avez pas ? Que vous êtes tout entiers pris dans votre système : ils, elles ont le droit de faire l'amour quand ils, elles le veulent. Peu importe les conséquences, pourvu qu'il y ait jouissance et plaisir immédiats. Les IVG ne sont pas faites pour les chiens, non ? Bien entendu, je n'ignore pas que nombre de chercheurs et de médecins ne voient aucun obstacle moral à ces pratiques. Eux, ils savent. "Parce que vous dites que vous êtes sans péché, votre péché demeure" a dit Jésus. Qu'ajouter d'autre ?
-
Réaction de l'enseignant. Un véritable enseignement développe l'esprit critique. Un fait, qu'il soit de science dure ou de science molle, ne prend son véritable sens et son poids que quand il est passé à l'aune de la critique (cf. mon billet sur l'esprit critique). Une interprétation honnête exige qu'on présente les arguments qui militent en sa faveur, et ceux qui vont à son encontre. Il me paraît donc honnête de présenter aux jeunes gens et jeunes filles, dont l'environnement hédoniste n'encourage pas la continence, sans parler de chasteté, les conséquences d'une grossesse indésirée, et les effets psychiques désastreux d'un avortement. J'ai vu, de mes yeux vus, à la télévision, une séquence où l'on nous montrait des adolescents en train d'enfiler un préservatif sur un phallus en plastique... (cf. mon récent billet consacré à une citation de Léon BLOY). Voilà qui en dit long sur la neutralité de l'enseignement.
-
Réaction du chrétien. Il me paraît passablement contradictoire de militer à la fois  contre la peine de mort (à juste titre) et pour l'avortement. Je sais que l'avortement tue un être humain. Ce savoir n'est pas le fruit de l'idéologie, mais de l'expérience personnelle. Oh ! Je connais l'argumentation : un embryon n'est pas un être humain, son cerveau n'est pas développé, etc. Il ne devient homme qu'à la naissance. Cela revient à dire que des victimes d'accident de la route, ou d'une maladie neurodégénérative centrale, n'ayant plus de cerveau intact, ne sont plus des êtres humains, sans parler de ceux d'entre eux qui présentent des troubles psychiques graves (schizophrénie, autisme, etc.) et qu'il serait légitime de les tuer. HITLER n'a pas hésité à supprimer les malades mentaux. Je m'en tiens à la loi naturelle, et au Décalogue : "Tu ne tueras pas". Voilà mon rocher, ma forteresse et mon salut. Cela était, est et restera juste et vrai jusqu'à la fin des temps. Tant pis pour les sociétés de pensée fondamentalement anti-chrétiennes, et donc anti-humaines, qui sont à l'origine de ces ténébreuses innovations sociétales !
-
Réaction du citoyen. Là, je m'adresse à monsieur CHATEL. Est-il donc disciplinairement et pénalement répréhensible de présenter tous les aspects d'une question à des jeunes qui s'interrogent ? Pourquoi les représentants du planning familial ont-ils la liberté de venir parler de la pilule, du préservatif, de l'avortement dans les classes de seconde, première, terminale, sans qu'un autre aspect de la sexualité leur soit présentée ? Monsieur CHATEL, et d'autres ministres de l'"Education Nationale" (!!!) avant lui ont adopté les mêmes attitudes, les mêmes comportements, la même complaisance : surtout ne pas contrarier les ténors de la pensée unique, du politiquement correct. Voilà qui n'aide pas à former des consciences éclairées. Mais le but de l'enseignement, en France, n'est-il pas de formater les esprits et des les rendre compliants à ceux qui détiennent le pouvoir (politique, médiatique et financier) ? TAINE (j'ai fait un billet là-dessus) l'avait déjà dit !
J'ajoute encore un point. Les populations immigrées aiment les enfants et elles en font. Il n'est pas rare de voir des familles d'origine africaine compter six, sept, voire plus de dix enfants. A ce train-là, il apparaîtra chez nous à moyen terme, avortement aidant, un  déséquilibre démographique en faveur de ces populations, et nous n'aurons plus que nos yeux pour pleurer nos libertés, nos traditions, nos valeurs, notre mode de vie perdus. Après tout, il paraît que les populations européennes sont d'origine africaine et que leur souche s'est installée sur notre continent il y a 70.000 ans (cf. l'émission excellente d'Arte, hier soir ; encore que l'idéologie sous-jacente à l'intervention de certains chercheurs laissaient à penser qu'il était "mal" de s'opposer au flux migratoir en provenance d'Afrique). Les nouveaux venus avaient, paraît-il, la peau noire, et c'est, toujours paraît-il et sans aucun fait scientifique à l'appui autre que l'application de l'évolutionisme darwinien, le climat et la préférence sexuelle qui a fait apparaître des hommes à la peau blanche.
-
Je termine. Il est toujours très dangereux de décontextualiser des initiatives sociétales, politiques, éthiques. Un homme qui pense, pense d'abord aux conséquences de ses choix, et non à sa gloire personnelle, à son rayonnement politique ou social. Voilà la vraie liberté (cf. mon billet relatif à la vision qu'a Simone WEIL, la  philosophe, pas l'autre Simone, de la liberté).
-
Tenez bon Philippe ! Et si vous me lisez, commentez et intervenez !
-

lundi 10 octobre 2011

Esprit de parti, esprit faux, esprit de système...

-
Je comprends fort bien le contentement des responsables du PS. Ils ont obtenu un très grand succès en organisant ces élections primaires. Du côté de la majorité, un seul élu a reconnu ce succès. Monsieur COPE a tenté, lui, de le limiter en constatant, ce qui est juste mais un peu court, que 4 % seulement des Français avaient participé à ce vote. Ce n'est pas ainsi qu'il va rallier des sympathisants à sa cause.
-
Mes lecteurs réguliers savent combien que je ne puis pas rentrer dans l'esprit de parti. Pour des raisons que j'ignore, il semble être plus fortement ancré dans le coeur des électeurs socialistes que dans celui des électeurs de la majorité, où il y habite plus le souci des élus que celui des électeurs.
-
Alors, pour éclairer ma position, il m'est infiniment délicieux de proposer à votre réflexion ces deux petits passages de la Note sur la suppression générale des partis politiques, ouvrage que l'on doit au génie que fut Simone WEIL :
-
"Les partis sont un merveilleux mécanisme, par la vertu duquel, dans toute l'étendue d'un pays, pas un esprit ne donne son attention à l'effort de discerner, dans les affaires publiques, le bien, la justice, la vérité."

et

"Un homme qui adhère à un parti a vraisemblablement aperçu dans l'action et la propagande de ce parti des choses qui lui ont paru justes et bonnes. Mais il n'a jamais étudié la position du parti relativement à tous les problèmes de la vie publique. En entrant dans le parti, il accepte des positions qu'il ignore. Ainsi, il soumet sa pensée à l'autorité du parti. Quand, peu à peu, il connaîtra ces positions, il les admettra sans examen."
-
C'est la raison pour laquelle, hier, je faisais allusion à la signature que l'on demandait aux votants des primaires, une signature d'adhésion "aux valeurs de gauche", et suggérais qu'on y réfléchisse à deux fois avant de le faire. Je n'ai aucune illusion. La passion l'emportera sur la raison, et nous rencontrerons les mêmes désillusions si le candidat socialiste est élu Président de la République, jusqu'à ce que les yeux s'ouvrent. Symétriquement, je prédis les mêmes désillusions au cas, pour l'instant improbable, où ce serait le candidat de l'actuelle majorité.

samedi 8 octobre 2011

Qu'est-ce que l'esprit critique ?

-
Le mot "critique" vient du grec krinein que le Petit Robert traduit par juger comme décisif alors que j'avais jadis trouvé un autre sens à ce verbe, celui de cribler, tamiser. Le mot crise a la même origine. On peut le traduire par décision  ou par tamisage. Je préfère cette traduction.
-
Si je parle d'esprit critique aujourd'hui, c'est pour répondre à divers commentaires de mes billets. Selon moi, l'esprit critique est tout le contraire de l'idéologie. Il pèse chacune des situations, chacun des éléments qui les constituent, pour autant qu'ils soient connaissables ou accessibles, et il reste constamment sur cette incertitude qu'il peut se tromper, en raison même de l'insuffisance de connaissance de ces éléments. Il se garde bien de généraliser, et il regarde le réel, essaye de cerner les faits, avant de regarder dans son cerveau pour projeter son système croyance sur ce qu'il voit ou expérimente. Cele ne l'empêche pas de juger. Mais au moins son jugement est-il pesé sur la balance de l'humilité et des faits. Je conviens que c'est un exercice difficile, qui demande beaucoup d'ascèse personnelle, un contrôle de ses passions et de ses affects, de l'empathie (c'est-à-dire une capacité à rentrer dans les émotions d'autrui) laquelle n'est pas la même chose que la sympathie (littéralement la capacité de souffrir avec) et que je suis encore loin d'avoir atteint cette sérénité de la parole et du regard !
-
C'est pourquoi, au risque de déplaire à TIPPEL, je ne puis accepter que l'on traite de voyous, fût-ce en puissance, les 150.000 à 180.000 jeunes qui sortent tous les ans du système scolaire sans diplôme ni qualifications. Les exonérer de toute responsabilité personnelle dans leur situation, comme le font les bonnes âmes du PS est également une erreur que je qualifierai de symétrique. Le réel est complexe. J'ai été payé pour l'explorer ;  je demeure rempli de confusion devant l'écheveau, apparemment indémêlable dans sa réalité ultime, des phénomènes de la vie, aussi bien ceux qui président à la vie des cellules, qu'à celle des personnes ou des groupes humains.
-
Voilà pourquoi plus j'avance, plus je crois que la manière dont nous vivons à l'heure actuelle la démocratie dans notre pays est le fruit d'une vaste duperie qui dissimule l'âpreté des luttes de faction et les rivalités des chefs. La démocratie ce n'est pas cela, n'en déplaise au Monde, à Charlie Hebdo, à Marianne  et accessoirement au Figaro. Et je me sens le droit d'approuver Arnaud MONTEBOURG quand je juge qu'il a raison, et de le désapprouver quand il m'apparaît qu'il a tort, et ainsi du reste pour tous les autres responsables politiques.
-
C'est tout pour aujourd'hui

mardi 25 janvier 2011

Esprit critique et paranoïa

-
Il y a bien longtemps que je vous ai parlé d'Henri HUDE. Il est très certainement un spécialiste éminent de philosophie politique. Mais il ne fait pas partie du cercle des médiatisés, des show-bizzés, et des agitateurs culturels. Il enseigne à Saint-Cyr Coëtquidan, pensez-donc. Il est tout juste bon pour les militaires, lesquels sont tout juste bons à se faire tuer pour la patrie ; il ne vaut pas tripette pour les Journaux télévisés. Je recommande toutefois, et absolument, la lecture de son ouvrage "Ethique et politique", publié aux Editions Universitaires. J'en extrais fort à propos ce qui suit, pour renvoyer les auteurs de la proposition de loi sur l'euthanasie, dans les cordes très élastiques de leur conscience.
-
"Ceux qui mettent tous leurs soins à ne jamais être trompés sont ceux qui se trompent le plus ordinairement. Une conception paranoïaque de l'esprit critique est un préjugé d'autant plus grave qu'il a l'apparence de n'en être pas un. C'est lui qui explique notre tendance au scepticisme moral.
-
Face aux soupçons et au cynisme, il faut tout d'abord rappeler que l'existence morale est un fait ; que l'existence religieuse est un autre fait ; que ces faits son irréductibles ; et que cela se constate.
-
Chacun admettra que l'homme est un être capable de connaître. Il désire savoir. Or connaître, c'est connaître vraiment ; connaître vraiment c'est connaître une vérité. Il s'ensuit que la vérité fait l'objet d'un désir spécifique, inséparable de l'être le plus essentiel de l'animal raisonnable que nous sommes.
-
[...] Il n'y a de vie morale stable et durable que dans la mouvance d'une existence religieuse, ou sous le contrôle d'une raison qui cherche la vérité, ou tout au moins dans la liaison au simple bon sens pragmatique d'un homme qui veut vivre et non pas mourir... [...] Le bon sens pragmatique adhère implicitement qu'il vaut mieux être que ne pas être, c'est à dire que l'être est bon, et s'il voulait justifier à fond ce principe, il serait conduit à admettre qu'il suppose en fait que l'Absolu est bon. Lui aussi est donc religieux à sa façon."
-
ATTENDEZ LA SUITE CHERS LECTEURS :
-
"C'est pourquoi, en définitive, la morale laïque n'existe guère, si elle a jamais existé : elle n'a duré que le temps nécessaire à la dilapidation d'un capital moral accumulé par des siècles de vie religieuse. Ce qui seul peut exister, c'est une morale qui descend de la relation à l'Absolu, ou à défaut [NOTEZ LA PRUDENCE QUI OUVRE LA PORTE A DES PENSEURS COMME COMTE-SPONVILLE et sa Morale sans fondements] une morale qui accompagne et exprime la recherche sincère de la vérité, ou enfin une morale pragmatique où s'exprime la sagesse des nations qui ne veulent pas mourir." [CE QUI LAISSE, NOTEZ-LE ENCORE, UNE PLACE A DES PENSEURS CHINOIS COMME FENG YOULAN OU HU SHI, SANS PARLER DE CONFUCIUS.]
-
J'ai vu hier une courte séquence au Journal télévisé, prise dans un service de soins palliatifs. On y voyait un homme, atteint d'un cancer, qui ne pouvait parler que dans un souffle à peine audible, et qui disait être un combattant et vouloir lutter jusqu'au bout, tout comme un autre patient, paralysé par une sclérose en plaque gravissime, pouvant à peine parler lui aussi et qui exprimait dans sa détresse physique un amour puissant de la vie. Et puis j'ai entendu le pathos embrouillé de monsieur Jean-Luc ROMERO, ventant les mérites de cette proposition de loi scélérate sur l'aide active à la mort ; et je voyais se profiler dans la porte entrebâillée des chambres de mourants l'ombre d'avides héritiers susurrant à leur aïeul : "Hein, papy, que ça te dirait d'aller voir le Bon Dieu ?".
-
Conscience élastique, esprit hypercritique ? Esprits faux, esprits dangereux ! Se méfier d'eux si l'on tient à sa peau.

mardi 15 juin 2010

Il y avait bien longtemps...

-
Il y avait bien longtemps que je ne vous avais cité mon cher Gustave THIBON. Il faut que je répare au plus vite ce retard. Dans un ouvrage majeur, Notre regard qui manque à la lumière (Fayard, Paris, 1970), notre vigneron philosophe, fin psychologue et grand moraliste, dénonce les tares du siècle, en souligne les lumières, parle avec pudeur de ses doutes et de ses limites. Il faudrait tout apprendre par coeur, et faire connaître à tous ceux qui préfèrent la lumière aux ténèbres, la parole de celui qui hébergea et connut Simone WEIL avant qu'elle ne parte pour l'Angleterre et qu'elle n'y meure, trop tôt, trop jeune. Pour aujourd'hui, je me bornerai à vous livrer ce petit passage :
-
"Les hommes apprécient un mets ou un remède dans la mesure où la publicité empoisonne leur cerveau ; ils jugent de la beauté d'une femme ou du talent d'une actrice d'après le bruit qu'on fait autour d'elles ; ils attendent pour s'ouvrir à la charité du Christ, de lire dans un journal faisandé (et le mot est encore trop indulgent, car le faisan est encore plus empaillé que pourri) un reportage sur l'abbé Pierre entre une photographie de vamp et le récit d'un crime sordide, tandis que la misère en chair et en os qu'ils côtoient chaque jour les laisse indifférents. Ils ne voient dans le monde que la poudre qu'on leur jette aux yeux et seul le tapage de la grosse caisse trouve un écho dans leur coeur."
-
Aucun domaine de l'activité humaine n'échappe à l'attraction tentaculaire de l'opinion dominante. Je m'en suis rendu compte, figurez-vous, en regardant (d'un oeil distrait, j'en conviens), le match qui a opposé l'équipe de France de foot-ball à celle de l'Uruguay. Je n'y connais pas grand chose, peut-être, mais enfin il n'était point nécessaire de sortir de polytechnique pour voir que les français faisaient des passes d'un précision remarquable, savait repérer le joueur démarqué, allaient vite et qu'ils étaient d'un niveau nettement supérieur à leurs adversaires. Mais Eugène SACOMANO a dit, paraît-il, que nos joueurs étaient des fantômes, dépourvus d'énergie et de sens du jeu, et cela a suffi pour que dans les chaumières, le téléspectateur, oubliant son jugement personnel et son sens critique, déclare, contre son sentiment, que les français n'étaient pas à la hauteur.
-
Il me semble que le premier devoir de l'enseignant est d'ouvrir le coeur de ses élèves à leurs propres sentiments, avant de leur mettre en tête un esprit critique desséchant qui leur fait examiner la réalité à la lumière de systèmes de pensée préformés, avant même qu'ils aient pu appréhender pour eux-mêmes ce qu'ils voyaient, entendaient, sentaient ou goûtaient. Il est de bon ton de se moquer des sensations. Il est très chic d'avoir des "idées". Il me paraît à moi plus important de penser. Et Thomas d'AQUIN l'a dit : il n'y a rien dans l'intelligence qui ne passe d'abord par les sens. Si je vois que les joueurs français ont été habiles et ont bien joué, j'en conclus qu'ils sont plus de chances que celles que l'on veut bien leur donner dans les sondages... C'est le devoir du journaliste d'informer ses lecteurs en faisant le net partage des faits et de son opinion personnelle ou ou d'une opinion politiquement correcte.
-
Le présent billet n'a pas pour but de faire l'apologie de notre équipe nationale de foot-ball. Il se propose simplement de vous suggérer d'avoir le plus grand recul devant les condamnations, commentaires, jugements des hommes qui font l'opinion. Tous les journalistes, bien sûr, ne sont pas des apprentis-sorciers ; il en est, Dieu merci, de fort honnêtes. Mais un trop grand nombre d'entre eux est victime de l'esprit de système, tellement français, et qui nous fait tellement de tort auprès des étrangers. Nous leur donnons l'impression de tout savoir, mais hélas nous ne savons que ça.
-
C'est tout pour aujourd'hui.

vendredi 18 septembre 2009

Justice pour l'histoire

On a relégué monsieur LE PEN au canton de l'infamie après qu'il eut déclaré que les chambres à gaz étaient "un détail de l'histoire". Et la France a eu raison de le faire. Que n'a-t-elle la même lucidité sur sa propre histoire ! Il semble bien en effet que soient détails les massacres de septembre, l'affreux traitement réservé aux Gardes suisses de Louis XVI, les 2.000 prêtres torturés, affamés, maltraités, déportés des pontons de Rochefort, les 70.000 guillotinés, les 182.000 morts des guerres de Vendée (souvenons-nous des femmes et des enfants brûlés vifs dans des fours à pain, car "c'est ainsi que l'on cuit le pain de la République" déclarait le monstre qui a commandé ces crimes ; souvenons-nous des quelques 500 morts du LUC-SUR-BOULOGNE dont plus de 100 enfants - le plus jeune avait 15 jours - massacrés par une troupe populacière et avinée), les centaines de milliers de morts des guerres révolutionnaires et napoléoniennes, la destruction totale ou partielle de plus de 90 % des édifices religieux, les injustices, les vols, l'installation d'une bourgeoisie avide aux commandes de notre pays, et l'inauguration d'un capitalisme exploiteur et sauvage (car figurez-vous, ce n'est pas l'aristocratie qui est responsable du phénomène ; un noble ne pouvait exercer de profession industrielle ou commerciale sans déroger), édifié de toute pièce sur des "biens nationaux" mis à l'encan. Détails que toutes ces horreurs.
La République Française est née dans jun flot de sang et elle s'est édifiée sur des millions de cadavres . Mais il n'est pas bon de le rappeler. L'histoire officielle passe pudiquement sur les violences faites à tout un peuple par les fous de Paris. Il fallait bien cet oubli pour faire briller aux frontons de nos édifices publics une belle devise toute abstraite : "Liberté, Égalité, Fraternité".
Et ça continue. Faire voter une loi pour condamner le négationisme et le révisionisme est d'une rare stupidité. Elle donne à ces théories fumeuses, contredites par les faits, les documents écrits et filmés, une importance inouïe. Il suffit de s'y reporter pour juger que les négationistes et les révisionistes sont des imbéciles.
Et ça continue. Matthieu KASSOWITZ s'est fait et continue de se faire allumer par les médias, alors qu'il a simplement déclaré que les explications officielles des attentats du 11 septembre ne le satisfaisaient pas. Il a parfaitement le droit de se poser ces questions. Il ne nie pas les faits. Il se contente d'en chercher une interprétation plus satisfaisante. Personnellement, je ne pense pas qu'il y ait eu une explication officielle. Il y a eu une version médiatique des événements qui n'a jamais été démentie par les autorités américaines. Il y a des points d'ombre. C'est absolument certain. Le plus intrigant est l'effondrement du bâtiment qui hébergeait les archives de la CIA. Coïncidence ? Relation de cause à effet entre les effondrements des Twin Towers et celui de cet édifice ? Acte terroriste ? Acte prémédité par les pouvoirs publics qui ont tiré parti de l'affolement général pour faire disparaître des témoignages accablants ? Nous ne le saurons jamais.
Mais il me semble que le propre d'un esprit scientifique et honnête est d'abord de s'assurer de la matérialité des faits, et d'en rechercher toutes les causes possibles, y compris les plus invraisemblables, avant de conclure à la plus plausible.
On s'est beaucoup moqué de l'Encyclopédie soviétique dont les colonnes consacrées aux biographies des hommes politiques grossissaient, diminuaient de volume, disparaissaient, réapparaissaient, au gré des fortunes publiques des célébrités en vogue, et qui mettaient en exergue des faits flatteurs pour le Prince ou ignoraient délibérément des événements et des faits gênants pour le pouvoir.
Je ne suis pas certain que nous agissions différemment. De nouveau, je vous conseille la lecture du livre de Jaques HEERS, L'histoire assassinée. Les pièges de la mémoire. Editions de Paris, Versailles, 2006. Vous serez absolument stupéfiés de voir comment l'histoire officielle nous ment. Merci à Jules FERRY et à tous ces grands esprits manipulateurs qui ont préféré leurs idées à la vérité. Ils nous invitent par leur malhonnêté intellectuelle à exercer notre esprit critique et à prendre un peu de recul.

mardi 17 mars 2009

Exercices de lecture

Un journal gratuit, Métro, pour le nommer, nous apprend qu'Amad LY, figure de "grand frère" de Seine-Saint-Denis, lauréat de Prix de l'éthique 2008, est mis en examen pour enlèvement, séquestration, tentative d'assassinat et violences aggravées. Deux de ses frères ont été eux aussi mis en examen. L'entrefilet ne précise pas si c'est pour les mêmes motifs.
Il y a plusieurs manières de lire cette information.
Manière idéologique.
Première lecture idéologique :
Le politiquement correct a encore frappé, et l'on a récompensé monsieur Amad LY au motif que son nom avait une consonance étrangère, sans doute maghrébine, sans s'être renseigné d'abord sur ses activités. Pauvre France. On a récompensé tout simplement un forban.
Deuxième lecture idéologique :
Si Amad LY s'était appelé DUPONT, les journaux n'auraient pas parlé de cette affaire. On ghettoïse encore plus les jeunes issus de l'immigration. C'est un scandale, c'est la chasse au faciès.
Manière critique, factuelle et objective.
Le journal ne nous donne pas les attendus du jury qui a récompensé monsieur Amad LY. Il devait avoir de bonnes raisons de le faire. Par ailleurs, le même journal ne nous dit pas quelles charges réelles pèsent sur ce jeune homme. Il n'est pas encore mis en cause, seulement mis en examen. Attendons de voir la suite. Bornons-nous à nous étonner d'une telle distance entre un Prix de l'éthique et une mise en examen. Il y a là quelque chose qui dérange.
Appliquons la méthode à l'information suivante. Le pape Benoît XVI réhabilité un évêque négationiste.
Manière idéologique.
Première lecture idéologique.
Il était temps de remettre de l'ordre dans la maison et de réintégrer des hommes qui veulent le bien de l'Eglise. Vatican II nous a tout fichu par terre avec ses réformes modernistes, son oubli de la tradition immémoriale. Eux ont réussi à en garder quelque chose.
Deuxième lecture idéologique.
Voilà bien un pape réactionnaire. Non seulement il ne comprend rien à la société moderne, mais il approuve des positions intenables historiquement et moralement. Il a été dans les jeunesses hitlériennes. Il n'a rien oublié.
Manière critique, factuelle et objective.
Il ne s'agit pas d'une réhabilitation, mais d'une levée d'excommunication. Jamais Benoît XVI n'a exprimé la moindre complaisance pour le nazisme, et la communauté juive lui a d'ailleurs donné acte de son amitié pour le judaïsme, après la levée de l'excommunication. Devant l'émotion soulevée par sa décision, Benoît XVI a publié une lettre à ses "Collègues" dans l'épiscopat, dans laquelle il précise qu'à l'avenir il serait plus attentif aux informations diffusées par Internet, et qu'il ne connaissait pas les opinions de Mgr WILLIAMSON avant de lever les excommunications qui intéressent, outre Mgr WILLIAMSON, trois autres évêques.
On peut supposer que la Curie romaine, toutefois, possède des informations précises, que cette information lui était parvenue, mais qu'elle n'a pas cru bon d'en avertir le pape. On peut aussi supposer qu'un homme de l'envergure intellectuelle de Benoît XVI a de très bonnes raisons théologiques et pastorales d'avoir pris cette décision de levée d'excommunication, premier pas, mais premier seulement, d'un retour à la pleine communion.
Aucune des informations susceptibles d'atténuer les effets de cette décision, en lui donnant l'éclairage exact, n'a été reprise entièrement par la presse, (à l'exception de La Croix), et notamment la Lettre aux évêques. On peut aussi s'interroger sur les raisons qui ont poussé la presse à tronquer l'information. Ce sont là des questions, pas des insinuations, ni des accusations. Il est probable que le sensationnel intéresse plus les lecteurs que la mise en perspective.
Voilà comment, me semble-t-il, il eût été objectif, factuel et critique de lire les deux informations que je viens de commenter. Mais tout va tellement vite, qu'on ne prend pas le temps de réfléchir. Et voilà comment on manipule, et voilà comment on décérèbre.