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dimanche 15 décembre 2013

Nouvelles de la Résistance : diverses annonce, une citation et une suggestion

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.


1.Une citation.

Voici une remarque qui mérite d'être méditée en ces moments où la culture de mort paraît triompher.

"Toute existence d'homme suffisamment adulte et digne de l'humanité qui lui est propre a sa secrète unité et une singularité inaliénable. C'est seulement  grâce à cette unité et à cette originalité, sous-jacentes à ses comportements, qu'à travers eux il peut, même sans en avoir conscience, se communiquer à autrui au niveau de l'essentiel. Aussi, plus l'homme s'atteint dans son autonomie mieux il peut aider les autres, par la simple présence qu'il crée en eux, à être debout, du moins si ceux-ci s'efforcent de l'accueillir dans sa vérité et arrivent ainsi à entrevoir ce qui est au centre de sa vie, ce qui donne sens à ses jours." (Marcel LEGAUT.)

2.Une suggestion.

Devant les décisions arbitraires et les ordres illégaux dont les Veilleurs font l'objet et sont les victimes, il m'a été suggéré de proposer aux participants embarqués et conduits lors de diverses veillées au Commissariat de la Rue de l'Evangile, de recourir au Défenseur des Droits. Il y a dans la nouvelle structure qu'il dirige une section consacrée aux abus commis par les forces de l'ordre. Je ne sais pas si ce recours peut aboutir. Mais devant le silence assourdissant, la complicité éhontée des élites politiques qui s'entendent entre elles pour conserver leur pré-carré, il faut passer à la vitesse supérieure, toujours dans la non-violence, le respect des personnes (jamais il n'y a eu d'injures ou de menaces à l'égard de ceux qui nous encageaient, ce qui, de la part de certains d'entre eux n'étaient pas réciproques ; voir l'histoire de mon petit bonhomme en civil et de sa hargne évoquée dans mon billet sur le récit de la soirée du 13 décembre).

3. Des informations du salon beige.

Les artisans veulent aller à l'Elysée.

"Déçus de n'avoir pas été entendus, les artisans de l'Union professionnelle artisanale ont décidé de poursuivre leur action de protestation. Le 13 novembre dernier, ils lançaient la campagne des "Sacrifiés", à laquelle plus de 500.000 personnes ont déjà répondu, à ce jour. Mais leur cri d'alarme est resté lettre morte auprès des pouvoirs publics.
Aussi, le 19 décembre prochain, un rassemblement est-il prévu à Paris. Objectif : apporter au Président de la République les quelque 600.000 pétitions signées. Une délégation demandera à être reçue en personne, qui comptera dans ses rangs une grande majorité de la centaine de présidents des UPA territoriales, ainsi que les trois vice-présidents (dont Patrick Liébus, président de la Capeb) et le président de l'UPA, Jean-Pierre Crouzet. "Nous avons adressé un courrier à l'Elysée, qui est, à ce jour, resté sans réponse. Nous ne savons pas encore si cela sera possible au vu de l'agenda de M. Hollande", nous a-t-il confié. Mais dans le cas où le Chef de l'Etat ne pourra répondre positivement, "il y aura une forte déception, et nous serons obligés de prendre d'autres dispositions pour faire entendre notre voix", a-t-il ajouté."

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Vidéo sur la manifestation des Mères Veilleuses.

http://lesalonbeige.blogs.com/.a/6a00d83451619c69e2019b02e398a4970c-800wi

Vidéo sur le concert donné par les Veilleurs aux forces de l'ordre, avant qu'ils ne soient embarqués.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=hXUOcY2q1II

A BORDEAUX, sans commentaires superflus.





Accueil de François Hollande mardi 17 décembre à Radio France.

Le président assistera au concert à 20 h à la Maison de la Radio.
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Je m'absente pendant deux jours. Reprise des billets mercredi matin, sauf j'y arrive à en faire un pendant mon voyage.


jeudi 15 août 2013

Nouvelles de la Résistance : recours devant le Conseil d'Etat, premier billet du 15 août 2013

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Trouvé sur le site des Nouvelles de France ou sur celui de France Info ou ailleurs, cette information. Je prie la source dont j'ai oublié le nom d'exploiter son article sans lui faire référence.
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"Le Conseil d'Etat a confirmé mardi le dépôt le 2 août dernier d'une requête d'une association familiale opposée au mariage pour tous, qui demande l'annulation de l'application de la loi. Un exemple parmi d'autres que la mobilisation contre le mariage homosexuel ne faiblit pas, près de trois mois après l'adoption du texte.

Voilà trois mois que le la loi autorisant le mariage et l'adoption pour les couples homosexuels a été promulguée. Et alors que l'été aurait pu marquer la fin de la mobilisation, les anti-mariage pour tous poursuivent leurs actions contre le texte.

Requête devant le Conseil d'Etat

Le Conseil d'Etat a confirmé mardi le dépôt le 2 août d'une requête de l'Union des Familles en Europe (UFE) qui demande l'annulation de l'application du texte. Dans un communiqué, l'UFE estime que la loi du 17 mai 2013 est "contraire aux traités signés par la France et doit être déclarée inapplicable".

L'association considère que cette loi viole le Pacte international relatif aux droits civils et politique adopté par l'ONU le 16 décembre 1966, entré en vigueur en 1976 et ratifié par la France le 28 mai 1981. Ce texte précise que "le droit de se marier et de fonder une famille est reconnu à l'homme et la femme à partir de l'âge nubile".

Du coup, l'association réclame l'annulation du décret d'application du 24 mai 2013, ainsi que l'arrêté daté du même jour sur la modification du livret de famille et la circulaire du 29 mai du ministère de la Justice. L'UFE précise que si elle était déboutée par le Conseil d'Etat, elle porterait l'affaire devant le Comité des droits de l'Homme de l'ONU.

Le conseil d'Etat a précisé que l'association familiale n'était pas le seul organisme à avoir déposé une requête pour obtenir l'annulation de la loi du 17 mai 2013 : d'autres demandes en ce sens ont également émané de l'Union départementale des assocations familiales des Hauts-de-Seine (UDAF 92), de la Confédération nationale des associations familiales catholiques et de Franck Meyer, maire de Sotteville-sous-le-val (Seine-Maritime) et président du collectif des maires pour l'enfance.

Mobilisés jusqu'à la rentrée

Cette tentative d'annulation de la loi est une nouvelle preuve que la mobilisation des anti-mariage pour tous n'a pas faibli, malgré les grandes vacances.

Dans son édition du week-end, le quotidien Libération rapportait que depuis le début de l'été,  les drapeaux et slogans des manifestants ont été aperçu sur les routes du Tour de France, à Rome devant le Parlement italien au moment de l'examen d'un texte sur la pénalisation de l'homophobie ou encore lors des Journées mondiales de la Jeunesse, au Brésil. Des veillées sont également régulièrement organisées dans plusieurs villes françaises. 

Le collectif de la Manif pour Tous a même trouvé un stratagème pour que les opposants restent mobilisés : organiser un concours de photos sur Facebook, en incitant les internautes à se faire photographier sur leurs lieux de vacances avec leurs drapeaux ou les visages peinturlurés de slogans contre le mariage pour tous.

Point de mire de cette mobilisation continue : une université d'été qui se tiendra les 14 et 15 septembre au bois de Vincennes, et durant lesquels devraient être décidés de futures actions pour la rentrée."
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Commentaire.
 
Il faut rappeler ici plusieurs choses. (a) La campagne des partisans de la Loi dite TAUBIRA consiste à faire croire à l'opinion publique que c'est être homophobe que de s'opposer à ce qu'ils considèrent comme un droit. Mais la loi a pour objet de dire ce qui est dû et à qui. La question de fond qui est posée est donc la suivante : le mariage est-il dû aux homosexuels ? Peut-on s'y opposer sans être taxé de ce qui semble être devenu dans les médias la marque d'infamie la plus extrême, le qualificatif de fasciste ayant épuisé son potentiel offensif ? (b) La même campagne consiste à dire que cette loi n'enlève rien à ceux qui s'y opposent. La question de fond me semble être plutôt celle-ci : qu'est-ce que cette loi apporte aux personnes homosexuelles qui vivent ensemble ? Les réponses sont certainement diverses : la reconnaissance d'un état de fait qui évite la stigmatisation des homosexuels; la revendication d'une normalité de comportement, la possibilité d'avoir des enfants par adoption, gestation pour le compte d'autrui, ou procréation médicalement assistée, etc. (c) Les promoteurs de cette loi se fondent exclusivement sur le droit positif. Celui-ci se décline en loi en appliquant des hiérarchies de normes au sommet desquelles se place la constitution. Mais dire qu'une constitution ne s'appuie sur aucune "valeur" est bien évidemment faux. En vérité, et dans une très large interprétation de notre constitution, le législateur majoritaire s'inspire des valeurs défendues par certaines obédiences de la franc-maçonnerie. Ce n'est pas en soi une honte, mais ce serait plus honnête de le dire.
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Ainsi, le débat essentiel n'est pas d'ordre politique, ni même social, il est spirituel, philosophique et anthropologique, et peut se résumer à une ultime question : est-il permis à l'homme de faire n'importe quoi sous couvert de "progrès" (progrès des techniques, de certaines analyses des sciences humaines), un mot qui confond souvent ce dernier avec la nouveauté ? Il faut refuser d'entrée dans le cycle infernal des condamnations, des injures, des anathèmes, et, par simple honnêteté intellectuelle dire d'où l'on parle. Je le fais personnellement sans hésitation : tout n'est pas permis à l'homme, et nous le savons depuis la faute originelle d'ADAM et EVE. Nous avons mangé du fruit de l'arbre défendu, et nous connaissons donc le bien et le mal. Nous sommes devenus des dieux et la prédiction du Malin s'est réalisée. Je crois davantage à la parole de JESUS qu'à celle de monsieur HOLLANDE. Je revendique hautement ce droit, je suis en mesure d'expliquer en quoi cette parole rend vraiment libre, concrètement, existentiellement, et non point parce qu'elle satisfait mon adhésion à une idéologie, fût-elle religieuse. La Vérité n'est pas une idée, c'est une personne. Le disciple est dans la foi, l'actuel législateur dans la croyance. Ce n'est pas du tout la même chose.

jeudi 16 mai 2013

Ils nous ont trahi

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J'ai reçu hier après midi ce courriel dont je vous livre la teneur. Je suis allé porté ma protestation, selon les formes requises par ce texte au greffe du Conseil Constitutionnel, hier après-midi où j'ai, du reste, rencontré un compatriote qui déposait lui aussi sa requête. Lisez d'abord la totalité de ce texte, malheureusement rédigé en un langage juridique peu accessible. Je vous dirai en commentaire ce que je crois en avoir compris et qui indique une trahison et un sabotage délibéré du recours par les partis qui nous jurent être contre la loi TAUBIRA. La requête ne peut être adressée que par ceux qui ont déjà signé la pétition indiquée à l'adresse indiquée en premier ci-dessous.
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"A tous les signataires pour un recours constitutionnel http://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/aux-deux-chambres-du-parlement-pour-un-recours-constitutionnel-contre-le-mariage-pour-tous

Cher Amis, 
Vous trouverez à l’adresse suivante : 
https://docs.google.com/file/d/0B79nNS8FYZW0Ty1pdzFYcXhBZXM/edit?usp=sharing 
un fichier doc, comprenant une REQUÊTE CITOYENNE EN INTERVENTION VOLONTAIRE DANS LA PROCÉDURE DE RECOURS pendante au Conseil constitutionnel. 
Nous demandons à chaque Citoyen français résidant en France de vouloir bien, sans perdre une minute, la télécharger (flèche en haut à gauche), la remplir, la signer et l’envoyer, par courrier, accompagnée d’une photocopie de sa carte d’identité et des pièces annexées contenues dans le fichier, au greffe du Conseil constitutionnel, 2, rue de Montpensier 75001 Paris. 
De plus, nous demandons à ceux qui en ont la faculté, de s’y rendre physiquement, si possible ce jour même, afin d’interrompre l’examen au fond de la cause. 
POURQUOI CETTE URGENCE ? Parce qu’il est de toute évidence que LES MÉMOIRES DE RECOURS ONT ÉTÉ DÉLIBÉRÉMENT SABOTES et le mot n’est pas trop fort. 
Vous en trouverez l’explication dans un commentaire critique annexé à la requête. 
La situation qui se présente à nous est simple : à moins de faire enjoindre aux parlementaires, par décision du Conseil, de proposer les moyens contenus en la pétition, il n’est que trop certain que le recours, du moins pour ce qui touche l’article 1er du mariage pour tous, échouera. 
Car il a été programmé pour échouer ! 
SEUL LE PEUPLE PEUT AUJOURD’HUI FAIRE OBSTACLE A LA VALIDATION DE CETTE LOI ! 
Le Conseil pourrait rendre sa décision dans les jours qui viennent, on parle du 16 mai, aussi n’attendez pas une heure de plus, intervenez rapidement et massivement dans la procédure en cours pour faire entendre la voix du peuple. 
Nous comptons sur chacun de vous, plus nombreuses seront les requêtes et plus grandes les chances de réussite. 
CHAQUE REQUÊTE DOIT CONTENIR LE NOM, LE PRÉNOM, LE DOMICILE ET LA SIGNATURE DU REQUÉRANT + LA DATE DU JOUR, DU MOIS DE L’ANNEE ET DU LIEU + COPIE D’UNE PIÈCE D’IDENTITE
 ."
Il apparaît clairement que dans leur mémoire en recours, les demandeurs ont délibérément omis de mentionner la première pétition, sans compter celle qui a été refusée par le Président du CESE, monsieur DELEVOYE. Des sénateurs et députés de bonne foi qui ont signé le recours au Conseil Constitutionnel se sont fait berner par les juristes des partis de l'opposition. Or, la loi est claire. Tous les moyens de droit, absolument tous, doivent être utilisés dans le cas qui nous occupe. C'est une obligation non seulement morale, mais légale. La vérité est simple : hormis quelques hommes courageux (MARITON, MYARD, GUAINO, FESQUELLE, et quelques autres), les dirigeants de l'UMP et de l'UDI se sont mis d'accord pour ne pas trop pousser les feux de leur résistance, toute platonique, à la loi TAUBIRA. Diantre, c'est qu'eux aussi, ils comptent dans leur rang un certain nombre de "frères" qui ont dû être chapitrés par leur loge ! Ils nous ont trahis, largement, en nous prenant pour des imbéciles. Monsieur COPE voudrait bien engranger pour son compte le mécontentement des Français et détourner le sens de la manifestation du 26 mai. Il se trompe, et très lourdement. Nous ne roulons pas pour des gens qui ne veulent rien changer au système anti-démocratique dans lequel nous sommes enfermés. Et s'ils ne prennent pas l'engagement de supprimer cette loi, lors des prochaines élections, personnellement, je ne voterai pas pour eux.
Depuis que je réfléchis aux motivations de notre résistance, je commence à me faire une idée plus précise de son origine. Nous protestons parce que nous nous sentons différent des homosexuels. Nul, en tout cas pas moi, ne songent à les juger  moralement pour l'orientation qu'ils ont prise, parfois sans être totalement libres. Mais nous nous sentons offensés d'être traités de la même manière qu'eux, malgré nos différences profondes. Quand madame TAUBIRA dit que cette loi n'enlève rien à personne, elle fait gravement erreur. Elle enlève aux hétérosexuels la dignité de leur choix de vie,  une dignité que revendique légitimement les homosexuels ; elle nie que leur orientation sexuelle, tournée notamment vers la procréation selon des modalités inscrites dans la physiologie et les corps, soit différente de celle des homosexuels. Et l'on peut faire campagne dans les journaux en prétendant que les actes homophobes ont augmenté depuis le débat sur cette loi, ce qui justifierait qu'on l'ait prise, moi, je dis qu'il y avait un bon moyen d'éviter cette prévisible dérive, c'était de ne pas la faire cette loi !
Il me semble qu'on n'empêchera jamais une partie de la société de professer du mépris et du dégoût pour  l'homosexualité. Je réprouve totalement, définitivement, et sans retour ces sentiments de rejets. Je me borne à constater qu'ils existent, qu'ils ont toujours existé, et qu'aucune loi ne parviendra à les chasser de l'esprit d'un assez grand nombre de nos concitoyens. Nous devons donc exiger le respect des homosexuels, c'est l'évidence, nous devons refuser de les juger, mais nous devons affirmer très hautement, par simple respect pour ce que nous sommes, notre différence. La revendication est très tendance, je sais. Ce n'est pas une raison pour que l'on nous trahisse. 
Pour terminer, je constate avec regret qu'une élue du Bas-Rhin, avec qui j'avais eu l'honneur de travailler lorsque je m'occupais de l'Association Alsace BioValley, a voté au Sénat en faveur du texte. Ce n'est pas le sentiment que j'avais retiré de la discussion que nous avions eue il y a quatre mois à STRASBOURG, lors de la remise d'une légion d'honneur à un ami commun. Je suis très attristé.