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dimanche 24 août 2014

24 août 2014. Nouvelles de la Résistance, Justice et Vérité et lutte contre les partis

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Ah que c'est juste !

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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1. Les citations du jour.
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(a) De Simone WEIL, dans sa Note sur la suppression générale des partis politiques, cette conclusion :

"Presque partout - et même souvent pour des problèmes purement techniques - l'opération de prendre parti, de prendre position pour ou contre, s'est substitué à l'opération de la pensée.
C'est une lèpre qui a pris origine dans les milieux politiques, et s'est répandue, à travers tout le pays, presque à la totalité de la pensée.
Il est douteux que l'on puisse remédier à cette lèpre, qui nous tue, sans commencer par la suppression des partis politiques."

(b) Du philosophe ALAIN, qui fut le Maître de Simone WEIL, cette remarque qu'il fit (en février 1950, le 10 très exactement, bien après la mort de son élève à LONDRES) sur la Note :

"Comme a dit Simone WEIL, aucun candidat ne devra se soumettre à un parti ; car ce n'est pas du tout cela qu'on lui demande. On lui demande au contraire de ne jamais suivre un parti, et de ne jamais abandonner le vrai parti, celui de la Justice et de la Vérité, choses qui ne peuvent être connues et suivies que par des individus, soutenus par leurs amis, et jamais par les partis qui s'accordent à poursuivre ensemble le Juste et le Vrai, mais qui n'y pensent jamais, attendu qu'une collectivité ne peut rien penser."
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2. Commentaires.
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Les luttes internes qui agitent aussi bien le PS que l'UMP sont très exactement des luttes partisanes. Et c'est pourquoi, je serais le Président SARKOZY, je ne m'acharnerais pas à vouloir prendre la tête de cette dernière. Laissons cette tentative ridicule aux divers crânes d'oeuf, dont le crâne bordelais, laissons-les s'échiner pour parvenir à leur fin. Le jeu n'en vaut pas la chandelle.

Je sais bien que l'on va m'objecter ceci : qu'est-ce que la Justice ? Qu'est-ce que la Vérité ?

Voici deux exemples qui vont vous montrer qu'il est très facile de définir l'injustice (et donc de donner un contour à la justice) et le mensonge, l'erreur ou la fausseté (et donc de donner un contour à la vérité).

Justice : un homme qui a violé pendant des mois sa fille mineure est condamné à six mois de prison. Une femme qui a publié sur un réseau social une caricature - effectivement condamnable - de madame TAUBIRA est condamnée à neuf mois de prison ferme et à une amende considérable ; par la même occasion, sans que l'on sache trop pourquoi, le FN est condamné à une amende pénale de 30 000 euros.

Mensonge : en France, la gestation pour autrui est interdite. Madame TAUBIRA, par le biais d'une circulaire tout à fait contestable, demande, et même ordonne que les enfants nés de la sorte soient inscrits à l'état-civil. Nombre de juges en avaient décidé autrement, en appliquant la loi. Ils sont contredits. On voit donc ce qu'il en est. Mensonge tordu. La croissance selon monsieur HOLLANDE est de retour ; l'avion qui venait de BAMAKO et s'est écrasé dans le Nord-MALI a eu un accident technique (le contenu des boîtes noires devrait être disponible ; il est, paraît-il, inexploitable !) alors que l'hypothèse de l'attentat est sans doute la plus probable ; ce sont les pro-Russes qui ont abattu l'avion de la Malaysia Airline (les photos que j'ai pu consulter à ce sujet montre des impacts de balles sur le cockpit, et en aucun cas des traces d'une explosion provoquée par un missile) ; l'immigration est une chance pour la France (demandez aux Marseillais ce qu'ils en pensent). On n'en finirait pas de dresser la liste des mensonges d'Etat, des mensonges nécessaires à la prise du pouvoir et au maintien de celui-ci, au nom de l'idéologie, et non point au nom de la Vérité et de la Justice

Et je vais même vous dire une chose qui va vous étonner. La censure par le Conseil Constitutionnel des dispositions relatives à l'allègement des cotisations des salariés, dans le cadre du Pacte de Responsabilité, au motif d'une offense au principe d'égalité, relève à la fois de l'injustice et de l'erreur. Bonne digestion messieurs les Conseillers ! Bon cognac ! Bon cigare !
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3. Informations diverses.
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La Savoie salue les vacanciers (via le Salon beige).


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29 août : accueil de Christiane Taubira sur l'île de Ré.

Le ministre de la Justice se déplace à la Maison centrale de Saint-Martin-de-Ré.
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23 août : accueil de Manuel Valls à Caen.

Manuel Valls se rendra à la cérémonie d’ouverture des Jeux équestres mondiaux, samedi 23 août au stade d’Ornano à Caen.
Programme :
18h00 Arrivée du Premier ministre à la Préfecture de Caen
Remise des insignes de Commandeur de la Légion d'honneur à Léon GAUTIER, vétéran du commando Kieffer, en présence de Bernard CAZENEUVE, ministre de l’Intérieur
19h30 Départ du Premier ministre
19h45 Arrivée du Premier ministre au stade d’Ornano, Caen
20h00 Cérémonie d’ouverture des Jeux équestres mondiaux
22h30 Fin de la cérémonie, départ du Premier ministre.
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Edito du site Contrepoint en date du 23.






Par Baptiste Créteur
Internet a permis de nombreux développements, notamment celui des sites d’entraide et de partage ou la mise en relation entre particuliers. Du covoiturage à la récupération, de la location de logements inoccupés au prêt entre particuliers, c’est tout un écosystème qui se développe, offrant des solutions moins chères voire gratuites aux consommateurs. Parfois en concurrence avec des entreprises, ces services créent souvent des opportunités inexistantes.
Adèle, 23 ans, est pionnière de BlaBlaCar, site leader de covoiturage. « À l’origine, je n’avais pas le choix pour faire Saumur-Rennes où la SNCF ne propose pas de train direct. »
Mais ce n’est pas au goût de tout le monde. Les professionnels de l’hôtellerie ne voient pas d’un bon œil la concurrence d’AirBnB, et les taxis refusent la concurrence d’alternatives moins coûteuses ; tous deux ont obtenu de l’État qu’il mette des bâtons dans les roues des nouveaux entrants sur leur marché.
Pour Diouldié CHARTIER-BEFFA  :
Dès lors que cette mise en réseaux, qui s’affranchit des intermédiaires, se généralise, « on a affaire à un libéralisme sauvage, non structuré qui s’exprime ». Au détriment de l’économie traditionnelle. [...] Biouldé Chartier-Beffa prône une régulation d’urgence de ce marché par les pouvoirs publics, car « ces starts up [sic] n’ont pas les mêmes charges que leurs homologues traditionnelles ni les même salariés, ni les mêmes taxes. » La « guerre » a bien commencé : il suffit de voir la violente opposition entre Uber et les taxis ou entre Rbnb [sic] et l’hôtellerie. « Et, demain, la multiplication des services à domicile est une vraie menace ».
Des solutions innovantes offrant aux citoyens des possibilités nouvelles et plus avantageuses, c’est bien trop libéral, et ça crée une concurrence à l’économie traditionnelle. Vite, réglementons, taxons, interdisons !
Cette concurrence néolibérale débridée, ce capitalisme sauvage qui s’exprime par le partage et l’échange entre adultes consentants menacent directement l’économie. Pour endiguer l’invasion du libéralisme, il faut aller plus loin, et en finir définitivement avec le gratuit et le pas cher, avec le don, l’échange et le service entre particuliers. Interdire non seulement AirBnB, mais aussi Couchsurfing.
Il faut en finir avec le coup de main donné à un ami pour repeindre son salon, qui part d’une bonne intention mais fait concurrence aux artisans locaux. Interdire aux Français d’héberger un ami en plein déménagement, ou de garder pour lui quelques cartons dans un coin du grenier, pour sauver les hôtels et garde-meubles.Traquer les naïfs qui pensent qu’inviter un collègue à dîner est un geste innocent et bienveillant sans se rendre compte qu’ils mettent ainsi en péril tout le secteur de la restauration. Pourchasser ceux qui offrent ou vendent pour un prix modique les vieux meubles dont ils n’ont plus l’usage. Enfermer ceux qui prêtent de l’argent à un voisin dans le besoin, et lui évitent de payer des frais bancaires. Il faut en finir avec tous ces pirates. Que dire de la colocation, qui évite à chacun d’avoir à louer son propre appartement ? Ou de l’auto-stop, ce covoiturage gratuit et sauvage face auquel les professionnels du transport sont désarmés ?
Ce n’est pas seulement l’écosystème de la mise en relation entre particuliers qu’il faut tuer dans l’œuf, mais l’idée même de la solidarité et du partage.
À moins de considérer que ces échanges nouveaux entre particuliers, gratuits ou bon marché, ne regardent que ceux qui y prennent part. Qu’il n’y a aucune raison de protéger des modèles simplement parce qu’ils font face à une concurrence nouvelle, aucune raison de privilégier le payant au gratuit, aucune raison pour que les particuliers ne puissent pas librement échanger, directement ou via des intermédiaires, gratuitement ou non.
Et de considérer que c’est au consommateur de choisir, parmi une offre aussi large que possible, s’il préfère économiser sur l’hébergement ou bénéficier des services d’un hôtel, s’il préfère louer une voiture à un particulier ou bénéficier des services et de la flexibilité d’un loueur, s’il veut des meubles neufs ou s’accommode volontiers d’anciens.
Mais ça, bien sûr, c’est du libéralisme sauvage : no pasaran !"
Il est intéressant de lire cette analyse qui complète ce que je disais hier sur les échanges gracieux de service et sur le troc. Mais heureusement, les imbéciles veillent ! Pour madame Diouldié CHARTIER-BEFFA, spécialiste en études de marché,  il est temps de mettre fin à ce partage. Où allons-nous en effet si les gens se mettent à se passer du fisc, de l'Etat et de l'administration ? Je vous le demande. Et comment madame Diouldié CHARTIER-BEFFA va-t-elle assurer son métabolisme de base ? Je vous le demande encore ! Nous avions déjà de nombreux candidats aspirant à régner sur les Imbéciles en tant qu'imbécile suprême. Voici que nous avons maintenant une candidate à ce règne ! Heureusement pour elle, la loi salique, en France, exclut les femmes de toutes prétentions au trône, fût-il celui des Imbéciles. Pour être juste avec cette dame, cependant, elle cible des services rémunérés (Blabla Car par exemple, ou Uber) que personne, hormis ceux qui les proposent, n'est en mesure de proposer au public. Il est clair, cependant, que l'auteur de l'édito a assimilé les services rémunérés aux services échangés gratuitement. Je ne sais pas si madame CHARTIER-BEFFA mettaient ces derniers dans le même panier que le "libéralisme sauvage". Il y a tout lieu de le penser en raison du flou de son argumentation.
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vendredi 1 août 2014

1er août 2014. Nouvelles de la Résistance : décisions curieuses mais prévisibles de nos "élites"

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Juste avant de partir en vacances pour quelques jours, je vous rappelle la devise qui doit unir tous les amoureux du bien, du beau et du vrai.

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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1. Les citations du jour.
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Autant vous le dire tout de suite, je déteste Jean-Jacques ROUSSEAU, l'inventeur d'une "Volonté générale" qui ne satisfait aucun de ceux qui sont censés avoir participé à son élaboration. Mais il dit parfois des choses dont il faut bien convenir qu'elles sont justes, dont celles-ci, par exemple :

"La voix de la conscience [synonyme de la morale pour ROUSSEAU] ne peut pas plus être étouffée dans le cœur humain que celle de la raison dans l’entendement, et l’insensibilité morale est tout aussi peu naturelle que la folie." 

"Il n’y a jamais dans ces corps collectifs nul amour désintéressé pour la justice : la nature ne l’a gravé que dans le cœur des individus." 

In
Jean-Jacques ROUSSEAU, VOLUME 11. Rousseau, juge de Jean-Jacques. Dialogues. Collection complète des oeuvres, Genève, 1780-1789, vol. 11, in-4°.
Edition en ligne www.rousseauonline.ch, version du 7 octobre 2012.
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2. Commentaires.
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Il ne sert à rien de se lamenter sur la perte du sens civique et la dissolution du lien social. Un Marcel GAUCHET a parfaitement décrit dans son Désenchantement du monde le processus qui nous conduit là où nous en sommes, et qui est étroitement lié au développement de ce que les faux-nez de la tyrannie appelle "démocratie". GAUCHET montre que la "démocratie" conduit d'une part au développement du pouvoir d'un état fondamentalement anonyme et tyrannique, et d'autre part, à un nécessaire individualisme, puisque le vivre ensemble n'est plus réglé sur l'occupation du monde par les dieux et pas davantage par le vrai Dieu, dont la passion, l'abaissement et le retrait - avant la montée glorifiante vers le Père - nous laisse totalement libre de nos actes.
ROUSSEAU, que je viens de vous citer, illustre bien ce processus. C'est la voix de la conscience personnelle qui aujourd'hui nous conduit au bien, ce n'est plus la loi ; la société est ce gros animal social, un animal incapable de faire quoi que ce soit par amour de la justice, et il revient à l'Etat d'en huiler les articulations. ROUSSEAU a contribué à l'avènement de cette société, déjà dénoncée il y a des siècles par PLATON ! 
Il en résulte que si, par voie démocratique, nous élisons des gouvernants immoraux, nous n'avons d'autres moyens d'agir dans le champ politique que la pratique de la vertu personnelle, l'union de ceux qui partagent la même vision de l'homme, la résistance des personnes ou des groupes, la désobéissance civile, voire la violence, quand ces mauvais élus offensent la justice et le droit.
Nous vivons de tels moments. Le CSA a tancé la chaîne de télévision qui a eu le courage de montrer la joie des parents d'enfants trisomiques, au motif que le sujet n'était pas d'intérêt général. Le Conseil constitutionnel a rejeté le recours d'environ 80 parlementaires qui voulaient qu'on maintînt la notion de "détresse" dans l'accès à l'avortement. Ce n'est pas la première fois que ce Conseil donne des avis de ce genre : rappelez-vous : le Mariage pour tous ou le rejet du recours des Maires contre la loi qui l'autorise. Cette instance ne représente plus rien d'autre qu'une chambre d'enregistrement. Il se pourrait toutefois qu'elle fît l'objet prochain de quelques bouleversements, dans l'histoire du rejet de la Pétition citoyenne et le coup de théâtre spectaculaire qui intime au CESE l'ordre de l'examiner.
Nous sommes entrés dans une décadence morale que l'actuelle majorité précipite. Parviendrons-nous à l'enrayer ? Cela ne dépend que de nous.
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3. Informations diverses.
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Communiqué du CSA après la diffusion de l'émission sur les petits trisomiques.

"Dans le cadre de ses missions, le Conseil ne cesse de soutenir toute initiative de lutte contre la stigmatisation des personnes handicapées et en faveur de leur insertion dans la société. A ce titre, il encourage l’ensemble des médias audiovisuels à donner une image profondément respectueuse de leur vie personnelle et sociale.
Concernant le message « Chère future maman » qui met l’accent sur les possibilités offertes grâce à leur entourage aux enfants trisomiques, le Conseil n’a nullement entendu gêner sa diffusion à la télévision. En effet, il a constaté que ce message présente un point de vue positif sur la vie des jeunes trisomiques et encourage la société à œuvrer à leur insertion et à leur épanouissement. 
Cependant, le Conseil a observé au vu de plaintes que, pour autant, ce message était susceptible de troubler en conscience des femmes qui, dans le respect de la loi, avaient fait des choix de vie personnelle différents. Il s’est borné à en tirer la conséquence que son insertion au sein d’écrans publicitaires était inappropriée."
Bref, le CSA respecte les personnes trisomiques, mais il ne faut pas pousser, si on peut continuer à les exterminer avant leur naissance, sans se poser trop de question...
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Publicités du Métro parisien (via le Salon beige).



Elle est pas belle la France ?
C'est-y-pas beau la démocratie du fric ?
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Décision du Conseil constitutionnel.

"Le Conseil constitutionnel a relevé que les dispositions existantes réservent à la femme enceinte le soin d'apprécier seule si elle se trouve dans une situation de détresse. La modification de leur rédaction pour prévoir que la femme enceinte qui ne veut pas poursuivre une grossesse peut en demander l'interruption à un médecin ne méconnaît aucune exigence constitutionnelle. L'article 24 de la loi déférée est conforme à la Constitution."


lundi 2 décembre 2013

Nouvelles de la Résistance : la Lumière vient de l'Orient

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrais, c'est la lâcheté.

Il y a quelques années, j'ai rédigé un petit billet intitulé "Ex oriente, Lux". J'aurais fait preuve de beaucoup de paresse, si j'avais repris ce titre pour le billet de ce jour. Et pourtant, une fois encore, la Lumière nous vient de ces lointains pays sur lesquels se lève le soleil. Ainsi, à TAIWAN, des milliers de gens protestent contre la possible abrogation d'un article de loi définissant le mariage comme l'union d'un homme et d'une femme. Les Philippins traversent d'épouvantables épreuves ; nombre d'entre eux nous montrent l'exemple de la dignité, du courage et de la foi : dans la partie catholique du pays, les églises sont remplis de fidèles ; des jeunes responsables se lèvent chez les chrétiens pour aider les familles dans le dénuement et la détresse. Chez nous, on diminue le taux de TVA sur le préservatif. On croit rêver !

Et même en Europe, les pays de l'Europe dite orientale, refusent le diktat de BRUXELLES (pour ce qui est de la GRÈCE, déjà ruinée par ces imbéciles qui veulent nous dépouiller de toute initiative démocratique) qui les obligerait à instaurer le mariage homosexuel. Quant aux Croates qui ne sont pas encore dans l'Europe, mais aspirent à y rentrer, ils ont résolu le problème très simplement : ils ont inscrit la définition du mariage comme l'union d'un homme et d'une femme dans leur Constitution. Plus démocratiques que les nôtres, leurs dirigeants les ont consultés par voie de référendum. Chez nous, monsieur DELEVOYE (qui vient de passer de l'UMP au PS) refuse de prendre en considération la pétition citoyenne, le président du Sénat utilise le vote à main levée - un vote qui a été truqué, semble-t-il -, le Conseil Constitutionnel dénie aux maires le droit à l'objection de conscience (au prix d'une procédure qui s'apparente à une petite forfaiture, puisque il a justifié a posteriori de prendre en considération la requête de certains d'entre eux, au motif que le délai d'intervention qui leur était imparti pour la QPC était dépassé), en modifiant son règlement intérieur quelques semaines après ce refus, pour faire cadrer leur décision avec un règlement qui n'avait pas cette forme au moment de son refus.

En vérité, nos responsables (politiques, économiques, culturels, juridiques) font partie de cette bourgeoisie libertine, affairiste, souvent maçonnique, une bourgeoisie dont les membres se partagent le pouvoir, l'argent et les honneurs, de manière presque héréditaire, une bourgeoisie qui depuis plus de deux siècles nous conduit à la décomposition. Les sans-abris, elle s'en fout ! Le chômage ? Idem ? La perte de rayonnement de notre patrie ? Voilà qui lui est complètement équilatéral ! L'important, c'est le préservatif, ce sont les nuits blanches, c'est Paris-Plage, la nuit de la musique, "l'Art contemporain" (!). Mais le quotidien difficile de millions de Français, elle s'en moque éperdument. La dernière illustration de cette inconscience est l'acceptation (puis l'abandon) par monsieur VARIN d'une retraite de 21 millions d'Euros ! Que cette élucubration ait pu germer dans l'esprit des membres du Conseil d'Administration de PSA est proprement incroyable, que monsieur VARIN n'ait pas pensé un seul instant à refuser cette proposition déshonorante est confondant. Et nous apprenons que les Restos du coeur vont dépasser le million de repas distribués ! Et je vois, moi, tous les mardis, des dizaines de personnes, souvent d'origine étrangère, qui viennent chercher à la Banque alimentaire de la nourriture pour leur famille  ! Et l'on apprend que les Sénateurs refusent de se voir amputer leur prime de chauffage (4300 euros par an) ! Non ! Non ! Et non ! Je suis révolté.

Il se peut que la France ait besoin de l'Europe. Mais il est avéré que l'Europe sans la France n'a pas de sens et ne peut même pas exister : pour des raisons historiques, pour des raisons géopolitiques, pour des raisons économiques. En cédant à ces imbéciles qui mettent deux ans pour nous imposer un type unique de chasse d'eau ou la dimension des cages à poule, nos dirigeant rendent un mauvais service à notre patrie. En acceptant des diktats, des réglementations, des directives, qui offensent nos habitudes, nos traditions, notre savoir-faire, nos dirigeants acceptent l'abaissement de la patrie.  Mais la vraie question est la suivant : Y croient-ils à la patrie ? 

Voici quelques illustrations des maigres commentaires que je viens de faire, pris sur le site de mon cher Salon beige.

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Manifestation contre la dénaturation du mariage à Taïwan.





972 est le numéro de l'article de la loi spécifiant que le mariage est l'union d'un homme et d'une femme et qu'il est question d'abolir pour permettre le "mariage" homosexuel, Il est très significatif de constater (a) que les manifestants taïwanais s'inspirent des slogans et des logos de La Manif Pour Tous, ce qui confirme ce que je disais hier : le peuple français (je dis le peuple, pas ses indignes dirigeants) a ce génie particulier qui lui fait penser le plus large possible, et si possible l'universel, avec toutefois un danger (dans lequel les philosophes des ténébreuses Lumières sont tombés) : celui de vouloir donner des leçons du monde entier du haut de son perchoir de coq ; (b) que les peuples d'Extrême-Orient, les Chinois, mes très chers Chinois, ont le sens inné de la nature et que toute offense qui est faite à cette source de vie est une offense faite au Seigneur du Ciel. 
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Le gouvernement baisse enfin la TVA...

Quand on vous dit qu'ils ne pensent qu'à ça. A quand le préservatif remboursé par la Sécu ?

Que va dire le ministre du redressement (!) productif (!!) ? Une perte de revenu pour l'Etat, moins de consommateurs-citoyens-contribuables pour les ans qui viennent ? Redressement certes il y a (je suis à la limite de la grivoiserie), qu'il soit (re)productif, alors là je doute !
Dans le même temps, le gouvernement pense à taxer les rivières. Tous ceux qui ont un cours d'eau sur leur terrain, des particuliers jusqu'aux agriculteurs, se verraient taxés. En attendant la taxe sur l'air respiré.

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Accueil de Christiane Taubira à Rennes le 5 décembre.

Christiane Taubira se rendra à Rennes le jeudi 5 décembre 2013 pour y rencontrer les étudiants de l’Institut d’études politiques de 18h à 19h. L’Institut est localisé au 104 boulevard de la Duchesse-Anne, à Rennes, mais une entrée dérobée existe rue Lafond, au niveau du n° 31.
La conférence aura lieu dans l’amphithéâtre « Érasme ».
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Trocadéro redécoré hier : trois gardes à vue.

David Van Hemelrick, l'homme de la banderole "Hollande démission" et ses deux comparses ont été placés en garde à vue hier en début d'après-midi pour "délit pénal d’organisation sur la voie publique d’une manifestation sans déclaration préalable".



Mélanchon vu par la téloche et les médias et vu avec de la hauteur (du site Koztoujours, transmis par mon ami Guillaume).



Il nous prend pour des demeurés. MELANCHON a fait un bide. Grâce à la télé il en fait une manifestation de masse. Si ça n'est pas un défile d'imbéciles, ça y ressemble étrangement. Nous devons ce camouflage de la réalité à TF1 !


Des Sentinelles/Veilleurs debout devant l'Elysée, pendant 20 minutes seulement ; la police veille.




02 décembre 201.3

La Grèce refuse la dictature homosexualiste européenne.

En Grèce, l'union civile est réservée aux couples hétérosexuels. Saisie, la Cour européenne des droits de l'homme a sommé Athènes d'élargir cette possibilité aux paires homosexuelles. Mais une partie du gouvernement de coalition n'a pas cédé aux pressions : les députés conservateurs de Nouvelle Démocratie ont vidéde sa substance le projet de loi socialiste destiné à appliquer la décision des juges européens.
01 décembre 2013.

Victoire de la famille en Croatie.

Les Croates ont voté aujourd'hui en faveur d'une révision de la Constitution pour empêcher la dénaturation du mariage, lors d'un référendum réclamé par des ONG pro-famille.
Selon les premiers résultats officiels partiels portant sur les bulletins dépouillés dans 33% de bureaux de vote, 64,84% des Croates ont voté oui à la question de savoir si le mariage devait être défini par la Constitution comme "l'union entre un homme et une femme".

samedi 18 mai 2013

Proposition de lettre de protestation auprès de monsieur le Président du Conseil Constitutionnel

Chers lecteurs, je n'ai pas eu encore de retour des responsables de la Manif pour tous que je me suis efforcé de contacter. En attendant leur réaction, voici la lettre qu'à titre personnel je me propose d'envoyer à monsieur le Président DEBRE. Vous avez le droit, que dis-je, le devoir de réagir.

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Monsieur le Président,

Dans les attendus que la haute instance que vous présidez a exposés pour valider l'ensemble de la loi dite TAUBIRA, il est mentionné, de manière il est vrai assez oblique, que "les exigences constitutionnelles de clarté et de sincérité des débats parlementaires n'ont pas été méconnues".
 
Je me permets de protester respectueusement contre cette manière de présenter "la clarté et la sincérité des débats parlementaires".
 
Si le travail des commissions fait partie des débats, il convient de remarquer que l'audition des représentants des religions et courants de pensée par monsieur Erwann BINET a permis à monsieur TOURET, connu pour ses opinions anti-religieuses et une soi-disant spécialisation en droit canon (!) de présenter son point de vue pendant 17 minutes, tandis que les représentants des principales religions (au nombre de quatre, dont le Cardinal Vingt-trois) ont eu le loisir de parler chacun pendant 4 minutes.
 
Le CESE, dans une interprétation restrictive, et contestée par plusieurs constitutionnalistes, des règles régissant la validité de dépôt d'une pétition citoyenne a refusé d'examiner celle que présentaient de manière vérifiée et validée 700 000 citoyens demandant qu'il examine le projet avant son examen par les chambres.
 
Dans son mémoire de recours, l'opposition, manquant au plus élémentaire devoir légal d'utiliser tous les moyens de droit, n'a pas davantage fait état de la pétition envoyée par nombre de citoyens aux parlementaires, ni du reste de la pétition envoyée au CESE. Mais en vertu du pouvoir d'auto-saisine du Conseil, et même en l'absence de présentation  de cet argument juridique dans le mémoire en recours, il vous était loisible au moins d'évoquer cette pétition citoyenne quitte à la juger non recevable. On peut imaginer que si vous ne l'avez pas fait, c'est pour ne pas tuer dans l'œuf des initiatives analogues portant sur d'autres sujets que cette loi, et déclarer de nulle portée une disposition décidément constitutionnelle ce qui serait une forfaiture.
 
L'opposition n'a pas fait davantage état de la procédure de vote à main levée utilisée par monsieur BEL, alors que le règlement du sénat exige un vote secret pour des textes importants. Celui-ci l'était puisque son promoteur, madame TAUBIRA, prétend introduire avec ce texte un changement de civilisation, ce qui n'est pas une mince affaire.
 
Pour toute ces raisons, restant sur l'impression argumentée que cette loi a été adopté après un véritable déni de démocratie, constatant que la conception du droit qui y est mise en œuvre est parfaitement marxiste (comme l'a du reste dit le sénateur Jean-Pierre MICHEL), et ne repose que sur le seul droit positif sur quoi s'appuient les régimes totalitaires, m'étonnant que la totalité du préambule de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, qui - pour autant que je le sache fait partie du Bloc Constitutionnel, et fait expressément référence au droit naturel -, ait été ignoré, j'ai l'honneur de protester hautement contre cette validation, et de vous faire savoir que ne pouvant en conscience y adhérer, je ne me sens pas en mesure d'y obéir, au cas où je serais placé d'une manière ou d'une autre dans la situation de devoir l'appliquer.
 
Veuillez agréer, monsieur le Président, l'expression de ma très haute considération.
 
Prénom
Nom
Adresse
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Si vous estimez que cette lettre rend compte de votre propre analyse, je vous en supplie, faites-le moi savoir, en exprimant votre accord. Je me donne trois jours avant de l'envoyer. 

vendredi 17 mai 2013

Honte à eux ! Troisième billet de ce jour

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Le Conseil Constitutionnel, que l'on dit constitué de "sages", a validé totalement la loi sur le mariage homosexuel. Honte à vous messieurs, et tout spécialement à vous monsieur le Président qui, avant de quitter la Présidence de l'Assemblée Nationale pour celle tout aussi juteuse de ce Conseil, avez fait voter par vos collègues, à l'unanimité, des mesures incroyablement favorables, financièrement, pour les députés, honte à vous qui n'avez pas su prendre aujourd'hui vos responsabilités, par exemple en démissionnant. Nous nous souviendrons de la décision de l'instance que vous présidez, au moment de voter pour les élections législatives... Ceux de vos amis, pas tous d'ailleurs, dont la pleutrerie et la peur de ne pas être dans le vent ont fait avorter au Sénat, un vote qui s'annonçait défavorable, peuvent se faire du souci. Idem pour monsieur FILLON dont la mollesse dans cette affaire a été remarquable. Mais bravo à quelques courageux, comme MARITON ou GAINO ou ce député des Antilles, homme de gauche lucide qui a dit publiquement son désaccord !
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Honte à vous qui vous dites l'élite de la France et qui êtes à la remorque des lobbies les plus ténébreux mais aussi les plus influents - ténèbres et puissance occulte vont de pair. Conforme à la Constitution dites-vous, une loi qui met sur le pavé des centaines de milliers de Français ? Faudra-t-il que l'on aille vous déloger, vous, les députés, et les sénateurs, des fauteuils sur lesquels vos augustes académies reposent pour que vous compreniez notre ras-le-bol ? Mais vous n'avez donc rien compris !  Vous venez de jeter dans l'opposition définitive à ce régime corrompu par le fric et par le cul, un nombre considérable de gens paisibles et qui de demandaient qu'à servir leur patrie. Dehors HOLLANDE, dehors DEBRE, dehors AYRAULT, du balai, du balai, et du balai. Et dehors encore FILLON et COPE et tous ces gens qui se moquent de nous. Dehors ! dehors ! dehors et vite.
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Il nous reste à voir comment nous pouvons nous organiser, en ignorant ces hommes et ces femmes qui nous méprisent et n'ont qu'un succès en un an à leur actif : cette loi ordurière. Le chômage ? Il explose ? Le pouvoir d'achat ? Moins 0,9 % en 2012. L'économie ? La France est en récession. Les impôts ? Chaque foyer fiscal paiera en moyenne un peu plus de 500 euros supplémentaires par an. Les retraites ? Taxées ! Les allocations familiales ? Elles iront aux familles fécondes dont on sait d'où elles viennent (et ce n'est pas une critique ; les Français dit "de souche", ce qui est une très exacte appellation, peuvent faire des enfants aussi, mais c'est du boulot, les enfants ! En Afrique, au Maghreb on aime les enfants ; hélas, depuis la Révolution qui a inauguré notre déclin démographique, on ne fait plus d'enfants en France) ! La TVA ? Elle augmente en 2014 ! Y avait-il urgence à faire cette loi alors que tant de difficultés, de pauvreté, surgissent de toute part ? Poser la question, c'est trouver la réponse... Pauvre Pépère !
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Demain je vous parlerai de ce chercheur d'origine algérienne qui a fait Normal Sup  (son père était manutentionnaire et sa maman n'avait que de petits emplois; ils ont trimé pour que leur enfant, un surdoué, puisse utiliser les talents qu'il avait reçu d'en haut) et dirige dans cette école prestigieuse un laboratoire du CNRS ; il vient de faire des découvertes sensationnelles sur la conscience qu'ont les tout-petits (de 5 à 18 mois). Le journal Elle en parle, et pour une fois, fort bien. Voilà qui est rafraîchissant et nous fait aimer et admirer ce chercheur qui n'a pas froid aux yeux et pas davantage la langue dans sa poche.
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A demain. Et maintenant vous savez ce que vous devez faire : venir le 26 mai à PARIS, dire notre opposition définitive à un régime totalement corrompu, intellectuellement, moralement, et pour une frange assez large, matériellement, un régime qui ignore les citoyens, et fait passer en force des innovations sociétales dont la France ne veut pas.

jeudi 16 mai 2013

Ils nous ont trahi

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J'ai reçu hier après midi ce courriel dont je vous livre la teneur. Je suis allé porté ma protestation, selon les formes requises par ce texte au greffe du Conseil Constitutionnel, hier après-midi où j'ai, du reste, rencontré un compatriote qui déposait lui aussi sa requête. Lisez d'abord la totalité de ce texte, malheureusement rédigé en un langage juridique peu accessible. Je vous dirai en commentaire ce que je crois en avoir compris et qui indique une trahison et un sabotage délibéré du recours par les partis qui nous jurent être contre la loi TAUBIRA. La requête ne peut être adressée que par ceux qui ont déjà signé la pétition indiquée à l'adresse indiquée en premier ci-dessous.
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"A tous les signataires pour un recours constitutionnel http://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/aux-deux-chambres-du-parlement-pour-un-recours-constitutionnel-contre-le-mariage-pour-tous

Cher Amis, 
Vous trouverez à l’adresse suivante : 
https://docs.google.com/file/d/0B79nNS8FYZW0Ty1pdzFYcXhBZXM/edit?usp=sharing 
un fichier doc, comprenant une REQUÊTE CITOYENNE EN INTERVENTION VOLONTAIRE DANS LA PROCÉDURE DE RECOURS pendante au Conseil constitutionnel. 
Nous demandons à chaque Citoyen français résidant en France de vouloir bien, sans perdre une minute, la télécharger (flèche en haut à gauche), la remplir, la signer et l’envoyer, par courrier, accompagnée d’une photocopie de sa carte d’identité et des pièces annexées contenues dans le fichier, au greffe du Conseil constitutionnel, 2, rue de Montpensier 75001 Paris. 
De plus, nous demandons à ceux qui en ont la faculté, de s’y rendre physiquement, si possible ce jour même, afin d’interrompre l’examen au fond de la cause. 
POURQUOI CETTE URGENCE ? Parce qu’il est de toute évidence que LES MÉMOIRES DE RECOURS ONT ÉTÉ DÉLIBÉRÉMENT SABOTES et le mot n’est pas trop fort. 
Vous en trouverez l’explication dans un commentaire critique annexé à la requête. 
La situation qui se présente à nous est simple : à moins de faire enjoindre aux parlementaires, par décision du Conseil, de proposer les moyens contenus en la pétition, il n’est que trop certain que le recours, du moins pour ce qui touche l’article 1er du mariage pour tous, échouera. 
Car il a été programmé pour échouer ! 
SEUL LE PEUPLE PEUT AUJOURD’HUI FAIRE OBSTACLE A LA VALIDATION DE CETTE LOI ! 
Le Conseil pourrait rendre sa décision dans les jours qui viennent, on parle du 16 mai, aussi n’attendez pas une heure de plus, intervenez rapidement et massivement dans la procédure en cours pour faire entendre la voix du peuple. 
Nous comptons sur chacun de vous, plus nombreuses seront les requêtes et plus grandes les chances de réussite. 
CHAQUE REQUÊTE DOIT CONTENIR LE NOM, LE PRÉNOM, LE DOMICILE ET LA SIGNATURE DU REQUÉRANT + LA DATE DU JOUR, DU MOIS DE L’ANNEE ET DU LIEU + COPIE D’UNE PIÈCE D’IDENTITE
 ."
Il apparaît clairement que dans leur mémoire en recours, les demandeurs ont délibérément omis de mentionner la première pétition, sans compter celle qui a été refusée par le Président du CESE, monsieur DELEVOYE. Des sénateurs et députés de bonne foi qui ont signé le recours au Conseil Constitutionnel se sont fait berner par les juristes des partis de l'opposition. Or, la loi est claire. Tous les moyens de droit, absolument tous, doivent être utilisés dans le cas qui nous occupe. C'est une obligation non seulement morale, mais légale. La vérité est simple : hormis quelques hommes courageux (MARITON, MYARD, GUAINO, FESQUELLE, et quelques autres), les dirigeants de l'UMP et de l'UDI se sont mis d'accord pour ne pas trop pousser les feux de leur résistance, toute platonique, à la loi TAUBIRA. Diantre, c'est qu'eux aussi, ils comptent dans leur rang un certain nombre de "frères" qui ont dû être chapitrés par leur loge ! Ils nous ont trahis, largement, en nous prenant pour des imbéciles. Monsieur COPE voudrait bien engranger pour son compte le mécontentement des Français et détourner le sens de la manifestation du 26 mai. Il se trompe, et très lourdement. Nous ne roulons pas pour des gens qui ne veulent rien changer au système anti-démocratique dans lequel nous sommes enfermés. Et s'ils ne prennent pas l'engagement de supprimer cette loi, lors des prochaines élections, personnellement, je ne voterai pas pour eux.
Depuis que je réfléchis aux motivations de notre résistance, je commence à me faire une idée plus précise de son origine. Nous protestons parce que nous nous sentons différent des homosexuels. Nul, en tout cas pas moi, ne songent à les juger  moralement pour l'orientation qu'ils ont prise, parfois sans être totalement libres. Mais nous nous sentons offensés d'être traités de la même manière qu'eux, malgré nos différences profondes. Quand madame TAUBIRA dit que cette loi n'enlève rien à personne, elle fait gravement erreur. Elle enlève aux hétérosexuels la dignité de leur choix de vie,  une dignité que revendique légitimement les homosexuels ; elle nie que leur orientation sexuelle, tournée notamment vers la procréation selon des modalités inscrites dans la physiologie et les corps, soit différente de celle des homosexuels. Et l'on peut faire campagne dans les journaux en prétendant que les actes homophobes ont augmenté depuis le débat sur cette loi, ce qui justifierait qu'on l'ait prise, moi, je dis qu'il y avait un bon moyen d'éviter cette prévisible dérive, c'était de ne pas la faire cette loi !
Il me semble qu'on n'empêchera jamais une partie de la société de professer du mépris et du dégoût pour  l'homosexualité. Je réprouve totalement, définitivement, et sans retour ces sentiments de rejets. Je me borne à constater qu'ils existent, qu'ils ont toujours existé, et qu'aucune loi ne parviendra à les chasser de l'esprit d'un assez grand nombre de nos concitoyens. Nous devons donc exiger le respect des homosexuels, c'est l'évidence, nous devons refuser de les juger, mais nous devons affirmer très hautement, par simple respect pour ce que nous sommes, notre différence. La revendication est très tendance, je sais. Ce n'est pas une raison pour que l'on nous trahisse. 
Pour terminer, je constate avec regret qu'une élue du Bas-Rhin, avec qui j'avais eu l'honneur de travailler lorsque je m'occupais de l'Association Alsace BioValley, a voté au Sénat en faveur du texte. Ce n'est pas le sentiment que j'avais retiré de la discussion que nous avions eue il y a quatre mois à STRASBOURG, lors de la remise d'une légion d'honneur à un ami commun. Je suis très attristé.
 

mercredi 9 janvier 2013

Une fusée à trois étages

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On m'a dit que j'étais obscur, n'est-ce pas Yves ? Je vais essayer de clarifier la manière dont, pour moi, se présente l'ordre juridique dans un état démocratique. C'est une fusée à trois étages : des principes d'ordre quasi spirituel, une constitution, des lois.
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Dans un état démocratique comme l'est encore et pour l'instant la France, la loi se doit d'être en conformité avec la Constitution. C'est pourquoi, très sagement d'ailleurs, ladite Constitution prévoit qu'un Conseil Constitutionnel peut être saisi par les parlementaires, les Présidents des Assemblées ou le Président de la République pour vérifier cette constitutionalité, et que les citoyens peuvent même, depuis mars 2010 avoir recours, via leurs avocats, à ce Conseil sous la forme de "question prioritaire de constitutionnalité" ; elle permet la vérification a posteriori de la validité constitutionnelle d'une loi. Qui ne voit que le principe qui fonde ces droits de recours et d'appel est celui de la liberté et de la lutte contre la tyrannie ?
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Une Constitution, me semble-t-il, définit la forme et nature du gouvernement politique d'un pays, et en établit des règles de fonctionnement. Il n'est pas question ici de bien ou de mal, mais de droit pur. Cependant, il paraît difficile de nier que cette Constitution découle de principes en quoi elle trouve son origine : la laïcité, l'égalité, la liberté, la fraternité, etc, pour ce qui est de la nôtre. Elle le fait si bien chez nous que les sages ont incorporé dans le bloc de constitutionalité la Déclaration des Droits de l'homme et son Préambule dans la formulation qui en a été faite le 26 août 1789.
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Si l'on essaye d'aller un peu plus loin, on peut, me semble-t-il, trouver au moins trois sources aux principes qui servent de socle à toute constitution : la nature, la raison, et une révélation divine (quelle qu'en soit l'origine). Toute constitution puise dans l'un de ces principes ou dans une combinaison ceux-ci, ou dans leur totalité pour son édification. Et même si la Déclaration des Droits de l'Homme, dans son Préambule, se place sous les auspices de l'Être Suprême, il est clair que depuis le petit père COMBES, relayé depuis par certaines loges maçoniques (pas toutes), on a chez nous obstrué la source révélée ; ce n'est pas du côté de la Révélation que l'on trouvera nos principes constitutionnels édificateurs. Prenons acte. C'est le jeu de la démocratie. Il nous reste donc la nature et la raison. Hormi ces deux sources résiduelles, je ne vois pas, mais je me trompe peut-être, d'autres possibilités. Allons plus loin : dans ces sources, on puise sélectivement des valeurs (vous savez, ces "quantités de qualité" telles que les a définies ce cher LANZA del VASTO) que l'on croit bonnes pour le bien de la société politique et de l'état. A dire vrai, on n'a même pas besoin de faire le tri, car ces valeurs nous sont données par la Culture, et c'est presque inconsciemment que les Constituants de 1958 en ont tenu compte. C'est une des raisons qui rendent les socialistes si peu crédibles : car dans la culture française, il y a (il y avait ?) de fortes valeurs de ruralité, de solidarité familiale, et de moeurs chrétiennes et ils les vomissent. Il a fallu messieurs JOSPIN (je suppose que Sylviane AGACINSKY, son épouse, doit lui tirer les oreilles aujourd'hui) et CHIRAC pour refuser l'évidence qui conférait à l'Europe des origines chrétiennes. Par leur aveuglement ces deux responsables ont rendu juridiquement impossible la régulation de l'islam en France, et impossible le recours à ce principe des origines qui eût pu éviter bien des débordements de haine, à droite comme à gauche. Ne rêvons pas. Ces deux hommes ont accouché par leur refus d'un désastre historique. Allons encore plus loin. La culture n'est pas totalement inventée (même si les cultureux contemporains tentent ridiculement de "créer" en niant et reniant tout ce qui leur a été transmis par notre culture, y compris ce qu'est l'art) ; elle est reçue et elle est transmise ; et elle évolue, ce qui est la règle de la vie. C'est cela qui est en cause aujourd'hui. La loi TAUBIRA n'est conforme ni à la Constitution qui a inscrit dans ses tablettes le principe de précaution, ni à notre culture qui, quoi qu'on en ait, aime la transmission, a un certain sens du temps historique, et a toujours aimé la famille appelée bêtement "traditionnelle" par les médias. Elle n'est pas évolution ; elle est révolution. On sait quand ça commence une révolution ; on a plus de mal à dire quand ça s'arrête.
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Je n'ai aucune envie, ce serait trop long de développer ici, la non conformité de cette loi avec la nature et la raison. Je dis simplement qu'elle trouve sa justification dans la subjectivité pure des quelques centaines de personnes qui l'exigent, et que faire droit à la seule subjectivité, c'est ouvrir la boîte de PANDORE. J'espère que c'est clair. Et je demande donc ici : quels sont les principes qui fondent cette loi, si ce n'est le droit positif, ce même droit qui a permis à HITLER, ou STALINE, ou POL POT d'envoyer à la mort des millions d'êtres humains ? Ce droit positif qui ne dépend que de la volonté de ceux qui détiennent le pouvoir de faire des lois et qui légitiment celles-ci par le seul fait de leur domination ?
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C'est tout pour aujourd'hui.

samedi 2 janvier 2010

Voilà ce qui m'insupporte

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J'ai déjà eu l'occasion de le dire : dans l'état actuel de la science, rien ne permet d'imputer le réel réchauffement climatique à la seule activité humaine, et notamment à l'émission de gaz à effet de serre, comme le dioxyde de carbone (gaz carbonique). La seule activité ruminatoire du bétail domestique produit une quantité incroyable de méthane, gaz infiniment plus agressif pour le climat que le dioxyde de carbone. Il n'empêche que l'émission industrielle ou domestique de gaz carbonique s'accompagne souvent de celle de gaz infiniment plus polluants pour l'environnement, tels le dioxyde de soufre ou l'oxyde d'azote. Il est donc normal de vouloir limiter l'émission de gaz carbonique et des gaz qui y sont associés, pas pour des raisons climatiques, mais pour des raisons ayant trait au respect de l'environnement et de son intégrité. Voilà ce qu'il faut dire rationnellement sur ce sujet.
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Le Conseil Constitutionnel a censuré la "taxe carbone". Avant d'analyser les réactions des uns et des autres, je voudrais donner un avis aussi mesuré que possible sur ladite taxe. (a) J'observe que le prélèvement opéré par ce moyen aurait été intégralement reversé aux particuliers. On peut donc se demander qu'elle en eût été l'utilité. On peut imaginer, toutefois, que payer plus cher l'essence ou le gaz domestique ou le charbon aurait amené à une modération des achats de ces combustibles fossiles. (b) On s'offusque de ce que les industries les plus polluantes aient été exemptées de cette taxe. A cela deux réponses. La première est que - si je ne me trompe pas - ces industries payent déjà (assez cher) un "droit à polluer " et qu'elles contribuent à cette taxe carbone. Il est donc faux de dire que l'on avantage encore "les gros capitalistes". Illusion d'optique, argument idéologique de bas étage, incitation au ressentiment, dépourvus de tout fondement objectif, voilà comment on peut juger les opinions des critiqueurs. La seconde est que nos industries sont peu compétitives en raison des impôts qu'elle supportent. (c) Encore une fois, il ne suffit pas de vouloir prendre des mesures rationnelles, il faut aussi que celles-ci n'offensent pas le sentiment (fondé ou non, le problème n'est pas là) de justice, et le désir si profondément ancré au coeur des Français "d'égalité". Pour que la mesure soit acceptée par l'opinion publique, il fallait aussi faire payer les industries, en les exemptant alors de la taxe du "droit à polluer". Je rappelle que ce droit peut être acheté ou échangé et qu'il a été instauré (pour autant qu'il m'en souvienne) par le protocole de KYOTO, ou qu'il en est une conséquence.
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Il y a eu plusieurs types de réactions à la censure du Conseil Constitutionnel. (a) Un représentant qualifié de France-Nature-Environnement la déplore hautement. Madame DUFLOT, représentante non moins qualifiée d'Europe Écologie ou de l'écologie politique, s'en réjouit, en invoquant les fausses raisons que j'ai exposées plus haut, et si elle accepte le principe d'un taxe carbone, elle ne dit pas ce que devrait en être l'assiette. Enfin la plus pitoyable des réactions, celle qui achève de ruiner le peu de considération que l'on peut avoir pour ce parti, vient du PS. Il se réjouit de "cette lourde défaite pour le Président de la République". Joie malsaine, en effet, que celle qui consiste à manifester son allégresse à une apparente défaite de son adversaire politique, quand celle joie vient d'un parti censé vouloir s'allier aux écologistes, et qui a fait de la cause environnementale un cheval de bataille. Vous chercheriez vainement dans leur propos la moindre trace d'un avant-projet de proposition de brouillon de solution à la question du gaz carbonique, hormis celle qui consisterait à faire "payer les riches" et les "industries des capitalistes" au risque de précipiter la fuite des premiers à l'étranger et de ruiner la compétitivité des secondes, sans chercher à inciter les citoyens à une conduite personnelle plus civique.
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Décidément, ces gens ont la vue courte. Ils sont obsédés par la volonté de reprendre un pouvoir qu'ils ont si mal utilisé. Tous les moyens leur sont bons, y compris la malveillance, le mensonge par omission, la contradiction, le flou artistique, et la démagogie. Ils déshonorent l'intelligence, la probité intellectuelle et le débat civique. Ils ont le droit d'être contre la taxe carbone. Ils faut qu'ils expliquent pourquoi. J'attends toujours.

samedi 1 septembre 2007

Le PS sent le Sapin

Avec une rare inélégance, plusieurs éléphants socialistes règlent leurs compte à madame ROYAL après son échec aux élections présidentielles. Claude ALLEGRE n'a jamais caché son opposition avant et pendant celles-ci à la candidate rebutée par le suffrage universel. On lui pardonne de le voir, après la défaite, persister dans son opinion par la publication d'un ouvrage au vitriol. Il y souligne les erreurs stratégiques et les faiblesses qu'il prête à l'ex-star de son parti, ou plutôt de son ancien parti, puisqu'il vient d'en démisionner. Mais que dire de Marie-Noëlle LIENEMANN ou du sénateur Jean-Luc MELANCHON ? Pourquoi brûlent-ils aujourd'hui celle qu'hier ils ont adorée ? Il me semble que ces luttes à coûteaux tirés relèvent plus de la stratégie de prise de pouvoir de leur courant au sein du parti socialiste que d'une analyse de la réalité. J'attends toujours des propositions sur les retraites, le système de santé, la modification de la calamiteuse loi sur les 35 heures, sur l'aide à la production, à l'innovation, sur la question non moins délicate de l'immigration clandestine, etc. A bon droit, la majorité peut dire : "D'autres feraient sans doute mieux que nous, mais nous faisons".
Monsieur SAPIN, d'habitude mieux inspiré - il n'est pas la plus inintéressante des personnalités socialistes - déclare du discours du Président de la République à l'Université d'été du MEDEF : "C'est un très beau discours de campagne électorale, un très mauvais discours de responsable politique". J'ai entendu ce discours, et j'ai vu et entendu la réaction de nombreux entrepreneurs. J'ai lu la déclaration de monsieur SAPIN : elle en dit long sur le jugement que les hommes politiques portent sur une campagne électorale : accumulation de paroles verbales, promesses intenables, logomachie sans consistance ? Voilà ce qu'ils en pensent, et voilà les intentions qu'ils prêtent à monsieur SARKOZY. Avec un tel état d'esprit, on comprend que madame ROYAL n'ait pas cru au SMIC à 1500 euros qu'elle dit avoir été contrainte de mettre dans son programme, en sachant que cette mesure, dans l'état actuel du monde et de notre économie, était inapplicable.
Il n'y avait pas de propositions concrètes dans ce discours, clament les médias avec une unanimité suspecte. Si le Président SARKOZY avait proposé de régler tout seul, sans le secours du dialogue social et des partenaires sociaux, la délicate question des salaires, des 35 heures, etc., que n'aurait-on pas dit ? Et comment les champions du monde du volontarisme politique peuvent-ils critiquer un homme qui veut fortement, et a tenu une partie importante des promesses faites ?
Justement, venons-en aux promesses. Les députés socialistes ont déféré la loi sur le bouclier fiscal et autres mesures au Conseil Constitutionnel. Ce dernier, comme la constitution le lui permet, et seulement quand il est consulté, s'est alors autosaisi de l'article 5 de la loi qui étendait aux emprunteurs d'avant le 6 mai le bénéfice de la déduction fiscale de ces intérêts, au motif qu'il y avait une "rupture de l'égalité de traitement". Les emprunteurs d'avant le 6 mai auraient été déjà propriétaires de leur logement ! Drôle de constat qui admet que les banques n'ont aucun droit sur les biens acquis avec leur concours, alors qu'ils sont hypothéqués et que la défaillance dans le remboursement des échéances ouvrent aux prêteurs le droit de procéder à une vente forcée du logement ou de la maison de l'emprunteur défaillant. La vérité en cette matière est dite par Henri HUDE, dans son ouvrage Ethique et politique (j'en a déjà parlé). Les banques qui prêtent sont en réalité les vraies propriétaires des biens de leurs clients et ne font que leur revendre en "leasing" et fort cher ce qu'elles ont acheté pour lui. Il faut bien comprendre la déception des électeurs socialistes qui doivent à l'intempestive inititiative de leur parti de ne pouvoir bénéficier d'une mesure de simple justice. Au fait, les avez-vous entendu barir les éléphants, après que le Conseil Constitutionnel a censuré cet article ? Pourtant ils ne lui avaient pas demandé de l'examiner, et si la loi ne lui avait pas été déférée, il n'aurait pas pu le faire. L'arroseur est arrosé. Le PS sent le Sapin. C'est à la fois tant mieux, et triste, car nous avons besoin d'un contre-pouvoir crédible et probe.