lundi 18 mars 2013

Un évêque écrit à ses diocésains

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Je reçois d'un ami d'Ile-de-France copie d'une lettre que l'évêque de Bayonne, Lescar et Oloron a envoyé à ses diocésains à propos du mariage pour tous et de la manifestation du 24 mars. Au retour de mon absence, je vous la livre et demain je vous résumerai les deux articles de Mark REGNERUS sur les troubles que présentent les enfants de paires homoparentales. Car c'en déplaise aux partisans de la loi TAUBIRA, cette étude est de loin la plus extensive et la plus approfondie de toutes celles qui ont paru sur le sujet. Voici la lettre :
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"Lettre de Monseigneur Marc Aillet aux diocésains à propos de la « Manif pour tous » du 24 mars.

Chers diocésains,

Le 13 janvier dernier à Paris, le projet de loi Taubira de « mariage et adoption pour tous », a suscité une mobilisation sans précédent, tant par son ampleur que par la diversité des manifestants et leur motivation : on ne marchait pas pour défendre des intérêts particuliers, mais on avait conscience, de manière plus ou moins explicite, de promouvoir le bien commun de la société, un bien précieux à transmettre aux générations futures.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que cette mobilisation ne semble pas avoir eu d’effets immédiats sur le gouvernement : son absence presque totale de réaction a même pu s’apparenter à un certain mépris. Le débat parlementaire a été à l’image des auditions devant la commission des lois de l’Assemblée nationale : un parti-pris idéologique, un refus d’entendre la voix de la raison en tournant systématiquement en dérision les arguments avancés, une occultation des vrais enjeux pour la société, en particulier « le droit de l’enfant » au profit d’un mortifère « droit à l’enfant ». Les 700.000 pétitions déposées au CESE n’ont pas eu plus de succès. Les media qui minimisent cette mobilisation, au mépris de son ampleur inédite en France, continuent de donner la parole aux promoteurs du projet de loi qui s’en prennent avec virulence à leurs adversaires en brandissant contre eux le facile qualificatif d’ « homophobes » pour les diaboliser aux yeux de l’opinion.

Face à une telle fin de non-recevoir et devant l’obstination du gouvernement, voire une certaine faillite des institutions républicaines qui apparaît de plus en plus comme un déni flagrant de démocratie, la partie est-elle perdue pour autant ? Non, et il convient de rester mobilisés, même si le doute et le découragement semblent en gagner plus d’un.

Il reste que la mobilisation historique du 13 janvier est une lame de fond qui ne saurait se réduire à un combat à court terme, lequel demeure pour autant légitime. En effet on ne saurait être dans une logique d’affrontement ou de rapport de forces. Face au mépris et à la dérision, il n’est pas question de se laisser aller à quelque forme de violence ou d’agressivité que ce soit. C’est un combat spirituel où les ennemis ne sont pas « des êtres de chair et de sang », comme dirait saint Paul : c’est la « béatitude des doux » qui doit nous animer ; et la douceur n’a rien à voir avec la mollesse et la lâcheté, elle est même la vertu qui nous aide à convertir la violence en force d’âme. Mais il semble bien que l’on soit engagés dans une « guerre idéologique » qui entend procéder à la déconstruction de la société et à la déstructuration de la personne humaine, jusqu’à détruire son lien constitutif au Créateur, pour hâter l’avènement d’un « homme nouveau ».

Tel est bien, semble-t-il, le sens de la « réforme de civilisation » prônée par Mme Taubira, au nom de laquelle le gouvernement entend « arracher les enfants au déterminisme de la religion » (Christine Taubira à l’Assemblée nationale ») et faire de l’Education nationale un instrument susceptible de promouvoir une « morale laïque » pour « arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel » (Vincent Peillon). Au bout du compte, ce projet totalitaire n’a d’autre objectif que d’imposer à l’ensemble de la société une politique hélas synonyme de « culture de mort » (promotion de l’idéologie du genre, mesures visant à faciliter l’accès des femmes à l’IVG, remise en cause annoncée de notre politique familiale et du droit de la famille, légalisation programmée de la procréation médicalement assistée , autorisation des expérimentations sur l’embryon humain, du « suicide assisté », des « salles de shoot », etc.).

Dans ces conditions, la manifestation du 24 mars ne sera pas d’abord une démonstration de force, qui chercherait à tout prix à faire plier le gouvernement, même s’il est légitime de réclamer purement et simplement le retrait du projet de loi Taubira. Car ne nous y trompons pas : adopté par l’Assemblée nationale en première lecture, il doit encore être discuté au Sénat, puis vraisemblablement, revenir en seconde lecture à l’Assemblée, sans préjuger de son application, si d’aventure il parvient à franchir toutes ces étapes parlementaires. Mais il s’agit plus encore de montrer qu’il existe en France un vaste et profond mouvement de résistance spirituelle, morale, sociale et politique, sous-estimé par les organes institutionnels et les appareils de partis.

Sans doute les déclarations de certains porte-paroles de la « manif pour tous » ne sont-elles pas toujours ajustées. En même temps, leur diversité et leur profond désir de rester unis sur l’essentiel, à savoir le retrait du projet de loi, sert ce mouvement de résistance, au-delà des divergences d’approches. Je sais bien aussi que la date retenue, due à des contraintes indépendantes de la volonté des organisateurs, pourrait gêner les catholiques qui entrent en ce dimanche 24 mars dans la grande semaine sainte.

Toutefois, devant l’importance de l’enjeu, j’encourage les fidèles du diocèse qui le décideront en conscience et en auront la possibilité, à se rendre à Paris le 24 mars. Moi-même, je célèbrerai la Messe anticipée du dimanche des Rameaux, le samedi 23 mars à 18h à la cathédrale Saint- Marie de Bayonne et je les accompagnerai afin de manifester ma sollicitude de pasteur pour leur légitime engagement : pour vous, je suis évêque, mais avec vous je suis chrétien … et citoyen !

L’Eglise n’a certes pas vocation à se lancer dans la bataille politique, mais son rôle est bien de réveiller les forces morales et spirituelles de la société. Mon intervention se situe dans cette ligne. Comme évêque et en conscience, je ne saurais me soustraire à ma mission prophétique. Comme le Pape Benoît XVI nous le rappelait, lors de notre visite ad limina : « Dans les débats importants de société, la voix de l’Eglise doit se faire entendre sans relâche et avec détermination. En continuant d’exercer comme vous le faites la dimension prophétique de votre ministère épiscopal, vous apportez dans ces débats une parole indispensable de vérité qui libère et ouvre les coeurs à l’espérance ». « Garante de la culture de l’humain », qui est née, comme le rappelait notre Pape émérite, « de la rencontre entre la Révélation de Dieu et l’existence humaine », l’Eglise a quelque chose à dire sur l’homme, précisément parce que l’homme a été créé à l’image de Dieu, fondement ultime de sa dignité, et parce que « le mystère de l’homme ne s’éclaire vraiment que dans le Mystère du verbe incarné » (Vatican II). La manifestation du 24 mars, comme celle du 13 janvier, doit être l’expression d’un véritable printemps des consciences.

Je n’oublie pas pour autant les souffrances des personnes homosexuelles et de leurs familles, pour lesquelles l’Eglise a une longue expérience d’accompagnement pastoral. Je ne veux pas non plus minimiser les nombreuses situations de précarité économique et sociale engendrées par la crise actuelle, pour lesquelles des solutions politiques tardent à être trouvées et qui exigent de notre part un engagement redoublé en ces jours de Carême. Mais le projet de loi de mariage et d’adoption pour tous représente un enjeu considérable pour l’avenir de notre société et c’est pourquoi je me permets d’insister sur la juste mobilisation qu’il réclame.

En vous engageant d’abord à la prière, car « l’action déborde toujours de la prière » (Marthe Robin), je vous propose de consacrer le vendredi 22 mars à une journée de jeûne et de prière à cette intention.

Avec mes sentiments dévoués dans le Christ et Son Église.

+ Marc Aillet, Evêque de Bayonne, Lescar et Oloron

Le 13 mars 2013."
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Quelle différence de ton d'avec les injures de monsieur Pierre BERGE ou les remarques acides et condescendantes de monsieur Erwan BINET ! Monsieur Hollande doit savoir que nous résisterons par tous les moyens à ses initiatives mortifères. Nous lui demandons de s'occuper d'abord du chômage, de la croissance économique, de la pauvreté qui s'étend, et des classes moyennes qu'il est en train de matraquer à coups d'impôts, de taxes et de prélèvements insensés.

lundi 4 mars 2013

Relâche pour quelques jours...

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Je m'absente jusqu'au 15 mars inclus, et reprendrai mes billets le 16. Tout de même, un petit mot sur la renonciation de BEN relativeOIT XVI au pontificat. Cet homme est d'une intelligence lumineuse, d'une humilité exemplaire, et d'une force d'âme peu commune. Je reviendrai sur la parole assez basse de monsieur HOLLANDE. Il croyait faire le malin en avançant qu'il (le PS) ne proposerait pas de candidat ; il révèle le mépris qu'il porte aux chrétiens en général et aux catholiques en particulier. Je préfère, à tout prendre, une parole grossière, du genre "casse-toi pauv'con" à cet humour de chattemite, qui sent bon le radical-cassoulet. 
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dimanche 3 mars 2013

L'affaire Vo contre France ou les méfaits du droit positif

L'injustice légalisée par la loi ou tout est question de définition !
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Voici un résumé de l'affaire Vo contre France et la conclusion de la Cour Européenne des Droits de l'Homme de Strasbourg :

"Arrêt Vo c. France du 8 juillet 2004, Req. n° 53924/00


L’arrêt trouve son origine dans une requête dirigée contre la République française par Mme Thi-Nho Vo, une ressortissante de cet État, d’origine vietnamienne. Elle alléguait en particulier la violation de l’article 2 de la Convention européenne des droits de l’homme au motif que l’incrimination d’homicide involontaire n’avait pas été retenue à l’encontre du médecin responsable de la perte de son bébé à 6 mois de grossesse suite à une erreur médicale.

Les faits sont les suivants. Le jour où la requérante se présenta à l’hôpital pour y subir la visite médicale du sixième mois de sa grossesse, une autre femme, nommée Mme Thi Thanh Van Vo, devait se faire enlever un stérilet dans le même établissement. Le médecin qui devait effectuer cette opération appela dans la salle d’attente « Madame Vo » et la requérante répondit à cet appel. Après avoir constaté que la requérante ne comprenait pas bien le français, le médecin entreprit d’ôter le stérilet sans aucun examen préalable de la patiente. En cours d’opération, il perça la poche des eaux, entraînant ainsi une importante perte du liquide amniotique. Quelques jours plus tard, le liquide amniotique ne s’étant pas reconstitué et la grossesse ne pouvant se poursuivre, une interruption thérapeutique de la grossesse fut effectuée.

La Cour dit qu’il n’y a pas eu violation de l’article 2 de la Convention."
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Le titre I de la convention est relatif au droit à la vie. Voici ce que disent les articles 1 et 2 de cette Convention.

Article 1. Le droit de toute personne à la vie est protégé par la loi. La mort ne peut être infligée à quiconque intentionnellement, sauf en exécution d’une sentence capitale prononcée par un tribunal au cas où le délit est puni de cette peine par la loi.


Article 2. La mort n’est pas considérée comme infligée en violation de cet article dans les cas où elle résulterait d’un recours à la force rendu absolument nécessaire :
a) pour assurer la défense de toute personne contre la violence illégale ;
b) pour effectuer une arrestation régulière ou pour empêcher l’évasion d’une personne régulièrement détenue ;
c) pour réprimer, conformément à la loi, une émeute ou une insurrection. Etc., etc.
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Lors de l'instruction de cette plainte de madame VO contre la France, l'Association du Planning familial à été invitée à donner son avis ; le voici résumé par la cour :
"L’Association pour le planning familial (ci-après « FPA », pour « Family Planning Association ») cherche essentiellement à faire valoir que le droit à la vie consacré par l’article 2 de la Convention ne doit pas s’interpréter comme concernant aussi l’enfant à naître (i). A l’appui de sa thèse, la FPA présente à la Cour des éléments montrant quelle est à l’heure actuelle la situation juridique en matière d’avortement dans les États membres du Conseil de l’Europe (ii) et un résumé sur le statut juridique de l’enfant à naître en droit britannique (iii)".
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On se souvient sans doute du drame qu'a vécu récemment ce couple ; une jeune femme sur le point d'accoucher a été renvoyée chez elle, car au vu des examens cliniques, son cas ne semblait pas relever d'une prise en charge d'urgence. Elle a perdu son enfant. Si l'on suit l'argumentation de la Cour, qui ne se fonde que sur le droit positif des États, cette jeune femme ne peut incriminer la Maternité de Port Royal pour homicide involontaire. L'enfant à naître n'est pas considéré comme une personne, et ce point est rappelé par les représentant du Planning familial. Il n'est une personne que, lorsque sorti du sein de sa mère, et après qu'on a coupé le cordon ombilical, il respire de manière autonome. C'est pour les mêmes raisons qu'HITLER s'autorisait à tuer les juifs ou les handicapés : ils n'étaient pas considérés comme des personnes, de par la loi.
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Si je vous donne cet exemple, c'est pour illustrer les méfaits du droit positif qui autorise par exemple des lois du genre mariage homosexuel. Nous n'échapperons pas à la procréation médicalement assistée et à la gestation pour autrui au cas où cette loi serait définitivement votée. Elle sera imposée par une majorité de rencontre, et malgré l'opposition d'un nombre croissant de Français, simplement pour satisfaire au désir insensé de 2000 personnes, et à l'idéologie de l'égalité sur laquelle j'aurai l'occasion de revenir très bientôt. Coupée de toute transcendance, la loi ne peut être qu'injuste. Elle dénie toute objectivité aux principes qui doivent ou devraient guider les comportements authentiquement humanisants. C'est une régression philosophique considérable, un non sens anthropologique, et une faute politique de première grandeur.
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samedi 2 mars 2013

Ce que nous cache madame Taubira

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J'ai reçu un courriel de ce très cher ami alsacien. Il résume les travaux de Mark REGNERUS sur les enfants des familles homoparentales. J'ai pu avoir accès aux résumés de l'article princeps, à la réponse que fait REGNERUS à ses détracteurs, et à la vigoureuse défense de ses travaux par un collègue. Je vous donne donc dans l'ordre le texte de ce courriel et les trois résumés en anglais des articles de REGNERUS, et de son collègue. Je les commenterai demain.
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Une étude publiée par un sociologue américain démontre les effets de l’homoparentalité sur la psychologie des enfants privés d’altérité dans leur éducation et confrontés aux questions sur leur conception et leurs origines. Cette étude tenue secrète en France démontre, outre les problèmes de déséquilibre psychologique des enfants élevés par des couples homosexuels, que ces enfants sont en moyenne 10 fois plus victimes d’attouchements sexuels que les enfants ayant grandi dans leurs familles biologiques.


Le sociologue américain Mark Regnerus a publié un article dans le journal américain « Social Science Research, intitulé « How different are the adult children of parents who have same-sex relationships? Findings from the New Family Structures Study » ( A quel point les enfants devenus adultes de parents ayant eu une relation homosexuelle sont-ils différents ? Résultats de l’Étude sur les nouvelles structures familiales ), qui dresse la bilan de la longue étude qu’il a menée sur 2988 personnes interrogées.

Les résultats de cette étude du chercheur universitaire sont surprenants. Ils ont été repris dans le site d’information américain Slate. Selon cette étude, les enfants élevés dans leurs familles biologiques disposent d’un meilleur niveau d’études, d’une meilleure santé mentale et physique, ils consomment moins de drogue, se tiennent plus éloignés des activités criminelles et se considèrent plus heureux que les enfants élevés par un couple homosexuel.

A l’inverse, les enfants issus de familles homoparentales, et en particulier de couples lesbiens sont bien plus sujets aux dépressions, il ont plus de problèmes physiques, ils consomment plus de marijuana et ont plus de chance d’être au chômage (69% des enfants issus de familles homoparentales vivent des prestations sociales contre 17% pour les enfants de couples hétéros).

Surtout, contrairement aux théories de Jean-michel APHATIE et de Caroline FOUREST, selon lesquelles les hétérosexuels sont de violents alcooliques qui frappent leurs enfants et en abusent, les enfants de couple lesbiens seraient en moyenne 10 fois plus victimes d’attouchements sexuels que dans les familles « hétéro-parentales » (23% contre 2% de moyenne).

Aux États-Unis, le lobby gay a été choqué par cette étude et l’a dénoncée si violemment (appuyé par des journalistes progressistes) qu’un mouvement de scientifiques s’est créé pour soutenir ces travaux et leur sérieux méthodologique.

Il est étonnant de constater que cette étude n’ait jamais été évoquée par le moindre journaliste, en France, alors que nous sommes censés être en plein débat sur l’homoparentalité. Les journalistes préfèrent suivre les socialistes dans leur chasse aux « dérapages » homophobes plutôt que de s’interroger sur le fond du sujet et sur les dangers d’une telle loi.

Il est clair que les études sociologiques peuvent être controversées, mais pourquoi nous cacher celle-là, alors que tous les défenseurs du mariage pour tous les homos, sans jamais rien citer, disent, l’air sûrs d’eux, que les premières études prouvent qu’il n’y a pas de différence éducative entre l’homoparentalité et la parenté « classique » ? Pourquoi personne ne parle tout haut de cet élément qui pourra certes être débattu mais qui ne peut qu’apporter des faits nouveaux aux discussions.

Qu’on montre toute les études et chacun se fera son idée, pourquoi laisser Caroline Fourest nous expliquer que les enfants de couples homosexuels sont en pleine forme sans mettre en doute cette vérité énoncée qui ne coule pourtant pas de sens ?

En même temps, tous ces futurs enfants dépressifs, drogués, aux troubles psychologiques, parasites de l’État, formeront de formidables électeurs (et militants pour ceux qui seront un peu plus en forme) du Parti Socialiste. On comprend mieux pourquoi le PS veut déglinguer nos enfants et légaliser le commerce des bébés…"
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Mark REGNERUS.
How different are the adult children of parents who have same-sex relationships? Findings from the New Family Structures Study.
Social Science Research, 41, 752-770, 2012.

The New Family Structures Study (NFSS) is a social-science data-collection project that fielded a survey to a large, random sample of American young adults (ages 18-39) who were raised in different types of family arrangements. In this debut article of the NFSS, I compare how the young-adult children of a parent who has had a same-sex romantic relationship fare on 40 different social, emotional, and relational outcome variables when compared with six other family-of-origin types. The results reveal numerous, consistent differences, especially between the children of women who have had a lesbian relationship and those with still-married (heterosexual) biological parents. The results are typically robust in multivariate contexts as well, suggesting far greater diversity in lesbian-parent household experiences than convenience-sample studies of lesbian families have revealed. The NFSS proves to be an illuminating, versatile dataset that can assist family scholars in understanding the long reach of family structure and transitions.


Mark REGNERUS.
Parental same-sex relationships, family instability, and subsequent life outcomes for adult children: Answering critics of the new family structures study with additional analyses.
Social Science Research, 41, 1367-1377, 2012.

The New Family Structures Study (NFSS) is a social-science data-collection project that fielded a survey to a large, random sample of American young adults (ages 18-39) who were raised in different types of family arrangements. In this debut article of the NFSS, I compare how the young-adult children of a parent who has had a same-sex romantic relationship fare on 40 different social, emotional, and relational outcome variables when compared with six other family-of-origin types. The results reveal numerous, consistent differences, especially between the children of women who have had a lesbian relationship and those with still-married (heterosexual) biological parents. The results are typically robust in multivariate contexts as well, suggesting far greater diversity in lesbian-parent household experiences than convenience-sample studies of lesbian families have revealed. The NFSS proves to be an illuminating, versatile dataset that can assist family scholars in understanding the long reach of family structure and transitions.


W.R. SCHUMM. (Défense vigoureuse des travaux de REGNERUS contre les critiques.)
Methodological decisions and the evaluation of possible effects of different family structures on children: The new family structures survey (NFSS).
Soc Sci Res. 2012 Nov;41(6):1357-66.

Every social science researcher must make a number of methodological decisions when planning and implementing research projects. Each such decision carries with it both advantages and limitations. The decisions faced and made by Regnerus (2012) are discussed here in the wider context of social science literature regarding same-sex parenting. Even though the apparent outcomes of Regnerus's study were unpopular, the methodological decisions he made in the design and implementation of the New Family Structures Survey were not uncommon among social scientists, including many progressive, gay and lesbian scholars. These decisions and the research they produced deserve considerable and continued discussion, but criticisms of the underlying ethics and professionalism are misplaced because nearly every methodological decision that was made has ample precedents in research published by many other credible and distinguished scholars.
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Je pense que quand un des "pères" d'une famille homoparentale est capable de mettre dans les mains d'un garçonnet qui a tout l'air d'être son fils une pancarte portant l'inscription : "Bite dans le cul ou pas, on veut l'égalité des droits", le jour de la manifestation  des partsans de la loi, on peut s'interroger.

Premier message de ce jour, avant le second, bien sûr

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Pioché dans le livre écrit par Philippe BENETON, Le Fléau du bien, cette petite phrase destinée aux Princes, Principicules, et autres barons du monde politique :
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"Le mythe animiste, (l’angélisme démocratique) présente le consommateur manipulé par la publicité et le citoyen indemne de toute propagande. En fait, il est beaucoup plus facile de vendre un mauvais programme politique qu’un mauvais produit. La démagogie politique a une efficacité que peut lui envier n’importe quel publicitaire."
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Tout à l'heure, je vous parlerai des méfaits du droits positifs ! Vous en serez stupéfiés.

vendredi 1 mars 2013

Une deuxième lettre de Philippe Bouvard ?

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Je ne sais si cette deuxième lettre de Philippe BOUVARD est un pastiche de la première qui, elle, a été vraiment publiée. C'est donc avec la plus expresse réserve que j'attribue à l'illustre humoriste la paternité de cette terrible charge. Néanmoins, son intérêt vient de ce qu'elle circule sur les réseaux sociaux ; elle m'a été adressée par l'intermédiaire d'un membre de ma famille, un proche qui m'est plus que très cher.
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"Deuxième LETTRE DE PHILIPPE BOUVARD À FRANÇOIS HOLLANDE.


Je n’ai jamais fréquenté de paradis fiscaux. On chercherait en vain la plus petite niche chez moi depuis que j’ai cessé d’avoir des chiens !

Une seule fois, je me suis délocalisé dans le cadre de la loi Pons à la coûteuse faveur d’un investissement hôtelier dans les DOM-TOM qui m’a fait perdre 100% de ma mise.

A la distribution des bonus, des stocks options et des dividendes, j’ai toujours été oublié.

Mon casier judiciaire est vierge.

Mon courage est intact. Je ne suis pas un damné de la terre. Mais je ne suis pas non plus un profiteur ou un esclavagiste.

Je ne suis protégé de personne, sauf du public auquel je dois la longueur de mon parcours.

J’ai mes opinions mais je n’ai jamais adhéré qu’au parti des amoureux de la France.

J'ai versé à la collectivité davantage que je n’en ai reçu : pas un jour de chômage et une seule nuit d’hospitalisation en six décennies.

Je me situe sans honte mais sans fierté excessive dans cette classe moyenne qu’on souhaite faire disparaître en nivelant notre société par le bas.

Je refuse autant d’être culpabilisé par un politicien qui voudrait que l’on prenne son inexpérience pour de la normalité, que la France accorde sa confiance à un homme que l’Europe prive de la sienne et qui, bien qu’ambitionnant de devenir le gardien de la constitution ne paraît pas s’être préoccupé de la constitutionnalité de ses propositions.

Quant à moi, j’aurais nourri mes enfants, bâti des maisons, planté des arbres. Mission accomplie.
(Jusqu'ici, je crois bien reconnaître le style acéré de Philippe BOUVARD et le texte me semble reprendre en partie celui de la première lettre dont j'ai pu vérifier l'authenticité ; c'est la suite sur laquelle je m'interroge).

Et vous Monsieur HOLLANDE qu’avez-vous fait ? Sinon d’augmenter les impôts d’une classe moyenne pour favoriser les fainéants et les assistés de notre pays.

Et vous M. Hollande, qu'avez-vous fait si ce n'est des enfants dont vous n'avez jamais épousé les deux mamans, même si l'une d'entre elles était ministre de la famille ? Êtes-vous un "homme normal", M. Hollande ?

- vous qui, du même coup, avez évité de payer l'IGF devenu par votre mentor l'ISF, en ne convolant pas, et ce, malgré tous vos biens immobiliers et mobiliers,

- vous qui avez permis à vos compagnes de toucher les allocs pour " femmes filles mères" 5 fois, êtes-vous un "bon français" M. Hollande ?

- vous qui installez une maîtresse sur le trône,

- vous qui bafouez un homme dont les médias ne parlent jamais ni ne publient jamais la tête, et qui pourtant a donné son nom qui perdure, à votre maîtresse,

- vous qui ignorez les 3 enfants de ce même couple que vous avez brisé, êtes-vous un "homme d'honneur" M. Hollande...?

- vous qui n'aviez jamais mis les pieds dans une entreprise, dans une usine, ni dans un ministère, et qui en bravez tout le savoir-faire et la pérennité..., avez-vous conscience que ce sont les Français qui paient votre formation professionnelle, êtes-vous "un chef d’État" M. Hollande ?


Philippe BOUVARD"
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Aucun des faits allégués par le signataire ou son imitateur n'est controuvé ou inventé. Ils appellent tous des questions, des vraies, et ils attendent notre réponse. En outre les mots sont pesés et désignent par leur nom des réalités connues de tous. Voilà qui justifie la publication de ce pamphlet avec les réserves que m'impose l'incapacité dans laquelle je me trouve de vérifier l'authenticité de cette source.

Réponse de Frédérique Calandra à un opposant au mariage homosexuel

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Un ami parisien a fait part à Frédérique CALANDRA, maire socialiste du XXe arrondissement de la capitale, de son opposition au projet de loi sur le mariage homosexuel. Il a reçu une réponse de l'élue ce qui est déjà fort courtois, il faut le souligner. Néanmoins il est intéressant d'en analyser l'argumentaire. Voici d'abord la réponse de madame CALANDRA, puis les remarques qu'elle appelle.
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"Monsieur,


J’ai bien reçu votre courrier par lequel vous me faites part de votre opposition au mariage pour tous et à l’adoption par des couples homosexuels.

Pour ma part, je considère avant tout que la famille doit être fondée sur l’amour et donc sur le respect entre ses membres. Dans l’époque difficile que nous traversons, caractérisée notamment par un manque de confiance en l’avenir, je trouve salutaire que des hommes et des femmes, quelle que soit leur orientation sexuelle, éprouvent le désir de s’investir sur le long terme en se mariant et en fondant une famille. C’est une condition nécessaire à leur épanouissement, ainsi que pour les enfants qu’ils pourront élever.

L’ouverture du mariage aux couples homosexuels est donc une disposition essentielle pour l’égalité des droits de chacun d’entre-nous. Les homosexuels, qui ont vécu – et vivent encore – des discriminations insupportables, ont des vies conjugales et familiales que la loi doit reconnaître à égalité avec celles des hétérosexuels. L’homosexualité n’est pas une maladie, elle fait partie de l’identité de l’individu. On ne choisit pas de devenir homosexuel.

Alors que le nombre de familles monoparentales ou recomposées a explosé ces dernières années en France, nous ne devons pas fermer les yeux sur ces familles homoparentales qui souffrent de ne pas être reconnues légalement.

La force de la loi est de réparer les situations injustes et de prendre en compte les évolutions de la société. C’est la raison pour laquelle, en conscience, je suis favorable au projet de loi du gouvernement sur lequel l’Assemblée Nationale s’est prononcée positivement le 12 février dernier.

Je vous prie de recevoir, Monsieur, l’assurance de toute ma considération.

Frédérique Calandra"
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D'abord, il faut noter que madame CALANDRA répond qu'elle est favorable à cette loi "en conscience". Elle peut donc parfaitement admettre que nombre de ses concitoyens y soient défavorables "en conscience" eux aussi. Qui va trancher ? La réponse est simple : le législateur, au nom du prétendu droit positif et en vertu de sa prépotence politique, en dehors de toute réflexion anthropologique, philosophique ou sociale, sans parler de réflexion religieuse
Ensuite madame CALANDRA répond que la famille doit être fondé sur l'amour. Qui ne serait d'accord ? Mais qui ne voit que son raisonnement est circulaire puisqu'il admet comme une vérité établie qu'une famille peut être constituée de deux personnes de même sexe avec des enfants et dont un seul d'entre eux peut être le père ou la mère biologique. Il n'y a donc de sa part aucune réflexion préalable et approfondie sur ce qu'est une famille. Il s'agit simplement pour elle de mettre en accord le droit avec le fait. En effet, il existe de telles situations. Il serait intéressant d'enquêter auprès des personnes qui les vivent et de leur demander leur avis. Hormis les enragés du LGBT, on ne voit pas bien qui réclame cette loi.
Madame CALANDRA fonde la famille non pas sur le triangle "naturel" (au moins sur le plan biologique) constitué par un homme, une femme et un ou des enfants mais d'abord sur l'amour dont qui unit deux personnes de même sexe.
Madame CALANDRA parle de l'explosion du nombre de familles recomposées ou monoparentales et semble assimiler le cas des familles homoparentales à ces situations-là. Mais elle ne peut guère assurer que ces paires (et non pas couples) homoparentales seront plus durables que les couples hétérosexuels. Ce n'est donc pas le mariage qui en assurera la stabilité. Dans l'expérience que j'ai pu avoir comme bénévole dans une association qui accueille des séropositifs, la plupart homosexuels, j'ai constaté que les paires homosexuelles stables sont rarissimes, et que, même quand elles existent, il est souvent admis par leurs membres que chacun d'eux gardent une totale liberté sexuelle.
Madame CALANDRA, en aucun point de son argumentation, ne parle de l'intérêt pour la société ou le pays d'instaurer le mariage homosexuel. Elle se réfère à un ensemble d'idées abstraites, comme l'égalité, mais en aucun cas à des données concrètes globales. Et dire qu'il s'agit d'une disposition essentielle pour la France est une aimable plaisanterie. La loi ne s'adresse pas à la communauté nationale, elle est faite pour  la satisfaction d'une minorité d'individus. Bien entendu les moeurs évoluent, et il est souvent légitime que la loi tienne compte de ces évolutions. Nous verrons ensemble ce que signifie ce constat et vous verrez qu'il peut aboutir à des dénis de justice absolument insupportables, notamment en matière du Droit à la vie, reconnu par l'article 2 de la Convention européenne des droits de l'homme.
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C'est tout pour ce matin.