Affichage des articles dont le libellé est Mariage pour tous. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Mariage pour tous. Afficher tous les articles

dimanche 11 juin 2017

11 juin 2017. Nouvelles de la Résistance. Du vote en conscience et du bien commun.

Les extraits qui sont distillés cette semaine sont tirés d’un ouvrage collectif, appelé Transmettre l’essentiel, actes d’un colloque organisé par L’Académie d’éducation et d’études sociales. Artège-Lethielleux, Paris, 2016. Je ne donnerai que le nom du contributeur et la page de l’ouvrage. Nous abordons aujourd’hui la contribution de Madeleine de JESSEY, l’une des fondatrice de Sens commun dont les imbéciles ont dit tant de mal et qui, comme vous l’allez voir, est le fruit d’une très intense réflexion. Le contribution de Madeleine a pour titre Le juste exercice du pouvoir. Je rappelle qu’elle est agrégée de Lettres classiques et ancienne élève de l’École Normale Supérieure de la Rue d’Ulm.
-
-Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !
-
1. LES CITATIONS DU JOUR
-
(a) "Le bien commun, je l’ai dit, c’est le bien de la cité, le bien civique. C’est ce qui permet d’atteindre, ce qu’on entend très souvent à l’heure actuelle, le « vivre ensemble ». Le fameux « vivre ensemble » qui donne très souvent l’impression d’une société dont l’idéal serait un ideal zen. « Nous allons bien vivre ensemble, nous allons être confortablement mis ensemble dans une même cité et nous allons nous sourire béatement les uns aux autres. Notre objectif, c’est d’atteindre une sorte de confort personnel dans lequel on ne se gênerait pas mutuellement.
"En réalité, le bien commun va bien au-delà de cette zen-attitude dans la cité. Il consiste au fond à rassembler les conditions qui permettront au citoyen de s’épanouir, qui permettront à l’homme de devenir plus homme, plus humain, de développer l’humanité, son humanité, et donc de développer son être.
[…].
"Donc si l’on s’en tient à une définition plus précise, le bien commun, c’est l’ensemble des conditions sociales qui permettent à une personne d’atteindre mieux et plus facilement son plein épanouissement. Je ne peux m’épanouir qu’à la condition de vivre dans une société qui me permet de m’épanouir."(Page 108.)

(b) "Pourquoi évoquer une crise du politique à travers cet exemple de la loi TAUBIRA ? Parce que cette loi n’avait plus pour finalité de bien de tous, mais par clientélisme, il s’agissait de donner satisfaction à un groupe particulier et à un groupe très réduit (le lobby LGBT). Pour satisfaire la revendication de ce groupe, on a remis en cause la définition du mariage, fondé sur l’altérité sexuelle. […]." (Page 109)

(c) "Si François HOLLANDE a mis en œuvre le mariage pour tous, ce n’était pas ultimement pour satisfaire la communauté LGBT, mais pour satisfaire son bien propre, c’est-à-dire pour asseoir son élection et éventuellement sa réélection. Par conséquent, le pouvoir politique non seulement ne visait plus le bien de tous, non seulement ne visait pas même le bien d’une communauté particulière mais il œuvrait à son bien propre en vue de sa propre réélection." (Page 110.)
-
2 COMMENTAIRES
-
Ces citations sont remarquables de clarté et de vérité. Elles vous expliquent les raisons pour lesquelles il est impossible (en tout cas, il m'est impossible) d’accorder son (mon) suffrage, au moment de ces élections législatives, à des candidats qui, pour être élus, se réclament d’un Président adepte de la GPA, de la PMA et absolument décidé à ne rien changer aux lois iniques et destructrices, concoctées dans les alambiques des ténébreuses loges maçonniques. En effet, rien n’empêchait des personnes de même sexe de vivre ensemble. Et il leur était même possible d’adopter. Ce que voulait HOLLANDE, TAUBIRA et les autres, c’est défier les lois de la nature – dont les « écologistes » se prétendent les défenseurs - et rendre à demi fertile des couples voués par nature à la stérilité..
Ne votez donc pas en conscience pour des candidats qui soutiennent ces lois. Pour ce qui me concerne : NON POSSUM !
-
3. INFORMATIONS DIVERSES.
-
C’est toute la question.


Je ne pense pas que monsieur MACRON y parviendra, car il n’aime pas sa patrie ; il aime le monde, il admire la civilisation technico-financière dont le modèle nous est fourni par les États-Unis d’Amérique.
Ainsi que je l’ai dit, je ne voterai jamais pour un candidat qui le soutient. Tout simplement parce que notre Président borne son analyse aux problèmes économiques, alors que le problème de la France est un problème d’identité et de civilisation, un problème essentiellement spirituel.
-
Une nouvelle passée sous silence et qui est d’importance !

-
Allons-nous nous laisser berner ?


-
Dix règles de vie quotidienne !

-
Être battu avec une centaine de députés en plus que l’opposition ?


C’est ce que les médias appellent une défaite !


samedi 25 février 2017

25 février. Nouvelles de la Résistance. Sur la beauté du mariage... et la laideur de la politique

-
Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
-
1. LA CITATION DU JOUR.
-
"« Faisons l'homme à notre image et à notre ressemblance », dit Dieu (Gn 1,26). Un simple commandement avait fait surgir les autres êtres de la création : « Que la lumière soit ! » ou « Qu'il y ait un firmament ! » Cette fois, Dieu ne dit pas : « Qu'il y ait des hommes », mais il dit : « Faisons l'homme ». En effet, il estimait convenable que soit façonnée de ses propres mains cette image de lui-même, supérieure à toutes les autres créatures. Cette œuvre lui était particulièrement proche ; il l'aimait d'un grand amour... Adam est à l'image de Dieu parce qu'il porte l'effigie du Fils Unique... 
D'une certaine manière, Adam a été créé à la fois simple et double ; Ève se trouvait cachée en lui. Avant même qu'ils n'existent, l'humanité était destinée au mariage, qui les ramènerait, homme et femme, à un seul corps, comme au commencement. Aucune querelle, aucune discorde, ne devait s'élever entre eux. Ils auraient une même pensée, une seule volonté... Le Seigneur a formé Adam de poussière et d'eau ; Ève, il l'a tirée de la chair, des os et du sang d'Adam (Gn 2,21). Le profond sommeil du premier homme anticipait les mystères de la crucifixion. L'ouverture du côté, c'était le coup de lance porté au Fils Unique ; le sommeil, la mort sur la croix ; le sang et l'eau, la fécondité du baptême (Jn 19,34)... Mais l'eau et le sang qui ont coulé du côté du Sauveur sont à l'origine du monde de l'Esprit... 
Adam n'a pas souffert du prélèvement fait dans sa chair ; ce qui lui avait été dérobé lui a été rendu, transfiguré par la beauté. Le souffle des vents, le murmure des arbres, le chant des oiseaux appelaient les fiancés : « Levez-vous, vous avez assez dormi ! La fête nuptiale vous attend ! »... Adam vit Ève à ses côtés, celle qui était sa chair et ses os, sa fille, sa sœur, son épouse. Ils se sont levés, enveloppés d'un vêtement de lumière, dans le jour qui leur souriait. Ils étaient au Paradis."
In
Saint Jacques de SAROUG (v. 449-521), moine et évêque syrien.
Hexaméron ; Homélie pour le sixième jour (trad. Sr Isabelle de la Source, Lire la Bible, Médiaspaul, Paris, 1988, vol.1, p.27. (Texte publié ce jour par le site L'évangile au quotidien).
-
2. COMMENTAIRES.
-
Quand on lit ce texte de saint Jacques de SAROUG sur le mariage, on se dit que les hommes politiques qui ont eu le honteux courage d’attenter à la sainteté et à la beauté de cette institution, auraient mieux fait de s’inspirer des commentaires que les Pères de l’Eglise, les mystiques et les saints ont fait du Cantique des Cantiques et de la Genèse, plutôt que de puiser leurs initiatives dans les indigestes compilations des Loges.
Notez bien que ce commentaire ne voile nullement la dimension érotique indispensable à toute union d’un homme et d’une femme. Simplement, il en révèle la portée mystique et sacrée.
Amis lecteurs qui, en dépit des difficultés que vous pouvez rencontrer dans la vie conjugale de tous les jours, croyez à la beauté du mariage, ressourcez-vous, oui, allez boire à la source de la vie.
-
3. INFORMATIONS DIVERSES.
-
Les informations de ce jour ont une connotation résolument politique
-
Le mondialisme à la sauce pétrolière.


Les grossiums de l'industrie et de la finance se moquent des patries et ils s'allient avec ceux qui peuvent leur apporter du fric, encore du fric et toujours du fric !
-
La trahison de Bayrou.

-
Encore une plainte ! Que les professeurs de morale de gôôôche se taisent !

-
Et encore un soupçon de copinage.

-
Meetings de monsieur MACRON.

-
Les imbéciles n’ont-ils que ça à faire ?




jeudi 5 novembre 2015

05 novembre 2015. Nouvelles de la Résistance. Le pervers médiocre et la jouissance de tout ce qui est gratuit...

-
Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !
-
1. La citation du jour.
-
"La «perversion médiocre» va donc permettre à l'individu de jouir et d'abuser sans risque des lois démocratiques. En effet, profiter ne lui suffit pas ; le pervers médiocre veut pouvoir profiter plus que les autres, et souvent à leurs dépens. En ce sens la culture du gratuit, son culte même s'inscrivent dans le sillage de cette dérive comportementale. Certes, la gratuité n'est pas en soi, nous l'avons dit, une pathologie. Au contraire, il s'agit d'abord du signe de l'accès généralisé (et égalitaire) à quelque bien que ce soit, de l'égalité devant la jouissance : à cet égard, la gratuité nous rassure sur le fait qu'il est toujours loisible de «vérifier» qu'on a le droit de jouir comme les autres. Comment, dès lors, se révèle la perversion ? Eh bien en cela que du droit à la jouissance pour tous on passe subrepticement au fait de ne jouir que parce que c'est gratuit.
Si la gratuité dévient une pathologie démocratique, c'est parce que son culte l'emporte sur toute autre valeur. Un nouveau type d'individu apparaît, qui affirme son sentiment de liberté essentiellement sur le mode de gratuité : être libre c'est avoir accès à tout sans devoir en payer le prix ; c'est vivre la culture et les services comme un dû. C'est ne pas payer, justement parce «qu'on le vaut bien» . En d'autres termes, c'est avoir perçu et théorisé la différence entre ce que l'on pense être la loi et ce que l'on pense être juste. Payer est peut-être «légal» , mais ce n'est plus « légitime» : la gratuité devient ainsi le signe d'une émancipation réussie. Oui, tout le monde s'entend sur le fait que la liberté « n'a pas de prix». Et plus personne ne veut en payer le prix."
In
Cynthia FLEURY.
Les pathologies de la démocratie.
Le Livre de Poche, biblio essais, N°31544.
Fayard, Paris, 2009 (date de dépôt légal).
-
2. Commentaires.
-
Cynthia FLEURY a écrit ce livre bien avant les lois de madame TAUBIRA. Et, chose curieuse, avant même que ce ministre de l'injustice n'ait concocté ses élucubrations sociétales,Cynthia parlait du droit à la jouissance pour tous.
Il est évident que le droit à la liberté de choisir son orientation sexuelle a un prix, celui que la nature impose à la procréation. Mais ce prix, il y en a qui ne veulent pas le payer. Voilà très exactement où se situe la perversion de cette loi et de ceux qui l'ont promue. Les millions de monsieur BERGE n'y pourront rien. Et il quittera cette terre sans avoir pu imposer à une partie de ses concitoyens une manière de penser et de faire conforme à ses propres désirs.
Rien ne nous fera fléchir, messieurs et mesdames des Loges et du PS, rien ne nous fera changer d'avis messieurs et mesdames les LGBTistes. Votre triomphe n'est que celui de la faiblesse et d'un singulier manque de courage. Car vous savez où est la vérité. C'est votre appétit de pouvoir et votre lâcheté qui nous amènent au désastre annoncé. Et ne venez pas nous emmerder avec la nature, l'écologie, blabla, blabla, vous qui ne les honorez ni ne leur rendez justice.
Plus tôt vous quitterez la scène publique, et mieux ce sera.
-
3. Informations diverses.
-
La communication de HOLLANDE est partie en Lucette !

"Depuis ses révélations, en partie contredites par le maire de la ville et par l'Elysée, la jeune retraitée s'est retrouvée prise dans un tourbillon médiatique - plusieurs médias ont pointé sa présence, en 2008, sur la liste PS de l'actuel maire de Vandoeuvre-lès-Nancy. Ce qu'elle n'a pas supporté. Comme le révèle l'Est républicain lundi, Lucette Brochet a aujourd'hui fui son appartement et a trouvé refuge chez sa fille, qui habite en banlieue de Nancy." (Du site du Salon beige.) 
-
Mort de René GIRARD.

La disparition d'un des plus grands penseurs du XXe et du XXIe siècle est une grande perte pour notre patrie. Je ne décrirai pas ici - j'ai des raisons de le faire - l'ampleur de la dette que j'ai contractée à son égard. Mais il ne m'est pas interdit de pleurer publiquement la mort d'un homme exceptionnel.

mardi 17 septembre 2013

Nouvelles de la Résistance : cache-cache pour tous dimanche soir, premier billet du 17 septembre 2013

-
Je m'absente de nouveau pour trois jours, et reprendrai mes billets jeudi soir ou  vendredi prochain. Mais je m'en voudrai de vous quitter, sans vous avoir communiqué le lien qui suit : celui d'une vidéo qui montre le jeu du chat et de la souris entre de jeunes manifestants et les forces de l'ordre. Ces jeunes gens manifestent après l'intervention de monsieur HOLLANDE (un concentré de toupet, de mensonges et de mépris pour ses compatriotes ; on se demande s'il y a en France une opposition ! Elle n'a rien démenti ou presque de ses mensonges) dimanche soir.
Si l'on peut contester l'interruption de la circulation par ces jeunes, on ne peut pas leur dénier un certain humour, un jarret solide et souple et de la persévérance. Ce qui frappant, du reste, c'est qu'il s'agit de jeunes de 18 à 25 ans environ. Eh oui ! Tous les jeunes ne sont pas à l'image de ce qu'imaginent les Harlem DESIR, Vincent PEILLON et autre Marisol TOURAINE.
-
Voilà l'URL de la vidéo :
 
-
Un lecteur peut-il me dire si monsieur PEILLON a été accueilli comme il convient hier soir, à sa descente du train ? Je serais heureux de savoir si la foule idolâtre était au rendez-vous. Et je m'étonne aussi qu'un  journal comme le Figaro, rendant compte de la visite du ministre de la soi-disant "éducation nationale" au Lycée SAINT-EXUPERY de MARSEILLE, n'ait pas mentionné l'accueil chaleureux que lui ont manifesté, devant cet établissement, des parents hostiles à ses directives, notamment à l'enseignement du gender. Heureusement, les hommes font de la testostérone, et les représentantes du beau sexe de la progestérone et des oestrogènes. Voilà qui est certain, et voilà qui oriente et détermine, pour la plupart des représentants du genre humain les comportements sociaux et sexuels. Pour l'instant, l'avenir de l'espèce humaine semble assuré. 
-

jeudi 1 août 2013

Nouvelles de la Résistance, une lettre de François Le Vert, deuxième billet du 1er août 2013


-
Je reconnais volontiers que le premier billet de ce jour était plus polémique que consacré aux actes de Résistance qui se propagent comme un incendie dans notre patrie. Il s'agit donc de se rattraper en vous faisant connaître cette lettre ouverte de François Le Vert, piochée dans la Lettre des Quatre Vérités. Elle résume magnifiquement l'état d'esprit de nombreux Français. Mais il semble que les Princes ne nous entendent guère. Quant à nous comprendre, c'est leur faire beaucoup d'honneur que de les supposer désireux de faire un tel effort. Ce n'est pas qu'ils en sont incapables, c'est qu'ils sont prisonniers de leur ego, de l'idéologie, de groupes de pression et de divers mouvements de pensée au nombre desquels il faut mettre la franc-maçonnerie.
-
"Monsieur le Président,
 Maintenant que vous êtes parvenu à vos fins à propos du mariage que vous n’avez jamais pratiqué, mais souhaitez régenter, vous nous demandez, magnanime, de « tourner la page ». En d’autres termes, d’oublier cet épisode et de vous laisser tranquille… L’ennui, Monsieur le Président, c’est que si vous semblez capable d’y parvenir aisément, ce n’est pas mon cas. Je n’arrive pas à oublier le mépris, les mensonges, les manipulations, les humiliations et les insultes dont vous-même, vos ministres, beaucoup de vos hauts fonctionnaires et vos relais d’opinion se sont rendus coupables pendant des mois. Je n’arrive pas à oublier les 700 000 pétitions adressées au CESE et enterrées d’un claquement de doigts. Je n’arrive pas à oublier comment plus de la moitié des Français ont été ignorés.
Je n’arrive pas à oublier les contre-vérités assénées avec constance et entêtement par vos ministres, la plupart de vos parlementaires et les médias partisans. Je n’arrive pas à oublier comment ils se sont ingéniés, pendant des mois, à vider les mots de leur sens pour mieux tenter de nous tromper.
 
Je n’arrive pas à oublier le vote à la sauvette, à mains levées, le bouleversement du calendrier et le passage en force sur un sujet aussi important.
 Je n’arrive pas à oublier les menaces violentes à l’encontre de ceux qui s’opposent à ce « mariage », sans que cela ait ému qui que ce soit dans votre entourage.
Je n’arrive pas à oublier les interpellations, par centaines, de jeunes gens qui ne faisaient qu’exprimer leur opinion sans rien détruire, alors que les forces de l’ordre complaisantes laissaient impunément des casseurs et des pillards opérer dans d’autres manifestations. Je n’arrive pas à oublier l’arrogance, la partialité et la mauvaise foi des rapporteurs de commissions. Je n’arrive pas à oublier que votre police arrête, aujourd’hui encore, des personnes dont le seul tort est de porter un polo qui vous déplaît ou de se trouver dans votre champ de vision lors de vos déplacements.
 Tourner la page ? Mais, Monsieur le Président, vous et vos partisans y avez imprimé ces vilenies avec tant de hargne et de brutalité qu’elles ont marqué à jamais toutes les pages suivantes, même celles qui ne sont pas encore écrites. Tourner la page ne servirait à rien, c’est tout le bouquin qu’il faut changer !
François Le Vert"
-
Je signe des quatre mains cette lettre et vous demande de la diffuser à vos amis, vos proches. Nous ne lâcherons rien, et par la non-violence, la persévérance et la discussion, nous gagnerons à une anthropologie saine une majorité de Français. Courage, espérance, effort ! Nous ne lâcherons rien. Qu'on se le dise, qu'ils se le disent ! Aucune page ne sera tournée, et nous n'oublierons pas le hold-up commis par monsieur HOLLANDE et ses amis sur la démocratie.
 

mardi 4 juin 2013

Principes et moyens de la résistance à l'oppression

-
Le Président de la République et son entourage ont agi de manière machiavélique, oppressive et anti-démocratique. Nous ne devons pas tomber dans le piège qu'ils ont tendu à une opposition bien pâle et timide, en voie de déchirement en raison de la mollesse de ses chefs dans le combat contre les lois dites  "sociétales". Nous ne pouvons donc pas compter sur eux pour renverser la vapeur sur ce point.
-
Voilà des semaines que je réfléchis à la manière d'organiser la résistance à une oppression qui ne dit pas son nom. Voici l'état actuel de ma réflexion. Elle porte à la fois sur les principes et sur les moyens de la résistance.
-
1. Principes.
 
Notre résistance n'est pas de nature politique mais fondamentalement spirituelle. Il en résulte que chacun demeure libre de ses choix au moment des élections, avec certes une préférence pour ceux des candidats qui s'engagent à supprimer ou à modifier des lois scélérates. Le piège tendu par monsieur HOLLANDE et ses acolytes consiste justement à mélanger les deux sphères. Nous ne devons pas y tomber. Et nous supplions les responsables de l'actuelle opposition de n'y pas tomber. Monsieur Nestor AZEROT, homme de gauche, illustre fort bien la séparation des deux domaines, quand il expose avec courage devant ses collègues les raisons de son refus.
 
La résistance doit commencer par une modification de notre regard sur nous-même. Il s'agit en effet de retrouver notre identité profonde d'homme ou de femme, d'époux ou d'épouse, de père ou de mère, de fils ou de fille. Ce n'est pas pour rien que l'on essaye de faire passer l'enseignement obligatoire sur la théorie du gender. Il s'agit de déboussoler l'homme pour le mieux réduire en esclavage, celui de la mondialisation, celui de la marchandisation, celui du matérialisme, celui du grand bazar médiatique et consommateur organisé au profit de quelques grossiums de la finance et de l'industrie. En retrouvant un accord profond avec notre identité, c'est-à-dire notre réel, nous pouvons témoigner de l'importance de cet accord avec nous-même pour notre bonheur, et nous soustraire totalement à l'influence de ces mauvais maîtres (ou qui se croient maîtres).
 
La résistance doit aller jusqu'à une certaine forme de désobéissance civile si l'obéissance engage notre conscience (dilemme posé aux maires).
La résistance doit être non violente.
La résistance doit être visible pour les citoyens et pour les gouvernants.
La résistance doit être durable.
La résistance doit être résolue.
La résistance doit expliquer ses motifs à l'opinion publique.
La résistance doit montrer le lien qui existe entre ces dérives et l'état de crise dans lequel le monde est plongé.
-
2-Moyens.
 
Le premier des moyens consiste, me semble-t-il, à nous rallier les exécuteurs des ordres violents, c'est-à-dire les policiers, gendarmes et autres agents d'autorité. Partout où cela est possible, il faut écrire aux commissaires de police, aux commandants de gendarmerie, distribuer des tracts, discuter calmement et paisiblement avec le personnel chargé de surveiller nos manifestations, leur faire connaître notre indignation devant les ordres donnés par les supérieurs hiérarchiques, et les faire basculer de notre côté ; ils ne sont pas tenus d'obéir à des ordres juridiquement infondés. En effet, le pouvoir joue sur la force ; il l'utilise maladroitement, abusivement et illégalement. En démocratie, c'est inacceptable. Nous ne devons pas céder à cette violence, mais la dénoncer, paisiblement mais résolument. Je connais un peu le jeune homme que l'on voit sur la vidéo prise par Me Jérôme TRIOMPHE et dont je vous ai donné le lien il y a quelques jours. Je puis vous dire qu'il est remarquable à bien des égards, non seulement par ses aptitudes intellectuelles, mais encore par son engagement personnel dans la cause que nous défendons.
 
Le second des moyens consiste à organiser et structurer le mouvement non violent et priant des Veilleurs. Il y a bien des formules que l'on peut essayer. Mais il convient d'étendre ce mouvement à toutes les grandes et moyennes villes, comme du reste il semble que cela se fasse. Je rêve d'une organisation qui aurait des antennes dans tous les chefs-lieux de canton ! Les veillées pourraient être nationales : un jour par mois, partout en France ; ce pourrait être des veillées surprises décidées en dernière minute ; elles pourraient avoir lieu un soir, aléatoirement choisi, devant la mairie. Elles durerons tant que nous serons sous le joug des négateurs des droits de la conscience. C'est notre détermination qui est fondamentale dans cette résistance, et par définition la détermination est durable.
 
Le troisième moyen consiste à être présent, si cela est possible, aux déplacements de nos gouvernants. Massivement présents ! Et silencieux. Sans applaudissements, sans injures, mais présents ! Le silence, la dignité ! Expression d'un refus définitif et absolu, et surtout dépourvu de mépris ou de sentiments de haine qui seraient tout à fait contre-productif.
 
Un autre moyen consiste, très certainement, à porter des tee-shirts, des vestes de survêtements, des cache-nez de la Manif pour tous, des signes distinctifs. Ainsi, nous pourrions nous reconnaître. Mais il ne faut pas sous-estimer la possibilité que des policiers en civil puissent arborer aussi ces pièces de vêtement pour mieux coincer les récalcitrants et en infiltrer les groupes informels. Les régimes totalitaires ont eu recours à ces expédients.
 
Il faut également écrire sans se lasser aux médias, aux élus (locaux ou nationaux) pour leur faire part de notre refus. Celui-ci est irrévocable, définitif, total, absolu, je l'ai déjà dit. Je ne trouve pas assez d'adjectifs pour qualifier cette résistance citoyenne à l'oppression d'une loi inique.
 
Enfin, et c'est la réjouissante nouvelle que je tiens de la bouche de monsieur Patrick OLLIER lui-même, député-maire de RUEIL et ancien ministre : la modification du code civil va être promulguée par ordonnance, mais celles-ci doivent être approuvées par une loi de ratification qui devrait faire l'objet d'un débat au parlement début d'octobre. Il faut absolument et dès maintenant organiser une autre manifestation nationale à PARIS à cette date. L'expression de la résistance est ici ponctuelle mais essentielle.
 
Nous avons encore le 14 juillet. On ne saurait nous interdire l'accès au Champs Elysées. On peut toujours y aller avec les signes vestimentaires distinctifs de la Manif pour tous et nous taire au passage de la voiture présidentielle, nous figer dans une immobilité absolue, en témoins muets de la manière dont il nous a traités.
 
Enfin et surtout, pour ceux d'entre nous qui avons reçu la grâce de croire en JESUS, ne pas nous lasser de prier pour notre patrie, entraîner notre entourage à le faire de manière privée ou publique, en petits groupes familiaux, amicaux, paroissiaux, mais le faire, car tout ce qui est demandé en vérité au Père, au nom de son Fils, nous l'obtenons. Il nous faut purifier notre intention dans cette activité de prière. Ne pas ostraciser l'adversaire, ni lui vouloir du mal, ne pas l'ignorer non plus et demander que la conscience des responsables de tous bords soit éclairée par ce refus venu de notre cœur profond.
-
Allez voir aussi cet article dont le lien m'a été transmis par mon ami François, que je remercie.

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin-Mariage-pour-tous.

Les-opposants-denoncent-la-repression-policiere_6346-2198788-fils-tous_filDMA.Htm

dimanche 2 juin 2013

Discours de Ludovine de la Rochère sur l'Esplanade des Invalides (Deuxième billet de ce dimanche 2 juin).

-
Voici, dans son intégralité, le discours de Ludovine de la Rochère, prononcée le 30 mai sur l'Esplanade des Invalides. J'aurai l'occasion de vous dire dans un très prochain billet un certain nombre de choses fort intéressantes.
 
Vous êtes là, foule immense, merci !

Merci à tous les bénévoles de La Manif pour Tous, à Paris, dans nos régions ; et à ses porte-paroles, et le premier d’entre eux, Frigide Barjot. Vous avez rendu notre Manif Pour Tous possible. Merci aux intellectuels, aux juristes, aux syndicalistes, aux scientifiques, aux membres du corps médical, aux responsables politiques qui se sont engagés à nos côtés. Ils ont eu le courage de braver la pensée unique. Merci surtout à vous ! Français de métropole, d’outre-mer et de l’étranger.
 
Vous avez eu l’énergie qu’il fallait pour vous lever hier et aujourd’hui. Et vous vous lèverez encore demain ! Nous sommes plusieurs millions à avoir défilé pacifiquement au cours de ces longs mois d’hiver contre la loi Taubira, la PMA pour tous, la GPA et l’homophobie. Nous n’avons pas cassé une vitre, une vitrine, brûlé une voiture. Rien ! Nous ne sommes ni un mouvement politique, ni un mouvement confessionnel, ni une coalition d’indignes homophobes.
 
Nos adversaires auront tout essayé pour le faire croire. Mais ils ont échoué, car il saute aux yeux que notre cause est ouverte à tous ceux qui se soucient d’abord du droit et du bien-être des enfants, que nous ne sommes concernés que par l’intérêt, l’équilibre et le bonheur de la famille. Nous sommes là, toujours aussi nombreux, parce que nos valeurs fondamentales et universelles nous rassemblent.

La vérité, c’est que nous n’avons pas la même conception de l’égalité que nos opposants. Notre conception, majoritaire dans le pays, c’est d’abord l’égalité des enfants qui importe, l’égalité devant le droit d’avoir un père et une mère, c’est-à-dire une origine et une filiation réelles, et non une filiation fausse. C’est autour de cela que nous rassemblons des athées, des chrétiens, des juifs, des musulmans, des gens de gauche et de droite, des hétéros, des homos. Pour tous, la vérité que nous devons à l’enfant est sacrée. Nous ne voulons pas que le mensonge soit la trame même de la vie des enfants de ce pays, que l’idéologie du genre triomphe. Alors, comme nos opposants ne nous comprennent pas, ils refusent le débat, nous méprisent et nous calomnient.
 
Mais cette fois-ci, c’est nous qui sommes dans le vent, à défaut du sens de l’histoire. Car nous ne cherchons pas un pseudo sens à l’Histoire, nous l’écrivons ! Toutes les générations sont là, et parmi elles, celle des pères, des mères, celle de la jeunesse, chacune veillant sur nous, sur la France, en silence, pacifiques. Oui, nous sommes tournés vers l’avenir ; oui, nous avons confiance dans l’avenir ; oui, nous bâtissons l’avenir et c’est pourquoi nous manifestons. Nous voulons un monde meilleur, et non le meilleur des mondes.
 
Qu’avons-nous découvert au cours de ce long chemin ? Nous ne sommes pas seuls ! Nous ne sommes plus seuls, isolés, considérés comme ringards, passéistes ou conservateurs – tandis que les autres seraient éclairés alors qu’ils sont dans l’irréalité. Oui, la France s’est réveillée ! Nous avons réalisé une mobilisation historique. La Manif pour Tous est le plus grand mouvement social que la France ait connu depuis mai 68. Ayons bien conscience de ce que nous avons accompli : nous sommes une force sociale, puissante, déterminée, organisée. Ce succès nous le devons principalement à trois raisons : notre désintéressement (nous pensons aux générations futures), notre souci de protéger le plus faible, notre respect de l’autre.

Demain ne sera plus jamais pareil.
 
Alors que nous nous sommes levés en masse, demandant simplement à être écoutés, à réfléchir sur cette loi non pas seulement sociétale, mais loi de civilisation – selon les termes mêmes de madame Taubira – quelle a été la réponse du président de la République, du gouvernement et des parlementaires ? La condescendance, l’arrogance et le mépris.
 
Ils font profession d’hommes et de femmes de dialogue, à l’écoute – mais ce ne sont que des mots. Nous n’aurons été reçus que quelques minutes par le président de la République ainsi qu’Erwan Binet le rapporteur de la loi à l’Assemblée nationale ; mais jamais par le premier ministre Jean-Marc Ayrault, jamais par le ministre de la Justice Christiane Taubira et le ministre des familles Dominique Bertinotti, jamais par Jean-Pierre Michel le rapporteur de la loi au Sénat, qui en outre nous a insultés, nous traitant d’homophobes. A ce refus de dialogue, le gouvernement et ses soutiens ont rajouté la violence, l’arbitraire.

Des manifestations ont été interdites ; des enfants innocents, des mères de familles et des personnes âgées pacifiques ont été aspergés de gaz le 24 mars ; des tractages ont été interdits, des porteurs de sweat de la Manif pour Tous ont été arrêtés ; une mère de famille a été violentée sous l’œil d’un préfet qui n’a pas bougé, déshonorant le corps préfectoral ; des veilleurs pacifiques ont été interpellés, mis en garde à vue ; des marcheurs partis de Rennes pour nous rejoindre ont été harcelés, contrôlés tous les jours… Quel scandale ! Leurs crimes ? S’habiller, manifester pacifiquement, veiller le soir en écoutant la lecture de grands textes ou la doctrine de la non-violence. Est-ce cela la démocratie de messieurs Ayrault, Valls et madame Taubira ? Nous avons manifesté en respectant les lois de la République ; ils ont réagi comme les apparatchiks d’un Etat totalitaire, et je pèse mes mots.
Sommes-nous encore dans une vraie démocratie ?
Après avoir changé arbitrairement la définition du mot mariage, le pouvoir n’a pas cessé de mentir sur les chiffres des manifestations ; il a ordonné au CESE de déclarer irrecevable 700 000 pétitions collectées en 3 semaines, événement inédit dans toute la Ve République. Alors que notre constitution l’interdit, les députés et les sénateurs ont voté la loi en suivant les consignes de vote imposées par le pouvoir, trait caractéristique des régimes dictatoriaux. Seuls quelques héros ont résisté à la pression, tel Bruno Nestor Azérot ! Au Sénat, il y a eu tripatouillage et l’on assista, non pas à un vote, mais à un vol à main levée. Un déni de démocratie dont une partie de l’opposition a été, par sa passivité, la complice.
Mesdames, Messieurs les élus, où était votre liberté de conscience quand vous avez voté cette loi appelée à transformer notre civilisation, où était votre courage vous qui vous êtes abstenus ? Où était votre honneur ?
Nos adversaires agissent ainsi parce qu’ils ont peur, parce que la loi qu’ils ont votée est une loi inique écrite sous la pression du lobby LGBT- Pierre Bergé, ultra-minoritaire au sein de la communauté homosexuelle, et ils le savent. Ils agissent ainsi parce qu’ils sont les représentants d’un temps ancien, d’un temps dépassé, celui d’idéologies mortifères, celui où l’Homme se croyait tout permis, ne tenant pas compte de l’humanité qu’il lèguerait à ses enfants.
Mais nous n’en voulons plus !
Ils nous disent toujours de manière péremptoire que cette loi est sociétale, que c’est une loi de progrès. Mais comment pouvons-nous les croire ? De quels progrès parlent-ils ? Le leur probablement : celui de la marchandisation du corps, celui des ventres à louer, celui du mensonge, oui, vous ne le savez pas, mais vous pourrez désormais avoir deux pères ou deux mères, car ce que la nature ne permet pas, eux se l’autorisent, car ils sont Prométhée.
Il n’y a pas si longtemps, nous en aurions ri ; aujourd’hui nous en pleurons, nous nous indignons !
Lancé sur le toboggan de la transgression, plus rien ne les arrête, eux les faux prophètes du progrès et de la modernité.
Dès qu’ils parlent de nature et d’écologie, ils brandissent le principe de précaution.
Mais quand il s’agit de l’Homme, alors la nature disparaît et toute précaution avec.
Ils ont le mot parité « homme/femme » plein la bouche : il faut de la parité dans les conseils d’administration, il faut un gouvernement paritaire, il faut une Assemblée nationale paritaire ; mais que le mariage soit un lieu de parité, qu’un enfant soit élevé par un homme et une femme, quelle étrange idée !
Désormais, nous leur disons : arrêtez-vous ! Ecoutez le peuple, débattons, réfléchissons. Mais ils ne le veulent pas.
Alors, vous, monsieur le président de la République, qui êtes le garant de l’unité des Français : cessez d’être sourd et aveugle, cessez de diviser les Français, cessez de faire monter la colère de tout le pays.
L’heure est grave.
Face au mensonge, à l’iniquité que cette loi consacre, oui l’heure de la résistance a sonné. Il s’agit de l’humanité et de son avenir, il s’agit de l’homme et de la femme, il s’agit de nos enfants et de leurs libertés.
Nous aussi, nous sommes des indignés ! C’est pourquoi nous avons lancé l’appel du 18 mai 2013.
otre tâche est immense, mais elle est essentielle. Nous sommes nombreux en France mais aussi à l’étranger. Le monde entier nous regarde, car une nouvelle fois les Français ont osé se lever contre la tyrannie d’une minorité et de ses affidés.
Je vous annonce, ainsi qu’à ceux qui croient encore que nous allons abandonner, que nous poursuivrons le combat partout en France !
Faute d’une réponse rapide et appropriée du président de la République à notre rassemblement d’aujourd’hui, préparez-vous à de nouvelles actions dans les jours et semaines à venir.
Et au delà, la Manif pour Tous sera désormais là, durablement, dans le paysage français et européen. Nous participerons activement à la vie de la Cité avec nos convictions et nos valeurs.
La Manif pour Tous a 3 missions pour protéger ce que nous considérons comme la clé de voûte de notre société : les familles, et je dis bien les familles. Sa 1ère mission : l’abolition de la loi Taubira et, si ce n’est dès demain, alors après-demain.
Et nous nous battrons pour empêcher ses conséquences immédiates : la PMA pour tous et la GPA.
Sa 2ème mission : soutenir tous les hommes et les femmes de courage et de bonne volonté qui défendront ces valeurs dans la Cité ; les maires, les élus, les membres des corps intermédiaires, tous ceux qui prendront la parole dans les débats publics opposés au mariage pour tous.
Sa 3ème mission : se battre pour faire reconnaître la réalité de l’être humain homme ou femme, pour défendre les plus faibles. Nous continuerons sans relâche à défendre le mariage homme-femme, la filiation père-mère-enfant, les familles, cellules de base de toute société, lieux de solidarité par excellence, sources de toutes les richesses humaines et économiques de la société.
Nous allons lutter contre l’idéologie du genre, fondement de la loi « mariage pour tous ». Nous allons intervenir contre sa diffusion, en particulier à l’école ; nous allons mener des enquêtes, publier des études, être des activistes.
Parce que La Manif pour Tous est désormais incontournable, elle va continuer à se déployer, à se structurer, pour peser encore d’avantage sur le débat public. A cet effet, les adhésions seront ouvertes à ses sympathisants dès le mois de juin.
La loi est aujourd’hui promulguée : le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non ! Notre mouvement d’opposition, immense lame de fond, ne s’arrêtera pas, tout simplement parce qu’il est né du refus inné, profond, d’une loi fondée sur un mensonge qui concerne tous les Français. Nous refusons que la politique française se détourne de l’essentiel : les préoccupations urgentes des citoyens qui, aujourd’hui, font face à une situation économique et sociale dramatique. Quoi qu’il arrive la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas : elle est appelée à se renforcer et à se déployer encore davantage. Elle continuera d’édifier cette digue qui, seule, stoppera la vague des projets mettant à mal le bien commun, l’avenir de la société, les valeurs de la France, le respect de l’Homme et la vraie démocratie.
Tenez-vous prêts.
Les générations à venir comptent sur nous.
On ne lâchera rien, jamais, jamais, jamais ! Vive l’Humanité ! Vive la France ! »"

 

jeudi 30 mai 2013

Considérer la sagesse passée pour préparer l'avenir

Dans la confusion actuelle des esprits, il est bon de se tourner vers les enseignements des antiques sagesses pour préparer l’avenir d’une part, et de puiser son énergie dans la Parole de Dieu, pour ceux d’entre nous qui désirons être des disciples de JESUS d'autre part. Deux parties donc dans ce premier billet du jour. Il est long, mais je vous demande d'avoir la patience de le lire jusqu'au bout. Comprenez bien que je ne désire pas faire  aujourd'hui, ni hier, ni demain, le cuistre ou le pédant, mais agir en chercheur de la vérité de l'homme et que disposant de temps je ne cesse de lire et de réfléchir.
-
Sagesses anciennes.
 
 Depuis très longtemps je vais au Collège de France suivre les cours du Pr KELLENS sur les langues et civilisations iraniennes anciennes. J’ai suivi les cours d’avestique récent, langue ancienne dans laquelle l’Avesta, le livre liturgique des Zoroastriens a été partiellement rédigé (l’autre partie l’ayant été en avestique ancien). Notre jeune professeur, Céline R… est absolument formidable. La langue est épouvantablement difficile ; elle nous la fait aimer.
 
Il existe un texte avestique, le Hadoxt Nask, qui faisait probablement partie il y a des siècles, d’une cérémonie dérivée de la liturgie dite longue ; il s’insérait dans le récitatif ordinaire avec d’autres textes. On ne possède plus aujourd’hui que le texte totalement découplé de la liturgie proprement dite et l’on ignore donc où et comment il s’y intégrait. Voici comment le Hadoxt Nask fait parler l’âme féminine qui va quatre jours après la mort à la rencontre de l’entité masculine subsistant. La traduction est celle du Pr KELLENS :
-
"Alors que j’étais aimée, tu m’as rendue plus aimée ;
Alors que j’étais belle, tu m’as rendue plus belle ;
Alors que j’étais admirée, tu m’as rendue plus admirée ;
Alors que j’étais assise en avant, tu m’as fait asseoir encore plus avant.
Ce sont des choses que tu as bien pensées, que tu as bien dites et que tu as bien faites."
-
Il me semble que ce texte parle merveilleusement de la rencontre de la féminité et de la masculinité, et qu’il s’inspire très simplement des réalités humaines et de l’attirance naturelle qui porte l’homme vers la femme et la femme vers l’homme. Ce sont ces réalités-là que la folie de nos gouvernants, obéissant à d’obscurs motifs qui nous échappent en partie et pourraient bien dépasser le cadre pur de l’idéologie, s'efforcent de démolir. Il est bon de se rappeler que l'homme pauvre et simple voit les choses comme elles sont, sans élucubrations cérébrales, avec poésie et sensibilité.
-
Poursuivant mes lectures, et sans l’avoir cherché, j’ai trouvé ce poème chinois (traduction de Jacques PIMPANEAU) :
 
 "Ayant longtemps dormi dans le sein de l’obscur,
L’esprit partait en rêve, toujours vers d’autres rêves.
Tandis que ma personne demeurait sans bouger,
Mille vues dans le vide pour moi se déployaient.
Depuis l’automne trompeur apparaissent des lois,
En fait n’est là personne ; soudain voici quelqu’un.
Très loin au fond de moi réside la conscience ;
Les rêves dispersés, je vois le vrai du ciel."
-
L’intérêt du texte vient de ce qu’il fait surgir au milieu du vide et de l’obscur, depuis l’automne trompeur et ses lois baignant dans la tromperie, la voix de la conscience qui apparaît comme une personne, apte à voir le ciel. C’est, en changeant ce qui doit être changé (l’époque et le contexte chinois), ce qui est en train de se passer dans notre patrie (n’en déplaise à monsieur Guillaume GAVEN). Le nez sur le guidon, nos journalistes et nos hommes politiques ne se rendent pas compte de la chance qu’ils ont donnée à la force de la conscience et à la liberté de juger, de penser et d’agir, notamment contre la tyrannie de l’argent et du sexe. Il y a des sphères auxquels l’homme-personne aspire, et ce ne sont pas celles dans lesquelles naviguent à vue les apprentis sorciers.
-
Parole de Dieu.
Comment alors ne pas terminer sur ce passage de l’épitre aux Romains que nous devons au génial Paul de TARSE (Ro 5, 1-5) :
-
 "Frères, Dieu a fait de nous des justes PAR LA FOI ; nous sommes ainsi en PAIX avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a donné, par la foi, l’accès au monde de la grâce dans lequel nous sommes établis ; et notre orgueil à nous, c’est d’espérer avoir part à la gloire de Dieu. Mais ce n’est pas tout : la détresse elle-même fait notre orgueil, puisque la détresse, nous le savons, produit la persévérance ; la persévérance produit la valeur éprouvée, la valeur éprouvée produit l’espérance ; et l’espérance ne trompe pas, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit saint qui nous a été donné."
-
La conclusion est claire : espérance, non-violence, témoignage public, persévérance, humilité. C’est pourquoi il faut continuer le mouvement des Veilleurs. Il ne sert à rien de lancer des imprécations contre les personnes, comme je l’ai fait peut-être de manière un peu trop appuyée. Nous rentrons dans un autre cycle, celui de la résistance spirituelle. Nous devons pouvoir répondre de ce qui nous anime à ceux qui nous interrogent, le feraient-ils avec ironie, de le faire sereinement, rationnellement, charitablement. Ne nous inquiétons pas de ce que nous aurons à dire. « L’Esprit Saint nous enseignera à ce moment-là ».

 

 

lundi 13 mai 2013

Egalité des droits ou désir mimétique ?

-
Les plus matinaux de mes lecteurs réguliers ont dû s'étonner que le billet de ce jour n'ait point encore été publié, alors que 12 heures viennent de sonner il y a plus de 10 minutes. Mais c'est qu'il s'agit de ne pas bidouiller ce message, et de tenir, en le rédigeant, les deux bouts de la chaîne, celle de la raison et celle de la foi, celle de l'argumentation et celle de la charité.
-
Michel de CERTEAU, toujours lui, m'a donné l'occasion de réfléchir à ce qu'il appelle "une maladie : le besoin d'être identique". Il constate en effet qu'une pathologie nous guette tous : celle de l'identité. "Elle consiste à refuser le fait de la différence". Et il souligne que la maladie est multiforme. Sans connaître les travaux de René GIRARD sur le désir mimétique, sans en envisager les conséquences quant au déclenchement de la violence collective, il pressent qu'il y a dans cette maladie, des germes malsains à haut pouvoir épidémique et une atteinte à la vérité.
- 
D'abord interrogeons le phénomène de la mode. Comme je l'ai dit à plusieurs reprises dans mes billets, je m'occupe de la catéchèse des lycéens de seconde, première et terminale de deux très grands lycées parisiens. Je suis frappé de constater que tous les garçons ou presque portent des jeans, et que toutes les filles, plus diverses dans leurs atours cependant, sont des accrocs du rouge à ongle qui n'a de rouge que le nom, puisque leurs ongles sont bleus ou verts. Voilà des tendances bien innocentes ; elles traduisent cependant le désir d'appartenance à un groupe.
A plusieurs reprises, j'ai fait état du nombre considérable de passagers et passagères du Métro, porteurs de casques ou d'écouteurs. je m'amuse à les compter chaque fois que je prends le métro : il n'y en a jamais moins de 10 % du nombre de transportés pour un wagon. Même remarque pour les bonnets de laine, portés par les jeunes, très en arrière sur la tête (pour les garçons) ou les shorts en denim, très courts (pour les filles). On est dans le vent, on est à la mode, on est comme les autres. Est-on soi en sacrifiant à la mode ? Oui et non. 
-
Ces phénomènes sont exploités par les agences de publicité ; elle suscite le désir, en utilisant du reste les tendances naturelles et non condamnables du tempérament humain : moins de fatigue, de la beauté, du bien-être, de la commodité, etc. ; certains succombent sans combat, et d'autres les imitent pour être "comme eux", c'est-à-dire "comme les autres", indûment identifiés à ces quelques leaders de la mode . Voilà un constat très simple, "l'homme est un être de désir et non de nécessité" (G. BACHELARD), et souvent, ne sachant où se situe son désir à lui, il en vient à désirer non pas l'objet du désir de l'autre, mais son désir même, serait-il sans objet connu. C'est le ressort de l'envie. Et quand le désir ne peut être satisfait pour diverses raisons (on va y revenir), il devient le ressort du ressentiment (tel que l'a décrit NIETZSCHE).
-
Simplement remarquons avec René GIRARD que c'est le désir qualifié par lui de mimétique qui déclenche la violence ; que c'est le sacrifice d'un innocent, le bouc émissaire, qui ramène le calme dans les sociétés humaines déchirées par elle, du moins qui ramenaient le calme, avant que le point de vue de l'innocent persécuté ne soit exemplifié et dénoncé pour toujours par JÉSUS. Des boucs émissaires, on ne cesse d'en désigner en politique, en utilisant toutes les ficelles de l'imagination, de la calomnie, de l'insinuation, et même de la dénonciation véridique. Ainsi, en sacrifiant (un peu) monsieur CAHUZAC, la majorité actuelle a-t-elle tenté d'éteindre l'incendie, imprudemment allumé par l'ex-ministre. Mais il est inextinguible. Le bouc émissaire (qui du reste est ici coupable, même s'il n'est certainement pas le seul), ça ne fonctionne plus, et monsieur CAHUZAC a bénéficié de 40 bulletins portant son nom sur les 200 votants, lors d'un vote organisé par les socialistes à VILLENEUVE-SUR-LOT.
-
Je reviens maintenant au mariage pour tous, et à la revendication de la PMA et de la GPA par les homosexuels qui désirent se marier. Il est clair qu'avec elle, ils expriment un désir. Il ne s'agit pas de savoir s'il est légitime ou non : il est exprimé, à tort ou à raison peut-être mais là n'est pas le problème. Qui ne voit que ce désir ne peut être satisfait autrement qu'en ayant recours à des artifices (c'est à dessein que je refuse d'utiliser des mots qui évoqueraient "la nature") ? Cette revendication est celle d'un désir mimétique. Mais le désir ne sera JAMAIS SATISFAIT. Il s'agit en effet d'être "comme les autres", alors que cette identification à l'autre, au différent, (l'hétérosexuel en l'occurrence) est tout simplement impossible. Et c'est la revendication du désir de l'autre, celui des hétérosexuels en l'occurrence, qui déclenche les réactions  massives de l'opinion publique. Les homosexuels parlent d'égalité de droits ; il s'agit en réalité de l'expression d'un ressentiment qui ne peut être levé, ni par loi, ni par l'opinion publique. Tant qu'il y aura des êtres humains, il y aura cette protestation relative à la différence ; elle est légitime.
-
Les jeunes dont je vantais l'existence dans mon billet d'hier, sentent confusément qu'il s'agit avec la loi dite TAUBIRA, de leur ôter leur identité d'être sexué et  de procréateur "naturel". Il s'agit avec cette mesure de faire rentrer dans l'espace public un germe de violence, de la violence faite à l'enfant, ou de la violence faite aux couples, mariés ou non, qui se sentent bafoués dans leur statut d'homme et de femme. La violence, elle vient de cette loi, non de ceux qui s'y opposent. Encore une fois, l'opposition n'est pas politique, et les éléphants se trompent quand ils analysent en ces termes les manifestations. Elle est fondamentalement issue du sens commun, de la perception d'une vérité inscrite dans les phénomènes de la vie et des sociétés... Adeptes du darwinisme social, ils croient qu'il suffit de changer l'environnement juridique pour changer les mentalités. C'est vrai jusqu'à un certain point. Mais vient un moment où l'on se heurte aux limites de l'exercice : HITLER, MAO, STALINE, POL POT, et bientôt l'increvable CASTRO en ont fait ou en feront l'amère expérience. On ne change pas l'homme à coup de décrets.
-
Merci de commenter (mais je n'ai pas trop d'illusion !).
-

jeudi 9 mai 2013

Petits intérêts domestiques

-
Ce n'était pas un révolutionnaire, TOCQUEVILLE, certes non, mais il pressentait bien que les peuples pour survivre ont besoin d'un grand dessein collectif. Dans La démocratie en Amérique, on le voit constater, avec nostalgie, ceci, qui, superficiellement analysé, semblerait bien s'appliquer à l'état actuel de notre patrie :
 
"Oserai-je le dire au milieu des ruines qui m'environnent ? Ce que je redoute le plus pour les générations à venir, ce ne sont pas les révolutions. Si les citoyens continuent à se renfermer de plus en plus étroitement dans le cercle des petits intérêts domestiques et à s'y agiter sans repos, on peut appréhender qu'ils ne finissent par devenir inaccessibles à ces grandes émotions publiques qui troublent les peuples, mais qui les développent et les renouvellent."
 
Je ne partage pas le point de vue de TOCQUEVILLE sur l'étouffement des révolutions par les petits intérêts domestiques. Je crois, au contraire, que c'est la concentration de l'intérêt des pouvoirs publics sur ces derniers qui risquent de susciter des réactions en chaîne d'une incalculable portée. Et il me semble que le succès de monsieur MELANCHON ou celui de Marine LE PEN vient de ce qu'ils proposent à leurs partisans un projet outrepassant largement le cercle étroit des intérêts individuels. Les imbéciles disent qu'ils font du populisme. En fait, ils œuvrent sur des ruines et je prétends qu'ils font rêver, ce qui ne signifie pas que j'adhère à la totalité de leurs analyses. Mais la révolution la plus profonde, celle qui ne s'éteindra plus, est en train de se mettre en place avec ces centaines de milliers d'opposants au Mariage pour tous, un mariage qui est le comble du comble des petits intérêts domestiques, exigé qu'il est par une minuscule poignée d'excités. Pour avoir participé à toutes les manifestations organisées par La Manif Pour Tous - je mets à part les très rares provocateurs auxquels de complaisants médias assimilent indignement la totalité des protestataires - j'affirme que les participants témoignent d'une prise de conscience inouïe des enjeux de civilisation mis en cause par une post-modernité mortifère, par l'idéologie franc-maçonne et par le socialisme à la sauce hollandaise. J'ai vu du lien social se créer sous mes yeux entre des gens qui ne se connaissaient pas, des paroles (pas des mots) lourdes de sens s'échanger entre des gens qui s'espéraient les uns les autres sans le savoir, j'ai vu de la gravité mêlée d'humour, de la vie jaillissante, de la bienveillance, une espérance vive, toutes vertus qui dépassent largement le cercle des petits intérêts domestiques. Et j'ai envie de dire : MERCI MONSIEUR HOLLANDE, VOUS NOUS AVEZ REVEILLES. Encore un petit effort - nous allons prier pour vous et les vôtres - et vous verrez que vos opposants ne refusent pas les efforts ou le partage, mais veulent voler dans l'azur et non patauger dans la fange et les idées corrompues. Vous retirerez votre loi.
-