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jeudi 23 août 2018

Jeudi 23 août 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Les tares génétiques de la démocratie.


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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TOCQUEVILLE L’AVAIT DIT !
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"Près de là j’en vois d’autres qui, au nom des progrès, s’efforcent de matérialiser l’homme, veulent trouver l’utile sans s’occuper du juste, la science loin des croyances, et le bien-être séparé de la vertu : ceux-là se sont dits les champions de la civilisation moderne, et ils se mettent insolemment à sa tête, usurpant une place qu’on leur abandonne et dont leur indignité les repousse."

"Il ne faut pas se dissimuler que les institutions démocratiques développent à un très haut degré le sentiment de l’envie dans le cœur humain. Ce n’est point tant parce qu’elles offrent à chacun les moyens de s’égaler aux autres, mais parce que ces moyens défaillent sans cesse à ceux qui les emploient. Les institutions démocratiques réveillent et flattent la passion de l’égalité sans jamais la satisfaire entièrement. Cette égalité complète s’échappe tous les jours des mains du peuple au moment où il croit la saisir, et fuit, comme dit Pascal, d’une fuite éternelle ; le peuple s’échauffe à la recherche de ce bien d’autant plus précieux qu’il est assez près pour être connu, assez loin pour n’être point goûté. La chance de réussir l’émeut, l’incertitude du succès l’irrite ; il s’agite, il se lasse, il s’aigrit. Tout ce qui le dépasse par quelque endroit lui paraît alors un obstacle à ses désirs, et il n’y a pas de supériorité si légitime dont la vue ne fatigue ses yeux."

"Quand la religion est détruite chez un peuple, le doute s’empare des portions les plus hautes de l’intelligence et il paralyse à moitié toutes les autres. Chacun s’habituera à n’avoir que des notions confuses et changeantes sur les matières qui intéressent le plus ses semblables et lui-même ; on défend mal ses opinions ou on les abandonne, et, comme on désespère de pouvoir à soi seul, résoudre les plus grands problèmes que la destinée humaine présente, on se réduit lâchement à n’y point songer."

"Après avoir pris ainsi tour à tour dans ses puissantes mains chaque individu, et l'avoir pétri à sa guise, le souverain étend ses bras sur la société tout entière ; il en couvre la surface d'un réseau de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes, à travers lesquelles les esprits les plus originaux et les âmes les plus vigoureuses ne sauraient se faire jour pour dépasser la foule ; il ne brise pas les volontés, mais il les amollit, les plie et les dirige; il force rarement d'agir, mais il s'oppose sans cesse à ce qu'on agisse ; il ne détruit point, il empêche de naître ; il ne tyrannise point, il gêne, il comprime, il énerve, il éteint, il hébète, et il réduit enfin chaque nation à n'être plus qu'un troupeau d'animaux timides et industrieux, dont le gouvernement est le berger."
In
Alexis de TOCQUEVILLE.
De la démocratie en Amérique. Les grands thèmes. Edité par J.-P. MAYER. Édition revue et corrigée avec une bibliographie supplémentaire pour l’édition de 1980. (Collection Idées. Série Sciences humaines. No 168.)
Paris, Gallimard, 1980. (Pages 35, 121, 222, 348.)
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COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Nous avons vu que la promotion du progrès par ceux qui se nomment eux-mêmes progressistes a conduit au matérialisme le plus bas. C’est le premier extrait. Je reviendrai sur les ravages humains du progrès, des ravages que l'on appelle "rebond".

Le deuxième extrait porte sur la frustration permanente des passionnés de l’égalité qui ne peuvent parvenir à l’arracher bien qu’elle leur paraisse être à porter de main. C’est que dans leur esprit un homme en vaut un autre ; ces passionnés vivent dans le règne de la quantité, non de la qualité : égalité de revenus, égalités de bien, égalité de conditions. Or nous savons que même Jésus ne peut dire qui sera à la droite de son  Père aux jours glorieux de la fin des temps : il y en a pour qui ces places sont réservées. Chaque être humain est unique et irremplaçable, et ce fait anthropologique évident pour de âmes droites suffit à ruiner les délires des égalitaristes.

Le troisième extrait est lui aussi marqué du sceau de l’évidence. Et nous voyons bien les errements moraux des pasteurs des peuples : ils ont pris la place de Dieu, mais, de vous à moi, ils font moins bien que lui. J’espère que Jules FERRY et le petit père COMBES, aux lieux où ils sont voient tout le mal qu’ils ont fait à leur patrie et qu’ils le regrettent.

Le quatrième extrait se passe de commentaire. Il inspire très exactement la politique de Jupiter, alias Emmanuel MACRON, que, pour notre malheur, nous avons choisi comme Président.

Le parieur bénédictin sait que les hommes ne sont pas interchangeables. Et c’est au nom de la dignité de chaque personne qu'il l'affirme. Et c’est encore au nom de cette évidence qu’il ne dira pas « Les Migrants », en généralisant, mais « Des migrants », ce qui lui donne la liberté de discerner, c’est-à-dire de ne pas accepter tout en bloc, et de ne pas rejeter tout en bloc.
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LIENS TRES UTILES QU’IL FAUT ABSOLUMENT CONSULTER.
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Bien sûr que l’Europe a raté la paix en 1917.

Avec la complicité de CLÉMENCEAU, le pire des laïcards qu’oncques nous vîmes en notre beau pays. Et de plus il ne fallait pas donner de gages à la maison de Bourbon. Je le dis clairement : cet homme, sans le vouloir, mais par aveuglement, a du sang sur les mains, du sang français.


Chronique des cinglés (suite et hélas pas fin !).

Trop, c’est trop. Il ne faut tout de même pas pousser trop loin le bouchon. Faut-il que les catholiques se tournent vers le Évangélistes pour entendre la Parole de Dieu ? Non, ça ne passe pas.

Un trou noir d’Anish Kapoor s’appelle une œuvre d’art ! N’est pas cinglé qui veut !


Drôle de jésuite que ce jésuite-là.

Il y en a des qui résistent aux cinglés !


Démocratique la France ? Mon œil !


Suppression d’une « chance pour l’Espagne ».

La mort d’un homme est toujours un drame, fût-il un assassin en puissance. Ce qui est en cause ici, c’est la lâcheté du pouvoir socialiste espagnol.

Oui, vous nous emmerdez avec vos 80 km/h. les Français vous le font savoir à leur manière.

(Ce qui ne veut pas dire que j’approuve ces dégradations, bien entendu. Je me borne à constater).

Et enfin, un espoir de sortir du bourbier européen.


samedi 1 octobre 2016

01er octobre 2016. Nouvelles de la Résistance. Le tartre livide sur la joue de monsieur Buisson !

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"L’envie se lève lentement de terre, laissant là de corps de serpents à moitié dévorés, et elle s’avance d’un pas languissant ; à peine a-t-elle aperçu la déesse, dont la beauté est rehaussée par son armure, qu’elle gémit et accompagne d’une contraction de son visage ses profonds soupirs. La pâleur siège sur ses traits ; tout son corps est décharné ; son regard n’est jamais droit ; un tartre livide couvre ses joue ; un fiel verdâtre remplit on cœur, sa langue est humectée de venin ; elle ignore le sourire, sauf celui que fait naître sur ses lèvres la vue de la douleur ; elle ne goûte jamais les douceurs du sommeil, tant elle est agitée par les soucis vigilants ; mais elle voit avec dépit les succès des hommes et se dessèche à les voir ; elle déchire et se déchire en même temps, et c’est là son supplice."
In
OVIDE.
Métamorphoses. Édition et traduction de Georges LAFAYE.
Les Belles Lettres, CUF [Collection des Universités de France], 2007, tome I. Livres I à IV. Cité par Fabrice WILHELM, note 25 de la page 65 de son livre sur l’Envie.
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2. COMMENTAIRES.
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Je n’ignore pas que le portrait de l’Envie, le terrible portait de cette passion triste, si bien décrit par OVIDE, pourrait s’appliquer à nombre de nos hommes politiques. Néanmoins, dans les circonstances actuelles, il me semble s’appliquer en priorité à monsieur Patrick BUISSON. Bien entendu, c’est une pure coïncidence, si ses attaques ciblées contre monsieur SARKOZY apparaissent au moment de la campagne des primaires. Elles n’ont rien à voir avec le téléguidage des infos par Pépère. Même si la Télévision Publique —, merci madame la très partiale ERNOTTE —, a diffusé à deux ou trois jours d’intervalles un reportage sur l’affaire Bygmalion, qui implique d’ABORD monsieur COPPÉ, puis a consacré une séquence de 8 minutes, au cours d’un Journal Télévisé, à une interview d’un homme qui a osé enregistrer des conversations privées tenues avec monsieur SARKOZY et en a diffusé le contenu, puis a déversé sa bile dans un livre, paraît-il ravageur. C’est UNE PURE COÏNCIDENCE. Certes, on pourrait accuser madame TRIERWEILER d’avoir elle aussi publié un livre terrible après avoir été congédié par monsieur HOLLANDE par le biais d’un communiqué officiel. Mais ce que l’on peut comprendre d’une femme bafouée publiquement et qui, avec l’épisode des sans sans-dents, a dû faire le bonheur de dentistes, est impardonnable de la part d’un homme soupçonné d’abus de biens sociaux. Il convient d’attendre le jugement pour savoir si ces accusations sont fondées. Mais ce qui est vrai pour monsieur BUISSON en matière de culpabilité possible l’est aussi pour celui qu’il accuse.
Il faut vraiment avoir le cœur placé assez bas pour se livrer à de telles manœuvres, dont seule l’envie peut rendre compte. On pourrait cependant imaginer que les charges qu’il porte contre son ancien patron lui vaudront l’indulgence de divers juges dont l’impartialité est parfois à géométrie variable. Je ne prends pas ici la défense de l’ancien président de la République. La justice dira ce qu’elle a à dire dans tous les procès que les responsables socialistes lui font faire. Je note simplement que le dernier jugement en date, celui de l’affaire LOVE et COURBIS, s’est soldé par un non-lieu pour monsieur SARKOZY et que la presse n’en a guère parlé.
Blanchi dans la honteuse affaire CLEARSTREAM où il a été accusé à tort, dans la vente de son appartement de NEUILLY, dans l’affaire BETTENCOURT (dont l’un des témoins à charge est poursuivi pour faux témoignage), blanchi dans l’affaire que je viens d’évoquer, voilà qui fait beaucoup de non-lieux pour un homme caricaturé avec quantité de casseroles attachées à ses basques, des casseroles qui s’en détachent les unes après les autres… On est libre de ne pas aimer monsieur SARKOZY, mais à condition de ne pas mêler à son animadversion des préjugés et des accusations dénuées de fondements.
Monsieur CAMBADELIS, monsieur Harlem DESIR, madame Sylvie ANDRIEUX, monsieur THEVENOUD, monsieur Jérôme CAHUZAC ont eu maille à partir avec la justice. Ils ne font pas partie, que je sache, des personnalités de l’opposition. Et l’on a pour leurs écarts les yeux éplorés de Chimène pour Rodrigue, sauf que Rodrigue a tué le père de Chimène (« Il est joli garçon l’assassin de papa »), et que monsieur CAMBADELIS est premier secrétaire du PS, protégé des assauts de quelques Cids téméraires par l’omerta de tous ces gens qui se tiennent par la barbichette.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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La charge des Bobos : voir du site des Nouvelles de France.

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Rien que pour emmerder les Bobos, il faut acheter le livre de ZEMMOUR.


Dans un prochain billet je reviendrai sur l’analyse que TAINE fait des horreurs révolutionnaires qu’il assimile à une hallucination intérieure. Je pense que la réaction des bobos, et de tous les idéologues est le fruit du même genre d’hallucination. Mais le réel (ce qui nous résiste) impose, dussent les Bobos enrager, de prendre en considération l’opinion d’une partie croissante de nos concitoyens, de l’analyser, et de trouver des réponses à la fois généreuses et justes aux problèmes qui nous rongent.



J'ajoute à l'intention des Bobos essentiellement ceux du show-bizz, que la générosité entretenue avec la patience de ses concitoyens est dépourvue de toute valeur morale

vendredi 30 septembre 2016

30 septembre 2016. Nouvelles de la Résistance. Le visage hideux de la trahison

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Pèlerins, lions d’abord connaissance. Ma mère Envie brûle de te connaître, et ma sœur Détraction est curieuse de chaque voyageur qui passe en ce pays. Jadis moi aussi j’ai voyagé, car ma mère me mit à l’école dans une contrée chaude et lointaine. Là-bas, mon père m’enseigna tout ce que je suis aujourd’hui. De lui, j’ai acquis la manière subtile de contrefaire et de mentir. Père me disait souvent : “il convient, très chère fille, de cacher ton visage tellement hideux et laid, pour montrer aux gens une belle apparence. Fais comme le scorpion qui montre par devant un visage ami, pour mieux tuer de sa queue par derrière. Imite ce bel exemple et d’un faux visage fais un instrument, comme Judas lorsqu’il vendit le Roi Jésus”. Depuis, en toutes occasions, je porte sur moi cette boîte à onguent. Mon faux visage est une cage pour tous ceux qui se laissent prendre à l’éclat que donne le fard. Alors ma lame prend le relais, et dans l’ombre du soir je fais mourir les hommes dans les duels et les courroux."
In
Abbé Guillaume de DIGULVILLE.
Le pèlerinage de vie humaine. Le songe très chrétien de l’abbé Guillaume de Digulville. Édité et traduit par Paule AMBLARD. Manuscrit 1130 de la Bibliothèque Sainte-Geneviève, écrit en 1370. Flammarion, Paris, 1998, pp. 101-107.
Cité par Fabrice WILHELM, note 91 de son livre déjà mentionné, sur L’Envie.
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2. COMMENTAIRES.
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Comment ne pas penser à ces hommes qui ont trahi leur maître pour le seul profit de leur carrière personnelle ? Le texte de l’abbé de DIGURVILLE est terrible, et j’en connais, comme des Patrick BUISSON ou des Emmanuel MACRON, pour ne citer que des cas emblématiques et récents de trahison, qui devraient rougir de honte.
Monsieur BUISSON tente d’assassiner Nicolas SARKOZY, par un livre dont il ne nous est pas possible de vérifier la bonne foi et dont les épisodes n’ont pour témoin que celui qui les raconte. Il a sorti sa lame dans l’ombre du soir, dans son propre crépuscule, pour tuer un homme à qui il doit tout et qu’il a trahi, par envie, en enregistrant à l’insu de ce dernier, des conversations privées, en déversant son fiel et en faisant les délices des scatophages et misérables folliculaires des médias aux ordres. Cette remarque ne signifie nullement que je suis un supporter inconditionnel de l’ex-Président ; elle souligne simplement l’apparente bassesse d’un homme habité par la passion de l’envie, la jalousie et la malignité.
Le cas de monsieur MACRON est tout aussi exemplaire. Gueule d’ange, sourire enjôleur, il séduit à l’aide de sa boîte à onguent. Mais quand il a accepté de rentrer dans le gouvernement comme ministre de l’économie, il n’ignorait pas ce que pensaient Manuel VALLS ou François HOLLANDE. Je n’accorde aucun crédit à un homme qui désire se présenter à nos suffrages et qui est capable de trahir avec la plus tranquille assurance ceux qui l’on propulsé sur le devant de la scène.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Voilà à l’œuvre l’homme de la trahison : du site du Boulevard Voltaire.







mercredi 28 septembre 2016

28 septembre 2016. Nouvelles de la Résistance. Les Français, malades de l'envie !

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LES CITATIONS DU JOUR.
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(a) "Il y a […] une passion mâle et légitime pour l’égalité qui excite les hommes à vouloir être tous forts et estimés. Cette passion tend à élever les petits au rang des grands ; mais il se rencontre aussi dans le cœur humain un goût dépravé pour l’égalité, qui porte les faibles à vouloir attirer les forts à leur niveau, et qui réduit les hommes à préférer l’égalité dans la servitude à l’inégalité dans la liberté."
In
Alexis de TOCQUEVILLE.
De la démocratie en Amérique. (Souvenirs, État social et politique de la France avant et depuis 1789.) Claude LAMBERTI et Françoise MÉLONIO, éditeurs. Collections « Bouquins ».
Robert Laffont, Paris, 1986, p. 81.

(b) "Le grand malheur de la France est qu’elle préfère l’égalité à la liberté."
In
Alexis de TOCQUEVILLE.
Correspondance anglaise. H. BROGAN et A.P. KERR. Œuvres complètes.
Gallimard, Paris, 1990, Tome IV/2, p. 273.

(c) "En France, depuis plus d’un siècle, on introduit la liberté là où elle n’est pas. On arrache le peuple à la nécessité nourricière, à l’humble et maternelle alvéole d’institutions, de coutumes et de devoirs, à l’intérieur de laquelle sa liberté peut se déployer sainement, pour faire jouer celle-ci hors de son lieu, dans un domaine adapté à sa nature et où elle se réfute elle-même : dogme de la souveraineté du peuple, avec son corollaire pratique, le suffrage universel… Autant vaudrait demander à un aveugle de choisir librement entre les couleurs. À l’idéal de la liberté, on immole les cadres de la nature. On dit à l’agneau : tu es libre d’être ou de ne pas être herbivore. Car c’est à cela que se ramène en définitive des institutions qui entretiennent dans la cervelle de tous les hommes l’illusion d’être souverains, égaux à quiconque et de trancher, par leur bulletin de vote, les problèmes les plus étrangers à leur compétence."
In
Gustave THIBON.
Diagnostics. Essai de physiologie sociale. Collection « Civilisation ».
Librairie de Médicis, Paris, 1942.
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2. COMMENTAIRES.
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[Les deux premières citations sont empruntées au livre de Fabrice WILHELM. L’envie. Une passion démocratique au XIXe siècle. Presses de l’Université Paris-Sorbonne, Paris, 2013. Ce livre est non seulement un monument d’érudition, mais encore une réflexion très profonde, argumentée et illustrée, de la passion triste qu’est l’ENVIE, passion dont la France crève depuis la Révolution. Mon seul regret est que l’auteur, par prudence ou par manque de temps, n’ait pas été au bout de son raisonnement pour démontrer le rôle de l’envie dans la détermination des opinions politiques actuelles des Français.]
En supprimant les classes bilingues et l’enseignement du latin, la nullissime carnassière illustre le plus lamentablement qui soit l’opinion de TOCQUEVILLE sur les deux manières de pratiquer l’égalité. Par le haut ou par le bas. Najat a choisi l’égalisation par le bas. En modifiant les programmes d’histoire, elle a empêché nos enfants d’avoir sous les yeux des modèles de grands hommes, de rois, de savants, de saints ou de héros, notamment médiévaux ou antiques. Sans modèle, pourtant, comment se construire ?
Il est non moins exact que les Français préfèrent, pour leur malheur, l’égalité à la liberté. Cet engouement tire son fond de l’envie qui naît dans le cœur de tout homme confronté à des égaux parfaitement imaginaires et qui l’amène à se poser la question : pourquoi lui et pas moi ? La République actuelle ne tient que par l’illusion sur laquelle elle est bâtie : celle du contrat social de ROUSSEAU qui prétend que le citoyen abandonne sa volonté propre en la fondant dans la volonté générale, elle-même déterminée, parfois à une voix près, par le suffrage universel. Cette aberration nous a valu d’avoir Pépère comme prétendu président de la République, lequel pépère s’est largement appuyé sur la passion envieuse pour se faire élire sur des mensonges. En réalité, ce que l’on a reproché à Nicolas SARKOZY, c’est surtout d’avoir été prendre un verre au Fouquet’s, action éminemment contraire à l’égalité qui veut que personne ou presque n’y puisse avoir accès, sauf à être ostracisé (je reviendrai, avec Fabrice WILHELM, sur l’ostracisme) ou encore sa rollex.
Enfin, mon cher Gustave illustre à merveille le déplacement de la vraie liberté de la douce alvéole des institutions plurimillénaires vers des lieux hors de la nature, ce qui permet alors aux gouvernants de tyranniser les gouvernés. On marie des gens de même sexe, mais on impose aux parents (de plus en plus réticents) la théorie du genre, l’enseignement d’une sexualité débridée, le mensonge historique, un multiculturalisme destructeur. Ces gens veulent détruire notre patrie. Ils auront du pain sur la planche. Mon souhait est qu’ils soient définitivement chassés en raison du mal qu’ils ont fait.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Lutte contre la fraude dans les transports en commun. Du site du Figaro, cette annonce :


Je vous suggère de vous planquer près d'un portillon de métro, et de voir qui fraude. Ici, il semble bien que ce soit ce qu'il faut bien appeler des blancs... Et pas n'importe lesquels : un jeune en costume cravate, une jeune femme élégante, un lycéen BCBG. Concluez vous-même. 




jeudi 22 septembre 2016

22 septembre 2016. Nouvelles de la Résistance. L'envie, une passion satanique...

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !

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1. LES CITATIONS DU JOUR.
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(a) "Quiconque a quelque critique et un bon sens pour l’histoire pourra reconnaître que MILTON a fait entrer dans le caractère de son Satan les perversités de ces hommes qui, vers le commencement du XVIIe siècle, couvrirent l’Angleterre de deuil : on y sent la même obstination, le même enthousiasme, le même orgueil, le même esprit de rébellion et d’indépendance ; on retrouve dans le monarque infernal ces fameux niveleurs qui, se séparant de la religion de leur pays, avaient secoué le joug de tout gouvernement légitime, et s’étaient révoltés à la fois contre Dieu et contre les hommes."
In
A. de CHATEAUBRIAND.
Essai sur les révolutions. Génie du christianisme. Maurice REGARD Editeur. Bibliothèque de la Pléiade. Gallimard, Paris, 1978, p. 741 (repris d’une de mes lectures sur laquelle je reviendrai).

(b) "Mais si le pauvre, ayant bien compris une fois que les prêtres le trompent, que les riches le dérobent, que tous les hommes ont les mêmes droits, que tous les biens sont de ce monde, et que sa misère est impie ; si le pauvre, croyant à lui et à ses deux bras pour toute croyance, s’est dit un beau jour : « Guerre au riche ! À moi la jouissance ici-bas, puisqu’il n’y en a pas d’autres ! À moi la terre, puisque le ciel est vide ! À moi et à tous, puisque tous sont égaux ! » Ô raisonneurs sublimes qui l’avez mené là, que lui direz-vous s’il est vaincu ?
In
A de MUSSET.
La confession d’un enfant du siècle ; Œuvres complètes. Maurice ALLEM et Paul COURANT, éditeurs. Bibliothèque de la Pléiade. Gallimard, Paris, 1960, p. 76 (même remarque que plus haut).
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2. COMMENTAIRES.
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L’envie, dont CHATEAUBRIAND, traducteur de MILTON, a fait comme le poète britannique, le trait le plus vil et le plus infâme de SATAN, est très certainement le poison le plus violent, le plus destructeur, la passion la plus ignoble du cœur humain. Vous me direz qu’il est toujours facile de vouer aux gémonies ceux de nos congénères qui vivent et prospèrent sur ce fumier, quand soi-même on ne manque de rien. Je le reconnais mais je m’efforce, comme je le peux, de remédier à cette situation.
Je répondrai également ceci : si le mal est la privation d’un bien qui est dû, alors il est insupportable, pour celui qui se réclame de JESUS, de laisser des dizaines de milliers d’hommes et de femmes sans abri, il est inadmissible de voir des enfants à peine nourris, arrivés le ventre creux à l’école, privés de cantine par l’impécuniosité de leurs parents. La pauvreté extrême est un scandale. Le combat qui est mené contre elle est un combat légitime. Qu’il passe par une redistribution des richesses n’est que justice, que cette redistribution passe par l’impôt est normal. En vérité, les pouvoirs publics font assez peu d’efforts pour éliminer la pauvreté de notre patrie. S’il n’y avait pas Emmaüs, ATD quart monde, les Resto du Cœur, le Secours Populaire, les Petits frères des Pauvres, toutes associations privées, bien de nos compatriotes sombreraient dans le désespoir et le suicide, dans l’indifférence la plus totale des responsables politiques. (C’est un peu ce qui se passe avec nos agriculteurs dont beaucoup, au bord de la ruine, après une vie de labeur qui a eu pour leur santé, ne voit d’autre issue que de mettre fin à leur jour..)
Alors à quoi sert l’argent de nos impôts ? Il sert tout simplement à calmer l’envie, l’odieuse envie des électeurs hors du besoin et de la misère, qui un peu instruits, voire très instruits, se nourrissent d’un ressentiment hideux pour tous ceux qui, socialement, intellectuellement, humainement les dépassent. L’envie, nourrie par le concept mésinterprêté d’égalité, est une passion démocratique ; c’est une passion qui alimente la violence, celle des niveleurs, comme celle des hommes qui ne croient plus à rien et surtout pas en Dieu.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Rappel : Grand rassemblement de La Manif Pour Tous.


L'entrée en campagne
pour faire gagner la famille en 2017,
c'est le 16 octobre à Paris !
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Du site du Boulevard Voltaire, à propos de la GPA.


LA GPA, la plus cruelle manifestation de l’envie que des êtres humains, incapables de procréer en raison de leur choix de vie, portent à ceux qui en sont capables !
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Du site Breizh Info, cet article.

Voilà l’avenir, le seul qui soit humain. Et m… aux producteurs espagnols ou néozélandais qui nous inondent de tomates aux pesticides ou de moutons congelés !

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Du site des Quatre vérités, à propos des "candidats"

Je rigole ; ils ne sont candidats que parce qu’ils ont été filtrés, analysés, cadenassés, propulsés, vantés par les cliques de grossiums qui y ont intérêt. Ni la peste ni le choléra, ni aucune autre maladie, ou verte, ou rouge ou brune ! La liberté, d’abord et non la servitude.


samedi 5 septembre 2015

05 septembre 2015. Nouvelles de la Résistance. A propos de l'envie qui ronge les puissants... Deuxième billet de ce jour

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Aujourd'hui, je n'introduirai pas la devise par une notule préliminaire ; elle vous sera délivrée toute crue, tant l'actualité l'illustre et souligne sa puissance.

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !
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1. La citation du jour.
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"L'envie, à plus qu'à nuls autres, s'attaque à ceux
Qui de leurs propres ailes se sont envolés,
Et fuient loin de la cage commune."

PETRARQUE est cité par notre cher Arthur SCHOPENHAUER. Je n'ai pu trouver d'où est tirée cette citation. Il s'agit d'un ouvrage en vers.
Si je cite ce très grand poète, c'est que je rentre d'une région où il passa une partie de sa vie, et se languit d'amour pour une ingrate Laure. Il a immortalisé FONTAINE-DE-VAUCLUSE et la très belle SORGUE qui y sort en bouillonnant, jaillissant des entrailles de la Terre. C'est peu dire que j'aime ce coin du Comtat Venaissin. Je m'y sens bien. Et ma foi, j'aurais bien aimé discuter avec François PETRARQUE quand il habitait là-bas.

2. Commentaires.
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Je ne crois pas nécessaire de commenter davantage l'évidence. Nombre de nos Princes, qui se sont envolés de leurs propres ailes et ont quitté la cage commune pour des cages dorées, comme celle de l'Elysée par exemple, n'ont pas la moindre idée du réel, et sont dévorés d'envie. L'idée que monsieur VALLS pourrait lui faire de l'ombre pour de très hypothétiques élections primaires (une rare idiotie, soit dit en passant) est probablement insupportable à monsieur HOLLANDE. Ne parlons des envies réciproques qui rongent les coeurs de messsieurs SARKOZY, FILLON, COPPE ou JUPPE, ou de tout autre responsable politique de moindre envergure (je parle d'envergure médiatique !).
J'imagine la déception des ministrables qui ont cru judicieux de déserter le radeau pourrissant de la Méduse écologique, dans l'espoir de récolter un maroquin lequel est revenu à une marocaine (d'origine), devenue par la grâce du monarque ministre du travail. Il va falloir qu'elle donne l'exemple. Pour l'instant, il y a beaucoup de mots, mais peu d'actions. Laissons lui le temps. Elle vient d'arriver et elle est plutôt sympathique.
Beaucoup de mes lecteurs doivent se demander pourquoi je ne parle pas de la question des "migrants" ou des "réfugiés". C'est que la chose n'est pas très claire et que dans ces afflux non maîtrisé et non maîtrisable la responsabilité de monsieur SARKOZY (Libye) et celle de monsieur HOLLANDE (qui voulait dézinguer Bachar El ASSAD) sont simplement gigantesques. J'y reviendrai.
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3. Informations diverses.
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A partir des Tweets des Sentinelles.

Décidément, aujourd'hui, c'est le jour de l'Italie ! Des Sentinelles pour défendre l'homme, sa dignité et sa vérité ! Les Italiens ne lâchent rien. Les Français non plus.

Termoli, le 18 juillet


Fano, le 25 juillet.


Tarente, le 27 juillet.

Vérone, le 2 août.





Ici nous sommes à BORDEAUX.

Le 20 juillet




Là à PARIS, le 2 septembre.


De GANDHI cette citation.



jeudi 31 mars 2011

Un article introuvable

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Un fidèle lecteur me demande mon avis sur un article publié par contrepoint.org, un site internet entretenu par le parti communiste de PLAISIR (pour autant que j'ai pu m'en rendre compte). Je n'ai pas trouvé cet article. Mais si vous voulez voir l'étalage de l'idéologie la plus pure, jointe à la démagogie la plus extrême, vous pouvez toujours allez vous amuser et naviguer sur ce site. Les "nantis" n'ont qu'à bien se tenir. Le jour où ces fanatiques viendraient à venir au pouvoir, ce qu'à Dieu ne plaise, je ne donnerais pas cher de leur peau ; quant à leurs biens, il n'est même pas nécessaire d'en parler ; ils se seraient évaporer comme beurre en broche, à la manière des biens nationaux qui ont fait la fortune des bourgeois libertins à la Révolution, et qui ont fait le lit du capitalisme le plus inhumain. La jalousie, l'envie, le ressentiment, la médiocrité ! Vraiment ça donne envie de donner raison à ce fou de NIETZSCHE.

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jeudi 22 avril 2010

A méditer

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Lu dans un petit livre dont je reparlerai cette définition de l'envie. Elle me paraît très juste. Elle nous invite à ne jamais regarder dans l'assiette du voisin non plus que de comparer ce que l'on a à ce que les autres possèdent.

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"C'est un sentiment horrible. L'envie est de tous les péchés le pire puisqu'il ne donne aucun plaisir intrinsèque, au contraire de la luxure, de la gourmandise, de la paresse, et même de l'orgueil. En cela, il est à peine humain. Les hommes pèchent en cherchant leur bien, et ils le trouvent en partie en péchant, mais l'envie vous installe dans le mal pur, désintéressé, sans plaisir, mal angélique qui vous surprend comme une subite possession. C'est pourquoi le devoir de l'éviter figure en dixième et dernière place sur la liste des commandements." (A. BESANCON. Une génération. Julliard, Paris, 1987)

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René Girard a magnifiquement commenté le dixième commandement, et il montre comment il vise à éviter la violence circulaire et le sacrifice de l'innocent. Je vous renvoie à cet immense penseur.

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Ceux qui excitent l'envie sont des fauteurs de violence. Quand monsieur MAUROY, dans les années 1980, a parlé "des gens du château", les opposant (implicitement) aux gens des cités ouvrières, il a commis une mauvaise action, pour cette raison-là. Et il n'a pas fait avancer d'un pouce la justice ; l'homme politique qui a parlé de la "France d'en-bas" n'a pas fait mieux. Etait-ce monsieur RAFFARIN ou monsieur SARKOZY ? Il ne m'en souvient pas. Mais c'était un homme "de droite". En aucun cas ces comparaisons et ces oppositions ne peuvent résoudre la question sociale, et la juste redistribution des richesses.

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Pour la même raison, utiliser le levier de l'envie pour critiquer le bouclier fiscal (il a permis la redistribution d'environ 350 millions d'euros d'euros à 834 foyers fiscaux, ce qui à l'échelle du pays est économiquement dépourvu d'effets lourdement négatifs), qui bénéficie "aux riches", opposés "aux pauvres", est une ineptie. Faire croire que sa suppression donnerait plus "aux plus démunis" est un mensonge grossier. Il faut supprimer le bouclier fiscal pour des raisons symboliques ; il est normal qu'en temps de crise, les mieux pourvus acceptent de faire un effort qui reste minime. Car ce qui est vrai dans un sens (remise d'impôts dépourvue de signification économique) l'est aussi dans l'autre (prélèvement fiscal lui-même dépourvu d'incidence sur la vie des contribuables aisés).

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Tout cela est une question de bon sens et d'équité ; non point d'envie et de rage impuissante.

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A méditer par les responsables du PS et par ceux de l'UMP.

mercredi 18 mars 2009

Une leçon d'économie

Petit apologue qui m'a été transmis ce matin même par l'un de mes enfants :
"Le principe des impôts semble pouvoir s'expliquer par une logique assez simple. Mais beaucoup pourtant ne le saisissent toujours pas. Comme c'est la saison des taxes, laissez-moi vous l'expliquer en des termes simples que tout le monde peut comprendre.
Imaginons que tous les jours, 10 amis se retrouvent pour boire une bière et que l'addition totale se monte à 100 euros. Normalement, cela ferait 10 euros par personne, mais nos dix amis décidèrent de payer cette facture selon une répartition qui s'inspire du calcul de l'impôt sur le revenu, ce qui donna à peu près ceci:
- les quatre premiers (les plus pauvres !?), ne paieraient rien,
- le cinquième paierait 1 euro,
- le sixième paierait 3 euros,
- le septième paierait 7 euros,
- le huitième paierait 12 euros,
- le neuvième paierait 18 euros,
- le dernier (le plus riche ?!) devrait payer 59 euros.
Les dix hommes se retrouvèrent chaque jour pour boire leur bière et semblaient assez contents de leur arrangement. Jusqu'au jour où le tenancier les plaça devant un dilemme : «Comme vous êtes de bons clients, dit-il, j'ai décidé de vous faire une remise de 20 euros sur la facture totale. Vous ne payerez donc désormais vos 10 bières que 80 euros au lieu des 100 euros». Le groupe décida de continuer à payer la nouvelle somme de la même façon qu'ils auraient payé leurs taxes. Les quatre premiers continuèrent à boire gratuitement. Mais comment les six autres (les clients payants) allaient-ils diviser les 20 euros de remise de façon équitable ? Ils réalisèrent notamment que 20 euros divisés par 6 faisaient 3.33 euros. Mais s'ils soustrayaient cette somme de leur partage alors le cinquième et le sixième homme devraient être payés pour boire leur bière. Le tenancier du bar suggéra qu'il serait plus équitable de réduire l'addition de chacun d'un pourcentage du même ordre. Il fit donc lui-même les calculs, ce qui donna à peu près ceci :
- le cinquième homme, comme les quatre premiers ne paya plus rien (un pauvre de plus? Ndt) ,
- le sixième paya 2 euros au lieu de 3 (soit une réduction de 33%),
- le septième paya 5 euros au lieu de 7 (soit une réduction de 28%),
- le huitième paya 9 euros au lieu de 12 (soit une réduction de 25%),
- le neuvième paya 14 euros au lieu de 18 (soit une réduction de 22%),
- le dixième et dernier paya 50 euros au lieu de 59 euros (soit une réduction de 16%) Chacun des six «payants» donc paya moins qu'avant et les 4 premiers continuèrent à boire gratuitement.
Mais une fois hors du bar, chacun compara son économie :
- «J'ai seulement eu 1 euro sur les 20 euros de remise», dit le sixième, il désigna le dixième «Lui, il a eu 9 euros !».
- «Ouais!! dit le cinquième, j'ai seulement eu 1 euro d'économie».
- «C'est vrai !» s'exclama le septième, «Pourquoi aurait-il 9 euros alors que je n'en ai eu que 2 ? Le plus riche a eu le plus gros de la réduction !»
- «Attendez une minute» cria le premier homme, «Nous quatre n'avons rien eu du tout. Le système exploite les pauvres !».
Les 9 hommes cernèrent le dixième et l'insultèrent. Le soir suivant le dixième homme (le plus riche?) ne vint pas. Les neuf autres s'assirent et burent leur bière sans lui. Mais quant vint le moment de payer leur note ils découvrirent quelque chose d'important : ils n'avaient pas assez d'argent pour payer ne serait-ce que la moitié de l'addition! Et cela, mes chers amis, est le strict reflet de notre système d'imposition. Les gens qui payent le plus de taxes tirent le plus de bénéfice d'une réduction de taxe. Taxez les plus fort, accusez-les d'être riches et ils risquent de ne plus se montrer. En fait ils pourraient commencer à aller boire à l'étranger...
Pour ceux qui ont compris, aucune explication n'est nécessaire. Pour ceux qui n'ont pas compris, aucune explication n'est possible.
David R. Kamerschen, Ph. D. Professeur d'économie."
Ô sancta simplicitas !