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mardi 17 janvier 2017

17 janvier 2017. Nouvelles de la Résistance. Deuxième billet du jour E. Macron et A. Hidalgo, même combat

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !

Je vous prie instamment de TOUT lire, même si c'est un peu long.

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1. LA CITATION DU JOUR.
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" « L’arrivée de réfugiés est une opportunité économique. Et tant pis si la mesure n’est pas populaire. »" (Le Figaro, 7 septembre 2015.) Cette déclaration d’Emmanuel MACRON résume parfaitement la fracture culturelle entre les classes dominantes supérieures et les classes populaires. Réticentes à l’arrivée d’une nouvelle vague migratoire, les catégories modestes ont été moralement condamnées. Il a peu été relevé que cette opposition était aussi très forte en banlieue, notamment dans les milieux populaires issus de l’immigration ; La raison en est assez simple : les habitants des quartiers de logements sociaux savent que l’« accueil réel », la cohabitation à 1000 euros par mois et dans le temps long, se réalisera dans les immeubles et écoles de leur quartier, pas dans les quartiers bourgeois ou bobos des villes-centres. Le partage de la richesse n’existe pas, c’est le partage de la pauvreté qui existe."

"Prisonnière d’une idéologie, protégée par ses citadelles, la classe dominante commence à prendre conscience qu’elle a perdu le contrôle sur les catégories modestes. La panique est perceptible et, dans les métropoles, les maires de Paris et de Londres n’hésitent plus désormais à proposer de s’émanciper du cadre national. Dans une tribune commune, Anne HIDALGO et Sadiq KHAN font ainsi l’apologie du dynamisme des villes globales et ouvertes qu’ils opposent à la léthargie des États-nations, considérés comme le cadre du repli sur soi. Structurellement minoritaires, les partisans de l’ordre mondialisé prônent donc maintenant l’indépendance de leurs citadelles et l’abandon des périphéries populaires ! Les grands contempteurs de la France ou de l’Angleterre du repli préconisent ainsi le repli territorial de la bourgeoisie. Cependant, en attendant la création de ces cites-États, les classes dominantes et supérieures devront se confronter à un problème existentiel : comment assurer l’avenir d’un modèle mondialisé rejeté par une majorité de l’opinion ?"
In
Christophe GUILLUY.
Le crépuscule de la France d’en haut.
Flammarion, Paris, 2016, pp 73 (pour E. MACRON) et 246 (pour A. HIDALGO).

Voir la réponse d’un journaliste du Figaro ici :
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2. COMMENTAIRES.
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Sur madame HIDALGO.
Madame HIDALGO a pris trois mesures en faveur des membres de sa caste, les bobos des classes supérieures qui ont transformé PARIS en chasse gardée. En piétonnisant les voies sur berge, mesure contre laquelle ont protesté plus de cent cinquante maire de la petite et de la grande couronne de PARIS, elle oblige ceux des banlieusards, trop peu fortunés pour habiter la capitale, à allonger le temps de trajet en voiture quand ils sont obligés d’emprunter celle-ci pour leur travail ; en interdisant aux automobiles anciennes de circuler dans la capitale dont elle se croit le chef et le dieu, elle pénalise ceux de nos concitoyens qui ne peuvent se payer une nouvelle voiture ; en obligeant tous les conducteur de voiture (enfin, celles qu’elle autorise à circuler) à apposer une vignette indiquant le supposé niveau de pollution dont leur véhicule est censé être responsable, elle introduit une distinction entre les gentils propres, qui peuvent se payer les derniers véhicules, et les méchants pollueurs qui ne le peuvent pas. Elle oublie qu’il y a une pollution pire que celle de l’atmosphère, c’est la pollution des mœurs à laquelle, en autorisant la scandaleuse campagne en faveur du préservatif, « pour le coup d’un soir », elle a contribué d’une manière irresponsable. Madame HIDALGO est la représentante exemplaire de ce monde qui se croit tout permis. Elle a même eu le culot de revendiquer (voir info ci-dessous) avec le maire de LONDRES, pour sa ville, le statut d’une quasi cité-état pour PARIS, oubliant que PARIS ne lui appartient pas. L’écologie a bon dos quand il s’agit de protéger les bobos, et la mondialisation qui tue les classes populaires a bien pour championne une femme politique typique de ce qui tue notre patrie à petit feu.

Sur monsieur MACRON (d’un correspondant alsacien).
"Emmanuel MACRON a rendu un service inestimable à Monsieur DRAHI, un richissime homme d’affaire qui vient de rallier son mouvement, quand il était ministre de l’Economie et des Finances à Bercy. En 2014, monsieur DRAHI est en concurrence avec BOUYGUES TELECOM pour racheter SFR. Monsieur MONTEBOURG, Ministre de l’Economie et des Finances avant d’être débarqué du gouvernement s’oppose au rachat de SFR par monsieur DRAHI estimant qu’il doit se mettre en règle fiscalement avec la France alors que sa Holding ALTICE est au Luxembourg , qu’il vit en Suisse et qu’il a la nationalité israélienne. Dès son arrivée à Bercy  le 28 octobre 2014  son successeur MACRON  nouveau ministre de l’Economie et des Finances, signe le décret en faveur de monsieur DRAHI l’autorisant à racheter SFR et déboute BOUYGUES Télécom.
La campagne de monsieur MACRON est désormais soutenue  puissamment par un Groupe MEDIAS de télévision et journaux sans compter des ramifications avec l’institut de sondage dirigé par Jean Daniel LEVY, INTERACTIVE qui publie des sondages en connivence sur MACRON.
Il est temps que le voile se déchire et se lève sur le candidat de la « modernité » qui abuse le bon peuple en se faisant passer pour un candidat anti système!! On peut parier que l’offensive de la gauche contre lui, avec VALLS en tête se déclenchera bientôt vers la fin janvier après la Primaire.
Après HOLLANDE : « mon ennemi  c’est la Finance », nous avons désormais MACRON : «  mon amie c’est la Finance » . Les électeurs qui aiment encore la France auraient bien tort de lui faire confiance !"
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Anne Hidalgo, la bobote de service méprise les pauvres.

En complément de mon commentaire.

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Colères des agents municipaux à RENNES.

Toujours le mépris des petites gens ! 

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Judith BUTLER est déboulonnée de son piédestal… Tant mieux.


Il faut acheter le numéro, car l’article dont le lien est donné ici n’est accessible qu’aux abonnés.

La belle carnassière, et madame TAUBIRA peuvent aller se rhabiller.
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Vincent PEILLON le pourrisseur !

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A gauche, comme à droite, on aime la famille, et c’est ce que les imbéciles qui vont bientôt rendre les armes n’ont pas compris

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DAESH et les chrétiens d’IRAK.


lundi 16 janvier 2017

16 janvier 2017. Nouvelles de la Résistance. Les bobos méprisent le peuple !

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Ainsi, quand la fascisation ne suffit plus, la classe dominante n’hésite plus à délégitimer les résultats électoraux lorsqu’ils ne lui sont pas favorables. La tentation d’exclure les catégories modestes du champ de la démocratie devient plus précise. L’argument utilisé, un argument de classe et d’autorité, est celui du niveau d’éducation des classes populaires. Il permet de justifier une reprise en main idéologique. En juin 2016, le vote des classes populaires pour le Brexit a non seulement révélé un mépris de classe, mais aussi une volonté de restreindre la démocratie. Quand Alain MINC déclare que le Brexit, « c’est la victoire des gens peu formés sur les gens éduqués » (In Marianne. 29 juin 2016) ou lorsque Bernard-Henri LÉVY insiste sur la « victoire du petit sur le grand, et de la crétinerie sur l’esprit », la volonté totalitaire des classes dominantes se fait jour. Les mots de l’antifascisme sont ceux de la classe dominante, les catégories modestes l’ont parfaitement compris et refusent désormais les conditions d’un débat tronqué."
In
Christophe GUILLUY.
Le crépuscule de la France d’en haut.
Flammarion, Paris, 2016, p. 178.
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2. COMMENTAIRES.
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Les bobos méprisent le peuple, et ils utilisent le politiquement correct pour maintenir leur domination. Le politiquement correct n’est autre qu’une pensée autoritaire, (qui se veut d’autorité), qui prétend qu’elle est objective et fondée sur les sciences politique et économique et sur les technosciences, une opinion que les non-sachant n’ont qu’à avaler toute crue, sans réfléchir.
Qu’un Alain MINC ou un Bernard-Henri LÉVY osent dire que le Brexit est une victoire des gens peu formés, ou des petits sur les grands est tout simplement honteux et montre à quel point ces bobos méprisent toutes les opinions qui ne sortent pas de leur catéchisme boboïque. Les véritables imbéciles, au sens de BERNANOS, et, je le crains, les imbéciles tout court, ce sont eux qui ne cherchent pas à comprendre les raisons pour lesquelles les classes dites populaires ne veulent pas de la mondialisation, du libre-échangisme, et de la forme financiarisée de l’économie. Que les ouvriers, les employés, nombre d’agriculteurs votent pour le Front national (ou pour Jean-Luc MELANCHON) n’entraîne de leur part que des condamnations, jamais des réflexions. Je reviendrai, à cet égard, sur les analyses d’un Jean-Claude MICHÉA qui démontre la persistance de valeurs d’entraide et de solidarité, dans les seules classes dites populaires, tandis que les bobos sombrent dans le nombrilisme, l’individualisme et l’égoïsme le plus ignoble.
En vérité, il est temps que ces gens qui se croient au-dessus du Français lambda quittent la scène médiatique, la scène du pouvoir, et le « théâtre de l’antifascisme » (dixit Lionel JOSPIN, sic et resic), pour revenir à un peu plus d’humanité, de compréhension et d’ouverture.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Les trois qualités d’un véritable homme d’état.

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En prison pour avoir défendu (avec succès) la vie.


Heureux êtes-vous si l'on vous persécute à cause de mon nom ! Soyez dans la joie et l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux ! (Matthieu 5, 11-12a)
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Apprenons les prénoms de ceux qui sollicitent notre aide.



Même si l’on ne peut rien donner, pour toutes sortes de raisons, on peut établir un contact qui rend l’autre visible à nos yeux et aux siens propres.

mardi 29 novembre 2016

29 novembre 2016. Nouvelles de la Résistance. La prétendue impartialité des journalistes !

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Les dirigeants socialistes ne sont pas les seuls à porter le discours de la « société mixte et ouverte ». Le monde de la presse, en moyenne très prescripteur sur le sujet, est aussi très décevant. La corporation est majoritairement acquise aux idéaux de la gauche socialiste (au premier tour de l’élection présidentielle 39 % des journalistes déclarent avoir voté pour François HOLLANDE, 19 % pour Jean-Luc MÉLANCHON et 18 % pour Nicolas SARKOZY. Au second tour, 74 % choisiront François HOLLANDE. Seuls 3 % disent avoir voté Marine LE PEN [Sondage Harris Interactive pour le magazine Médias. Atlantico, 15 juin 2012]. Une tendance durable, puisque les sondages dans les écoles de journalisme donnaient 40 % des voix à HOLLANDE et 25 % des voix à Jean-Luc MÉLANCHON [Sondage réalisé dans deux écoles de journalisme (CFJ et Celsa). Atlantico, 16 avril 2012]. Le CSA a dénoncé « l’absence de diversité dans le secteur du journalisme ». Les rédactions de la grande presse, mais aussi les écoles de journalisme restent désespérément homogènes, bourgeoises et/ou blanches. Une situation qui risque d’ailleurs de s’accentuer dans les années à venir avec la crise de la presse qui conduit mécaniquement les classes supérieures à renforcer l’entre-soi et la cooptation."
In
Christophe GUILLUY.
Le crépuscule de la France d’en haut.
Flammarion, Paris, 2016, pp. 60 et 61.
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2. COMMENTAIRES.
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GUILLUY, dont le livre est, de mon point de vue, remarquable et révélateur de la crise que traverse notre patrie, démontre, chiffre, cartes, enquêtes à l’appui, que ce sont les bobos qui ont relégué les classes populaires dans l’enfer de la France périphérique. Il rejoint, très curieusement, les analyses de Marc WEINSTEIN qui, par d’autres méthodes, démontrent que le savoir objectif (économique, politique et technoscientifique) confisqué par les classes supérieures ignore le savoir subjectif des classes populaires et leur éthos politique. Les bobos sont socialistes parce qu’ils sont les profiteurs de la mondialisation et de la prétendue ouverture sur le monde. Les journalistes sont à gauche par c'est dans le vent et qu'ils s'accrochent comme ils peuvent à leur pitance et non point à la vérité.
Attendez vous, très chers lecteurs, à une série d’attaques basses, dépourvues de tous fondements, dirigées contre monsieur FILLON. Il va lui falloir du courage pour résister aux flèches d’un JOFFRIN (un imbécile patenté), auxquelles se mêleront les voix douces de messieurs BARBIER, PUJADAS, CALVI et autres, qui défendront mordicus leur magister.
Ne nous laissons pas embobiner. Monsieur FILLON, je l’ai dit, n’était pas mon candidat privilégié ; j’eusse préféré monsieur POISSON. Mais il était en seconde position sur ma liste. Je me réjouis donc de son succès, et j’attends de pied ferme les petites vacheries de ces messieurs. J'y répondrai, soyez-en certain !
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Monsieur JOFFRIN est terrorisé à l'idée que les catholiques n'aient pas tous crevé sous les coups redoublés du socialisme !

samedi 26 novembre 2016

26 novembre 2016. Nouvelles de la Résistance. Qu'ils ouvrent enfin les yeux !

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"« Il faut arrêter de se mentir, l’UMPS existe bien » : cette affirmation de Daniel COHN-BENDIT a le mérite de la clarté. Il aurait pu ajouter que ces partis, comme les autres, sont le produit d’une sociologie, celle des gagnants de la mondialisation, et d’un territoire, celui de la France des métropoles. L’hyperconcentration des catégories supérieures provoque une cohabitation de fait entre catégories supérieures de droite et de gauche. Si elle se distingue sur les questions sociétales, elles sont en accord sur l’essentiel : le modèle économique mondialisé. Reflet d’un modèle unique, les métropoles annoncent la politique unique, en attendant le parti unique.
« Un nouvel esprit bourgeois » souffle sur ces territoires, résultat de la concentration d’une majorité des classes supérieures et de la fabrication d’un discours unique. C’est en effet à partir des métropoles que l’idéologie libérale-libertaire s’est épanouie. La sainte alliance de l’individualisme et de la loi du marché a ouvert la voie au modèle inégalitaire. Jean-Pierre CHEVÈNEMENT l’avait annoncé, il ne resterait rien de la droite et de la gauche si l’une abandonnait la nation et l’autre le social. Le cauchemar de CHEVÈNEMENT s’est réalisé par le haut, dans les métropoles. À quelques nuances près, les catégories supérieures, de droite comme de gauche, défendent la même idéologie. JUPPÉ (la droite) à Bordeaux ou COLLOMB (la gauche) défendent le même projet économique et social. Partisans de la mondialisation, de la dérégulation, de la société multiculturelle.
Cette idéologie « libérale-libertaire » illustre parfaitement […] : la sécession des classes dominantes d’avec le peuple. […].
In
Christophe GUILLUY. Ouvrage cité hier, pp. 42-44.
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2. COMMENTAIRES.
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La lecture de ce livre m’a complètement retourné. GUILLUY nous y apprend qu’il y a actuellement en France 6,1 millions de personnes inscrites à Pôle-Emploi (ça nous le savions), 8,5 millions de pauvres (60 % du revenu médian), 6 millions de personnes au minima sociaux, 3,9 millions de personnes bénéficiant de l’aide alimentaire, 2,3 millions de personnes au RSA, 3,8 millions de mal logés, 900 000 personnes privées de logement personnel, 150 000 SDF. Or notre patrie est riche.

Je n’hésite pas à dire que les classes supérieures, dont par ma profession d’universitaire je fais partie, sont en état de péché mortel. Nos impôts devraient d’abord servir à éradiquer la pauvreté, et non à soutenir à coups de subventions des journaux et des cultureux qui s’accommodent fort bien d’une situation qu’ils font semblant de combattre alors qu’ils sont les premiers bénéficiaires du système.

Je vous donnerai demain d’autres extraits de ce livre absolument explosif, qui démontre que les classes dites supérieures ont relégué les classes populaires dans une France périphérique ; ils sont invisibles pour les bobos qui font semblant de s’intéresser aux plus démunis. Ces classes populaires qui jadis vivaient à Paris, dans le XIe arrondissement par exemple, n’ont plus les moyens de trouver un logement dans le parc locatif privé parisien. Contraintes à la sédentarité, éloignées souvent des métropoles qui concentrent toutes les ressources, culturelles, scientifiques, universitaires, muséales, ou les moyens de transport, ces classes populaires réinventent sur place une solidarité exemplaire, utilisent les circuits économiques courts et, pour conserver une certaine stabilité socio-culturelle sont obligées de se regrouper. C’est ce que les imbéciles appellent le repli frileux sur soi. Facile à dire quand on a le ventre plein et qu’on refuse de voir les queues qui se forment devant les restos du cœur ou les diverses caisses où sont dispensées les prestations sociales. Qu'ils ouvrent enfin les yeux !

J’appellerai à mon secours dans quelques autres billets, mon cher Léon BLOY !
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Voici une illustration concrète et récente de la métropolisation de la société


vendredi 25 novembre 2016

25 novembre 2016. Nouvelles de la Résistance. Bobos, socialisme et classes populaires

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"L’intérêt pour le logement social des métropoles ne relève pas […] de l’altruisme. Si la part du logement social à Paris est passé de 13,4 % en 2001 à 17,9 % en 2012, ce n’est pas pour créer les conditions d’un retour des classes populaires à Paris, mais pour y maintenir les « key workers ». Ces « travailleurs clés » pour la ville que sont les personnels de santé, instituteurs, policiers, professions intermédiaires, n’ont plus accès au parc de logements privés et doivent souvent s’exiler. Si la disparition des classes populaires traditionnelles ne préoccupe pas les municipalités, en revanche la disparition de ces petites mains qui assurent la continuité des services publics commence à inquiéter. Les immigrés dans le parc très social de banlieues, le key workers dans le parc social intermédiaire de la ville centre : la bourgeoisie libérale des métropoles sait se faire étatiste quand ses intérêts sont en jeu.
Cela n’empêche pas ces mêmes catégories d’expliquer à quel point les classes populaires, des ouvriers aux paysans, bénéficient de la solidarité nationale. Une solidarité qui ne serait pas possible sans le « matraquage fiscal » des classes supérieures. Ce discours porté tout autant par la droite que par le Parti socialiste, qui laisse entendre que les catégories supérieures seraient la vache à lait des classes populaires, s’applique aussi aux territoires : la « France périphérique », celle des espaces ruraux, des petites villes et de certaines villes moyennes, ne vivrait que grâce à la générosité des métropoles, notamment de l’Île-de-France. D’un côté, les métropoles embourgeoisées qui travaillent, de l’autre une France périphérique peuplée d’assistés. Une représentation condescendante des classes populaires qui est, à peu de chose près, celle de la bourgeoisie traditionnelle depuis au moins les Rougon-Macquart."
In
Christophe GUILLUY.
Le crépuscule de la France d’en haut.
Flammarion, Paris, 2016, pp. 47-48.

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2. COMMENTAIRES.
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En utilisant avec rigueur les méthodes de la géographie humaine, GUILLUY montre comment et pourquoi les bobos, qui souvent votent à gauche, ont phagocyté les grandes métropoles. Avez-vous jamais remarqué que celles-ci sont quasiment toutes dirigées par des équipes socialistes : Paris, Lyon, Lille, Rennes, Nantes, Montpellier, Besançon, Dijon, Grenoble, Clermont-Ferrand pour ne citer que les plus importantes. Toutes ces grandes villes ont pour caractéristiques d’être habitées par des cadres supérieurs qui se sont approprié l’espace immobilier, et ont chassé les classes dites populaires vers les périphéries urbaines. Je reviendrai demain sur ce livre qui nous montre que la soi-disant critique du repli frileux sur soi développée par les bobos n’est qu’un moyen utilisé par eux pour conserver leurs privilèges, étroitement liés à la mondialisation (dont ils sont les bénéficiaires exclusifs) et au libéralisme économique.
Ce livre, en vérité, est une bombe, et il permet de comprendre deux choses : la montée inéluctable du Front National, et sa doctrine économique, ou celle de Jean-Luc MELANCHON et de sa doctrine économique.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Attentat de Nice : une intéressante déposition.

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Monsieur Joffrin se voit offrir des dizainiers !

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Au secours, Monsieur JOFFRIN a encore sévi !

Vous imaginez un journal titrant : Au secours, Mahomet revient ! ou Au secours Moïse revient ! Je savais que monsieur JOFFRIN était un imbécile au sens de BERNANOS ; je sais maintenant que c'est un imbécile tout court !

Libération